9-1-1 Lone Star – S02E09

Épisode 9 – Saving Grace – 17/20
J’ai du mal avec la structure de cet épisode qui nous présente une intrigue très chouette, hein, mais qui n’est pas celle pour laquelle j’avais envie de retrouver cette caserne de pompiers. Je suis un peu déçu que la série prenne le modèle de sa grande-sœur pour cet épisode, finalement, mais ça n’empêche qu’on se concentre sur des personnages que j’adore et que les émotions passent très bien au moment où elles doivent se passer.

Spoilers

Judd et Grace ont un accident de voiture les laissant en grand danger de mort.


Well now, who’s making it up ?

Ce n’est vraiment pas subtile comme titre d’épisode, ça ; de même que je ne trouve pas spécialement subtile de nous enchaîner cet épisode sur Grace et Judd ayant un accident de voiture juste après un épisode de la série-mère sur un carambolage avec une voiture éjectée aussi d’un pont. C’est abusé, mais le spin-off est celui qui avait proposé ça en premier.

Et le suspense continue un bon moment de cet épisode avec un flashback nous ramenant en 1995 lorsque deux enfants ont la merveilleuse idée de conduire une voiture, puis de faire la course avec des ados stupides dans une autre voiture. Le plus jeune garçon meure et le casting est assez bien foutu pour qu’on comprenne que l’ado au volant était Judd. Il n’est pas entièrement responsable de la mort de son ami, cela dit : cet idiot a appuyé volontairement sur la pédale d’accélérateur, parce qu’il voulait gagner la course.

C’est bête, ça. Cela nous explique davantage sa vocation de pompier au moins, pas besoin d’un « Begins » pour ça, c’est chouette…. Ou pas, parce que l’épisode fait exactement comme le fait la série-mère, un épisode avec des flashbacks pour nous présenter la vie de Judd. On le retrouve ensuite en 2012 à faire la visite de sa caserne à un groupe d’enfants d’une classe venue avec leur maîtresse.

Soit. Ce n’est pas grandiose, même si on voit assez vite où ça mènera avec une dame lui donnant des cartes pour conseiller aux gens d’aller à l’Eglise plutôt que d’appeler le 9-1-1. Soit. Il récupère les cartes, juste avant de partir en intervention. Bizarrement, la femme qui est sacrément blessée et a besoin d’aide refuse que Judd s’occupe d’elle quand elle entend son prénom et qu’elle voit son nom.

Nous sommes plus réactifs que Judd à comprendre qu’il s’agit de la mère de son pote, mais bon, lui a subi le passage de quelques années, tout de même. Judd est en tout cas sacrément perturbé par tout ça, et moi je le suis de voir que Tommy était déjà capitaine à cette époque. La mère de son pote n’a bien sûr pas pu oublier le nom de Judd malgré les années passant, parce qu’à ses yeux, il est le meurtrier de son fils. Forcément.

Perturbé par tout ça, Judd envisage le suicide en reprovoquant l’accident de son enfance, mais il s’arrête pile à temps pour ne pas se blesser… et retombe sur les cartes de la femme religieuse : il se décide donc à appeler cette ligne téléphonique et tombe bien évidemment sur Grace. On s’y attendait évidemment, mais ça reste extrêmement frustrant. Cette histoire est belle, hein, mais on veut savoir comment va se passer le présent, pas le passé.

OK, j’exagère, parce que c’est une jolie histoire, vraiment, et cette romance est à la hauteur des personnages que l’on suit depuis une saison et demie. Ainsi, Grace entame une relation téléphonique avec Judd en lui conseillant de se faire cracher à la figure par la mère de son pote si c’est ce qu’il faut pour qu’elle lui pardonne un jour.

