Épisode 14 – The Road Not Taken – 18/20 Pour son épisode final, cette saison propose un détour original, ambitieux et plutôt bien réussi, avec une aventure qui permet d’explorer de nouvelles facettes de certains personnages tout en s’appuyant sur les plus grosses réussites de ces deux dernières années. J’espère désormais qu’elle sera renouvelée car elle a vraiment tout d’une grande série et ce serait dommage de s’arrêter là quand tant d’autres histoires peuvent encore être racontées.
Le suspense est total pour ce dernier épisode, je me demande vraiment ce qu’ils vont nous pondre et la scène d’intro m’a bluffé : des personnages dans un désert de neige se rendant à un post d’écoute de l’Union, ce n’est clairement pas ce que j’attendais ! Masqués, nos deux protagonistes semblent à la recherche de matériel à cambrioler et ils repartent avec un micro-ondes alors que des Kaylons débarquent par surprise.
Les Kaylons ne sont toujours pas des personnages très rassurants, mais ils ne savent pas bien viser apparemment et, surtout, ils attaquent avec des doses non léthales nos deux personnages qui ne sont autres qu’Ed et Gordon. Ils ont le temps de rejoindre un pod pour s’enfuir, mais ils sont poursuivis bien sûr par leurs ennemis.
Cette fin de saison (série ?) prend donc la décision de nous embarquer dans un début in media res avec les deux meilleurs amis en pleine mission et course poursuite. Bien sûr, ils s’en sortent, mais on apprend que les Kaylons ont ravagé la moitié de la galaxie en neuf mois. Ce n’est pas vraiment là qu’on en était la dernière fois que l’on a vu nos personnages et c’est osé de proposer un tel début sans explication ou résumé de l’épisode précédent.
Le micro-onde récupéré ? C’est un peu plus qu’un micro-onde : il s’agit d’un des fameux créateurs de nourriture vu tout au long de la série. Alors qu’ils partagent un repas dérisoire, ils sont attaqués par un autre vaisseau dont j’ai tout de suite deviné la propriétaire : Kelly.
Et elle n’a pas chômé : elle a réuni autour d’elle toutes les têtes pensantes de l’Orville, à l’exception de Bortus. C’est plutôt brillant comme intrigue pour terminer la saison : Kelly propose à tout l’équipage de simplement restaurer la timeline en retournant dans le passé, sept ans plus tôt, pour accepter le second rencard avec Ed qu’elle a refusé à la fin de l’épisode précédent.
Bonjour la culpabilité de savoir qu’elle est responsable de l’invasion des Kaylons et de leur victoire ! L’épisode est autrement assez classique à tous les points de vue, même si cette histoire de branches temporelles n’est pas forcément ce que j’avais envie de regarder aujourd’hui. J’ai aimé apprendre que Talla avait travaillé à bord de l’Orville, même si je me demande comment elle a survécu du coup, et j’ai aimé voir une Claire totalement ravagée par ce nouveau monde.
Pour retourner dans le passé, Kelly doit donc trouver le moyen d’avoir à nouveau la mémoire effacée, ce qui n’est possible que si Claire utilise une protéine particulière : le cerveau de Kelly est autrement insensible à l’effaçage de mémoire.
Pour retrouver la protéine en question, l’équipage s’embarque en direction d’une base secrète dont la porte est gérée par Yaphit et l’ensemble sous la direction d’une lieutenante bien trop géniale nommée Alara. Qu’est-ce que c’est cool de la retrouver dans la série ! Elle est en plus dans un rôle très chouette : c’est apparemment l’ex de John, avec qui elle a travaillé aussi sur l’Orville. Décidément !
Elle a à peine le temps de donner la protéine nécessaire à Claire que les Kaylons débarquent. Ce sont des ennemis drôlement puissants et j’aurais aimé les voir plus souvent dans la série et dans la timeline d’origine. Espérons donc que la série ne soit pas annulée.
La base ? Elle est détruite, avec Alara malheureusement, très rapidement par les Kaylons qui prennent aussi en chasse le reste de nos héros. Bon, ce fut un retour bref pour Alara, mais je ne l’attendais plus, c’était bien joué. Bien sûr, les Kaylons sont prêts à tout pour tuer nos héros, mais pas à les chasser dans un trou noir. Grâce à un peu de physique, nos héros perdent donc deux jours en quelques secondes et parviennent à s’enfuir en vie.
Ils ont tout de même pris en otage un Kaylon qui ressemblait fort à Isaac et ont désormais le plan de retourner vers la Terre pour y repêcher l’Orville au fond de l’océan. L’équipage a réussi à s’enfuir au sein de pods…
Pendant le trajet, Kelly et Ed ont donc le temps de parler un peu de leur relation, et c’est intéressant de mieux comprendre la décision de Kelly à la fin de l’épisode précédent : elle a changé l’Histoire parce qu’elle a eu peur des regrets qu’elle lisait dans ses propres yeux et dans ceux d’Ed. C’est plutôt intéressant comme analyse, le personnage qui ne veut pas souffrir.
