The Nevers – S01E02

Épisode 2 – Exposure – 18/20
Le duo Whedon/Espenson reste toujours bien efficace dans un épisode qui développe davantage la mythologie de la série avec toujours autant d’humour et de bavardages. C’est un peu trop bavard, malheureusement, mais c’est tout le problème d’HBO, des épisodes d’une heure et de ces scénaristes qui aiment s’entendre parler. Malgré tout, j’accroche énormément à la série qui s’enferme dans des schémas et intrigues que j’ai toujours adorés ailleurs. Pas de surprise, donc.

Spoilers

Mundis met tout en son pouvoir pour retrouver Mary, sauf que justement, il n’a pas de pouvoirs lui !

How are you not wonderful ?

Il est bon signe que je me souvienne du nom d’une majorité des personnages après une semaine, mais aussi que l’envie de revenir soit forte, malgré une durée d’épisode (et interviews, j’imagine) affichant 1h12 de spectacle. Le résumé de l’épisode précédent est, comme souvent avec ce genre de série, une excellente chose permettant de démêler la complexité de l’intrigue.

Malgré tout ça, la série reprend sur deux personnages qu’on ne connaît pas, notamment une certaine Miss Cassidy, une italienne, dont l’amie aimerait bien être une Touchée elle aussi, pour se transformer en une femme d’exception. Cela ne fait pas rire Miss Cassidy, et pour cause : on finit par découvrir qu’elle est elle-même une Touchée, dont le pouvoir est de faire léviter les objets qu’elle touche de ses mains nues. Une chance que la société de l’époque laisse les gants à la mode.

Miss Cassidy est rapidement repérée comme une Touchée dans son magasin suite à un incident et comme suite à l’attaque de Maladie de l’épisode précédent tout le monde est effrayé par les Touchés, elle est forcée de s’enfuir, en direction de l’Orphelinat. Elle passe avant ça par chez elle où elle découvre que son amie est prête à la trahir sans le moindre remords. Sympathique. Elle a failli lui dire où elle irait, mais ne l’a pas fait heureusement.

Malheureusement, l’adresse qu’elle a n’est pas la bonne. La série joue bien avec nous sur ce coup-là, parce qu’on pense vraiment qu’elle met trois plombes à s’y rendre et qu’elle est sauvée in extremis d’une énième milice anti-Touché, alors qu’elle tombe en fait directement dans gueule du loup. La pauvre.

Quand on revient enfin à l’orphelinat d’Amalia True, c’est pour découvrir que le policier, Mundis, y emmène ses hommes. Ceux-ci mènent une perquisition très envahissante dans l’orphelinat, à la recherche d’éléments prouvant leur lien avec Maladie. C’est en vain bien sûr, mais ça nous permet de découvrir un peu mieux certains personnages et certains dons, tout en réaffirmant que True et Penance Adair sont des personnages très cool.

Amalia est forcée de subir un entretien avec Mundis, et il est évident qu’Adair s’y incruste, pour ne pas laisser son amie seule face au policier. Il n’y a pas grand-chose à retenir de cette longue scène, si ce n’est qu’il est évident que Mundis n’a pas l’intention de cacher son lien avec Mary, la Touchée à la voix d’or, kidnappée dans l’épisode précédent. Cet entretien est plein d’un humour excellent, notamment lorsqu’il est question du témoignage d’Hugo ou de la dévalorisation de True vis-à-vis d’elle-même.

Le personnage d’Olivia Williams, Mrs Bildow, débarque alors et met un terme à l’entretien, avec un fauteuil et un pouvoir qui vraiment lui donnent des allures de Professeur Xavier. Oui, l’entretien est vite terminé et si Mary n’est pas encore retrouvée, elle reste le centre d’intérêt de nos personnages. Mrs Bildow annonce donc qu’elle s’attendait à cette descente de police depuis deux jours. Elle est aussi là pour donner une mission à Penance.

Elle a besoin d’elle et de quelques touchées pour faire… de la figuration ? De l’animation est un terme plus juste. De l’animation ? Elle l’emmène dans une réception entre riches dans un très joli château XVIIe. Bref, Mrs Bildow exploite totalement les touchées et elle leur demande même de mettre un ruban pour qu’on puisse bien les reconnaître. Oula. C’est touchy comme pratique si je peux me permettre le jeu de mots.

Le plus intéressant est encore que Penance y retrouve Augustus, qui a très envie de lui parler. On voit bien que sa sœur se fait des films, mais elle est loin de se douter que son frère est lui aussi un Touché. On comprend bien que toute la société pense qu’il s’agit d’un problème exclusivement féminin, alors que non. Augustus révèle que son pouvoir est tout simplement de se transformer en corbeau, et ça semble coller parfaitement à son personnage, d’une manière ou d’une autre. C’est fou, non ?

J’ai aimé cette scène où ils parlent des sensations provoquées par les pouvoirs qu’ils ont obtenus. Ils sont interrompus par une Touchée, ce qui permet à Augustus de découvrir que sa sœur était dans une pièce adjacente. Elle est très déçue de découvrir que son frère ne fait aucun effort pour elle : il a été vu s’en aller de cette petite fête avec Penance alors qu’il était normalement là pour l’aider avec les donateurs. Ouep, cette petite soirée entre riches est un événement caritatif censé permettre à Bildow de réunir assez de fonds pour avancer dans son projet.

C’est intéressant, mais j’ai surtout aimé voir Olivia Williams dans un nouveau rôle d’autorité bien glaçant, alors qu’Augustus s’écrasait face à elle. Et puis, bien sûr, il y a de l’humour dans les démonstrations de pouvoirs des filles, et ça, c’est cool – contrairement à Augustus obéissant à sa sœur. Penance tombe donc de haut quand elle retrouve Augustus juste après. Elle avait l’impression d’avoir un vrai quelque chose avec lui, mais ce n’est pas le cas. Cela fait de la peine à Lucy de voir Penance avoir le cœur brisé. C’est un peu extrême, tout de même, et nous voyons donc Penance s’en aller de la barraque en utilisant à nouveau sa voiture qui n’est plus qu’un prototype.

Augustus aussi la voit s’enfuir… et il se téléporte aussitôt dans la tête d’un corbeau qui passait par-là. Ah, il ne se transforme pas lui-même, il est connecté à eux. C’est intéressant comme pouvoir, ça change un peu. Malheureusement, il est interrompu par du bruit à la fête, et par un verre de champagne. Il perd la trace de Penance un peu trop tôt et ne la voit pas être interrompue dans son trajet par des hommes flippants l’entourant. Et la kidnappant ?

