La Légende de Korra : Turf Wars/Ruins of the Empire

Salut les sériephiles – et les lecteurs,

J’essaie vraiment de publier plus tôt mes articles, promis, mais voilà, Ludo faisait un live, je suis allé squatter un temps les commentaires pour remplir un peu ma liste d’envies. Noël approche, il vous le dirait ! Et dans tout ça, je mets encore de côté mon challenge lecture du Mois de la BD ce soir, c’est malin.

Voir aussi : Le mois de la BD 2021

J’ai commencé sur un tout petit rythme cette semaine, parce que c’est quand même la rentrée, mais j’avance dans ma PAL malgré tout. J’ai ainsi pris le temps de lire les six gros tomes de La Légende de Korra, dont je vais parler dans cet article, avant d’enchaîner sur des numéros de vingt pages qui me paraissent beaucoup trop courts en comparaison. Pff, ça fait moins de points. Bref, parlons de Korra !

the legend of korra korra bending gif - Google Search

Voir aussi : Saison 1 | Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Turf Wars

Les vacances de Korra et Asami sont chouettes, mais au retour, la Cité de la République a bien besoin d’elles : le nouveau portail vers le monde des esprits avive bien des tensions et des conflits.

Amazon.fr - The Legend of Korra: Turf Wars Library Edition - DiMartino, Michael Dante, Konietzko, Bryan, Fish, Veronica, Koh, Irene - LivresNous sommes vraiment dans la continuité de l’animé avec ces premiers tomes, puisque nous reprenons littéralement sur la fin de la série avec la suite immédiate de la dernière scène. Je ne m’y attendais pas, c’était vraiment une excellente surprise de commencer par des moments de joie pour Korra. C’est rare de la voir sourire !

J’étais bien heureux de revenir dans l’univers de l’animé par le biais du comic, parce qu’on sent tout de suite qu’ils n’ont plus la chaîne sur le dos et qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Je spoile un peu, attention, mais disons que dès les premières pages, on voit ENFIN Korra et Asami finir en couple et profiter de leurs vacances dans le monde des esprits. C’était exactement ce que je voulais après la frustration du final.

Contrairement aux autres séries continuant en comics que je lis, celle-ci a l’avantage d’être à l’origine un dessin-animé : pas de problème à reconnaître les personnages, comme ça ! Les dessins restent fidèles à la série, pas de souci à se faire. Du côté de l’histoire ?

Je n’ai pas été super fan de l’intrigue « guerre des quartiers » et j’ai trouvé un peu schématique la politique de ces trois numéros par rapport à ce que pouvait proposer une saison complète, mais c’est logique puisque c’est bien plus court… Seulement voilà, c’est vraiment conçu comme une saison complète, avec un arc pour chaque perso et une intrigue générale.

The Legend of Korra: Turf Wars Part Three : DiMartino, Michael Dante, Koh, Irene, Ng, Killian: Amazon.fr: LivresCela force l’histoire à prendre des raccourcis et ça m’a souvent déconnecté de ce qu’il passait – ça et le même humour si particulier que l’on hérite d’Avatar. Il faudra peut-être que j’en lise les comics un jour, d’ailleurs, mais en attendant, le fétichisme des pieds d’un perso, c’était chelou. Vous comprendrez en lisant, ne vous inquiétez pas.

Bon, tout de même, il y a des instants sympathiques au détour des pages, notamment quand il est question de voir l’évolution de certains personnages – Zhu Li, en tête, évidemment.

En revanche, on sent que la troisième partie est là pour conclure la série si jamais il ne devait pas y avoir de suite, et c’est dommage de s’arrêter là pour certains personnages – et notamment pour les maîtres de l’air. Bolin m’a fait rire, cependant, et ça, c’était vraiment cool à lire !

Ruins of the Empire

Kuvira se rend, mais l’empire n’a pas dit son dernier mot et compte bien s’immiscer dans l’organisation des élections.

