Walker – S03E05

Épisode 5 – Mum’s the Word – 09/20
Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Je me suis posé plusieurs fois au cours de l’épisode la question et c’est le sentiment qui persiste après visionnage : c’est un énorme what the fuck à bien des niveaux. Cet épisode tente de mettre en place plein de nouvelles choses, mais très peu fonctionnent vraiment. Pire, les personnages semblent réagir en étant totalement à côté de ce qu’ils nous ont habitué à faire. Bref, c’était mal écrit.

Spoilers

Cordell et Cassie doivent transporter des preuves sensibles, August poursuit sa crise d’adolescence, Trey devient ranger (encore, oui).

C’est un épisode que je considère comme difficile à critiquer de manière objective, parce que j’ai été dérangé à plusieurs reprises pendant que je le regardais : il y a des gros soucis de lisibilité et de cohérence dans les décisions prises. Si je me concentre sur les aspects positifs, parce qu’il y en a quelques-uns, je dirais que ça faisait plaisir de réentendre parler de Micki à l’occasion de la cérémonie faisant de Trey un ranger.

C’était plaisant à voir, mais la carrière de James ne doit pas être dingue si l’un des moments les plus marquants est de donner une insigne à Trey, franchement. Et s’il devient ranger, il n’a pas pour autant d’enquête à gérer cette semaine. À la place, il a juste droit à l’inquiétude de sa mère et à James qui la rassure, dans des scènes longues (puisque la mère ne s’exprime pas) ou surprenante, dans le mauvais sens du terme, quand James semble trouver les mots justes pour la mère… Alors que… Ca n’avait rien de rassurant ?

Pendant ce temps, Cassie et Walker ont de gros événements familiaux à gérer – à savoir un match parce qu’August fait sa crise et un anniversaire de grand-mère – mais leur travail les empêche de le faire. Ils sont en effet missionnés pour transporter des preuves d’un endroit à l’autre, sans les ouvrir, sans s’arrêter et surtout sans jamais les ouvrir. C’est important de ne pas les ouvrir. Vraiment.

Dès que James en parle, il est donc facile de comprendre que les rangers vont ouvrir la boîte contenant les preuves… mais la raison trouvée pour expliquer qu’ils le font n’a pas trop de sens. Il faut m’expliquer comment ces rangers peuvent avoir une voiture sans radio ou comment ils peuvent avoir peur d’approcher de la boîte, mais prendre le temps de la poser en plein milieu de la route. Et puis, pour une boîte de preuves possiblement sensibles, ils ne sont pas vraiment précautionneux de la poser au milieu de nulle part comme ça.

Il ne faut pas trop se prendre la tête pour autant : le but était évidemment de mener Cordell et Cassie à l’ouverture de cette boîte afin qu’ils découvrent… quoi au juste ? Les méchants qui ont enlevé Cordell ont une fascination pour les montres. Et pour lui. Big surprise. Cassie n’a aucun détail dans le dossier que les méchants montaient sur eux – sa vie se résume à une page rapidement écrite (alors que l’affaire Miles semblait importante et liée à tout ça ??) quand Cordell a un dossier complet, remontant à la naissance de Stella au moins.

Je ne sais absolument pas quoi faire de ces informations, et les scénaristes non plus apparemment. Ils en profitent juste pour faire en sorte que Cordell prenne la décision irrationnelle et absolument incompréhensible quand on connaît le personnage de dévier de sa route pour se rendre à l’anniversaire de la grand-mère de Cassie. Allez, ça donnait l’occasion de scènes funs (mais putain, qu’est-ce que je regardais quand ils dansaient ?) et surtout de développement pour Liam et Ben.

Après avoir un peu insisté pour les mettre en couple, les scénaristes prennent conscience qu’ils sont allés vite en besogne et donnent à ces deux-là l’occasion de parler un peu. C’est plutôt sympa comme temps d’écran, mais pas révolutionnaire non plus. Cependant, vu tout le reste de l’épisode, c’est plutôt génial ce qu’ils ont proposé pour Liam et Ben. Ils s’écoutent beaucoup, au moins – désolé, mais le « I hear you », je n’en peux plus, j’ai envie d’en faire un jeu à boire avec cette série, j’ai l’impression que ça revient de plus en plus souvent dès que deux personnages sont en désaccord.

Toujours pas d’Abby dans cet épisode, mais je ne peux pas dire qu’elle me manque plus que ça. Les Davidson me manquent davantage, à vrai dire ; ce qui ne m’empêche pas de me demander ce que devient l’actrice. C’est rarement bon signe autant d’épisodes sans un personnage.

