Séries TV vs. Comics

Salut les sériephiles, salut les lecteurs de comics !

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On se calme, c’est le WE – et pour certains, les vacances !

Une chose est certaine, quand on est fan de séries et de comics, il est facile de se retrouver à comparer les deux formats… surtout quand on regarde des séries qui se poursuivent en comics, ou l’inverse. Comme ça, je fais une intro juste pour recaser mes anciens articles ? C’est vrai, mais pas que : c’est aussi un fait indéniable. Et du coup, il est plus difficile que prévu de choisir lequel des deux formats je préfère…

 

Les personnages

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Image result for the walking dead tv comicUne chose qui ressort souvent de la lecture des comics est l’importance accordée aux personnages. Certes, ils vivent toujours tout un tas d’histoires rocambolesques, mais des X-Men à The Walking Dead, il est certain que ce qui fait revenir le lecteur, c’est le personnage autant que l’univers.

Toutefois, c’est plutôt à la série que j’accorderais ce point : le fait d’avoir un acteur interprétant le personnage permet souvent de donner encore plus de profondeur aux personnages. Je ne nie pas le talent de certains dessinateurs faisant vraiment passer des émotions, mais le travail est toujours plus difficile et les talents plus rares à trouver. Ou alors, c’est simplement parce que la série parvient aussi à nous titiller avec les musiques.

L’univers

Image result for sunnydale streetPour ce point, c’est clairement les comics qui remportent mon cœur. Si l’univers d’une série passe souvent par sa bande sonore et ses décors, il est évident que les comics peuvent se permettre de l’étendre bien plus car ils peuvent tout se permettre.

L’exemple récurrent sur ce sujet est bien sûr la saison 8 de Buffy n’hésitant pas à partir dans un délire de géant et de Buffy sautant d’un hélicoptère avec un escadron de Tueuses, pour atterrir dans un château magnifique. Clairement, la série n’aurait pas pu se permettre un quart de tout ça (même si Buffy et les hélicoptères, c’est assez mythique, que ce soit en saison 1 d’Angel ou 5 de Buffy).

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Le format papier ne pose absolument aucune limite et rend donc les univers beaucoup plus attractifs et complexes, même si certaines séries ont prouvé qu’elles pouvaient étendre leur univers de manière exceptionnelle et inattendue (la saison 2 de The Magicians !). Bref, ça envoie souvent un peu plus de pâté quand même du côté des comics, et c’est comme ça, faut s’y faire.

L’attente interminable 

Une semaine entre chaque épisode de séries télé contre un mois entre deux issues de la majorité des séries de comics, on pourrait croire que ma préférence irait aux séries… Pourtant, les comics ont des arguments aussi : ils reviennent chaque mois, certes, mais ils ne disparaissent pas aussi régulièrement de la grille de leur chaîne pendant plusieurs mois comme les séries peuvent le faire. Et même quand ils le font, l’attente est généralement moins longue qu’entre deux saisons de séries.

De toute manière, sur le sujet, ne nous mentons pas : que ce soit une semaine, un mois, six mois ou un an, l’attente est toujours parfaitement interminable et intenable.

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 Vous aurez donc compris que je suis bien incapable de choisir ma préférence en termes de narration de l’histoire et sur ces points. Je trouve vraiment que les deux formats ont leurs avantages qui leur permettent de prendre le dessus sur l’autre.

Related imageSi mon choix définitif sera finalement en faveur des séries (oh surprise), ce n’est pas parce que le blog traite de séries, mais uniquement parce que la diversité des séries ces dernières années permet d’avoir beaucoup plus de choix. Et parce que regarder la télé, c’est toujours un peu plus passif que lire un comic, donc ça peut permettre de mettre son cerveau de côté et de se reposer. Oups.

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Bref, il me faudrait beaucoup plus de comics, de temps et surtout d’argent pour inverser la tendance, mais dans le fond, même si je n’ai pas le compte en banque d’Oliver Queen, j’adore ces deux formats et le papier est loin de m’empêcher de ressentir les mêmes émotions que devant une série. Tout est une question d’investissement personnel dans l’histoire et je préfère 1000 fois lire un comic que regarder un épisode de Game of Thrones. Oui, ça faisait longtemps que je n’avais pas fait un tacle à la série, ça me manquait !