Judd décide donc de réparer le jardin à l’abandon de la femme : palissade, marches de l’escalier, etc. Il fait tout ce qu’il faut pour cette femme, et ça finit par fonctionner, puisqu’elle lui pardonne. En revanche, en parallèle de tout ça, il continue d’appeler Grace régulièrement, faisant tout ce qu’il peut pour tomber sur Grace à chaque fois qu’il appelle à son service de prière.

Le rire de Grace illumine ses journées à chaque appel, et il finit par avoir une relation amoureuse avec elle sans même l’avoir rencontrée. Il la passe avant tout le reste, et c’est très mignon à voir. Franchement, j’adore, tout simplement… jusqu’à ce qu’elle ne soit plus là lorsqu’il lui téléphone un soir, parce qu’elle a démissionné, tout simplement. Il est déprimé de l’apprendre, mais se rend tout de même au bar avec le reste de la caserne… Tout ça pour mieux retomber sur Grace quelques minutes plus tard.

Elle est en effet là pour prendre un verre avec ses amies avant son départ, parce qu’elle a prévu de déménager pour Georgetown, afin de poursuivre ses études. C’est super comme rencontre, créée en partie par une Tommy géniale avec son (meilleur ?) ami.

Forcément, après une rencontre pareille, Judd a de très bons premiers rencards et finit par amener Grace chez Tommy et son mari. C’est donc là qu’ont commencé les jolies soirées entre eux, et c’était bien à voir, même si le but est évidemment de créer le doute en Grace par rapport à ses études. Par contre, quand elle annonce à Judd qu’elle envisage de rester en ville plutôt que de déménager, celui-ci n’est pas du tout d’accord. Il est amoureux d’elle bien sûr, mais il a été légèrement perturbé en route : son beau-père lui a fait comprendre qu’il n’était pas assez bien pour Grace.

Grace est la fille d’une longue lignée de personnes noires ayant eu à se battre pour survivre, mais aussi pour être les plus forts et les plus intelligents dans un pays plus que compétitif. Par conséquent, le père ne veut pas que Judd passe plus de temps avec sa fille… et il accepte apparemment ça quand il se rend compte qu’elle abandonne son futur pour lui.

Il décide donc de lui dire qu’il ne l’aime pas, en la regardant droit dans les yeux, et ça nous permet de retrouver le personnage de Grace comme je l’adore depuis le début : elle refuse de rentrer chez elle, mais va danser seule dans le bar, parce qu’elle est là pour ça. Et ça marche carrément.

Par contre, c’est ensuite l’enfer pour Judd qui se retrouve à se faire son tatouage à la main – le psaume 31 qui dit de ne pas avoir honte de soi – et à se battre en intervention avec un homme qui n’apprécie pas de voir un pompier le remettre à sa place, alors que c’est carrément justifié. Les jours (ou mois ?) passent et Judd reste ainsi célibataire… jusqu’à ce qu’il se retrouve à la maternité pour féliciter Tommy sur la naissance de ses jumelles.

Dans la salle d’attente, il retombe sur Grace et les deux peuvent se réconcilier et continuer d’être le meilleur des couples. Ecoutez, l’épisode vient de me réconcilier définitivement avec le personnage de Judd que je trouvais parfois too much, et avec l’acteur aussi. Je lui préfère toujours Grace, ça va sans dire, parce qu’elle est un personnage exceptionnel. Cette dernière a donc abandonné ses études pour devenir opératrice du 9-1-1, juste parce qu’elle voulait aider les gens. Et tous les deux sont les parrain et marraine des jumelles – je ne suis pas sûr qu’on le savait.

Dans le présent, on reprend exactement où l’épisode nous avait lâché, et même un tout petit peu avant : Judd et Grace sont donc en voiture et pour éviter de heurter un camion se retrouvent à plonger dans l’eau. C’est horrible à regarder, surtout que Judd perd connaissance alors que Grace est bloquée dans la voiture. Elle fait tout ce qu’elle peut pour le réveiller, et quand c’est le cas, il comprend qu’ils sont en train de couler et que sa femme va probablement y passer.