The Legend of Korra: Ruins of the Empire Part One : DiMartino, Michael Dante, Konietzko, Bryan, Wong, Michelle, Ng, Killian: Amazon.fr: LivresAvec cette trilogie de numéros, je trouve que la série trouve son rythme en tant que comics, même si là aussi, j’aurais aimé avoir une saison complète. Il y avait de quoi rendre l’histoire au moins deux fois plus longue, et à nouveau, on sent que l’histoire est abrégée par quelques raccourcis – notamment en ce qui concerne Kuvira, quand même. C’est le point avec lequel j’ai eu le plus de mal à accrocher… mais elle est l’un des personnages centraux les plus intéressants de cette nouvelle histoire. Elle et le roi, aussi ; avec un humour bien à lui et un développement étonnamment réussi par rapport à d’habitude où je le trouvais insupportable.

Contrairement à Turf Wars, j’ai enchaîné très rapidement ma lecture des trois tomes, parce que j’étais vraiment dedans. L’histoire est à nouveau assez classique, avec des élections menacées par un nouveau méchant, mais c’est sans surprise : on retrouve les thématiques de la série adaptées en comics. La politique de la Cité de la République devenait terne maintenant que Zhu Li est présidente, mais les bons choix sont faits pour la rendre intéressante à nouveau avec une Zhu Li qui s’émancipe davantage du groupe de Korra. Ce sera passionnant s’il y a une suite !Amazon.fr - The Legend of Korra: Ruins of the Empire Part Three - DiMartino, Michael Dante, Wong, Michelle, Ng, Killian - Livres

La solution finale est un peu trop abusée, en revanche : je trouve ça bien trop simple de reporter indéfiniment le problème – et bien trop simple aussi pour une potentielle suite où ça continue d’être la merde. J’espère quand même qu’il y aura une suite, parce que si certaines intrigues sont vraiment sur une jolie conclusion à présent (j’adore l’équilibre trouvé pour Asami/Korra qui ont au moins un moment de couple par comic), d’autres ont vraiment besoin d’une attention particulière des scénaristes (Bolin, ça passe ; Mako ou les maîtres de l’air, par contre…).

Il était sympa de retrouver encore les personnages d’Avatar au détour des pages et j’aime le fait que les pouvoirs d’avatar ne soient plus vraiment une pièce maîtresse du puzzle, mais un outil de plus dans les batailles géopolitiques. Bref, c’était bien mieux, même si la lobotomie et la rédemption, c’est vraiment trop simple et trop revu comme intrigue !

Pour le challenge :
Je marque plein de points avec toutes ces BDs, grâce à beaucoup de scènes LGBT et de couple, grâce à des numéros de 80 pages, des cartes géographiques sur les murs et des personnages qui lisent. Principalement. C’est aussi un brin écolo… et il y a tellement d’actions répréhensibles que j’ai fini par arrêter de les compter. Vraiment. Me voilà donc à un joli +40 points pour ces dix premiers jours de challenge. Pas si mal.

What if…? – S01E05

Épisode 5 – What if… Zombies !? – 14/20
La série est une fois de plus très sympa à suivre avec ce nouvel épisode, mais je reste sur ma faim du point de vue de la continuité avec le format de l’anthologie. Le rythme est toujours aussi vif, ce qui fait qu’il est compliqué d’envisager toutes les ramifications de la question posée. Quant au genre auquel l’épisode s’attaque… Pourquoi pas, mais je suis sceptique sur l’enchaînement de clichés que ça provoquait. Heureusement que l’écriture reste incroyable.

Spoilers

Petit papa Hulk descend du ciel mais les cadeaux par milliers sont déjà sur la planète

Don’t eat me ! Don’t eat me !

Time, space, reality… C’est reparti pour un épisode de cette série que j’aime toujours autant. L’air de rien, je me rends compte que nous approchons progressivement de la fin de saison et je me demande vraiment vers quoi la série se dirigera. Il est très clair désormais qu’il y a une histoire plus large qui se dessine à l’échelle de la saison. Et puis, chaque épisode se dirige l’air de rien vers la destruction d’un univers, non ?

C’est déjà le cas au départ de cet épisode, puisque nous suivons Hulk tombant sur Terre pour avertir de l’arrivée prochaine de Thanos sur la planète. Au moins, on sait à peu près quand commence l’épisode… mais le monde est déjà envahi par les zombies. En effet, alors que les sbires de Thanos s’attaquent à un Bruce dépité de se rendre compte que Hulk ne veut pas pointer le bout de son nez, Tony débarque avec juste ce qu’il faut de musique des Avengers pour qu’on kiffe tout ce qui se déroule. Cela dit, ça tourne bizarrement ensuite, avec des bruits de zombies et une musique qui s’éclate bien à virer vers le film d’horreur.