Augustus, lui, il préfère s’entourer d’Hugo et des prostituées qu’Hugo lui impose… mais je n’ai rien suivi au reste de la scène dans ce club privé d’Hugo, qui semble vouloir se servir du nom d’Augustus Bildow pour faire bien.

Pendant ce temps à l’Orphelinat et comme toujours, Amalia a une petite vision pour nous indiquer ce qui l’attend et ne donne pas envie pour elle, avant de rencontrer une certaine Désirée. Celle-ci est très expansive et bavarde, et elle cherche un endroit où se loger. Elle est en effet effrayée par un de ses clients qui veut la tuer. Elle est clairement une prostituée, et elle a un personnage qui permet un petit gag sur la vulgarité du langage devant certains enfants, puisqu’elle en a un qui s’appelle Nigel.

Elle est aussi une Touchée qui a un pouvoir bien particulier : elle est capable de faire parler n’importe qui, avec expansion… mais elle a aussi tendance à tout oublier. Malaria trouve tout de suite son avantage en Désirée, même si elle peur d’être espionnée par elle. Elle l’emmène malgré tout au commissariat pour en savoir plus sur la relation entre Mary et Mundis. Elle a bien compris qu’il y avait quelque chose à creuser, et Mundis révèle évidemment qu’il avait une jolie relation avec Mary dans le passé.

Quand elle a ce qu’elle veut, Amalia fait sortir Désirée de la pièce et peut avoir une vraie conversation honnête avec le flic : il n’apprécie pas les méthodes d’Amalia, mais cela fonctionne malgré tout. Elle voulait s’assurer qu’il s’inquiétait plus pour Mary qu’il ne voulait tuer Maladie. Une fois que c’est fait, Amalia lui révèle que Mary a chanté une chanson que seuls les Touchés ont chanté et Mundis essaie de mieux comprendre le pouvoir d’Amalia.

C’est l’occasion de savoir qu’elle n’arrive pas à changer ses visions (pour l’instant), mais que cela lui donne un certain calme car elle sait ce qu’il va se passer. Soit. Il est intéressant de voir les deux personnages travailler ensemble, mais la scène tourne vite au bavardage… Et c’est un problème que j’ai avec cette série, je la trouve très, très bavarde et elle m’épuise un brin avec ses accents à couper au couteau, parce que je n’y suis pas tellement habitué.

En tout cas, Amalia finit par avoir une jolie vision de Maladie en train de la frapper, et ça lui donne une piste. Elle ne dit rien à Mundis, préférant garder une longueur d’avance et laisser Désirée lui indiquer qu’elle est partie quand il la cherchera.

Nous retrouvons aussi Lord Massen dans cet épisode, et son intrigue reste celle qui m’intéresse le moins. On voit bien qu’il est conservateur et effrayé par les Touchés ; particulièrement depuis ce qu’il s’est passé à l’Opéra. Par contre, tout ça continue de désintéresser Hugo, qui s’avère toujours aussi désinvolte. Cela énerve inévitablement le Lord – et nous, ça nous permet de prendre conscience d’une intrigue plus large avec un frère pour Hugo, Caleb, mort noyé, et un père très puissant.

Bien évidemment, l’épisode vient aussi nous donner des nouvelles de Mary. Elle est enfermée dans les égouts, je pense, en compagnie d’une Maladie toujours aussi cinglés, mais aussi de ses hommes de main. Nous avons celle qui maîtrise le feu, mais aussi un autre capable de créer des illusions et transformer les rats en morceau de poulet appétissant.

Enfin, Mary est avec une femme qui espère devenir une Touchée par tous les moyens, y compris en s’arrachant les orteils. C’est particulièrement déprimant pour Mary, surtout qu’elle comprend bien qu’on veut exploiter ses pouvoirs alors qu’elle est incapable de les utiliser sur demande : ils sont clairement liés à ses émotions.

J’ai eu du mal à accrocher aux scènes entre Maladie et Mary cependant. Autant la folie douce de Maladie fonctionne bien avec le côté théâtral de l’Opéra, autant dans un lieu sombre et dégoûtant, elle est moins effrayante. Par contre, elle est toujours aussi perchée : elle ne veut pas entendre Mary chanter, mais elle ne veut pas non plus la libérer sous caution. Oui, elle veut de l’argent, mais non, elle n’en veut pas. Sublime.

L’intrigue commençait à patiner, mais heureusement, Amalia finit par remonter leur piste, bien aidée par la pyromane, évidemment, et elle tombe sur une Maladie qui continue de s’écouter parler encore et encore, même après avoir été tabassée par Amalia. Elle a un bon syndrome connu chez les méchantes de Whedon, finalement, et ce n’est pas surprenant. Ce qui est un peu plus surprenant, c’est finalement qu’Amalia reconnaît Maladie comme une certaine Sarah, une ancienne amie auprès de qui elle s’excuse de manière bien formelle.

Maladie s’avère alors jalouse de l’amitié entre Amalia et Penance. Elle place donc Amalia face à un choix impossible : elle lui donne un pistolet et le choix de sauver soit Mary, soit Penance. Ben oui, Penance est évidemment tombée dans les mains de Maladie, et en bonne malade, celle-ci envisage de les pendre.

Face à choix stupide qui ne lui permet pas non plus de tirer sur Maladie, Amalia prend alors le choix de se tirer une balle dans le ventre. C’était inattendu et ça perturbe le plan de Maladie, tout en permettant aux flics d’intervenir à temps pour sauver Mary et Penance. C’est bien gros tout ça, mais ça marche plutôt pas mal. Il est juste dommage que malgré une balle prise aussi dans le ventre, Maladie parvienne à s’échapper.

Amalia, elle, est rapidement sauvée par Horatio dont c’est le pouvoir. Elle se fait certes disputer par Penance, mais c’est pour le principe : tout finit bien entre les deux femmes et Amalia s’en sortira probablement sans la moindre séquelle au prochain épisode. Mary est elle aussi sauvée sans problème, et elle fait le choix de prendre une chambre à l’orphelinat elle aussi, expliquant à Mundis que ça vaut mieux car elles sont préparées pour se battre contre Maladie après tout.

