Home for Christmas – S02E03

Épisode 3 – Stuck in the Past – 18/20
Egale à elle-même, la série développe le personnage de Johanne sans oublier la galerie de personnages autour d’elle. Tout se fait de manière fluide, avec de l’humour et des surprises à chaque fois. À ce stade, la série est exactement ce que j’attends d’elle à chaque épisode, alors je suis heureux d’y revenir. Voir un épisode par jour est aussi un bon choix pour rester dans l’ambiance de Noël (un peu) et pour savourer vraiment chaque épisode.

> Saison 2


Spoilers

L’épisode reprend avec Johanne racontant sa soirée de la veille à Jorgunn, toujours pleine de bons conseils. Après, pas facile de conseiller Johanne face à cette histoire de pipi dans le stand de Kristin, parce que c’est le nom de la vendeuse de laine, Johanne n’arrivant plus à s’arrêter de pisser malgré la présence de son ex et de sa nouvelle amante, à qui elle demande de l’aide.

Bon, elle a réussi à rentrer chez elle après de rapides explications avec Henrik qui n’a franchement rien à dire pour sa défense. Jorgunn essaie alors d’ouvrir les yeux à Johanne en lui faisant prendre conscience qu’elle n’aimait plus Henrik depuis bien trop longtemps. En fait, elle ne l’a possiblement jamais aimé si elle ne supportait plus les petits détails de sa personnalité selon Jorgunn. Je suis d’accord avec elle… sauf quand il est question de « petits défauts ». Henrik était atroce avec Johanne, sérieusement.

La sonnette de l’appartement les interrompt – décidément bien trop de gens sonnent à la porte dans cette série, ça me perturbe. Ce n’est pas Henrik, mais Nick, le voisin qui vient demander à Johanne des conseils pour son speed-dating du lendemain. Il est tout mignon ce voisin, avec ses problèmes de couple et d’éducation de sa fille en permanence blasée de lui. Je l’aime bien, et j’aime la tournure que ça prend avec Johanne. Il se cherche une amie et le quiproquo possible est vite estompé : il n’a pas envie de coucher avec elle.

Le lendemain, 10 décembre, Johanne décide alors de se rendre… chez son ex. D’après Jorgunn, Christian plane au-dessus d’elle depuis un moment, et il faut qu’elle le laisse partir. Très clairement, la colocataire a raison, alors j’étais content de cette scène. Comme en plus Johanne voit sur les réseaux que Siri et Noah sont absents en plus, ça tombe bien. Elle se rend donc chez lui pour parler du fait qu’elle continue de le stalker, beaucoup trop, et pour savoir la vraie raison de leur rupture.

Non, il n’a pas rompu parce qu’ils étaient plus amis qu’autre chose, mais juste parce qu’il voulait fonder une famille et que Johanne n’était pas prête. L’entendre ne fait pas du bien à Johanne, surtout qu’elle a 31 ans désormais et qu’elle voudrait bien des enfants si elle en avait l’occasion. Les relations humaines, c’est moche et beaucoup trop complexe.

Tant qu’ils y sont, elle exige toute la vérité de Christian, y compris sur son couple avec Siri. Il tente bien de changer de sujet, mais c’est en vain. Il lui avoue alors que Siri ne le supporte plus et que c’est bien pour ça qu’elle s’est barrée chez ses parents. Ils sont forcés de changer de sujet parce qu’un livreur sonne à la porte (non, vraiment, cette série), alors ils enchaînent sur des banalités.

Il est très clair que Christian n’a pas oublié Johanne non plus, ne serait-ce que pour la musique qu’il écoute. Il demande ensuite à Johanne de lui montrer son tatouage, celui qu’elle a fait juste après sa rupture. Le tatouage étant dans le haut du dos de Johanne, les choses dérapent assez vite avec quelques caresses que Johanne n’arrive pas à arrêter, puis un baiser torride et passionnel entre eux. L’alchimie est clairement toujours là entre eux.