Sa jambe est coincée dans la voiture et il ne parvient pas à l’aider… Comme l’épisode est fait de flashbacks interminables, on retourne en arrière et lorsqu’on revient au présent, Judd se réveille alors à l’hôpital, et c’est à nous glacer le sang, parce qu’il demande aussitôt où est Grace. Je suis un peu frustré de ne pas avoir eu l’intervention des pompiers qui aurait probablement été dingue. Elle aurait coûté trop cher et n’aurait probablement pas été celles de nos pompiers, cela dit.

Owen et Tommy annoncent alors que Grace est restée six minutes sous l’eau et qu’elle a survécu, mais qu’elle risque tout de même des séquelles. C’est atroce, tout simplement, parce que Grace est quand même l’une de mes préférées dans cette série. Et puis, avoir vu passer tout l’épisode sur leur rencontre amoureuse, ça en rajoute une couche, évidemment.

Finalement, tout ça est simplement pour nous rajouter du drama et nous montrer que Judd a besoin de Grace comme repère dans sa vie. Lorsqu’il entend les collègues de Carlos dire à ce dernier que l’homme qui les a forcés à tomber hors du pont est dans le même hôpital, il feint ainsi être OK avec la volonté de Dieu… avant de se rendre dans la chambre de l’homme pour s’en prendre physiquement à lui.

Heureusement, Owen et son beau-père débarquent à temps pour l’empêcher de faire une grosse connerie, d’autant plus qu’ils lui annoncent que Grace est réveillée. Réveillée, et sans séquelle en plus. Elle ne sent plus ses jambes, mais ça ne devrait pas durer, même si la rééducation sera compliquée – ils iront bien quand même. Oui, Grace est aussi enceinte. J’étais très content pour ces personnages franchement – et beaucoup plus dérangé par la suite lorsque Judd annonce la grossesse de sa femme à toute la salle d’attente. Genre, je ne sais pas, ça se fait à deux normalement, surtout dans ces conditions ? Très étrange.

En tout cas, tout est bien qui termine bien… et j’ai hâte de voir le prochain épisode, parce que bon, on n’a pas vraiment retrouvé tout le monde. Cela dit, pour une fois, Carlos avait plus de dialogue que TK, ça change.

> Saison 2

 

9-1-1 – S04E09

Épisode 9 – Blindsided – 19/20
Une excellente reprise pour la série qui nous aveugle – c’est le titre de l’épisode après tout – avec son petit twist attendu sans qu’on ne comprenne exactement ce qu’il sera. Au-delà du jeu de mots du titre, j’ai bien aimé l’ensemble de cet épisode, avec des évolutions intéressantes pour les personnages (même si certains m’ont énervé) et des avancées dans un paquet d’intrigue. Par contre, pour une reprise, il est frustrant de voir certains personnages presque cantonnés à de la figuration. C’est habituel avec cette série, je sais.

Spoilers

Maddie est sur le point d’accoucher, mais elle ne s’arrête pas d’aller bosser pour autant.


Today is not the day.

J’ai attendu beaucoup trop de temps le retour de la série, et surtout de son spin-off, mais bizarrement j’ai pris tout mon temps pour lancer cet épisode, au point de le voir avec 24h de retard. Cela dit, le début de l’épisode est justement à propos de la patience qu’il faut avoir quand on attend impatiemment, justement, un événement : Maddie en est à 42 semaines de grossesse, rien que ça.

Les jours passent, Chimney est plus que prêt à recevoir son enfant, mais ce dernier ne veut pas sortir. Du coup, Maddie se retrouve à travailler toute la nuit, parce qu’elle veut s’entraîner à ne pas dormir de la nuit. D’accord, mais à neuf mois de grossesse, c’est un peu risqué… comme le fait de ne toujours pas avoir de nom pour leur bébé, surtout quand elle apprend que le frère de sa collègue s’appelle Norman Bates. Chimney se retrouve donc à devoir trouver un nom pour sa fille en urgences parce qu’ils ont été incapables de se décider avant.

