9-1-1 – S06E05

Épisode 5 – Home Invasion – 16/20
La série reprend son souffle avec cet épisode qui correspond bien plus à ce qu’on peut attendre d’elle de manière générale : des interventions reliées entre elles, une intrigue comique, une autre plus dramatique et l’évolution à vitesse grand V d’un personnage en particulier. Ce cocktail explosif – c’est le mot – est divertissant et efficace.

Spoilers

Une série de cambriolages, une nourrice et un chien envahissants ainsi qu’une deuxième chance pour devenir médecin peuplent cet épisode.


The racoon definitely didn’t do this.

Je n’aime pas du tout ce début d’épisode, ça va tellement me créer des angoisses ! On commence dans une maison toute calme en pleine nuit – et la propriétaire se réveille en sursaut quand elle entend du fracas en bas de chez elle. Paniquée, elle appelle le 911 et tombe sur Josh qui lui explique comment se comporter.

Dans la panique, la femme fait tout le contraire de ce qu’on lui dit de faire et insiste pour s’enfuir. Ce n’est pas la meilleure des idées et ça se termine plutôt mal pour elle quand elle voit quelque chose, dans le placard de sa cuisine, qui la traumatise. Pourtant, quand Athéna arrive, elle ne trouve personne d’autre que la femme, inconsciente sur le sol de son entrée.

La pauvre a eu son lot de frayeur, pourtant, si elle est inconsciente. Buck s’amuse alors à aller jouer les détectives dans la cuisine, persuadé qu’il fera un meilleur travail qu’Athéna. Il n’a quand même pas peur quand il est question d’un monstre… mais de manière assez évidente, il trouve finalement un raton-laveur. C’était un début plutôt comique pour l’épisode.

La deuxième intervention voit Maddie au téléphone avec un homme dont la maison est cambriolée, lui aussi. Décidément, cet épisode veut vraiment nous faire stresser sur les cambriolages. C’est au beau milieu de la journée que le vieil homme qui l’appelle – ou en tout cas que Maddie imagine comme vieil homme dans sa tête – se fait alors tirer dessus par les cambrioleurs. S’il survit, Athéna est aussitôt sur l’enquête : l’homme est le mari de la première victime de l’épisode. Il était à l’étranger, mais est rentré au plus vite pour voir sa femme suite à son accident, tout ça pour finir lui aussi à l’hôpital.

J’espère qu’ils ont une bonne assurance, et un bon hôpital. D’ailleurs, cette histoire d’hôpital est le point commun entre ces victimes et toutes les autres victimes de cambriolage. C’était assez hilarant de voir Athéna, qui n’est pas détective, faire le lien plus rapidement que le vrai détective : toutes les victimes de cambriolage ont eu la bonne idée d’appeler le 911 avant de se faire cambrioler ; et bien sûr, les opérateurs ont posé plein de questions pour accéder à la maison en faisant le moins de dégâts possibles.

Une fois que cette intrigue est en place, il est logique qu’Athéna se rende au centre d’appels pour demander à Maddie d’enquêter depuis la base de données : elle se rend compte que les appels n’ont rien en commun… sauf le fait que quelqu’un accède aux logs des appels après coups, à plusieurs reprises. Le problème, c’est que ce quelqu’un s’avère être Maddie elle-même.

Bien qu’elle soit rapidement lavée de tout soupçon, il n’empêche que cette affaire la travaille, parce que c’est son mot de passe qui est utilisé pour commettre tous les cambriolages – et l’un de ces cambriolages a terminé en blessure par balle. Cela la perturbe et elle finit par monter avec les policiers une opération piège quand elle comprend que Noah, la nouvelle recrue, est probablement responsable de ce qu’il s’est passé.

Franchement, je suis dégoûté. Je me doutais que ça allait être lui, j’avais bien compris qu’elle le piégeait en faisant semblant d’être virée, mais j’espérais vraiment que ce serait sa nourrice la voleuse de mot de passe. L’intrigue avec Noah courait sur plusieurs épisodes, cependant, donc ça rendait son impact un peu plus grand, car il est difficile de ne pas compatir pour lui ou de ne pas être dégoûté de cette conclusion. Et c’est ce qu’ils voulaient. Bon, ben, adieu Noah, je t’aimais bien et j’avais espoir en toi pour être le nouveau May.