Siri interrompt cette passion torride en appelant le père de son enfant, et elle fait bien. Cela permet à Johanne de comprendre qu’elle ne peut pas faire ça. C’est un coup de fil qui tombe vraiment bien pour elle : elle se barre en laissant simplement une photo de famille de Christian sur la table, pour qu’il comprenne son choix. Une fois que c’est fait, elle considère cette page de son histoire tournée.

Je ne sais pas, ça me paraît encore vachement en cours d’écriture, moi, je ne suis pas sûr que je saisisse bien l’évolution de Johanne sur ce coup-là. L’essentiel est cependant qu’elle réussisse à avancer et qu’elle décide une nouvelle fois de passer sa soirée en boîte avec Jorgunn et sa meilleure amie. Celle-ci débarque avec les enfants, mais Trym, son ex-mari, débarque récupérer ses filles… et il aimerait bien les garder plus longtemps que prévu. La meilleure amie refuse – faut vraiment que je retienne son prénom un jour, la pauvre – puis découvre que Johanne en a fini avec ses ex. Les trois amies peuvent donc s’éclater ensemble dans la boîte.

J’ai beaucoup aimé la scène, parce que j’adore les scènes de danse… mais aussi parce que Johanne retombe enfin sur Stein ! J’ai cru qu’on ne le verrait pas de la saison. La musique les empêche de trop parler… mais certainement pas de danser. Stein a un nouveau look bien trop sympathique avec de la barbe et tout, alors forcément, Johanne passe son temps à danser avec lui et à se frotter contre lui. Elle attire toutefois l’attention d’autres nanas qui ne sont pas ravies de les voir ensemble. Et pour cause : Stein est en couple avec l’une d’entre elles.

Peu ravie, la copine officielle de Stein décide donc d’agresser Johanne dans les toilettes. Normal, ma foi. Que de choses qui pourraient être dénoncées à la police dans cet épisode, mais qui ne le sont pas. Je trouve ça abusé de la copine de s’en prendre à Johanne, parce que clairement, le problème dans cet épisode, c’est Stein qui danse avec elle alors qu’il a une copine. Et ça refait perdre pas mal de points de mon capital sympathie pour Stein…

Le lendemain, Jorgunn commence à faire ses cartons, et ça créé quelques tensions entre les colocataires. Johanne va garder l’appartement, mais elle n’est pas pour que Jorgunn prenne des affaires qui sont à elle. Jorgunn choisit mal son moment en plus, parce que Johanne est en train de vouloir exprimer sa force intérieure avec un nouveau tatouage.

Oui, Johanne a décidé de se faire un nouveau tatouage, et elle emmène son père avec elle puisqu’il lui demande. À l’origine, il passe juste prendre de ses nouvelles après avoir appris par son fils la rupture de Johanne et Henrik, mais ça dérape vite vers le salon de tatouage où il est lourd et fait des blagues de papa sur les tatouages, puis sur les infirmières. Le pire, c’est encore que les blagues m’ont fait sourire, aussi nazes soient-elles.

Je m’attendais presque à ce qu’il se fasse lui aussi faire un tatouage quand il demande à Johanne de l’accompagne, mais l’intrigue choisie pour lui est toute autre. Il ne supporte tellement pas de voir Johanne souffrir comme ça et de voir l’aiguille qu’il… s’évanouit. Je le voyais venir depuis un moment, contrairement à lui ou à Johanne à vrai dire. Johanne se retrouve donc à amener son père au travail. Il est dans son service, sur ses horaires. Il a tout de même une commotion cérébrale importante.

Il va donc passer du temps à l’hôpital… et ça va faire plaisir à la chef de Johanne. Au départ, celle-ci s’amuse de la situation, mais lorsqu’elle aperçoit le visage de son nouveau patient, elle a le coup de foudre immédiatement. Pauvre Johanne, c’est l’angoisse la plus totale. Elle laisse les deux ensembles pour aller chercher de la limonade à son père, mais elle tombe au passage sur Henrik.

