Pendant ce temps, dans le reboot comics du Buffyverse

Salut les sériephiles,

Cette fois-ci, je vous retrouve bien pour parler de Buffy, parce que je n’ai pas trouvé meilleur sujet pour mon anniversaire que d’en revenir encore et toujours à cette série que j’adore. J’ai évacué le problème insurmontable du Whedongate la semaine dernière, et je continue de suivre tout ce qu’il se passe, mais je veux évoquer aujourd’hui avec vous le reboot des comics. En effet, je fais fréquemment des articles dessus, et pas de raison que ça change !

Cette fois-ci, je vais commencer par exprimer mon énorme déception sur la fin d’Angel & Spike. J’étais vraiment content de voir enfin les deux personnages être associés dans leur propre mini-série… mais ça n’aura jamais vraiment porté ses fruits. Nous avons eu peu de scènes avec eux et la série s’est fait annuler sans préavis en plein milieu d’une intrigue. Enfin, les scénaristes arrivaient à la fin d’un arc, quoi.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #00-01 | #02-#05 | #06-08 | #09-14

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Est-ce que c’est une grande perte pour le monde ? Non, clairement pas. Les numéros 15 et 16 étaient un véritable calvaire, pour plusieurs raisons. Les dessins n’étaient pas du tout – mais alors pas du tout – à mon goût : les personnages y apparaissaient difformes sur certaines cases (regardez comme Spike prend cher !), c’était par moment illisible. Je veux dire, j’ai confondu Oz et Angel sur une case, et j’ai changé trois fois d’avis sur l’identité du personnage qui parlait, du coup. C’est tout de même gênant quand dans une BD on n’arrive plus à suivre l’histoire à cause des images, non ? Elles sont là pour aider.

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Au-delà de ça, l’intrigue elle-même est hyper confuse, avec Baphomet qui se fait finalement maîtriser par Fred juste parce qu’elle voit Angel ? Et la toute fin ? Les personnages sont en pleine bataille à Wolfram & Hart (pourquoi pas ?) et se retrouvent transportés à l’Hyperion qu’ils ne connaissent pas. La dernière cas nous introduit le multivers, juste comme ça, pour le fun, avec un ventre à bière pour Spike et un cliffhanger absolument pas inspiré par rapport aux Marvel ou à DC. Puis… Spike et Angel ont des versions plus vieilles ? Ce sont des vampires, allô ?

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Il était temps que ça se termine pour cette aventure, et si c’est un regret de devoir dire au revoir à des personnages que j’aime et de se dire que Baphomet restera un mystère complet, c’est finalement un mal pour un bien.

Je suis même prêt à ce qu’on en fasse autant avec le reboot de Buffy d’ailleurs, et pourtant, ça me coûte de le dire… La série-mère se porte toutefois mieux, je vous rassure !

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8 | #9-12 |#13-17 | #18-22 | #23

Cette fois-ci les comics 18 à 22 nous introduisent Faith, ce qui leur permet de proposer un trio de Tueuses jamais vu à l’écran : Buffy, Kendra et Faith. Cela apporte de bonnes dynamiques d’ensemble dès l’arrivée de Faith, qui amène avec elle Wesley. J’ai aimé la dispute de tout le Scooby-gang (ou plutôt ce qu’il en reste) à cause de l’attitude secrète de Willow, j’ai aimé voir Buffy ne pas se sentir à la hauteur et, il faut le souligner, j’aime de plus en plus le personnage du jeune Wood. Il fait un bon observateur, et c’est une bonne idée de nous le coller avec Giles et Wesley.

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Oh, bien sûr, je me sentirais mieux si la série était rebootée pour de bon, avec de nouveaux personnages – ou juste si on avait une suite des années plus tard, juste dans le même univers et sans forcément avoir Buffy – mais la réécriture apporte de bonnes choses pour lui. C’est bien le seul… Cordelia est à nouveau portée disparue sans que personne ne s’en soucie, Anya passe totalement du côté obscur et Xander… ben, c’est un vampire, quoi. J’aime toutefois l’intrigue en cours autour de Willow dans le plan astral, surtout qu’elle va inévitablement croiser une Tueuse qu’Anya manipule et qui compte se retourner contre les Observateurs.

