Envie d’un petit jeu rapide, mais chouette ? Nox !

Salut les sériephiles,

Comment ça, il est déjà 23h ? J’étais tellement lancé dans mes paquets de copies à corriger – j’en ai encore une centaine, plus des notes d’oraux à finaliser et mettre en ligne (ça sent bon le rattrapage des deux dernières semaines de Plus Belle la Vie) – que j’allais en oublier l’article du jour… Y croyez-vous seulement ? Comme quoi, on peut avoir des petites habitudes bien ancrées, ça ne fait pas toujours tout. Deuxième problème : j’ai fait le tour des jeux de société testés récemment dont j’avais envie de parler sur le blog !

Le confinement n’étant pas encore tout à fait terminé, je me dis que les jeux de société peuvent peut-être sauver les soirées en famille de certains… alors je suis allé chercher dans ma mémoire, et je continue dans la série des jeux que j’ai eu l’occasion de tester avec Laura et son copain, même si je remonte une année en arrière cette fois avec le jeu Nox.

Nox (2012) - Jeu de société - Tric Trac
Ouais, je mets la version allemande du jeu, parce que l’image est de meilleure qualité, je ne sais pas ce que j’ai fait de mes propres photos du jeu. Notons que les allemands le mettent à huit ans et plus, alors qu’en France, il est à dix ans et plus. Vexant.

Ce jeu-là, je l’avais beaucoup aimé, en même temps ! Il s’agit d’un jeu de cartes assez basique où nous avons tous le même objectif, mais où il faut mettre des bâtons dans les roues des autres pour espérer gagner. Un bon jeu pour les fourbes comme moi, quoi. Le but est simple : il faut poser six cartes devant soi, en veillant à avoir des cartes de chaque couleur et les cartes les plus fortes possibles. Le nombre de cartes à poser devant soi est donc limité…

Jusque-là, ce serait simple, mais comme j’ai parlé de coups bas, vous aurez bien compris qu’il y a un hic : si vous ne jouez pas tout seul (et c’est quand même mieux, même si j’aime le Solitaire et même si ce jeu là aussi peut se jouer seul), n’importe qui peut venir placer une de ses cartes devant vous. Et là, autant vous dire qu’en général, on ne place pas une carte avec un fort nombre de points, hein. Oui, parce qu’à la fin de la partie, on compte les points de tout le monde, et celui qui a le plus de points l’emporte.

Jeu de Société] Nox | La Compagnie Des Geeks

C’est simple à expliquer, c’est fun et ça peut facilement vous occuper pour une soirée complète, surtout que c’est un jeu prévu pour entre un et six joueurs… Ca fait du monde à six, je ne préfère pas imaginer le casse-tête ! J’ai pu y jouer à deux, trois et quatre joueurs si ma mémoire ne me trompe pas, et c’était vraiment un bon moment entre amis.

Peut-être que le contexte de journée de vacances en bord de mer et soirée orageuse avec Mojito à portée de main avait aidé, je ne dis pas, mais si vous avez l’occasion de tester ce jeu, n’hésitez pas, je suis sûr que vous passerez vous aussi un excellent moment, comme nous.

Iya iya oh ! (pardon, c’était pour la private joke, je suis sûr qu’ils passeront par-là quand ils verront le titre de l’article, mouahahah).

 

Alors, le coronavirus dans les séries, ça donne quoi ?

Salut les sériephiles,

Inévitablement, il y a des micro-spoilers dans l’article, notamment du côté des gifs l’illustrant, tirés des deux ou trois premiers épisodes des nouvelles saisons de This is us, Grey’s Anatomy et Station 19. Une info sur la saison 18 de NCIS, également.

Je rumine cet article depuis quelques semaines, et il faut bien que je l’écrive un jour ou l’autre, alors pourquoi pas aujourd’hui ? La rentrée des networks était toute particulière, avec un décalage d’un mois ou deux selon les séries et surtout avec un gros problème à régler : le coronavirus impacte aussi les tournages… Pour le meilleur, comme pour le pire, il faut bien le dire.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

Commençons par la vraie vie avant de parler des intrigues des séries en elles-mêmes. Cette rentrée est marquée par des tournages interrompus, déjà, notamment du côté de la franchise Chicago. C’est frustrant… De même qu’il est frustrant de voir que les séries reviennent pour une poignée d’épisodes en 2020. Très franchement, découvrir au hasard d’un tweet que This is us ne reviendra qu’en janvier 2021, ça m’a rendu fou. tequi | Smells like Chick SpiritQuatre épisodes ? Je suis content d’avoir retrouvé la série, évidemment, mais j’aurais préféré que ce soit pour au moins six épisodes.