La série se retrouve avec de bons gags sur la grossesse et l’accouchement ; je dois dire que j’aime bien l’idée. Par contre, je suis impressionné par Maddie qui fait quand même un job super stressant pour le faire à neuf mois, hein. Les américains sont fous. Stressant ? Elle se retrouve au téléphone avec un petit garçon, Jacob, dont la mère conduit une voiture n’importe comment.

Elle semble aveuglée et perdue dans ses pensées, ne réagissant pas lorsque son fils lui parle ou lorsque Maddie tente de prendre contact. Au contraire, elle finit à contresens sur l’autoroute, rien que ça, menant après un temps incroyablement long à un accident avec une camionnette. Tout cela se termine en un accident monstrueux entre plusieurs véhicules, avec des morts.

Avant tout ça, Hen et Karen sont hyper frustrées de voir que Nia va être rendue à sa mère. J’avais oublié cette intrigue et elle est vraiment horrible à voir. Après s’être occupées de ce bébé pendant des mois et des mois, elles doivent lui dire au revoir, parce que c’est le boulot qu’elles ont accepté de faire. Le problème, c’est que ça affecte aussi le vrai boulot de Hen, puisqu’elle est beaucoup trop énervée pour le faire correctement.

C’est une sacrée soirée pour les pompiers en même temps, parce qu’il faut s’occuper de toutes les voitures encastrées sur l’autoroute. Athéna est également sur les lieux, et elle est celle qui comprend que la mère conduisait bourrée, parce qu’elle trouve une jolie bouteille de whisky sur place. Humph. Franchement, cela ne ressemblait pas à un comportement d’alcoolique, mais qu’est-ce que j’y connais après tout ?

Par contre, Athena fait une réflexion franchement pas bien réfléchie sur les victimes de la femme alcoolique qui vont souffrir – ou périr – à cause des erreurs d’une personne incapable de se restreindre sur l’alcool. C’est super violent pour Bobby, franchement. Bon, ce n’est pas le plus gros de l’épisode cependant : la femme est rapidement emmenée à l’hôpital, et Jacob aussi.

Une fois que c’est fait, Maddie est obligée de quitter son job au beau milieu d’un appel, parce qu’elle n’est plus en état de l’assurer. Son travail a commencé, mais elle continue à bosser. Faudrait voir à pas abuser quand même, c’est totalement abusé à ce stade. J’avais tellement de peine pour elle, mais elle, elle continuait tranquillement à bosser. Bon, l’avantage d’avoir commencé son accouchement là-bas, c’est que Chimney apprend bien rapidement que sa femme est en train d’accoucher, puisque l’appel est passé directement auprès de Bobby.

Bobby a une sacrée soirée bien difficile aussi, puisqu’il fait face à la remarque d’Athena avant de voir que Hen pète un câble aussi, à cause de sa situation personnelle. Elle est rongée par ses nerfs, c’est atroce. Bon, pas autant que ce carambolage monstre et que les pompiers qui oublient de faire certains gestes de sécurité pour mieux se retrouver au cœur d’une explosion, ce qui ne fait jamais du bien.

A l’hôpital, Chimney arrive à temps pour l’accouchement, grâce à Athena qui l’escorte en voiture de police. C’est plutôt chouette de les voir comme ça, et en plus, ça permet à la policière de tomber sur le mari de la conductrice qui a provoqué ce carambolage. C’est quelque chose : l’homme apprend que sa femme est celle dont il a entendu parler aux news, sans pouvoir la voir bien sûr.

Son fils a évidemment été emmené dans un autre hôpital, et sa femme est sous surveillance policière désormais. Ce qui fait le plus craquer l’homme n’est pas tellement la rechute alcoolique de sa femme, cependant, c’est d’apprendre que Jacob a appelé le 9-1-1. Athena finit par briser le protocole sanitaire en place, parce que c’est trop lourd pour elle d’assister à tout ça. Tu m’étonnes. C’était une jolie scène, pleine d’émotions.