À l’arrivée sur Terre, les choses sont claires : il n’y a plus trace de vie sur la planète, et plus de lune non plus. Cela n’empêche pas nos héros d’envisager de se rendre au fin fond de l’océan pour retrouver l’Orville. Et c’est un océan sans poisson en plus, parce que les Kaylons ont exterminé toutes formes de vies. On n’est jamais trop prudent.
La pression sous l’océan est tellement importante que leur navette a du mal à résister, mais cela n’empêche nos héros de tenter le tout pour le tout. Et ils font bien : les portes de l’Orville sont ouvertes et l’oxygène encore envisageable.
Bien sûr, le vaisseau a pris cher au passage, mais il n’est pas abandonné pour autant. Il y reste une personne en vie, et le suspense a beau être à son comble, il n’était pas très dur de deviner l’identité du dernier à bord du vaisseau : Bortus, bien évidemment, le seul que nous n’avions pas encore vu. J’aurais préféré, tant qu’à faire, qu’on inverse Bortus et Alara.
Bon, donc Bortus a géré les opérations de sauvetage de l’équipage de l’Orville et il est resté neuf mois sous l’eau à espérer rejoindre Topa et Klyden sur Moclus… ignorant bien sûr que la planète a été détruite par les Kaylons. Loin de perdre tout espoir, Bortus rejoint rapidement l’espoir idéal qu’on lui propose de restaurer la timeline. Il aide donc Ed à reprendre son poste de capitaine et Kelly à s’asseoir à côté de lui.
L’Orville revient à la vie et remonte à la surface avec à son bord les quelques membres principaux que nous suivons depuis une saison. Cela nous confirme que tous les autres ne sont pas indispensables du tout. J’aime aussi que la série prenne soin de donner un petit rôle aux fils de Claire, d’ailleurs.
Tout ça devait leur permettre non pas de récupérer l’Orville, mais de récupérer le projet de voyage dans le temps d’Isaac. Le seul problème, c’est qu’il a été désassemblé par les autres Kaylons dans cette timeline. Il faut donc aller en récupérer les données… pas facile, mais apparemment pas impossible pour John.
En attendant qu’il trouve la solution, Ed et Kelly continuent de vivre leur romance naissante, et c’est tout chouette de voir enfin ce couple réuni à l’écran, même si c’est dans une dimension parallèle. On aura au moins eu un baiser pour la fin de saison.
Le plan de John est assez simple : il utilise le Kaylon pris en otage pour le connecter à Isaac et récupérer les données. Tout ça a pour but de récupérer de quoi envoyer Claire, et non Kelly, dans le temps pour tout réparer. Le problème, c’est qu’une fois Isaac connecté, les Kaylons retrouvent l’Orville et viennent l’attaquer. De toute manière, renvoyer Claire dans le passé demande tant d’énergie que l’Orville finit par exploser.
Heureusement, cela fonctionne malgré tout : sept ans plus tôt, Kelly disparaît, se rend dans le futur et revient pour mieux rencontrer Claire. Celle-ci lui donne la bonne protéine et réussit efficacement à lui effacer la mémoire cette fois. Aussitôt fait, aussitôt disparue : Claire ne peut plus exister car son avenir disparaît.
À son réveil, Kelly reçoit le fameux appel d’Ed à 9h30 et accepte le second rencard avec lui, n’ayant aucun souvenir de son détour par le futur ou de la timeline de cet épisode. Et c’est ainsi que l’univers sera sauvé des Kaylons.
EN BREF – J’ai eu un peu peur en début de saison avec un épisode que je ne trouvais pas à la hauteur de la saison 1, mais ce fut vite oublié : la série est très rapidement redevenue la petite pépite inattendue de l’an dernier, avec des épisodes qui n’étaient plus si isolés les uns des autres. The Orville excelle en effet dans les intrigues à long terme et les fils rouges. Ce serait véritablement dommage de la voir s’arrêter en route alors qu’elle a encore un potentiel de dingue en stock. Financièrement, la saison 3 est jouable grâce à une taxe californienne… mais bon, les audiences ont baissé en saison 2. Le suspense est entier. Au moins, on ne restera pas sur notre faim avec cet excellent dernier épisode !
Épisode 4 – Graduates – 15/20 Les personnages et leurs relations sont de plus en plus développés, de nouveaux indices sur l’enquête fil rouge tombent et une intrigue secondaire apporte la petite touche bons sentiments qui aurait pu manquer sans elle… il n’y a pas à dire, les scénaristes ont compris comment fonctionnait au mieux leur série.