Je l’écris histoire que ce soit écrit quelque part, mais elle n’est même pas mentionnée dans cet épisode. La dernière intrigue consistait en un énième événement au lycée de la ville, avec Geri qui s’y rend pour se porter volontaire, comme d’habitude. Cette fois cependant, elle est accompagnée de Stella et les deux sont moquées par une ancienne camarade de Geri – je pensais qu’ils allaient faire quelque chose de cette intrigue, genre que la fille de la nana draguerait August ou quoi, mais non.

À vrai dire, Stella n’était pas trop chiante dans l’épisode et elle était même plutôt de bons conseils envers August. Ce boulet est toutefois en pleine crise d’ado et ouin ouin, alors il décide d’organiser une grande fête au Side Step, le bar de Geri, quand celle-ci reçoit un appel qui la force à fermer le bar. Non, on ne saura pas la raison qui la force à fermer le bar. Pour l’instant, ça ne fait que confirmer que tout était mal écrit – j’espère au moins qu’on aura une explication dans le prochain épisode.

En attendant, il fallait supporter August organisant une fête clandestine et se retrouvant enfermé dans la réserve de Side Step. Ce n’était pas dingue du tout comme intrigue, mais les scénaristes ont pourtant trouvé le moyen de faire encore pire !

En effet, en fin d’épisode, Cordell apprend que ses deux mômes sont encore en cellule suite à une fête clandestine… et il accuse aussitôt Stella d’avoir entraîné son frère sur la mauvaise pente. Il est juste évident que c’est August qui est en crise depuis deux ou trois épisodes, Cordell l’a très bien vu ; il semblait enfin apaisé (les scènes de réconciliation avec Liam !) et… on le retrouve super froid et cassant avec Stella ?

Limite, je me suis dit qu’il avait un jumeau maléfique tellement la scène n’avait aucun sens. Il a toujours tout passé à August comme à Stella, mais là, d’un coup, sans qu’on ne sache pourquoi, c’est trop pour Stella ? Alors qu’elle n’a rien fait, qu’elle lui dit et qu’il ne vérifie même pas si elle est responsable ou non ?

Il décide de la faire passer la nuit en cellule, en plus : c’est ridicule. Genre, August ne va pas demander où est sa sœur ? Genre, ils n’ont pas 36 SMS prouvant qu’il était enfermé et qu’il a demandé à Stella de venir le chercher ? Et Cordell qui s’énerve d’un coup alors que le personnage n’a jamais fait ça avant ? Cela aurait pu passer avec son choc post-kidnapping, je ne dis pas ; mais le problème, c’est que ça fait deux épisodes qu’ils nous disent qu’il est apaisé avec ça ?

Bref. Cela fait une longue critique, du coup, parce que ça m’a laissé bouche bée d’incompréhension et qu’il fallait que je partage ça avec vous. Je suis de plus en plus déçu par cette saison – et je ne pensais pas que c’était possible !


Grey’s Anatomy – S19E05

Épisode 5 – When I Get to the Border – 17/20
Il est compliqué de donner une note à cet épisode car les trois intrigues qui le composent sont vraiment trop différentes les unes des autres. Il y en a une qui est parfaitement horrible et nécessaire, et que j’imaginais bien voir dans la série depuis plusieurs mois sans me douter que ce serait traiter avec le retour de ce personnage emblématique ; une qui paraissait soporifique, mais nécessaire pour le développement de Meredith et enfin une qui permettait d’apporter de la légèreté à l’ensemble. Bref, c’était super hétérogène, et c’est difficile de savoir quoi en penser.

Spoilers

Meredith visite des campus pour Zola, Lucas tente encore de cacher son secret, Addison et Miranda sont bénévoles pour aider dans des cliniques pour femmes enceintes débordées par les avortements de patientes venant d’autres États.


And our hands that are trained to help them… Our hands are tied.

Franchement, ce début d’épisode m’a bien fait rire : Meredith embarque Zola à travers le pays pour qu’elle checke toutes les écoles pour surdoués afin de trouver sa préférée. Je trouve ça dingue, tout de même, parce que la décision vient juste d’être prise. On sent bien que le processus est speedé parce que l’actrice ne compte pas rester bien longtemps cette saison. C’est dommage, parce que l’intrigue pourrait être vraiment intéressante.

Et inutile de préciser aussi que leur rue dans New-York est la rue habituelle de Seattle, légèrement redécorée pour l’occasion. C’était trop gros, là. Allez, qu’importe : Meredith voyage à travers les USA

Contre toute attente si vous n’avez pas Twitter pour vous spoiler le jour-même de la diffusion (vraiment, il va falloir que je fasse du ménage), la série nous ramène également dans cet épisode Catherine, Jackson et Tommy. C’est supposé être une sacrée surprise, puisqu’une partie de ces personnages a quitté la série. C’est toutefois chouette de les retrouver du côté de Boston, où ils reçoivent la visite de Meredith.