Elle prend le temps de s’excuser pour cette nuit bourrée, mais elle veut tout de même des explications sur le comportement d’Henrik. Celui-ci s’explique en reconnaissant qu’il s’est laissé faire par sa nouvelle copine, mais que pour lui, leur relation n’était pas qu’en break. Elle était clairement terminée bien avant le break.

J’aime assez cette scène qui apporte de la paix aux personnages, et au moins une certaine tranquillité d’esprit… jusqu’à ce que Johanne remercie Henrik pour les roses offertes à Noël. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas de lui, et qu’il pensait qu’elle le savait – pour lui, ça venait de sa famille. Eh ben super, c’est ce que j’avais vu venir dès le premier épisode et ça me fait plaisir d’y revenir sur cette mi-saison : non, les roses ne sont pas d’Henrik, mais bien d’un autre amant de Johanne – ou en tout cas de quelqu’un d’autre sans sa vie. Hâte d’en savoir plus !

> Saison 2

Top 50 – 10 et 09

Salut les sériephiles,

Minuit approche déjà, les journées passent beaucoup trop vite en ce moment, il faut que j’arrête de procrastiner et de remettre mes articles à plus tard, parce que je les écris à la hâte après. Je vais m’étonner qu’il reste plein de coquilles dans ce calendrier de l’avent après… Bon, allez, il est temps de continuer avec la suite du top 50 et d’entrer dans le vif du sujet avec les meilleures séries vues et diffusées entre septembre 2019 et août 2020. Et tant pis si parmi elles, il y en pour n’avoir été vue(s) qu’en décembre 2020. Suspense.

10. Future Man (S03)

https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2018-12/19/11/asset/buzzfeed-prod-web-05/anigif_sub-buzz-7080-1545236159-1.gifJ’étais déçu d’apprendre que cette saison 3 serait la dernière, mais, finalement, je me dis que c’est probablement une bonne chose. En effet, la série part sur une très bonne note et aura gardé une excellente qualité tout au long de son voyage. C’est une qualité rare dans bien trop de séries… Cette fin de série était en plus ce que j’en imaginais, avec beaucoup de surprises et des twists. Concrètement, ça marchait bien parce que les épisodes étaient couplés entre eux pour un visionnage qui pouvait être haché. Seulement voilà, une fois lancé, je ne me suis pas arrêté de toute la soirée ! À voir d’une traite, donc. Note moyenne : 17,75/20

Voir aussi : Journal de bord du #WESéries 14

09. Trinkets (S02)

netflix trinkets Tumblr posts - Tumbral.comAaah, le top de l’an prochain est déjà beaucoup trop amputé parce que tout le haut de ce classement est composé de séries qui ont été annulée, c’est dingue ! Cette série est annulée, et c’est extrêmement frustrant parce qu’elle avait encore beaucoup de choses à raconter. On sent que les scénaristes ont dû rusher des intrigues pour arriver au bout de ce qu’ils voulaient raconter et, franchement, j’aurais été au rendez-vous pour une saison 3. Ce n’est toutefois pas le choix fait par Netflix. Le rush a donné du bon et du moins bon cette saison, mais en tout cas, les trois héroïnes sont restées attachantes de bout en bout. Gros coup de cœur cette série, les deux saisons valaient le détour ! Note moyenne : 17,80/20

Voir aussi : Où en étions-nous dans Trinkets ? Résumé saison 1

Marre de me lire en train d’écrire sur des séries qui sont aujourd’hui terminées ? Malheureusement, il va falloir vous y faire. Seules 3 des 10 séries de ces derniers jours de classement auront véritablement une suite. C’est frustrant, je sais. Et en même temps, c’est bon signe quand les séries sont capables de réussir à se conclure sur de belles notes comme ça… N’en déplaise à The 100.

