9-1-1 – S03E01

Épisode 1 – Kids Today – 19/20
La série a soigné son retour et l’a réussi, peut-être même davantage que l’an dernier. C’est un épisode qui va comme toujours à toute vitesse, mais prend le temps en 43 minutes de caser plusieurs interventions bien gérées par nos héros et d’ajouter tout un tas d’éléments concernant leurs vies personnelles. Cela fait plaisir de retrouver tout ce petit monde et d’observer les diverses conséquences de la saison 2 avant de plonger une bonne fois pour toute dans la saison la semaine prochaine – eh, le jeu de mots est totalement voulu, hein.

> Saison 3


Spoilers

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No, sir, it looks like you have a flesh-eating STD. Don’t thank me.

Certes, j’ai fini la saison il y a peu, mais j’avais oublié à quel point elle allait vite. Dès la première scène, on est immédiatement replongé dans l’ambiance dramatique et addictive de la série avec une course poursuite policière improbable entre Athena et un jeune de 15 ans, Tony, qui a volé la voiture de luxe de son père pour se la péter et qui s’est rendu compte qu’il avait perdu le contrôle.

Ainsi donc, la voiture accélère toute seule comme on l’a tous vu passer dans les infos un jour ou l’autre. Il fallait bien qu’ils mettent ça un jour ou l’autre dans leurs intrigues, et ça n’a pas raté, avec une bonne introduction de huit minutes qui nous permet de revoir tout le monde dans le feu de l’action. Evidemment, Tony se retrouve au téléphone avec Maddie qui a la bonne idée de le mettre en contact avec son père pour expliquer que ce n’est pas si grave de détruire une partie de la voiture.

Les pompiers, eux, suivent une idée d’Athena pour arrêter la voiture en faisant en sorte que Tony leur rentre dedans afin de ralentir la voiture, rien que ça. On se rend rapidement compte toutefois qu’il manque Buck à l’appel, et pour cause, il est encore en arrêt après son accident de la fin de saison dernière.

Tout ceci est vite oublié : on le retrouve dans un test qui détermine qu’il est prêt à reprendre du service. Et aussitôt, on enchaîne avec une fête de retour organisé par Athena et Bobby, avec l’ensemble du casting. C’est du rapide, mais ça permet à tout le monde d’être réintroduit comme il se doit : on a donc un couple marié, Hen et sa femme vont avoir un enfant grâce à un donneur de sperme, Chimney et Maddie heureux en amour, Ed et son fils qui se sont remis de la mort de la mère, Buck qui continue de tousser un peu trop et inquiète tout le monde.

Il faut dire qu’il crache du sang à cause de caillots. Eh oui, c’est bien beau de se défoncer pour reprendre le boulot, mais ce n’est pas très prudent de négliger sa santé pour ça au passage. Le pauvre. Il a ignoré plusieurs symptômes pour reprendre plus vite, mais c’est un bel échec, et ça énerve sa sœur. En revanche, Athena et Bobby sont contents de ne pas avoir fait de réception de mariage, et je les comprends, parce que ça craint tout ce qui leur arrive à chaque fois dans leurs vies, qu’ils soient réunis ou non !

Bon, Buck finit avec des bas de contentions et pendant ce temps, ses collègues se retrouvent à gérer des MST dans une maison de retraite où tout le monde prend beaucoup de plaisir. C’est tout l’inverse de ce qu’il se passe pour Buck : il est loin d’avoir du plaisir quand il apprend que, finalement, il ne peut pas reprendre le boulot aussi vite que prévu. Il se retrouve consigné derrière un bureau parce qu’il a encore trop de souci de santé qui le guettent. C’est triste !

Cela dit, moi, je suis content. Buck est légèrement l’un de mes personnages préférés dans cette série (avec Maddie et Hen) et il était temps qu’une intrigue lui soit accordée parce que l’an dernier, il n’a pas eu le temps de grand-chose au milieu des histoires des autres. Après, c’est dommage que pour lui donner une intrigue, les scénaristes ne trouvent rien de mieux à faire que de le faire démissionner !

Oui, oui, il démissionne et se retrouve à regarder plein d’émissions à la télévision, alors que tout le monde s’inquiète pour lui, ses collègues comme sa sœur. Bon, cette dernière a de quoi s’occuper l’esprit avec son boulot cela dit : elle enchaîne une conversation sur son frère avec son collègue pendant la pause avec un appel de l’angoisse. En effet, elle se retrouve à parler avec une femme blessée au ventre qu’elle ne peut pas localiser et dont elle apprend par le mari qu’elle est enceinte.

