Le récap de 13 Reasons Why (S03)

Salut les sériephiles,

Hier soir, je me suis couché un peu trop tard pour enfin finir la saison 3 de 13 Reasons Why avec une dizaine de mois de retard. L’avantage, c’est que ça me permet d’avoir encore en tête absolument toute l’intrigue ! Par contre, je sais que ce n’est pas le cas de tous les fans qui ont dû bien vite vouloir oublier l’insupportable Ani et ses commentaires insistants sur le fait qu’elle était trop intelligente et savait tout, là. Je vais essayer de ne pas être comme elle dans cet article, mais oui, je sais tout moi aussi, et je vous le résume une dernière fois avant que vous ne vous lanciez dans la saison 4, si vous le souhaitez ! Sinon, rendez-vous à 9h01 sur Netflix. Attention spoilers sur toute la saison 3, ci-dessous.

Voir aussi : Les critiques de toute la saison 3

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Pour rappel, donc : Jess, Tyler, Clay, Justin, Alex, Charlie (t’es quoi toi ?), Zach, Ani et Tony.

Après avoir traité pendant deux ans la mort d’Hannah, la saison 3 de la série s’intéressait de près à celle de Bryce, victime d’un meurtre dès son deuxième épisode. La construction laissait à désirer, même si elle reprenait une formule éprouvée : une narratrice à qui on ne peut pas tout à fait faire confiance pour dire la vérité, un Clay qui confronte un à un ses amis pour obtenir la vérité qu’ils disent à demi-mot et une lente construction menant à une révélation finale peut-être un peu plus efficace que d’habitude car on ne savait pas exactement qui étaient les coupables.

Alors qui a tué Bryce ? Concrètement, Alex, avec la complicité de Jessica qui ne dit rien. Pourquoi ? Eh bien, pour tout un tas de raisons, parce que la saison 3 n’a pas réussi à nous innocenter Bryce, malgré toutes ses tentatives. Dans les faits, Alex veut venir en aide à Bryce, déjà tabassé par Zach à qui il a explosé la jambe (avant de l’énerver en lui parlant de Chloé qui n’est pas amoureuse de lui), mais lorsqu’il le fait, Bryce s’énerve et menace d’envoyer Zach en prison, puis de s’en prendre à nouveau à Jessica.

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Il le balance alors dans la rivière où, pas de bol, Bryce ne peut pas nager. C’est ainsi qu’il meurt noyé dans les profondeurs, laissant Clay et Ani se démener toute une saison pour chercher à comprendre ce qui lui est arrivé. On ne sait pas trop pourquoi Clay se lance dans cette quête, on découvre qu’Ani le fait parce qu’elle couchait sereinement avec le violeur et le tout mène à une dynamique largement bancale avec un personnage d’Ani difficile à cerner, apprécier et comprendre.

Qu’importe, elle finit par être celle qui met sur pied le plan final : faire accuser Monty du meurtre de Bryce. En effet, tout le groupe a fini par obtenir des aveux de Tyler sur le viol qu’il a subi à cause de Monty. Ce dernier déjà en prison pour viol et ayant en plus des raisons de vouloir tuer Bryce (comme absolument tout le monde, mais on veut quand même nous faire compatir au sort de Bryce, allez savoir !) est vraiment un coupable idéal.

Le problème ? Ils ont accusé de meurtre Monty qui se fait tuer en prison, après s’être fait cracher dessus par son père homophobe. Quel beau message. Par chance pour sa mémoire, Monty a réussi à se trouver un petit ami fidèle, Winston, à Hillcrest, le collège privé de Bryce. Bon, « petit-ami », c’est un mot fort. Winston lui a fait une gâterie une fois en soirée, avant que Monty ne lui explose la tronche en public ; puis l’a retrouvé quatre ou cinq mois plus tard, le soir du meurtre de Bryce, pour le pardonner et coucher avec lui… Toute la nuit.

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Si le shérif accepte de faire passer Monty pour le coupable, afin de protéger son fils Alex le vrai meurtrier, Winston fait comprendre à Ani en fin de saison 3 qu’il n’a pas l’intention de la laisser salir la mémoire de son mec. Il y a donc quelques remous en perspective pour la saison 4. D’autres remous existent aussi, notamment lorsque des pêcheurs découvrent les armes à feu de Tyler dans la rivière…

Reste à voir de quoi sera faite la saison 4, même si à vue de nez, je m’attends à un procès quelconque pour faire éclater la vérité. J’espère ça plutôt qu’un autre meurtre. On verra bien, j’ai évité la bande-annonce pour ne rien savoir du tout.