Il est alors temps d’en arriver à la fin de l’épisode nous révélant Mrs Bildow comme une méchante, elle aussi. Elle est en effet la patronne d’un étrange groupe de scientifiques qui travaillent dans l’ombre à des sous-terrains de la ville à… déterrer l’étrange OVNI de l’épisode précédent. S’ils y travaillent, ce ne sont pas eux qui se salissent les mains. Le cliffhanger nous révèle au contraire que Mrs Bildow est à la tête de la menace qui s’empare des Touché(e) en les kidnappant, puisque Miss Cassidy est là, lobotomisée, à déplacer des pierres elle aussi. Etrange. Reste à savoir quel sera le rôle de Mrs Bildow dans le futur, parce qu’elle annonce une guerre maintenant…


C’est tout pour l’épisode, mais je tiens à dire que j’aime beaucoup le petit reportage qui suit sur la manière dont est créé la série. Après l’Opéra la semaine dernière, on se concentre aujourd’hui sur le gala, les effets spéciaux pour créer une Primrose géante ou sur la relation Augustus/Penance. Et dire que Whedon disait que les comics permettaient justement à l’univers de Buffy d’avoir un personnage géant alors que ça aurait été impossible financièrement à l’écran ! Maintenant, ils sont capables d’avoir ce type d’effets spéciaux filmés en direct. C’est dingue.

The Rookie – S03E11

Épisode 11 – New Blood – 19/20
Je ne sais pas ce que j’avais pour ce lundi, mais j’ai vraiment passé une excellente soirée devant mes séries et je n’ai que peu à redire sur les épisodes vus. Pour celui-ci, vraiment, il m’a pris par surprise parce qu’il est tout classique dans son écriture, mais je me suis laissé embarquer parce qu’il proposait, avec même une part de stress qui m’a scotché à l’écran. Je deviens trop bon public, définitivement.

Spoilers

De nouvelles recrues arrivent au commissariat alors que la prof de John reçoit des menaces et demande l’aide de la police.


Come teach this bitch a lesson.

Greg Grunberg ! La série nous introduit de nouveaux bleus, c’est trop génial ! Bon, nos bleus d’origine ont la bonne idée d’accueillir les nouveaux en se présentant, mais les nouveaux ne donnent pas leur nom. On a donc un Larry Macer et une Katy Barnes (Katy M O’Brian, qui enchaînent les petits rôles dans plein de séries aussi). Soit. Ils se présentent à peine lors d’une réunion matinale que Larry est directement viré du programme malheureusement. J’aurais bien aimé voir l’acteur rester, mais en bon gaffeur, le voilà qui utilise par accident son flingue en pleine réunion matinale et se fait virer aussitôt. Une légende ce type.

Barnes, elle, se retrouve à devoir être formée par Tim. Yep, ça simplifie la vie pour les scénaristes, il n’y a plus qu’un tuteur disponible après tout. Tim ne change pas trop sa manière d’enseigner et nous refait la même scène qu’avec Lucy. Par contre, sa nouvelle élève est hyper confiante et experte en arme… Et pour cause, c’est une ancienne militaire, ce qu’il ne tarde pas à déduire par lui-même.

Comme Barnes l’appelle en permanence « Sir » et paraît très stressée, Tim décide de la déstabiliser en l’emmenant boire un café. Il se rend donc au food truck, comme toujours, et Lucy l’y aperçoit en train de lui faire de jolies faveurs : il paie le café et la laisse conduire par exemple. Après un an à se plaindre, Lucy est heureuse de voir Tim s’acharner sur quelqu’un d’autre, et j’ai aimé voir West la remettre à sa place.

Cela dit, elle n’a pas tort Lucy quand elle souligne qu’il est trop gentil avec Barnes avant de se retourner brutalement contre elle bientôt. En attendant, Barnes est très confiante en elle et est sûre qu’elle pourra vite s’ajuster à devenir policière. Pour le déterminer, il faut toutefois la voir en action, même s’il est chouette de voir qu’elle connaît toutes ses leçons par cœur, comme tous les bleus.

Il est toutefois compliqué pour elle de se montrer pro-active et de prendre des décisions, mais elle ne fait pas d’erreur. En fait, elle est même plutôt impressionnante avec un tir en ricochet pour arrêter un suspect et des connaissances médicales qui sont efficaces.

Par contre, Lucy qui est aussi sur le lieu de l’intervention, toujours avec West, continue d’être jalouse. Je n’arrive pas à savoir si j’aime cette Barnes pour l’instant, mais ça fait un changement intéressant pour Tim et pour la série d’avoir ce duo. Elle reste avant tout une militaire qui a besoin d’un réajustement. Tim l’emmène donc dans un parc pour la ramener à la réalité.

C’est une très jolie scène pour traiter d’un possible PTSD, avec Tim la forçant à prendre conscience qu’elle est de retour à la maison et plus dans un pays hostile. Elle doit arrêter de voir les menaces partout et Tim se montre tout calme avec elle, c’est mignon. J’ai aimé le voir lui donner le conseil de respirer et profiter de l’instant pour devenir une bonne policière.

Même si elle est jalouse de Barnes et du traitement de faveur que Tim lui donne, Lucy a aussi d’autres problèmes dans l’épisode. Elle prend soin de Tamara, comme d’habitude, et j’aime vraiment bien cette relation qui s’est créée entre elle. Cela fonctionne vraiment bien, je trouve, que ce soit quand elles prennent un café avec West en début d’épisode, ou quand elles s’appellent le soir parce que Tamara a besoin que Lucy vienne la chercher chez son cousin la virant de chez elle.

Il n’en faut pas plus pour que Tamara devienne la troisième colocataire de l’appartement de Lucy et Tim en attendant d’avoir son propre lieu d’habitation d’ici deux mois. La saison sera terminée à ce stade, mais j’ai aimé voir Lucy être mi-flic, mi-vie perso dans cet épisode, ça montre bien sa progression, je trouve. Par contre, on nous proposait vraiment ces scènes histoire de combler l’épisode.

Ce n’est pas pire que ce qui est donné à Nyla dans cet épisode : elle se retrouve draguée par James, le fameux type qui cherche à sauver son quartier de tous les maux et le fait mieux que les flics. Celui-ci apprécie l’aide de Nyla pour des cours du soir de self-defense, sauf qu’il n’est pas bien doué face à elle. Déjà, il se trompe de date sur ses flyers et ensuite, il ne fait pas le poids face à une flic surentraînée, forcée d’être là par John qui l’a carrément mise face au fait accompli.

Cette mini-intrigue se termine par James demandant un rencard à Nyla, avec l’aide de l’adolescent sur le spectre de l’autisme qui l’aide vraiment bien à la convaincre qu’elle peut lui accorder ce rencard même si elle voit déjà le père d’un enfant de l’école de la musique. Je suis un peu déçu parce que j’aimais bien le couple qu’elle pourrait former avec, et là, je ne vois pas l’intérêt de multiplier les ships pour elle. On va dire que ça colle un peu à la réalité, mais bon.