Bon, c’est surtout Jackson qui a la visite de son amie, et ça fait plaisir de voir qu’ils continuent d’être proches. J’aurais aimé que la série parvienne à gérer le départ de Cristina de cette manière, c’est bien plus fluide d’avoir le personnage qui revient de temps à temps. Après, je peux formuler la même phrase pour un paquet de personnages tués brutalement sans la moindre raison, aussi.

Bref, Meredith fait le résumé des attaques de panique de Zola et de ses capacités géniales à Jackson, et on la découvre complètement paniquée par sa nouvelle tâche de parent. Non, vraiment, ça donne l’impression que Meredith découvre qu’elle est mère maintenant que Zola a quelques problèmes. Après, le conseil de Jackson face à cette situation était hilarant : il conseille à Meredith de soigner l’Alzheimer, c’est tout. Je ne sais pas si ça méritait trois scènes de l’épisode pour ça, mais bon, c’est ce à quoi on a droit avant que Meredith retourne auprès de sa fille.

Elle explique à Zola que Jackson lui a proposé un job pour tenter de soigner Alzheimer, Zola explique à sa mère qu’elle a adoré sa journée dans cette école de surdoués, et hop, il est décidé que toute la famille emménagera à Boston. Bye bye Seattle, les scénaristes ont trouvé une raison logique pour le départ de Meredith (même si ça semble précipité et un peu forcé, oui).

En parallèle, on découvre aussi que Tommy et Catherine ont un secret à partager désormais : Catherine fait une rechute, avec une tumeur qui grossit. Elle refuse de voir le problème quand il est question de deux millimètres de croissance – et elle refuse aussi le traitement. Tommy n’approuve pas et aimerait qu’elle se mette à en parler à sa famille, mais bon.

Elle lui rappelle, comme toujours, que son nom est sur l’immeuble alors qu’elle fera ce qu’elle veut, et bordel, qu’est-ce qu’elle est chiante ! Elle passe son épisode à expliquer qu’elle veut mentir à sa famille pour garder sa vie privée et familiale aussi heureuse que possible, et il passe son épisode à essayer de la convaincre de leur en parler. Ils étaient insupportables.

Heureusement, il n’y a pas que ça dans cet épisode qui voit aussi le retour d’Addison, et ça fait toujours autant plaisir. Malheureusement, les scénaristes font le choix de la faire revenir pour une intrigue qui n’a rien du tout de plaisant : Miranda et elle se rendent à un centre d’avortements pour aider sur la procédure, et l’accueil est horrible, avec un tas de manifestants anti-avortement. La parole est décomplexée grâce à la Cour Suprême qui a laissé la possibilité de le rendre illégal à nouveau dans de nombreux États et les manifestants sont violents verbalement avec Addison et Miranda.

La scène est une douche froide pour plusieurs raisons. Déjà, elle contraste avec la conversation mignonne dans le camion que Miranda conduisait, où Addison parlait grosso modo de son fils – j’espère qu’on le verra un jour, il commence à être grand maintenant ! Ensuite, elle contraste avec le ton habituel de la série et les messages que la série souhaite faire passer (vraiment, ça fait bien plus Halloween que l’épisode précédent). Enfin, la scène est violente également parce qu’elle met en scène une majorité de femmes. Anti-avortement. Tss. Bon, de toute manière, vous vous doutez bien qu’après dix-neuf saisons de cette série, mon choix est déjà fait sur la question.

L’épisode met en scène des catastrophes médicales qu’on a pu voir passer plusieurs fois sur Twitter déjà. Ainsi, Addison et Miranda se portent volontaires pour aider dans un dispensaire qui manque clairement de main d’œuvres parce que d’autres ont fermé ou ne pratiquent plus d’avortement. La liste des patientes s’allonge à l’infini et nos chirurgiennes sont débordées comme rarement.

C’est horrible cette intrigue, parce qu’elle nous rappelle que les USA ont pris un virage vraiment inquiétant pour les droits des femmes. Bien sûr, les scénaristes sont dans l’abus, comme toujours : ils profitent de l’occasion pour proposer une intrigue où Miranda et Addison se portent volontaires pour aller aider une patiente qui a une grossesse extra-utérine et a besoin d’un avortement urgent, parce qu’elle risque d’y rester.

Malheureusement, sa voiture est en panne et elle est dans un État où il est interdit d’avorter, forçant Addison et Miranda à la prendre en charge, au point de jouer les ambulancières pour elle. On sait tout de suite que ça va mal tourner pour elles, surtout quand il est rappelé que plein de médecins n’osent plus intervenir pour ne pas aller en prison ou être traités comme des criminels.