> Top 50

 

Stats de la semaine #51

Salut les sériephiles,

Malgré des petits fails dans les articles du jour ce week-end, je suis toujours au rendez-vous pour les stats de la semaine dernière, ne vous inquiétez pas. Celles-ci sont plutôt bonnes, avec un bon pic dans les commentaires puisque Ludo a décidé de rattraper son retard dans quelques articles… Bim, 119 commentaires, pour 33 articles publiés. Toujours plus. Les plus lus de la semaine ? Ils font la part belle aux séries françaises :Quadras

  1. Quadras (S01) : 133 vues
  2. Fais pas ci, fais pas ça – Y aura-t-il un Noël à Noël ? : 110 vues
  3. Fais pas ci, fais pas ça (S09) : 93 vues
  4. Ce que c’est qu’un ship : 82 vues
  5. Station 19 – S04E05 : 73 vues

Alors… Est-ce que quelqu’un s’est mis à rediffuser Quadras sans prévenir ? J’imagine que oui, mais j’avoue ne pas avoir eu le temps de me pencher dessus… Il faut dire que je n’imaginais pas la série faire une telle remontée dans le classement, au point de passer devant la série de France 2 qui domine pourtant le blog depuis jeudi dernier. Comme quoi ! Après, il faut souligner que beaucoup d’entre vous sont revenus lire les critiques de la saison 9 afin de trouver « incohérence écriture fais pas ci fais pas ça ». Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les stats des moteurs de recherches…

Outre la télévision française, l’article de définition sur les « ships » continue de cartonner et de me donner envie d’en écrire de nouveau. J’ai quelques idées en stock, mais je me suis laissé gagner par la flemme et les articles plus rapidement écrits, il faut bien le reconnaître. 10 raisons d'espérer que la saison 17 de Grey's Anatomy sera la dernièreEnfin, il faut noter que Station 19 vole la cinquième place à Grey’s Anatomy à… une vue près. Oui, les deux séries ont attiré quasi-exactement le même nombre de lecteur sur le blog ! On va dire que c’est logique comme le crossover les reliait une fois de plus l’une à l’autre. Vivement le mois de mars pour la suite ! Cinq ou six épisodes et rebelotte trois mois d’attente, ce n’est ni juste ni normal. J’ai tellement envie de savoir la suite, surtout pour les pompiers !

M’enfin, cet article n’est pas censé se concentrer plus que ça sur le futur – le blog devrait avoir de beaux jours devant lui en janvier vu le nombre de séries qui reviennent… en espérant avoir le temps de les regarder !, il est censé s’intéresser au passé. Voici donc les saisons de séries qui ont eu le plus de succès sur le blog au cours des sept derniers jours :Feature: Three Best Moments From 'The Mandalorian' | The Daily Crate

  1. Fais pas ci, fais pas ça (S09/special) 
  2. Quadras (S01)
  3. Grey’s Anatomy (S17)
  4. Home for Christmas (S01)
  5. The Mandalorian (S02)

Non, Station 19 n’arrive pas à atteindre le classement des saisons les plus regardées, malgré le succès de son dernier épisode diffusé. Elle n’attire les lecteurs que lors des crossovers, ce qui indique assez clairement que ces lecteurs ne doivent pas regarder la série et juste chercher à avoir quelques infos plus précises sur les liens avec la série-mère. Ces stats m’apprennent que je devrais chercher plus de lisibilité sur les crossovers peut-être.

Opening Door Smile GIF - OpeningDoor Smile Home - Discover & Share GIFs

Pour le reste, assez peu de surprises : on a déjà vu que les diffusions de la télévision française attiré toujours plus de lecteurs que les autres. Mon rattrapage de Home for Christmas a plutôt bien fonctionné, mais il faut dire que terminer de voir la saison juste avant le lancement de la saison 2, c’était un bon moyen d’être bien référencé. Les épisodes ont attiré une moyenne assez constante de lecteurs, et ces personnes-là sont probablement les mêmes qui lisent les articles de la saison 2 qui sont sur cette même moyenne pour l’instant.