Je sais, ça ne change pas grand-chose… mais là, la frustration est là, on a à peine eu le temps de se faire à leur présence en un mois qu’on nous la retire déjà. L’attente va être longue et compliquée. Le truc, c’est que les tournages sont eux-mêmes plus longs et rendus sacrément plus compliqués par les règles imposées pour la sécurité de tous et les normes d’hygiènes. Nous nous retrouvons ainsi avec des scènes qui fonctionnent plus ou moins, il faut bien le dire.

Séries Télé | Smells like Chick SpiritCertaines séries font le choix d’ignorer la pandémie, comme la saison 18 de NCIS, mais ne peuvent l’ignorer dans le tournage : moins de figurants, plus de distance entre les acteurs, le déséquilibre est visible et ne fonctionne pas toujours. D’autres l’intègrent plutôt très efficacement, comme Grey’s Anatomy… mais les séries de Shondaland tournent aussi en grande partie grâce au sexe entre les personnages, et autant dire que de ce point de vue-là, ce n’est pas glorieux.

On sent bien que les scénaristes innovent autant que possible pour les scènes de sexe respectant la distanciation sociale… mais entre les écrans pour les innombrables visios, les positions farfelues et les situations juste dérangeantes à voir (ce 17×03 va me rester en tête), c’est… compliqué. En plus, on sent bien que sur ABC, la distance est le mot d’ordre, avec des personnages qui devraient vraiment s’embrasser normalement, mais qui ne peuvent pas le faire.

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Les persos qui vivent ensemble alors que les acteurs non, c’est un petit enfer pour les scénaristes, tout de même !

Parfois, ça donne lieu à de bonnes scènes : la présence des écrans et des conversations visios est de plus en plus démocratisée dans les séries… Et on se rend compte que ça peut être très efficace et que ça peut être bien fait. Il y a même Connecting qui repose intégralement sur cette idée. Il faudrait que je la poursuive !

Outre la distance, il y a aussi le masque, et là encore, c’est à double tranchant. Je trouve que certains acteurs le gèrent bien… D’autres forcent beaucoup trop sur le haut du visage. Je m’inquiète pour les rides à venir, j’ai l’impression de me voir sur certains cours et je suis sceptique sur les rôles de certains acteurs interprétant les seconds rôles. Pire encore, il y a des acteurs qu’il est d’un coup facile de confondre. C’est un truc dont on n’avait déjà l’habitude dans les séries médicales, cela dit.

Voir aussi : Quel protocole sanitaire pour les plateaux de tournage de séries ?

Grey's Anatomy' Season 17 Episode 3: Mer Has Covid, & Has It Bad (RECAP) -  TV Insider

Enfin, dans This is us comme dans Station 19, je trouve qu’il y a parfois des moments où on sent que ça hésite sur le port du masque. Les personnages le mettent et le retirent, parfois simplement pour faire trois mètres en extérieur sans croiser personne, et on ne comprend pas trop pourquoi. Si je n’ai pas encore aperçu dans mes séries de personnes portant mal le masque (d’ailleurs, c’est peu crédible, il devrait au moins y en avoir un, quoi), tous le touchent et le retouchent sans raison, ce qui n’est pas le meilleur des exemples à suivre.

Après, soyons honnêtes, je n’ai pas envie de suivre l’exemple américain concernant le coronavirus quand on voit comment ils font les câlins désormais… L’auto-câlin, c’est un concept dont je me serais bien passé et qui me paraît un peu ridicule. Imaginez un peu si on devait faire l’auto-bise ! C’est un peu étrange… mais les américains seront toujours américains !

madison gregory | Tumblr
No, it’s not. Mais je kiffe vos masques quand vous les mettez !

Quant à l’intégration elle-même de la pandémie dans les séries, je trouve que c’est compliqué. J’avais très hâte de voir certains personnages la vivre, parce que les séries ont toujours été un reflet du monde pour moi (pas pour rien que j’écris les articles « sept clichés sur ») et qu’il me paraissait inconcevable de passer à côté de ça pour un paquet de séries. Que les séries fantastiques l’ignorent, c’est bien normal. Les autres (NCIS, franchement…), c’est plus embêtant, surtout quand on sent les problèmes de tournage.