Ce n’était toujours rien par rapport à la suite de l’épisode qui est dans la surenchère : Chimney se rend compte qu’il a laissé le sac de grossesse de Maddie dans la voiture de son frère, alors il tente de l’appeler, en vain. Albert est sur messagerie, et pour cause : il est l’un des conducteurs victime du carambolage. L’accident est super violent pour lui, surtout qu’en fait, il n’est pas exactement dans le carambolage ; il a eu son accident juste avant : en contournant la voiture qui fonçait droit sur lui, il a fait un écart, s’est fait percuter, a fait quelques tonneaux et a fini en-dessous de l’autoroute.

Rien que ça. C’est hyper violent à voir, surtout qu’il appelle en vain le 9-1-1. Il rappelle chaque fois, mais il s’évanouit à nouveau tout autant de fois. Il finit par tomber sur May qui est celle qui s’inquiète et comprend qui il est, donnant son identité aux pompiers. C’est toutefois Bobby qui permet de le retrouver en ayant la bonne idée de demander sa localisation lors du premier appel.

Les pompiers arrivent donc à temps pour le sauver, même si on ne passe pas loin de la catastrophe : alors que Maddie accouche, Hen fait donc un arrêt cardiaque assez violent pour Hen qui galère à le ranimer, en compagnie d’Eddie. Tout finit bien pour cet épisode, mais ce n’était vraiment pas gagné. En plus, ça fait de la peine de voir Chimney tout heureux de la naissance et ne pas pouvoir en profiter pleinement. C’est finalement Buck qui doit lui annoncer la mauvaise nouvelle, et j’ai trouvé vraiment horrible comme responsabilité. En plus, Buck ramène le sac de grossesse de Maddie, donc Chimney comprend vite ce qu’il en est…

Pourtant, après toutes ces émotions, j’ai eu du mal à accrocher à la scène entre Chimney et Albert. Le plus dur était passé, de toute manière. J’ai préféré suivre la dispute entre Hen et Karen, qui leur permet d’en arriver à l’acceptation de ce qu’il se passe avec Nia (qu’elles laissent aller voir sa mère biologique en fin d’épisode) ou voir que May s’adapte de plus en plus à son nouveau job, malgré la difficulté d’avoir fait face à l’appel d’Albert. Les scénaristes nous introduisent d’ailleurs le prochain épisode avec elle : May reçoit une étrange demande d’amitié sur les réseaux sociaux de la part de Leila Creedy. C’est une ancienne harceleuse de son lycée, probablement celle qui a eu la bonne idée de la pousser au suicide.

En ce qui concerne Athena et Bobby, elle a l’occasion de s’excuser pour sa maladresse, mais elle comprend aussi pour la première fois que le démon de la culpabilité hante encore Bobby, et qu’il le hantera longtemps. Nous, on le voir retourner à une réunion d’alcooliques anonymes, ça faisait longtemps !

L’épisode se termine toutefois loin du drama, avec Tonton Buck en visio et une petite fille nommée par Maddie comme la belle-mère qu’elle n’a pas connue : Jee-Yun. Et ça sonne très bien. Albert, lui, se réveille à l’hôpital et n’aura qu’à se rétablir après tout ça.

