Supergirl – S03E01-06

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 6 de la troisième saison de Supergirl.

01Épisode 1 – Girl of Steel – 18/20
No, what makes me me is Supergirl.

La saison reprend donc sur un épisode au bon jeu de mots, en référence au film Superman « Man of Steel » que je n’ai pas vu. Bien, on fera avec. Le choix de première scène est intrigant, avec un rêve de Kara qui fantasme sur Mon-El et qui est interrompue par une étrange femme…

Pas de temps à perdre avec ses rêves, toutefois : Supergirl est en service cette nuit et elle aide Maggie et Alex à arrêter des malfaiteurs. Ces dernières reviennent donc pour une scène d’action où elles gèrent toujours autant, ce qui est un vrai plaisir à voir, contrairement à Kara qui est beaucoup moins enjouée qu’avant, clairement. Elle laisse même s’échapper un méchant et ne répond pas à l’enfant qu’elle sauve. Obsédée par le boulot, elle se précipite au DEO pour avoir plus d’infos sur celui qui s’est enfui.

Loin du DEO, la série introduit celui qui sera probablement un nouveau méchant, Edge, et qui est joué par un Adrian Pasdar habitué aux rôles du genre. Il joue ainsi un grand industriel au pouvoir politique qui convoque les autres grands industriels et journalistes du coin pour présenter son projet, auquel James et Lena s’opposent.

C’est plutôt positif pour CatCo cela dit, parce qu’ils n’ont plus rien à raconter maintenant que Supergirl a réduit le crime de National City. Cat est quant à elle devenue attachée de presse de la Présidente, ce qui permet aux scénaristes de continuer leurs tacles anti-Trump de manière jouissive dans cet épisode. Cat continue de manquer à la série, mais sa micro-scène sur le réchauffement climatique est parfaite.

CatCo est rapidement rappelé à ses activités toutefois, puisqu’Edge annonce qu’il rachète le journal, à la surprise générale. Kara se rend aussitôt dans le bureau de Lena pour lui demander de convaincre Edge de ne pas racheter le journal. La scène est intéressante, continuant d’explorer le deuil de Kara et la culpabilité de Lena dans ce qu’il s’est passé lors du final. J’adore Lena, alors j’étais plutôt content de l’écriture de cette scène.

Lena tente donc de convaincre Edge de ne pas acheter le journal, mais ça ne fonctionne pas du tout car celui-ci a pour but de se servir de CatCo pour continuer à pourrir la réputation de Lena en la rattachant à sa famille. Détestable, mais pas autant que son alliance avec le méchant de la semaine pour détruire la ville. Et oui, dans tout ça, Kara découvre un vaisseau dans un hangar militaire appartenant aux Lane, ce qui ne plaît pas du tout au DEO qui de toute manière comprend le plan en cours de détruire la ville. C’est un problème.

De plus, comme la série reprend pour cette saison quelques temps après la saison 2, elle n’hésite pas à être frustrante sur les semaines ou mois que nous avons ratés : Alex est ainsi bien fiancée et organise carrément son mariage, avec une grosse bague de fiançailles immanquable à la main. Le problème, c’est qu’Alex est comme d’habitude plus inquiète par Kara que par sa fiancée, donc on sent bien qu’une crise couve entre elle. Et vu les spoilers immanquables sur le futur de Maggie dans la série, je n’aime pas trop ça.

De toute manière, l’ensemble des amis de Kara est inquiet, ce que l’on voit dans une bonne scène au bar réintroduisant les dynamiques de tous les personnages. En fait, ils sont inquiets au point que James finit par utiliser la montre de détresse de Supergirl pour la faire écrire un article pour CatCo. La méthode est tellement détestable qu’elle pousse Kara à démissionner, ce que je comprends. Pourtant, je suis d’accord sur le fond avec ce que dit James : Kara fonce tête baissée dans son boulot de Supergirl, étant partout à la fois mais n’étant plus jamais Kara. L’épisode est ainsi bien écrit car vingt minutes suffisent à s’en rendre compte et voir le changement, la démission de Kara paraissant tout à fait naturelle.

C’est encore mieux dans la scène qui suit entre Alex et Kara, Alex finissant par péter un câble contre sa sœur pour la faire réagir et surtout pour la retrouver. Le problème, c’est que Kara ne veut pas être retrouvée et préfère continuer à jouer son rôle de Supergirl : jamais la série n’avait aussi bien mis en avant la dualité du rôle Kara/Supergirl. Jusque-là, les deux étaient la même personne au compas moral beaucoup trop défini. Désormais, Kara est présentée comme une humaine faible par rapport à Supergirl capable de sauver le monde, et tout cela est une très bonne écriture du personnage. Kara préfère oublier sa dépression en se réfugiant dans son travail de superhéroïne. Elle n’hésite pas à être particulièrement cruelle avec Alex en se mettant sur un piédestal, affirmant qu’en tant que kryptonienne, elle est meilleure que tous les autres.

C’est ensuite au tour de J’onn de tenter de ramener Supergirl à la raison. Ce défilé de tous les personnages pour la ramener à la raison pourrait être long, mais les scénaristes s’en tirent bien dans les dynamiques de chacun. C’est finalement J’onn qui parvient le mieux à percer la carapace, ce qui a une forme de logique, puisqu’il est une figure paternelle pour elle.

En parlant de figure paternelle, et comme dans toute série qui se respecte, Alex et Maggie parlent de leur mariage en plein travail en utilisant les lignes de communication du DEO. Le problème d’Alex est, comme toujours, l’absence de son père à son mariage. C’est sympathique comme résolution du problème, Maggie trouvant les mots justes pour la réconforter… le tout sous l’oreille attentive de Winn, histoire d’ajouter un peu d’humour.

L’humour ne peut durer trop longtemps cela dit, car la cérémonie en l’honneur de Supergirl, avec la révélation d’une statue à son effigie, tourne court quand les méchants de la semaine utilise bien des missiles pour détruire la ville, mais le font depuis un sous-marin. C’était imprévu et ça fonctionne très bien, avec une Kara qui ne peut en théorie pas respirer sous l’eau (mais y reste plusieurs minutes sans problème).

La scène de panique permet surtout d’introduire deux nouveaux personnages heurtant d’abord Alex : Ruby et sa mère. L’intérêt n’est pas à porter à Ruby, une pré-ado totalement insupportable en une minute à l’écran, mais bien à sa mère, qui est capable de la sauver en utilisant une super-force qui n’a rien d’humain.

Finalement, Supergirl sauve tout le monde sans trop de problème mais avec tout de même un joli moment de « suspens », avec musique dramatique prenante. La scène d’action est aussi bien gérée que d’habitude, ce moment de stress en plus car tous les personnages s’inquiètent pour Kara qui n’est plus elle-même et qui pourrait bien perdre.

La conclusion de l’épisode voit Lena racheter CatCo, ce qui ne peut qu’être une excellente chose, même après la démission de Kara. Cela vaut d’ailleurs une réconciliation entre les deux, interrompue par Edge. Kara s’en va, pour mieux revenir avec le costume de Supergirl et faire comprendre à Edge qu’elle sait qu’il est derrière l’attaque. Elle l’abandonne au milieu de l’océan, ne sachant pas qu’au fond de celui-ci se trouve une navette spatiale.

Alex demande à J’onn de jouer le rôle de son père lors du mariage. Cela leur donne une bonne excuse de retourner boire au bar où Kara se force finalement à aller après avoir vu des photos de Mon-El. La scène est sympathique, même si les plans au ralenti ne mettent pas tout le monde en valeur.

Comme il fallait finir l’épisode sur un cliffhanger, la mère de Ruby se réveille d’un cauchemar similaire à celui de Supergirl, où cette fois l’inconnue (enfin Kara dit que c’est sa mère, mais avec une nouvelle tête quoi) surveillant Mon-El et Kara et ayant droit à un câlin de sa part s’avère être digne… d’un film d’horreur.

Cette saison redémarre donc très bien, avec la mise en place d’un nouveau fil rouge et la continuité des intrigues précédentes. Je suis vraiment curieux de voir tout ça se mettre en place dans les épisodes à venir, surtout par rapport à certains spoilers lus pendant l’été qui sont pour l’instant totalement ignorés. Ah, et je suis heureux de ne pas avoir revu Lyra dans cet épisode, ça permet à Winn de rester mon personnage préféré pour le moment.

02.jpgÉpisode 2 – Triggers – 17/20
She’s a reporter, she’s doing her job.

Bon, ben là j’ai carrément mon point 7 du Bingo Séries servi sur un plateau. L’épisode s’intéresse à la morning routine de Maggie et Alex d’une part, de Kara d’autre part et de Ruby et sa mère ensuite. Ces dernières sont de toute évidence là pour rester dans la série, mais Supergirl a décidément du mal à introduire ses nouveaux personnages cette année, alors que Mon-El hante toujours Kara avec son exemplaire de Roméo et Juliette.

Evidemment, le deuil de la relation avec Mon-El est loin d’être terminé, même si Kara semble avoir repris le dessus, et la méchante de la semaine va nous permettre de s’en rendre compte. Clairement, cette dernière se la joue Méduse à pétrifier tout le monde d’un regard : cela affecte même Kara, terrifiée dès que la méchante utilise son pouvoir. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est problématique.

Le coup d’après, J’onn veut protéger Supergirl, qui aurait tout le temps de s’attaquer à la méchante, mais bon, elle attend de voir si J’onn arrive à la stopper. La méchante de la semaine, dont je n’ai jamais saisi le nom (Psi, d’après ce que Pauline me souffle dans l’oreillette) et qui s’amuse à voler toutes les banques de National City une à une, peut donc s’occuper de déclencher les peurs de tout le monde, y compris Kara, qui revit ainsi le lancement de sa navette depuis Krypton, confirmant que l’inconnue de l’épisode précédent est simplement sa mère ; recastée avec une nouvelle actrice, la Loïs Lane de Smallville. Cela avait été évoqué dans l’épisode précédent, et j’étais passé à côté.

J’ai aimé voir Kara se confier à Winn, même si celui-ci n’avait pas spécialement les mots. Il est intéressant de retrouver leur amitié, ça me rappelle un peu la saison 1 et c’était nécessaire. Kara a ensuite le droit à une crise de panique dans l’ascenseur de CatCo. Elle défonce le bâtiment comme si de rien n’était et… Tout le monde s’en fout royalement pour le reste de l’épisode, y compris la nouvelle patronne du bâtiment, juste parce que c’est logique de ne pas s’inquiéter pour l’immeuble, j’imagine.

Justement, de son côté, Lena laisse de côté L Corp et se rend à CatCo où elle rencontre Eve, dont j’avais oublié l’existence. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle intrigue pour Lena, que l’on fait devenir la nouvelle Cat en quelque sorte. Elle modifie directement tout le fonctionnement de l’immeuble, annonce qu’elle est là pour rester et refuse un bureau pour préférer se balader dans les locaux. À part ce dernier plan, l’intrigue était intéressante et plutôt crédible. Et puis, cela embête James qui se sent menacé et obtient ainsi un rôle plus intéressant.

Je préfère largement cette partie de l’épisode qui se centre sur CatCo, plutôt qu’avoir droit à un nouveau délire sur le Gardien. Lena est quant à elle forcée de recadrer Kara qui passe tout son temps en-dehors du boulot. C’est une bonne chose de voir leur amitié évoluer dans cet épisode, surtout qu’elle passe désormais aussi par ce lien hiérarchique et ça fonctionne bien.

Pendant ce temps, Alex est occupée à faire parler Winn. Là aussi, j’adore toujours autant leur amitié qui est à mourir de rire. Cela mène tranquillement à une scène touchante entre les deux sœurs, les scénaristes gérant parfaitement tout cela et la dynamique entre les personnages.

En parallèle, la mère de Ruby est d’un coup super intéressante et au cœur de l’attention. Ruby s’énerve et frappe une autre ado à l’école, ce qui pousse sa mère à repousser ses rendez-vous pour rencontrer la principale. Il serait temps d’avoir le nom de la mère, jolie, avec des faux airs de Maggie. Le personnage a l’air plutôt sympathique et j’aime beaucoup son introduction dans cet épisode, il est intéressant de la voir développée comme ça, exclue du reste du casting pour l’instant.

Le problème pour elle cette semaine est donc que sa fille est persuadée qu’elle a des pouvoirs, le raconte a tout le monde et espère avoir une mère superhéros. Ruby fugue et se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. Cela lui permet de demander à sa mère de venir la sauver. Supergirl les sauve toutes les deux, repoussant le moment où l’on en saura plus de quelques minutes.

Pendant ces quelques minutes, Supergirl est attaquée une nouvelle fois par la méchante de la semaine. Toute l’idée de l’épisode est de voir Kara surmonter sa peur et recommencer à pleurer Mon-El. Elle culpabilisait, mais suite à un speech d’Alex tout est bien qui finit bien. C’était tout de même expéditif, mais ça fonctionne, surtout pour Supergirl.

Du coup, Kara peut retourner à CatCo se réconcilier avec Lena et lui avouer qu’elle a encore des choses à gérer vis-à-vis de Mon-El. Si ce n’est pas choupi tout plein de les voir se faire un câlin… Sur ces entrefaites débarque la mère de Ruby, qui s’appelle donc Samantha (il était temps) et va prendre la place de Lena à la tête de L Corp. Cela m’intrigue encore plus sur le personnage et sur son histoire avant la série.

Il me reste à parler d’Alex et Maggie, sujet que j’ai précautionneusement évité dans cette critique pour le moment. En effet, mon couple préféré passe encore l’épisode à se prendre le bec et cette histoire de mariage semble les mener tout droit à la rupture. La demande sortait tellement de nulle part que ça ne peut pas vraiment me surprendre.