Cela ne manque pas : comme chaque fois qu’on voit une voiture plus de trois minutes dans un épisode de cette série (on notera que la patiente n’avait pas de ceinture, une fois de plus), elles ont un accident en route quand la femme commence à perdre du sang. Certes, elle est entre de bonnes mains avec Addison qui peut aussitôt intervenir, mais je sentais que l’on allait avoir un problème plus important.

Il le fallait : la série veut faire passer un message, une fois de plus, si ce n’est pas déjà assez clair. Cette décision de la Cour Suprême tue des vies. Et c’est ce qui se passe quand elles se retrouvent dans un embouteillage. Je m’attendais à voir Addison dans la merde comme elle entamait certaines procédures, mais ce n’est finalement pas le cas : la patiente meurt, perdant trop de sang sans pouvoir être prise à temps par une ambulance. Et cela ne serait pas arrivé si l’avortement était resté une option pour cette femme.

Forcément, Addison refuse un bon moment de déclarer le décès avant de péter un câble sur les pauvres urgentistes – et un peu sur Miranda – qui demandent des informations qu’elles n’ont pas. Bordel. Addison. Kate Walsh est toujours aussi exceptionnelle comme actrice, elle sait délivrer ce genre de speech mieux que personne. La rage, la haine, l’injustice. C’est fou. Bien sûr que ce n’est pas le futur que les scénaristes de la série veulent, bien sûr qu’il fallait qu’ils en parlent et bien sûr que Miranda va ouvrir un dispensaire à Seattle aussi.

Addison envisage quant à elle de se déplacer pour aider les femmes enceintes à avorter si elles ont besoin. C’est horrible, parce qu’elle s’apprête évidemment à changer totalement de vie pour venir en aide à ses patientes, une fois de plus. Faites-moi un autre spin-off pour ça, je veux voir plus d’Addison. J’en ai marre de ne la retrouver que pour un épisode sans savoir quand on la reverra à chaque fois.

Malheureusement, Miranda lui conseille de se rendre dans l’Illinois, alors ça ne risque pas d’être pour tout de suite son retour à l’écran. En attendant, Miranda décide de récupérer le camion-bloc opératoire de Ben pour l’offrir à Addison afin de proposer davantage de procédures d’urgences pour les femmes enceintes.

Autrement, pendant que Meredith est occupée à traverser le pays, Lucas vit désormais avec Amelia, yeah ! Cela ne m’étonne pas tellement : il fallait bien que ça arrive, il a été appelé en renfort pour le baby-sitting des petits. Cela n’empêche pas Lucas de complexer encore et toujours sur son lien de parenté avec elle, et il cherche donc à le cacher par tous les moyens possibles.

Sa tâche se complique un peu quand Amelia a une urgence alors qu’elle a Scout en main : le pauvre Lucas se retrouve donc à devoir gérer son petit neveu dans tout l’hôpital où il ne souhaite pas que l’on connaisse son lien de parenté. Sans trop de surprise, prendre l’ascenseur s’avère alors la pire des idées : il tombe d’abord sur Benson, effrayé par la présence du gamin dans l’ascenseur (toujours plus mdr), puis sur Mika et Simone. Bien sûr, Simone connaît son secret, alors elle doit prendre un malin plaisir à l’écouter se justifier de manière peu crédible tandis que Mika est persuadée qu’il couche avec Amelia.

Il est difficile pour elle d’imaginer autre chose, et elle est loin de tout savoir : Lucas se retrouve ensuite à devoir gérer un incident pour Scout dans la journée. Ses parents sont au bloc opératoire et Scout s’est fait pipi dessus. Bim, Lucas doit donc trouver de nouveaux vêtements pour lui dans sa journée… C’est passionnant d’être interne !

Bien évidemment, il se rend dans le magasin de l’hôpital au moment où tous les internes y font leur pause. On n’a jamais vu autant d’internes en pause en même temps, mais les scénaristes s’amusent bien de la situation de Lucas dans cet épisode, et c’est franchement marrant. Simone tente bien de le sauver de l’embarras, mais elle n’est pas assez rapide : Benson paie pour Lucas qui a oublié sa carte bleue et en profite aussitôt pour découvrir qu’il a acheté un pantalon d’enfant.

Le pire, c’est encore que Lucas se retrouve coincé quand il a une urgence à son tour, forcé d’aller porter le pantalon à Scout. Après tout ça, Benson se fait remarquer une fois de plus en expliquant à Amelia qu’il connaît son secret avec Lucas, lançant une scène de quiproquo plutôt amusante jusqu’à ce que Benson soit prêt à lui offrir des faveurs sexuelles en échange de chirurgie. Elle ne le comprend pas immédiatement, (mal ?)heureusement, mais Lucas finit par lui expliquer.

