Grey’s Anatomy – S19E14

Épisode 14 – Shadow of your Love – 15/20
Quand on ne m’annonce pas un double épisode, mais qu’on me le sert, je m’attends toujours au pire ou au moins à un crossover. Finalement, l’épisode est plutôt sympathique, mais il n’en est pas moins très routinier. C’est loin d’être un défaut, surtout que toutes les intrigues avancent… Seulement, je m’attendais à autre chose !

Spoilers

C’est le dernier jour de Maggie Pierce au Grey Sloan Memorial Hospital.


 

I’ve known that number longer than I’ve known you.

Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé cette semaine chez ABC, mais nous voilà avec 1h24 d’épisodes à dévorer au lieu de 42 minutes. Ma foi, je ne vais pas m’en plaindre, surtout que ça commence par Maggie qui fait ses cartons pour déménager. Yeah. Tu ne manqueras pas à grand-monde, pardon… Même si Winston se met à faire du jogging autour de l’hôpital sans trop de raison.

Le parking de l’hôpital n’est pourtant pas dingue en ce moment : Simone y trouve toujours des flyers affirmant que Bailey est une Baby Killer. Bien sûr, en continue de s’inquiéter énormément de cette situation, et on le comprend. Miranda minimise complètement ce qu’il se passe, refusant de changer de numéro de téléphone (je la comprends, cela dit) ou même de déménager. J’aurais moins de mal à déménager qu’à changer de numéro, je crois – enfin, je dis ça, mais c’est chiant un déménagement. Après, Ben ne fait que lui demander six mois ailleurs.

Le début d’épisode nous confirme aussi que Mika a bien pris un nouveau job au bar. C’est sympa de le découvrir parce qu’elle est fatiguée (non) et parce qu’elle entend tous les potins de l’hôpital (oui). C’est sympa surtout qu’elle sache toute la vie de Maggie. Cette dernière a pris sa décision bien trop rapidement : elle se barre, fait tous ses cartons à l’arrache et c’est tout.

Bien sûr, cela énerve Richard : elle n’a pas pris le temps de le consulter avant de prendre sa décision. Le pauvre n’a pas le temps de dire tout ce qu’il a à lui dire que Maggie se fait appeler à l’accueil de l’hôpital par l’amie d’une patiente qui n’hésite pas à voler le téléphone de l’hôpital pour hurler son nom. Elle veut absolument sauver son amie, qui a un cancer énorme et bien problématique. Le cas est suffisamment important pour que Maggie se décide à repousser son départ.

Merde. Franchement, elle est insupportable même à ce moment-là, engueulant Jules parce qu’elle a appelé la sécurité pour gérer la patiente plutôt que de l’écouter. Euh ? Je ne sais pas, voler un téléphone pour hurler dans tout un hôpital, ça me paraît justifier l’appel à la sécurité. Vraiment. Ce n’est pas l’avis de Maggie apparemment, mais elle garde malgré tout Jules et Simone comme internes pour gérer cette patiente bien défoncée par son cancer.

La pauvre a tout de même une super amie qui est prête à tout pour elle, et ça, c’était beau. Jules cherche donc à mieux les connaître, en profitant pour partager ses vues sur le mariage, dans la même pièce que Simone. Inutile de dire que Jules ne pense pas du bien du mariage, hein, et ça fait chier Simone. Elle se sent forcée de justifier son mariage, ce qui en dit long. Elle est heureusement interrompue par, malheureusement, un arrêt cardiaque de la patiente qui finit par forcer Maggie à biper aussi Winston. On note au passage que Maggie est une bonne prof pour une fois.

Bien sûr, la consultation avec Winston termine par ce qu’on voyait à des kilomètres : ils sont forcés d’intervenir ensemble pour sauver la patiente. Je ne sais pas si j’aurais envie d’être dans les mains d’un couple en plein divorce pour survivre. Pourtant, ça se termine bien pour la patiente, après un sacré problème sur la table d’opération. L’essentiel est que ça aille mieux pour elle, mais aussi entre eux apparemment. Maggie se rend en effet compte que Winston est parfait pour elle, qu’il l’aide souvent à voir le meilleur possible et qu’il fait d’elle une meilleure personne. Allons bon. Les voilà donc qui couchent ensemble une fois de plus, en fin d’épisode.

Sinon, Jo et Link ont toujours une super alchimie, qui devient de plus en plus évidente pour tout le monde, y compris la cheffe de l’hôpital. Je recommence à vraiment aimer Teddy, car elle est sous son meilleur jour depuis quelques épisodes. Il faut juste la débarrasser d’Owen, franchement, lui, je ne le supporte pas et j’étais amusé qu’elle le rembarre comme ça.

Ils se retrouvent évidemment à bosser ensemble, une fois de plus, avec Link, tant qu’à faire. Teddy en profite pour souligner que l’amour peut être fatal, mais aussi qu’elle sait que Link et Jo ont couché ensemble. Devant Owen, qui ne le savait pas. OK, ce n’est pas dingue de sa part de balancer un truc comme ça, mais il est temps que cette intrigue avance après tout, alors j’ai décidé de ne pas lui en vouloir. Je fais vraiment des efforts pour l’apprécier à nouveau, parce qu’on est coincé avec elle apparemment.

L’avantage, c’est que cela permet à Link de se confier sur sa vie sentimentale à Owen et nous éclairer un peu sur sa peur de lui dire quoique ce soit. J’ai adoré aussi voir une Mika épuisée être sarcastique comme il faut avec Owen. Je déteste Owen, j’adore de plus en plus Mika, donc forcément… c’était inévitable. Oui, j’adore Mika, et je l’adore encore plus quand elle est fatiguée et dit tout ce qu’elle pense. En un sens, elle me fait un peu penser à une meilleure version de Cristina ? Des gens vont vouloir me tuer pour cette phrase.