La surprise serait totale si l’épisode avait eu un autre titre et si la promo n’avait pas été largement faite autour de cet épisode. Là, c’est un peu sans surprise que l’on découvre que Tony est un zombie. On comprend le message : Iron Man est mort, il faut qu’on se fasse une raison.

Et Bruce aussi. Il est sauvé des sbires de Thanos par les zombies, puis par la cape de Dr Strange qui ne risquait pas de devenir zombie. Surtout, ce qu’on comprend très vite, ce sont que les zombies maîtrisent toujours la maîtrise ou l’armure de Tony. Beaucoup de zombies donc, mais des zombies avec les pouvoirs de nos Avengers. Oups.

Par chance pour Hulk qui est sur le point d’y passer, des mouches noires débarquent en masse pour le sauver et bouffer les zombies jusqu’à ce qu’ils se désintègrent. Les mouches ? Elles sont dirigées bien sûr par la guêpe qui est chargée de faire le ménage afin de laisser le champ libre à Spiderman. L’araignée débarque alors pour sauver Bruce et l’emmener loin du lieu de bataille. Dans le ciel, le Watcher regarde tout ça pour nous expliquer ce qui a dérapé – et on voit sa bouche bouger, ça change. Il nous parle directement, et ça donne l’impression qu’il pourrait vraiment intervenir.

Les zombies dans le MCU ? Oui, il y a une explication à peu près logique à leur arrivée : c’est dans le royaume quantique que ça se passe, parce que la femme perdue pendant des années par le père d’Hope se choppe un virus mortel et la transformant en zombie dans le royaume quantique. Du coup, forcément quand ils reviennent dans le présent auprès d’Hope, ben…

La pauvre retrouve ses parents, mais ils sont morts. Et elle sent bien que c’est la merde, alors elle se barre super vite sous sa forme nano. Ant-man se fait tuer par contre, car il est moins réactif qu’elle quand il voit ses beaux-parents en zombies. C’est triste, et ça fait que les États-Unis, puis le reste du monde, ne fait pas du tout face à l’invasion de zombies aussi bien que dans les films.

Dans cet univers, pour lutter contre les zombies, on fait appel aux Avengers… qui sont tous bouffés en deux temps trois mouvements, à défaut de connaître les règles de survie pour s’en sortir. Les héros sont donc infectés – pauvre Captain America contaminé par Ant-Man, et c’est foutu pour l’humanité. Ou presque. Il nous reste Spiderman pour nous expliquer les règles dans un tuto vidéo digne de Zombieland. Et digne de faire péter un câble aux fans qui vont regretter que ce ne soit pas une série en live-action : Bucky est ainsi surpris sous la douche.

Sharon et Happy sont là aussi, et ça fait plaisir de les retrouver. De retour loin de cette vidéo que Peter montrait à Bruce, la générale Okoye se présente pour accueillir Bruce à la base de ces Avengers résistant aux zombies. La base ? Elle est dans les airs, entourée de toiles d’araignées, cela tombe bien. Les mouches ne peuvent pas passer, j’imagine. Par contre, la fin d’épisode me paraît assez prévisible : ils vont forcément se faire bouffer, non ? Je veux dire le coup de la mouche dans le cou de Captain America, c’est bien la preuve que l’humanité court à sa perte.

Concrètement, cet épisode nous présente Civil War avec des héros différents et une absence d’arguments autres que « on veut te bouffer ». Après, j’ai pas mal ri de la vidéo tuto de Peter indiquant qu’il faut porter des manches longues, suivie de nombreux personnages avec des bras découverts. L’épisode est plutôt sympathique, jouant parfois sur les codes de l’horreur dans la mise en scène ou la musique, avec toujours Peter pour les souligner, mais le plan m’a paru un peu faiblard.