Quant aux dessins… heureusement que les couvertures sont là pour être souvent magnifiques. Résultat de recherche d'images pour "buffy boom 19 faith"Si on n’est pas au point d’Angel où je ne reconnaissais pas les personnages, ce n’est tout de même pas bien glorieux : vraiment, ils ne savent pas dessiner Eliza Dushku, c’en est gênant. Le numéro 22 est d’autant plus gênant que tous les personnages féminins y sont hyper-sexualisées avec des tailles fines improbables et des tenues qui m’ont fait lever les yeux au ciel. En plein Whedongate, ça passe encore plus mal, il faut bien se le dire…

Avec cette intrigue, j’ai l’impression que les comics retrouvent quelque chose d’intéressant – comme avec Alex en vampire. Reste le problème que pour l’instant, ils n’arrivent jamais à développer les personnages et les histoires de manière cohérente et surtout de manière suffisante/satisfaisante sur plusieurs numéros. Ainsi, les voyages astraux de Willow commencent à traîner en longueur sans qu’on ne sache trop d’où ça sorte. Certes, ça a libéré Jenny, mais ça, ça a vite été expédié et le départ du personnage était frustrant. Bref, on verra bien où mènera la suite… Avec un spin-off sur Faith prévu mercredi prochain !

C’est si bien que ça WandaVision ?

Salut les sériephiles,

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Je ne tiens plus ! Je ne résiste pas plus longtemps à mon envie de vous parler ici de WandaVision. Je comptais attendre la diffusion de la fin de la saison pour faire un bilan plus global et évoquer les pistes ouvertes par la série pour la phase 4, mais là, vraiment… Quel épisode encore aujourd’hui ! Attention, avant de continuer à lire cet article, il faut donc être à jour sur les sept premiers épisodes (sur neuf).

Résultat de recherche d'images pour "wandavision gif"Pour répondre à la question, s’il faut encore le faire après ce paragraphe introductif, oui, c’est si bien que ça, et même plus encore. Je suis un fan de la série depuis le premier épisode, même si je sais que celui-ci a déboussolé et déplu à un certain nombre de fans du Marvel Cinematic Universe. Et je comprends pourquoi : on commence bien loin des super-héros que l’on attendait, avec beaucoup d’humour et pas un combat. C’est là-dessus que tout se joue dans mon amour de cette série pour l’instant.

Voir aussi : Ce que c’est que le méta

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Loin de nous proposer ce que l’on attendait d’une série Marvel, les scénaristes ont fait le choix de construire lentement leur saison – et on aboutit enfin aux combats depuis une ou deux semaines, même si ceux-ci restent accessoires. Tout repose ainsi sur le talent des acteurs à passer du comique au sérieux en permanence, alors que l’accent est tout au long de la saison mis avant tout sur la construction d’un fil rouge qui tient à vrai dire en une seule question bien simple : mais que se passe-t-il exactement dans WandaVision ?

Voir aussi : Elizabeth Olsen (#122)

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Quelle actrice, tout de même ! Les réponses arrivent au compte-goutte : dans le premier épisode, on sent que les personnages comprennent que quelque chose cloche, dans le deuxième, ça devient évident, et ce n’est que dans le quatrième – à la mi-saison grosso modo – qu’on apprend où se situe cette série dans l’univers des films et qu’on a quelques réponses. L’avantage de ce compte-goutte ? Il permet de théoriser énormément sur ce que la série propose.Résultat de recherche d'images pour "wandavision gif"

J’aime le choix de Disney + de proposer la série à la semaine (avec un nouveau générique hyper travaillé à chaque fois !), surtout que ça va leur permettre de nous occuper toute l’année avec les séries suivantes déjà prévues. C’est parfait pour avoir le temps de tout voir, je me connais, ça m’évite des impasses. En attendant, avoir un seul épisode par semaine est hyper frustrant car on veut la suite, mais ça permet de bien digérer tout ce qui est proposé. Et il y a énormément à digérer dans la série !

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Déjà, du point de vue formel, la série est d’une richesse incroyable dans le format choisi : c’est une sitcom, ce qui est déstabilisant, mais en plus, une sitcom qui rend hommage aux décennies de télévision qui la précèdent. Là-dessus, c’est un vrai petit bijou et c’est un plaisir fou de repérer les parodies de séries qu’on a pu adorer. Les blagues pleuvent avec efficacité, notamment grâce à une bonne part de méta et, pour l’épisode d’aujourd’hui, une bonne part de quatrième mur brisé. Parfaite idée !