Enfin, The Mandalorian gratte la dernière place… Vrai succès critique, l’épisode final m’a été un peu trop survendu par l’ensemble du monde – qui ne m’avait pourtant rien spoilé – pour que je sois parfaitement fasciné. Je l’ai bien aimé, clairement, donc je ne peux pas dire que du négatif, mais j’ai moins accroché que le reste du monde. Pourtant, l’émotion était là. Bref, tout ça pour dire que je suis content d’avoir des vues pour cette série, parce que Dieu sait que l’algorithme doit me laisser bien à la traîne sur cette série ! Comment voulez-vous faire autrement ?

fais pas ci fais pas ca petard valerie bonneton faim envie de crepes bruno  salomone Image, GIF animé

Voilà, j’ai fait le tour de ce que j’avais à dire en ce lundi 🙂 Sur ce, j’ai mes restes de crêpes d’hier soir qui m’attendent pour ce soir aussi, alors bon appétit et bonne soirée !

 

 

The Stand – S01E01

Épisode 1 – The End – 08/20
Je vais finir par croire que Stephen King est vraiment un mauvais auteur. Comment des romans sympas comme les siens peuvent-ils tous finir aussi mal adaptés à l’écran ? Je pense que la version série (ou film) permet de voir davantage de défauts que la version écrite – avec les pensées des personnages en plus – n’en offre. En tout cas, pour en revenir à cet épisode, les acteurs sont mal dirigés, les figurants sont mauvais et l’ensemble est plutôt mauvais, avec une construction pas bien linéaire. On verra si je reviens pour l’épisode 2, mais ce n’est pas gagné, même si j’aime bien deux acteurs.

> Saison 1


Spoilers

You’re telling me they’re all dead?

58 minutes d’épisode et un titre ironique ? Ca commence un peu mal pour cet épisode qui nous plonge immédiatement dans son ambiance avec une voix off affirmant qu’un Dark Man (homme sombre ? Pfiou, je préfère la VO, sorry) prend des forces et viendra bientôt détruire ceux qui sont contre lui. La voix off affirme que Dieu veut de nous qu’on aille à l’Ouest pour marquer notre avis. Bien.

La série ne perd pas de temps, petit générique efficace et ambiance glauque dans une église pleine de mouches et surtout de cadavres. Des hommes viennent observer tout ça, et l’un d’eux ne semble pas prêt : il finit par sortir en courant pour retirer son masque et vomir. Charmant début. J’ai déjà du mal, par contre, avec un autre soldat, plus gradé, qui vient rassurer ce bleu et lui dire que c’est normal de vomir quand sept bilions de gens sont donc morts d’une mystérieuse épidémie.

Ils sont donc dans la Zone, le Colorado, infecté et plein de cadavres. Le gradé fait un petit discours le soir-même, histoire de savoir qui est prêt à revenir le lendemain. Tout le monde ne l’est pas.

Cinq mois plus tôt, dans le Maine, tout allait bien. On était loin d’une épidémie… mais un père de famille crachait ses poumons en faisant du jardinage. Humph. C’est vraiment la bonne année pour sortir cette série, dis donc. Le père contamine clairement sa fille rapidement, alors que celle-ci voulait juste lui demander quelque chose sans savoir qu’elle était surveillé par un type de l’autre côté de la clôture.

Pas de quoi s’inquiéter, le type est repéré. Il s’appelle Lauder, et il est connu par un autre lycéen qui sait bien qu’il a été exclu du lycée à cause d’un manifeste appelant à tuer tout le monde. Merveilleux. Rapidement, un combat s’engage entre eux et Lauder s’enfuit en vélo. Dans la course poursuite qui s’ensuit, il tombe misérablement de son vélo à cause d’un rat mort bouffé par un oiseau. Charmant.