La troisième intervention de l’épisode n’est pas plus réjouissante : une femme fait des travaux chez elle après avoir changé les serrures… et entend un homme essayer de s’introduire chez elle. Finalement, il s’agit de son frère, alors tout va bien. Le problème, c’est qu’il insiste pour aider sa sœur à faire ses travaux. La pauvre va être servie : il fait ce qu’il peut pour insonoriser la maison avec de la maison, mais il a finalement un accident avec la machine.

Il se retrouve enseveli sous la mousse isolante, qui continue de couler et isole complètement le grenier. La sœur est ravie de devoir appeler les pompiers et de les voir éclater son plafond pour retrouver Vincent, le frère. C’était une bonne intervention, qui finit avec la survie de ce pauvre Vincent et la destruction d’une bonne partie de la maison. Rassurons-nous : Buck, Eddie et d’autres pompiers prennent sur leur temps libre pour venir aider la propriétaire à colmater les trous en fin d’épisode.

Une autre intrigue comique de l’épisode voit donc Chimney et Maddie embaucher une nourrice – ou plutôt une manager d’intérieur, selon ses termes. La nourrice est juste flippante à vouloir s’occuper de tout chez eux ; je ne pourrais juste pas supporter ça, perso. Après, je ne supporterais pas trop non plus les collègues de Maddie qui sont tous à vouloir donner un avis sur la question. Oh, boundaries, non ?

Cela dit, ça vaut aussi pour la « manager » qui demande à Chimney d’enlever ses chaussures dès qu’il rentre chez lui. C’est sans surprise qu’en toute fin d’épisode, la nourrice se fait virer par Maddie, mais ça aura donné un peu d’humour à l’épisode.

Pendant ce temps, May débarque à nouveau chez sa mère pour réviser. C’est une drôle d’idée d’aller chercher le calme chez ses parents, mais bon, elle en a pour son argent comme ça : elle apprend que Bobby a ramené un chien à sa mère – alors que celle-ci est allergique. Ce n’est pas la meilleure des cohabitations.

Comme May est allergique aussi, Bobby n’a d’autres choix que de trouver un nouveau foyer à Hoover, son chien. En théorie, face à ce genre de problème, on utilise les réseaux sociaux ou les associations. Dans cette série, toutefois, la solution qui apparaît la plus logique à Bobby est de confier le chien à sa collègue en congé. Hen est ravie de se retrouver avec un chien qu’elle n’a jamais demandé. Bon, c’est improbable comme intrigue et c’est plutôt son fils qui est le plus heureux, hein.

Le tout se fait la veille du concours de médecine qu’elle doit rattraper, mais ça ne semble déranger ni Hen, ni Karen. Elles se font vite à l’existence du chien, qu’elles autorisent à rester dans la chambre avec elles pour la nuit. Pour quelqu’un qui ne voulait pas de chien, franchement, Hen s’y fait vite. Pas si vite non plus : elle refuse de coucher avec Karen tant que le chien la regarde. Et comme le chien refuse d’être laissé à la porte, elles ne font pas l’amour.

Pfiou. On est vraiment sur une intrigue hyper classique pour un nouveau chien là. Tout aussi classique est le coup du chien qui détruit la moitié de la maison pendant la nuit sans que personne ne l’entende. Vraiment, cet épisode ne donne pas envie d’avoir une maison – entre les cambriolages et les chiens qui détruisent tout, hein.

Le chien se retrouve ainsi adopté par… Eddie. Je ne sais même pas si elles ont pris le temps de lui avouer tout ce qu’il s’est passé ; parce qu’Eddie aussi se retrouve avec une cuisine dévastée. Il tente donc de confier le chien à Chimney, en vain : sa manager d’intérieur refuse immédiatement le chien. Ce dernier se retrouve donc chez Buck qui découvre à son tour que le chien refuse d’être laissé seul et aboie beaucoup trop pour un appartement où les chiens sont interdits.

Le chien se retrouve à nouveau chez Bobby et Athéna… Avant que Bobby ne lui trouve un voisin pour s’en occuper : le couple de début d’épisode avec la maison cambriolée par le raton-laveur.