Pour évacuer enfin la dernière intrigue secondaire, il faut revenir sur Angela qui n’a plus rien d’une flic dans cet épisode, puisqu’on ne se concentre que sur sa vie perso. Pourquoi pas. Patrice est donc la mère de Wesley, je n’avais pas capté ça comme ça ! On continue donc sur la préparation du mariage et c’est n’importe quoi cette intrigue, mais elle est bien drôle. Patrice veut tout gérer du mariage, y compris l’emplacement du mariage. Ils ne savent pas comment la contredire alors ils font appel à Tim pour être un arbitre neutre.

Il est ravi d’être là et de faire le messager entre Angela et sa belle-mère. Finalement, ces deux-là trouvent un terrain d’entente entre elles, simplement en parlant et en se mettant d’accord sur le fait qu’il s’agit du mariage d’Angela. La belle-mère voulait aider, pas être trop envahissante. OK, tout ça pour ça, c’était bizarre. Je suis pour les intrigues personnelles pour ces personnages car je n’aime pas quand c’est trop procédural… mais là, ça tombait comme un cheveu sur la soupe ? Clairement, c’était sympa, mais je n’ai pas compris ce que ça faisait là. Non, je ne suis jamais content. Et alors ?

La dernière intrigue de l’épisode est aussi la plus envahissante, et la plus prenante : Fiona, la prof de John, débarque au commissariat une fois de plus, pour parler directement à Gray. J’ai trouvé ça un peu abusé qu’elle ne passe pas par le guichet, mais bon, soit. Elle lui explique rapidement qu’elle reçoit de nombreuses menaces depuis quelques jours, à cause de son livre et du fait qu’elle soit une voix importante pour le changement du système policier.

Elle a plein d’ennemis, donc, mais il ne s’agit finalement que d’un simple stalker que John et Nyla ne mettent pas longtemps à trouver. Il est un ancien élève de Fiona, persuadé qu’elle est amoureuse de lui parce qu’elle lui a mis un F pour attirer son attention. Aha. L’idée était marrante, par contre, le coup de James et Fiona qui empêchent John et Nyla de regarder l’appareil photo de l’étudiant tant qu’ils n’ont pas un mandat, c’était lourd.

Bien sûr, il y a des lois et des règles, mais en vrai, si je n’ai rien à me reprocher, je préfère encore confier mon appareil photo et rentrer chez moi plutôt que finir au commissariat, hein. Après, rien n’empêchait Andy, l’étudiant, de le faire, je sais. En tout cas, il n’y a pas de vraie menace contre la prof, donc il est libéré avec un avertissement donné par John.

Malheureusement, la vie de Fiona ne va pas rester calme pour autant. Le soir même, à la fin de son cours, elle se rend compte que son adresse, sa plaque d’immatriculation et son numéro de téléphone ont été mis en ligne avec un message appelant à venir lui donner une leçon. Flippant, surtout pour une prof qui faisait en sorte de bien garder confidentielles ces différentes informations.

Cela inquiète particulièrement John qui la raccompagne à sa voiture, puis lui propose carrément de la conduire chez elle. Elle refuse, mais bien sûr, Nolan se pointe donc à son adresse, pour faire une planque où il découvre qu’en plus, sa prof invite dans un live Instagram à venir s’attaquer à elle. Euh… Dire qu’on n’a pas peur, à la rigueur, OK, mais le reste ? Trop bizarre comme attitude.

Toujours inquiet, et à raison, John se présente donc à la porte de chez sa prof. Elle est blasée de le voir se présenter chez elle comme ça et elle le renvoie donc chez lui, assez sèchement. Ce n’est pas exactement comme ça qu’il décide de faire les choses : il reste donc devant chez elle comme un bon stalker… et elle finit par venir s’excuser de son comportement, parce qu’elle est stressée, et lui offrir du café. Ben oui, bien sûr.

Fiona demande alors à Nolan de lui raconter sa vie, et notamment sa relation avec son fils, sentant bien qu’il a un conflit en lui. C’est effectivement le cas puisqu’Henry est en ville, mais réside à l’hôtel avec sa fiancée, un hôtel payé par sa boîte. Ce n’était pas exactement le futur que John envisageait pour son fils, et Fiona lui donne donc le conseil de simplement laisser les choses se faire parce que son fils a tout de même un bon job et qu’il pourra toujours passer un diplôme plus tard.

C’est simple dis-donc. Fiona et John passent en tout cas un bon moment dans cette voiture, et je suis à deux doigts d’appeler ça un rencard. De toute manière, il est encore chez sa prof le lendemain matin, et cette fois carrément à l’intérieur de la maison, ça en dit long. Bien sûr, le personnage de Fiona a un passé compliqué et relié à l’histoire du racisme systémique aux Etats-Unis, avec une bavure policière dont je n’avais ma foi jamais entendu parler – et qui n’est probablement pas reconnue comme telle. J’ai trouvé ça intéressant comme manière d’en apprendre plus sur cet événement, même si une fois de plus, la série ne fait pas dans la subtilité.

Fiona peut alors commencer sa journée de travail, avec John la suivant encore, malgré son absence de sommeil. Il se rend alors compte que deux voitures d’un groupe extrémiste raciste se place entre sa voiture et celle de Fiona. Il la prévient, prévient le central et intervient lorsqu’il en a l’occasion à un feu rouge en rentrant dans une voiture, avec la sienne. Arf, l’assurance, j’ai mal pour lui et sa voiture qui prend cher en permanence.

Tout ça tourne à l’énorme fusillade quand il arrête un homme, le menotte à la voiture et se rend dans l’habitacle pour récupérer son arme, juste à temps. Lucy et West arrivent à leur tour et protègent les arrières de Nolan alors que Fiona essaie de s’enfuir. Pas de bol, un troisième pick-up lui barre la route et des hommes armés lui demandent de sortir – avant d’être surpris par Lucy et West.

Fiona a la présence d’esprit de se cacher sous sa voiture dès qu’elle en a l’occasion, heureusement, parce que les hommes ne lâchent rien. Elle s’enfuit à pied, et un homme la poursuit sur plusieurs mètres et rues, tout de même. Heureusement, Barnes a la bonne idée de contourner la fusillade pour prendre à revers ses « ennemis », qui sont juste des suspects, pourtant. Elle a du mal à ajuster sa vision des choses… et moi j’ai trouvé ça un peu abusé.