Allez, on est vendredi, il est donc temps pour moi de me lancer dans l’épisode de la semaine, avec plus d’assurance que d’habitude. En effet, on sait que la série est renouvelée comme je le disais ce matin. Comme d’habitude, la série ne lésine pas sur les flashbacks avec cette fois un approfondissement de la vie de Tyson et sa relation avec sa mère. Celle-ci découvre ses activités liées à la drogue et n’aime pas trop ça, donc bien sûr, Ty s’en confie à Murphy sans lui donner les détails.
Grâce aux conseils de celle-ci, Ty décide de démissionner auprès de Darnell, mais celui-ci ne l’entend pas de cette oreille, évidemment. Il ordonne à Ty de retourner travailler, mais celui-ci assiste alors au meurtre de Crawford, un autre ado.
Dans le présent, Max et Murphy continuent de passer beaucoup de temps ensemble et ils sont clairement en couple cette fois, avec Max faisant à manger pour tout l’appartement. C’est bien trop drôle à voir car il commence à comprendre aussi comment se déroule une journée type pour Murphy. Le repas, ce n’est pas si simple pour ça et heureusement, Jess est là pour elle.
Une rivalité s’installe très clairement entre ces deux-là, parce que la meilleure amie n’est pas prête à laisser s’envoler sa meilleure amie dans les bras du premier inconnu qui passe. Elle agit clairement en maman protectrice auprès de Murphy, mais j’aime beaucoup cette relation entre les filles.
Le lendemain matin, Murphy décide de se rendre chez son flic préféré pour retrouver l’adresse de Jamie qui refuse de lui répondre. Elle le fait grâce à l’aide de sa fille, et c’est bien trop drôle à voir car les deux sont vraiment de grandes amies désormais. Murphy n’a aucun mal à trouver l’adresse grâce à cette complice maligne qui connaît le mot de passe de son père.
Une fois l’adresse en sa possession, elle décide de se rendre aussitôt chez Jamie, même si elle vit dans un état différent. C’est parti pour un petit roadtrip, donc, et avec Max comme Jess refuse de rater le travail pour une nouvelle lubie de Murphy. Bien sûr, Felix cherche Murphy au travail, mais celle-ci a tout prévu et elle prétend se rendre chez un psychologue réputé pour enfin aller mieux parce qu’elle en a marre d’être une épave. Merveilleux. En vérité, elle est donc en route avec Max, mais leur trajet est vite interrompu quand il lui fait le coup de la panne.
À défaut d’avoir la force suffisante pour pousser la voiture, Murphy se retrouve donc à conduire, et ça sent bon la catastrophe dès le départ et ça ne manque pas : la voiture se retrouve au bord d’un champ, juste comme ça… Ils en profitent pour faire l’amour sur le bas-côté avant de se rendre au garage le plus proche pour les réparations.
Là-bas, Murphy insiste fortement pour avoir toute son indépendance, mais malheureusement pour elle, elle se retrouve coincée dans les toilettes. À défaut de pouvoir en sortir autrement, elle se faufile au sol, et bien évidemment, Max la surprend quand elle est au sol. C’était obligé, mais elle s’énerve, et donc lui aussi. Il demande au garagiste de la prévenir qu’il a bougé la voiture, sauf que celui-ci est débile et lui dit simplement que la voiture est « là-bas ». Utile, mec.
Comme Max est sur son portable, il ne se rend même pas compte que Murphy est à sa recherche en plein milieu de la route, jusqu’à ce qu’elle manque de se faire renverser. La crise de couple est inévitable, avec Murphy qui est fan de son indépendance et Max qui n’arrive pas à s’ajuster à sa vie. Ce n’est pas si mal comme intrigue, je trouve, même si ça retarde le fil rouge.
Quand elle arrive chez Jamie, Murphy se retrouve face à une porte close, parce que Jamie refuse de lui parler et que son père la soutient. Il faut dire que son père est en fait Jamie, et qu’il est aussi le père de Tyson. Et c’est là que ça se complique pour la série : il affirme à Murphy et Max qu’il a parlé à Tyson deux jours plus tôt. Oula.
Difficile de savoir s’il ment ou non, cela dit : il leur explique que Ty leur a dit quitté la ville, mais allons savoir s’il n’a pas simplement reçu des SMS. Max et Murphy sont bons pour faire demi-tour en tout cas et pour en revenir à leurs problèmes d’ajustement l’un à l’autre. C’est sympa à voir, même si ça va un peu loin : le désir d’indépendance de Murphy la pousse à vouloir se servir seule à un buffet, ce qu’elle ne peut pas faire, et ça énerve tout le monde rapidement. Murphy se retrouve donc à foutre un pain à Max et la police est rapidement sur les lieux.
Comme Max a un casier charmant (vol de voiture, possession de cocaïne), elle se retrouve à devoir mentir à l’officier de police qui est là, jouant sur la carte du handicap pour s’en tirer au plus vite. Mouais.