> Saison 4

 

Films vus en 2021 #8 : Nobody (2021)

Salut les cinéphiles,

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler d’un film coup de cœur, même s’il a failli l’être, mais d’un film sorti en 2021 parce qu’on est en 2021 et que c’est un peu triste de ne rien voir de cette année sous prétexte que les cinémas continuent d’être fermés. Loin des promos abusives et intempestives de Netflix, j’ai pas mal entendu parler de ce film d’action comme un très bon film qui changeait de ce qu’on voyait d’habitude : Nobody…

Nobody (2021) par Ilya NaishullerN’étant pas très film d’action, je me suis dit que j’allais le regarder, le renouveau ne pouvant que faire du bien. Et c’est partiellement vrai. Le film raconte l’histoire d’un homme comme tout le monde, un homme qui n’est personne donc, qui est enfermé dans une routine banale ne semblant pas si agréable que ça. Cela semble toutefois lui convenir. Un jour, sa maison est pourtant la cible d’un couple de cambrioleurs qui s’introduisent pour dérober toute la maigre richesse de la famille. Et bien sûr, notre homme tombe nez à nez avec eux…

Jusque-là, on est sur du classique, et l’action ne commence qu’après tout ça, quand on se rend compte que l’homme nous cache peut-être des choses. Je n’ai pas envie de spoiler, parce que le début du film fut une bonne surprise. Rien d’incroyable, mais du bon divertissement, en tout cas ; et c’est déjà ça de pris !

we have a future — Nobody / 2021 starring Bob Odenkirk
Un personnage proche de nous !

La première moitié est celle du film qui m’a le plus convaincu et dans laquelle je vois l’originalité de ce film ; le renouveau apporté. Pour une fois, on a un héros de film d’action qui va se retrouver vraiment en danger – on sait bien qu’il est peu probable qu’il meure avant la fin du film, hein, mais il se prend des vrais coups. Honnêtement, ça change de plein de films où les héros naviguent entre les balles et sont blessés pour deux minutes.

we have a future — Nobody / 2021 starring Bob OdenkirkDans ce film, vous verrez donc de bons combats, du sang et des ecchymoses qui restent par-dessus les cicatrices. Et ça, ça m’a changé de la majorité des films du genre que je connais. Pour cela, il était en bonne voie de devenir un coup de cœur… malheureusement, la deuxième partie du film tombe dans tous les clichés du genre, et vraiment, j’ai décroché car après un tel début, ça me décevait de voir un héros capable de survivre sous les pluies de balles et autres scènes du genre.

horror-heks.tumblr.com - TumbexPour les amateurs de films d’action, ça restera un excellent divertissement et un bon cru, je pense ; pour les autres comme moi, ça déçoit parce que ça ne va pas au bout de ce que ça avait la prétention de faire, alors qu’il y avait tout pour le faire. C’est vraiment dommage. Je pense que le pire reste la dernière scène (spoiler, forcément) où les scénaristes nous casent une petite blague qui ressemblait plus à du Mr & Mrs Smith qu’au début du film devant lequel on était. Je comprends l’idée de finir là-dessus, mais tout le personnage est d’un coup déconstruit et ses liens familiaux, qui auraient mérité d’être approfondis, deviennent juste sujet à l’humour.

Je conseille malgré tout le film si vous voulez voir un film d’action car la première partie change un peu des clichés habituels… mais n’espérez pas autre chose qu’un film qui fait bim bam boum, ça fait pschit et ça fait vroum.

trolling.gif - Le Cahier

Le guide ultime des séries (Diverti Editions)

Salut les sériephiles,

Le guide ultime des séries - Collection Pop Up 04 -  Diverti EditionsJe l’ai promis hier en story sur Instagram, je viens vers vous aujourd’hui pour vous présenter le petit dernier des éditions Diverti Store, qui ont encore eu la gentillesse de me faire parvenir leur magazine. Et celui-ci, il m’intéressait particulièrement parce qu’il a un nom qui m’intéresse vraiment beaucoup : Le Guide ultime des séries. Autant dire que ça paraissait fait pour moi !

Comme toujours, ce magazine de 196 pages (en comptant la couverture, OK) est hyper complet et propose de faire le tour rapide sur 182 séries. Nous avons aussi quelques dossiers thématiques plutôt intéressants qui nous montre l’évolution de la télévision depuis les années 90 jusqu’à aujourd’hui, avec des focus plus particuliers, notamment sur HBO ou sur les séries françaises. Le guide ultime des séries - Collection Pop Up 04 -  Diverti Editions - sommaire 1Parce que oui, il y a aussi quelques séries françaises cultes dans la sélection de ce magazine.