Alors qu’elle passe le reste de sa journée à retracer celle de Jill, la femme blessée, Athena arrête une femme qui grille un stop et a du sang sur les mains, puis les jambes. Elle a bien sûr un jeune bébé dans sa voiture, de moins d’une heure, et rapidement le lien est fait avec Jill.

Voilà de quoi occuper Maddie, Athena et les pompiers, qui finissent par retrouver le coffre de voiture dans lequel est enfermé Jill. Contre toute attente et logique, Jill est encore en vie et Athena, Bobby et Maddie viennent la voir à l’hôpital. Oh, et de manière peu originale, je tiens à souligner qu’une fois de plus le comportement d’Athena avec la folle qui a agressé Jill est plus que limite, parce qu’à part la braquer, elle ne fait pas grand-chose. Et la braquer, ce n’est pas une bonne chose pour avoir des infos franchement.

En conclusion d’épisode, on note que Chimney et Maddie se mettent à parler enfant, et c’est plutôt drôle parce qu’ils ne savent ce qu’ils veulent faire et qu’ils sont les derniers à ne pas avoir d’enfant – avec Buck, bien sûr. Ce dernier est réveillé par Ed qui a besoin de lui pour jouer les babysitters. C’est un plan foireux pour forcer Buck à arrêter de se sentir misérable en voyant que le petit a une force de dingue malgré sa vie de merde.

C’est une chouette idée, qui nous permet de les voir aller à la fête foraine pour nous faire un charmant cliffhanger. Avant ça, on voit Buck s’occuper comme un as de Christopher et regretter de ne plus être pompier quand quelqu’un fait un malaise dans la fête foraine. C’est gros, cette poisse qu’ils ont. Même moi je n’assiste pas à autant d’accidents et problèmes qu’eux, alors que purée, j’en assiste à un paquet. C’est en tout cas top de voir Christopher être celui qui réussit à consoler Buck et, comme à son habitude (depuis l’an dernier), ce premier épisode se termine sur un cliffhanger qu’on a tous vu venir à des kilomètres puisque toute la promo de la saison était basée sur l’épisode de la semaine prochaine : un tsunami s’apprête à frapper Los Angeles. Et Buck et Chris sont parmi les premiers témoins à voir l’eau se retirer… Hâte de découvrir ça la semaine prochaine !

En attendant, comme d’hab, il faut que je souligne les excellents choix de musique accompagnant les scènes de cet épisode !

> Saison 3

Les désavantages à regarder des séries

Salut les sériephiles !

Je vous en parlais hier et pourquoi attendre quand une bonne idée m’est offerte ? Parmi les recherches menant au blog la semaine dernière, j’ai déniché un petit « Les désavantages à regarder des séries ». Y en a-t-il vraiment ? Allez, ça méritait de se poser la question, alors que j’en regarde plus de cinquante chaque année et que j’adore ça ! C’est un peu fou de se lancer dans un tel article, mais oui, parfaitement, il faut savoir se remettre en question parfois !

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Quand je regarde en juin la fin d’une saison commencée en septembre.

1) On se sent en retard dès que la bise fut venue.

C’est un tweet posté par Tequi hier qui m’y fait penser en premier, mais oui, il est clair que dès que la dernière semaine de septembre commence, tous les sériephiles se retrouvent d’un coup en retard dans leur vie. Ben oui, avec deux à cinq épisodes inédits par jour, il n’est pas toujours évident de rester à jour ! Et ça, c’est un sacré désavantage : on a toujours un truc à voir et une bonne raison de mettre de côté la vie sociale. Après, vous me direz que certains voient ça comme une bénédiction et vous n’aurez sûrement pas tort… mais bon, ce n’est pas mon cas. Je passe donc mon temps à faire et défaire des plannings pour avoir le temps de tout faire ; et dans l’ensemble, ça ne se passe pas trop mal, même si je prends du retard parfois impossible à rattraper dans certaines séries.

2) On devient facilement cardiaque !

Chaque matin, c’est le même stress qui recommence : les réseaux sociaux deviennent épineux et dangereux, parce que la peur du spoiler, c’est quelque chose qu’une grande partie d’entre nous connaît. L’autre partie aime ça ou n’est en tout cas pas dérangé par eux… Résultat de recherche d'images pour "cristina tv show"Chacun ses folies, mais c’est je crois la pire chose qui m’arrive en tant que sériephile, donc je le classe dans cet article sans la moindre hésitation et je reste dans le déni de tous les autres – d’où le gif de Cristina ci-contre. Tiens, d’ailleurs, les notifications d’alerte de Google, ça craint beaucoup aussi quand ils s’y mettent et nous en sortent avec des titres révélant tout ce qu’il s’est passé durant la nuit aux États-Unis. Tss.