Pendant ce temps, au travail, Felix mène son enquête auprès de Jess et découvre bien vite que Murphy rate une des journées les plus importantes. Cela lui prend moins de deux minutes pour crier la vraie raison de l’absence de Murphy. Super, sa mère découvre donc qu’elle a un petit ami et se met à son tour à enquêter, découvrant dans le téléphone de Jess l’info qu’elle recherchait : l’identité de Max.
Elle trouve donc son compte Instagram pleine de photo de lui bourré et à poil, ce qui inquiète évidemment la mère en elle. Elle n’a pourtant pas à s’inquiéter : Jess aussi est une maman pour Murphy, alors elle traque sa meilleure amie grâce à une application.
Une intrigue secondaire voit aussi une femme du centre refuser d’abandonner le chien qu’elle a élevé, et ça se termine bien uniquement parce que Murphy débarque avec deux heures de retard et permet à cette propriétaire de comprendre l’importance de son job pour les non-voyants. Elle laisse donc son chien derrière elle et ça permet à Murphy d’être bien vu de sa mère lorsqu’elle lui présente Max.
En parallèle, au commissariat, Becker continue d’enquêter et s’en prend désormais à Darnell. Ce dernier me soule de plus en plus, et je n’ai pas tout suivi à la raison pour laquelle Kevin était au commissariat, ni qui était Kevin en fait. Il a vu une personne se faire tirer dessus et il témoigne, notamment grâce à l’intervention d’une policière pleine de compassion. Elle apprend ainsi que Tyson est témoin du meurtre de Crawford, et que Darnell a failli l’être. Et comme elle rentre chez elle le soir pour coucher avec Darnell, on imagine bien qu’il y aura plus à découvrir concernant cette affaire…
Oui, encore un article sur Avengers Endgame, parfaitement. Ce n’était pas prévu au programme, mais puisque j’ai reçu des messages de quelques amis me demandant si j’avais compris certains points du film, je me suis dit que ça valait bien un article. Avant de continuer, inutile de préciser, je crois, que cet article va spoiler méchamment le film. Autrement dit, si vous ne l’avez pas vu, arrêtez tout de suite votre lecture, parce que je vais vraiment écrire sur l’ensemble du film, y compris sur une de ses dernières scènes.
Vous l’aurez compris j’imagine, dans cet article, je vais surtout revenir sur l’intrigue principale du film concernant les voyages dans le temps. Comme bien souvent, j’ai trouvé ça bien expliqué, mais ça n’empêche pas certaines confusions apparemment. Il faut dire qu’ils ont eu la bonne idée de reprendre l’idée des lignes d’univers d’Einstein et la théorie d’Everett, mais que ce ne sont pas les plus populaires dans nos références culturelles habituelles, alors forcément, un tas de questions se posent !
Entrons donc dans les détails de la manière dont j’ai compris ce film !
Oubliez ce que vous croyez savoir
Dans la majorité des histoires de voyages dans le temps, on retrouve deux constantes : celle de la boucle temporelle (Harry Potter, 12 Monkeys) et celle de la causalité, qui fait qu’une action se déroulant dans le passé peut changer le futur (Retour vers le futur). De manière concrète, le temps serait une frise chronologique droite :
A précède B, et c’est comme ça. Si jamais on venait à voyager dans le temps et supprimer le point A, alors le point B n’existerait probablement pas non plus : imaginons que A soit la maman enceinte d’un personnage B, par exemple, en tuant A, on élimine aussi B si l’on voit le temps comme une ligne droite.
Seulement voilà, c’est trop simple ça et bien sûr, dans Avengers Endgame, le temps n’est pas présenté comme une ligne droite, ce qui fait que même si on supprime le point A (Thanos en 2014), le point B continue d’exister (Thanos a donc bien claqué des doigts en 2018, même si le Thanos de 2014 se fait tuer en 2023). Pour bien le comprendre, les scénaristes ont évoqué la possibilité de tuer bébé Thanos et on nous ont expliqué que non, ça ne changerait rien au présent. Plutôt que de considérer le temps comme une entité linéaire, il faut en fait effectuer un déplacement et considérer la ligne de temps de chaque personnage. Même s’il voyage dans le temps et retourne dans le passé, chaque personnage continue de vivre une seule ligne droite avec son passé et son présent (quant au futur, il ne sait pas ce qu’il sera).
Pour préciser, prenons le cas précis de Hulk : au début d’Endgame, son passé, c’est la bataille de New-York en 2012. Son présent, c’est donc le « cinq ans plus tard », en 2023. Quand il remonte dans le temps en 2012, il est certes dans le passé pour nous qui observons la chronologie générale avec en tête le point A et le point B ci-dessus, mais le personnage, lui, continue de vivre son présent. Son présent est donc alors en 2012, jusqu’à ce qu’il retourne en 2023. Et comme ce n’est pas forcément clair par écrit, voilà la frise chronologique on ne peut plus logique :
Bref, en 2023, Hulk voyage dans le passé (2012 NYC), mais ça reste quand même son présent (2023) qui se retrouve dans le passé ; d’où la scène comique où il se voit et où il tente d’imiter sa rage. C’est aussi ce présent-là qui retourne en 2023 avec la pierre du temps. Cette partie-là est encore à peu près simple puisqu’il ne se rencontre pas lui-même, et c’est ce qui explique aussi que Natasha ne peut revenir une fois morte : c’est bien le personnage de 2023 qui meurt en 2014, on ne peut rien y faire.