Et vous ? Comics ou séries ? D’autres points de comparaison en tête ?

Channel Zero : Butcher’s Block – S03E02

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur le 2e épisode de la saison 3 de Channel Zero

bonus enquête.jpgÉpisode 2 – Father Time – 17/20
I hope you’re not vegan.

Je regarde cet épisode alors qu’il me reste tout juste 45 minutes avant de partir, c’est complétement stupide de ma part, mais j’ai déjà 24h de retard en envie de le voir depuis tout ce temps, oui.

Tout commence par une publicité des années 80 au moins, si ce n’est avant (mais eh y a la couleur) pour de la viande. La mère de famille passe de charmante à terrifiante, une vraie psychopathe qui aime couper la viande, parce que l’homme est en haut de la chaîne alimentaire et que les animaux sont faits pour être tuer. Évidemment. Cette charmante famille s’avérera plus tard dans l’épisode être les Peach. Forcément.

Dans le présent, les escaliers relâchent une nouvelle fois Smart Mouth, et il semble en bonne compagnie. De son côté, Alice attend désespérément des nouvelles de Zoe, disparue depuis la veille. Loin de s’en inquiéter vraiment, la propriétaire, Louise, lui demande de lui montrer l’endroit où elle pense avoir vu Joseph. Et cela correspond parfaitement à l’endroit où se situait la maison des Peach, comme de par hasard Balthazar.

Louise est sacrément utile et a toutes les informations nécessaires sur la famille Peach : les filles de Joseph se sont faites tuées, pendues. Et la maison a été brûlée, parce que c’est la mode de tout bruler cette année. Alors que la propriétaire lui raconte donc toute l’histoire qui nous permettrait de percer quelques mystères, Alice aperçoit Smart Mouth et lui court après, persuadée comme sa sœur la semaine dernière qu’il s’agit d’Izzy. Louise ne l’entend pas de cette oreille et refuse de la suivre, me laissant perplexe sur son rôle dans la saison.

Alice découvre que Smart Mouth a un ami, un homme qui lui fait monter les escaliers. Oui, elle aperçoit déjà et à son tour les marches, avant de s’effondrer à cause d’un son strident qu’elle ne peut supporter. À son réveil, elle se retrouve à avoir une conversation cryptique avec Joseph. Plutôt que de l’interroger sur son identité, elle répond à ses questions sur la croyance en Dieu et tout un tas d’idioties, faisant des deux de grands amis. Cela ne semble pas la perturber plus que ça d’être en train de parler à un mort.

Elle s’en va sans poser de question, mais Joseph a la sympathie de parler de Zoe avant de disparaître aussi vite qu’il n’était arrivé. Du coup, Alice retrouve Louise qui devait donc l’attendre bien sagement dans le parc et toutes les deux contactent la police pour parler de ce mystérieux homme qui connaissait l’existence de Zoe.

Concernant la police, on découvre que Louise a écrit sur le père du flic qui ne croyait pas Alice dans le premier épisode. Et bizarrement, il ne la croit toujours pas à propos des escaliers qui disparaissent. Forcément.

De l’autre côté des escaliers, le monstre sans chair accomplit une sorte de rituel. Je ne comprends définitivement rien à cette saison pour le moment, c’était encore très cryptique, comme la conversation Joseph/Alice parsemée d’images peu claires.

Finalement, Louise et Alice rentrent chez elles. Là, Zoe réapparaît comme une fleur et affirme à sa sœur qu’elle est sauvée. Alice reconnaît immédiatement ça comme un des symptômes de la schizophrénie, mais on sent bien en tant que téléspectateurs que Zoe a changé. Celle-ci refuse de raconter vraiment ce qui lui est arrivé, mais elle assure être guérie. Il faut reconnaître qu’elle est tellement bien habillée et maquillée que je la reconnais à peine, ça aide à la croire.