Autrement, la fin d’épisode voit tous les pompiers célébrer Hen : sa prof lui a laissé une seconde chance en lui laissant faire une ronde avec elle à l’hôpital ; et Hen s’est fait remarquer par son professionnalisme et ses diagnostics. La voilà donc qui quitte définitivement les pompiers pour devenir chirurgien. Cela donne l’occasion d’étendre un peu la série vers d’autres univers, mais avec les flashbacks sur la relation Chimney/Hen, ils ont réussi à me rendre triste.

Pas de quoi s’inquiéter : Hen restera bien dans la série puisque le cliffhanger de l’épisode (d’où y a un cliffhanger ?) se concentre sur un laboratoire ayant subi une explosion. Le rapport avec Hen ? La personne qui appelle le 911 n’est autre que Karen, et elle annonce qu’il y a des blessés et semble terrifiée par ce qu’elle voit – comme s’il y avait quelqu’un de blessé qu’on devrait connaître.

> Saison 6

 

NCIS Hawai’i – S02E02

Épisode 2 – Blind Curves – 15/20
Je me rends compte que les personnages de la série me manquaient un peu : j’ai passé un bon moment devant cet épisode. Il est tout simple, l’enquête y est trop fluide et simple, mais ce n’est pas grave : c’est le genre de divertissement efficace dont j’ai besoin pour mes déjeuners solo. Ouais, c’est uniquement pour ça que j’ai repris cette saison 2… Et alors ? J’étais content d’enfin retrouver la série, parce que le crossover de début de saison m’avait déçu.

Spoilers

Un corps est retrouvé dans une casse.

Une fois n’est pas coutume, l’intrigue policière n’est vraiment pas ce qui m’a le plus fasciné avec cet épisode. Il faut dire que, comme trop souvent, le coupable était facile à deviner dès son introduction – et son introduction s’est fait à mon sens avant même qu’on voit son visage. Alors, certes, c’était chouette de voir quelques courses de voitures et d’avoir toutes les références à Fast & Furious, mais bon, j’aime bien quand la série propose des scènes d’action avec des chorégraphies de combat, et ce n’est pas ce que nous avions dans cet épisode.

Ceci étant dit, les scénaristes eux-mêmes semblent avoir eu conscience du problème puisque nous ne voyons même pas les aveux définitifs de la coupable. L’enquête était fluide, sans gros retournement de situation, et ça fait que de ce côté-là, l’épisode était sans plus. Après, c’est rarement les enquêtes qui me fascinent le plus et c’est bien pour ça que je ne fais que des critiques express : ça me permet de manger tranquillement devant mon épisode en sachant que la critique qui suivra ne sera pas interminable.

La critique, justement, ne peut que se concentrer sur les intrigues secondaires. C’est dans celles-ci que les personnages évoluent et j’ai beaucoup aimé avoir un approfondissement de la relation entre Lucy et Whistler. Pour le moment, leur relation est la seule différence notable entre les saisons 1 et 2. Forcément, j’adore Lucy, alors ce n’était pas compliqué de me vendre cette intrigue. J’ai plus de mal avec Whistler, cependant, et c’était intéressant de la voir sortir de son rôle habituel pour devenir une toute autre personne.

Dans cet épisode, en effet, nous la découvrons sur un terrain plus personnel quand elle souhaite parler de Lucy à son boss. Alors si on essaie d’être rationnel deux minutes, il n’y aurait normalement rien à faire : vu comment elles ont été remarquées du côté du NCIS, j’ai du mal à croire que Jane n’avertisse pas le FBI – ou juste que les ressources humaines du NCIS ne soient pas au courant.

Pour le bien de l’épisode, cependant, on met de côté ce détail et on voit Whistler stresser de perdre son poste d’agent de liaison avec le NCIS, tandis que Lucy stresse de ne plus bosser avec elle et donc de voir leur relation perso en être affecté. C’était mignon de les voir des ces états-là et j’aime bien que la série prenne le temps d’aborder ce que signifie une relation au travail.

En plus, cette intrigue permettait à Jesse de gagner quelques scènes lui aussi, et notamment une où il interagit, peut-être pour la première fois, de manière personnelle avec Whistler. Ils sortent du cadre du travail et même si je sais que nous sommes face à une série procédurale, j’ai trouvé ça intéressant de les voir briser la frontière entre simples collègues de travail et collègues qui se connaissent mieux. Whistler se confie donc à Jesse plutôt qu’à Lucy, et ça fonctionnait.