D’ailleurs, Mika se retrouve à gérer le téléphone portable de Bailey pour le reste de l’épisode. Cela ne se passe pas super bien : le portable bipe en permanence et finit par l’épuiser encore plus que son service au bar. Elle engueule donc le pauvre médecin qui voulait prévenir que les lunettes de son fils étaient prêtes à être récupérées.

Quand Bailey vient récupérer son téléphone, elle le retrouve dans la poubelle où Lucas vient de le jeter et s’énerve clairement contre Mika… avant de voir que Ben avait raison : plus de 200 appels en absence et une photo de Tuck dans son école la décident à prendre une location et ne pas rentrer chez elle. Tu m’étonnes.

Bon et le patient d’Owen dans tout ça ? C’est un ado qui a jugé que c’était une bonne idée de se mettre dans un carton et d’être envoyé par avion à sa copine. Par chance, le carton tombe avant l’arrivée dans l’avion et le blesse, mettant fin à ses projets et lui faisant passer sa journée à l’hôpital. Il est soigné par tous les chirurgiens qui le sauvent effectivement, et lui répare aussi bien malgré eux le cœur. Sa petite-amie le largue et il déprime, forçant Owen à lui raconter sa relation à Teddy.

Cela devrait être inintéressant comme pas possible, mais l’avantage, c’est que ça permet au patient de comprendre qu’il n’était pas assez amoureux, à Link qu’il est amoureux de Jo (et devrait lui dire, yay !) et à Lucas que Simone sera peut-être là pour lui à un moment ou un autre. Le discours en lui-même était sympathique, à nous rappeler ce que c’est d’aimer quelqu’un. On a parfois l’impression que les scénaristes ne le savent pas après tout – surtout quand on voit Owen et Teddy, quoi.

Pourtant, Teddy entend tout ça et ça la remotive à coucher avec Owen, donc il y a peut-être encore un peu d’amour possible entre eux. Après, ils ne sont vraiment pas le couple que j’aimerais être un jour dans ma vie, hein.

Une autre portion de l’épisode s’intéresse davantage à Levi cette semaine. C’était chouette de le voir de nouveau en médecin s’occupant d’un patient, surtout que le patient reflétait beaucoup Levi tel qu’il était avant, je trouve. C’est donc sans surprise que ce patient aide Levi à se faire entendre. Pendant tout l’épisode, on le voit en effet s’impatienter du caractère de Kwan, qui a beaucoup de mal à supporter leur patient de 13 ans ayant arrêté de prendre ses médicaments un moment.

Au bloc opératoire, Levi recadre donc son interne pour lui dire qu’il est important d’écouter les besoins de son patient – ou de son enfant quand on est parent, ou de son élève quand on est tuteur. Bim. Les mots ont un double sens évident ici : Levi s’attaque également à Richard. En effet, en début d’épisode, Levi a tenté de lui demander conseil pour la suite de sa carrière et Richard l’a juste envoyé bouler en l’engueulant parce qu’il aurait dû s’y prendre avant. J’espère donc que Richard se rattrapera avec lui comme il l’a fait avec son patient de 13 ans.

Sinon, Simone passe bien son épisode à stresser pour son mariage, et contre toute attente, Jules s’avère être une alliée sympathique avec elle, acceptant de prendre ses mesures pour l’aider – car ce n’est pas Lucas qui le fera. For obvious reasons, que Simone nous dit.

En parallèle, j’ai l’impression qu’Amelia passe du temps avec Kai pour la première fois de la saison. Sa sœur se barre, une de plus, mais elle passe du temps en couple. Grand bien lui fasse ! Cela n’empêche évidemment pas Amelia d’être stressée du départ de Maggie, et d’envisager toute la difficulté que ce départ va créer dans sa vie. C’est bien de savoir que Maggie servait à nourrir Amelia chaque dimanche soir – et jusqu’au mercredi.

Amelia passe son épisode à pleurer dans les bras de Kai pour mieux découvrir en cliffhanger que Kai a décidé d’accepter un poste à Londres. La violence. Je déteste le fait que ça veuille dire qu’on risque devoir se passer d’Amelia aussi. Les scénaristes semblent préparer la sortie des trois sœurs à la fois. Ce serait assez logique narrativement parlant, mais je ne le souhaite vraiment pas. Et puis, la douleur d’Amelia en fin d’épisode me fait de la peine.

Ce n’est toutefois rien par rapport à la douleur de Jo quand elle appelle Link pour lui dire que la garderie de l’hôpital pense que Luna a des problèmes d’audition. Lincoln avait préparé un beau dîner romantique et comprend que tout tombe à l’eau maintenant que Luna est possiblement malade. Ah, ces bâtards de scénaristes, toujours une idée pour nous foutre dans le mal vis-à-vis d’un couple qu’on shippe, hein ?

Le pire reste toutefois de voir Lincoln jeter de magnifiques bouquets à la poubelle pour tout ranger avant l’arrivée de Jo. Faut pas déconner, vu le prix, tu les offres au moins à tes voisins, merde.


 

Station 19 – S06E14


Épisode 14 – Get It All Out – 18/20
J’ai trouvé que l’épisode avait des allures de fin de saison par moments et je ne m’y attendais pas : les intrigues avancent vite, on nous laisse des pistes dramatiques à tous les niveaux, on sent qu’on nous prépare un rollercoaster d’émotions… et on en a déjà un paquet durant l’épisode. Bref, c’était un épisode solide et vraiment cool à regarder. Un plaisir, comme toutes les semaines, finalement.

Spoilers

Maya et Carina se refont un premier rencard, tandis qu’Andy et Travis ne savent même pas qu’ils sont après le même mec.


It’s weird as hell, but I like it.

Comment ça, il y a eu trois épisodes de la franchise cette semaine ? Ne comptez pas sur moi pour rester à jour dans mes séries si vous me faites des coups comme ça. Il faut tout de même commencer par le commencement, et on a eu qu’un seul épisode de Station 19 malheureusement. Le début voit toute la caserne s’affairer à la préparation d’un bon dîner, et c’était étrange comme tout.