Les branches temporelles
Ainsi, le film nous invite à ne pas considérer le temps comme une ligne droite, mais à considérer que chaque individu a sa propre ligne de temps. Cela change totalement la perception que nous devons avoir du temps, qui se retrouve alors avec des branches temporelles. Si le terme de branche temporelle ne vous plaît pas, pensez plutôt monde parallèle, ce sera peut-être plus clair.
C’est expliqué dans le film avec la scène en 2012 sur les toits de New-York. Il est ainsi indiqué à Hulk que s’il retire la pierre en 2012, alors il va créer une branche temporelle qui fait que tous les événements qui suivent sont différents car il n’y aura plus de pierre. En gros, sans la pierre du temps, Dr Strange ne pourra pas venir à bout de son grand-méchant deux ans et demi plus tard. Dès lors, le temps ressemble plutôt à ça :
Pour la lecture du schéma, il faut donc d’abord considérer la ligne marron (en haut), qui est la chronologie du MCU telle qu’on la connaît. La flèche verte nous montre Hulk remontant le temps jusqu’en 2012, où il intervient et change les événements, créant ainsi la branche temporelle orange (en bas). Au sein de celle-ci, la pierre du temps (notamment) n’est plus, ce qui veut dire que les événements s’y déroulent complétement différemment. Bon, on note aussi que dans celle-ci, les Avengers ont foiré leur vie : Loki s’est emparé du Tesseract et le sceptre a disparu. Autant dire que personne ne veut vivre dans la timeline orange !
Cela tombe bien : Hulk n’y reste pas, il retourne se la couler douce (ou pas) en 2023, quelques secondes après avoir quitté cette timeline.
Cependant, Hulk (et le reste des Avengers aussi) n’est pas un méchant égoïste : il promet donc de ramener la pierre et de la remettre à sa place, ce qui complique encore notre schéma (oui, je m’éclate bien) !
Cette fois, vous voyez donc que j’ai ajouté la flèche bleue représentant Captain America remontant le temps à la fin du film. L’idée est de le faire arriver à l’endroit où Hulk a pris la pierre, de manière à la redonner à sa gardienne. Une fois que c’est fait, cela permet de faire en sorte que la branche temporelle revienne à la normale, en suivant le trajet indiqué par la flèche rose : le retour de la pierre fait que tout revient à la chronologie telle que nous la connaissons.
En théorie, en tout cas. En pratique, le film manque de précision, parce qu’on voit mal comment Captain America peut arranger la situation créée par les Avengers dans ce 2012 orange. Pour la pierre du temps, pas de souci ; mais pour le sceptre et le Tesseract, c’est autre chose.
Il n’empêche qu’il s’agissait là encore d’une étape simple à comprendre dans ce film. C’est sur cette même logique que se fonde les voyages dans le temps de tout le film, et ça s’applique donc à leur retour dans les années 70 ou sur Asgard.
En revanche, et c’est là que ça va se compliquer, toutes les branches temporelles ouvertes dans le film ne vont pas être réparées, parce que c’est impossible de réparer celle de 2014. De toute manière, elle n’en a pas vraiment besoin…
La branche de 2014 : Thanos, Gamora et Nebula
Concentrons-nous donc sur ce qui semble poser le plus de problèmes de compréhension : le débarquement en 2023 des personnages de 2014. Effectivement, ça n’a aucun sens si l’on suit la logique habituelle des voyages dans le temps, celle du point A et du point B évoquée en début d’article. En revanche, si l’on réfléchit avec les branches temporelles et tout un tas de couleurs, ça se passe un tout petit mieux. Enfin, j’espère, c’est le but de l’article :
Tout commence exactement pareil : Nebula (entre autres) remonte le temps (en bleu foncé) et son intervention va créer une nouvelle branche temporelle (en doré), parce que personne n’avait prévu qu’elle allait se synchroniser avec son passé. On a donc deux personnages : Nebula 2023, une version « gentille », et Nebula 2014, une version qui ne jure que par Thanos, à qui elle veut plaire. 2023 et 2014 vont se rencontrer, ce qui ne change en rien le passé de Nebula 2023 !