Avant de vous lâcher, un dernier point rapide sur les relations amoureuses : Ani et Clay ont commencé à sortir ensemble (pourquoi ?), Tony et Caleb filent le parfait amour, de même que Jess et Justin (à l’historique super compliqué puisqu’il l’a laissée se faire violer par Bryce alors qu’il a avoué lui-même avoir été victime de violence enfant, ce qui explique son addiction à la drogue, qu’il a reconnu face à sa famille adoptive pour Thanksgiving). Alex, lui, a repris son rôle de meilleur ami pour Jess (dommage). Zach et Chloé n’ont jamais fini ensemble, Tyler est passé d’une vague tension sexuelle avec Marcus (limite porté disparu en saison 3) à une vague tension sexuelle avec Charlie (porté apparu en cours de saison, où il était ami avec Monty avant de le trahir sans qu’on ne sache pourquoi).

Voilà. Il reste aussi la sœur de Marcus, mais elle n’a servi à rien, et j’ai vraiment l’impression que les scénaristes se dirigeaient vers un coming out de Tyler… Il reste aussi (bis) Casey, dont je me passerais bien parce que ça va faire dix ans que cette actrice est adolescente.

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Voilà, avec ça, on devrait avoir toutes les clés en main pour se lancer dans la saison 4… Je verrais si j’ai le temps de la commencer ce week-end, mais je sens que mes critiques vont quand même mettre du temps à arriver sur le blog. Ne m’en voulez pas trop, je veux éviter de frôler l’overdose, je ne m’appelle pas Justin Foley.

Bilan séries mai (1/2)

Salut les sériephiles,

Le mois de juin a débuté sous un beau soleil alors j’en ai profité plutôt que de tout de suite passer au bilan du mois de mai, et j’ai clairement bien fait vu la météo à laquelle on a désormais le droit. C’est donc en regardant la pluie tomber que je me mets à l’écriture de cet article – parce que non, je ne regarde pas toujours mon clavier quand j’écris, et c’est un peu le secret de ce blog pour ceux qui me le demandent parfois.

Si le début d’année a été assez peu productif de mon côté en ce qui concerne les séries, le confinement en avril a fini par me remettre le pied à l’étrier, mais pas autant que le dernier WESéries, un vrai succès en ce qui me concerne. Le bilan de ce mois de mai est tellement positif, d’ailleurs, que je me vois un peu forcé de le diviser en deux parties ! Ce n’était plus arrivé depuis si longtemps… Voici donc une première moitié de ce que j’ai terminé en juin, et que je regarderai encore quand ces séries reviendront !

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Séries renouvelées

Westworld (S03)La série m’a quelque peu déçu pour son retour cette année, parce que j’ai trouvé qu’elle était moins ambitieuse, ou en tout cas moins originale, avec cette saison qui me paraissait par conséquent moins pertinente. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : elle n’en reste pas moins une saison passionnante à regarder et je suis curieux de voir ce que donnera la prochaine saison, en espérant que ce ne soit pas celle de trop. Il n’y a plus grand-chose en stock. En tout cas, les personnages sont géniaux, la musique et l’ambiance toujours au top ! Note moyenne : 18/20

Evil (S01)Vraie bonne découverte de la rentrée 2019, cette série aura su jouer comme il le fallait sur les cordes de l’horreur (ou en tout cas l’angoisse) et du fantastique (dans sa définition littéraire du doute sur l’existence du surnaturel) pour proposer une dizaine d’épisodes passionnants et aussi efficaces à voir à la semaine qu’en binge-watching. Bref, c’est un coup de cœur ! Note moyenne : 17,5/20

Station 19 (S03)Bon… Cette série n’est toujours pas à la hauteur de son aînée et je reste persuadé que je ne la regarderais pas si elle n’était pas autant liée au Grey Sloan Memorial Hospital. L’avantage, c’est que cette saison a encore renforcé le lien entre les deux séries en multipliant les crossovers. Le problème, c’est justement que ses personnages ne sont pas les plus intéressants, sauf quand ils se retrouvent en couple avec ceux de la série-mère. Du coup, ça donne un ensemble assez inégal d’épisodes qui bavardaient énormément… et ça vient de moi, imaginez ce que ça veut dire du côté de l’action !! Note moyenne : 15,5/20