La dispute de la semaine (parce qu’elles semblent en être là) concerne l’organisation du mariage et le choix d’un DJ… ou d’un groupe de musique. En toute logique, les deux amies font participer tout le monde à la conversation au DEO. S’il n’y avait que ça, ça pourrait aller, mais une autre crise beaucoup plus importante les couve, et il faut de nouveau se tourner du côté de Ruby pour la voir arriver.

Après la fugue de Ruby, Alex la reconnaît dans l’ambulance où elle se fait soigner. Il faut dire que cela fait à peine une semaine qu’elles se sont croisées. Ni une, ni deux, voilà Alex qui sympathise avec Ruby, ignorant cette fois Samantha… mais pour combien de temps ? Assez clairement, j’ai l’impression que Samantha est vouée à remplacer Maggie, surtout quand on insiste bien sur l’idée que le père de Ruby n’est pas là, et c’est très frustrant.

Pour amener ça subtilement, les scénaristes nous apprennent cette semaine que Maggie ne veut pas d’enfant car elle ne s’est jamais vue maman, alors qu’Alex en veut bien évidemment. Voilà qui promet une crise de couple difficile à traverser pour les deux !

Je suis tellement triste pour elles que j’en oublierais presque M’gann qui contacte J’onn pour lui demander de venir sur Mars en cliffhanger de l’épisode, mais en même temps, j’en ai un peu rien à carrer de ces deux-là… Oups. À la semaine prochaine !

03.jpgÉpisode 3 – Far from the Tree – 15/20
Going back would be a suicide mission

BUT HER POD GET KNOCKED OFF COURSE, c’est le retour de l’intro interminable aujourd’hui ! Oui, c’est comme ça que j’entame ma critique cette semaine, malgré mon retard.

Alex et Kara profitent de l’organisation de la fête prénuptiale pour parler de Mon-El un fois de plus, mais elles sont interrompues par J’onn qui leur annonce qu’il compte se barrer sur Mars. C’est intéressant comme idée, puisque Kara lâche tout pour l’accompagner sur Mars en décapotable. C’est marrant.

Je dois dire que je ne suis pas du tout convaincu par le lancement de cette intrigue, ni par l’intrigue tout court d’ailleurs, puisqu’elle exclut l’ensemble du casting pour se concentrer sur Kara et J’onn, ce dernier n’étant pas spécialement mon préféré. Cependant, force est de constater que s’intéresser à lui a permis de le découvrir plus.

Ce qui est génial, c’est que M’gann le fait venir sur Mars pour l’aider à retrouver le « Staff of Kolar », qui semble être grosso modo être l’équivalent de la hotte du père Noël. Ce qui est génial, c’est que le seul à avoir des infos là-dessus est… le père de J’onn, finalement encore en vie. Si ça c’est pas un cadeau du père Noël. Il n’empêche que la race des hommes verts est quand même bien mal parti pour se reproduire. Et sinon, les effets spéciaux ne sont pas trop au point pour les scènes sacrément émotionnelles qu’ils veulent montrer. Ils ont dû s’en rendre compte, ou ça coûtait trop cher, puisqu’ils ont finalement fait appel à Carl Lumbly (ALIAS !) pour jouer le père version homme.

C’est fortement dommage, ça n’aide pas à accrocher à une histoire totalement déconnectée du reste de la série, avec une énorme partie de l’épisode se concentrant sur la résistance martienne. Pas franchement un point auquel il est facile d’accrocher. Le père de J’onn refuse de le reconnaître comme son fils, ce qui pose problème car la résistance a vraiment besoin des infos qu’il possède.

C’est gênant, forcément. Les alliés deviennent donc des ennemis et Kara protège J’onn et son père en les emmenant… chez eux, ou plutôt leur ancienne maison. Bim bam boum, quelques minutes plus tard, la voilà qui nous sort un grand et beau discours à la Kara pour convaincre le père de J’onn d’aider les White Martians. C’est mignon comme tout, avec en prime un flashback particulièrement inintéressant mais censé être émotionnel.

Toute cette intrigue est tellement déconnectée de toute la série et surtout de ce qui se passe avec National City et Alex que je n’ai pas accroché autant que je ne l’aurais dû. Si j’ai envie d’un jeu vidéo, je regarde un jeu vidéo, pas de mauvais effets spéciaux sur une chouette musique des années 90. En plus, de manière très prévisible, la résistance obtient ce qu’elle veut après un rapide combat.

En fin d’épisode, Kara et J’onn rentrent donc sur Terre, accompagnés du père de J’onn, sinon ce n’est pas drôle. On notera tout de même que J’onn avait un vaisseau spatial depuis tout ce temps et qu’il aurait pu s’en servir pour emmener Mon-El sur une planète pas trop loin de la Terre où tout le monde vivrait heureux de se voir de temps à autres. Mais bon.

Du côté d’Alex, le dîner pré-fête prénuptiale (ah non mais franchement, ils nous ont tout fait dans les séries là) se fait avec Maggie et sa mère, et c’est tout. OK. Pourquoi pas. Cela permet surtout à Maggie de parler de son coming-out et du rejet total par sa famille. Son histoire est sacrément horrible, mais malheureusement beaucoup trop classique : son père n’a pas digéré son homosexualité et l’a abandonné avec une valise de ses affaires.

Le soir, Alex lui conseille malgré l’abandon de son père d’appeler sa famille pour les inviter au dîner prénuptial (le vrai, cette fois). Comme souvent avec cette série, c’est précipité et si Maggie refuse d’abord, elle le fait finalement au milieu de la nuit. On sent bien tout l’amour des deux dans le regard qu’elles s’échangent ensuite et c’est une vraie réussite que cette partie de l’intrigue. Je ne comprends pas bien ce qu’elle fait dans cet épisode, étant une simple intrigue B qui occupe finalement près de la moitié de l’épisode et éclipse le reste.

Son père lui rend visite tout de suite et pour la fête, comme par hasard, même si sa mère ne fait pas cet effort. Cette fois, j’ai été vraiment gêné par l’intrigue. Si je trouve ça génial d’en parler et de nous montrer le rejet d’une famille envers sa fille, j’ai eu du mal avec les retrouvailles, beaucoup trop gentilles par rapport à ce qu’on nous a raconté jusque-là.

Il n’y a absolument aucune gêne du père envers sa fille qu’il a abandonné, aucune haine de la part de Maggie, juste des retrouvailles père/fille comme on pourrait en avoir après un ou deux ans sans se parler. Là, on parle de plus d’une décennie fondée sur de l’homophobie… C’était étrange. Les acteurs s’en tirent plutôt bien du côté du jeu, mais l’écriture me laisse vraiment perplexe.

La fête prénuptiale paraît même bien se passer ; le père de Maggie acceptant sa rencontre avec Alex qui se passe à merveille. Finalement, tout est très bien jusqu’au baiser Maggie/Alex. Cette partie-là paraît déjà plus sincère dans l’écriture – que la gêne du père soit, au fond, l’homosexualité, c’est logique et ça ressort au moment le plus logique.

D’ailleurs, il paraît même avoir une logique, le père de Maggie, et ce n’est pas une homophobie primaire comme je m’y attendais. Au détour d’un nouveau tacle anti-Trump, nous apprenons ainsi qu’il a en fait simplement peur pour sa fille, car il a lui-même connu le rejet d’être mexicain. OK, très bien, c’est une jolie histoire et une peur que l’on peut comprendre en soi…

Mais s’il a peur de la voir être détestée et blessée, pourquoi l’abandonner ? Il manque un chaînon dans la justification et j’aurais aimé que Maggie lui souligne, que le vrai problème de fond soit abordé. Seulement, il y a deux problèmes à cela : on reste sur la CW (donc on vise un public ado, pas la peine d’aller trop loin) et on est dans un épisode déjà très chargé par son autre intrigue. Du coup, ça manque de temps pour être vraiment dans l’analyse – et ce n’est pas non plus ce que fait Supergirl habituellement.

Maggie a tout de même le droit à deux confrontations avec son père et à un sacré nombre de scènes dans cet épisode. Elle qui a l’habitude d’être discrète dans les scènes, au point d’être invisible derrière les gens comme en plus elle est toute petite, elle occupe tout le temps d’écran qu’elle peut cette semaine. C’est tant mieux, car c’est un joli personnage et son évolution vers plus de liberté est très chouette à voir. Cela aurait pu être encore plus touchant si l’on connaissait mieux le personnage, mais bon, il ne faut pas trop en demander j’imagine.

La fin de cette intrigue voit Alex ré-aborder le sujet des enfants, mais Maggie n’en veut toujours pas, indépendamment de ce que lui a fait subir sa famille. Alex dit être d’accord avec ça et vouloir malgré tout continuer sa relation avec, mais… cela la travaille, et ça s’est vu à plusieurs reprises dans les deux derniers épisodes.

En définitive, j’ai eu beaucoup de mal avec cet épisode qui, contrairement à d’habitude, séparait totalement son intrigue en deux parties tout en écartant la moitié de son casting, à peine présent si ce n’est absent. Pourtant, il était intéressant d’en savoir plus sur J’onn, mais ça cassait totalement l’intrigue Maggie/Alex qui m’intéressait forcément plus, puisque j’adore ce couple.

Finalement, nous avions là deux intrigues qui auraient dû être le centre chacun d’un épisode avec une vraie intrigue secondaire chacune. Là, le rythme était clairement saccadé dans les deux intrigues, sans réussir à parfaitement convaincre, ni à trouver une place à l’ensemble du casting. Cela laisse à la fois, et pour les deux histoires, un goût de trop peu et l’impression d’en avoir trop vu d’un coup. Étrange.

C’est d’autant plus difficile à noter que j’ai aimé les deux intrigues, mais pas la manière dont elles n’étaient pas liées, avec même pas une scène de conclusion commune… Comme c’était étrange comme épisode ! Je ne sais toujours pas si je l’ai aimé ou non, alors comme tous les autres épisodes vus cette semaine (ou presque) je vais opter pour un 15…

04.jpgÉpisode 4 – The Faithful – 16/20
How are you not a miracle?

La semaine est passée tellement vite et je n’ai tellement rien regardé que l’onglet pour regarder Supergirl était littéralement encore là dans l’explorateur dont je me sers pour regarder les séries (et ouais, je jongle entre plusieurs explorateurs internet selon l’activité, c’est comme ça !). Comme tout le monde s’en fiche, je propose de passer tout de suite à la critique.

L’épisode commence sympathiquement par un nouveau crash d’avion à venir au-dessus de la ville et qui se termine dans l’eau. Je comptais parler de la ville la moins avion friendly de l’univers, mais il s’agit tout simplement d’un flashback du pilot.

De son côté, Sam travaille en regardant Ruby jouer au soccer, où une secte veut la convaincre que Ruby devrait les rejoindre… Comme le tract qu’elle lui tend a clairement un symbole kryptonien dessus, il est vite vu que nous tenons là l’intrigue de l’épisode.

Comme Kara et Sam sont déjà de bonnes amies, parce que les amies des amies sont amies, Kara l’invite chez elle et découvre au passage le tract de la secte, utilisant le symbole de Rao, dieu kyrptonien. Elle enquête sur cette secte avec Winn et James, pour mieux découvrir que les gens qui en font partie la vénèrent elle : elle leur a sauvé la vie, comme nous l’avons vu dans le flashback initial.

Je trouve cette intrigue plutôt sympathique, surtout qu’il y a toute l’intrigue autour de Rao, une vraie divinité kryptonienne. Et puis, une secte, ça me met dans l’ambiance de mon rattrapage d’American Horror Story.

L’épisode se poursuit sur une soirée filles avec l’ensemble du casting féminin, ce qui est plutôt sympathique comme idée. Alex et Sam se retrouvent de nouveau dans la même pièce, permettant une nouvelle rencontre entre les deux femmes… mais celle-ci n’est pas abordée comme telle. Ce n’est qu’une excuse pour ramener le sujet des enfants sur le tapis, évidemment. C’est plutôt drôle comment la suite est de plus en plus évidente pour cette intrigue.

Supergirl se retrouve à devoir sauver un pauvre homme d’un incendie qu’il a lui-même provoqué pour… prouver sa foi et convaincre Coville, son gourou, qu’il a sa place dans la secte. C’est rassurant. Comme Maggie ne peut légalement rien faire contre Coville, elle se rend directement auprès de lui pour mieux découvrir qu’il connaît son identité secrète. C’est de plus en plus rassurant pour elle, tout ça.

Elle récupère un artefact kryptonien, mais pas la bombe que Coville est en train de créer pour détruire un stade. Il est intéressant de voir Supergirl devoir se battre cette semaine contre la foi, là où habituellement elle se contente de donner deux, trois coups. L’autre grandiose idée de l’épisode est de montrer une fois de plus que toute seule Supergirl n’est rien. Elle a toujours besoin de l’aide de sa sœur pour s’en tirer et c’est grâce à Alex que tout le monde s’en sort cette fois. Coville voit donc sa divinité définitivement mal en point à cause de la Kryptonite, mais cela ne lui fait pas perdre l’ensemble de sa foi en Supergirl. Il lui souhaite donc de se reprendre, mais finit en prison de toute manière.

De son côté, Sam galère continuellement dans son éducation de Ruby et son travail, un jonglage développé de manière sympathique dans cet épisode. Je reste intrigué par le rôle réservé à Sam et Ruby dans le reste de la saison. Je n’oublie pas qu’elles sortent de nulle part et sont désormais hyper importantes dans la série (même si elles ont été zappées la semaine dernière).

Tout cela permet d’introduire un spectacle de chant de Ruby digne de Glee et pendant lequel Alex, auto désignée tante (de même que Maggie, Lena et Kara), découvre qu’elle ne parvient plus à faire semblant de ne pas vouloir être mère. Chyler Leigh déchire comme toujours et son malaise promet de bons épisodes à venir.