Il faut revenir à l’idée que chaque être à sa propre timeline, ce qui signifie que quelqu’un en 2023 a sa ligne de temps (avec un passé et un présent) mais que ce même quelqu’un en 2014 va avoir sa propre ligne de temps aussi, à dissocier de celle de 2023. En gros, sur le schéma ci-dessus, on a la Nebula 2023 qui connaît la timeline marron et la Nebula 2014, qui vit la timeline dorée. Et même si mon angle n’est pas tout à fait droit, vous voyez que ces deux timelines sont censées se dérouler en parallèle : elles ne se croisent jamais. Cela signifie que ces deux Nebula coexistent, avec une ligne de temps différente :
En marron, vous voyez la Nebula 2023 que nous connaissons à travers différents films du MCU : elle a une longue vie entre 2014 et 2023, puis elle se rend en 2014, revient en 2023 et tue une version passée d’elle-même. Cette version passée, c’est la version 2014, qui a une vie plus courte, joliment symbolisée par ce trait au blanco, n’est-ce pas ? Oui, bon, OK, je m’étais simplement trompé dans mon schéma, c’est prise de tête aussi pour celui qui explique, je vous rassure.
Les événements de la vie de Nebula 2014 sont bien moins nombreux : elle se rend neuf ans dans le futur pour suivre son père et se faire tuer par une version future d’elle-même.
Seulement, comme il existe deux branches temporelles, Nebula 2023 peut tuer cette Nebula 2014 : tout ce que ça signifie, c’est que Nebula 2014 ne vieillira jamais dans la timeline dorée mais Nebula 2023 existe bien dans la timeline marron, elle a déjà vécu une année 2014, celle-ci ne peut pas être effacée. La Nebula dorée est morte, mais ça n’empêche pas que la Nebula marron soit en vie, puisqu’elle a déjà son propre passé, qui est différent du présent de la Nebula dorée. En bref, dans Avengers Endgame, on apprend qu’il est impossible de changer son passé. On peut juste créer une nouvelle branche temporelle (ou monde parallèle si vous préférez, même si c’est moins exact).
Techniquement parlant, il y a une faute sur le trajet en violet, ils ne « remontent » pas le temps, mais se rendent dans le futur. Mea culpa.
La même logique s’applique à Thanos : la version Thanos 2018 est morte en 2018, vingt-trois jours après avoir claqué des doigts. La version Thanos 2014 est morte en 2023, sans avoir jamais claqué des doigts dans la timeline dorée. Grosso modo, dites-vous que le Thanos 2018 d’Infinity War est un winner alors que Thanos 2014 est le loser qui a réuni les pierres pour mieux se les faire voler par Iron Man dans un moment d’inattention.
Quant à Gamora, celle que nous connaissons depuis Les Gardiens de la Galaxie est morte en 2018. Dans Endgame, nous en rencontrons une nouvelle qui n’est pas amoureuse de Quill et qui se retrouve par la force des choses à être… la petite sœur de Nebula 2023, plus vieille qu’elle. Mouahaha. C’est pour cela que cette Gamora 2014 prend la fuite : elle n’est pas celle que nous connaissons.
Et voilà ! Ajoutons à tout ça qu’il y a la moitié de l’univers qui a un trou de cinq ans dans sa vie, et on se retrouve avec des frises amusantes : si Hulk a souvenir des années 2018 à 2023 et a vieilli durant celles-ci, ce n’est par exemple pas le cas de Peter Parker pour qui la ligne de temps passe de 2018 à 2023 en quelques secondes seulement. Il se retrouve donc en 2023 avec l’âge qu’il avait en 2018. Exactement comme Ant-Man, mais pour des raisons différentes.
Bref, même en voyageant dans le passé, les héros peuvent continuer de vieillir ou mourir, puisqu’ils vivent toujours leur présent et non leur passé… C’est tout l’inverse d’Ant-Man lors des tests d’Hulk : à ce moment-là, c’est le temps qui change pour le personnage, et non le personnage qui change de temps).
Tout pourrait s’arrêter là et tout aurait dû s’arrêter là… mais voilà, le film a tout de même un gros défaut.
Le paradoxe de Captain America
En effet, si on applique toutes ces théories des branches temporelles, on se retrouve avec cette ligne pour Steve Rogers :
Bref, il a une vie mouvementée le monsieur, et je ne sais pas trop comment il fait pour calculer son âge exact avec tant d’allers-retours temporels ! Le paradoxe ? Ben, lorsqu’il choisit de rester avec Peggy dans les années 70, il provoque forcément la création d’une branche temporelle, si l’on en croit toute la théorie proposée dans le film (qui s’appuie a priori sur la Théorie d’Everett, qui même si elle ne fait pas l’unanimité est reconnue scientifiquement et semble plus en vogue que celles habituellement mises en avant dans les films et séries) :
Problème ! Si l’on suit les différents voyages de Captain America, on voit qu’il se rend d’abord en 2012 avec Hulk, Tony et Ant-Man (voyage 1). Il se retrouve ainsi dans la timeline orange précédemment évoquée dans l’article. Soit. De là, il se réconcilie définitivement avec Tony et ils prennent la décision d’improviser en voyageant dans les années 70, où il aperçoit Peggy. C’est le voyage 2, qui va créer ce que j’ai décidé d’appeler la timeline grise (je commence à être à court de stylo). Une fois tout récupéré, Captain America retourne alors en 2023 pour la grande bataille finale.