Charmed (S02)Pourquoi n’ai-je pas suivi cette saison à la semaine ? Le mystère est entier ! Je l’adore pourtant, et elle vaut le détour. Après, j’ai moins accroché à l’ambiance de cette saison qui a fait l’économie de quelques-uns des ingrédients que j’adorais en saison 1 (et dans la série originale, d’ailleurs). Il n’en reste pas moins que c’est une série assez efficace, avec des bons twists, toujours de l’humour et une noirceur nouvelle qui a su apporter de bonnes choses… notamment du côté des nouveaux personnages, que j’adore tous ! C’est assez rare pour être souligné, surtout dans une saison 2. Maintenant, je reste frustré par l’absence de fin de saison… Vivement la suite en janvier ! Note moyenne : 17/20

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Je m’arrête déjà là pour aujourd’hui, parce que ça fait déjà quatre séries sur neuf. Au départ, je m’étais dit que je pouvais bien parler aussi des séries au sort incertain… mais d’ici la semaine prochaine, peut-être que leur sort ne sera plus incertain. Je l’espère en tout cas ! Vous l’aurez compris, la suite de ce bilan ne sera publiée que la semaine prochaine 😉

La suite du bilan est par ici.

 

Films vus en 2020 (#23)

Salut les cinéphiles,

Vous connaissez mon introduction par cœur désormais : on est mercredi, c’est-à-dire le jour où je vous parle de l’ensemble des films vus au cours de l’année 2020. Je ne rattrape pas encore tout à fait mon retard, mais je sais que ça viendra, petit à petit. En attendant d’arriver à la pause de deux semaines de début mai, je poursuis avec les films vus au début du mois d’avril. Une vraie course contre moi-même, tout ça.

Les Éblouis

Les Eblouis", un film sur les dérives sectaires chrétiennes - rts ...Un film français, ça change ! Bon, vous aurez vite compris pourquoi j’ai regardé ce film, parce qu’on y retrouve l’inégalable et géniale Camille Cottin, qui joue ici un rôle aux antipodes de celui de la Connasse ou d’Andrea. Écoutez, ça lui réussit plutôt bien, elle reste exceptionnelle comme actrice, avec toujours la réplique qui fait mouche prononcée sur le bon ton.

Le film n’est pas grandiose pour autant : il y est question, et ça se comprend bien vite, de suivre comment une famille peu tomber progressivement dans une secte religieuse, sans voir tout à fait qu’ils sont en plein dedans. Le film est tour à tour drôle et glaçant, flippant et sympa, excellent et moins bon. Le niveau d’ensemble est inégal, même si tout le casting tient la route.

En revanche, bonjour la frustration à la fin. On pourrait pas en faire une série ? Il y aurait de quoi faire là !

Bande-annonce Play : nostalgie 1990's pour Max Boublil et Alice ...

Play

Cela faisait un moment que je n’avais plus évoqué le moindre coup de cœur sur le blog, mais en voilà un qui m’a pris totalement par surprise. Ce qui en fait un coup de cœur ? La proximité instaurée par ce film dont l’histoire est à la fois banale et touchante. Franchement, si on m’avait dit que j’allais verser une larme ou deux devant un film de Max Boublil, je ne l’aurais pas cru… Et pourtant, c’est bien ce qu’il s’est passé.

En fait, le principe du film est assez simple : un trentenaire décide de revisionner l’intégralité de tout ce qu’il a filmé depuis sa première caméra enfant à l’âge adulte, de manière à monter « le film de sa vie ». On suit inévitablement un fil rouge romantique plutôt efficace, mais ce qui fait le véritable intérêt du film, c’est le côté « vie quotidienne », avec un sacré effet de réel, des années 80 (la fin), 90, 2000 et 2010 (un peu moins).

Ce sont des années sur lesquelles j’étais plus ou moins jeune, plus jeune que le personnage en tout cas, mais j’en ai des vrais souvenirs et les grands moments marquants du film sont des grands moments marquants de ma propre vie. Quant au personnage principal, si je n’aime pas l’adulte qu’il devient et s’il est avant ça un ado relou, il n’en reste pas moins un personnage auquel je peux facilement m’identifier, puisque moi aussi, je filmais absolument tout quand j’étais au lycée. Tout, tout, TOUT.

Bref, gros coup de cœur pas forcément mérité d’un point de vue objectif, mais ce n’est pas le principe de mes critiques de l’être ! Et j’adore les acteurs aussi !

Cinedelirious: Midsommar

Midsommar

Quel étrange film ! Précédé par sa réputation, je savais à peu près à quoi m’en tenir et ça me paraissait assez juste à regarder, dans la lignée du premier film de cet article. Finalement, je ne sais pas trop quoi en penser de ce film dont la critique a parlé en boucle pendant un moment. Certes, c’est l’histoire d’un groupe de jeunes qui se retrouvent plus ou moins malgré eux au sein d’une secte de fanatiques, mais j’ai trouvé ça dans l’ensemble prévisible dans la mise en place. Tellement, d’ailleurs, que j’étais déçu de voir qu’ils n’allaient pas au bout de ce que j’en espérais.