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3) Il paraît que ce n’est pas bon pour la mémoire.

Rester trop longtemps inactif devant sa télévision, ce n’est pas bon pour la santé, on le sait tous. Le manque d’activité sportive, ce n’est jamais bon ! On sait généralement moins que les études ont tendance à prouver que ça rend la mémoire moins efficace. Moi, je ne sais pas trop quand même ce que ça veut dire pour les sériephiles, parce que ça fait qu’on connaît plus d’une centaine de personnages en quelques séries et on les resitue tous à peu près, quoi. Certes, parfois on oublie un peu la fin de l’épisode précédent, mais deux minutes suffisent à nous remettre dedans ! Après, c’est sûr qu’il y a possiblement une petite surcharge d’informations de temps en temps, mais on sait tous faire la part des choses j’en suis sûr !

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En fait, c’est exactement ça : on fait la part des choses. On est assez grands pour connaître les (vrais) avantages et les (quelques) inconvénients de nos hobbies ! Du coup, je suis à court d’arguments sur les désavantages ! Bon, si, j’en ai peut-être un dernier : notre mauvaise habitude à faire des références aux séries avec tout le monde tout le temps, ça peut parfois être un mini-préjudice… mais ça peut aussi aider à trouver des amis, pas vrai ?

J’ai tellement l’habitude de faire la liste des avantages aussi, c’est difficile comme tout de changer de perspectives. Trois idées, c’est déjà ça. Et si jamais vous êtes un peu moins fatigués que moi et qu’il vous en vient d’autres en tête, n’hésitez pas à le dire en commentaires, on pourra en débattre ensemble avec grand plaisir !

Preacher – S04E09

Épisode 9 – Overture – 19/20
On n’est pas loin de la perfection pour l’avant-dernier épisode de la saison qui laisse enfin de côté le trop gore et les délires les plus perchés des dernières semaines pour se concentrer sur l’essentiel, à savoir une intrigue pleine de bons rebondissements. Cette fois, plus de doute, l’histoire arrive à son terme. Malgré tout, ils arrivent encore à nous balader avec des scènes dont on peine à voir l’utilité et dont j’espère que l’intérêt sera révélé la semaine prochaine. Je suis triste de devoir me préparer à dire au revoir à cette série !

> Saison 4


Spoilers

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But sir, what’s the point of limiting an Apocalypse?

Cet épisode reprend avec Jesse qui a perdu un œil et se prend pour un pirate. Il est énervé après Dieu, et pas qu’un peu, au point de complétement s’en foutre de la révélation de Tulip qui ne garde pas pour elle qu’elle a couché avec Cassidy. Bon, ben a u moins, on ne traîne pas et on se dirige à toute vitesse vers ce qui sera la fin de saison, et de série. Je n’en attendais pas moins d’eux.

Après ça, Jesse se pointe sur une route déserte pour utiliser Genesis et espérer retrouver le Saint des Tueurs. Ce n’est pas très efficace, de même que l’absence de réaction de Jesse n’est pas très efficace pour faire comprendre à Cass et Tulip ce qu’il en est. Bon, le trio se lance dans une mission de sauvetage de Humperdoo, accompagnés de l’ange et du démon qui passent toujours leur temps à s’entretuer.

Pendant ce temps à Masada, ce sont les fêtes de Bayonne sur fond de Mozart : le Messie a été retrouvé alors les agents provoquent de véritables émeutes, heureux de voir la fin du monde approcher. OK, OK. Dois-je vraiment parler aussi du look de Herr Starr ? Finalement, il était mieux chauve ! Quant à Jesus, il est heureux de rencontrer le Messie, mais se sent complétement jaloux de son succès, au point de compléter avec Hitler.

Bref, c’est un début d’épisode qui ne perd pas de temps et ça me change après un très long épisode de Fear the Walking Dead. Rapidement, donc, Herr Starr se débrouille pour être en direct sur toutes les chaînes de télévision et annoncer un compte à rebours avant le début de l’Apocalypse, qui commencera lorsque Hump dansera. Magnifique. De son côté, Jésus galère à se faire aimer par son père qui ne lui ouvre pas la porte du Messie – tristesse – et le trio de héros s’introduit dans Masada. Eux au moins ont l’avantage d’échapper à Jésus se ridiculisant en break dance avec l’aide d’Hitler. L’avantage, c’est que cette frustration devrait aider à mettre un terme à l’Apocalypse, alors que Dieu est complétement cinglé.