De manière prévisible, Amelia prend très mal que ses étudiants l’imaginent en train de coucher avec l’un d’entre eux. Malgré les arguments de Lucas, qui sont bons et justes, Amelia lui laisse finalement un ultimatum de trois jours pour enfin dire la vérité. C’est bien logique, mais j’ai eu de la peine pour Lucas – comme quoi, même une intrigue drôle peut avoir son lot de dramas aussi. Après, par rapport à l’intrigue Addison-Miranda, c’était quand même super léger.


 

Station 19 – S06E05


Épisode 5 – Pick Up the Pieces – 15/20
L’épisode est efficace par sa construction qui change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir et qui intègre dans le casting l’air de rien des personnages que l’on reverra. Autrement dit, c’est un épisode tout à fait classique et divertissant, et c’est exactement ce à quoi je m’attendais – et que j’avais envie de voir. La vie est belle, parfois.

Spoilers

Les tensions persistent dans les couples, alors que Jack essaie de se reprendre en main en passant par la clinique.


I’m going to die on my own terms.

Allez, pour une fois, je peux regarder un épisode dès le vendredi après-midi, alors autant en profiter pour faire comme si ce blog réussissait à tenir le rythme des diffusions. On commence par une étonnante scène où Andy se prépare pour un rencard dont on n’a pas beaucoup entendu parler avant – mais pendant qu’elle se prépare, elle préfère parler d’Eli avec sa mère, alors tout est dit. La conversation en visio était plutôt marrante, en vrai.

J’aime bien ce genre de début d’épisode qui nous montre que, si, les personnages aussi utilisent les mêmes technologies que nous. Bon, après, je reconnais que c’est chiant de devoir se taper les SMS entre Ross et Sullivan, mais eh, c’est une représentation efficace d’une relation dans tout ce qu’elle a de plus inintéressant pour nous.

Andy a toutefois l’œil pour remarquer que Sullivan n’est pas si heureux dans sa relation du moment. Elle essaie de lui en parler, parce que c’est tout à fait ce qu’on fait avec son ex-mari moins d’un an après le divorce ?, et finit par évoquer le kiné avec qui elle a eu le rencard la veille. Elle a tout le temps de le faire quand ils se rendent à une intervention Crisis One pour tenter d’empêcher un certain Raphaël de se suicider.

Il a de bonnes raisons de le faire, parce qu’il leur déclare qu’il est malade et qu’il va devoir mourir à petit feu dans une grande douleur. Allons bon. Autant dire que cette situation de crise occupe Andy et Sullivan pour une bonne partie de l’épisode, parce que ce n’est pas évident de sauver une vie qui ne veut pas l’être.

Carina en sait quelque chose avec sa femme qui ne veut pas être soignée, d’ailleurs. Contre toute attente, Carina parvient à rétablir à peu près le dialogue avec Maya dans cet épisode. Mieux vaut tard que jamais, nous sommes bien d’accord, mais il était temps que Maya se mette à l’écouter un peu, parce que Carina se défonce pour garder sa relation avec elle intacte quand tout ce que fait Maya, c’est se défoncer la cheville.

Et quand je dis que Carina se défonce, elle ne fait pas les choses à moitié : elle prépare la cuisine, balance des pétales de rose, allume des bougies… Cela fait beaucoup d’un coup. On ne me fera pas croire que Carina a pu organiser tout ça, faire la cuisine et mettre toutes les bougies sans que Maya ne s’y attende. C’est super mignon comme scène, c’est génial de les voir se réconcilier (mais bordel, pourquoi autant de bougies au sol quand on est pompier ET pourquoi ne pas manger d’abord ?).

L’avantage, c’est que maintenant qu’elles sont réconciliées, Maya peut retrouver le sourire. Ceci étant dit, c’est trop rapide de faire la paix et l’amour sans régler le problème qui existe en profondeur entre elles. Maya reprend malgré tout le boulot, comme si de rien n’était.

Elle est appelée sur une intervention dans une suite avec une alarme insupportable et des produits toxiques qui ont fuité, activant une évacuation de l’oxygène dans une salle où du personnel est enfermé. C’est problématique.

En parallèle de tout ça, Travis continue de galérer dans la course à la mairie. Il faut dire qu’il est loin d’être prêt à faire face à tout ce qui l’attend, parce que Vic n’est pas une super directrice de la com. En début d’épisode, elle a besoin de Theo pour lui rappeler un rendez-vous important pour la campagne, et je crois que ça résume tout. Eli reviendra, c’est évident, parce que Travis a vraiment besoin de virer Vic.

Il faut encore que celle-ci se rende compte du problème, par contre. Ce n’est pas son job et elle n’y arrive pas ; ce qui surprend Theo aussi. J’ai aimé la scène où il lui disait que si elle était mauvaise à ça, c’était peut-être un signe pour qu’elle change de stratégie. Elle ne le fait toutefois pas, et c’est bien dommage : il y a vraiment besoin, parce qu’elle n’est même pas prête pour les coups bas de base – genre, Dixon qui balance à la presse que Travis a été arrêté après s’être battu, alcoolisé, contre un autre pompier.