Ils sont tous heureux, dansent partout dans la cuisine, sans pour autant oublier les intrigues en cours : le regard de Maya envers Robert est gênant ; celui d’Andy envers son portable attendant une réponse d’Eli tout autant – surtout quand Travis en a, lui. Dans tout ça, Maya fait tomber de la sauce au sol à cause d’un autre pompier, et hop, l’alarme sonne.

En glissant sur la crème renversée, Jake s’explose le crâne, et le pire, c’est que je me disais justement que ça risquait d’arriver. Le problème n’est pas tellement sa chute, finalement, c’est qu’il oublie d’éteindre le feu sous une casserole au passage – et qu’il oublie de signaler à qui que ce soit sa chute.

Par chance, Vic reste à la caserne… mais elle reste bloquée au bureau de l’accueil pendant un long, long moment, sans se préoccuper de ce qu’il se passe à l’étage dans la cuisine. Quand l’alarme incendie s’allume finalement, il est trop tard pour sauver le repas. Tout est foutu. Entre l’eau qui tombe et l’extincteur, c’est foutu pour le repas.

Ce n’est pas si grave en théorie, sauf que pendant l’intervention, Andy et Theo se sont apparemment retrouvés à s’embrouiller – parce qu’Andy a fait plein de commentaires sur les décisions de son nouveau capitaine. Lui a l’impression de ne pas avoir de légitimité et qu’Andy le déteste d’avoir pris le poste qui lui reviendrait. Il serait bon d’expliquer qu’elle l’a refusé, tout de même.

Quand ils montent finalement dans la cuisine, c’est pour mieux découvrir l’état du repas. Quasiment aussitôt, Theo accuse Andy d’avoir laissé la casserole sur le feu, parce qu’il est sûr que quelqu’un a fait exprès de laisser le feu allumé pour qu’il passe pour un mauvais capitaine. Oh lala, c’est du grand n’importe quoi et Vic n’arrive pas à le calmer, évidemment. Tout l’épisode, il est insupportable avec son équipe, au point de provoquer des regrets à Andy qui sait qu’elle aurait pu avoir le job et s’éviter un capitaine si insupportable.

Elle s’en confie à Jack, qui clairement ne va pas bien après son coup à la tête – renversant de l’eau, étant un peu embrouillé dans sa manière de parler, tombant dans l’escalier… Je ne le sens pas. Il a beau être un pompier sachant très bien le danger du coup qu’il a eu sur la tête, il a beau être entouré de pompiers qui sont clairement entraînés à repérer bien des problèmes médicaux, il continue sa journée comme si de rien n’était. Bordel, Vic, sois plus attentive à ce qu’il se passe autour de toi.

Bon, je l’accuse, mais la pauvre passe tout son temps à faire le ménage (de la cuisine, de l’accueil) et à accueillir des gens dans la caserne. A l’accueil, justement, Travis confie à Vic qu’il a couché avec Eli, et ça la met dans la pire des positions possibles : elle sait très bien ce qu’il y avait entre Andy et Eli, puisqu’Andy lui a reconfié en début d’épisode tous ses sentiments d’impatience… Mais bon, elle n’a pas le temps d’en parler à Travis : Eli arrive et Travis part se cacher au plus vite.

Eli retrouve donc Travis dans la cuisine de la caserne… avec Andy. De toute manière, s’il débarque à la caserne, c’est surtout parce qu’il a une nouvelle importante à communiquer : il vient avec l’un des adversaires de Travis pour l’élection qui est prêt à se retirer de la course. Il souhaite juste quelques confirmations avant d’annoncer qu’il votera pour Travis – faisant de notre pompier le premier des sondages pour devenir maire. C’est magnifique.

En parallèle, Vic et Jack se retrouvent à s’occuper d’un adolescent qui vomit sur elle et affirme qu’il n’a ni bu, ni pris de la drogue. C’est effectivement la vérité : il a suivi un challenge avec ses potes qui consistait à manger des chips épicées, avec de la sauce pimentée. Tout se termine bien pour eux, avec Theo qui finit par s’occuper des trois adolescents quand Jack finit par expliquer qu’il ne se sent pas bien. Merci putain. Par contre, juste boire de l’eau, vraiment ?

Bref, les ados s’en vont et l’action se passe majoritairement dans la cuisine de la caserne, avec Jack qui va mal et Travis qui passe à deux doigts de la crise d’angoisse. Il ne se sent pas prêt à être maire et n’a surtout pas envie de se résigner sur certains points. Vic sent bien ce qu’il se passe et lui rappelle de ne surtout pas s’engager à suivre la politique des autres : il est là avec ses idées, pas pour son égo, et ne doit pas se laisser corrompre. Au passage, elle tente bien de parler de sa vie amoureuse ; après avoir essayé de faire en sorte qu’Andy lâche l’idée d’Eli… mais ce n’est pas si simple. Pfiou, ça va lui péter la gueule comme Jack se casse encore la gueule.

Jack finit par révéler ce qui lui est arrivé, devant un Theo qui se sent un peu con vis-à-vis d’Andy et insiste ensuite pour l’emmener à l’hôpital. Ah, d’où les trois épisodes ? On verra bien. En attendant, il reste à gérer l’intrigue de Travis et je suis bien content de le voir se retirer de la course à la mairie. Cela fait quelques épisodes qu’il est évident qu’il ne veut pas être maire et c’est une bonne chose de le voir s’assurer que ce pour quoi il se battait sera repris par un autre.