L’épisode se termine dans la foi, Kara priant Roa avec sa mère, J’onn priant avec son père dont j’avais déjà oublié la présence et Sam se retrouvant tatouée de partout par des symboles kryptoniens. On lui annonce de manière halloweenesque qu’elle règnera bientôt et elle finit en bien mauvais état. Pour ne rien arranger, je ne comprends rien au cliffhanger qui nous révèle l’activation de ce qui ressemble à un vaisseau au moment de l’explosion de la bombe kryptonienne.

Contrairement à la semaine dernière, cet épisode était bien plus classique, avec plusieurs sous intrigues menées de front dans une seule grosse histoire cohérente. Je préfère largement ce format, même si la conclusion sur la foi me laisse perplexe – intégrer autant la religion dans la série est typiquement américain (je ne suis pas loin d’imaginer que c’est une fois de plus pour délivrer un espoir anti-Trump avec eux) mais pas forcément très logique – et que je ne sais pas de quoi penser de toutes ces intrigues. Assez clairement, cet épisode contourne Halloween en nous rappelant qu’on y est bien, et je trouve dommage de ne pas avoir eu un épisode spécial (pas uniquement pour le point du Bingo, promis), tout en offrant un nouvel arc à la série avec Rao. Et puis, il reste la situation Maggie/Alex qui n’a pas fini de faire pleurer dans les chaumières, je crois… On notera enfin l’inutilité perpétuelle de James, dont les scénaristes tentent de faire quelque chose cette semaine sans que ça ne prenne vraiment…

05Épisode 5 – Damage – 16/20
I wish I could change the way I feel.

C’est reparti pour un épisode de Supergirl, une des rares séries où à jour, surtout en début de semaine.

Le début d’épisode est expéditif avec une mission de Supergirl qui se déroule à merveille grâce à l’aide d’Alex qui fait tout le travail, sans vraiment de raison. Alex s’inquiète de quelque chose se passant le lendemain… Et c’est une rupture, évidemment.

Cela fait donc des jours qu’elle et Maggie se parlent d’avoir un enfant, parce qu’Alex en veut et pas Maggie. OK, autant la fin de l’épisode de la semaine dernière était un peu énorme vis-à-vis d’Alex, autant là, c’est totalement expéditif de nous faire reprendre en cours de route. Au moins, ça explique l’envie qu’avait Alex de taper quelques méchants.

Je trouve ça vraiment mal géré comme départ. L’actrice ne pouvait rester pour des raisons totalement inconnues (tout le monde dit qu’il voulait la voir rester, même elle). L’avantage, c’est que la scène de départ où elles se bourrent et dansent était super sympathique. Ils voudraient nous faire pleurer qu’ils ne s’y prendraient pas différemment.

Après de longs ébats sexuels (de l’après-midi à la nuit), Maggie tente une nouvelle fois de convaincre Alex de changer d’avis concernant les enfants. Oui, mais Alex a toujours voulu être mère et Alex n’a déjà plus sa bague de fiançailles. C’est assez frustrant, tout de même, d’avoir eu tout le détail de leur relation en saison 2 pour avoir quelque chose de précipité dans ce début de saison. Il y a toute une semaine capitale qui a disparu pour donner l’importance à leur dernière nuit.

Cela permet de voir Alex remercier Maggie de tout ce qu’elle a fait pour elle (le coming out), et inversement (grâce à l’épisode avec le père de Maggie), et… Voilà, c’est l’heure des adieux. Tout cela laisse un énorme arrière-goût de « tout ça pour ça », Maggie n’ayant même pas un au revoir avec le reste du casting. C’est Alex qui garde les deux bagues fiançailles et puis s’en va… OK, OK.

J’ai adoré les scènes entre les deux, mais comme c’est mon couple préféré dans cette série, ce n’était pas franchement mes scènes préférées, comme vous vous en douter. Je suis surtout très, très, frustré de voir la manière dont ils ont géré ce départ : il est prévu depuis le début de la saison que l’actrice quitte la série, mais tout a été vraiment hyper précipité. Et je ne parle même pas de la demande en mariage qui sortait de nulle part il y a cinq épisodes et qui ne servait véritablement à rien, du coup.

J’espère que ce n’était pas là la dernière scène de Maggie : elle travaille encore comme flic pour la ville, il serait sympa de la revoir au moins une fois ou deux avant qu’elle ne soit mutée ou quelque chose, histoire d’avoir une vraie conclusion avec d’autres personnages. J’attends impatiemment également une scène Winn/Alex, comme j’adore leur amitié et qu’elle est totalement éclipsée de cet épisode. À trop vouloir bien faire, ils sont passés à côté de plusieurs choses quand même, je suis parfaitement mitigé, mais j’ai quand même envie d’y mettre une bonne note.

05-2De toute manière, tout ça n’était qu’une sous-intrigue totalement déconnectée du reste de l’épisode, redonnant le sentiment bizarre de suivre deux séries à la fois, comme il y a deux semaines. C’est une intrigue plus classique, mais bien gérée.

Ruby arrive à l’école et l’un de ses camarades, Luke, la drague puis s’évanouit. Heureusement, Sam est là pour intervenir et l’amener à l’hôpital Luthor du coin. Le nouveau méchant s’en prend d’ailleurs à Lena, ce n’est pas très original et c’est prévisible : il l’accuse d’être responsable d’un empoissonnement d’enfants qui est justement le problème de Luke. Il n’en faut pas plus pour qu’on sache que c’est Edge le responsable ; mais l’accusation est logique. C’est l’appareil de fin de saison 2, celui qui a sauvé tout le monde, qui aurait empoisonné les enfants.

James a enfin quelque chose à faire cette année : s’énerver de la présence de Lena. Autrement dit, les scénaristes vont nous les mettre ensemble rapidement. James a ainsi raison aux yeux de Lena quand il lui demande de se retirer de CatCo pour en assurer la neutralité.

Il ne faut pas longtemps pour que toute la ville s’en prenne à Lena. Lors d’une conférence de presse, elle se fait tirer dessus, mais James la sauve. Comme par hasard, c’est James. Supergirl ne peut rien faire et J’onn débarque de nulle part pour arrêter la femme qui s’en prend à Lena et qui n’aura même pas une réplique.

Pendant ce temps, au DEO, Winn s’évertue de prouver l’innocence de Lena. Malheureusement, il y a 10% de chance qu’elle soit bien responsable de l’intoxication. Elle se réfugie chez Sam, culpabilisant totalement de cette intoxication dont elle se sent responsable. Ainsi donc, Lena se bourre la gueule et flirte une fois de plus avec une Kara qui croit en son innocence.

Oui, non, OK, elles ne flirtent pas, je sais, mais j’ai vraiment du mal à ne pas voir Lena comme bisexuelle après une saison. Et puis, Kara et Sam parlent ensuite de « dormir avec Lena » quand elles enquêtent toute la nuit pour sauver Lena.

Bien sûr, elles trouvent ensemble la solution maintenant qu’elles sont devenues meilleures amies. Cela permet d’apprendre que Sam a été adoptée aussi enfant, ajoutant du relief à ce personnage clairement fil rouge pour la saison vu le cliffhanger de la semaine dernière.

Kara utilise une machine inventée par Winn sortie de nulle part pour comprendre que les enfants se sont empoisonnés à la prison, et ça tombe bien, parce qu’elle trouve ce qui les empoisonne… et ce n’est pas Lena. Cette dernière est prévue par Kara et comprend immédiatement que c’est Edge le responsable.

Elle se rend dans son bureau pour le tuer, mais elle est interrompue par un garde du corps qui l’assomme. Son réveil est très sympathique, à bord d’un avion bourré de la substance chimique et piloté à distance par Edge.

Elle réussit heureusement à envoyer un message d’appel au secours capté par le DEO, donc par Kara qui s’y promène sans couverture depuis l’an dernier, juste parce que. La résolution est comme toujours précipitée, Supergirl débarquant à temps pour sauver tout ça. La scène est sympathique avec un avion divisé en deux et une Lena forcée d’escalader l’avion pour s’en tirer. Un épisode plutôt classique, donc, qui termine par une confrontation Edge/Supergirl où il tente de lui faire comprendre qu’elle est faible parce qu’elle ne sait pas le tuer. Enfin quelqu’un qui confronte le côté cucul la praline de Supergirl… En revanche, je ne félicite pas Melissa Benoist pour son jeu de la haine pas trop réussi (mais en même temps, galère ce rôle).

Comme prévu, ça se termine par de la dragouille James/Lena. Il fallait bien faire quelque chose de James et j’aime bien l’idée de ce couple, même si je doute que ça suffise à me rendre James supportable. Finalement, Kara, Sam et Lena passent la soirée ensemble, entre sœurs, avant que Kara reçoive un appel de sa vraie sœur adoptive.

Où se rend Alex après cette rupture ?

Dans le bar favori de Maggie, parce que c’est logique. Evidemment que le nouveau QG de la série reste le bar d’Alex et Kara. Cette dernière a la pire idée du monde pour consoler sa sœur de la rupture : la ramener chez sa mère. Pas vraiment la première personne vers qui je me tourne dans ces situations, surtout vu la relation qu’elles semblent avoir, mais bon.

Quant au cliffhanger, on termine une fois de plus avec Sam qui comprend cette fois qu’elle s’est fait tirer dessus et a trimballé la balle dans son manteau pendant deux jours – deux jours où elle n’a pas pris le temps de se changer.

06Épisode 6 – Midvale – 18/20
She doesn’t need a babysitter.

La série n’en fait pas du tout des caisses sur la rupture en emmenant Kara et Alex dans leur maison d’enfance avec une musique tellement triste que c’est à se demander si elles ne vont pas à un enterrement. Non, franchement, tu prends la scène hors contexte, tu ne peux qu’imaginer ça. On enchaîne rapidement sur une scène où les scénaristes nous rappellent que de toute manière, c’est Kara et son deuil romantique la plus importante dans cette série, pas Alex l’alcoolique s’enfilant son whiskey dans sa chambre d’enfance.

J’ai même cru qu’on nous teasait un retour de Mon-El avec une insistance toute particulière sur un télescope qui sera la clé de cet épisode.

Les deux sœurs s’engueulent avant de se coucher (et une fois de plus, je suis #TeamAlex parce que le choix de Kara de l’emmener voir sa mère post-rupture et pour la forcer à parler, c’est un peu l’angoisse quand même) et on repart dix ans en arrière pour découvrir leur adolescence. Je tiens à dire avant toute chose que WOW, ce casting de malade pour Alex adolescente. La ressemblance est terrifiante. Les scénaristes s’amusent avec tout un tas de clins d’œil au futur, notamment lorsque la mère des filles lit un livre de Cat Grant ou qu’Alex est plus intelligente que Kara ou qu’il est question de Superman ou que Kara ne sait pas voler. Beaucoup de bonnes choses donc.

Je suis généralement très peu fan des épisodes flashbacks de ce genre, mais celui-ci m’a étrangement convaincu pour la masse de choses qu’il pouvait se permettre de proposer : le coming-out non fait d’Alex, la crise d’adolescence de Kara, son premier petit ami… Un vrai teen show au sein d’une série habituellement cucul, certes, mais pas aussi teen. Cela fonctionnait et ça me donnerait presqu’envie d’un nouveau Smallville avec ces personnages. C’est dire à quel point je me suis laissé embarquer par cet épisode, qui d’ailleurs faisait même référence à Chloe de Smallville, wow ces feels ! – le timing est mauvais en revanche, vu que l’actrice est impliquée dans une sordide affaire de secte.

Pourtant, ce n’était pas l’intrigue du siècle avec le petit-ami de Kara, Kenny, qui se fait tuer et Kara déjà bien insupportable quand elle était adolescente. C’est en étant pleine de mièvrerie qu’elle découvre que le télescope de Kenny a disparu et qu’elle se retrouve à enquêter sur son meurtre.

Comme tout l’épisode a pour but de nous montrer la relation entre les sœurs, elle retrouve sur le lieu du meurtre Alex, qui comme par hasard était pote avec Kenny aussi, mais en secret, parce qu’elle voulait rester populaire pour plaire à Josie, sa meilleure amie.

Cette dernière est possiblement liée au meurtre, évidemment : elle sort avec un de ses professeurs, et Kenny le savait. Alex étant déjà une tête brûlée à l’époque, elle confronte Josie qui prévient le professeur, qui essaye de les tuer.

Hop, l’affaire est, soi-disant, résolue. C’était du rapide, mais ça laisse Kara insatisfaite de ne pouvoir utiliser ses pouvoirs et d’avoir droit aux remontrances d’un agent du gouvernement qui ressemble trait pour trait à sa mère après recasting : il s’agit bien évidemment de J’onn, ce que Kara ne sait pas (le saura-t-elle jamais ?). Il arrive toutefois à la convaincre de ne pas utiliser ses pouvoirs, au pire des moments : Alex découvre grâce à Josie qu’elles se sont trompées et que leur professeur n’est pas le meurtrier.

Comme Kara ne compte pas l’aider, Alex décide d’aller demander l’aide du shérif. Il est dès lors totalement évident qu’il est responsable du meurtre que ce n’est pas surprenant que Kara découvre des photos du shérif en plein deal de drogue sur l’ordinateur de Kenny. Bien sûr, elle appelle immédiatement Alex, qui est avec le shérif. Elle hésite quand même à utiliser ses pouvoirs alors même qu’elle sait sa sœur en danger.

Elle finit par y aller et résoudre définitivement l’affaire, sauvant une deuxième fois la vie d’Alex. Cette dernière perd ses amis après la trahison de Josie, mais elle se prend enfin d’affection pour sa petite sœur adoptive. Il était amusant de voir les deux sœurs apprendre à s’apprivoiser comme ça et ça en dit long sur leur relation actuelle.