Après, le film vaut surtout le détour pour sa réalisation psychédélique, les effets de la drogue qu’il prétend faire ressentir et le sentiment de malaise qui flotte bel et bien pendant toute la longue durée de cette production. Il n’en reste pas moins que j’en attendais plus… et que je suis incapable de dire si je l’ai aimé ou pas. La fin est frustrante, il y a de bons moments et d’autres plus soporifiques, mais l’ensemble était sympathique ! Regret de ne pas l’avoir vu au cinéma, par contre.

Les Misérables

ladj ly | TumblrAh. Le film fait écho avec l’actualité du moment, mais c’est bien sûr un hasard. Il y est question d’un trio de policiers au sein d’une cité où ils se sentent paradoxalement tout puissant ET en danger, et ça m’a rappelé que mes élèves de début d’année me manquaient…

Il y a de vraies bonnes trouvailles dans le film qui n’a pas grand-chose à voir non plus avec Victor Hugo, il y a des moments à couper le souffle, d’autres plus terre à terre. Le vrai problème du film, c’est qu’il rend attachant l’ensemble de ses personnages, y compris ceux qu’on aurait envie de détester. C’est une bonne chose pour le film, mais c’est aussi frustrant de ne pas savoir sur quel pied danser, ni savoir qui on a envie de soutenir. Au moins, ça montre bien, et sans jeu de mots, que tout n’est pas blanc ou noir dans la vie.

En revanche, énorme déception sur la fin du film. Là aussi, pour une série ça l’aurait fait… J’aime bien les fins ouvertes, mais on s’arrête vraiment au moment le plus intéressant (ou presque) et je ne comprends pas bien pourquoi. Enfin si, le film ne se mouille pas et ouvre facilement le débat en sortant de la salle… Encore un que j’aurais dû voir en salle !

Gremlins

Guizmo | Gifs | Gifs, Cinéma et FilmIl y a des films cultes qui méritent d’être vus, même en-dehors de la période de Noël. OK, c’est sympathique, je vois pourquoi il est culte, mais je n’ai pas grand-chose à en dire. J’ai passé un bon moment malgré les inévitables spoils dont j’étais victime, le film tient toujours la route après toutes ces années. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus marqué : malgré son aspect vieux film (et racisme latent, c’est quoi ce cliché du vendeur ?), ça passe tout de même super bien en 2020.

Je le reverrais probablement à Noël – quoiqu’il y a énormément à faire sur Disney + concernant Noël ! – pour le voir à la bonne période. C’était chouette et je comprends la tradition de le revoir chaque année. Et oui, quand je vous dis que j’ai une culture ciné déplorable, je ne vous mens pas !

#BlackLivesMatter

Salut les sériephiles,

À l’origine, je comptais aujourd’hui vous proposer un bon article faisant un grand récap des upfronts, parce que j’avais espoir que la NBC nous publie enfin la liste de ses séries renouvelées ou annulées. Les upfronts – ou plutôt l’inexistence des upfronts 2020 – reste un sujet majeur du moment, cependant, et je vous propose de nous retrouver, avec Geeleek et Morgane, pour le dixième épisode du podcast 42 minutes à 21h demain soir. Vous l’aurez compris, notre sujet sera justement de faire le point sur les upfronts. Au programme ? On vous parlera des séries renouvelées et annulées, de ce qu’on en pense, de nouveaux projets excitants de séries et de ce qu’on imagine pour la saison prochaine, parce qu’il y a PLEIN de choses à dire et qu’on ne va pas se gêner pour le faire. Seulement, tout ça, ça ne me fait pas un article de 500 mots.

Quitte à être dans l’actualité épineuse du moment, en revanche, il y a bien plus problématique actuellement aux États-Unis (et dans le monde) avec la mort de George Floyd et le mouvement du #BlackLivesMatter qui est revenu sur le devant de la scène suite à la mort de cet homme noir, tué par un policier américain lors d’une arrestation.

bad bitch ♛ faceclaims - marque richardson - Wattpad

Bon. Sujet difficile à aborder, parce que c’est horrible, indépendamment de la question de l’éclipse du sujet en France dans les médias (et la remise en cause de la fameuse loi du mort-kilomètre à l’ère des réseaux sociaux), du retour d’Anonymous et des émeutes qui éclatent partout : on parle de la mort d’un homme.