Si elle avait besoin de se confier, c’est parce que son coming-out n’était toujours pas fait au travail. J’ai beaucoup aimé cette partie de l’épisode où Whistler reproche à demi-mots à Lucy l’aisance avec laquelle tout semble s’être si bien passé pour Lucy. Ce n’est pas toujours facile de faire son coming-out au travail, et trop de séries ont tendance à l’oublier. Cependant, j’ai eu du mal à comprendre pourquoi Whistler stressait tant : son patron semble loin d’être homophobe et dans le monde parfait de la série, il ne fait même pas la moindre réflexion ou blague homophobe quand il rencontre Lucy.

Si ce n’est pas merveilleux ! Cela fait toujours du bien de voir ce genre de scènes très fluides, et je trouve ça sympa aussi que la série prenne du temps d’antenne pour présenter cette intrigue – même si ce n’est toujours pas censé être le sujet principal de la série.

Cela dit, ça reste plus intéressant à développer que la dernière intrigue de cet épisode : on y voit Jane s’inquiéter pour son fils qui passe tout son temps sur son téléphone et qui a une mauvaise note. Après un déjeuner avec le père, Jane en arrive à la conclusion qu’il a une petite amie, ce que l’ado ne dément pas. Pourtant, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il y avait autre chose à creuser. S’il n’y avait pas déjà eu Lucy, j’aurais pu penser à un coming-out, mais bon, trois personnages homo dans une série CBS, ce serait surprenant.

J’imagine qu’un prochain épisode nous en apprendra plus sur le secret qu’il peut bien cacher à Jane. Je doute qu’il ne s’agisse que d’une petite-amie et ça ressemblait plutôt à une graine plantée là pour la suite. Si ce n’est pas le cas, eh bien, ce sera décevant, parce que pourquoi tant de chichis ?

Walker – S03E05

Épisode 5 – Mum’s the Word – 09/20
Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Je me suis posé plusieurs fois au cours de l’épisode la question et c’est le sentiment qui persiste après visionnage : c’est un énorme what the fuck à bien des niveaux. Cet épisode tente de mettre en place plein de nouvelles choses, mais très peu fonctionnent vraiment. Pire, les personnages semblent réagir en étant totalement à côté de ce qu’ils nous ont habitué à faire. Bref, c’était mal écrit.

Spoilers

Cordell et Cassie doivent transporter des preuves sensibles, August poursuit sa crise d’adolescence, Trey devient ranger (encore, oui).

C’est un épisode que je considère comme difficile à critiquer de manière objective, parce que j’ai été dérangé à plusieurs reprises pendant que je le regardais : il y a des gros soucis de lisibilité et de cohérence dans les décisions prises. Si je me concentre sur les aspects positifs, parce qu’il y en a quelques-uns, je dirais que ça faisait plaisir de réentendre parler de Micki à l’occasion de la cérémonie faisant de Trey un ranger.

C’était plaisant à voir, mais la carrière de James ne doit pas être dingue si l’un des moments les plus marquants est de donner une insigne à Trey, franchement. Et s’il devient ranger, il n’a pas pour autant d’enquête à gérer cette semaine. À la place, il a juste droit à l’inquiétude de sa mère et à James qui la rassure, dans des scènes longues (puisque la mère ne s’exprime pas) ou surprenante, dans le mauvais sens du terme, quand James semble trouver les mots justes pour la mère… Alors que… Ca n’avait rien de rassurant ?

Pendant ce temps, Cassie et Walker ont de gros événements familiaux à gérer – à savoir un match parce qu’August fait sa crise et un anniversaire de grand-mère – mais leur travail les empêche de le faire. Ils sont en effet missionnés pour transporter des preuves d’un endroit à l’autre, sans les ouvrir, sans s’arrêter et surtout sans jamais les ouvrir. C’est important de ne pas les ouvrir. Vraiment.

Dès que James en parle, il est donc facile de comprendre que les rangers vont ouvrir la boîte contenant les preuves… mais la raison trouvée pour expliquer qu’ils le font n’a pas trop de sens. Il faut m’expliquer comment ces rangers peuvent avoir une voiture sans radio ou comment ils peuvent avoir peur d’approcher de la boîte, mais prendre le temps de la poser en plein milieu de la route. Et puis, pour une boîte de preuves possiblement sensibles, ils ne sont pas vraiment précautionneux de la poser au milieu de nulle part comme ça.