Bien sûr, les deux sœurs adultes se réconcilient autour du télescope de Kenny au petit matin. Très clairement, l’épisode n’avance donc pas d’un iota sur les intrigues de la série, mais c’était une jolie parenthèse qui m’a plu.

Cet épisode, on peut aisément s’en passer – vraiment, l’épisode n’apporte rien et on pourrait passer du 5 au 7 sans s’en rendre compte – et en même temps, il permet une meilleure compréhension globale des personnages ainsi que de la dynamique des deux sœurs. Et puis, très bon choix musical pour conclure, ça résume parfaitement l’épisode : a sweet escape. En revanche, entendre deux super chanteuses massacrer une chanson comme ça, c’était étonnant – mais drôle.

Clairement, il y avait une énorme prise de risque avec un casting totalement différent de d’habitude et quelques incohérences d’âge (la mère et J’onn ne prennent pas une ride en dix ans – mais c’est inquiétant de les voir avec autant de rides dix ans avant), mais le casting des deux actrices jeunes était parfait. Je ne m’en remets pas de la ressemblance frappante Chyler Leigh/Olivia Nikkanen. Oui, j’ai cherché son nom. C’est dire ! Et franchement, la ressemblance entre les deux Kara était là aussi, c’est par moment bluffant (notamment sur la photo en tête de cette critique).

Stranger Things (S02)

RDV ce soir vers 21h pour un podcast Stranger Things sur la chaîne de Geeleek. N’hésitez pas à suivre Twitter pour plus d’informations.

Synopsis : La saison 1 se terminait par le retour de Will chez lui, mais ce n’est pas un retour de tout repos. En effet, Eleven s’est sacrifiée face au Demogorgon et Will semble en plein choc post-traumatique, ayant quelques flashs de l’Upside Down et crachant des limaces. Bref, ce n’était que le début.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, j’ai envie de lâcher un bon gros « mieux vaut tard que jamais ». J’ai débuté cette saison sur grand écran lors d’une projection exclusive au Comic Con Paris et je n’ai pas eu le temps de poursuivre ensuite, restant plus de deux semaines sur le gros cliffhanger de l’épisode 2. J’y reviens dans quelques lignes, bien sûr, mais d’abord, je veux exprimer ma satisfaction de retrouver la fine équipe pour Halloween.

Ensuite, je constate que mon abonnement à Netflix est à l’abandon depuis deux semaines, car j’ai tellement de retard partout que je ne prends plus le temps d’y aller. C’est totalement n’importe quoi et comme ils s’apprêtent à augmenter le prix, il fallait bien que je m’y remette. Plus sérieusement, je slalome entre les spoilers depuis un moment sur twitter et j’ai envie de voir cette saison avant de lire l’information de trop.

Pour ceux que le synopsis ne suffit pas à rafraîchir la mémoire, je parle aussi plus en détail de la saison 1 ailleurs sur le blog. Les critiques ci-dessous se font naturellement avec spoilers, donc méfiez-vous. Sans plus d’introduction car ça fait deux semaines que j’attends, voici donc mes critiques des épisodes de cette saison, avec spoilers, ça va sans dire.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Madmax – 16/20
I’m not prostituting my sister.

À quoi bon réintroduire la série par un « Previously On » ? Bienvenue sur Netflix et en 1984, démerdez-vous avec ça pour comprendre la très jouissive scène d’introduction qui est aux antipodes du reste de la série (depuis, j’ai découvert que Netflix avait eu la bonne idée d’en faire un qui était excellent, ça aurait été bien). On se retrouve en effet dans une grande ville et au beau milieu du vol d’une banque. C’est ainsi que la série nous introduit le personnage de 008, une jeune fille qui a le même tatouage qu’Eleven et de jolies capacités mentales puisqu’elle est capable de faire croire aux flics qui la poursuivent que le tunnel sous lequel elle est s’effondre. Sympathique comme introduction réussie.

On passe du vol d’une banque au vol de la tirelire de Nancy et de la course poursuite flics/voleurs à celle de Nancy et Mike. C’est simple comme bonjour ce parallèle, mais c’est efficace et permet de réintroduire au passage tous les enfants qui se rendent jouer aux jeux vidéos dans une salle, d’où le besoin d’argent. Très vite, Will est hanté par le passé et l’Upside Down, ce qui réintroduit ce monde mystérieux dans la série.

Will en parle heureusement à sa mère qui s’inquiète de constater qu’un an après il continue d’avoir des visions de ce monde parallèle. Elle l’emmène chez le médecin en compagnie de Jim, le shérif, qui semble toujours s’occuper beaucoup d’eux, alors même que Joyce a retrouvé un homme dans sa vie. Bon, ce bonheur personnel n’empêche pas Joyce d’avoir du souci à se faire avec Will, surtout quand celui-ci révèle qu’il a aperçu dans l’Upside Down un monstre bien plus impressionnant et dangereux que le Demogorgon.

C’est un problème que le gouvernement ne prend pas à la légère – parce qu’évidemment les séances médicales de Will sont loin d’être tenues secrètes et sont filmées pour des officiels notant toutes les informations sur ce choc post-traumatique très intéressant.

En parallèle, les garçons se découvrent une nouvelle héroïne en la personne de Madmax – qu’ils pensent d’abord être un garçon capable de les battre à leur jeu favori. Ils comprennent bien vite que la nouvelle de l’école, Maxine, n’est pas étrangère à ce score et sont aussitôt sous le charme, surtout Lucas et Dustin. C’est plutôt marrant et ça prend bien, surtout que je suis aussi charmé par le personnage de Maxine qui introduit de nouvelles dynamiques très intéressantes.

Bien évidemment, Mike est moins intéressé par Maxine, tout triste qu’il est d’avoir perdu Eleven. Il continue de tenter de la contacter dans son coin, en secret, alors que sa vie n’est pas des plus évidentes avec des parents peu heureux de le voir saboter sa vie en enchaînant les bêtises.

De plus, Maxine arrive en ville aussi avec un grand-frère qui interagira très probablement avec Nancy. Celle-ci continue sa relation avec Steve, ce qui n’est pas simple avec l’entrée dans l’âge adulte approchant à grand-pas. Pour ne pas les aider, ils sont encore en contact avec les parents de Barb qui n’hésitent pas à vendre leur maison pour embaucher un détective privé chargé de retrouver leur fille, le tout en faisant une très jolie publicité pour KFC. Bon, franchement, on a tous ri dans la salle, mais c’est énorme comme placement produit, faut se calmer.

Nancy culpabilise énormément de cette situation car elle sait très bien que Barb n’a pas survécu à l’Upside Down, mais elle ne peut rien dire, ce qui lui pose problème. Le détective privé/journaliste, Murray, est quant à lui sur de très bonnes pistes, mais Jim l’en éloigne autant que possible, d’autant qu’un très gros mystère semble être introduit avec un champ de citrouilles pourries a priori empoisonnées. C’est bien évidemment Jim qui est mis sur le coup, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus avec cet épisode qui se contente surtout de réintroduire tout le monde. Y compris Eleven, planquée dans les bois par Jim qui s’occupe d’elle depuis un an. Ce n’est qu’une demi-surprise après le cliffhanger de l’an dernier, mais c’est très cool voir et je ne comprends pas tous ceux qui ont décidé de quitter la salle à la fin de ce premier épisode – même si je les comprends un peu car il y a tellement d’autres choses à faire au Comic Con.

02.jpgÉpisode 2 – Trick or Treat, Freak – 18/20
Half-way happy.

ENFIN les réponses tant attendues sur Eleven nous sont données en flashbacks. Elle s’est réveillée dans l’Upside Down et s’est mise à chercher Mike, pour mieux comprendre qu’il était rentré chez lui. En toute logique, elle a fait en sorte de faire pareil, réussissant à détruire un mur avec ses pouvoirs pour sortir de l’Upside Down. C’est intéressant, car ça confirme qu’elle a toujours ses pouvoirs. Ils auraient pu faire le choix de s’en débarrasser en même temps que le Demogorgon, ou en tout cas de les affaiblir après les avoir autant utilisés.

Elle retrouve Mike, mais sa maison est cernée par les flics qui lui expliquent qu’Eleven est un danger pour la sécurité nationale et lui interdisent le contact avec elle si jamais il la revoit. Toute la famille de Mike accepte le fait que leurs aventures sont top-secrètes pour continuer à vivre leur vie normalement. Par conséquent, Eleven s’enfuit pour ne pas poser de problème à Mike, et c’est tout.

Un an plus tard, Halloween approche et Eleven, qui a bien appris à parler en un an, aimerait se déguiser en fantôme pour faire la tournée des bonbons. Jim refuse catégoriquement mais lui propose un compromis : lui ramener des bonbons et passer la soirée avec elle.

Malheureusement, il s’engage un peu vite car le mystère des citrouilles pourries s’étend à toute la ville et il a bien d’autres choses à faire, oubliant momentanément Eleven durant la soirée. Cela permet un bon gag où il rachète les bonbons d’un enfant, mais autrement, rien de fou de ce côté. On comprend plus vite que Jim que ce mystère sera lié à l’Upside Down et au nouveau monstre, et cette lenteur ne fait pas que du bien à la série.

Comme c’est Halloween, Dustin, Lucas, Will et Mike se déguisent en Ghostbuster, ce que la promo de cette saison 2 avait largement teasé. Malgré le spoiler, la scène était vraiment sympathique avec un clin d’œil nostalgique volontairement très marqué. Après tout, c’est la marque de fabrique de la série de jouer sur cette nostalgie. Joyce s’inquiète énormément pour son fils toujours hanté par l’Upside Down, loin de se douter qu’il ne lui raconte pas tout non plus. Elle s’en confie à Jim autant qu’à son nouveau mec, et ça en dit long sur les sentiments entre Jim et elle, mais bon… Bob doit le sentir aussi et sait surtout qu’Hawkins est beaucoup trop traumatique pour sa nouvelle famille : il propose logiquement à Joyce de quitter la ville. Bizarrement, elle hésite quand même, toute attachée qu’elle est à sa ville d’origine. Moi, je me serais cassé un an plus tôt honnêtement, mais bon, chacun son délire.

L’une des choses que j’ai le plus aimé dans cet épisode est la relation qui se développe entre Jonathan et Will. Bon, j’ai toujours adoré le personnage de Jonathan qui est là pour ça de toute manière, mais j’ai trouvé très juste les relations entre les frères. Une fois de plus, il est dingue de voir les enfants réussir à être d’aussi bons acteurs si jeunes.

Comme c’est Halloween, Jonathan doit emmener son petit frère faire la tournée des bonbons, mais il décide finalement de ne pas le chaperonner pour le laisser partir avec ses amis. Lui-même se retrouve alors à une soirée d’Halloween entre lycéens qui ne le tentait que moyennement mais dont Nancy lui a parlé.

Celle-ci continue de voir Barb partout et on sent bien que les scénaristes ont compris le message des fans s’étant indignés du traitement de ce personnage pourtant bien secondaire en saison 1. Comme quoi, les fans ont aussi leur mot à dire dans l’écriture d’une série, la réception jouant beaucoup sur la suite d’une série.

Nancy est d’ailleurs à la même soirée que Jonathan, mais elle n’est pas en très bon état. Obsédée par le souvenir de Barb et son envie de dire la vérité, elle décide de boire avec excès (il m’en fallait moins que ça pour prendre ce genre de décision, mais bon), ce qui l’emmène à dire ses quatre vérités à Steve. Ce n’est pas plus mal, je n’aime pas ce couple. Le peu de peine que j’ai eu pour Steve s’est envolé quand il s’est barré sans s’occuper de Nancy – à la rigueur, ne pas t’en occuper toi-même après qu’elle te dise qu’elle ne t’aime pas vraiment, OK, mais tu trouves au moins quelqu’un pour le faire quoi.

Heureusement, Jonathan est donc là pour la ramener amoureusement chez elle, parce que le triangle amoureux de l’an dernier existe encore : il est réintroduit de manière peu subtile à plusieurs reprises dans cet épisode. Il aurait pourtant mieux fait de s’occuper de son frère, car ses potes sont plus occupés à draguer Max et penser à Eleven. En effet, Lucas et Dustin se sont motivés à inviter Maxine à leur tournée de bonbons, malgré le ridicule de leur costume – ils étaient les seuls costumés, un sentiment de solitude que je partageais avec eux car il y avait peu de cosplay ce vendredi matin au Comic Con (ça s’est amélioré par la suite, ouf).

Persuadés qu’elle ne viendrait pas, ils sont tout heureux de la voir, contrairement à Mike qui aurait aimé passer un moment avec ses amis et ressent encore plus le manque d’Eleven maintenant que Max est avec eux. De manière peu cohérente, ils semblent totalement oublier que le frère de Max a tenté de les tuer un peu plus tôt dans l’épisode en leur fonçant dessus en voiture et de manière très cohérente, ils ne s’occupent que peu de Will.

Pourtant, ce dernier se retrouve une fois de plus dans l’Upside Down et ça ne fait pas du bien par où ça passe. La séquence est plus longue que d’habitude, l’ambiance flippante plus forte que d’habitude et heureusement, Mike finit par retrouver Will et le ramener chez lui pour parler de tout ça et d’Eleven.

Si Jim galère avec Eleven, la jeune fille s’enferme dans sa chambre pour tenter de communiquer avec Mike grâce à ses pouvoirs télépathiques. On sent qu’elle est sur le point de réussir, mais ce n’est pas encore ça. Elle aurait mieux fait de fuguer avec son costume de fantôme comme je le pensais au départ, mais bon.

Le cliffhanger voit Dustin rentrer chez lui et ouvrir la poubelle devant sa maison, poubelle qui à deux reprises dans l’épisode s’est mise à bouger toute seule. Le contenu de la poubelle ? Mystère !