C’est douloureux, ça contraste avec le rêve américain et les droits de l’homme et… c’est exactement pour ça qu’il est important d’en parler. Le silence n’apportera rien de bon, peu importe l’angle du sujet : les violences policières, le racisme, le silence médiatique, la complicité tacite…

GIF of the Day: Black. Lives. Matter.

C’est vrai, j’ai hésité ces derniers jours : d’un côté, je ne suis pas le mieux placé pour en parler et je ne suis en plus pas assez informé sur l’actualité en ce moment – me concentrant sur mon boulot ; de l’autre… Il est nécessaire d’en parler, c’est tout. Le CM de Netflix nous a rappelé que de ne pas en parler, c’était être complice, et une grande majorité des plateformes de streaming a suivi. Et c’est vrai, malgré l’opération de com qui était un peu prévu au passage.

Vouloir en parler est une chose, mais je l’ai dit, je ne fais pas partie des plus concernés et j’ai surtout à me taire pour apprendre. Je vais donc me contenter de me faire l’écho de quelques séries ou épisodes à voir sur le sujet, parce que c’est par là que je m’éduque sur ce genre de sujet, parce qu’il faut se rappeler que c’est un sujet qui ne sort pas de nulle part, qu’il est temps de faire quelque chose et parce que, dans certains cas, l’espoir de la fiction doit être un moteur face à toute l’horreur de la réalité – un moteur, mais aussi un objectif, peut-être.

buck x athena | Tumblr

Cette saison, 9-1-1 et Station 19 ont toutes les deux eu à cœur de nous parler de ce problème avec des contrôles policiers se déroulant mal (retrouvez les critiques des épisodes en question en cliquant sur le titre de la série). Les scènes en devenaient redondantes tant elles étaient similaires, mais s’il y a bien une chose que ça nous apprend, c’est que c’est une réalité aux États-Unis où une personne noire a deux à trois fois plus de « chance » de se faire tuer par un policier qu’une personne blanche. Une statistique qui fait froid dans le dos.

Pour la seconde série, ce n’est pas surprenant de trouver une telle scène, même si elle est assez mal insérée à l’intrigue avec un flashback dont on n’avait jamais entendu parler avant (alors que bon, bonjour le traumatisme) : les séries de Shonda Rhimes ont toujours eu à cœur de faire de la prévention sur ce sujet difficile. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si la scène où Bailey et Ben apprennent comment se comporter face aux policiers à leur fils, dans l’épisode 10 de la saison 14 de Grey’s, vient de surgir à nouveau sur Twitter.

Avant elle, Scandal s’était penchée sur le sujet, avec l’excellent épisode « The Lawn Chair » (le 4×14) qui nous montre comment Olivia Pope gère ce genre de racisme et d’événements géopolitiques. Enfin, sur ces sujets, difficile de ne pas penser immédiatement à Dear White People dont une bonne partie des deux premières saisons tourne notamment autour du dérapage d’un agent de sécurité lors d’une soirée étudiante. Sur Netflix, je sais qu’il y a encore l’excellente Dans leur regard qui m’attend sur ce sujet.

She'll be a household name, mark my words." - Scandal Gif-Cap ...

Je vais m’arrêter à ces exemples les plus marquants qui sont les premiers à me venir, mais qui sont loin, très loin, d’être les seuls. Ces séries ont toutes en commun de nous montrer à quel point ça dérape vite sur ces questions. Toutes ont aussi en commun de nous montrer à quel point les politiques ignorent un sujet douloureux et vivace depuis des décennies – on trouvait déjà des blagues sur le sujet dans Le Prince de Bel-Air. Oui, des blagues, chacun fait passer le message comme il peut, surtout à cette époque où nous étions collectivement moins éveillés et plus aveugles.

Toutes ne doivent pas nous faire oublier qu’Hollywood et les séries sont loin d’être clean sur le sujet, de The Rookie dont une actrice a démissionné à cause de comportements racistes et sexistes à 9-1-1 qui voit une polémique enfler autour de la fiancée d’un des acteurs ayant utilisé le « n-word » sur Twitter en 2011 et étant à présent défendu de bien mauvaise manière par son fiancé (Eddie dans la série), qui énerve ses collègues (notamment l’interprète de Buck).

Suits : top 10 des meilleures punchlines de la série
N’oublions pas Jessica Pearson de Suits arrivant au sommet en étant confronté à bien des problèmes de racisme.

Comment conclure cet article ? Eh bien, il n’y a pas de bonne conclusion, malheureusement. Éduquons-nous, c’est tout. Écoutons-nous, dialoguons. Allons vers un monde meilleur ensemble. Et soyons enfin égaux, sérieux. #BlackLivesMatter