Jusque-là, tout va bien. C’est après que ça dérape : il est renvoyé dans le temps pour remettre les pierres à leur place. Alors, le truc, c’est qu’on a vu que ça allait être difficile pour la timeline orange et que c’était impossible pour la timeline dorée (puisque de toute manière, Thanos s’en est barré et s’est fait tuer).
Pour être tout à fait juste : il peut toujours se rendre en 2014 et empêcher la création de la timeline dorée en disant simplement aux Avengers de repartir aussi vite qu’ils sont arrivés, mais ça créé alors une nouvelle branche pour 2023 où les Avengers reviennent sans pierre, alors ça ne marche pas non plus pour tout le monde. Pas la peine de s’embrouiller avec ce détail, je sais !
Enfin, quand il remet le Tesseract à sa place en 1970, il remet en place la branche temporelle, certes (encore que ! Il a volé du sérum aussi et il s’en est servi, alors je vois pas comment il peut le remettre à sa place !), mais comme il prend la décision de rester dans ce passé, ben… il créé une branche temporelle. Bref, la branche temporelle grise n’est jamais « réparée » pour redevenir celle qu’on connaît. Autrement dit, et on le voit dans le schéma, on se retrouve avec un paradoxe dans Endgame : Captain America est dans la timeline grise, Sam dans la timeline marron. Ils ne devraient donc pas être en mesure de se parler pour l’échange de bouclier.
C’est un paradoxe qui n’est pas expliqué dans le film, qui fait ainsi (pour moi) une grossière erreur après trois heures à avoir bien géré tout ça. Si quelqu’un l’a compris différemment, je veux bien en parler dans les commentaires. Reste alors la partie la plus fun des voyages dans le temps… les théories pour expliquer les paradoxes !
Théorie n°1 : Le Captain que l’on voit donner son bouclier à Sam n’est pas le nôtre… il viendrait alors d’une timeline encore différente et jamais vue où tout s’est déroulé sensiblement à la nôtre et où cette version de Captain a décidé de revenir dans les années 70 de notre monde. Tordu.
Théorie n°2 : Captain n’est pas bête et a donc pris de quoi revenir en 2023 en voyageant dans le temps. Une fois vieux et sentant son heure approcher, il décide donc d’utiliser ça pour revenir en 2023. Cela voudrait dire que le Captain que l’on voit à la fin d’Endgame n’a pas vécu dans cette timeline. Si ça explique pourquoi il n’est pas intervenu plus tôt pour sauver le monde, il y a encore une faille : il aurait dû réapparaître en tant que vieillard après les cinq secondes. Ce qui nous provoque un paradoxe, c’est en fait qu’il soit sur le banc. Sans ça, tout le film tenait !
Théorie n°3 : il n’y a jamais eu de branche temporelle et nous ne connaissons rien aux règles du voyage dans le temps, donc des événements se sont produits et en même temps ne se sont pas produits, Schrödinger style. Il faut accepter qu’on touche aux limites de la logique et qu’on en sait rien, et puis c’est tout. Mais si vous êtes arrivés à ce stade de la lecture, vous êtes comme moi, et ce n’est pas bien satisfaisant, je sais.
Personnellement, j’ai tendance à préféré la théorie n°2. De toute manière, je pense que nous n’aurons jamais de réponse claire…
Et Agents of S.H.I.E.L.D dans tout ça ?
Un dernier point pour les fans de la série qui cherchent encore à tout comprendre. Si vous n’avez pas vu la série, ça ne sert à rien de continuer à lire et on se retrouve dans les commentaires. Si vous avez vu la saison 5, alors ce paragraphe est pour vous !
Pour rappel, la saison 5 nous présente quant à elle une boucle temporelle et se retrouve donc en paradoxe total avec Avengers Endgame qui nous explique quant à lui que les boucles temporelles n’existent pas. Allons bon, voilà donc que dans le même univers, on se retrouve avec un paradoxe encore plus grand que celui de Captain America. En effet, Jemma nous explique bien tout le long de la saison (avec Yoyo, puis Fitz) que tout ce qu’il s’est déroulé dans le passé ne peut être changé (là on est raccord avec Endgame) et que par conséquent, le futur est déjà écrit (là on ne l’est plus). Souvenez-vous : elle prend la décision de risquer de s’empoisonner pour prouver sa théorie et elle fait tous les bons choix, évitant ainsi de manière très improbable de boire de l’acide.