Et même côté horreur, on a connu mieux. Je veux dire quand Happy se fait tirer par une chaîne, on est à fond dans le film d’horreur, quoi, mais je n’ai pas eu peur pour autant. C’est peut-être parce que l’on sait qu’on n’est là que pour un épisode. Sharon comprend alors qu’ils sont attaqués par des ennemis bien familiers : Hawkeye zombifie Happy avant de s’en prendre à Sharon. Au passage, cette dernière est forcée de tuer Happy définitivement, ce qui lui permet de récupérer son arme.

De son côté, Okoye nous tue Falcon devant un Bucky qui n’en a rien à foutre alors que la cape nous sauve Peter de justesse. La guêpe est toujours aussi efficace, elle aussi, et ça permet à nos héros de tous monter à bord du train qu’ils souhaitaient utiliser. Peter monte en dernier, en passant par une fenêtre comme il peut, le pauvre, et on découvre alors qu’il est… en couple avec la Guêpe ? Il y a clairement de la dragouille entre eux, en tout cas.

Pas le temps de s’y intéresser plus que ça, voilà Bucky qui doit s’occuper du cas de Steve Rogers. Captain America le zombie débarque en effet dans le train pour être mis à mal et découpé en deux par son ancien meilleur ami, récupérant au passage le fameux bouclier. Par contre, c’est loin de se passer bien pour tout le monde : Hope est ainsi blessée par Sharon au passage, alors que Sharon, avant d’être explosée par Hope, est transformée à son tour en zombie par Steve. Allons savoir comment elle a pu blesser Hope, franchement.

Il y avait besoin de blesser Hope pour en faire un centre de motivation pour les autres personnages et un vecteur d’émotions à transmettre. À ce propos, l’acteur qui double Spiderman fait un boulot super pour imiter Tom Holland, je trouve. Et une fois de plus, les scénaristes n’épargnent pas Peter : il a perdu tout le monde dans cette réalité aussi, y compris Happy. Cela ne l’empêche pas de garder l’espoir – et de garder Hope, d’ailleurs.

Infectée, celle-ci décide de se sacrifier pour que ses amis puissent accéder à la base où ils espèrent obtenir réponses et remède. C’est ambitieux. Voilà donc un autre moment émotion qui commence, avec Hope qui regrette d’avoir provoqué une invasion zombies juste parce qu’elle voulait retrouver sa mère.

Bon, géante, elle n’aurait qu’à redevenir petite plutôt que de s’effondrer comme elle le fait quand elle permet à ses amis de traverser une horde de zombies, mais admettons. Au moins, elle donne de la bouffe à tout le monde chez les zombies, tout en demandant à Peter de sourire pour elle. Et puis, ça donne un sacré rôle à la Guêpe, hein.

Dans la nouvelle base où nos héros – j’ai parfois eu du mal à discerner qui était qui, c’est gênant – arrivent, il est surprenant que les zombies se tiennent à distance tout naturellement. Vision débarque alors, et c’est assez logique qu’il soit pépère en apocalypse zombies : c’est un robot après tout. Et il a la Pierre d’Esprit pour éloigner les zombies. Mieux encore, il a eu le temps de bosser pour trouver un remède. Scott Lang décapité peut ainsi parler ???

Ce n’est plus un remède au virus zombies, là, c’est une avancée technologique digne des Tortues Ninja ! L’abus est total, mais c’est marrant à voir car les jeux de mots fonctionnent tous super bien. Et puis, ça donne une solution pour sauver le monde… Tout ça reste toutefois théorique car nos héros manquent d’une technologie suffisante – à moins d’arriver à retourner au Wakanda.

Pour cela, Bucky part alors avec le bouclier de Steve à la recherche d’un véhicule. Seul ? Pourquoi seul ? Comme dans tous les films de zombies, les héros se séparent et ça semble être une mauvaise idée, surtout que comme dans tous les films de zombies cette solution miraculeuse est en fait un piège du gentil qu’on vient de nous présenter.

Il faut être bien naïf pour faire confiance à Vision si aveuglément. Heureusement, T’Challa amputé est là pour prévenir Bucky de faire attention à Vision… Il veut simplement… oh boy. Il veut nourrir Wanda, zombifiée, en lui donnant de la chair fraîche régulièrement afin de contenir sa colère. Et le pire, c’est que c’est probablement une bonne idée.