Ben oui, il n’empêche que Fiona est toujours en train de courir pour sa vie et eux ils attendent juste derrière une benne à ordures pour faire tomber son agresseur, ayant possiblement l’intention de la tuer. Heureusement qu’elle est sportive, parce que ça aurait pu vite mal tourner d’attendre comme ça. Fiona finit donc en vie, mais elle ne va vraiment pas bien de voir qu’on a essayé de la tuer. Je voulais le préciser, parce que Nolan lui demande si elle va bien.

Allez, embrassez-vous, c’est bon on a compris. Il finit par lui donner des conseils pour gérer son trauma et elle continue de lui faire de l’humour sur leur prochain rendez-vous en classe lorsqu’elle monte finalement dans une voiture avec des gardes du corps pour la protéger. Elle aussi elle doit s’ajuster à sa nouvelle vie, comme Barnes.

À ce sujet, Tim est excellent à expliquer à Lucy comment il enseigne différemment selon les recrues. Lucy avait besoin de voir le danger dans le monde, alors que Barnes est plutôt du genre à avoir besoin de douceur. Il termine par un petit compliment qui satisfait beaucoup trop Lucy. Elle m’a fait tellement rire, j’aime vraiment ce personnage… par contre, Barnes, je n’aurai pas à savoir quoi en penser finalement : elle annonce à Tim qu’elle ne veut plus être flic.

Je dois dire que je m’y attendais depuis la scène où elle a la bonne idée de contourner la fusillade : on voit que les chiens qui aboient et les bruits de fusillade la perturbent. Elle veut réapprendre à vivre sans penser que tout peut être un danger, et c’est bien compréhensible. Tim insiste tout de même pour lui laisser la porte ouverte, puisque son diplôme de l’académie est valable trois ans.

La fin d’épisode revient aussi sur la vie perso de John. Il explique à son fils qu’il n’était pas trop heureux de le voir quitter l’université à l’origine, mais qu’il s’y est fait. Henry a alors un malaise parfaitement inattendu qui sert de cliffhanger à cet épisode, et clairement, ça pue un peu pour son avenir professionnel, ça.

Charmed (2018) – S03E10

Épisode 10 – Bruja-Ha – 19/20
Quelques petits détails dans le scénario font que j’ai envie de venir chipoter et de ne pas mettre un 20/20 à cet épisode, mais il était vraiment excellent. On sent que les scénaristes font le choix d’accélérer le rythme, et ça me convient très bien comme ça. Les personnages sont de plus bien développés dans cet épisode, malgré l’accélération des intrigues et des moments d’action… Bref, c’était un épisode parfaitement jouissif à regarder, j’approuve les changements effectués et j’espère qu’ils dureront !

Spoilers

De plus en plus de démons arrivent sur Terre où s’installe le chaos. Les sœurs se retrouvent seules pour gérer cet afflux de créatures à abattre.


I’m simply… mortal.

Depuis que Poluss m’a fait remarquer que l’intrigue de la cousine des sœurs était la même que celle de Nia dans Supergirl, j’ai un peu de mal avec Josefina, parce que j’adorais Nia dans la saison que j’ai vue… mais bon, je leur pardonne tout si l’intrigue est aussi chouette que ce que j’imagine pour cet épisode. Et ça semble bien commencer avec une pleine lune rouge six jours plus tard et une ambiance à la limite de la post-apocalypse.

Nous retrouvons Macy hyper préparée à se battre, avec une lame et des potions. Heureusement qu’elle est préparée, parce que c’est nécessaire : un portail s’ouvre et laisse s’échapper une sorte de vers géant, avec des crocs acérés et prêts à bouffer un innocent qui passe par là. Enfin, innocent, c’est un homme qui s’avère être un gros connard avec Macy une fois qu’elle a éliminé le monstre sorti tout droit d’une série des années 90 avec cette qualité d’effets spéciaux.

Macy ne le remet même pas à sa place, l’homme en plus. Elle préfère rentrer au QG et indiquer qu’elle a bien éliminé le 183e démon sorti de la prison magique. 183 ! Tu m’étonnes qu’elle soit épuisée et blasée de vouloir sauver des innocents. J’aime bien l’idée d’une sorcière qui sauve des innocents, cela dit, ça me rappelle de bons souvenirs. Harry semble superviser les opérations en s’inquiétant pour elle depuis le QG, et je trouve ça étonnant de voir que Macy se rend seule faire face aux démons.

En fait, on comprend que les sœurs effectuent simplement des rotations pour faire face à l’afflux permanent de démons, un peu partout dans le monde. C’est au tour de Maggie de s’en occuper, et on découvre que les sœurs dorment en fait au QG tellement elles sont débordées depuis une semaine. J’aime bien ce changement d’ambiance, ça donne un côté chaotique qui passe bien. Par contre, Maggie a du mal à l’assumer et semble au bord de la dépression quand elle explique à Macy qu’elle a un devoir à rendre pour le vendredi suivant.

Pourtant, trente secondes plus tard, elle est prête à se rendre en Allemagne comme si de rien n’était pour affronter un nouveau démon. Humph, elle va nous avoir pris un antidépresseur magique, non ? En plus, Macy découvre qu’elle est blessée (je ne vois pas comment ?) et qu’Harry ne peut pas la soigner à cause de son allergie magique : les sœurs n’ont plus d’être de lumières, ça va vite poser problème, surtout que la série insiste sur le venin qui semble l’avoir touché. Il s’agit en fait du sang du démon… qui lui permet de se reconstituer, tel un phénix. Charmant.

En Allemagne, Maggie se retrouve en pleine forêt à la recherche d’un démon. Elle en suit les empreintes comme elle peut, se servant aussi de ses pouvoirs, lui permettant d’avoir une vision dans laquelle elle est clairement en train de perdre contre le démon. Loin d’avoir un anti-dépresseur magique, Maggie a tout simplement son pouvoir : elle supprime ainsi sa propre peur.

Elle se retrouve alors à combattre l’étrange créature… qui s’avère être une version d’elle-même. C’est quelque chose tout de même. Dans le combat, elle fait tomber la bille qui pourrait la ramener au QG (c’est ce qu’elle pense, mais elle a un peu oublié de la récupérer), ce qui fait qu’elle se retrouve seule pour… ah ben, pour s’enfuir face à ce monstre qui lui fait peur. C’est dur de se voir pas coiffée, apparemment, ehe.

Mel est inévitablement la suivante dans la rotation face aux démons et elle insiste pour expliquer à Josefina qu’il est trop dangereux d’aller en expédition avec elle, même si elle en a envie. En plus, elle le mériterait parce qu’elle a mis au point un sortilège plutôt intéressant : une corde et un sort qui permettrait de retirer les pouvoirs magiques de n’importe quel être.