En revanche, Eli ne l’entend pas comme ça et se casse donc ensuite, pour aller supplier le futur maire d’avoir un emploi. C’est l’occasion pour Travis de faire de l’humour auprès de Vic sur le fait qu’il a couché avec Eli… devant Andy. La pauvre le prend forcément mal, mais elle a l’intelligence de ne pas s’en prendre à Vic – qui se retrouve à devoir expliquer la situation à Travis. La conversation finit en pleine intervention à Paris (pardon, c’est trop simple) : un camion poubelle est en feu et les pompiers galèrent à en éteindre les sacs, sans pour autant être vraiment en danger. Bref, la conversation peut avoir lieu en toute sympathie.

Loin de la sympathie, Andy s’en prend à Theo quand il revient sur place. Cette fois, elle ne supporte plus de le voir vouloir être un bon capitaine et s’en prendre à elle quand tout ce qu’elle fait est d’essayer de lui apporter son soutien par ses actions. Elle lui révèle enfin qu’elle aurait pu avoir le job et qu’elle l’a refusé. C’est une bonne chose pour que Theo commence à prendre conscience de sa stupidité et de son comportement insupportable.

L’autre bonne chose pour aider, c’est Travis. Cela sortait un peu de nulle part car on ne les voit plus être potes depuis un moment, mais quel plaisir de le voir lui faire remarquer qu’il n’a qu’à se concentrer sur son job de pompier et oublier le reste. Il en profite pour lui dire qu’il a quitté la course à la mairie, et je sens que ça risque d’être une belle manière de laisser Theo quitter son poste de capitaine qui ne lui va pas. On verra.

J’ai aimé la fin d’épisode qui voit Travis et Andy gérer la situation comme des adultes. Avec ces scénaristes, je m’attendais à une Andy lui faisant la gueule et je suis content de voir que ce n’est pas le cas. Content aussi que la bisexualité d’Eli soit un non-sujet. Moins content de voir que pour le moment, Travis et lui ne formeront pas un couple. Oui, je dis « pour le moment ». Ils ont passé trop de temps à construire le personnage d’Eli pour qu’il disparaisse si rapidement dans l’arrière-plan.

En parallèle, il reste à gérer les intrigues Maya/Carina et Sullivan/Ross. C’est vraiment bien écrit et géré cette semaine, même si ça commence par une scène qui m’a énervé énormément. On y suit Maya hésiter, puis appeler un représentant syndical, photos de Sullivan et Ross en main. Le simple fait de les emmener à la caserne montre à quel point elle n’a pas évolué, parce que le risque est énorme. J’espère que ça finira mieux pour elle et qu’elle appelle pour prévenir qu’il faut protéger Sullivan.

Sur le moment, ce n’était pas évident en plus. Elle est de toute manière interrompue par Carina, ce qui est une excellente chose. À la base, Carina débarque à la caserne pour un « premier rencard » avec Maya, mais très rapidement, comme toujours avec la série, le rencard tourne en intervention : Carina reçoit un appel de Pam qui a réussi à se coincer la main dans un distributeur de barres chocolatées et qui a maintenant des contractions.

La situation est marrante et complètement perchée – surtout la raison pour laquelle elle a la main coincée, qui est qu’elle voulait simplement manger, hein. Paye, comme tout le monde. Enfin, je dis ça, mais je crois que je n’ai jamais payé quoique ce soit à ce genre de machines ? Bref. Carina embarque Maya et Ben en intervention pour venir en aide à Pam. C’est l’occasion pour que Ben évoque ce qui est arrivé à Miranda en cliffhanger de la semaine dernière, mais aussi que Maya rencontre Pam, même si à aucun moment Pam n’apprendra qui elle est. Je trouve que les scénaristes passent à côté d’une scène qui aurait pu être marrante.

Cependant, la jalousie de Maya est loin d’être marrante, parce qu’elle m’a juste fait de la peine à comprendre bien vite que la situation n’était pas exactement normale entre Carina et sa patiente. Finalement, tout est bien qui finit bien : Maya fait confiance à Carina qui lui assure que Pam n’est qu’une nouvelle amie, parce qu’elle avait besoin de parler à quelqu’un et qu’elle se sentait seule ; Pam accouche d’un bébé en bonne santé ; sa main est libérée.

C’est merveilleux. Il ne reste plus pour Maya qu’à raconter à Carina ce qu’elle sait sur Ross et Sullivan, ce qu’elle fait, en précisant qu’elle veut vraiment récupérer son poste de capitaine… mais pas comme ça. Bordel. Il était important qu’elle le dise, et ça m’a fait du bien de la voir évoluer sur ce sujet. Il était à peu près évident que c’était le but du cliffhanger de la semaine dernière, mais bon, ça rassure quand même.

Le cliffhanger de cette semaine est plus étonnant et je ne m’attendais pas à ce que l’épisode coupe si abruptement : Maya confie l’enveloppe des photos à Andy. Plutôt que de lui en dire le contenu, non ? Je ne sais pas, c’est super gênant les photos qu’elle contient, en théorie, c’est leur collègue et leur cheffe en train de faire l’amour, t’es peut-être pas obligée de filer ça de mains en mains ? Bon, c’est une meilleure décision que de faire du chantage, évidemment, mais ça reste moyen. J’ai hâte de voir la suite de cette intrigue – mais j’imagine que ce sera pour la semaine prochaine, même s’il y a crossover avec Grey’s, ce qui me paraît possible vu que Jack est à l’hôpital (en bonne santé, d’après Theo). Voir Andy s’énerver des mensonges de Sullivan, en tout cas, ça faisait plaisir, surtout que ça permettait de retrouver son amitié avec Maya.

Cependant, Andy n’est pas au bout de ses surprises avec son ex-mari. En effet, Ross débarque à la caserne bien énervée et on ne sait pas pourquoi… jusqu’à ce qu’elle nous révèle qu’elle a reçu un appel pour approuver une demande de mutation pour Robert. Outch. Il décide de changer de poste et de se barrer de la caserne 19 parce qu’il ne peut y avoir de promotion : Ross refuse de lui laisser le poste de capitaine puisqu’ils couchent ensemble et que ça risquerait de se savoir.