Contrairement à Hank, Wanda résiste au traitement pour être sauvée alors Vision n’a d’autres choix que de donner des bouts de survivants à Wanda – et c’est ainsi que T’Challa perd une jambe. Okoye retrouve son roi et découvre ce que Vision à fait de lui, alors elle essaie de s’énerver contre lui, mais c’est une très mauvaise idée : quand elle souhaite le frapper, elle ne fait que réveiller Wanda. C’est plus qu’une très mauvaise idée, c’est la pire idée du monde. Wanda n’a pas mangé depuis quelques jours et elle est un ennemie bien trop puissante pour les quelques personnages encore en vie.

Ils ne peuvent que prendre la fuite pour échapper à la furie de Wanda. Okoye se fait tout de même choper par Wanda au moment où tout le monde s’échappe, grâce à l’aide de Vision, changeant finalement d’avis. Il ne parvient pas à tuer Wanda ? Pas grave. Il ne veut pas vivre sans elle, mais il peut encore se suicider. Et ça, ça réveille tous les zombies autour de lui tout en énervant encore plus Wanda. Heureusement, nos mini-Avengers peuvent récupérer la pierre d’Esprit et Wanda a la mauvaise idée de s’attaquer à Hulk en premier – inutile de vous dire que Hulk n’a pas du tout envie d’être le quatre heures de la sorcière rouge.

Cela ne peut suffire à la maintenir à distance éternellement. Bruce prend la décision de se sacrifier pour ses amis : il laisse leadership à Peter et compte vraiment sur Hulk pour se réveiller à temps lorsqu’il s’échappe dans la horde de zombies devant le hangar du jet privé que nos héros souhaitent prendre. Hulk reprend ainsi son combat contre Wanda alors que dans l’avion, tout le monde s’active pour partir au plus vite au Wakanda et sauver la planète de son infection zombie.

Hope tente alors de les arrêter, mais un petit propulseur de l’avion suffit finalement à lui échapper. Une pensée pour le zombie balancé contre l’avion… D’ailleurs, elle vise sacrément bien. Finalement, il nous reste donc dans le jet Peter, T’Challa et une tête coupée portant une cape ? Cela fait peu de monde pour sauver le monde, et la philosophie du roi du Wakanda n’est pas trop utile pour cela.

L’épisode se terminerait bien là… mais non, la note d’espoir ne peut être la manière dont l’épisode s’achève. Avant ça, il nous fallait la révélation que Thanos est bien arrivé sur Terre. Hulk avait légèrement oublié son message, apparemment, et Thanos a beau être armé des cinq gemmes d’infinité, il est tout de même un zombie. Aïe, encore un univers détruit. Clairement, le Watcher ne peut être une entité uniquement bienveillante s’il ne nous présente que des histoires de destruction de l’univers.

Résultats Bingo Séries #53

Salut les sériephiles,

Encore un échec pour une publication pas trop tardive, encore un échec dans le visionnage de séries. J’y croyais vraiment, et puis j’ai oublié mes clés au collège – en ayant fini trop tard pour qu’il soit simple de vérifier si elles y étaient vraiment. Verdict ? Elles n’y étaient pas, ni là, ni dans le bus. Ni à la gare. Finalement, elles étaient à la gare, mais genre, deux minutes après mon deuxième passage à 20h15. Heureusement, la guichetière finissait à 20h30 et avait la même destination finale que moi. BREF. J’ai récupéré mes clés, parce que très clairement le pickpocket qui me les avait prises ne savait pas quoi en faire.

C’est passionnant comme histoire, je sais bien, mais vous n’êtes pas là pour ça. Laissez-moi me justifier, ça me fait plaisir. En plus, ça fait un truc réussi dans cet article – l’histoire d’un presque fail qui ne l’est pas. Tout l’inverse de mes résultats au Bingo Séries des derniers mois, donc. Bim :

Eté (2/4)

Quelle catastrophe ! Je suis sûr d’avoir loupé des choses, notamment concernant l’eau sur le visage. Le coup de soleil, je ne l’ai pas vu ; le reste, je l’ai eu dans Plus Belle la vie, encore une fois. La série m’a apporté la majorité des points de ce bingo avant que je ne l’oublie honteusement dans un coin – les vacances, la rentrée, et hop, facile d’oublier sa propre création.