Bon en tout cas, elle raconte avoir rencontré un homme (ce qui est le cas), qui lui a affirmé pouvoir la sauver et lui a retiré un poids du cerveau… de manière figurée (ou pas). Guérie ou pas, Zoe recommence à avoir des hallucinations, de l’homme l’ayant guéri cette fois et lui affirmant qu’il y aura des effets secondaires. Effectivement, elle en a, et pas qu’un peu : elle s’imagine bouffer son chat. Bon appétit.

Ailleurs en ville, Diane, la folle aux ciseaux est toujours là elle aussi, dans une déchetterie. Finalement, il est possible qu’elle ne soit pas si cinglée que ça, car elle est poursuivie par un drôle d’homme, à moins qu’il ne soit qu’une hallucination. J’ai à peine eu le temps de penser ça que l’homme s’est fait arrêter par Vanczyk après avoir tazzé la folle. Et il se présente comme Jeff Peach. Pas une hallucination donc.

Ce dernier se retrouve en cellule avec un co-détenu qu’il prend un malin plaisir à énerver. Puis, il se déshabille complétement pour manger son codétenu. Qu’il soit cannibale, c’est une chose, mais qu’il aime la viande si crue et qu’il ait besoin d’être nu pour bouffer, c’est juste terrifiant.

02

Luke Vanczyk arrive à temps pour assister au spectacle – seulement, le temps qu’il appelle des renforts, le prisonnier est bouffé, une souris est dessinée avec son sang et Jeff Peach s’est régalé. Il réaffirme ma haine des gens qui sifflent en s’amusant dans une nouvelle cellule.

Le père de Luke est toujours chef de la police, et il ordonne à son fils quelques jours de repos. Obsédé par Peach, le fils n’écoute pas les conseils de son père, sans trop de surprise, préférant suivre le convoi du transfert du prisonnier cannibale. Il fait bien : Jeff est relaché avec de nouveaux vêtements et il retourne aux escaliers au son d’une étrange musique tout à fait cool (certaines sonorités me rappelaient un peu le second album de The Do, et puis en fait non).

Au moins, Luke voit les escaliers, cette fois ; et je crois que j’aime beaucoup le personnage. On ne le revoit pas du reste de l’épisode, et la folle aux ciseaux non plus d’ailleurs. Clairement, elle a dû avoir affaire aux Peach dans le passé pour virer si dingue, et tout s’explique du coup.

De retour chez Louise, nous voyons la propriétaire mener l’enquête sur les Peach avec Alice, sans se douter qu’elles sont espionnées par Smart Mouth (mon dieu, ce serait presqu’angoissant) qui dépose une enveloppe devant une bougie. C’est comme si c’était prévu volontairement pour le bingo dis donc ! La famille Peach les invite à venir dîner au parc à minuit… et elles y vont. Mais barrez-vous de cette ville ! Tout cela n’a parfaitement aucun sens, pourquoi y aller ? Encore Alice qui veut des réponses pour sa sœur, admettons, mais Louise ? Aucun sens.

Scénaristiquement parlant, elle permet toutefois d’apporter quelques réponses. Louise reconnaît l’ensemble de la famille et les nomme un à un – et nous reconnaissons la famille du début d’épisode qui indiquait clairement qu’il serait question de viande. Alice cherche des réponses sur sa sœur et ne les obtient pas vraiment, alors que l’on découvre ce qui est arrivé aux filles Peach : elles se sont fait tuer dans le Butcher’s Block et leur famille ne s’en est pas remise. Tout cela fait au sein d’un dîner sympathique où tout le monde mange de la viande (hum, ça veut dire de la chair humaine ?) et où on passe du parc à un intérieur somptueux sans qu’on ne sache trop comment.

Alors qu’elle commence à s’énerver, Alice se réveille une fois de plus dans une pièce différente où elle est paralysée et où un homme lui ouvre le crâne pour fouiller dans son cerveau. Bon appétit ! Oui, parce qu’on arrive en fin d’épisode et que moi je vais manger et fêter les anniversaires de toute ma  famille juste après avoir vu tout ça.