Elle prouve ainsi que ce qu’il s’est passé une fois pour mener à la création du futur dont elle revient se passera inévitablement dans le présent. Les personnages sont ainsi coincés dans une boucle temporelle, et non pas dans un système de branches temporelles…
Cela dit, la fin de la saison 5 n’a aucun sens si on considère qu’ils sont dans une boucle temporelle : le principe même d’une boucle est qu’on ne peut pas en sortir. Tout ce qui s’est produit une fois va s’y produire à nouveau. Or, ils parviennent à sortir de la boucle.
Endgame me console : plutôt qu’un système de boucle, il va falloir admettre que Fitzsimmons se trompent (mon dieu est-ce seulement possible ?!) et que cette saison nous présentait plusieurs branches temporelles. Toutes se ressemblaient au point de croire que les personnages étaient dans une boucle, alors qu’en fait, ils pouvaient encore changer leur futur grâce à ce retour dans le présent qui leur offrait l’occasion de créer une branche dans laquelle le monde n’est pas détruit. C’est donc ce qui se passe en fin de saison 5 et ça explique que la Terre ne soit pas détruite en 2023 pour nos Avengers.
Endgame apparaît alors comme la solution au problème insolvable de la série, et ça, c’est plutôt chouette. Je suis très curieux de voir ce que proposera la saison 6 dorénavant !
Cette semaine, Tequi nous propose dans le TFSA de faire le bilan des nouveautés regardées cette saison au cours de l’automne et l’hiver. Contrairement à l’an dernier, où j’avais été super inspiré, je vous propose de faire un seul top, fondé sur mes notes. Cela me permet d’être plus concret dans mes choix au moins. Voici donc les cinq nouveautés qui valent vraiment le détour dans ce qui a été produit cette saison. J’ai toutefois mis de côté Preview, parce que c’était une websérie.
C’est très certainement la première à laquelle j’ai pensée, et pourtant, elle finit ici. Il faut dire que si j’ai adoré sa simplicité et le fait qu’elle ne soit pas prise de tête, c’est aussi ce qui a souvent fait qu’elle n’obtenait pas de meilleure note. En définitive, j’aime beaucoup cette série et elle vaut le détour, donc il est bien normal de la voir dans ce top, mais elle propose souvent des épisodes qui sont de simples divertissements. Pas besoin de se prendre la tête pour être génial, donc.
Même si j’ai débarqué avec beaucoup de retard pour le visionnage de cette série, je dois dire que j’ai immédiatement accroché à son ambiance et qu’elle était prenante. Si ce je suis pas un public qui est facilement effrayé, la série a réussi à m’engager en parlant de choses que je ne connais que trop bien, et en le faisant en ajoutant une dimension horrifique. C’était une saison très prenante, avec des risques du côté de la réalisation excellente et un casting très doué. L’une des séries les plus incontournables de la saison pour moi, même si c’est une nouveauté !
Dire que j’ai critiqué l’idée d’un reboot à la base ! Si la série a trop vite pris son envol par rapport à l’originale et que sa mythologie ne tient pas toujours debout, j’aime l’ambiance complétement décalée de ce reboot. On s’amuse bien avec des actrices qui sont là pour s’amuser et l’intrigue de la saison était super prenante. J’ai hâte de la voir se terminer pour avoir quelques réponses, franchement ! Sans être incontournable, cette série se regarde que vous aimiez ou non l’originale, parce qu’elle a sa propre indépendance.
Oh lala ! Joe et Beck m’ont totalement happé en septembre ! Même si la série n’a aucune cohérence ou crédibilité, le côté « dans la tête du psychopathe » a en effet très bien fonctionné sur moi, ce qui fait que j’ai accroché à un personnage auquel je ne devrais pas m’attacher. En plus, il y avait Peach dont je suis tombé amoureux tellement elle était un personnage détestable avec tout le monde. Bref, la série avait tout bon et a réussi à me faire aimer une romance, ce qui n’était pas gagné du tout au départ !
Clairement la plus incontournable des séries de ce top pour moi : la série reprend à merveille l’univers des films qu’elle adapte. Chaque semaine, son générique m’a happé dans son univers et j’ai pris un sacré plaisir à la regarder dans le noir à la bougie. C’est tout bête, les rituels aident parfois à accrocher. Dans l’ensemble, cette série fonctionne bien parce qu’elle propose plusieurs intrigues en parallèle, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas trop en se demandant un bon moment si tout sera ou non connecté. Le concept est bon et fonctionne mieux en série qu’en film, je trouve.
C’est tout pour ce top, ou presque ! J’ai en effet envie de le conclure par une bonne nouvelle, pour une fois que c’est possible : l’ensemble de ces saisons 1 est renouvelé pour une saison 2 ! Autrement dit, vous n’avez pas fini de me lire commenter ces séries. Rendez-vous la saison prochaine pour plus de critiques et, je l’espère, plus de bons moments en leur compagnie 🙂