Josefina est déçue de voir Mel l’empêcher de venir avec elle en intervention, mais elle se fait malgré tout une raison. Lors de l’intervention suivante, quasi immédiate, Mel n’a pas trop de mal à se débarrasser de son monstre. En revanche, deux boules lumineuses apparaissent dans le ciel et font tomber sur Terre un étrange duo, un homme et une femme, qui… se mettent aussitôt à crier, de manière magique.

Cela fait mal à la tête – pour Mel comme pour moi. La sorcière utilise donc ses pouvoirs pour tenter de les arrêter, en vain. Impuissante, elle décide elle aussi de prendre la fuite, sauf qu’elle, elle peut retourner au QG. Pas de bol, le portail ne se referme pas derrière elle, permettant au duo de la suivre. On sent bien qu’ils sont des créatures plus importantes que les démons de toute manière.

Un sortilège peut les enfermer dans une petite prison magique, mais ils n’ont aucun mal à s’en défaire pour s’attaquer à Harry, qui s’écroule au sol sous les yeux impuissants de Mel, après avoir été comme aspiré de son énergie vitale par le duo. C’est flippant, franchement. Heureusement, Mel peut se servir du sort inventé par sa cousine, qui fonctionne à merveille sur le duo.

On en oublierait presque Macy qui souffre énormément en désinfectant sa plaie. On en revient donc au filtre flou si cher à la série, et c’est bien dommage. Avant même de pouvoir appeler qui que ce soit, Macy s’évanouit donc… et rate un appel de Mel.

Celle-ci est terrifiée par la situation, surtout qu’elle ne peut pas d’approcher d’Harry sans déclencher l’allergie. Elle décide donc d’utiliser une potion qui risque de lui faire mal mais qui pourrait selon elle le réveiller (autant utiliser l’allergie à bon escient, pour une fois ?). Cependant, Harry lève la main pour interrompre Mel… et il la prend par le bras pour cela. Oui, oui, par le bras : il se rend compte qu’il n’a plus de pouvoir. C’est même pire que ça : il n’est plus un être magique puisque l’allergie ne s’active pas. Josefina débarque au QG pour voir toute la situation, dont elle tire la simple conclusion qu’elle est géniale : son sort a bien fonctionné sur l’étrange duo sortant de nulle part.

Elle espère aussi qu’ils pourront peut-être lui donner des pouvoirs, mais on en n’est pas là. Alors qu’elle tente de convaincre Mel une fois de plus qu’elle peut se battre, Mel se rend compte qu’elle n’a pas de nouvelles de ses sœurs et que ce n’est pas rassurant. La carte du QG lui révèle alors qu’elles sont en danger : aussitôt, la décision est prise de se séparer. Josefina reste garder le QG sans avoir la moindre idée du vers étrange qui s’y balade également. Elle décide plutôt de demander aux deux êtres étranges de l’aider à obtenir les pouvoirs qu’elle est sûre d’avoir.

En réponse, elle obtient un drôle de chant de leur part… et elle se décide à communiquer comme ça avec eux, par un peu de chant. Les deux êtres continuent de chanter lorsqu’elle leur indique qu’elle a l’impression qu’ils sont là pour l’aider, et Josefina se rend rapidement compte que cela fait étinceler la tablette. Elle décide donc de les libérer, confiante en eux, persuadée qu’ils n’étaient pas en train de blesser Harry volontairement. Humph. Le duo passe aussitôt à l’attaque de Josefina, puis du reste de Safe Space.

Pendant ce temps, Mel décide d’aller aider Maggie, mais ce n’est pas glorieux. Elle ne trouve pas sa sœur immédiatement, l’appelle avec un forfait magique qui lui permet de passer des appels en Allemagne sans le moindre mal et finit par l’entendre hurler. Cependant, quand elle la retrouve, tout va bien pour elles : Mel comprend qu’il s’agit simplement d’un démon-clone, qui imite sa victime en se nourrissant de ses peurs.

C’est un chouette démon, mais dès qu’il est face à deux personnes, il perd ses pouvoirs. C’est dommage ça, quand même. Malgré la situation pas tout à fait réglée au QG, Mel prend le temps de parler à sa sœur, parce qu’elle sent qu’elle ne va pas bien. On ne sait pas trop comment, mais l’idée est d’avoir une petite scène entre sœurs pour que Mel prenne conscience de la masse de travail abattu par Maggie, qui nous révèle aussi que son bâton a désormais une pointe magique également. Cool.

L’idée finale est de nous dire que Maggie n’a pas à se battre contre tous ses démons seule. En même temps, vous avez fait une rotation pour y aller seule à seule, les filles !

En parallèle, au Manoir, Harry rejoint Macy en courant et se rend compte que sans pouvoir, il ne peut pas faire grand-chose pour elle. Alors que l’étrange duo se met à chanter à Josefina au QG, Macy est soudain guérie avec une potion, sans qu’on ne sache trop comment et d’où elle sort cette potion, et c’est tant mieux : elle peut ainsi embrasser Harry. Eh, ça fait du bien de les voir heureux un instant après tout ce temps, particulièrement dans cet épisode. Ils peuvent s’embrasser et prendre un peu le temps de mettre le monde en pause, c’est chouette. Ils oublient juste un détail, genre la fin du monde en cours depuis une semaine.

Ils finissent par retourner au QG à peu près en même temps que Mel et Maggie. Elles, elles trouvent Josefina assommée et Mel stresse aussitôt, culpabilisant de l’avoir laissée seule. Elle laisse donc Maggie s’occuper de leur cousine pour monter régler le cas du duo magique qui a mis tout le monde KO à Safe Space. Macy et Harry sont bien contents de voir Mel débarquer et leur apporter une hache. Alors qu’ils mettent au point un plan pour détruire le duo, Josefina débarque et annonce que les tuer anéantirait les dernières chances du monde de s’en sortir. En effet, quand ils l’ont assommée, ils ont communiqué avec elle leur plan, et ils ne sont pas du tout des êtres maléfiques. Mouais. Mel a du mal à faire confiance à sa cousine, mais elle est forcée de se rendre à l’évidence quand le duo utilise subitement ses pouvoirs pour renfermer le ver magique du début d’épisode, soudainement devenu géant et prêt à s’attaquer aux sœurs.