Evidemment que Dixon balance. Et comme Ross débarque à la caserne en même, Travis imagine aussitôt que sa cheffe est là pour le surveiller. Elle affirme pourtant que ce n’est qu’une coïncidence et qu’elle est là parce qu’elle a décidé de faire une rotation dans toutes les casernes de Seattle, pour surveiller ce qu’il se passe. Et ça tombe bien : quand Beckett n’arrive pas à faire en sorte que ses pompiers ouvrent les portes scellées pour éviter les fuites chimiques, elle écoute la conversation que le pompier a avec le manager des lieux. Je dis conversation, mais en vrai, Beckett se contente de hurler sur tout le monde dans cette intervention et ça fait que je comprends pourquoi, en fin d’épisode, Theo se plaint de nouveau de lui à Ross. Il fait mal son travail, il est un facteur de risque et Theo ne veut pas revivre ce qu’il a vécu avec Michael. Vraiment, j’aime bien Théo.

En attendant, le manager confie à Beckett qu’il est dépité parce que son ingénieur n’est pas sur les lieux, alors qu’il devrait y être. Son ingénieur ? C’est Raphaël, l’homme qui souhaite se suicider. Et ça tombe bien, Ross fait la connexion entre les deux cas et s’arrange pour prévenir Andy à temps. Il y a quand même pas mal d’action avant, Raphaël tombant par accident de l’immeuble – mais eh, il est sauvé par Sullivan qui n’hésite pas à sauter aussi, comme il a son harnais. C’est beau, tout ça.

Raphaël arrive à temps pour sauver tout le monde à l’usine, et tout est bien qui finit bien. Ou presque. Raphaël ne veut plus mourir, mai sil voit aussi que l’un des employés de l’usine convulse sur un brancard. Difficile de ne pas se sentir coupable… mais eh, une autre employée se sent coupable aussi, alors ils partagent un câlin et une haine de la hiérarchie, c’est mignon comme tout.

Dans tout ça, j’en oublie presque Ben qui retrouve Jack devant la caserne, endormi dans sa voiture. Il décide de l’emmener à la clinique en hommage à Dean où Jack est prise en charge par les anciennes patientes de Carina. Autant d’habitude, elles me saoulaient un peu, autant cette fois-ci, j’ai trouvé qu’elles étaient hilarantes en volontaires un peu maladroites.

Elles s’occupent aussi de celle que je soupçonne être la petite sœur de Jack. Elle voue une fascination pour lui à partir du moment où elle entre avec de faux symptômes – une douleur quand elle pisse, c’est pratique, il n’y a pas beaucoup de tests à faire pour prouver qu’elle ment – et fait une fixette à le regarder non-stop.

Il ne semble même pas s’en rendre compte, en plus : il est trop occupé à se faire sermonner par Ben, alors que la jeune femme qui le fixe est là aussi, à tout écouter. Carina la trouve bizarre, mais bon, elle fait ses examens et lui annonce qu’elle n’a ni MST, ni bébé dans son ventre. En retour, la jeune femme lui fait remarquer qu’elle a perdu son temps et s’en excuse, tout en lui expliquant à demi-mot qu’elle était là pour une autre raison.

Elle laisse donc une enveloppe pour Jack, dont Carina se débarrasse aussi vite que possible. Elle la donne à Ben, ne faisant clairement pas le lien avec la famille de Jack alors que… bon, c’est un peu évident que c’est ça, non ? C’est finalement Andy qui se retrouve avec l’enveloppe et la donne à Jack, en estimant mal ce dont il s’agit. Avant même que Jack n’ouvre l’enveloppe, il lui avoue déjà qu’il compte parler à Ross pour récupérer son poste. Yay. L’enveloppe ? La jeune femme s’appelle Brooke, elle est bien sa sœur et elle lui laisse une photo de lui bébé, ainsi que de quoi la contacter s’il le souhaite. Parce qu’elle le souhaite, elle.

Il reste encore quelques intrigues à conclure, tout de même, notamment du côté de Travis et Vic. De manière assez logique, Eli débarque à la caserne pour donner ses conseils à Travis et Vic en profite aussitôt pour lui laisser son job, expliquant qu’elle préfère de toute manière recruter de nouvelles femmes pour devenir pompier à Seattle. Eli peut donc s’installer définitivement dans son poste, et il fait d’une pierre deux coups : il peut recommencer à draguer Andy grâce à ça.