Oui, cela risque même d’aller plus vite que prévu, et la pseudo rupture entre eux va être vite oubliée quand elle va croiser Maya et Andy. En attendant, Ross passe son épisode à essayer de comprendre Sullivan, mais moi, ça fait trois saisons que j’ai arrêté, je crois. J’ai un peu décroché de cette intrigue, j’avoue.

 

Riverdale – S06E14

Épisode 14 – Venomous – 14/20
C’est bon, je me suis fait de nouveau à l’ambiance de la série et je vais pouvoir arrêter de surnoter inutilement. J’ai bien aimé que l’épisode se concentre sur le personnage annoncé dans le titre sans pour autant oublier les autres, mais j’ai quand même plus ri des idées perchées des scénaristes qu’autre chose devant cet épisode. En même temps, je regarde la série pour ça : j’ai exactement ce que je cherche quand je la regarde désormais. Du WTF, du surnaturel et des épisodes qui passent vite tellement on nous enchaîne l’improbable à chaque scène.

Spoilers

Veronica découvre ce que ça signifie d’être venimeuse.

Welcome to the sad superhero club.

Maintenant que Veronica a le pouvoir le plus merdique du groupe, Jug peut commencer l’épisode avec une voix off insistant sur les inconvénients d’avoir des pouvoirs. Ils vont me faire pleurer. Ou pas. Heureusement, on passe vite aux choses sérieuses : Reggie révèle qu’il bosse désormais pour Percival et qu’il est OK avec l’idée d’une fermeture de Pop’s. 

Bien sûr, Archie s’oppose à la fermeture de Pop’s, mais Percival lui rappelle qu’il a tout ce qu’il faut pour le tuer : il porte une jolie bague en Palladium. Archie recule donc pour aller passer du temps chez Jug et essayer de mettre au point un plan sur ce qu’ils pourraient fait. Cela leur donne l’occasion de parler de comics en général, avec l’espoir de trouver une manière de contourner la faiblesse d’Archie. Ma foi.

Après avoir passé du temps avec Archie, à qui il conseille grosso modo de passer du temps avec du Palladium pour s’y habituer, Jug enchaîne avec une visite de Betty. Son but ? Elle espère qu’il pourra lire son subconscient, parce qu’elle veut en savoir plus sur son passé, encore. Il promet de faire des recherches pour voir comment faire, et la solution va vous surprendre. Ouais, pardon, je passe à une écriture journalistique à la limite de la parodie, mais… La solution qu’il propose est de lire des comics pour que ses pensées soient flottantes ?

Ecoutez, j’arrête d’essayer de les comprendre. Une chose est sûre : les scénaristes s’amusent, parce que Jug s’infiltre dans la tête de Betty pour y lire des comics « Betty ». C’est amusant comme clin d’œil, non ? Si ça ne l’est pas, vous rejoindrez mon rire sadique de voir Jug témoin de ses ébats passés avec Betty – quand il entrait en secret chez elle… Bref, il se contente des souvenirs en commun pour eux.

Il finit toutefois par entrer plus profondément dans l’esprit de son ex, pour mieux retomber sur Caramel. Je suis sans cœur, mais le cri miaulé du chat quand elle le tue ? C’était ridicule. Suite à ça, Jug entend le père de Betty la rassurer suite à ce meurtre, lui demandant comment elle se sentait et la manipulant pour être sûr qu’elle tourne mal.

Quand Jug retourne dans l’esprit de Betty, c’est pour mieux voir qu’elle a aussi enfoui un souvenir bien profondément : Alice y découvrait qu’elle avait le gêne de serial-killer… ce qui signifie qu’elle savait tout depuis le départ, contrairement à ce qu’elle avait toujours prétendu à Betty. Super.

Pendant ce temps, Veronica découvre que le venin d’araignée est produit en grande quantité par son corps. C’est le légiste de Riverdale qui se charge du diagnostic : ses larmes, sa sueur, sa salive… tout continent du venin. Son remède ? Une période de dialyse et un confinement, évidemment. Elle profite aussi de ce diagnostic pour porter un magnifique rouge à lèvre noir. Tout l’épisode. Evidemment.

Même si elle doit s’isoler, Veronica est trainée de force à une réunion au casino avec tous les actionnaires principaux. Elle se retrouve ainsi nez à nez avec Reggie, qu’elle a pourtant viré. Avec l’aide de Perceval, probablement, il a trouvé un acheteur potentiel pour le Babylonium et surtout, il a retourné tous les investisseurs de Veronica pour qu’ils s’allient à lui. Cela ne semble pas compliqué : le casino ne rapporte pas d’argent à ses investisseurs…

Veronica est légitimement énervée, mais elle se contient pendant la réunion, se contentant de leur promettre un rapport pour prouver qu’il vaut mieux attendre pour voir les vrais profits du Babylonium. Par contre, elle adore retourner ensuite engueuler Reggie en privé. Le privé en question ? Devant Perceval, bien sûr. Comme toujours, elle accuse donc Reggie d’être manipulé, et le pire, c’est que c’est vrai.

Lui, le prend mal, et les voilà qui se mettent à s’engueuler… L’haleine de Veronica n’est toutefois pas idéale pour Reggie : il se met à saigner du nez à cause du poison qu’elle projette. L’idée m’a fait sourire. Elle retourne ainsi voir son médecin inutile, qui lui assure qu’elle est condamnée à mort à ce rythme, parce qu’elle produit trop de venin. Le truc, c’est que le venin ne la tue absolument pas.

Elle est tout de même déprimée de se savoir si toxique, et elle demande donc à Betty et Archie de venir boire des verres avec elle. Enfin, techniquement, elle invite Betty qui invite Archie. C’est super bizarre d’inviter son mec qui est aussi l’ex de Veronica, non ? Ben non. Cela n’empêche pas Veronica de se plaindre de sa situation de toute manière, jusqu’à ce que ça fasse remarquer à notre trio que Veronica n’est pas du tout affectée par l’alcool.