Comme toujours, la série en profite aussi pour gérer une scène de baston en rendant un petit hommage aux comics et en nous expliquant comment le trio arrive bien vite au cœur d’un Masada complétement désert. C’est que tout le monde attend le début de la danse qui mène à l’Apocalypse dans les hauteurs du palais. Tout le monde, oui, mais pas Cassidy qui s’amuse à disparaître… et se fait en fait enlever par Dieu.

Les deux autres sont obligés de continuer sans lui, pensant qu’il les a abandonnés. Ce n’est pourtant pas le cas pour ce pauvre Cassidy qui se fait torturer par Dieu le projetant dans son paradis : un retour en terre natale où toute sa famille serait encore en vie. Oui, Dieu lui montre la vie qu’il aurait pu avoir si les choses n’avaient pas déraillé pour lui. Le but ? Faire de Cassidy tout ce qu’il veut, évidemment. Il souhaite ainsi le convaincre que l’Apocalypse est une bonne chose. En même temps, ça ne doit pas être difficile de convaincre un type qui s’appelle Proinsas quoi.

Dans l’ascenseur qui les mène au sommet de Masada, Jesse et Tulip ont tout le temps de parler de leurs problèmes : la foi de Jesse qui a continué même quand Dieu lui mangeait l’œil alors qu’il aurait pu tenter d’utiliser Genesis contre lui, l’amour de Tulip qui est toujours là quand elle découvre le sens du mot « perpétuité ». Finalement, ils sont forcés de se séparer… alors qu’ailleurs dans Masada, Herr Starr et Lara se rendent compte qu’ils formaient une bonne équipe et se rapprochent. Oui, oui, on se retrouve avec Herr Starr pelotant Lara. On aura tout vu d’ici la fin de la série (y compris un haka, oui).

Si on nous épargne la scène de sexe entre Lara et Herr Starr, on ne nous en épargne pas tous les détails pour autant : on découvre ainsi sa magnifique ceinture sex-toy de poing qui a eu l’air de faire très plaisir à son boss. Elle n’est pas épargnée non plus Lara : elle découvre ainsi que l’Apocalypse n’est plus exactement ce qu’elle devait être aux yeux (oui il en a deux désormais !) d’Herr Starr : il veut la limiter à quelques régions du monde.

C’est un coup dur pour Lara qui comprend qu’elle n’ira pas au Paradis pendant l’Apocalypse et que le Graal n’est finalement pas ce que l’agence prétendait être. Tristesse !

Petit à petit, on récupère donc des personnages pour stopper l’Apocalypse : Lara, Jesus et Hitler, ça fait un bon trio. Et c’est plus efficace que notre trio habituel : après Cassidy, c’est finalement Tulip qui est prise à part par Dieu, alors que Jesse est coincé dans un ascenseur et que le Saint des Tueurs ne répond pas à ses appels.

L’Apocalypse ? Elle peut facilement être évitée ! Dieu propose à Tulip de ne pas le frapper pendant une minute, et ça suffira. C’est supposé être facile, mais c’est dur quand il parle de sa fille morte à Dallas, lui proposant de lui donner enfin une explication du pourquoi c’est arrivé : facile, il a oublié. Tulip pète un câble et veut lui tirer dessus, mais ce n’est pas très efficace. Dieu se débarrasse donc d’elle, utilisant même un ciseau pour la taillader. Oh, c’est triste.

Une fois que c’est fait, l’ascenseur de Jesse peut repartir, histoire qu’il trouve les restes de Cassidy. Celui-ci est plus charcuté qu’un steak parce qu’il a refusé le marché de Dieu… jusqu’à ce qu’il dise finalement oui, pour protéger Hump. Ouep, Cassidy nous a trahi Jesse, qu’il livre à Dieu pour si peu. Dieu explique donc à Jesse que Genesis était une erreur et serait une jolie solution pour Jesse… si seulement ça marchait sur Dieu. Oui, mais non, surtout que Jesse refuse d’utiliser Genesis sur lui, effrayé qu’il est.