Voir aussi : Ce que c’est que le 4e mur

Résultat de recherche d'images pour "wandavision gif"S’il n’y avait que ça à analyser, il y aurait déjà de quoi être heureux. Ce n’est toutefois pas le cas : WandaVision est aussi extrêmement riche dans tout ce qu’elle introduit. C’est une série Marvel, bien sûr, mais elle est pleine de détails incroyables tirés des comics, et ça marche si bien : cet hélicoptère dans l’épisode 2 avec le logo du S.W.O.R.D deux épisodes avant son introduction ? Ces personnages qui sortent des films précédents (l’agent Woo de Ant-Man, Lewis de Thor) ? Ces jumeaux qui sont évidemment les Billy et Tommy des comics ?

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Utiliser Evan Peters pour introduire le multivers et très probablement relier le MCU avec les X-Men tout en faisant de l’humour là-dessus ?? Autant de détails qui rend la série exceptionnelle pour le fan que je suis. J’y retrouve en fait tout ce que j’aime : une bonne écriture de répliques, des références méta, des détails que les lecteurs de comics peuvent saisir (et j’avoue que je n’ai même plus toutes les armes cette fois, je suis parfois désemparé), une intrigue qui avance bien et confirme peu à peu mes théories et… l’air de rien, des personnages féminins hyper badass.

Voir aussi : Teyonah Parris (#124)

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Il n’y pas que Wanda qui tire son épingle du jeu dans cette série : Lewis, Agnes/Agatha et, bien évidemment, Monica Rambeau (yaaay) ont vraiment leur heure de gloire ! Les hommes ne sont pas en reste, hein – j’aime bien Vision ou Woo, j’aime encore plus ce Pietro et les jumeaux – mais ça fait plaisir de voir une série qui équilibre aussi bien la balance et dont les personnages les plus puissants sont finalement les femmes… même si, encore une fois, c’est vraiment l’ensemble des acteurs qui sont excellents, même lorsqu’ils ne sont que de simples guests. La qualité Marvel ne peut être remise en question, et ça se confirme chaque semaine. D’ailleurs, outre les acteurs qui sont bons, les effets spéciaux excellents aident également l’ensemble à ressembler à quelque chose, et ça ne doit pas être négligé :

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Bref, avant même la fin de saison, je sais que j’ai déjà hyper hâte de la revoir – pour des scènes merveilleuses comme la première de l’épisode 4 ou pour tous ces détails qui ont d’un coup beaucoup plus de sens, comme le costume d’Halloween d’Agnes… Evidemment que c’était une sorcière, ils avaient tous leur costume des comics, non ?

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It was Agatha all along ! 

Très hâte maintenant de découvrir les réactions des fans de la série dans la série elle-même, je veux être vendredi prochain, vite !

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WandaVision – S01E07

Épisode 7 – Breaking the fourth wall – 19/20
Comme chaque semaine, la série propose un nouvel épisode très solide et très intéressant, qui m’a même paru plus dense que d’habitude tant il y a des développements. Il faut dire qu’on se dirige peu à peu vers la fin de la série, alors forcément, il faut avancer, quitte à suivre trois intrigues en parallèle. Tout est parfaitement maîtrisé, du rythme au jeu des acteurs, en passant par les répliques et les révélations qui se font de manière fluide. Si vous n’aviez pas compris : je suis fan de cette série. Beaucoup trop, même.

> Saison 1


Spoilers

It was Agatha all along.

Le générique Marvel Studio ne perd pas encore de son sublime et me donne toujours autant envie de vivre un très bon moment et de me plonger dans les histoires Marvel. J’avais peur qu’à force de l’entendre chaque semaine, je m’en lasse. Ce n’est pas encore le cas. Comme l’indique le titre de l’épisode, la série brise effectivement le 4e mur bien rapidement cette semaine : Wanda se réveille dans son lit, seule, déprimée… et parle à la caméra dans une sorte de mini-interview.

Voir aussi : Ce que c’est que le 4e mur

C’est un format à la mode, que je n’aime que partiellement, mais qui fonctionne bien ici encore. Les scénaristes ont prouvé qu’ils n’avaient aucun mal à réécrire la série à chaque épisode selon un style différent, et rien que pour ça, ils méritent toute notre attention.