Ah lala. Cela fait au moins un couple qui est heureux en commençant à batifoler pour cette fin d’épisode, parce que c’est moins joyeux que ça pour les autres. En effet, Sullivan et Ross continuent de se tourner autour sans assumer leur relation ou les sentiments qu’ils ont tandis que Maya et Carina se disputent à nouveau, parce que Carina voit les choses comme moi : Maya a besoin d’aide et dire que tout va bien ne suffit pas à faire en sorte que tout va bien.

Grâce à cette dispute, on termine en plus sur un cliffhanger énervant : Carina fait finalement un test de grossesse sans Maya, parce que sa femme préfère s’entraîner et la ghoster de nouveau. C’est énervant, vraiment.

 

9-1-1 – S06E04

Épisode 4 – Animal Instincts – 15/20
Et beh voilà, ce n’était pas si compliqué de faire un épisode qui tienne davantage la route que le précédent. Cela me rassure un peu pour le reste de la saison : on retrouve les cas d’urgence parfaitement improbables de la série et les évolutions de personnages qui prennent des virages inattendus à 180° sans crier gare. Et cela me va beaucoup mieux. j’espère que la saison va continuer sur cette lancée qui lui réussit bien mieux.

Spoilers

Bobby revient à la caserne, libérant Hen de ses fonctions. Christopher entame sa crise d’adolescence, Buck arrête d’en être un.


I think maybe you got bad instincts.

Ce début d’épisode pourrait être original si je n’avais pas vu sensiblement la même chose cet été avec Tales of the Walking Dead ? On y suit un shérif qui utilise ses jumelles pour mater deux amoureux et amoureux des oiseaux qui explorent une forêt en toute insouciance. Autant j’ai eu du mal avec ce début de saison et avec l’épisode précédent qui manquait de situation improbable, autant cet épisode cherche à se rattraper bien vite avec une scène qui n’a absolument aucun sens : l’amoureux se retrouve écrasé par un arbre qui semblait abattu, mais qui est parvenu à se relever grâce à la force de ses racines.

Je ne savais pas qu’une telle chose était possible, franchement. Le shérif – ou simplement ranger ? – lui, le savait : il a tenté de les avertir, en vain. Il est donc forcé d’appeler les pompiers qui abattent de nouveau l’arbre et qui, pardon ?, parviennent à sauver le type. Et comme finalement il n’était pas amoureux de sa sœur (ah !), le ranger tente sa chance avec la femme, en vain. Forcément. C’était une bonne introduction, ma foi.

Une fois cette première intervention terminée, on peut reprendre, enfin, sur la vie perso de tous les personnages. Il y a comme toujours plusieurs intrigues en parallèle. Une première intrigue voit ainsi Buck expliquer à sa sœur qu’il a lu un bouquin qui a révolutionné sa vie : il dit désormais « absolument » à tout ce qu’on lui propose. Bref, il est dans sa Year of Yes, à la Shonda Rhimes, quoi. Pas bien original comme idée, mais allez, pourquoi pas ?

Son premier « absolument » pour le sortir de sa zone de confort ? Il retrouve son ancien colocataire, qui est désormais marié, alors qu’il l’avait perdu de vue depuis un moment. Son colocataire le recontacte pour prendre des nouvelles, lui présenter sa femme et… lui demander son sperme. Ouep. Bucky est peut-être sur le point de devenir papa, parce que son ancien meilleur ami est infertile et cherche un donneur.

C’est inattendu et ça remet vachement en question tout son délire de dire « absolument » à toutes les questions qu’on lui pose, j’imagine. Si Buck ne sait pas trop quoi dire sur le moment, il reste songeur pendant une bonne partie de l’épisode ensuite. Connor, le colocataire, redébarque pourtant dans la même semaine, chez Buck, directement. On a bien envie de compatir à sa situation qui semble dramatique pour lui, mais bon, c’est bizarre comme intrigue tout de même.

Connor explique à Buck qu’il est désolé de l’avoir pris à revers avec sa question, mais qu’il souhaite vraiment connaître le donneur de sperme, de manière à savoir que ça vient d’une bonne personne – quelqu’un de profondément bon. Et qui de mieux que Buck pour ça ?

Pendant ce temps, Eddie découvre que Christopher sèche le club de science. C’est la catastrophe pour le papa qui décide de le punir et s’en confie ensuite à ses collègues. Ce n’est pas l’intrigue la plus intéressante qui soit, mais comme toujours avec Eddie de toute manière. Cette intrigue nous renvoie une fois de plus à des scènes où on le voit interagir avec son père, et ce n’est toujours pas ça.

Et pourtant, d’habitude, j’aime les intrigues concernant Christopher. Le voir entrer dans l’adolescence et se lancer des parties de jeux vidéo en ligne en pleine nuit, c’est insupportable. Eddie est heureusement un bon papa, qui accepte de voir son fils grandir. C’est une bonne chose, je trouve.