Il ne faut pas trop se prendre la tête pour autant : le but était évidemment de mener Cordell et Cassie à l’ouverture de cette boîte afin qu’ils découvrent… quoi au juste ? Les méchants qui ont enlevé Cordell ont une fascination pour les montres. Et pour lui. Big surprise. Cassie n’a aucun détail dans le dossier que les méchants montaient sur eux – sa vie se résume à une page rapidement écrite (alors que l’affaire Miles semblait importante et liée à tout ça ??) quand Cordell a un dossier complet, remontant à la naissance de Stella au moins.

Je ne sais absolument pas quoi faire de ces informations, et les scénaristes non plus apparemment. Ils en profitent juste pour faire en sorte que Cordell prenne la décision irrationnelle et absolument incompréhensible quand on connaît le personnage de dévier de sa route pour se rendre à l’anniversaire de la grand-mère de Cassie. Allez, ça donnait l’occasion de scènes funs (mais putain, qu’est-ce que je regardais quand ils dansaient ?) et surtout de développement pour Liam et Ben.

Après avoir un peu insisté pour les mettre en couple, les scénaristes prennent conscience qu’ils sont allés vite en besogne et donnent à ces deux-là l’occasion de parler un peu. C’est plutôt sympa comme temps d’écran, mais pas révolutionnaire non plus. Cependant, vu tout le reste de l’épisode, c’est plutôt génial ce qu’ils ont proposé pour Liam et Ben. Ils s’écoutent beaucoup, au moins – désolé, mais le « I hear you », je n’en peux plus, j’ai envie d’en faire un jeu à boire avec cette série, j’ai l’impression que ça revient de plus en plus souvent dès que deux personnages sont en désaccord.

Toujours pas d’Abby dans cet épisode, mais je ne peux pas dire qu’elle me manque plus que ça. Les Davidson me manquent davantage, à vrai dire ; ce qui ne m’empêche pas de me demander ce que devient l’actrice. C’est rarement bon signe autant d’épisodes sans un personnage.

Je l’écris histoire que ce soit écrit quelque part, mais elle n’est même pas mentionnée dans cet épisode. La dernière intrigue consistait en un énième événement au lycée de la ville, avec Geri qui s’y rend pour se porter volontaire, comme d’habitude. Cette fois cependant, elle est accompagnée de Stella et les deux sont moquées par une ancienne camarade de Geri – je pensais qu’ils allaient faire quelque chose de cette intrigue, genre que la fille de la nana draguerait August ou quoi, mais non.

À vrai dire, Stella n’était pas trop chiante dans l’épisode et elle était même plutôt de bons conseils envers August. Ce boulet est toutefois en pleine crise d’ado et ouin ouin, alors il décide d’organiser une grande fête au Side Step, le bar de Geri, quand celle-ci reçoit un appel qui la force à fermer le bar. Non, on ne saura pas la raison qui la force à fermer le bar. Pour l’instant, ça ne fait que confirmer que tout était mal écrit – j’espère au moins qu’on aura une explication dans le prochain épisode.

En attendant, il fallait supporter August organisant une fête clandestine et se retrouvant enfermé dans la réserve de Side Step. Ce n’était pas dingue du tout comme intrigue, mais les scénaristes ont pourtant trouvé le moyen de faire encore pire !

En effet, en fin d’épisode, Cordell apprend que ses deux mômes sont encore en cellule suite à une fête clandestine… et il accuse aussitôt Stella d’avoir entraîné son frère sur la mauvaise pente. Il est juste évident que c’est August qui est en crise depuis deux ou trois épisodes, Cordell l’a très bien vu ; il semblait enfin apaisé (les scènes de réconciliation avec Liam !) et… on le retrouve super froid et cassant avec Stella ?

Limite, je me suis dit qu’il avait un jumeau maléfique tellement la scène n’avait aucun sens. Il a toujours tout passé à August comme à Stella, mais là, d’un coup, sans qu’on ne sache pourquoi, c’est trop pour Stella ? Alors qu’elle n’a rien fait, qu’elle lui dit et qu’il ne vérifie même pas si elle est responsable ou non ?