Les jumeaux sont quant à eux en train de jouer aux jeux-vidéos, mais ça se passe mal pour eux : la console n’arrête pas de changer. Forcément, Wanda perd peu à peu le contrôle, et ça va être un des thèmes de l’épisode, pour ne pas dire le point majeur. Wanda veut une journée pour elle, à vivre une quarantaine et c’est bien trop drôle en cette période de crise sanitaire… non ?

Bon, d’accord, peut-être pas. Les jumeaux sont livrés à eux-mêmes, Wanda se décide à ignorer tous les changements qui l’entourent, y compris quand son lait d’amande devient du lait de vache, et la comédie n’est peut-être pas la meilleure ici, mais l’actrice est tellement drôle que ça me conveint parfaitement.

Bien sûr, nous sommes en pleine parodie des comédies sous la forme du « mockumentary » (Modern Family, The Office ou plus particulièrement pour ce début d’épisode Parks & Rec, je trouve), et le générique nous le rappelle en nous mettant Wanda absolument partout, avant de se rappeler qu’il existe aussi Vision.

De son côté de l’Hexagone, Vision se réveille seul en plein milieu du cirque qui vient de s’installer. Normal. On retrouve également Lewis, qui devient une artiste du cirque dont le rôle est de toujours réussir à s’échapper. Ca tombe bien : grâce à ça, elle n’est plus menottée, ni enchaînée. L’avantage, c’est que si elle a tout oublié, Vision se souvient d’elle au moins. Il la harcèle donc pour avoir des réponses, avant de lui rendre sa personnalité.

C’est une bonne chose, j’aime bien le personnage de Darcy Lewis (autant l’appeler par son prénom désormais que je m’en souviens) et ça m’aurait embêté de la voir coincée dans ce personnage de cirque peu drôle. En plus, ça permet de ne pas s’attarder dans le cirque et de se barrer bien vite de ce lieu, et ça, ça me convient parfaitement.

Ainsi, Darcy s’amuse bien à donner un coup de poing dans la tronche de l’employé du cirque qui veut les empêcher de s’en aller pour les faire venir sur la piste du cirque. Certes, j’aurais aimé voir ça, mais tout de même, on aurait perdu du temps dans un épisode par ailleurs très dense. Une fois en route, avec un camion qui n’avance pas du tout et qui est confronté à plein d’obstacles : feux rouges, camions de travaux… Quand Vision n’est pas amusé par la situation, cela permet au moins à Darcy de lui raconter tout son passé.

Vision est amnésique après tout, et il avait bien besoin de ça pour comprendre mieux le personnage de Wanda. Comme c’est raconté par une fan de WandaVision – vraiment, elle est comme nous Darcy finalement – la pilule est plus facile à avaler en plus : il peut comprendre que Wanda et lui sont bien amoureux. Et ça, c’est important.

Bien sûr, Vision lui pose un tas de questions auxquelles elle n’a aucune réponse, notamment sur les enfants. Ah oui, les jumeaux ! Ils s’inquiètent de la disparition de leur père eux aussi. Wanda s’en débrouille comme elle peut, à leur expliquer que Pietro n’est pas leur oncle, mais un imposteur. Ah. On avance ? Il semblait en savoir beaucoup la semaine dernière, est-il confirmé comme méchant ? J’aime bien quand Pietro fait partie des méchants.

Cette perte de contrôle progressive de la sorcière rouge rend vraiment évident le fait que Wanda ne contrôle rien du tout dans son hexagone, finalement. Elle avait probablement un pouvoir limité sur ce qui lui arrivait, mais peu à peu, on se dirige vers des révélations sur d’autres méchants. Et les indices déjà nombreux nous pointent tous dans la direction de… Agnes, qui débarque à nouveau pile au bon moment et continue d’attirer toutes mes méfiances à jouer avec le 4e mur dorénavant, avec des regards lourds de sens. Elle est une superbe actrice et me fait tellement rire.

Agnes débarque donc pour jouer les nourrices, et ça permet à Wanda d’avoir un peu de temps pour elle. Le seul problème, c’est qu’elle ne peut pas trop regarder la télévision quand tout le salon, y compris la télévision, tente de changer d’apparence. Pendant son interview, quelqu’un parle alors à Wanda, qui ne comprend pas pourquoi cette personne lui parle ou pourquoi elle lui demande si elle mérite ce qui lui arrive. On va avancer, je le sens.

Avant ça, on fait toutefois un détour chez Agnes, où un des jumeaux se rend compte qu’Agnes n’est pas tout à fait qui elle prétend être, parce qu’elle est silencieuse à l’intérieur. Humph. Elle est si louche.