Ses assaillants le filment à terre pour se foutre de lui et pour lui assurer qu’il ne doit surtout pas revenir dans ce quartier. On enchaîne alors sur des plans très moyens de fête foraine où tout le monde est malade en ville. Je disais en intro de la série que les acteurs avaient une assez bonne réputation pour que ce ne soit pas trop mal joué… C’était sans compter sur les figurants qui ne savent pas éternuer ou tousser.

Après, il y a du bon, dans le manque d’inquiétude de la ville face à une épidémie de grippe arrivant en avance. Bref, Lauder rentre chez lui où l’on découvre que son vrai nom est Harold. En chemin, tous les ados se foutent de lui, et à la maison, ses deux parents et sa sœur sont malades. Il entend finalement à la radio qu’une ville du Texas, Arnette, est placée en quarantaine par l’armée.

C’est embêtant. La scène suivante nous emmène au Texas avec enfin de bons acteurs – mais un mauvais humour sur le port du masque. On rencontre un homme en quarantaine qui apprend qu’il n’a pas choppé de virus puisqu’il est capable de respirer à côté de cochons d’inde sans développer de symptôme.

C’est par lui et son médecin que l’on va avoir les vraies infos sur ce qu’il s’est passé. Alors qu’il passait une soirée sympa dans le PMU du coin de la ville d’Arnette, lui et ses potes ont vu un homme débarquer en voiture et conduire comme une merde. Il finit par se prendre un lampadaire et tout le monde vient s’occuper de lui. L’homme au volant s’appelle Campion, et il est clairement de l’armée.

Notre héros – celui en quarantaine – est celui qui s’occupe le plus de lui, mais bizarrement, il ne tombe pas malade. Sa ville, celle d’Arnette, est mise en quarantaine, mais lorsque le héros apprend la mort de tout un tas de gens dans la ville, il ne semble pas plus affecté que ça. Je ne comprends pas. Que la conversation doive continuer, OK, mais… une absence de réaction n’est absolument pas crédible. Puis la scène se termine sur son infirmière qui tousse, on sait ce que ça veut dire…

Le lendemain (ou pas ?), on retrouve dans le Colorado le personnage d’Harold Lauder (mystère résolu : prénom et nom), dont le vélo est réparé. Cela lui permet de retourner dans le quartier où il n’a plus le droit d’aller, mais toute la route est désormais déserte, à la rigueur jonchée d’un ou deux cadavres. Ouais, apparemment l’épidémie a fait bien des ravages en quelques heures et tout le monde est mort. On n’est peut-être pas le lendemain, mais on n’est pas beaucoup plus tard non plus, puisqu’Harold a encore un pansement au visage suite à sa chute de vélo.

Ce creep est ravi de voir que Frannie, la fille qu’il observait en début d’épisode, est toujours en vie, en train d’enterrer son père. Ah, ben, super. Tout le monde meurt, sauf ces deux-là. Creep d’excellence, il fait alors mine de rien, revient en arrière et appelle pour savoir si quelqu’un est encore en vie. Ben voyons. Pas étonnant que Fran hésite à lui répondre.

Elle le fait finalement, cela dit, et les deux se retrouvent, entamant une conversation entre survivants d’une épidémie très mortelle. Harold fait un peu d’humour au passage. Mais. Mais. C’est tellement mal joué ? Internet n’est plus, bien sûr, tout le monde est mort, y compris toute leur famille, et eux ils sont là à papoter comme si de rien n’était, sur la tombe du père de Frannie ?? Pour ne rien arrnager, elle est son ancienne baby-sitter. Tellement de vibes creepy…

Comment une série peut-elle être si mal jouée ? Les acteurs pourraient au moins avoir les yeux rouges. Là, clairement, on sent que la direction d’acteur est mauvaise. Frannie doit enterrer son père, mais avant, elle prend le temps de lui mettre ses médailles, sans verser une larme. On apprend aussi que son frère est mort, bien sûr, et on peut le voir sur une photo de famille, clairement prise devant un fond vert pas convaincant du tout.