J’ai adoré ces deux premiers épisodes qui remettaient à merveille dans l’ambiance Stranger Things et en même temps dans celle du Comic Con : quoi de mieux que le générique final sur Ghostbuster pour enchaîner sur tout un univers de geek ? La bande-originale de la série est toujours aussi efficace et, même si je ne peux être nostalgique des années évoquées car je n’étais pas né, je suis forcé de constater que c’est un style musical auquel j’accroche.

03.jpgÉpisode 3 – The Pollywog – 17/20
Friends don’t lie.

L’épisode reprend quelques minutes plus tard avec un Dustin qui rentre chez lui en compagnie de D’Artagnan, une créature clairement sortie tout droit de l’Upside Down et qu’il décide d’adopter, ce qui est la pire des idées, mais bon, ce n’est jamais qu’un enfant… Il ne sait pas ce qu’il fait, on va dire.

D’ailleurs, il ne sait tellement pas ce qu’il fait qu’il se rend « emprunter » des livres à la bibliothèque, ça en dit long.

Pendant ce temps, Will se trouve coincé avec Bob qui lui raconte que petit, il avait un ami imaginaire qui le terrifiait (pas vraiment un ami donc). Bob lui donne le plus mauvais des conseils : confronter son monstre en lui disant de s’en aller.

De son côté, Maxine apprend l’histoire de Will, la trouvant quelque peu terrifiante – rien que l’histoire publique en plus. Elle se retrouve à le fixer, ce qui sent l’histoire de couple à venir pour les deux gamins, mais bon. Ils ont bien d’autres choses à gérer quand Dustin leur révèle l’existence de D’Artagnan et le résultat de ses recherches qui le mènent à la conclusion évidente qu’il a découvert une nouvelle espèce.

Will est bien d’accord : il se souvient surtout qu’il a craché une limace très similaire à D’Artagnan (Dart) un an plus tôt. Il se confie à Mike et les garçons excluent Maxine pour parler de l’Upside Down. Les choses s’accélèrent vite car ils comprennent que Will n’a peut-être pas des flashbacks de l’Upside Down, mais bien des visions de ce qu’il s’y passe. Ce n’est pas rassurant et c’est pire quand Dart s’échappe de sa boîte, grossit bien vite et réussit à s’échapper de la pièce où il était enfermé grâce à Maxine.

Bob est particulièrement irritant dans cet épisode en se comportant en parfait beau-père, tout ce qu’on ne veut pas voir dans une série donc. Il visionne ainsi le film d’Halloween de la tournée des bonbons et se rend compte que Will a été embêté par des plus grands avant de se retrouver dans l’Upside Down, mais bien sûr, il ne sait rien de l’Upside Down pour la veille.

Joyce décide de visionner la même vidéo pour en avoir le cœur net, ce qui est amusant par rapport à l’époque, parce que bien sûr, elle galère avec la mini-VHS. Une fois de plus, tout est fait pour instaurer une nostalgie du passé et nous rappeler que la vie était bien différente. Bon, de la vidéo, elle parvient à découvrir que son fils est hanté par un monstre qui existe bel et bien.

Pendant ce temps, Nancy ne gère pas trop sa gueule de bois et ne se souvient pas de tout ce qu’elle a dit à Steve la veille. Elle le confronte pour en savoir plus et le regrette aussitôt quand il lui demande de lui dire qu’elle l’aime. Comme elle en est incapable, les choses sont assez claires et il retourne à son match de basket contre le frère de Maxine.

Il est révélé toutefois que Steve avait bien demandé à Jonathan de s’occuper de Nancy. Bon, soit j’avais oublié cette partie de l’épisode (c’est possible), soit c’était hors écran, mais ça me réconcilie un peu avec lui. Nancy se confie à Jonathan et elle met en place un plan, se décidant à appeler la mère de Barb pour lui proposer la vérité lors d’un RDV… Les autorités écoutent tout et cela relance l’intrigue pour Nancy.

En flashback, nous découvrons qu’Eleven n’a pas immédiatement fait confiance à Jim mais l’a observé plusieurs fois déposer de la nourriture pour elle. Il est intéressant d’en savoir plus sur ces deux-là et la rencontre entre eux, avec la décision de vivre dans la cabane.

Jim lui fait découvrir la musique, ses goûts musicaux et la danse. Ça vaut ce que ça vaut, mais c’est un montage musical plutôt réussi où ils se retrouvent à faire le ménage de la cabane. Jim met en place les trois règles qu’Eleven doit suivre pour rester à l’abri.

Ils tissent donc des liens et il lui raconte des histoires pour qu’elle s’endorme, remuant son passé et son statut d’orpheline.

Dans le présent, elle continue d’être vexée par l’oubli de Jim, mais lui pardonne face à de la bonne nourriture (qui a l’air absolument écœurante). Cela ne dure pas bien longtemps car Jim a la mauvaise idée de dire qu’elle pourra bientôt voir Mike.

Enervée par Jim, Eleven décide donc enfin de fuguer après avoir enfreint les deux premières règles de Jim. J’avais juste un épisode d’avance dans mes attentes, assez clairement. Elle tombe sur une mère et sa fille, qu’elle réussit à terrifier en demandant des questions toutes simples et en utilisant ses pouvoirs. Jim apprend donc qu’une petite fille se balade dans les bois et il n’aime pas ça.

De son côté, Eleven retrouve Mike, mais il est avec Max. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle soit jalouse et s’attaque à Max. Mike comprend qu’elle est probablement là, mais elle est déjà repartie. Si près du but.

Will finit par retrouver Dart dans les toilettes, mais il se retrouve dans l’Upside Down et décide d’affronter l’immense monstre en le confrontant et lui demandant de se barrer. Bien sûr, ça ne fonctionne pas du tout et le monstre s’attaque à lui. Tu parles d’un cliffhanger, c’est encore pire que l’épisode 2. Quant à Dart, il finit sous la casquette de Dustin. Affaire à suivre.

04.jpgÉpisode 4 – Will the Wise – 16/20
It likes it cold.

Une fois de plus l’épisode enchaîne sur le précédent, on sent que la série a été conçue pour être bingewatchée et ça fonctionne bien, effectivement. Joyce débarque à l’école et découvre Will au beau milieu de sa crise. Dans l’Upside Down, le monstre semble s’attaquer à lui et Will l’absorbe, puis se réveille auprès de Joyce. Cette dernière l’interroge et découvre ce qu’il s’est passé. Elle tente de joindre Jim sans y arriver et finit par s’endormir avec son fils dans les bras.

Eleven rentre à la cabane et se fait engueuler par Jim. C’est une jolie scène de crise d’adolescence avant l’heure pour Eleven qui finit par tellement péter un câble qu’elle fait exploser toutes les vitres de la cabane et finit en larmes dans un coin, avec un mois de punition sans télévision et sans gaufre.

Le lendemain, Nancy rejoint Jonathan pour le rendez-vous avec la mère de Barb. Rapidement, ils virent parano dans le parc, suspectant tout le monde autour d’eux de les espionner. Ils ont effectivement raison : ils sont rapidement cernés par ce qui ressemble fort à des agents fédéraux sous couverture. Il y a quelques longueurs, mais dans l’ensemble ça fonctionne bien.

Ils se retrouvent embarqués dans le laboratoire où le docteur leur explique le danger de révéler la vérité et leur montre l’entretien constant fait pour maintenir l’expansion de l’Upside Down. C’était exactement le but de leur ruse qui permet à Nancy d’enregistrer tout ce qu’il se dit au labo, y compris concernant la mort de Barbara. Son but est ensuite d’aller diffuser ça à la radio de Bob. Son désir de justice pour Barb sort un peu de nulle part, mais admettons.

De son côté, Steve apprend dans les douches du basket que Nancy et Jonathan sèchent les cours ensemble. C’est étrange, parce que c’est bien sûr le « frère » de Max qui finit par le consoler à sa manière après l’avoir maltraité pendant tout l’entraînement. Cela n’a aucun sens et je ne cerne pas encore son rôle, ni celui de Max d’ailleurs.

Cette dernière est totalement flippée de ce qu’il s’est passé avec Will la veille cette fois, mais ça ne l’empêche pas de revenir les aider à chercher à Dart. Si elle savait que Dustin le conserve précieusement chez lui. Elle est rapidement mise de côté par les autres quand Mike décide de raconter ce que Will lui a confié le soir d’Halloween. Bien sûr, Mike ne veut pas de Max dans la pièce et il demande aux autres de retrouver Dart, y voyant un espoir de sauver Will.

Sans grande surprise, Maxine refuse ensuite de leur parler et on en reste là pour cet épisode.

Le gros de l’épisode concerne toutefois Will, clairement possédé par le monstre. Cela permet de découvrir en toute logique qu’il déteste la chaleur lorsque sa mère veut lui faire prendre un bain. Jim finit par venir les voir et Joyce a l’idée de faire dessiner à son fils les cauchemars qu’il a, ce qui mène de nouveau Jim sur la trace des citrouilles pourries et arbres qui fanent. Bon, c’était vite résumé, mais ça occupe la majeure partie de l’épisode, avec des jeux d’acteurs toujours au top, autant pour Joyce que pour Will.

Eleven se retrouve privée de télé et doit faire le ménage, ce qui l’énerve au plus haut point car elle semble avoir clairement envie de contacter Mike. Il est intéressant de voir qu’elle maîtrise beaucoup trop ses pouvoirs. Elle finit par découvrir qu’il existe un sous-sol à la cabane plein de cartons avec des noms de villes… et un sobrement intitulé Laboratoire Hawkins. Je trouve ça franchement franchement gros comme facilité scénaristique, mais admettons.

Dans le dossier, elle retrouve la trace de celle qui risque bien d’être sa mère, Terry, et décide de la contacter de manière télépathique. Eleven découvre ainsi qu’elle s’appelle Jane et que sa mère peut la voir, mais elle s’évapore dès qu’elle tente de la toucher. C’est drôlement étrange comme intrigue, je suis pressé d’en savoir plus. Une fois de plus, il faut néanmoins attendre l’épisode suivant.

Lorsqu’il rentre chez lui, Dustin découvre que Dart a encore grossi au point d’être sorti du bocal et d’avoir bouffé son chat. Maintenant qu’il a grandi, Dart est simplement… un bébé Demogorgon. C’est plutôt intéressant et logique : Will pourrait donc avoir servi d’hôte pour « accoucher » d’un deuxième Demogorgon. C’est un bon cliffhanger, couplé à Jim qui découvre qu’en sous-terrain de la ville se propage un nouvel Upside Down.

05-2.jpgÉpisode 5 – Dig Dug – 16/20
Stupid, but funny.

Will continue de dessiner et la maison de Joyce ressemble de nouveau à… Rien. Dans l’épisode précédent, Mike a réussi à convaincre Joyce de le laisser entrer en lui prouvant qu’il savait pour le monstre de Will et il essaye désormais de persuader ce dernier que les souvenirs qu’il a du monstre sont une bonne chose : cela permet d’espionner le monstre.

Nancy et Jonathan se retrouvent à l’hôtel pour une partie d’intrigue que je ne comprends pas trop, mais qui arrange bien les scénaristes puisque ça évite d’avoir à justifier l’état de la maison à Jonathan. Par contre, personne ne semble s’inquiéter de la disparition des adolescents (ni de Mike qui dort chez Will). Du côté de Nancy, la réponse vient plus tard dans l’épisode, puisqu’elle a tout simplement menti. Allez, pourquoi pas.

Ils se rendent en fait chez Murray pour lui révéler toute la vérité sur la disparition de Barb. Ils lui apportent toutes les preuves qu’il cherchait sur un plateau d’argent et il a besoin de pas mal de vodka pour digérer tout ça.

Le lendemain, Will se réveille et se souvient avoir vu Hopper se faire attaquer dans le sous-terrain. Il craint qu’il ne soit en danger de mort. Effectivement, Hopper se réveille à son tour et se rend compte qu’il est pris au piège dans le tunnel. La sortie s’est en effet refermée derrière lui.

Il se rend à la recherche d’une sortie, mais ce n’est tout de même pas gagné. Avec un peu de ruse, toutefois, il réussit à créer assez de chaleur pour que les plantes/monstres autour de lui s’éloignent. Cela ne dure qu’un temps et il se fait finalement capturer par les racines autour de lui, qui le laisse pour mort…

Pendant ce temps, Lucas demande des conseils à son père au petit-déjeuner pour s’avoir comment s’y prendre avec Max et il s’arrange pour la piéger et lui révéler toute la vérité, en faisant une pub Coca de plus dans la série. Bon, elle ne le croit bien sûr pas immédiatement, mais il semble tellement terrifié quand elle se met à parler en public qu’elle est forcée de considérer ce qu’il dit.

Son « frère » vient toutefois la chercher et elle regrette que Lucas soit si visible, car le premier découvre qu’elle lui ment, et il lui arrive de mauvaises choses quand elle ment apparemment. Le mystère demeure entier en ce qui les concerne ces deux-là.

Dustin, de son côté, ment à sa mère qui continue de chercher son chat. Il réussit à se débarrasser d’elle, puis à piéger Dart dans l’abri anti-tornade. Ce n’est pas bien rassurant, espérons qu’il n’y aura jamais de tornade cette saison. Il lance ensuite le code rouge en enterrant son chat et faisant le ménage, mais personne d’autre ne l’entend, à part Erica, la petite sœur de Lucas. Il faut dire qu’il y a ce qu’il faut comme occupation pour tout le groupe.

Dustin se rend ensuite chez Mike pour découvrir qu’il est chez Will, mais comme personne ne répond là-bas, il décide de chercher Nancy et tombe à la place sur Steve, qu’il embarque avec lui en lui demandant de… retrouver sa batte. Voilà qui promet.