En-dehors de l’hexagone, Woo découvre l’existence du projet Cataracte : Hayward veut récupérer le corps de Vision parce qu’il tentait en fait de le ré-activer sans la pierre d’Esprit. Vision est après tout une arme surpuissante. Dans une autre scène, nous voyons d’ailleurs Hayward apprendre que le signal qui permettait de recevoir la sitcom à l’extérieur de l’hexagone n’est plus. Il faut dire que Wanda a dû passer au numérique dorénavant ?

Ils n’ont plus Lewis pour les aider à capter ce qui est en train de se passer… Et quand je dis « ils », je fais à la fois référence à Hayward et au duo Monica/Woo. Ces deux derniers arrivent enfin auprès du contact de Monica, qui a fait couler beaucoup d’encre car on se demandait tous qui cela allait être. Il s’agit finalement d’une certaine Major Goodner, qui avait donc un lien avec la mère de Monica. Soit. Je ne la connais pas. Et j’avoue, j’ai googlé avant de publier la critique, personne ne semble la connaître. Une fausse piste pour nous éloigner des vrais éléments de théorie ? Peut-être.

Goodner leur montre rapidement ce qu’elle a apporté pour aider Monica à entrer dans l’hexagone : une voiture blindée qui semble être la solution pour Monica puisqu’elle contient une sorte de capsule probablement capable de l’emmener dans l’Hexagone. Comme on n’est jamais trop prudent, elle a aussi droit à une combinaison d’astronaute quelque peu ridicule, mais elle est prête à tout pour retourner dans l’Hexagone et sauver Lewis – ou Wanda. Ou tout le monde, allez savoir. On nous assure tellement que Monica ne risque à rien dans son blindé que je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un doute.

Par conséquent, je sentais mal le compte à rebours inquiétant qui nous prédisait l’impact entre le véhicule et l’hexagone, et j’ai eu raison : bien sûr le véhicule se heurte à la barrière et ne parvient pas à la transpercer, étant rejeté et réécrit à la fois.

Y a quand même un type qui préfère rester sur son écran d’ordinateur au lieu de suivre tout ce qu’il se passe, c’est fou. Le véhicule est finalement rejeté violemment hors de la barrière, mais par chance, Monica s’est extraite de celui-ci juste avant, voyant bien que l’ensemble allait être réécrit. Enervée de se faire rejeter comme ça, Monica laisse tomber son casque et décide de traverser malgré tout, certaine d’être capable de le faire.

Elle a raison, bien sûr : les effets spéciaux sont beaux, on a droit à tout un moment qui nous montre à quel point Monica est réécrite au niveau cellulaire (je pense X-Men et mutant chaque fois que j’écris ça). Pendant cette longue scène, Monica entend toujours des voix de son passé, notamment Captain Marvel, et on sent bien que c’est un moment important pour le personnage. Evidemment. Monica hérite finalement de ses pouvoirs, c’est très clair, avec des yeux qui virent au bleu clair. Le problème, c’est que sa vue est totalement perturbée par des ondes et lueurs bleues désormais. Elle va regretter le passage d’un monde à l’autre… ou pas ?

Elle récupère la vue et se rend aussitôt auprès de Wanda, ignorant pour l’instant le fait qu’elle était aussi en quête de Lewis. Celle-ci est toujours coincée dans son camion de toute manière, par des enfants cette fois. Sans trop de surprise, Vision décide de s’échapper pour aller parler à sa femme cette fois. C’est plutôt logique, ma foi, mais il met longtemps à arriver, loupant tous les événements de cette fin d’épisode.

Entre temps, la pub de l’épisode nous ramène à la réalité, avec la pilule Nexus, un antidépresseur qui ne donne pas du tout envie à en croire cette pub. Pourtant, il semblerait que Wanda en prenne au moment où Monica arrive justement chez elle. Wanda la vire sans sommation à coup de pouvoirs dès que Monica lui parle d’Hayward et de son plan.

Seulement, au lieu de s’écraser au sol, Monica a cette fois la possibilité d’atterrir tranquillement sur le sol et de tenter de raisonner par les mots Wanda. Bon courage ! J’aime le fait qu’Agnes observe tout ce qu’il se passe, mais aussi que la série nous ramène Emma Caulfield juste pour un plan. J’ai bon espoir de retrouver le personnage de Dottie plus tard grâce à ça, alors que je m’étais fait une raison sur l’absence de cette actrice que j’adore.