Le renfermer ? Oui, ils l’envoient dans le Tombeau du Chaos, même si eux, ils ne l’appelaient pas comme ça en leur temps. Ce sont en effet les créateurs de cet endroit charmant pour les démons. Ils s’appellent Mo et Aladria, et ils sont ravis d’expliquer aux sœurs, autour d’un fastfood et de bonnes blagues (très déroutantes pour la série, mais c’était chouette), qu’ils ont la solution à leur problème. Ils vont pouvoir les guérir de leur allergie, si elles le veulent, et les aider à renfermer les démons dans le Tombeau, si ça leur convient également. Chouette. Ah, j’oubliais, ils rendent aussi les pouvoirs d’Harry en s’excusant de lui avoir empruntés, mais bon, ils ne savaient pas s’il était quelqu’un de confiance. Mouais.

Les sœurs leur font confiance beaucoup trop simplement et trop rapidement. J’ai bien aimé l’humour de cette scène, mais je ne suis pas fan de ce duo qui sert de Deus Ex-Machina. Ils sont trop puissants pour que je leur fasse confiance. En plus, ils ne soignent pas tout de suite les sœurs… c’est étrange, non ?

On peut en tout cas passer à la conclusion de l’épisode où Maggie prend rendez-vous avec un psy et où Harry peut utiliser ses pouvoirs pour amener des fleurs à Macy. C’est plutôt sympathique comme scène, parce que le couple aborde enfin la question de l’immortalité de l’un d’eux et de la peur de la séparation. Il était temps de commencer à en parler, je pense.

En parallèle, Josefina confie à Mel que Mo et Aladria lui ont fait savoir qu’ils ne pouvaient qu’emprunter la magie, pas en redonner. Elle ne peut donc pas développer de pouvoir personnel. Ce n’est pas bien grâce aux yeux de Mel qui lui assure qu’elle est une sorcière et lui donne un Livre des Ombres, version 2021. Il s’agit cette fois d’une copie conforme de celui de la série d’origine, dessinée par Mel… D’où ? Quand a-t-elle eu le temps pour ça, en vrai ? Et pourquoi réintroduire un élément dont ils avaient tant voulu se débarrasser pour se distinguer de la série-mère ?

Mel est sûre que la chance leur sourit enfin… mais je ne suis pas sûr, moi. Le duo leur annonce pourtant que s’il était simple de fermer le Tombeau du Chaos, guérir leur allergie sera plus compliqué et pourra potentiellement les tuer. Les sœurs sont prêtes à prendre le risque malgré tout, quoiqu’il en coûte comme dirait Macron. Pardon, c’était trop simple.

L’épisode se termine sur cet étrange cliffhanger, et il faudra attendre pour en savoir plus, mais ça me va bien.

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E10

Épisode 10 – Zoey’s Extraordinary Girls Night – 18/20
Je suis inquiet de la tournure prise par la série avec cet épisode, parce qu’elle n’est pas encore renouvelée et qu’il sera impossible de tout boucler d’ici la fin de saison à présent. Les intrigues lancées dans cet épisode sont nécessaires et il est dommage de ne pas les avoir abordées avant pour certaines, car il y a là de quoi tenir vraiment quelques épisodes… La série me touche toujours autant en tout cas, avec un très juste équilibre entre humour et profonde tristesse.

Spoilers

Emily ne va pas bien du tout… mais elle n’a pas envie pour autant de s’en confier à qui que ce soit, ce qui perturbe Zoey dans ses habitudes.

So you’re gonna have to change. Immediately.

La série reprend à peu près là où elle nous avait laissé la semaine dernière, laissant juste de côté le moment où Emily fond en larmes pour nous en montrer les conséquences… ou plutôt l’absence de conséquence : elle refuse de parler plus longtemps que ça de ses problèmes avec Zoey, mentant à David pour faire comme si tout allait bien. Un petit coup de remaquillage, et hop, elle continue sa soirée comme si de rien n’était. 

Zoey en reste toute perturbée, et elle demande donc conseil à Simon le lendemain, surtout qu’elle a entendu Simon au téléphone avec son cousin, qu’il coache comme le faisait avant de mourir son père. De mon côté, j’ai entendu un type qui hurlait dès le matin, mais ça semble plaire à Zoey qui voit son mec comme un merveilleux coach excitant. Soit. Nous retrouvons ensuite Peggy, par contre Maggie, en train de prendre un café avec une de ses amies – Deb, la fameuse déjà vue en saison 1. Il y est bien entendu question du deuil de Mitch et, plus globalement, du deuil d’un mari. Comme Maggie a envie de reprendre une vie sociale, elle décide de passer une soirée ensemble le lendemain.

Le soir, Zoey décide donc de retourner chez son frère et sa belle-sœur pour s’occuper davantage du problème Emily. Le problème, c’est que David ne s’est rendu compte d’absolument rien de la situation de sa femme. C’est d’une tristesse infinie comme situation, mais ça empire lorsqu’Emily débarque énervée par la vie. Elle a clairement tous les symptômes de la dépression, et moi aussi, parce que David se met ensuite à chanter To make you feel my love. Il chante très bien, il y a de jolis ralentis et c’est horrible à regarder parce que cette chanson, au secours, j’ai vu Glee moi, je ne peux pas l’entendre sans déprimer. Je suis si triste pour Emily, mais je le suis aussi pour David.

En effet, celui-ci est dépassé par la situation : il voit bien qu’Emily a un comportement perché à se lever au milieu de la nuit pour faire des gateaux, mais il ne sait pas quoi faire car elle refuse de dire ce qu’elle pense. L’approche directe ne fonctionne pas avec Emily, mais ce n’est pas si grave pour Zoey qui déborde d’idée pour l’aider.

Elle demande ainsi à sa mère d’organiser un dîner de famille qui rejoint une de leur tradition de famille : manger du poulet et parler de ses émotions. On a connu plus discret comme stratégie. Je pense vraiment qu’Emily les voit venir à des kilomètres, mais c’est intéressant tout de même cette « ouverture » assez fausse de Zoey sur son mec et de David sur son deuil VS sa joie d’être père. Alors que toute la famille insiste pour qu’Emily dise clairement ce qu’elle pense, Deb débarque pour passer sa bonne soirée avec Maggie.

Cette dernière a eu la bonne idée d’envoyer un SMS à sa pote pour annuler, mais ça n’a pas suffi. Elle est venue pour faire la fête Deb et Emily en profite aussitôt pour dévier le sujet, après une chanson bien marrante. Cela déprime Zoey, parce qu’elle voulait vraiment venir en aide à Emily qui est clairement en dépression post-partum. Zoey a besoin d’un livre pour en arriver à cette conclusion, alors que bon, c’était assez évident dès le départ.