Après tout ça, Betty décide de confronter sa mère sur le souvenir que Jug a retrouvé dans son subconscient : décidément, cette famille, on ne va plus jamais s’en sortir. Alice promet en tout cas à sa fille qu’elle ne fait que raconter des mensonges et que tout ça ne s’est jamais réellement passé. C’est donc une impasse… mais Jug peut débloquer cette impasse grâce à son pouvoir et confirmer qu’Alice cache quelque chose : sous la table du salon. Quand Jug et Betty détruisent le plancher du salon, ils trouvent ainsi un cadavre de flics.

Le pire ? C’est le flashback qui nous montre une Alice jouant hyper mal – et que dans le présent aussi. Alice tente donc de justifier à sa fille ses choix et son éducation, mais bon, j’ai clairement lâché l’affaire sur cette scène. C’était naze, c’est tout.

De son côté, Cheryl continue de se morfondre sur sa rupture passée avec Heather. Pour une idée sortie de nulle part il y a deux épisodes, Heather est beaucoup présente dans cette saison. Cheryl décide de lui envoyer un mail pour reprendre le contact avec elle, et reçoit ensuite une visite d’Archie. Il passe son épisode à se balader d’une maison à l’autre, écoutez.

Son but ? Obtenir effectivement du Palladium pour s’entraîner avec à la salle de gym. Tout ce qu’il fait, c’est s’énerver énormément contre son sac de boxe et saigner énormément. Archie souhaite cacher tout ça à sa petite-amie, mais bon, il lui demande d’ouvrir une boîte de conserve parce qu’il n’y arrive pas. Ce n’est pas très dur de deviner ce qu’il fait et le problème que ça provoque.

Cheryl, elle, promet de chercher un moyen plus surnaturel de venir en aide à son rouquin d’ami, quitte à s’embrouiller avec sa grand-mère (cela m’a bien fait rire). Elle finit par trouver un moyen : une soupe de Palladium, tout simplement. C’est sûr que c’est mieux que de laisser Archie mourir à petit feu, parce qu’il est clairement en train de se tuer avec la bague qu’il porte en collier – sans qu’on ne puisse jamais voir le collier !

C’est bien connu, cependant, que boire du poison aide à aller mieux, n’est-ce pas ? Archie se met à tomber de plus en plus malade. Il se retrouve à faire 61 kg (ben oui, bien sûr, avec ces muscles-là, on y croit !), à s’évanouir pendant ses entraînements et lorsqu’il consulte à nouveau Cheryl, c’est pour mieux apprendre que le Palladium est peut-être en train de le tuer définitivement. Il a pourtant arrêté d’en prendre, mais c’est trop tard : le fer de son corps a disparu.

Malgré ce qui arrive à Archie, Veronica prend encore le temps de demander à Cheryl une manière de s’en sortir. Cela n’a aucun sens, mais bon, elle lui fait confiance apparemment pour… l’empoisonner. Elle a l’impression que les poisons n’ont plus aucun effet sur elle. Le seul truc vraiment sympa dans cette scène ? L’araignée qui passe brutalement sur l’écran quand Veronica demande des bouquins sur les araignées. Si je n’avais pas vu ça sur ma télé, j’aurais peut-être pu sursauter. Après, elle est trop grosse pour qu’on puisse imaginer que c’est une vraie araignée quand même. Bref, Veronica prend plein de poison dans son bain en lisant un livre sur les araignées.

Aucune douleur, aucun effet secondaire : voilà Veronica immunisée face aux poisons. C’est pratique comme pouvoir. Elle comprend aussi, grâce aux livres, que les araignées ne peuvent s’empoisonner avec leur venin, mais aussi qu’elles peuvent contrôler la dose de venin qu’elles produisent. Il suffit juste que Veronica gère ses émotions désormais. Ce n’est pas si simple : Veronica est habituée à être tout le temps énervée, non ?

Pourtant, elle parvient à garder son sang-froid, littéralement, face à Reggie qui la menace à nouveau, avec aussi quelques photos de sa dialyse. Le but est de la forcer à vendre le casino en faisant du chantage, parce que les investisseurs voudront forcément qu’elle vende s’ils la découvrent malade. Cependant, Veronica se contente de le virer de chez lui.

En parallèle, Archie découvre que Cheryl a un nouveau plan pour lui : elle veut tester un sort d’alchimiste pour changer la composition de ce qu’il y a dans son corps, afin de peut-être réussir à lui créer une immunité au Palladium – et le rendre ainsi vraiment incassable. Les détails ne sont pas passionnants, parce que c’est tiré par les cheveux comme Riverdale sait si bien le faire, mais bon, il est décidé qu’ils le feront malgré un petit effet secondaire.

L’effet secondaire en question ? Oh, la mort d’Archie. Rien de grave, quoi. Il prend tout de même le temps de coucher avec Betty avant (histoire d’avoir un petit massage où il est torse nu, faudrait pas perdre les bonnes habitudes) et ne revient que le lendemain pour que Cheryl utilise ses pouvoirs sur lui. Mais ?

La série continue de partir en vrille et est désormais 100% du fantastique et de l’urban fantasy, mais bon, ça me fait rire de les voir partir si loin après tout. Archie finit 100% invulnérable lui et la série part en vrille totale : maintenant qu’il est immunisé, il peut embrasser Veronica et Betty n’hésite pas un instant à le prostituer pour que Veronica se sente mieux.

Putain, mais sérieusement ? C’est un plan à trois improbable à force. Betty reste à regarder un baiser entre Veronica et le seul type qu’elle peut embrasser désormais. Peut-être peux-tu comprendre que ton couple est voué à l’échec si ton mec et ta meilleure amie s’embrassent ? Bon, c’est mignon comme tout de vouloir réconforter une Veronica déprimée que son dernier baiser non mortel soit avec Reggie comme ça, mais… C’est du grand n’importe quoi.