Il décide de la faire passer la nuit en cellule, en plus : c’est ridicule. Genre, August ne va pas demander où est sa sœur ? Genre, ils n’ont pas 36 SMS prouvant qu’il était enfermé et qu’il a demandé à Stella de venir le chercher ? Et Cordell qui s’énerve d’un coup alors que le personnage n’a jamais fait ça avant ? Cela aurait pu passer avec son choc post-kidnapping, je ne dis pas ; mais le problème, c’est que ça fait deux épisodes qu’ils nous disent qu’il est apaisé avec ça ?

Bref. Cela fait une longue critique, du coup, parce que ça m’a laissé bouche bée d’incompréhension et qu’il fallait que je partage ça avec vous. Je suis de plus en plus déçu par cette saison – et je ne pensais pas que c’était possible !


Grey’s Anatomy – S19E05

Épisode 5 – When I Get to the Border – 17/20
Il est compliqué de donner une note à cet épisode car les trois intrigues qui le composent sont vraiment trop différentes les unes des autres. Il y en a une qui est parfaitement horrible et nécessaire, et que j’imaginais bien voir dans la série depuis plusieurs mois sans me douter que ce serait traiter avec le retour de ce personnage emblématique ; une qui paraissait soporifique, mais nécessaire pour le développement de Meredith et enfin une qui permettait d’apporter de la légèreté à l’ensemble. Bref, c’était super hétérogène, et c’est difficile de savoir quoi en penser.

Spoilers

Meredith visite des campus pour Zola, Lucas tente encore de cacher son secret, Addison et Miranda sont bénévoles pour aider dans des cliniques pour femmes enceintes débordées par les avortements de patientes venant d’autres États.


And our hands that are trained to help them… Our hands are tied.

Franchement, ce début d’épisode m’a bien fait rire : Meredith embarque Zola à travers le pays pour qu’elle checke toutes les écoles pour surdoués afin de trouver sa préférée. Je trouve ça dingue, tout de même, parce que la décision vient juste d’être prise. On sent bien que le processus est speedé parce que l’actrice ne compte pas rester bien longtemps cette saison. C’est dommage, parce que l’intrigue pourrait être vraiment intéressante.

Et inutile de préciser aussi que leur rue dans New-York est la rue habituelle de Seattle, légèrement redécorée pour l’occasion. C’était trop gros, là. Allez, qu’importe : Meredith voyage à travers les USA

Contre toute attente si vous n’avez pas Twitter pour vous spoiler le jour-même de la diffusion (vraiment, il va falloir que je fasse du ménage), la série nous ramène également dans cet épisode Catherine, Jackson et Tommy. C’est supposé être une sacrée surprise, puisqu’une partie de ces personnages a quitté la série. C’est toutefois chouette de les retrouver du côté de Boston, où ils reçoivent la visite de Meredith.

Bon, c’est surtout Jackson qui a la visite de son amie, et ça fait plaisir de voir qu’ils continuent d’être proches. J’aurais aimé que la série parvienne à gérer le départ de Cristina de cette manière, c’est bien plus fluide d’avoir le personnage qui revient de temps à temps. Après, je peux formuler la même phrase pour un paquet de personnages tués brutalement sans la moindre raison, aussi.

Bref, Meredith fait le résumé des attaques de panique de Zola et de ses capacités géniales à Jackson, et on la découvre complètement paniquée par sa nouvelle tâche de parent. Non, vraiment, ça donne l’impression que Meredith découvre qu’elle est mère maintenant que Zola a quelques problèmes. Après, le conseil de Jackson face à cette situation était hilarant : il conseille à Meredith de soigner l’Alzheimer, c’est tout. Je ne sais pas si ça méritait trois scènes de l’épisode pour ça, mais bon, c’est ce à quoi on a droit avant que Meredith retourne auprès de sa fille.

Elle explique à Zola que Jackson lui a proposé un job pour tenter de soigner Alzheimer, Zola explique à sa mère qu’elle a adoré sa journée dans cette école de surdoués, et hop, il est décidé que toute la famille emménagera à Boston. Bye bye Seattle, les scénaristes ont trouvé une raison logique pour le départ de Meredith (même si ça semble précipité et un peu forcé, oui).