Je-ne-sais-plus-le-nom-de-ce-thème-et-j’ai-pas-le-temps-il-est-bientôt-minuit (3/4)

Je n’ai pas vu grand-chose, mais j’ai vu un certain nombre de PDG d’entreprises familiales dans mes visionnages. Le plus marquant, c’est probablement Hiram Lodge. Côté révélations familiales, c’est un peu la même chose, mais Lucifer est clairement la série la plus drôle à en parler avec Linda qui est ravie de rencontrer sa nouvelle famille. Quant au recast d’un personnage, c’était très simple avec Plus Belle la Vie à nouveau.

Chansons américaines (4/4)

Un thème que je trouvais facile – et qui l’a été de manière parfois magistrale, d’ailleurs, notamment avec Riverdale qui cite une chanson de Coyote Ugly. La série est clairement celle qui m’a donné la possibilité de tout valider dans ce thème, même si j’ai aussi utilisé un très sympathique Let it go dans The Outpost. C’est toujours bien d’avoir une nouvelle raison d’avoir cette chanson en tête, non ?

Thérapie (4/4)

J’ai attendu ce thème pendant des mois, et j’ai bien cru que je n’allais pas réussir à en faire quelque chose de bien. Finalement, ça va, ça s’est bien passé – mais j’oubliais tellement le Bingo que j’ai failli finir sans psychologue. À nouveau, Riverdale et Plus Belle la Vie m’ont offert l’ensemble des points dont j’avais besoin – je veux dire, je ne m’attendais pas à entendre parler de phytothérapie ce mois-ci, mais ça collait vachement bien au point 16 tout de même.

Action (2/4)

Les vacances me manquent presque, mais il y fait tout aussi chaud alors je serais foutu d’être encore en maillot de bain pour regarder mes séries franchement. Allez, j’ai validé pendant une bonne semaine d’épisodes, mais disons que c’était avec In the Dark pour changer. Ensuite, j’ai écrit un article sur une playlist dimanche, histoire de… mais j’ai saboté mon propre article en oubliant mes règles (heureusement, j’avais mis plus de cinq chansons) et je n’ai même pas cité une série feel good. C’était honteux.

Côté bonus, j’ai juste vu deux chiens pour la journée du chien ; mais ça ne me rapporte qu’un point même si c’était dans deux séries différentes. Bref, mon 15/20 se transforme en un 16/20 beaucoup trop généreux quand on se souvient que j’ai passé plus de la moitié du mois à ne pas penser à la grille. Je m’attendais à être 13… ce n’est pas mal finalement ce résultat. Et je vous donne rendez-vous dans un mois pour réécrire exactement la même chose, car ça devient mensuel de penser que je suis en plein échec – et finalement non.

Allez, bonne nuit à tous !

En ce moment au ciné (#34)

Salut les cinéphiles,

Salut les cinéphiles,

Pensez-vous que j’arriverai un jour à poster mes articles à heure raisonnable sur l’ensemble d’une semaine ? Vraiment, ça n’en prend pas le chemin. Ce n’est pas de ma faute, un orage m’a empêché de rentrer tôt chez moi. Bon, le problème est peut-être plus complexe que ça, mais qu’importe, on est là pour parler cinéma, avec un concept un tantinet différent : parler de films actuellement au cinéma !

Supernova

Supernova - film 2020 - AlloCinéLe film sort aujourd’hui en salle et il vaut le détour en salle pour sa photographie sublime. L’histoire : un homme a une maladie qui lui fait oublier peu à peu qui il est. Il part en vacances avec son mari.

Le synopsis en dit presque trop, la bande-annonce, c’est encore pire. Ce n’est pas un film d’action, c’est très contemplatif de cette belle relation amoureuse entre les deux hommes. Le film ne révolutionne rien dans son histoire, probablement déjà vu avec un couple hétéro… mais c’est rafraîchissant de voir deux hommes dans ces rôles.