Monica essaie en tout cas de faire comprendre à Wanda qu’elle doit vraiment renoncer à l’Hex… et c’est Agnes qui intervient pour la libérer de cette discussion. Elle est définitivement louche, et c’était écrit sur son pantalon dans le générique de la semaine dernière après tout. Si, si. Wanda se retrouve ainsi chez Agnes, et quand elle voit son lapin en cage, les biscuits sur la table et une drôle de mouche, elle commence à comprendre que quelque chose dérape sérieusement. Elle s’inquiète enfin de savoir où sont ses enfants – disparus depuis le milieu de l’épisode, et la réponse « en train de jouer à la cave » n’a rien de rassurant. La cave sentait si bon les vibes des séries des années 2000, cela dit.

Sans trop de surprise, on s’est alors dirigé vers un cliffhanger où la cave était très cheloue – au point de nous rechanger le format de l’image pour être un peu plus dans un film Marvel cette fois. Il est confirmé qu’Agnes a un lien avec tout ce qu’il se passe, parce qu’elle débarque finalement dans la cave pour souligner que Wanda n’est pas la seule sorcière en ville.

La révélation tombe bien, et on nous informe alors qu’Agnes est en fait Agatha Harkness. Hein ? Je ne me souviens plus bien du personnage, mais je n’ai pas souvenir de l’avoir considérée comme une méchante ; pour moi, elle était plutôt une sorte de guide qui ne choisit jamais son camp. Quoiqu’il en soit, elle a désormais des yeux violets et est une méchante pour cette série – ou en tout cas, c’est ce qu’on nous laisse penser pour l’instant.

Le générique se relance alors une fois de plus, mais cette fois-ci, ce n’est pas pour nous présenter WandaVision, mais pour nous annoncer que c’était Agatha depuis le début. En boucle. On la voit ainsi tirer les ficelles dans une succession de flashbacks amusants sur l’ensemble des épisodes : chaque fois qu’elle venait, c’était pour apporter un rebondissement, elle provoquait les problèmes lors du spectacle de magie et, bien sûr, elle est derrière l’arrivée de cet étrange Pietro. C’est tellement bien comme idée.

Le seul problème, c’est que le générique souligne plusieurs fois qu’on ne s’y attendait pas, alors que si, quand même, on était nombreux à ne pas sentir Agnes comme un personnage en qui avoir confiance. De là à l’imaginer tuer Sparky ?! Plus de doute, c’est une méchante… Et j’ai adoré cette réplique finale avec le rire maléfique qui va avec ! 

Après quelques recherches, Agatha est arrivée dans les comics via les Quatre Fantastiques, alors il est toujours possible que le MCU nous intègre enfin ces personnages également… Affaire à suivre !

Signalons l’existence d’une scène post-générique également (yes !), où Monica a la bonne idée de fouiller la maison d’Agnes, ou du moins d’essayer de le faire. Coincée et ne pouvant y entrer, elle fait le tour, trouve un accès à la cave… et est arrêtée par Pietro. Aaaah. Il me manquait dans cet épisode, mais je n’ai pas vu venir sa présence à ce moment-là, et la perspective d’une confrontation entre Pietro et Agnes est vraiment intéressante.

> Saison 1

 

Le Crève-coeur : une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

Salut les sériephiles – et les lecteurs,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de ma dernière lecture, que je viens tout juste de terminer, au détour d’un après-midi de vacances. Il s’agit d’un livre intitulé Le Crève-cœur, paru le mois dernier aux éditions Michel Lafon. Le livre est écrit par Maxence Fermine, qui n’en est pas à son premier roman… mais qui livre ici un étrange roman, entre fiction et réalité – entre poésie et fiction comme le souligne sa biographie en couverture, puisqu’il nous propose le témoignage d’un homme atteint de la maladie du Crève-cœur, une pandémie qui le touche un matin de mars 2020…

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Difficile de ne pas voir où Maxence Fermine veut en venir, mais ce qui m’a vraiment intéressé ici, c’est que l’auteur a lui-même contracté le covid en mars. Bref, ce livre est son témoignage, mais sous le couvert de la fiction, qui permet de rendre plus poétique certaines choses, d’en taire d’autres, d’apporter son point de vue… J’ai toujours aimé l’autofiction, alors quand j’ai découvert en janvier ce livre, j’ai tout de suite demandé à le recevoir – et je remercie beaucoup les éditions Michel Lafon qui ont accepté de me l’envoyer pour que je vous le présente.