Le pire reste à venir au Babylonium, où Veronica invite les investisseurs à une soirée spéciale où elle prévoit un show pour montrer qu’elle est toujours en pleine forme et que le casino aura bientôt des recettes positives. La série renoue ainsi avec ses premiers amours, avec une excellente performance de Toxic de Britney Spears par Veronica, qui a monté tout un show de dingue pour l’occasion. ET OMG LA CHORÉ D’ARCHIE WTF ? Je ne vais pas me remettre de mon fou rire. Il faut bien pourtant, parce qu’il reste un autre moment incroyable de débilité : Jug se rend compte qu’il est encore amoureux de Betty, mais il promet à Tabitha qu’elle lui manque. Ben moi, oui, elle me manque.

Autrement, le cliffhanger pour Cheryl la voit autrement retrouver Heather… qui ressemble beaucoup trop à Geraldine, non ? Je suis perdu avec cette série, c’est quoi ce cliché de la bibliothécaire pas si sexy là ? La suite au prochain épisode.

 

Compteur d’Archie à poil : +3, il n’était pas en forme dans l’épisode, mais c’est justement une excellente excuse pour se déshabiller apparemment. Cela dit, cet épisode donne vraiment envie de parler des tenues de Cheryl et Veronica aussi. Il fait chaud à Riverdale.

Riverdale – S06E13

Épisode 13 – Ex-Libris – 16/20
Il faut que je justifie cette note, je le sais. L’épisode est bourré des défauts habituels et c’est du grand n’importe quoi tout du long, surtout si on considère le long terme. Seulement voilà, c’est du pur guilty pleasure à ce stade : j’ai adoré cette intrigue autour des livres, le n’importe quoi assumé avec la petite touche de fantastique et les développements complètement improbables. Vraiment, ça fonctionne sur moi cette saison 6 – ça assume tout à fait son non-sens et ça va à un rythme de folie.

Spoilers

Percival veut faire fermer la bibliothèque municipale.

Riverdale, a town without a public library.

Je n’allais quand même pas m’arrêter en si bon chemin ! J’ai repris la série et j’ai bien l’intention de me mettre à jour avant la fin de celle-ci. Possiblement, je suis en train de me jinxer tout seul sur ce coup-là… mais ce n’est pas très grave, c’est Riverdale. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : on peut reprendre le compteur d’Archie à poil avec la première scène de cet épisode !

Betty n’est finalement pas enceinte, et ça permet au couple d’être soulagé… tout en se posant plein de questions sur la manière d’élever un enfant quand même.

Pendant ce temps, Reggie et Veronica semblent bloqués dans une rupture éternelle. J’ai l’impression que c’est la 150e fois que je les vois se disputer pour mettre un terme à leur couple et je ne comprends pas comment à chaque épisode Reggie se retrouve encore à être avec Veronica pour récupérer des affaires. Ce qui est le plus énervant, c’est qu’il souligne tout de même des aspects de Veronica qui sont justes à chaque fois. J’aime bien le voir lui faire remarquer qu’elle tue plein de mecs autour d’elle, tout en n’étant jamais tout à fait toute seule, non plus.

De son côté, Percival passe un excellent début d’épisode en tant que maire. Il débarque donc chez les gens avec la police pour récupérer les livres qu’ils n’ont jamais rendus à la bibliothèque, sachant que sa première action en tant que maire est de fermer la bibliothèque. Cela semble choquer Jughead, alors qu’on n’a littéralement jamais vu la bibliothèque en question en six saisons, si je ne m’abuse.

Bref, ça m’a amusé tout ça. Percival réclame à Jug une édition de la métamorphose qu’il a emprunté lorsqu’il était SDF (hein ?), mais sachez qu’Archie lit également des livres ! Geraldine lui avait conseillé de lire un truc à l’eau de rose au lycée, alors il l’avait emprunté. Chaque fois qu’on pense qu’ils ne peuvent pas être plus ridicules, ils le sont. Ce qui est top, mais improbable, c’est que c’est Archie qui dit exactement la même chose.

En attendant, Percival s’amuse à harceler tous nos anciens lycéens les uns après les autres, récupérant au passage des objets qui leur appartiennent en garantie du remboursement des livres perdus. Bon, je ne comprends pas trop comment il est possible que tous les habitants de la ville oublient de rendre des livres comme ça, hein. Quant à Percival, il récupère le livre du grand-père de Jug, la guitare d’Archie, le squelette du frère de Cheryl, le tableau d’Hiram dans le bureau de Veronica… Une collection passionnante. Betty ne se fait pas harceler par Percival, mais par Alice. Elle n’hésite pas à donner le journal intime de sa fille au maire. Il n’y a que Reggie qui s’en tire, sachant précisément où est le livre en question.

Bon, nos héros sont quand même intrigués par ces actions sans queue ni tête du nouveau maire. Ils convoquent donc une réunion extraordinaire où Veronica souligne que Percival a refusé son argent, alors que Cheryl (oui, elle est là, parce qu’elle doit rendre un livre qu’Heather lui aurait pris – c’est bien, Heather est partout désormais) s’inquiète du parfum de sorcellerie autour de cette chasse aux livres. J’ai tellement ri.

Pourtant, Cheryl semble avoir raison : on voit Percival demander à Kevin de lui rendre lui aussi un livre, avant de jeter clairement un sort sur les objets récupérés et les livres. Le sort ne met pas longtemps à agir : Reggie se rend compte qu’il ne sait plus lire, Veronica est clairement envahie par des araignées imaginaires, Betty est poursuivie par une odeur de Javel qui lui fait voir son père… et on sent que les sorts qu’ils subissent sont en lien avec les livres à retourner.