TV: Grey's Anatomy | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
J’ai beaucoup aimé comment Grey’s avait géré ça !

Le problème, c’est qu’il faut trouver un moyen de basculer dans le monde d’après. Nous faire revivre la bascule, c’est particulièrement anxiogène et ça m’a donné l’impression d’un fourre-tout expéditif dans This is us. Ne pas nous la montrer, ça m’a frustré, et ça m’a même paru indécent dans une scène de Station 19 où bon, ce ne sont que des acteurs, n’abusons pas. Certaines scènes de glorification des first responders et soignants auraient été très justes en mars ou avril, mais sonnent fausses aujourd’hui.

Enfin, qui dit pandémie, dit forcément contagion, et pour l’instant, je manque de recul pour me faire une idée de ce que ça va donner sur du long terme, mais on a bien une roulette russe qui est en train de s’établir sur certains personnages. Et si les premiers épisodes ne m’ont pas tous plu quand il s’agissait d’évoquer le coronavirus, j’aime bien les épisodes qui suivent : une fois l’épidémie en place, les personnages vivent vraiment la même vie que nous et ça fonctionne bien.

station 19 spoilers | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

En revanche, ça nous les rapproche drôlement de nous et je vois bien que je suis un chouilla plus à fleur de peau qu’avant. Ce ne doit pas être évident d’être scénariste en 2020 et d’avoir à gérer tout ça, mais les séries font leur possible pour s’adapter… Et je ne vous parle même pas de Plus belle la vie qui utilise carrément le deepfake pour coller le visage d’une de ses actrices testées positives sur le corps d’une autre actrice qui la remplace momentanément. C’est osé, comme choix, tout de même !

Willow (au pays des merveilles ?) – #1-5

Salut les sériephiles,

Il est peut-être temps que je fasse le point sur les derniers comics qu’il me reste à évoquer pour faire le tour de tout ce que j’ai lu durant le Mois de la BD de Ludo. J’attendais d’en avoir fini avec l’ensemble de ce premier run de comics consacrés à Willow, et maintenant que c’est chose faite puisque j’ai lu le dernier numéro dans le bus ce matin, je peux le faire ! Alors… Une fois de plus, je suis mitigé face à ce reboot, pour tout un tas de raisons.

Voir aussi : Le Bilan du mois de la BD !

Du côté du synopsis, nous retrouvons donc le personnage de Willow qui quitte Sunnydale après un accident ayant eu lieu dans l’arc Hellmouth des comics. Pendant celui-ci, en effet, Xander, qui avait une partie de l’âme de Willow depuis qu’il était devenu vampire (c’est compliqué, ouais, là-dessus, ils sont à peu près fidèles à la série comme ça, même si ce choix était hyper perché) est mort. C’est embêtant, et ça dévaste Willow qui a besoin de s’aérer l’esprit, quitte à tirer une croix sur sa copine – qui se console dans les bras de Kendra, parce que pourquoi pas.

La voilà donc qui s’évade et finit par atterrir dans une étrange communauté de sorcières qui va lui apprendre bien des choses sur la magie… mais qui cache inévitablement sa part d’ombre, sinon, il n’y aurait pas d’histoire à raconter. Qu’en ai-je pensé alors ?

Voir aussi les critiques du reboot de Buffy : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8 | #9-12 | #13-17

C’est peut-être la meilleure partie de ce reboot, parce que le personnage de Willow a quand même gagné un look bien plus classe durant ce reboot. Son pull des derniers numéros est génialissime. En revanche, vous vous doutez bien que si comme point positif, le premier truc qui me vient, c’est le look d’un personnage dessiné, c’est qu’il y a un problème. Ou plusieurs mêmes.

Le premier problème évident, pour moi, c’est l’intrigue elle-même qui n’est pas très originale et n’apporte pas grand-chose au délire de culte parfois associé aux sorcières. Pourtant, le scénario essaie de faire croire que si et fait quelques références non précises à des œuvres sur les sorcières, pour faire comme si les personnages étaient critiques de tout ce mouvement qui rend les sorcières cool dans la pop culture alors que c’est ce qu’elles font elles-mêmes.