En parallèle, on découvre aussi que Tommy et Catherine ont un secret à partager désormais : Catherine fait une rechute, avec une tumeur qui grossit. Elle refuse de voir le problème quand il est question de deux millimètres de croissance – et elle refuse aussi le traitement. Tommy n’approuve pas et aimerait qu’elle se mette à en parler à sa famille, mais bon.

Elle lui rappelle, comme toujours, que son nom est sur l’immeuble alors qu’elle fera ce qu’elle veut, et bordel, qu’est-ce qu’elle est chiante ! Elle passe son épisode à expliquer qu’elle veut mentir à sa famille pour garder sa vie privée et familiale aussi heureuse que possible, et il passe son épisode à essayer de la convaincre de leur en parler. Ils étaient insupportables.

Heureusement, il n’y a pas que ça dans cet épisode qui voit aussi le retour d’Addison, et ça fait toujours autant plaisir. Malheureusement, les scénaristes font le choix de la faire revenir pour une intrigue qui n’a rien du tout de plaisant : Miranda et elle se rendent à un centre d’avortements pour aider sur la procédure, et l’accueil est horrible, avec un tas de manifestants anti-avortement. La parole est décomplexée grâce à la Cour Suprême qui a laissé la possibilité de le rendre illégal à nouveau dans de nombreux États et les manifestants sont violents verbalement avec Addison et Miranda.

La scène est une douche froide pour plusieurs raisons. Déjà, elle contraste avec la conversation mignonne dans le camion que Miranda conduisait, où Addison parlait grosso modo de son fils – j’espère qu’on le verra un jour, il commence à être grand maintenant ! Ensuite, elle contraste avec le ton habituel de la série et les messages que la série souhaite faire passer (vraiment, ça fait bien plus Halloween que l’épisode précédent). Enfin, la scène est violente également parce qu’elle met en scène une majorité de femmes. Anti-avortement. Tss. Bon, de toute manière, vous vous doutez bien qu’après dix-neuf saisons de cette série, mon choix est déjà fait sur la question.

L’épisode met en scène des catastrophes médicales qu’on a pu voir passer plusieurs fois sur Twitter déjà. Ainsi, Addison et Miranda se portent volontaires pour aider dans un dispensaire qui manque clairement de main d’œuvres parce que d’autres ont fermé ou ne pratiquent plus d’avortement. La liste des patientes s’allonge à l’infini et nos chirurgiennes sont débordées comme rarement.

C’est horrible cette intrigue, parce qu’elle nous rappelle que les USA ont pris un virage vraiment inquiétant pour les droits des femmes. Bien sûr, les scénaristes sont dans l’abus, comme toujours : ils profitent de l’occasion pour proposer une intrigue où Miranda et Addison se portent volontaires pour aller aider une patiente qui a une grossesse extra-utérine et a besoin d’un avortement urgent, parce qu’elle risque d’y rester.

Malheureusement, sa voiture est en panne et elle est dans un État où il est interdit d’avorter, forçant Addison et Miranda à la prendre en charge, au point de jouer les ambulancières pour elle. On sait tout de suite que ça va mal tourner pour elles, surtout quand il est rappelé que plein de médecins n’osent plus intervenir pour ne pas aller en prison ou être traités comme des criminels.

Cela ne manque pas : comme chaque fois qu’on voit une voiture plus de trois minutes dans un épisode de cette série (on notera que la patiente n’avait pas de ceinture, une fois de plus), elles ont un accident en route quand la femme commence à perdre du sang. Certes, elle est entre de bonnes mains avec Addison qui peut aussitôt intervenir, mais je sentais que l’on allait avoir un problème plus important.

Il le fallait : la série veut faire passer un message, une fois de plus, si ce n’est pas déjà assez clair. Cette décision de la Cour Suprême tue des vies. Et c’est ce qui se passe quand elles se retrouvent dans un embouteillage. Je m’attendais à voir Addison dans la merde comme elle entamait certaines procédures, mais ce n’est finalement pas le cas : la patiente meurt, perdant trop de sang sans pouvoir être prise à temps par une ambulance. Et cela ne serait pas arrivé si l’avortement était resté une option pour cette femme.