Ca va devenir embêtant pour sauver la série, tout ça. Frannie ne parvient pas à déplacer le corps de son père, en tout cas. Harold, lui, récupère un flingue dans une voiture accidentée. Il semble fasciné par l’arme à feu… mais même ça, il le joue mal.

Dans la scène suivante, Frannie révèle une force surhumaine en déplaçant le corps de de son père jusque dans sa tombe, qu’elle a creusé. Elle est trop forte, elle ! Bref. Elle écoute aussi un discours du président, toussotant, assurant que le gouvernement n’est pas responsable de l’épidémie. Dans un Stephen King ? Bien sûr, oui.

D’ailleurs, comme on est dans un Stephen King, Frannie finit par faire un cauchemar un peu horrifique dans un champ de maïs labyrinthique avec une étrange petite fille, une poupée vaudou et Abagail – une vieille femme qui n’est autre que Whoopi – affirmant que Fran doit lui rendre visite dans le Colorado. Soit. Une petite part de mysticisme, ça manquait.

Le lendemain, Harold se refait une petite beauté en entendant un présentateur radio se suicider (je crois ?), puis il se prépare à aller voir Fran pour la convaincre de partir avec lui, puisqu’ils sont les derniers survivants de la ville. Effectivement, comme il le souligne, quelles sont les chances que ces deux-là soient les derniers vivants ?

Oh, bien sûr, quand il retourne la voir, c’est pour mieux se rendre compte qu’elle a fait une tentative de suicide. Il parvient à la sauver sans mal et de manière super optimiste lui fait remarquer qu’ils sont les derniers survivants de la ville. Ainsi, selon lui, ils sont le futur de l’humanité et ils devraient se rendre au CDC à Atlanta.

Là-bas, il espère pouvoir aider à mettre au point un vaccin. Bon. Soit. Par contre, le rapprochement qui s’opère avec son ancienne baby-sitter à qui il dit ne plus être un petit enfant ? C’est un grand non. Ils prennent tout de même la route ensuite, à moto, laissant derrière eux des tags pour être suivis. C’est si gênant à regarder ! Harold est heureux de se retrouver en pleine pandémie avec Fran, d’accord, mais il a tellement une tête de creep ! Et il en a rien à faire du reste du monde, lui aussi, pourquoi ?? C’est tellement un psychopathe.

Dans le Texas, les choses dérapent encore plus. L’enfant de l’infirmière du futur héros de la série, M. Redman, vient d’être testé positif à cette maladie nommée « Captain Trips ». La quarantaine d’Arnette vient donc d’être étendue à l’ensemble du Texas et l’homme n’a plus d’autre choix que d’être exfiltré par son médecin/psy, qui n’est pas infecté non plus.

Il lui présente le Sergent Cobb, puis l’ensemble monte dans une voiture qui les emmène vers une base secrète du gouvernement. Et pour que ça reste secret, M. Redman doit mettre une cagoule. Une fois là-bas, il rejoint une cellule toute sympathique où il est filmé en permanence et où il se rend compte que son nouveau pote médecin et psy est lui aussi malade, puisqu’il tousse. C’est très malhabile tout ça.

Durant la nuit, M. Redman fait à son tour un cauchemar dans le champ de maïs. Il y entend un bébé pleurer et y voit un loup aux yeux rouges. La vraie horreur est toutefois à son réveil, quand il apprend que son médecin est bien infecté, de même que Cobb. Il est sacrément zen dis-donc. Il apprend la mort de l’ensemble du monde, ou presque, sans ciller.

Déjà quand il s’agissait de sa ville, c’était gros, mais là… Y a zéro retour possible pour lui, c’est pire que le covid19. De toute manière, le coronavirus, personne ne connaît dans la série. Le plus gros virus, c’est encore Ebola. Forcément. Alors que le médecin envisage son suicide, ils sont interrompus par Cobb qui n’hésite pas à tuer le docteur et à se faire tuer par Redman.