Je ne regrette ni ma demande, ni ma lecture : le livre était vraiment intéressant, surtout pour moi qui trouve important de voir/lire des histoires sur la pandémie actuelle. Le coronavirus n’y est jamais nommé, remplacé par ce « Crève-cœur » une maladie provoquée par des abeilles entrant dans un hôte devenant une victime dans le corps de laquelle un essaim de guêpes peut habiter… jusqu’à ce que l’une d’entre elles finisse parfois par lui crever le cœur et le tuer.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

L’image est quelque peu étonnante, mais voilà donc ce que semble ressentir l’auteur qui a été atteint, même s’il le nuance dans un passage du roman, précisant que ce n’est pas que ça. Et c’est probablement la partie la plus intéressante du roman : non, le coronavirus, ce ne sont pas que quelques symptômes, ça a un impact bien plus grand. Sans spoiler, le roman commence en mars 2020, mais Maxence Fermine nous décrit des symptômes qui durent pendant plusieurs mois.

Quand on n’est pas touché par la maladie, on a tendance à oublier l’après ; j’ai de mon côté été épargné par le coronavirus – ou j’en ai eu une forme asymptomatique, probablement, je ne le saurai jamais – mais j’ai trouvé que le roman commençait à nous faire imaginer l’enfer que les formes les plus graves représentaient. Le témoignage est prenant, précisément parce qu’il y est question de hauts et de bas, de rechutes, d’évolution des symptômes et de la maladie…

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

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Bien sûr, difficile de survivre à 2020 et de la romancer sans apporter aussi son point de vue. Loin de se contenter d’une fiction décrochée de la réalité, Maxence Fermine propose son analyse politique au travers de quelques phrases ou de chapitres. Tous les chapitres sont brefs, ce qui fait que le livre se lit assez facilement et rapidement, et tous ont pour titre le nom d’une œuvre.

Ce dernier point est important : au-delà du témoignage, ce roman est un hommage à la littérature qui, peut-être, le rend difficile d’accès par moments. De nombreuses références parsèment tout le roman, et pas que le titre du chapitre puisqu’on y trouve des citations insérées dans le récit, soit de manière explicite avec une référence claire, soit de manière implicite. Le livre devient ainsi un véritable palimpseste, ce qui était sacrément plaisant en ce qui me concerne – mais je suis professeur de français, aussi.

Les frontières entre la réalité et la fiction sont bien souvent floues, et il est compliqué de démêler le vrai du faux, surtout quand on ne connaît pas l’auteur personnellement. Il y a des pistes vraiment prenantes, cela dit, à commencer par l’onomastique qui joue parfois avec le lecteur (le docteur Placebo, vraiment ?) ou par la profession du personnage principal : auteur.

Tout ne m’a pas forcément plu pour autant dans le roman, avec des passages partant un tout petit peu trop loin dans la métaphore – à mon goût, en tout cas. J’ai même eu un moment où je me suis demandé si j’allais vraiment accrocher ; mais finalement, la curiosité a fonctionné sur moi. Je ne suis pas tout à fait fan du personnage principal qui nous raconte tout son calvaire, d’ailleurs, et certains traits de son caractère semblent forcés… mais il est en plein calvaire, alors pourquoi pas ?C’est une étrange relation qui se noue entre le lecteur, le personnage et, peut-être, l’auteur. De mon côté, je me suis rendu compte que je m’attachais malgré tout à la compagne du personnage principal, qui l’aide aussi dans ce calvaire puisqu’elle est infirmière.

Voir aussi : Huit mètres carrés de Hadrien Raccah

Difficile enfin de terminer un roman sur une pandémie encore en cours, mais le choix qui est fait ici est à la fois logique et efficace. Je m’attendais à certains passages de cette fin de roman, certes, ce qui ne les rend pas pour autant moins marquant ou prenant. Finalement, je ne peux donc que vous recommander de lire ce Crève-cœur: il nous ouvre les yeux sur la réalité de cette maladie, il nous permet malgré tout de nous évader de la réalité par la littérature. Bref, une autofiction réussie, que je suis content d’ajouter à ma bibliothèque.

Le livre est paru en janvier 2021 au prix de 16€95 en France.