Les deux acteurs sont géniaux et le film est vraiment beau, à la fois visuellement et dans son message. Je ne suis pas bien fan des choix de certains personnages, mais on peut les entendre. Tout ça n’est qu’une histoire d’acceptation d’une nouvelle difficile, et ça marche, grâce à la force de l’amour présenté, celui d’un vieux couple largement accepté de tous.

Une histoire qui est là pour faire pleurer, donc, alors que j’ai un cœur de pierre.

Voir aussi : Ma critique de Shang-Chi

American Nightmare 5/The Forever Purge

Film The Forever Purge - CinemanLes critiques n’ont pas été tendres avec ce qui était vendu comme le dernier film de la saga (mais peut-être pas finalement d’après le réalisateur) alors je l’ai boudé en salle… et je le regrette ! Le concept de base reste le même : nous sommes aux États-Unis et il y a une nuit de purge annuelle où tous les crimes (ou presque) sont permis. Y compris le meurtre.

Si le film reste assez convenu et un tantinet longuet à mettre en place ses personnages, j’ai aimé le développement proposé pour le concept. Je n’en étais pas au courant comme je ne regarde pas les trailers (ni les affiches apparemment – et tant mieux, le côté western, bof) et ça marche parfaitement avec le reste de la saga, ainsi qu’avec la série.

En fait, le message politique est ici très clair et poussé à son extrême. Peut-être que c’est cette extrémité qui ne plaît pas, mais c’était tellement raccord avec le reste que ça marchait.

On est toutefois loin du premier dans les ébauches de réflexion proposée et les quelques jumpscares sont efficaces sans être révolutionnaires. Bref, un bon film qui devrait plaire aux amateurs de la saga, sans plus. Je n’avais pas besoin de plus, ça tombe bien.

Don’t breathe 2

Don't Breathe 2 - film 2021 - AlloCinéLe film se centre à nouveau sur le personnage de l’aveugle ex-combattant de l’armée, qui agit toujours comme un surhomme – mais n’entend plus aussi bien qu’avant apparemment ?

Y avait-il vraiment besoin d’un deuxième volet ? Certainement pas ! C’est là aussi assez long à mettre en place, totalement poussif dans les révélations du scénario et j’espère vraiment échapper à un 3 avec cette fin… mais je n’en suis même pas sûr avec cette scène mi-générique.

Et pourtant, les scènes d’action fonctionnent. Le concept est toujours super et les scénaristes en profitent bien pour quelques scènes marquantes (la glue principalement). Les acteurs s’en tirent plutôt très bien aussi pour ce genre de films avec un scénario si peu crédible et si léger.

Pas nécessaire de le voir, donc, mais pas entièrement désagréable. Ça se regarde, parfaitement indépendamment du premier. Je l’avais pas mal oublié d’ailleurs, et ça m’a fait me poser énormément de questions au début du film… Mais c’était volontaire de la part des scénaristes et m’en souvenir n’aurait rien changé.

Free Guy

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/sheet_media/movie/7_3464313.jpgJe suis partagé : j’ai passé un excellent moment devant et j’ai beaucoup ri car j’adhère à l’humour du film. En revanche, le fond est problématique car j’ai l’impression que les personnages sortent des années 90 malgré les sujets très 2021 friendly. Et non, je ne parle pas que du look…

C’est un bon film se centrant sur un figurant de jeu vidéo qui tombe amoureux d’une joueuse à cause d’un algorithme donnant vie aux intelligences artificielles. Le film est très sympa, avec des effets spéciaux réussis et un humour bien dosé, mais les personnages pfiou, c’était compliqué. Et le scénario ne casse pas trois pattes à un canard non plus.

Le gros plus ? La musique et les références, ça faisait penser par moments à Ready Player One. En positif. Genre, c’était un mix de ça, de Truman Show et de Boss Level, dont j’ai oublié de parler sur le blog pour l’instant (mais ça viendra !).

Et bien sûr que je suis fanatique au point d’avoir eu des frissons en entendant trois notes de musique inattendues et un caméo dont je ne savais rien. De bons moments, de bons acteurs, mais un scénario qui mérite plus de développements, surtout en 2021 car bonjour la lourdeur !!

Voilà, c’est tout pour moi aujourd’hui, bonne nuit !