Franchement, une fois de plus, je tiens à dire que j’aime l’idée, que ce petit côté fantastique colle bien au what the fuck général de la série et que ça pourrait être vraiment sympa comme concept… Mais bon. À l’échelle d’un épisode et dans Riverdale, c’est quand même un grand n’importe quoi. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, en plus : la série se souvient aussi qu’Archie est supposé être prof, recrutant de jeunes militaires se moquant de son passé musical… mais c’est pour mieux le confronter au cadavre de Geraldine.

De son côté, Cheryl est confrontée à son passé, sous la forme d’un fantôme et de quelques roses, alors que Betty fait le lien entre l’odeur de javel et une entrée de son journal intime qu’elle a eu l’occasion de relire en essayant de le récupérer à Percival. Cela fait prendre conscience à Betty qu’elle sentait la javel que son père utilisait quand elle avait 12 pour laver le sang de ses victimes. EUKÉ.

Après Betty – qui confie tout ça à Archie aussi ; ce dernier préférant ne rien raconter à Betty de Geraldine – c’est Reggie qui rend visite à Percival. Il le supplie de récupérer son bouquin pour pouvoir lire à nouveau… mais c’est en vain. Le maire a un autre plan pour lui : il souhaite qu’il donne à Veronica un œuf de Fabergé. Super.

Convaincu par le pouvoir du maire, Reggie l’offre bien à Veronica, qui aperçoit des araignées à l’intérieur de celui-ci. Clairement, on comprend pourquoi elle cherche à retrouver le livre, hein. J’en oublie presque de vous raconter un des trucs les plus funs de l’épisode : Jug a oublié de rendre La Métamorphose, alors il prend cher, ses mains se mettant à saigner. Lui ne parvient pas à récupérer son livre : c’est Doc qui l’a pris, et le maire a envoyé tous les SDF de l’allée de Riverdale marcher jusqu’à la mer. Pas exactement la porte à côté, quoi. En plus, Doc dit avoir vendu le livre, alors ça envoie Jug en Pennsylvanie.

Kevin retrouve Sa Majesté des Mouches bien rapidement. Ce connard a aidé le maire à harceler tous ses potes, mais pas Moose. Cela tombe bien : c’est Moose qui avait le livre de Kevin, et bim, on en profite pour de la drague entre eux, encore. Tout ça sort de nulle part comme la série sait si bien le faire, ça me vend du rêve… jusqu’à ce qu’on enchaîne sur Kevin rendant le livre à Percival et se faisant draguer par le maire. WTF. Bon, ça ne devrait pas me surprendre, le maire semble vouloir draguer tout le monde… mais que ça termine par un baiser entre eux, c’était tout de même trop rapide.

Inévitablement, tous nos héros qui ne sont plus supposés être adolescents se donnent à nouveau rendez-vous pour essayer de comprendre ce qui arrive. Cheryl, toujours aussi blasée que d’habitude, explique qu’ils sont confrontés à leur plus grande peur, tout simplement. Pour briser le sort, il suffit en théorie de retrouver le livre et de le rendre à Percival, tout simplement.

C’est plus simple à dire qu’à faire : les livres sont introuvables et affronter ses démons, ça fait peur. Archie semble le plus affecté par son trauma, avec Betty obligée de lui faire prendre conscience que Geraldine était une prédatrice sexuelle. J’ai tellement ri devant cet épisode – ce que dit Betty est 100% vrai, hein, mais la série ne l’a jamais vendu comme ça avant et semble vouloir se racheter on ne sait pas trop pourquoi, tout en nous foutant plein de flashbacks de Geraldine. Insupportable.

De son côté, Veronica fait appel à Heraldo et what the fuck ? Elle est supposée faire face à un sort qui lui fait affronter ses plus grandes peurs – bon, les araignées, ce n’est pas original – et elle se retrouve à draguer un random à nouveau, pour ne pas finir seule, une fois de plus. Elle donne raison à Reggie, au moins, elle est incapable de rester seule et passe une excellente nuit. Le réveil est moins sympathique, par contre : ce pauvre Heraldo est mort dans le lit à côté de Veronica.

Cela ne semble pas la faire flipper plus que ça quand elle appelle Reggie. Ce qui l’énerve ? L’œuf, les araignées qui ont mordu Heraldo et Reggie. Non, vraiment, c’est Reggie qui énerve le plus Veronica, pas le fait qu’Heraldo soit mort à cause d’elle. Par contre, Reggie ne sait plus lire, mais il sait encore faire des maths et se retourner contre le maire quand il comprend ce qu’il se passe. Contre ? Non. Son but est que Percival lui apprenne à se servir de sa magie.

Toute cette intrigue était amusante, mais comme prévu, elle ne dépassera pas l’épisode. Ce qui fut le sujet d’intérêt de toute la ville pendant tout un épisode est vite oublié quand Jug revient de Pennsylvanie avec les bouquins introuvables de tout le monde. C’est amusant comme tout, et ça permet à tout le monde de récupérer ses affaires.

Cheryl préfère quand même brûler les objets par mesure de sécurité. Elle ne le fait pas avec le livre de Jug, qui refuse de voir son grand-père disparaître, ni avec le tableau d’Hiram, parce que Veronica assure que personne n’aura de pouvoir sur elle. Ah, pas si sûr : le cliffhanger de l’épisode nous apprend que le venin qui a tué Heraldo vient des lèvres de Veronica – un baiser lui a donné la mort. Et vous savez ce que j’ai dit à voix haute à ce moment-là ? J’adore.

Sinon, malgré tout le reste, Betty continue aussi son enquête sur le tueur aux sacs poubelles. Ce nom continue de me faire rire plus que nécessaire, et la percée de Betty dans cet épisode, c’est que leur serial killer pourrait peut-être avoir une petite fille. Super.

Autrement, vous l’aurez compris : pas de Tabitha (Jug a peur de mourir seul), de Tony, de Fangs (Kevin est occupé avec d’autres)… Mais tout le monde s’en fout apparemment.

Compteur d’Archie à poil : +1… Enfin, +2 si on compte le flashback avec Geraldine, quand même.