Ensuite, le personnage de Willow, bon. La voir quitter ses amis et sa copine parce que Xander est mort, c’est bizarre. C’est un reboot d’accord, mais il surfe sur les personnages que l’on connaît en leur rendant les mêmes caractères… alors pourquoi ce virage à 360° pour le personnage de Willow ? On est toujours sur l’équivalent de la saison 1, en théorie, mais on en est déjà à la Willow de la saison 8 : elle finit cet arc avec énormément de magie, une copine cheloue et un caractère bien trempé. C’est dommage. Tout ce reboot semble vouloir profiter du fait qu’on connaît l’évolution de ces personnages, mais sans jamais faire ce travail d’évolution, et c’est frustrant.

Dans les frustrations aussi, j’ai eu l’impression que les scénaristes voulaient nous ramener le personnage de Tara. Ils n’arrêtent pas de ramener tous les personnages de la série, alors ça me paraissait logique quand j’ai vu débarquer une sorcière qui bégaie et qui ressemble très vaguement à Amber Benson qu’on tenait la nouvelle Tara… Finalement, c’est juste une sorcière voulant s’enfuir de ce clan sans qu’on ne sache bien pourquoi, et qui finira… Ben on ne sait pas non plus, parce que Willow semble complètement l’oublier au cours du dernier numéro qui se veut déstabilisant à téléporter les personnages toutes les deux pages.

Bref, c’était étrange comme construction et, pire encore, ça n’avait pas de sens au sein même de l’univers de ce reboot. Ainsi, Willow était déjà de retour à Sunnydale dans les derniers numéros de Buffy, alors que son aventure n’était pas encore terminée. C’est bizarre à lire, même si bien sûr, on est capable de savoir dans quel sens tout se passe. C’est juste que ça donne le sentiment d’être spoilé, puisqu’on savait déjà dans quel état Willow rentrait et qu’il ne fallait pas être sorcier pour comprendre pourquoi et comment.

Ce reboot continue d’être franchement médiocre par rapport à la série. Si j’y suis attaché, c’est parce que j’aime les personnages et que je me rattache à mon souvenir de la série et à mes habitudes de lire les comics des saisons 8 à 12, mais clairement Boom nous sort une fanfiction sacrément perchée et multiplie autant que possible les titres pour se faire du fric auprès des fans nostalgiques comme moi. C’est une stratégie qui marche, après tout.

Films vus #47

Salut les cinéphiles,

Je reviens en ce mercredi avec cinq films, dont deux coups de cœur, deux qui auraient pu l’être si je n’avais pas vu tant de films cette année et un… bon, il faut bien que je continue de ne pas aimer certains grands films pour justifier mon amour des séries, non ? Il y en a un peu pour tous les goûts dans cette sélection aussi éclectique que d’habitude, en tout cas :

Hit Snooze on Before I Wake – cultcrumbsBefore I wake

Ah mais c’est donc de là que vient le fameux délire des papillons ! Je me demandais vraiment d’où ça sortait, et je n’ai pas été déçu avec ce film d’horreur dont je n’avais pas trop entendu parler à sa sortie en 2016. Le film raconte l’histoire d’un couple qui adopte un petit garçon orphelin… mais ce jeune garçon cache clairement un secret, puisque la première scène du film voit celui qu’on pense être son père regretter de ne pas réussir à le tuer et le regardant comme s’il était le Diable lui-même.

Ca promet donc dès le début, et ça continue sur cette lancée, avec une ambiance bien particulière et un mystère qui se dévoile peu à peu. Si j’ai trouvé certains éléments prévisibles, le film vaut le coup pour ses très bons acteurs – notamment les enfants – et son scénario qui tient la route. C’est toujours agréable quand c’est le cas.

En tout cas, ça me confirme que Mike Flanagan est un réalisateur que j’aime bien quand il s’agit d’horreur… Il faudra que je songe à me faire le reste de sa filmographie, à commencer par The Haunting of Bly House, un jour ou l’autre. C’est de lui aussi, oui… Pas étonnant que je kiffe, finalement ! C’est un vrai coup de cœur, en tout cas, j’étais à fond à la fin, et j’ai aimé la résolution, en plus !

Into the Bone

lily collins in to the bone - Album on ImgurTadaa, Lily Collins débarque dans ma vie par la grande porte avec un film devenu un coup de cœur lui aussi. Pourtant, je bossais en le regardant, mais j’ai été tout de suite passionné par cette histoire, parce qu’elle traite d’un sujet qu’on ne voit pas assez souvent : l’anorexie adolescente. Forcément, ça me rappelle Les Bracelets Rouges, et j’ai lancé ça quand je l’ai vu passer sur Netflix.