Eleven a décidé de faire du stop pour retrouver la trace de sa mère. Cela fonctionne drôlement bien et un routier la dépose devant la maison. Elle n’hésite pas à déverrouiller la porte avec ses pouvoirs pour demander à voir sa mère. Cela casse une part du mystère de retrouver ses origines comme ça, quand même.

La personne qui surveille sa mère toutefois est beaucoup trop gentille avec Eleven, ce qui est une bonne chose. Elle est bien loin de comprendre tout ce qui se passe, une constante dans l’épisode. Eleven, elle, décrypte sans problème les signaux électriques de sa mère et comprend qu’elle veut parler. C’est frustrant, parce qu’on aimerait bien qu’elle soit auprès de Mike aussi, mais ce n’est pas prêt d’arriver.

En attendant, Eleven assiste à son propre accouchement en contactant psychiquement sa mère. Celle-ci a refusé de croire à la mort de son bébé et a mené l’enquête, ce qui l’a conduite à la lobotomie après avoir été à deux doigts de retrouver sa fille. Au moins, ça nous offre quelques réponses avant le cliffhanger final.

Celui-ci repart sur l’intrigue Jim, bien sûr, mais aussi sur celle de Will. Avec l’aide d’un Bob qu’elle n’a pas eu le choix de mêler à tout ça, Joyce comprend que son fils dessine une carte d’Hawkins. L’implication de Bob est assez marrante, car il pense d’abord à un jeu avant de comprendre que tout ça est possiblement plus sérieux que prévu.

Après quelques détours, voilà donc Joyce, Bob, Will et Mike sur la piste d’Hopper. Joyce le retrouve juste à temps dans le sous-terrain, emmenant avec elle Bob. Il sauve la vie de Jim avant de tomber sur un homme en combinaison prêt à brûler cette étendue supplémentaire de tunnel de l’Upside Down.

Le problème, c’est qu’au moment où les hommes du laboratoire sortis de nulle part commencent à brûler le tunnel, Will s’effondre et hurle à la mort, défiguré. Oh oh. Décidément, les cliffhangers de cette saison sont beaucoup trop bons et remontent le niveau des épisodes à chaque fois.

06.jpgÉpisode 6 – The Spy – 17/20
They’re coming.

L’épisode s’ouvre sur l’arrivée de Will aux urgences et sur un Hopper qui a le droit à une douche forcée pour éliminer toutes traces de bactéries. Les médecins sont totalement débordés et n’ont aucune idée de la manière d’aider Will, qui dit brûler de l’intérieur.

Dustin réussit à convaincre Steve de l’aider à s’attaquer à Dart, mais il est déjà trop tard : Dart s’est enfuit en défonçant le mur de la cave dans laquelle il était. C’est problématique, nous nous retrouvons avec un Demogorgon en liberté.

Chez Will, les hommes du laboratoire débarquent pour récupérer autant de photos qu’ils peuvent des tunnels sous Hawkins.

Pendant ce temps, Nancy et Jonathan reçoivent l’aide de Murray pour diffuser largement la cassette qu’ils ont enregistré au laboratoire et propager une histoire d’empoisonnement chimique de grande ampleur ayant tué Barb. Pourquoi pas, mais le plus intéressant reste Murray qui ouvre les yeux de Nancy et Jonathan sur les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre et sur ce qui les empêche d’être en couple.

C’est un joli déclencheur, je trouve, et ça suffit à les jeter dans les bras l’un de l’autre, forcément. Le lendemain matin est un peu plus dur à assumer, surtout devant Murray, mais c’est surtout marrant. Nancy et Jonathan rentrent finalement chez ce dernier pour découvrir l’état de la maison et comprendre que celle-ci a également été visitée. Ce n’est pas bien rassurant.

Lucas rentre chez lui et découvre enfin l’existence du code rouge de Dustin, qui le briefe très rapidement sur tout ce qu’il se passe et le fait qu’il est en train de partir à la recherche d’un bébé Demogorgon. Du coup, Lucas voit l’opportunité de convaincre Madmax qu’il ne lui mentait pas et va la chercher chez elle, malgré le danger du « grand-frère ».

Will finit par se réveiller à l’hôpital, mais il ne se souvient pas de Bob, ni de son docteur, ni d’Hopper. Il semble bien avoir oublié tout ce qu’il s’est passé dans l’entre saison, en fait. Les docteurs en arrivent à la conclusion d’un virus qui se duplique et dont tous les corps sont infectés en même temps. Cela rappelle aussi une expérience entr’aperçue à l’épisode précédent.

Le problème, c’est que les médecins ne savent comment stopper le virus qui empiète progressivement sur les souvenirs de Will. Ce dernier se réveille une nouvelle fois et annonce à Mike qu’il sait comment stopper le monstre. On avance enfin avec cette révélation, parce que les deux n’ont pas beaucoup d’action en stock pour l’instant.

Hopper s’inquiète de ne pas avoir de nouvelles d’Eleven et de l’avoir abandonnée aussi longtemps. Il lui laisse un message, mais il est déjà trop tard puisqu’elle est partie voir sa mère, ce qu’il ne peut savoir.

Pendant ce temps, les scénaristes s’amusent avec le duo Steve/Dustin qui sèment de la viande rouge pour retrouver le bébé Demogorgon. Cela fonctionne très bien avec une nouvelle relation grand-frère/petit-frère totalement improbable qui se développe entre eux et où il est évidemment question de filles, et plus précisément de Max que Dustin veut séduire. Il est bien en retard sur Lucas, mais ça, il ne peut pas le savoir.

Il le découvre rapidement cela dit, quand Max et Lucas arrive pour les aider à tendre un piège au Demogorgon. C’est plutôt marrant car Steve pense aider Dustin à séduire Max, alors que clairement, c’est à Lucas qu’elle se confie sur sa famille et sur le fils de son beau-père qui est un crétin fini. Enfin quelques informations donc, mais allons savoir si elles sont vraies.

Pour piéger le Demogorgon, Steve se dit qu’il peut bien servir d’appat. L’idée n’est pas mauvaise en soi, mais il y en a plus d’un qui se pointent, forcément. Les choses sont un peu chaotiques pour le groupe, et dans l’attaque, Max et Lucas se rapprochent encore, mais tous les quatre s’en sortent finalement quand les Demogorgons semblent soudainement attirés loin d’eux…

En effet, Will a servi d’espion pour le monstre et a organisé un petit piège. Il n’en faut pas plus pour que tous les Demogorgons s’en prennent aux militaires qui pensaient piéger le monstre alors que c’étaient eux les proies. Will prévient sa mère qu’elle doit partir au plus vite car ils arrivent… Et effectivement, du côté du labo, une main de Demogorgon sort soudainement de nulle part, annonçant l’invasion à venir.

07.jpgÉpisode 7 – The Lost Sister – 14/20
I’m going home.

Cette fois, l’épisode est un énorme détour qui revient sur Eleven et Netflix n’hésite pas à nous spoiler tout l’épisode avec son image d’introduction entre les épisodes. Merci, bien joué. Eleven se lance à la recherche de sa « sœur », une petite fille qui était également dans la même pièce du laboratoire qu’elle et que je sais du coup être Eight, ce qui est aussi introduit grâce à la télévision de la mère de Jane.

Eleven/Jane se sentait en confiance mais est finalement trahi par Becky qui n’hésite pas à contacter Jim quand elle a le dos tourné. Sans grande surprise, Eleven le prend super mal et se barre, direction Chicago où elle pense avoir retrouvé sa sœur.

C’est une grande ville qui n’a rien à voir avec Hawkins, donc ça nous change d’atmosphère, mais assez vite la série s’enfonce dans les profondeurs de la ville et on revient à ce qu’on connaît de Stranger Things.

Eleven ne met pas longtemps à retrouver Eight, qui s’appelle Kali et lui parle de son don : elle peut faire voir ou non des choses aux gens. Sans grande surprise, Eleven est encore dans sa quête habituelle : celle d’une maison.

Le problème, c’est que Kali est une criminelle et qu’elle compte bien se servir des pouvoirs de sa nouvelle sœur pour continuer sa vengeance. Elle entraîne donc Eleven et lui montre les photos des hommes après qui elle en a. Après un rapide relooking terrifiant, Eleven/Jane est prête à aller voler des gaufres dans une superette avant de s’en prendre à Ray, un homme qui avait blessé et sa mère et Kali.

Le problème, c’est que Ray a deux filles, ce qui stoppe Eleven au moment de le tuer – déjà que le fait d’apprendre Brenner en vie l’avait arrêtée sur le moment. L’épisode est expéditif tout de même et mène rapidement à une invasion policière dans la planque de Kali.

Avant cette scène d’action, Eleven se lie télépathiquement à Hopper et découvre qu’il est en danger, voyant également Mike. Il n’en faut pas plus pour qu’elle décide de rentrer… à la maison, c’est-à-dire à Hawkins, pour tenter de tous les sauver. Quant à Kali, et bien elle l’abandonne alors que celle-ci est en train de s’enfuir et d’échapper à la police.

Bon, j’ai moins accroché à cet épisode et à Kali. Son introduction était top, mais dans cet épisode, c’est moins exceptionnel tout de même. J’ai aussi eu du mal à cerner le personnage de Kali, l’actrice me paraissant par moment trop vieille par rapport au flashback, mais c’est tout le problème du maquillage je pense.

Le personnage aurait pu apporter de bonnes choses à la série, mais finalement cette intrigue retarde trop le reste de la saison. C’est un détour franchement peu utile et le personnage n’apporte pas grand-chose. Nous n’avions pas besoin de tout ça pour savoir qu’Eleven tenait aux personnages d’Hawkins, et Eleven non plus n’en avait pas besoin. Tout au plus, cet épisode pose quelques bases qui pourront être utile en cas d’intrigue plus large en saison 3, mais ça manquait vraiment de l’ensemble du casting pour me convaincre à 100%. Dommage, c’est finalement un épisode qui sonne comme une fausse note et je ne me suis pas du tout attaché aux nouveaux personnages.

08.jpgÉpisode 8 – The Mind Flayer – 18/20
It’s polycarbonate, it can’t get through.

Cette fois, on ne retarde plus l’attaque sur le laboratoire Hawkins avec tout un tas de Demogorgon qui envahissent le bâtiment. C’est une excellente chose car cela offre plus d’action dans la série que tout ce que nous avons eu jusqu’ici.

Mike propose d’endormir Will qui sert d’espion au monstre. Au départ, personne ne l’écoute vraiment, mais quand il est question de coups de feu au loin. Joyce endort son fils et Jim débarque pile à temps pour le porter à travers le labo. Will, son docteur, Mike, Joyce, Bob et Jim se retrouvent enfermés dans une pièce avec des écrans leur permettant de voir que tout le bâtiment est envahi.

Max a des parents, miracle ! Ceux-ci rentrent à la maison pour découvrir que Maxine a disparu et s’en prendre à Billy. Ah, ça y est, j’ai enfin réussi à capter son nom, c’est un bon début. C’est donc lui qui prend les coups pour sa sœur, puisqu’il aurait dû la surveiller mieux que ça.

Steve, Dustin, Lucas et Max découvrent que les Demogorgons sont dans le laboratoire. Cela tombe bien, c’est justement là que se rendent Nancy et Jonathan, ce qui permet de regrouper tout le monde aux portes du laboratoire pour entendre crier les Demogorgons – certes, ils sont jeunes et plus petits que celui de l’an dernier, mais bon. Sans électricité, ils ne peuvent ouvrir le portail.

Cela tombe bien, parce qu’à l’intérieur, Bob est envoyé en mission pour rétablir l’électricité du bâtiment. Il ouvre toutes les portes et cherche à s’enfuir, alors que les jeunes rentrent dans le bâtiment. En bon boulet, il oublie néanmoins son flingue – sa seule protection contre les Demogorgons.

Pour aider Bob à s’enfuir, le docteur reste en arrière et le guide. Tout se passe à peu près bien après un premier coup de stress, mais il est rapidement évident que les scénaristes entendent sacrifier Bob quand il prend le temps de sourire à Joyce après avoir simplement fermé une porte coupe-feu sur un Demogorgon. Mec, enfuis-toi, sérieux.

Comme dans tout bon film qui se respecte, la joie des retrouvailles est donc atténuée par un Demogorgon qui tue Bob sous les yeux de Joyce et est rapidement accompagné de toute sa bande, empêchant Hopper de le sauver. Bon, c’était prévisible que Bob ne passerait pas la saison, tout le monde veut voir Jim et Joyce ensemble. Et puis, on a eu les traditionnelles scènes d’adieu aussi.

Will, Mike, Hopper et Joyce parviennent à s’enfuir grâce à l’intervention véhiculée de Nancy, Jonathan et Steve. Tout ce petit monde récupère la voiture du shérif, les enfants au portail et… SE BARRE. Voilà qui est plus censé que ce pauvre Bob qui a une mort certes plus héroïque, mais tout aussi conne que Barb.

De retour chez les Byers, Jonathan culpabilise de ne pas avoir été là pour Will, Jim contacte les autorités qui ne le croient pas et Joyce pleure toutes les larmes de son corps. Mike et Dustin mettent en place un nouveau plan : ils comptent sur Will pour trouver la faiblesse du monstre qui dirige les Demo-dogs (oui, oui, c’est le nom de ces Demogorgons adolescents). Ce monstre est le Mind Flayer du titre de l’épisode, un monstre de D&D qui contrôle tous les autres.

Nancy se retrouve à bosser avec Steve, ce qui est un peu gênant pour eux, vu la situation amoureuse. Lucas et Dustin bossent ensemble, ce qui permet de parler de la relation de ce premier avec Max, qui est quant à elle occupée à essayer de devenir amie avec Mike en lui parlant d’El. Le plan est plutôt bon, mais pas suffisant, contrairement à celui de Lucas qui est de ne rien faire et qui fonctionne. Bref, à eux tous, ils décorent la cabane dans le jardin de Will et le réveille là.