Elle s’en confie à Simon qui lui conseille assez justement de laisser de l’espace à Emily pour qu’elle puisse ensuite se confier à elle… Et son but est là d’avoir une soirée romantique avec Zoey. Ce n’est pas ce qu’il aura du tout : Zoey décide d’organiser une soirée entre filles… bloquant ainsi Mo dans une soirée entre mecs avec Simon et Max. Sacré plan.

Les mecs aussi ont des problèmes dans cet épisode, du coup. Simon est déçu de ne pas avoir sa soirée romantique avec Zoey, et il n’hésite pas à lui chanter tout ce qu’il a sur le cœur. Il n’est toutefois pas le seul à chanter. En effet, à Maximo, Rose fait quelques plans avec Max… mais est embêtée de se rendre compte que ce qu’elle a envie de faire est impossible, puisqu’elle ne sera plus en ville d’ici là. On sent bien que même s’ils ont prévu d’avoir une relation casual, Max n’est pas encore 100% prêt à l’idée d’une rupture à venir. Du coup, il chante aussi à Zoey, en même temps que Simon un petit Tearing up my heart.

En parallèle, Mo est lui aussi dégoûté de sa relation de couple : Perry n’est pas encore prêt à lui présenter ses enfants, et c’est bien triste, parce qu’il était prêt à faire cet effort pour lui. La soirée est compliquée pour eux, forcément. Simon passe sa soirée à regarder la porte, Max à regarder son portable et Mo à déprimer de les voir comme ça. Qu’est-ce que j’adore cette série ! Mo enchaîne donc par proposer quelques soins du visage pour les trois sur de la musique de Yoga afin que tout le monde puisse se reposer et surtout, surtout, parler et confier ce qu’il a sur le cœur. J’adore comment ils renversent les clichés dans cet épisode.

En plus, Simon parle évidemment de ses soupçons d’un super pouvoir de Zoey toujours capable de deviner ce qu’il pense… et ses potes changent aussitôt de sujet.

Dans le genre renversement de clichés, Zoey imaginait une soirée entre filles dans son appartement… quand Emily est très loin de cette envie de soirée à bouffer le pire des cookies, emballé dans un tube. Trop étrange. Emily a besoin de danser pour évacuer, et comme je la comprends ! Par contre, le problème, c’est qu’elle garde aussi beaucoup trop de choses pour elle.

Ainsi, la soirée en boîte pour Emily et Zoey est très drôle à voir, on s’amuse vraiment bien avec, mais on sent bien qu’Emily est dans l’excès pour compenser tout ce qu’elle n’ose pas dire. C’est bien dommage. Elle se fait draguer par un certain Clay, qui finit par remarquer que ses seins sont en train de laisser couler le lait… et ça, c’était plutôt drôle. Par contre, jamais de la vie elle donnera ce lait à Miles, non ? Elle le met en biberon dans les toilettes, mais avec tout ce qu’elle a bu, ce n’est pas vraiment du lait à donner à un bébé ? Je ne suis pas expert de la question, m’enfin, ça m’a paru bizarre.

En tout cas, Emily se met donc à chanter dans les toilettes, la pauvre, et la série s’avère bien créative une fois de plus. Ce breakdown supplémentaire ne peut plus être ignoré par Emily, par contre. Elle a bien conscience d’avoir eu un baby blues, mais celui-ci ne s’est jamais terminé, et elle a même eu droit de le voir empirer.

C’est terrible, et il est vraiment bien que la série aborde ce genre de sujet, parce qu’elle est là pour ça. Et l’actrice est révélée, une fois de plus, par cette intrigue : elle est grandiose, tout simplement. Elle m’a éclaté quand elle buvait et dansait en boîte et brisé le cœur quand elle a enfin confié à Zoey qu’elle ne se sentait pas à la hauteur pour Miles. Elle pense que son fils serait mieux sans elle, et elle n’ose pas en parler non plus à David qui est encore en plein deuil.

Et pour cette fois, Zoey n’a pas vraiment les mots pour aider Emily à remonter la pente. Elle se reconnaît en plus en Emily qui reconnaît que quelque chose ne va pas et qu’elle ne comprend pas pourquoi elle n’arrive pas à le combattre par elle-même. Oh, Emily. Oh, Zoey.

Emily est déposée chez elle après tout ça, sans vraie conclusion car ça ne peut pas se régler comme ça, et c’est bien de le dire. Zoey se rend ensuite à l’Eglise où Mo est censé chanter, et le sermon qui y est fait touche profondément Zoey, parce qu’il y est question de savoir à qui l’on peut vraiment se confier. Et l’air de rien, on a bien vu pendant tout l’épisode que s’inquiéter autant pour Emily affectait énormément Zoey qui, depuis deux ans, pleure beaucoup et s’inquiète pour tout le monde, au détriment de sa propre vie.

Mo chante pour sa chorale une chanson sur le besoin d’avoir quelqu’un à qui demander de l’aide et nous laisse Zoey en larmes. Elle peut ainsi demander à son petit-ami de s’occuper d’elle pour la journée, et ça les réconcilie tous les deux : il veut plus de temps romantique avec elle, elle veut plus de moments avec lui. Quant à Mo, il est ravi de voir que Perry est là, même s’il ne le présente à ses enfants que comme un ami. C’est un début, et les enfants adorent déjà Mo, donc c’est bien parti.

J’ai regretté que Mo ne puisse pas parler à Zoey en revanche, parce qu’il a remarqué qu’elle pleurait. On verra au prochain épisode ? Chez elle, Emily doit maintenant faire face à David, à qui elle a envoyé quelques SMS en étant bourrée. Elle lui explique tout simplement qu’elle se pense en dépression post-partum et qu’elle a besoin de voir un psy. David a les meilleures des réactions : pas de remise en question de ce qu’elle dit, juste un soutien inconditionnel.

La dépression n’a pas fini de frapper les personnages pour autant : il n’y a pas qu’Emily qui a besoin d’un psy, il y aussi de Zoey. Elle se rend compte que son super-pouvoir lui ruine la vie malheureusement. Et puis, en plus de tout ça, on a aussi Maggie. J’ai super mal vécu son intrigue : on commence par quelque chose de très fun avec Deb, mais celle-ci l’emmène dans un casino. Là, elle pousse Maggie à mentir sur son identité et à passer une soirée à jouer, notamment à la roulette.

Maggie finit complètement bourrée, est gênante à voir et on sent que le jeu n’est certainement pas une bonne idée pour elle vu l’état de deuil dans lequel elle est encore. Cela ne manque donc pas : le lendemain soir, elle retourne seule au casino pour boire un coup et jouer, en donnant son vrai prénom au personnel qui la reconnaît. Outch.