L’épisode révèle, pendant que Dieu s’énerve sur Jesse, que Tulip est encore en vie finalement : Dieu a simplement tailladé un agent du Graal, comme je m’y attendais, pour donner du sang à Cassidy, afin de le récompenser de sa trahison en lui recomposant son corps et en le laissant aller voir Hump. Merveilleux. Il n’empêche que Tulip est coincée.

Sinon, on n’avait pas encore assez ri dans cet épisode, mais c’est chose faite quand Jésus et Hitler en viennent aux mains de manière ridicule, qu’Herr Starr galère à envoyer des ordres pour éviter la destruction de la planète ou que la personne qui libère Tulip de la pièce dans laquelle elle est coincée est… Lara, évidemment ! C’était tellement bien joué !

En parallèle, Eugene est encore en prison. Voilà une information que j’avais totalement éclipsée de mon esprit et je sais pourquoi : ce n’est pas passionnant par rapport au reste. Comme dans toute la série, Eugène évolue de manière détachée du reste de l’intrigue et si proche de la fin, ce n’est pas efficace du tout comme manière de raconter l’histoire. Et qu’est-ce que j’en ai à faire de savoir qu’Eugène envisage de devenir une rockstar ?

Quand il retrouve sa liberté, c’est parti pour une petite séance de chanson en plein air – je m’attendais à What if God was one of us ? franchement ! – où il se fait écraser par un taxi australien. Bien. Les Converse rouge qui dépassent de la voiture, ça m’a rappelé LOST, j’étais content… mais tout ça ne sert toujours à rien a priori.

Le cliffhanger ? Il est excellent ! Jesse reprend le dessus sur Dieu en refusant d’obéir à ses ordres et en ayant fait appel au Saint des Tueurs, qui fait un peu peur à Dieu. Ce dernier le connaît bien, parce qu’ils sont finalement de vieux amis. Allez comprendre. Dieu a donné le doudou de sa fille au Saint des Tueurs apparemment, et c’est suffisant pour que même le Saint laisse Dieu mener à bien ses projets d’Apocalypse, préférant s’occuper du cas de Jesse… dans le prochain épisode. J’ai très hâte de voir le dernier épisode après tout ça !

> Saison 4

Fear the Walking Dead – S05E15

Épisode 15 – Channel 5 – 12/20
Bon, c’est un grand non cette semaine. C’est pas faute d’être de bonne volonté et de vouloir y croire d’épisode en épisode, mais un seul épisode comme ça était déjà bien suffisant. En fournir un deuxième pour attendre de manière pépère la fin de saison afin de remuer les choses… ce n’était vraiment pas nécessaire.

> Saison 5


Spoilers

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Now I’m a part of said bullshit.

La fin de saison approche à grands pas, inévitablement, puisque la rentrée des séries commence cette semaine et que The Walking Dead en fera partie. En attendant, on est parti pour un peu de propagande dans un documentaire faisant la promo de Virginia. Le seul point positif que j’ai à donner dans l’affaire ? L’actrice est bien castée, parce que j’ai envie de la tarter chaque fois que je la vois. Au-delà de ça, l’introduction était bien longue.

De là à avoir envie de faire comme Al et éclater ma télévision au sol ? Peut-être pas quand même, mais je la comprends. Bon, elle, elle le fait surtout parce qu’elle est énervée de voir que son idée de documentaire est reprise par Ginny pour appâter un maximum de monde dans ses griffes. La réponse d’Al à tout ça ? Nous faire un autre documentaire.

Alors. OK, la première fois c’était déjà un peu long… mais deux épisodes comme ça ? Je ne sais pas si j’accroche. J’aime la prise de risque de ce type d’épisodes en théorie, mais il faut bien reconnaître qu’ils ont surtout trouver un moyen de faire en sorte qu’il se passe encore moins de chose que d’habitude au sein d’un épisode. Et c’est frustrant.

Franchement, c’est d’autant plus frustrant que j’ai envie d’apprécier la série, j’ai envie d’écrire de bonnes critiques, mais voilà, les minutes défilent avec plein de monologues particulièrement peu prenants… Alors certes, Grace est en train d’agoniser, Morgan culpabilise et Tom retrouve sa sœur Janis, mais tout ça, ça ne nous avance rien. Et ne me lancez même pas sur Alicia qui continue de peindre des arbres comme si elle était en maternelle ou sur la qualité de l’image volontairement dégueulasse parce que, eh, c’est tourné par une caméra pour des VHS.