Le problème, c’est qu’il est beaucoup trop possédé par le monstre pour les aider. Toutefois, Hopper remarque qu’il utilise le morse tout en se laissant contrôler par le monstre. Grâce à ce code, il parvient à leur adresser le message « Close gate », fermer le portail donc. Pas sûr qu’on avait vraiment besoin qu’il nous le dise, mais bon, c’est le cas quand même. Comme il faut bien occuper le Mind Flayer pendant ce temps, Mike, Joyce et Jonathan se succèdent pour raconter leurs souvenirs avec Will. Voilà qui est donc une bonne manière de perdre du temps dans l’épisode quand même.

Le téléphone, le fameux téléphone finit par sonner et Will comprend où il est. Il est aussitôt ré-endormi, mais c’est trop tard. Les Demo-dogs débarquent chez les Byers, mais ils n’ont malgré tout pas le temps d’attaquer. Et oui, El les retrouve et leur explose la tronche, avant d’ENFIN faire son entrée en scène et de se retrouver nez à nez avec tout le groupe. À ce stade de la saison, je pensais sincèrement que c’était foutu avant le dernier épisode. Bon, on en est pas loin vous me direz.

09.jpgÉpisode 9 – The Gate – 18/20
Nothing about this is okay.

Les retrouvailles avec Eleven sont joyeuses mais de courte durée pour Mike, car il s’en prend rapidement à Hopper qu’il déteste de lui avoir caché Eleven. Tout le monde a le temps de dire bonjour à Eleven pendant que Mike tombe en larmes dans les bras d’Hopper, y compris une Max qui essaye tant bien que mal de se présenter à Eleven. Ils prennent ensuite la décision de fermer le portail.

Pendant ce temps, chez les parents de Mike, Billy débarque, toujours à la recherche de Maxine. Il drague la mère de Mike & Nancy au passage, ce qui lui permet d’avoir quelques informations.

Le plan se met en place chez les Byers, mais fermer le portail signifie tuer toute l’armée du monstre, y compris Will. Joyce propose de réchauffer son fils pour faire fuir le monstre en lui : si c’est un virus, à quoi bon le laisser prospérer ? Jonathan décide d’emmener son frère avec sa mère dans un nouveau lieu pour le réchauffer, et Nancy part avec eux sur ordre de Steve qui accepte de rester jouer les babysitters.

Ce n’est pas si simple qu’il n’y paraît comme job, car Billy les retrouve vite et n’aime pas trop de voir Steve lui mentir pour protéger et lui cacher Maxine. Les deux en viennent rapidement aux mains, surtout quand Billy s’attaque à Lucas. Malheureusement, Billy a vite le dessus sur Steve, mais c’est sans compter sur Maxine qui réussit à l’endormir en le droguant. Une vraie badass, qui prend les choses en main et les clés de voiture de son frère pour emmener tout le groupe dans le tunnel où ils comptent bien attirer la horde de Demo-dogs.

Ils emmènent un Steve très mal en point avec eux et même s’il n’est pas d’accord, il ne peut pas faire grand-chose.  Il les accompagne donc dans le tunnel vers un point central où ils comptent tout brûler pour gagner contre le Demogorgon.

Hopper amène Eleven au portail pour qu’elle le ferme, ce qui leur permet de se réconcilier autour de la mort de Sarah. La scène est sympa et met fin à l’arc narratif entamé en fin d’épisode 1 sur ces deux-là qui développent un vrai lien de parenté. Le laboratoire est ensanglanté de tous les côtés et de manière incompréhensible le docteur a survécu, mais les Demo-dogs bloquent le passage vers le portail à Eleven et Hopper.

Pour Joyce, Nancy et Jonathan, les choses sont a priori plus simples puisqu’ils n’ont qu’à réchauffer le corps de Will à coup de chauffage et cheminée. Le problème, c’est qu’il le vit très mal et est rapidement  assez fort pour se libérer et étrangler sa mère. Comme en plus le groupe de Steve et des enfants parvient à mettre le feu au tunnel, tout va bien et Will est dépossédé. En plus, il survit malgré toute la torture.

Le feu des enfants aide aussi Hopper et Eleven à accéder au portail, puisque les Demogorgons ne le protègent plus dans la souffrance qu’ils sentent. Pour Steve et les enfants, il faut encore réussir à sortir des tunnels, ce qui n’est pas gagné. Ils tombent sur Dat qui n’est pas encore si grand que ça et obéit encore à Dustin, moyennant quelques nougats. Alors qu’ils semblent fichus, les Demo-dogs abandonnent totalement leur proie pour aller s’attaquer à Eleven qui est en train de fermer le portail.

Il ne lui faut pas longtemps pour s’en sortir avec ce plan et, tel le Phoenix des X-men, elle s’envole pour mieux le fermer graphiquement. Comme ils ne peuvent nous faire le même coup deux saisons de suite, elle ne s’évapore pas mais finit dans les bras d’Hopper pour cette fois.

Reste encore un bon quart d’heure pour conclure l’épisode, et sans trop de surprise, c’est un mois plus tard que le dernier acte s’ouvre alors que le labo semble être devenu digne de la Zone 51, surtout que le plan de Nancy et Jonathan a marché : la fuite d’une substance toxique est donnée comme explication et permet d’annoncer la mort de Barb pour de bon. Elle a même droit à un enterrement dis-donc.  #JusticeForBarb

De son côté, Hopper réussit à adopter officiellement Eleven sous le nom de Jane Hopper, fille de sa mère. Comme nous sommes un mois plus tard, c’est l’heure du bal de Noël. Voilà une jolie idée pour conclure la saison sur une note positive avant les cliffhangers.

Will se prépare en famille avec sa mère et son frère, Mike est harcelé par l’appareil photo de sa mère, Lucas tente de trouver les meilleures phrases d’approche pour inviter Max, Max continue d’avoir du pouvoir sur son frère, Dustin se coiffe selon les conseils de Steve qui accepte qu’il doit laisser filer Nancy, clairement amoureuse de Jonathan. C’est sympathique et ça mène au traditionnel slow sur Time after Time. Cela faisait longtemps, tiens.

Lucas et Max dansent ensemble, Will se fait inviter par une totale inconnue et Dustin se décide à tenter de demander à danser avec quelques filles. Elles l’envoient toutes balader, le blessant profondément dans son égo après tous les efforts capillaires qu’il a fait. Nancy est prise de pitié pour lui et lui offre donc une danse, ce qui permet d’attirer l’attention de tout le collège. On se croirait dans une série, parce qu’il n’y a bien que là que ça fonctionne, mais tant mieux pour Dustin.

À l’extérieur du gymnase, Joyce s’inquiète pour son fils et finit dans les bras d’Hopper qui lui propse une cigarette. Eleven finit à son tour par arriver dans le gymnase et danser avec Mike. Ces deux-là finissent par s’embrasser, enfin, de même que Max et Lucas. Après tant d’attente, c’est un brin précipité et pas forcément utile, mais c’était sympa.

Quant au cliffhanger… il est très gentil, nous teasant simplement un monstre dans l’Upside Down au-dessous du lycée. Bref, ils ont eu peur que la série soit annulée et ont eu la sympathie de stopper la série sur ce qui aurait pu être sa fin.

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EN BREF – Voilà une saison qui aura fait couler beaucoup d’encre tant elle était attendue. Finalement, elle se dévore très bien. Toutefois, une fois que c’est fait, il faut reconnaître qu’il ne s’est pas passé grand-chose à part beaucoup d’attente, surtout du côté d’Eleven beaucoup trop laissée de côté toute la saison (mais en même temps, quand ce n’est pas le cas, on a le droit à un épisode longuet centré sur elle). Comme en saison 1, l’histoire est bonne, voire excellente par moment, les effets spéciaux et l’ambiance générale vraiment réussie. Malheureusement, il y a de nombreuses longueurs un peu irritantes et un gros sentiment de « tout ça pour ça » à la fin.

Difficile de se mentir : Netflix signe encore un beau succès avec cette saison qui réussit à marquer les points qu’elle veut, autant dans la nostalgie que dans ses quelques surprises. Toutes les pièces du puzzle se mettent bien place, mais on a parfois l’impression que c’est fait avec forcing (et une fois de plus, l’épisode 7, ce n’est pas autre chose). Je garde un bon avis général sur la série, mais la hype commence sincèrement à la desservir car j’en attendais plus de cette saison 2 qui n’est finalement qu’une saison 2 assez classique. Elle s’en sort bien avec ses nouveaux personnages, surtout Maxine, mais certaines intrigues restent bien trop floues, surtout du côté de Bobby.

Il faudra voir ce que la saison 3 apportera, mais il reste je pense des cartes à jouer avec le « père » d’Eleven et la famille de Maxine. Et puis, il faudra bien que Dustin trouve l’amour à son tour. Là-dessus, c’est indéniable : la série gère plutôt bien l’évolution de ses personnages. C’est prévisible, certes, mais c’est bien écrit et je n’en demande pas plus.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Top 70 Saison 2016/17 – 60 à 51

Salut les sériephiles,

C’est l’heure pour moi de vous révéler la deuxième partie de mon top 70 des séries de la saison 2016/17. Je sais, je suis en retard, il n’y a pas idée de sortir un article à cette heure-ci un samedi soir, mais ça ne vous empêchera pas de le lire j’espère !

Alors en revanche, j’ai un problème, c’est que la saison 2 de Teachers fait partie des 70 saisons que j’avais retenu dans mon top et que TVLand a repris la diffusion sans crier gare cette semaine. Il y aura donc finalement une demi-saison (mais franchement, à ce stade, ça devrait être une saison 3, c’est incompréhensible comme diffusion) dans mon classement.

Quoiqu’il en soit, c’est parti pour les places 60 à 51, avec toujours des spoilers sur les saisons précédentes dans les synopsis et avis, donc méfiez-vous.

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60 – Blindspot, saison 2, renouvelée – 13,7/20

Synopsis : Après s’être fait arrêtée en fin de saison 1, Jane parvient à échapper à la garde du FBI trois mois plus tard. Dans sa fuite, elle va obtenir toutes les réponses attendues pendant les 22 épisodes de la première saison. Oui, oui, toutes.

La série est revenue avec un départ de folie qui a mis la barre très, très haute. Plus dure a été la chute dans la suite de la saison redevenant un procedural tout ce qu’il y a de plus banal, et souvent trop banal. La saison 3 a repris il y a deux semaines et elle fait partie de mes nombreux retards (mais je suis actuellement à jour dans genre quatre séries).

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58 – Chewing-Gum, saison 2, série terminée – 14/20 (ex-aequo)

Synopsis : Trois mois après les événements de la saison 1, Tracey retourne chez elle avec un nouveau look.

Une fin de série plutôt sympathique, mais pas transcendante, clairement. Je n’ai pas accroché autant que je l’espérais à cette série que j’ai vite vue et vite oubliée. Un bon humour, des situations très gênantes et des personnages dont l’ignorance était plus douloureuse que drôle à de nombreuses reprises.

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58 – Fais pas ci, fais pas ça, saison 9, série terminée – 14/20 (ex-aequo)

Synopsis : La vie des Lepic et Bouley sur dix années, de 2017 à 2027.

La série a frôlé sa saison de trop encore cette année, avec des rebondissements dont on se serait bien passé. Si le sens de la réplique ne s’est jamais perdu, on ne peut pas en dire autant des personnages et de leur évolution. L’idée de nous montrer l’avenir des familles sur dix ans était sympathique, mais ça donnait en même temps un goût de trop peu et de n’importe quoi par moment. Une saison inégale qui conclut néanmoins la vie des familles dans l’émotion et, rien que pour ça, merci. Et puis, neuf saisons pour une série française, ce n’est pas mal tout de même.

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57 – Conviction, saison 1, annulée sans fin – 14,3/20

Synopsis : La série se concentre sur une équipe chargée d’innocenter des criminels déjà en prison car considérés coupables de crimes qu’ils n’ont peut-être pas commis.

Je n’étais là que pour le casting, mais j’ai fini par m’attacher progressivement à l’équipe et au format de la série. Le problème, c’est que lorsqu’ils ont compris que les audiences ne suivaient pas, les scénaristes ont voulu redresser la barre en se concentrant sur une romance qui ne m’intéressait absolument pas et en terminant sur un cliffhanger qui sentait bon le coup de poker. Malheureusement, la série s’est vue annulée et c’est bête, car elle aurait pu être sympa. J’en parlais aussi par-là.

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56 – Suits, saison 6, renouvelée – 14,4/20

Synopsis : Après avoir retardé cette intrigue autant que possible, la série a finalement mis Mike en prison et la firme connaît la pire heure de son existence, étant carrément désertée par ses employés. Y a de quoi faire !

Cette saison, Suits est tombé un peu trop dans une routine qui ne lui a pas toujours rendu service et la rend bien plus médiocre que lors de ses débuts. Il faut dire aussi qu’elle n’a pas été aidée par mon visionnage des cinq premières saisons en un mois. Forcément, passer à un épisode par semaine, ça change tout. Un brin prévisible, cette saison avait de bonnes choses et une surprise de mi-saison dont je ne me suis toujours pas remis (et eux non plus en saison 7) !

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55 – Imaginary Mary, saison 1, annulée avec fin – 14,5/20

Synopsis : Alice, la quarantaine, vit plutôt bien son célibat, mais lorsqu’elle rencontre Ben et en tombe amoureuse, elle a la surprise de voir débarquer dans sa vie Mary… sa meilleure amie imaginaire d’enfance.