On ne comprendra jamais vraiment ses vraies intentions, mais en tout cas, un type observant Redman depuis une salle de contrôle lui demande finalement de suivre les lumières et le chemin qu’il lui trace. Et sans flingue, en plus. Humph. Redman s’exécute et il finit ainsi dans une salle de contrôle d’où il peut observer, sur divers écrans, des scènes de panique et de pandémie ans le monde entier. Charmant.

Les épidémies, ça circule vite, on le sait bien désormais. Dans la salle, il ne reste qu’un homme, clairement en charge de la base. Bon, attendez. Comment avec d’aussi bons acteurs dans le casting, les « ados » embauchés sont-ils si mauvais ? Comment la série se plante-t-elle autant ? Parce que franchement, ça se plante, là, non ?

Bref. L’homme révèle que Cobb devait tuer Redman parce qu’il en savait trop – et tant pis si ce qu’il sait n’a plus aucun intérêt dans un monde ravagé par la maladie. Il lui dit aussi qu’il est libre de partir s’il le veut, mais également que sa propre fille est morte… Et là, Redman semble en avoir à peu près quelque chose à faire, bizarrement.

Il est à peu près clair que le Général envisage le suicide, mais avant ça, il explique à Redman que le gouvernement avait déjà plus ou moins prévu l’apocalypse, puis il lui lit de la poésie. Pourquoi pas ? Le Général n’est même pas encore tellement malade. À quoi bon se suicider si tôt ? Redman quitte finalement la ville, en plein centre-ville.

Des mois plus tard, on retrouve Harold, qui se fait désormais appeler Hawk, en train de sauver la vie d’un autre homme sur le point de tomber dans une fausse d’infectés. Il est désormais un des hommes vus en début d’épisode et il a pour pote un cinglé qui collectionne les DVDs en attendant de pouvoir rouvrir son cinéma. Bien sûr. Le pire ? On l’entend en voix off en train d’écrire sur une machine à écrire en fin d’épisode, et il croise lui aussi la route d’un étrange cauchemar avec un loup qui hurle et un spot de lumière braqué sur lui… Et moi, tout ce que je pensais, c’était… Mon dieu, on dirait presque du Riverdale. On lui tend finalement une drôle de pilule, un brin électrique parce qu’on n’est pas dans Matrix, et… Il se réveille. L’épisode n’est toutefois toujours pas terminé.

Avant ça, il faut en effet qu’on nous révèle qu’Harold vit désormais dans une communauté qui se reconstruit entre survivants. Là, il croise Fran, enceinte de… Redman. Et Harold a évidemment pour plan ultime de les tuer. Pitié. Je suis sûr que ça rend bien en roman, pourquoi c’est si mauvais à l’écran ?

La fin d’épisode révèle un flashback sur Campion, le soldat par qui l’épidémie a commencé. Il était dans une base militaire, évidemment, et il a vite compris que les choses dérapaient dans le labo de la base.. S’il engendre lui-même le protocole de confinement, il décide finalement de s’échapper quand il pense à sa femme. Il peut le faire grâce à quelqu’un de bien mystérieux qui a une chaussure capable d’arrêter une porte en métal. Ce faisant, il est celui qui tue sa femme et son gosse, tout de même, mais en s’échappant, il croise sur la route l’homme qui l’a sauvé. Il ne le prend pas en stop… mais l’homme est tout de même en train de lui sourire sur la banquette arrière dans le rétroviseur quelques instants plus tard.

Humph. Je ne comprends rien au cliffhanger, mais l’homme étant joué par Alexander Skarsgard, ça donne enfin une raison de revenir. Il aurait fallu commencer par là. En fait, la chronologie est pétée et pas exceptionnelle, et tout cet épisode sur le début de l’épidémie laisse largement de marbre.

> Saison 1