Sans trop de surprise, j’ai beaucoup aimé, et j’ai surtout aimé le choix des acteurs, acteurs ayant vraiment des problèmes avec la nourriture, tant qu’à faire. Les images sont forcément choquantes, le film en lui-même est passionnant à suivre, et autant vous dire que j’ai fini par arrêter de noter mes copies pour être à fond dedans. Voilà, vous savez ce qu’il se passait quand vos professeurs ne vous rendaient pas les copies le jour voulu (enfin, moi, je l’ai rendu à temps). Ce fut donc un coup de cœur !

Extremely Wicked, Shockingly Evil, and Vile : Zac Efron est mi-charmant  mi-terrifiant en Ted Bundy, notre critique | melty

Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile

Netflix étant Netflix, il m’a proposé, sans surprise, un autre film de Lily Collins, et c’était avant même qu’Emily ne débarque in Paris, comme je le disais dans l’article d’introduction de cette saison 1. Quand j’ai vu qu’il y avait en plus Zac Efron à l’affiche, je n’ai pas hésité, et ce fut une réussite : j’ai beaucoup aimé ce film, même s’il m’a fallu du temps pour comprendre que c’était tiré d’une histoire vraie que je connaissais déjà. Ouais, comme Monster, forcément.

J’avais beaucoup entendu parler du film à sa sortie sur Netflix, et je n’avais pas prêté plus d’attention que ça à celui-ci, puisque je ne regardais pas de films à ce moment-là (eh oui, c’est une époque pas si lointaine). Zac Efron ne fait pas le meilleur des méchants, je trouve, même si tout le film en joue justement, puisqu’il est accusé d’être un tueur en série sans qu’on ne sache s’il est coupable ou non. En revanche, Lily Collins est bouleversante dans ce rôle, peut-être même plus que dans le film précédent.

Bref, j’étais prêt pour voir sa série après ces deux films, et à peu de choses près, ce film aurait pu être un coup de cœur, mais bon, un peu trop prévisible, un peu trop long, pas à la hauteur des deux précédents.

tim conigrave | Tumblr

Holding the man

Comme c’est étranger, il m’a fallu un moment sur Google avant de me rappeler ce que c’était que ce film. Ca m’arrive parfois, mais rarement sur des films que j’ai bien aimé. C’est le cas de celui-ci, qui nous raconte la vie d’un couple homosexuel, de la rencontre à la toute fin, en nous les montrant à différents âges de leurs vies… et c’est un peu le problème que j’ai eu avec.

Au départ, j’aimais beaucoup le film et la relation entre les deux personnages, mais plus on avançait, moins j’appréciais la tournure que prenait leurs interactions et la vie qu’ils vivaient. Inévitablement, plus on avance dans le temps, plus on tombe sur des schémas vus et revus dans des dizaines de films LGBT, et je finis par trouver tout ça lourd, même si c’est une réalité importante qui a existé, je ne dis pas, juste bon, avoir ça dans tous les films, ça finit par peser et ça manque de positif. M’enfin bon, c’est un très bon film tout de même.

Chris Knipp • View topic - Alejandro González Iñárritu: The Revenant (2015)

The Revenant

Et on termine par le film que je n’ai pas aimé, alors qu’il est un sacré chef-d’œuvre, je n’en doute pas. Difficile d’en douter avec des scènes de guerres et des reconstitutions impressionnantes de tous les côtés… mais, voilà, l’histoire en elle-même était interminable. On suit donc la vie d’un soldat qui cherche à rentrer chez lui après avoir été blessé, mais même ça, c’est déjà du spoil tellement ça met du temps à arriver.

En fait, tout met du temps : le début du film semble ne jamais commencer, la fin ne semble jamais arriver, etc. Visuellement, c’est très réussi ; j’aime beaucoup l’esthétique du film et la performance des acteurs est très bonne – bien sûr que Di Caprio mérite son Oscar (!), ça, je ne peux pas dire le contraire. Malheureusement, ça ne fait pas tout, et il y avait un certain ennui à suivre tout ce qui se passait entre deux scènes sanglantes et violentes, toutes plus marquantes les unes que les autres !