Je trouve l’idée de base de la série vraiment sympathique, mais c’est finalement à Mary que j’ai eu le plus de mal à accrocher (et parfois, l’actrice ne savait clairement pas comment jouer et à quelle hauteur parler). De cette sitcom, je retiens de bons moments lorsqu’elle exploitait parfaitement sa bande-son et ses musiques. Les ados portaient souvent l’humour de la série avec brio, de même que le personnage d’Alice. Le couple principal avait par contre des difficultés à m’intéresser et l’audience n’a malheureusement pas suivi. La série a tout de même une fin, un peu ouverte, mais une fin quand même.

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54 – The Catch, saison 2, annulée sans fin – 14,70/20

Synopsis : Encore une série dont la saison précédente s’est terminée avec la mise en prison de son héros, Ben. Ce dernier passe un deal avec le FBI pour s’en sortir plus vite, à la grande joie d’Alice.

Ah, c’est douloureux de parler de cette série ! Je me suis ennuyé comme un rat mort en saison 1, mais la saison 2, en ne se prenant pas au sérieux et en se découvrant guilty pleasure, a réussi à se dynamiser et être un rendez-vous que j’attendais impatiemment. Finalement, ABC a décidé d’annuler la série sans même lui offrir de conclusion, ce qui est hyper frustrant après deux saisons et un gros cliffhanger. J’espère vite retrouver Tessa ailleurs !

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53 – Con Man, saison 2, sort incertain – 14,75/20

Synopsis : Wray Nerely continue d’écumer les conventions, mais aussi les auditions.

Le début de saison était au moins aussi décevant que la fin a été géniale. Le casting sauve la série dans ses épisodes moins bons et ennuyeux, heureusement. Bizarrement, au milieu de tout ça, Con Man a aussi réussi à sortir l’un des épisodes les plus drôles de la saison, toutes séries confondues. Comme quoi, il ne faut jurer de rien ! Finalement, la note est assez moyenne, mais j’espère tout de même une saison 3 car il y a de quoi faire.

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52 – Colony, saison 2, renouvelée – 14,76/20

Synopsis : Will continue de chercher son fils en-dehors de la Colonie, sa femme fait toujours partie de la résistance et tout est sur le point de devenir beaucoup, beaucoup plus intéressant.

Après une saison 1 très inégale, Colony est revenue en force avec d’excellents épisodes dans cette saison 2 et des moments très marquants. J’avais failli abandonner plusieurs fois lors de la première année, mais je lui sentais un bon potentiel, notamment grâce à son casting. Là encore, je suis un peu déçu de voir une note assez moyenne (et au coude à coude avec la précédente !), mais la série est victime d’une base trop friable. La saison 3 annonce en revanche de très bonnes choses et je l’attends de pied ferme car cette saison 2 m’a donné envie d’en voir plus – j’étais au RDV chaque semaine !

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51 – Iron Fist, saison 1, renouvelée – 14,9/20

Synopsis : Déclaré mort il y a 15 ans, Danny Rand réapparaît à New York et espère pouvoir reprendre sa vie, notamment au sein de l’entreprise familiale. Seulement, rien ne se passe comme prévu car les autres héritiers voient d’un mauvais œil le retour de celui qu’ils pensent toujours morts. En parallèle, bien sûr, on se dirige vers une histoire de super-héros.

Bien que je ne sois pas aussi déçu de la série que beaucoup, beaucoup d’autres, je ne peux m’avouer totalement fan de cette série Marvel/Netflix. Le début était en effet quand même très mauvais et prévisible. Heureusement, ça s’améliore en cours de route et j’ai fini par bien accrocher au jeu de Finn Jones qui reflète assez bien le personnage, même si le personnage d’Iron Fist justement n’est pas mon préféré.

On approche avec cette saison d’Iron Fist d’une partie du classement qui va déjà mieux avec des séries très sympathiques… que vous découvrirez la semaine prochaine, dans un article que j’essaierai de publier plus tôt qu’aujourd’hui. C’était un peu l’accident de parcours cette semaine, mais mieux vaut tard que jamais !

Top 70 saison 2016/17 : 70 à 61

Salut les sériephiles,

Comme promis dans les 500 mots du jour qui présentent tout ça, on se retrouve pour un nouveau RDV sur le blog : tous les samedis, je vous communiquerais un bout de mon Top 70 de la saison 2016-17. Alors j’ai un peu galéré à arriver à un chiffre rond et il y en a une ou deux de côté, méfiez-vous des spoilers sur les saisons précédentes dans les synopsis,  découvrez si les séries en question sont renouvelées ou non et, allez, sans plus de préambule que ça, je me lance !

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  1. The Mist – Saison 1, annulée – 12,1/20

Synopsis : Une brume mystérieuse s’abat sur une ville américaine. Jusque-là, ça pourrait aller, mais pas de bol : au cœur de celle-ci se cachent d’étranges choses, créatures et personnes qui ont décidé de tuer les personnes qui auraient la bonne idée de sortir voir ce qu’il se passe.

La plus mauvaise note de cette année est quand même assez positive avec deux points au-dessus de la moyenne, ça en dit long sur ma manière de noter. Bon, en même temps, si une saison avait une moyenne en-dessous de dix, je ne pourrais sûrement plus suivre la série semaine après semaine, je crois. Il faut savoir arrêter le massacre, et j’ai failli le faire avec celle-ci qui était un véritable ennui plus d’une fois. The Mist est annulée, et ce n’est pas une grande perte, même si j’aurais aimé une meilleure conclusion plutôt que ce cliffhanger. Clairement, je ne la conseille pas.

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  1. The Affair – Saison 3, renouvelée – 12,2/20

Synopsis : En fin de saison 2, Noah s’accusait du meurtre du frère de Cole pour protéger son ex-femme, réelle coupable de l’accident de voiture qui lui a coûté la vie. Ce faisant, il perdait Alison et terminait en prison. La saison 3 reprend à sa sortie de prison et change complétement d’intrigue.

J’aurais voulu faire exprès de la numéroter si bien, je n’aurais pas réussi, mais là, franchement, c’est beau et poétique ce nombre. Je suis assez surpris malgré tout de la voir si mal placée car j’ai trouvé la saison plus intéressante que les deux premières (enfin, j’avais adoré la fin de la deux). Pourquoi je continue ? Par curiosité mal placée de savoir ce qu’ils vont devenir. Il est possible que je suive la saison 4 d’un œil toujours aussi distrait et lent, surtout que la série s’est énormément éloigné de ce qu’elle proposait en première saison. J’ai apprécié leur détour par la France, qui m’aura bien fait rire !

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  1. Once Upon a Time – Saison 6, renouvelée – 12,5/20

Synopsis : Une nouvelle saison qui promet de tourner en rond avec le retour de l’Evil Queen et une intrigue pour Rumple et Belle, qui à force ne savent plus s’ils s’aiment ou non, mais s’apprêtent à devenir… parents.

Mon dieu, quelle longue saison dont je ne me souviens pas grand-chose ! Là encore, je l’ai pourtant trouvée meilleure que la précédente, mais il n’y a pas à dire, j’ai fait le ménage devant quasiment tous les épisodes tellement je n’étais pas passionné. C’est comme ça. J’ai accueilli la nouvelle du renouvellement avec beaucoup d’inquiétude et préjugés négatifs, mais bizarrement, je trouve qu’ils ne s’en sont pas si mal sorti que ça sur la fin de saison 6, qui proposait une jolie fin et un renouvellement bien géré. La saison 7 a débuté il y a un mois et c’est un gros coup de cœur car elle revient aux origines de son succès avec… succès, justement. Je doute que la série soit si mal classée l’an prochain !

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  1. Quantico – Saison 2, renouvelée – 12,6/20

Synopsis : Oubliez la saison 1, Alex Parrish se retrouve cette année au cœur d’un nouvel attentat lors du G20. Cette fois, elle n’en est pas accusée, mais elle seule peut déjouer l’attaque en s’infiltrant dans le bâtiment de la prise d’otages qui sera sanglante.

Autre grosse incompréhension face au renouvellement de cette série qui a délivré une saison super inégale. Si sa troisième partie a remonté la pente et réussi à montrer que les scénaristes savaient renouveler avec brio leur copie, les deux premières parties ont surtout démontré qu’ils étaient incapable de tenir une intrigue sur la longueur sans en faire n’importe quoi. Entre longueurs et twists à dormir dehors, la dernière partie de saison est arrivée un peu trop tard du côté des audiences. Pourtant, ABC leur a accordé sa confiance pour une nouvelle année, mais elle la fait après la diffusion d’une scène qui concluait parfaitement la série. Masochisme, bonjour. Un peu comme moi qui critique cette série qui pourtant a fait de bonnes audiences sur le blog !

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  1. Salvation – Saison 1, renouvelée – 13/20 (ex-aequo)

Synopsis : Un étudiant du MIT découvre que la planète est sur le point d’être détruite par l’arrivée d’un astéroïde se dirigeant droit vers la Terre. Le compte à rebours commence : il reste six mois pour sauver la planète.

Gros suspense pour le renouvellement de celle-ci qui m’a apporté la masse de vues alors que je ne l’ai pas aimée plus que ça. Un comble ! La série commençait bien, surtout pour un divertissement estival, mais je suis déçu de la manière dont elle a évolué, pour devenir quelque chose d’hyper prévisible et, disons-le, pas si réussi que ça. J’ai surtout eu l’impression qu’on se payait ma tête, surtout en milieu de saison, tellement rien n’était cohérent. J’ai fini par espérer que l’astéroïde se crashe sur la Terre et détruise tout quand même…

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  1. Shadowhunters – Saison 2, renouvelée – 13/20 (ex-aequo)

Synopsis : En fin de saison 1, Jace a rejoint son père… Clary ne l’entend pas de cette oreille et va vite ramener son frère auprès d’elle. Le tout ne se fera pas sans quelques larmes de la rousse, qui doit avoir une jolie facture de paquets de mouchoirs tant elle pleure cette saison.

Avec pas moins de l’équivalent de deux saisons diffusé entre janvier et juillet, la série a su se démarquer peu au peu. Au départ, je la critiquais avec beaucoup d’humour et puis j’ai fini par apprécier progressivement l’intrigue, les revirements à 180° et les nouveaux personnages. C’est bien simple, sur la fin,  j’en étais à l’attendre chaque semaine, surtout qu’il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent cet été. Elle se retrouve mal classée à cause des débuts (très) difficiles, mais je m’attendais vraiment à la voir mieux placée quand je l’ai terminée tant les notes étaient remontées. Comme quoi !

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  1. Outcast – Saison 2, annulée ? – 13,1/20

Synopsis : La saison démarre avec le retour de Kyle et sa fille à Rome, où Sydney règne toujours malgré l’incendie de la maison.

En voilà une qui mériterait certainement d’être plus bas dans le classement ! Seulement, chaque épisode pris individuellement a su me surprendre et apporter de bonnes choses à l’ensemble. Malheureusement, les États-Unis ont carrément décidé de ne pas diffuser la saison avant Juillet 2018, ce qui provoque a priori son annulation – au moins pour l’an prochain où l’Angleterre ne la diffusera pas. Et franchement, même si elle revient dans deux ans, j’aurais dû mal à être au rendez-vous. Je chercherais des résumés du comic pour avoir une idée d’où ça allait, mais comme je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il se passait dans la série durant la moitié des épisodes… pas une grosse perte.

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  1. The Walking Dead – Saison 7, renouvelée – 13,25/20

Synopsis : La fin de saison 6 était insoutenable, avec Negan choisissant qui il allait tuer en tirant au sort. Assez clairement, la reprise place la barre très haute avec la révélation de ce choix et de ce qui le suit.

Ce n’est pas nouveau, la série d’AMC me déçoit plus qu’autre chose malgré une reprise brillante, à croire que c’est une constante chez Kirkman. La série a les mêmes défauts que la précédente de ce classement : des longueurs aberrantes qui donnent l’impression qu’on se fiche de nous pendant une bonne moitié de chaque épisode. Certes, j’ai aimé le côté géopolitique de cette saison, mais la série avance plus lentement que ses zombies ces dernières années, et c’est vraiment dommage.

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  1. Powerless – Saison 1, annulée – 13,4/20

Synopsis : Vivre dans une ville de super-héros, c’est bien. Devoir gérer aux quotidiens les combats et attaques, c’est moins bien. Le nouveau job d’Emily, fraichement débarquée en ville, consiste justement à dénicher les meilleures inventions pour se protéger des dégâts de ces combats !

Grosse déception de l’année. Cette nouvelle série avait tout pour elle, du synopsis de dingue aux castings génialissimes, mais son humour est tombé à plat, c’était dans le surjeu et la recherche constante de la bonne blague. Cela s’améliorait sur les derniers épisodes diffusés, mais les audiences étaient déjà parties depuis longtemps. Dommage, la chaîne n’a même pas (encore ?) diffusé tous les épisodes tournés.

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  1. Love – Saison 2, renouvelée – 13,5/20

Synopsis : En fin de saison 1, Mickey demandait à Gus de lui laisser le temps de se retrouver avant d’envisager d’entamer la moindre relation, et il l’embrassait pour la faire taire. Un bon gros connard, donc, et la série reprend là-dessus.

La série de Netflix me déplaît plus souvent qu’elle ne me plaît, mais rien que pour son casting, je reste. Je sais, ce n’est pas une raison suffisante quand on voit la liste de ce qui m’attend, mais j’ai vu cette saison en voiture (principalement) et ça passait très bien. Inutile de dire que je n’étais pas spécialement d’accord avec les personnages, mais bon, ça ne changeait pas de la première saison comme ça !

Voilà pour les dix dernières saisons de ce classement. J’espère ne pas faire trop de déçu dans ces séries que je déconseille pour la plupart, même s’il y a pourtant deux mastodontes de la télé américaine dedans. On se retrouve la semaine prochaine pour les dix suivantes et un rapide dessus !