Bobby revient enfin à Los Angeles dans cet épisode – une bonne semaine avant Athéna apparemment. Il revient à la caserne pour prendre des nouvelles d’Hen, même s’il sait déjà qu’elle a fait du bon boulot en tant que capitaine. Karen a eu la bonne idée de l’appeler pour l’insulter d’idiot, parce que c’est à ses yeux de sa faute si sa femme a raté son concours de médecine.

En échange, il décide de proposer quelques congés à Hen. J’espère qu’on aura droit de la suivre en congés, elle aussi, parce que bon, on a du supporter Bobby et Athéna… alors pourquoi pas elle ? Cela dit, son premier jour de congé, elle le passe à la caserne.

Je peux la comprendre : des congés un peu forcés du jour au lendemain, il faut trouver comment les occuper après une période intense de travail. Bon, je pense que j’en profiterais pour me mettre à jour dans mes séries, mais bon… Hen préfère faire le ménage de toute la maison apparemment. C’est un bon plan aussi, et il faudrait que je profite de mes vacances, un peu, pour faire ça aussi.

Pourtant, Hen est épuisée de ne devoir rien faire, alors elle est toute heureuse de voir Buck débarquer chez elle pour lui demander des conseils. Les voilà qui sortent une bouteille et se bourrent la gueule pour établir une liste de pour et contre concernant la demande de Connor. C’est chaud quand même : Buck se retrouverait père biologique et saurait parfaitement ce qu’il laisse de côté.

Pourtant, en fin d’épisode, Buck prend la décision d’accepter d’être leur donneur de sperme et de faire cette bonne action pour son pote. Oula. Vraiment, ce n’est pas rien et je me demande ce que cette intrigue donnera par la suite.

La deuxième intervention de l’épisode est incroyable, comme toujours avec eux. Les pompiers sont appelés pour venir en aide à un cycliste renversé par un chauffard ivre. Les pompiers, Chimney en particulier, doivent aussi s’occuper du chauffard qui est inconscient… et se réveille, terrifié de voir la police.

Son premier réflexe est de prendre la fuite, et tant pis si Chimney est encore dans la voiture. Le voilà qui se fait kidnapper par le type, et forcément, Buck décide de le suivre en vélo, alors qu’il y a toute une course poursuite en cours avec la police. Nous ne pouvions pas suivre la course poursuite puisqu’Athéna est encore avec ses parents (à s’occuper aussi comme elle peut de son fils en visio pendant qu’il est chez Michael), mais bon, tout termine bien avec Buck qui manque de peu de se faire écraser pour sauver Chimney. Mignon.

En troisième intervention, Maddie reçoit l’appel d’une petite fille terrifiée parce que son père a réussi à les retrouver, elle et sa mère. Malheureusement, la petite fille lui donne la mauvaise adresse, ce qui fait paniquer Maddie. Il y a de quoi car la situation est sacrément stressante. La petite suit bien les conseils de Maddie, se planquant dans le placard et planquant également le portable au moment opportun pour éviter que son père ne découvre qu’elle était au téléphone.

Cela permet d’assurer la sécurité de la fillette jusqu’à ce que la police débarque et les retrouve. Heureusement, il y avait le nouveau avec Maddie : il l’a aidé à identifier la bonne adresse, ce qui fait que la fillette termine sain et sauve. On ne saura pas trop ce qu’il adviendra de la mère, mais… on connaît Maddie : elle ne peut s’empêcher de venir en aide à la petite fille et à sa mère. En effet, cette dernière survit.

Si elle était enfermée dans cette situation compliquée avec son mari violent, c’est parce qu’elle est immigrée de manière illégale aux USA. Heureusement, Maddie intervient et lui vient en aide ; amenant à l’hôpital une avocate qui est capable d’aider la femme. C’est fou tout ce que le 9-1-1 peut faire pour nous quand on les appelle.

Pour l’intervention suivante, les pompiers sont appelés pour une overdose… sur un chien. J’ai bien cru qu’un des étudiants de la fête où ils arrivent aurait besoin d’aide lui aussi, mais ce n’est finalement pas le cas. Non, non, les pompiers se contentent de sauver le chien, en faisant appel à une Hen complètement bourrée capable de déterminer la bonne dose de médicaments dont le chien a besoin. C’est beau.

Cela se termine avec un Bobby qui décide d’adopter le chien ? Il avait pourtant une propriétaire ? Et Athéna n’est pas si ravie de voir le chien… mais bon, elle fera avec apparemment.

Il reste à traiter un dernier cliffhanger, qui concerne cette fois-ci Hen : elle retourne à l’école de médecine pour supplier sa prof de lui donner une nouvelle chance de passer l’examen. Contre toute attente, logique et cohérence, la prof accepte de lui donner une seconde chance, pour un cas pratique cette fois.

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