Impossible d’être exhaustif sur un sujet pareil avec environ 400 séries par an désormais, alors il y a évidemment une sélection qui est faite. C’est peut-être là que ça manque de clarté, parce qu’on ne sait pas exactement quel est le choix qui est opéré pour expliquer certaines absences (au hasard, Unreal passe encore car peu connue, mais Scandal, ou plus simplement les spin-offs, parfois cités quand même dans l’article sur la série-mère, c’est surprenant). Le guide ultime des séries - Collection Pop Up 04 -  Diverti Editions - sommaire 2Je pense que la rédaction a fait le choix de ses séries préférés, en y ajoutant des incontournables… Mais on sent quand même ce qu’ils aiment, soit par la longueur de l’article, soit parce qu’il y a de petites boulettes (Charmed ne se déroule pas à Los Angeles, quand même).

Bon, c’est aussi un problème personnel, j’en connais parfois un peu trop et je vais tiquer sur des détails. On y ajoute une déformation professionnelle, parce que j’ai repéré plusieurs fois des phrases sans verbe ou composée d’une simple proposition subordonnée, sans proposition principale… et ça m’a surpris, parce que j’étais habitué aux magazines précédents où c’était bien plus rare d’avoir ces problèmes. En même temps, ça me dérange en tant que prof de français, mais vu le nombre de fois où je me retrouve à corriger ces fautes dans les copies, ça ne doit pas gêner grand-monde.

En plus, ça n’empêche pas le magazine d’être la mine d’or que j’en attendais par ailleurs. Le sommaire est tout de même sacrément intéressant, avec une classification des séries dans l’ordre chronologique et une légende qui permet de reconnaître au premier coup d’œil le genre des séries évoquées grâce à des petits logos et une légende claire.

Le guide ultime des séries - Collection Pop Up 04 -  Diverti Editions - A la croisée des Mondes
En bas à droite, vous voyez ce petit cadre bonus qui me plaît tant avec les récompenses, les acteurs, l’accès à la série ou les séries similaires…

Chaque série est ensuite présentée en quelques mots, suffisamment pour nous donner les informations clés qui donnent envie de la regarder (ou non, d’ailleurs, car il y en a qui ne sont pas pour moi). Une photo, une présentation de l’histoire, du casting et/ou des conditions de production suffisent parfois ; une longue explication sur la réception de la série sont nécessaires pour d’autres (difficile de faire moins d’une page sur LOST ou Game of Thrones, par exemple). C’est très bien comme ça. Ah, et on a aussi le nombre de récompenses (ou nominations) de chaque série.

Comme souvent, il y a également une petite touche qui rend le magazine vraiment pratique et qui le valorise vraiment à mes yeux : on nous explique où trouver chaque série pour la regarder en 2021 (même si ça, c’est une prise de risque de leur part, parce que les contrats varient souvent) et surtout, on nous donne des exemples de séries du même genre qui pourraient nous plaire si on en a aimé une. C’est un petit détail à l’échelle du magazine, mais je trouve ça vraiment sympa pour naviguer d’une série à l’autre et pour se décider à en commencer une nouvelle, ou juste pour en découvrir.

Bref, c’est un magazine que je recommande vraiment aux néophytes, qui se retrouvent alors avec un univers de possibilités à découvrir. Pour les sériephiles les plus aguerris, il est un outil plutôt pratique qui compile une bonne somme de détails. Sans être forcément aussi indispensable que je l’espérais, il est utile et vraiment agréable à feuilleter, entre les souvenirs de certaines séries qui remontent et les découvertes à faire avec d’autres.

Vous pouvez acheter le magazine en librairie à 14€50 en France s’il vous intéresse… ou le commander en ligne, par ici.