Forcément, Addison refuse un bon moment de déclarer le décès avant de péter un câble sur les pauvres urgentistes – et un peu sur Miranda – qui demandent des informations qu’elles n’ont pas. Bordel. Addison. Kate Walsh est toujours aussi exceptionnelle comme actrice, elle sait délivrer ce genre de speech mieux que personne. La rage, la haine, l’injustice. C’est fou. Bien sûr que ce n’est pas le futur que les scénaristes de la série veulent, bien sûr qu’il fallait qu’ils en parlent et bien sûr que Miranda va ouvrir un dispensaire à Seattle aussi.

Addison envisage quant à elle de se déplacer pour aider les femmes enceintes à avorter si elles ont besoin. C’est horrible, parce qu’elle s’apprête évidemment à changer totalement de vie pour venir en aide à ses patientes, une fois de plus. Faites-moi un autre spin-off pour ça, je veux voir plus d’Addison. J’en ai marre de ne la retrouver que pour un épisode sans savoir quand on la reverra à chaque fois.

Malheureusement, Miranda lui conseille de se rendre dans l’Illinois, alors ça ne risque pas d’être pour tout de suite son retour à l’écran. En attendant, Miranda décide de récupérer le camion-bloc opératoire de Ben pour l’offrir à Addison afin de proposer davantage de procédures d’urgences pour les femmes enceintes.

Autrement, pendant que Meredith est occupée à traverser le pays, Lucas vit désormais avec Amelia, yeah ! Cela ne m’étonne pas tellement : il fallait bien que ça arrive, il a été appelé en renfort pour le baby-sitting des petits. Cela n’empêche pas Lucas de complexer encore et toujours sur son lien de parenté avec elle, et il cherche donc à le cacher par tous les moyens possibles.

Sa tâche se complique un peu quand Amelia a une urgence alors qu’elle a Scout en main : le pauvre Lucas se retrouve donc à devoir gérer son petit neveu dans tout l’hôpital où il ne souhaite pas que l’on connaisse son lien de parenté. Sans trop de surprise, prendre l’ascenseur s’avère alors la pire des idées : il tombe d’abord sur Benson, effrayé par la présence du gamin dans l’ascenseur (toujours plus mdr), puis sur Mika et Simone. Bien sûr, Simone connaît son secret, alors elle doit prendre un malin plaisir à l’écouter se justifier de manière peu crédible tandis que Mika est persuadée qu’il couche avec Amelia.

Il est difficile pour elle d’imaginer autre chose, et elle est loin de tout savoir : Lucas se retrouve ensuite à devoir gérer un incident pour Scout dans la journée. Ses parents sont au bloc opératoire et Scout s’est fait pipi dessus. Bim, Lucas doit donc trouver de nouveaux vêtements pour lui dans sa journée… C’est passionnant d’être interne !

Bien évidemment, il se rend dans le magasin de l’hôpital au moment où tous les internes y font leur pause. On n’a jamais vu autant d’internes en pause en même temps, mais les scénaristes s’amusent bien de la situation de Lucas dans cet épisode, et c’est franchement marrant. Simone tente bien de le sauver de l’embarras, mais elle n’est pas assez rapide : Benson paie pour Lucas qui a oublié sa carte bleue et en profite aussitôt pour découvrir qu’il a acheté un pantalon d’enfant.

Le pire, c’est encore que Lucas se retrouve coincé quand il a une urgence à son tour, forcé d’aller porter le pantalon à Scout. Après tout ça, Benson se fait remarquer une fois de plus en expliquant à Amelia qu’il connaît son secret avec Lucas, lançant une scène de quiproquo plutôt amusante jusqu’à ce que Benson soit prêt à lui offrir des faveurs sexuelles en échange de chirurgie. Elle ne le comprend pas immédiatement, (mal ?)heureusement, mais Lucas finit par lui expliquer.

De manière prévisible, Amelia prend très mal que ses étudiants l’imaginent en train de coucher avec l’un d’entre eux. Malgré les arguments de Lucas, qui sont bons et justes, Amelia lui laisse finalement un ultimatum de trois jours pour enfin dire la vérité. C’est bien logique, mais j’ai eu de la peine pour Lucas – comme quoi, même une intrigue drôle peut avoir son lot de dramas aussi. Après, par rapport à l’intrigue Addison-Miranda, c’était quand même super léger.