Tout ça, c’est un grand non, surtout que ça nous laisse des personnages qui ne sont pas développés (Charlie, June ou John, tous partants pour trouver une maison) et des nouveaux qui trouvaient que tout le projet d’Al n’était que du bullshit. Comme cet épisode. Il fallait tout de même donner une direction à tout ça, et elle finit par débarquer après dix longues minutes d’agonie et d’épuisement de l’intrigue : Dwight tue un zombie qui leur fait espérer un campement à l’ancienne – une ville de western, Gulch – tout proche. C’est l’espoir que tous les personnages attendaient quoi.

L’espoir est rapidement détruit quand Grace fait un énième malaise et est filmée par deux caméras en train de mourir. Adieu la pudeur, hein, filmons nos potes en train de mourir pour laisser des cassettes vidéos dans tous les magasins du coin dont Al n’a pas détruit les télévisions. Le but ? Montrer qu’ils sont plus sincères que Virginia ! Plutôt que de faire de la propagande, ils filment la vérité, toute la vérité, y compris leur gentillesse perpétuelle : plutôt que de voir le bien commun coûte que coûte, ils font le bien individuel de chacun d’entre eux pour atteindre le bien commun.

C’est pire qu’une campagne politique – avec aussi des images volées de John insistant pour se marier avec June dès qu’ils arriveront à Gulch. Oh, ça sent si mauvais pour ces personnages, il y en a bien un qui va y passer ! Et en attendant, ils font un détour rien que pour Grace en train de mourir, histoire de lui trouver des médocs. Le problème, c’est qu’ils se retrouvent sur un pont qui ne peut pas supporter leur poids.

C’est bien beau d’agrandir le casting sans jamais s’arrêter, mais évidemment ça pose problème. Et comme un problème n’arrive jamais seul, ils sont aussi interrompus par Ginny et ses hommes qui débarquent pile au bon moment. Il faut dire qu’ils les suivent depuis un moment, histoire de savoir comment tout ça fonctionne dans leur convoi. Elle leur propose surtout de changer d’avis tant qu’ils le peuvent et de la rejoindre, parce que c’est sa méthode la meilleure.

Elle en est convaincue, mais elle n’arrive pas à convaincre grand-monde. Quand après un interminable discours, elle découvre qu’elle n’a pas convaincu qui que ce soit, elle décide de se débrouiller pour faire en sorte que nos héros aient besoin de son aide : elle fait tirer des balles en l’air histoire de ramener une horde de zombies, puis se barre.

La horde de zombies ne tarde pas à arriver et malgré le stress et tout le chaos qui s’ensuit, Tom ne lâche pas sa caméra. Cela nous permet de voir une jolie séquence d’action sans trop de stress ou de crainte pour qui que ce soit, à part les zombies. Ceux-ci finissent sous le pont lorsque celui-ci s’effondre, mais cela se fait au détriment de Tom. Eh oui, il a voulu rester en arrière pour filmer et a cru que le pont, fragilisé, supporterait son poids. Pas de bol, ce n’est pas le cas.

Cela fait péter un câble à Al – décidément – qui se sent un peu responsable apparemment, puisqu’il croyait en sa vision des choses. Cela pose aussi des problèmes aux autres : notamment Janis qui perd son frère ou Morgan qui craint une crise de foi des autres. C’est loin d’être le cas finalement : on laisse enfin tomber l’idée du documentaire tout pourri puisqu’Al n’a plus de batterie, le convoi est de l’histoire ancienne puisqu’ils n’ont plus d’essence mais l’espoir n’est pas mort !

Le nouveau pote d’Alicia décide donc de repeindre avec elle s’ils survivent, John d’organiser son mariage avec le rabbin, Al de recommencer à filmer et tout le monde est ravi de savoir qu’ils arrivent à Gulch. C’est une ville de western dont ils ne savent rien, mais ça leur suffit apparemment. Allez comprendre la logique !

Cet eldorado promis ne m’a pas spécialement motivé et j’ai beaucoup ri de voir que leur foi les laissait complétement tomber. La terre promise ? Elle est envahie par les zombies bien sûr ! Du coup, ils n’ont plus vraiment de choix : ils n’ont plus d’essence, plus beaucoup de bouffe, plus d’eau et rien pour survivre. Al coupe sa caméra car ils comprennent qu’ils vont devoir finalement passer sur le canal 5 pour demander l’aide de Ginny.

Quelle fin de merde ! Comme Dwight, j’ai eu envie de me barrer. Toute cette deuxième partie de saison, et cet épisode particulièrement, me laisse un grand goût de « tout ça pour ça » que je suis plus habitué à avoir avec la série-mère qu’avec eux. Dommage.

> Saison 5