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En flashback, nous découvrons les deux sœurs vivre une vie à peu près normale, malgré la folie de leur mère, nue dans son lit et en train de parler toute seule. Pendant la craniotomie forcée d’Alice, nous voyons la mère, toujours nue, planter à coup de couteau Zoé. Inattendue. Quant à la craniotomie, elle révèle aussi la schizophrénie possible d’Alice comme une sorte de bébé dans son cerveau.

Alice se réveille le lendemain dans le parc, et la table est pleine de restes humains. Qu’elles ont clairement mangé avec Louise. Et ce n’est pas n’importe quels restes : ce sont ceux de la mère d’Izzy. Allez, et Alice et Zoe sont également invitées à venir manger en haut des escaliers quand elles veulent, car elles ressemblent aux filles Peach. Oui, alors non, moi j’envisage plutôt sérieusement de devenir vegan à ce stade-là.

L’épisode me laisse un peu plus perplexe que la semaine dernière, j’ai bien aimé, mais j’ai trouvé son écriture moins fluide avec toute la parenthèse sur Luke et les passages floues lors du dîner dans le parc. Il y avait également moins de moments angoissants. En revanche, quelques réponses se dessinent déjà en laissant tout de même des questions en l’air, donc tout n’est pas perdu ! Dans l’ensemble, on reste sur du très bon et de l’intrigant, avec une ambiance très maîtrisée.

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Black Lightning – S01E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du 4e épisode de la première saison de Black Lightning.

04-2.jpgÉpisode 4 – Black Jesus – 13/20
You owe me a death.

L’épisode commence par un étudiant du Principal Pierce, Bernard, qui se drogue et supporte tellement bien sa drogue qu’il développe une super-force. C’est mieux que le Vertigo d’Arrow ce Green Light. Pierce s’en plaint à Gambi qui protège comme par hasard les 100 de la colère de Jeff. Ah lala. Par chance, Bernard s’en sort bien après deux coups de foudre, puis balance un certain Ronald Wright à Jeff.

Bon, ce n’est pas une balance qui fera beaucoup de mal à qui que ce soit : Ronald fait une overdose et Gambi est là quand la police retrouve son corps. Cela les laisse donc sur une impasse, mais Jeff parvient à récupérer plus d’informations d’un autre dealer. Cela faisait surtout des détours pour mener Black Lightning sur une bonne piste. Malheureusement, il en est détourné par les pouvoirs d’Anissa sur lesquels je veux revenir dans la suite de la critique bien sûr.

S’il comprend que les 100 ne sont pas assez organisés pour être derrière l’opération Green Light, il ne fait rien de plus dans cet épisode. Enfin, si, le père de Bernard appelle le principal désormais partout pour lui dire que son fils fait de la merde avec le Green Light, forçant Jeff à réenfiler le costume et aller dans un squat mettre KO tout le monde. C’était vraiment pour rajouter une scène d’action parfaitement inutile, histoire d’avoir la baston qu’on veut nous coller à chaque épisode. Autant je me plains de certaines séries trop lentes, autant mettre de la baston et du rap pour le plaisir de mettre de la baston et du rap, ça ne sert pas vraiment la série…

Finalement, Black Lightning sauve Bernard (zéro surprise) et Jeff gère le père de celui-ci, qui s’est fait démonter la tronche au passage. Cette intrigue voit également Jeff se battre avec le conseil du lycée qui veut lui retirer son droit décisionnel suprême qu’il appliquait jusqu’ici. Comment l’a-t-il eu ? On ne sait pas bien. Qu’est-ce qui a changé pour qu’on lui retire ? On ne sait pas non plus. Mais c’est un problème.

Le conseil lui laisse finalement le choix entre garder son droit décisionnel mais renvoyer Bernard, ou garder Bernad mais perdre son droit. Alors, c’est le chantage le plus idiot du monde parce que même s’il renvoie Bernard, il perd le droit décisionnel : il suffira de lui refaire le même chantage la fois suivante. En vrai de vrai, je ne vais pas vous mentir, je ne sais pas ce qu’il a choisi. Il a indiqué à la vice-proviseur (qui s’est légèrement affirmée cette semaine) qu’il « le ferait ». Comme elle avait exposé les deux choix avant… mystère. Sur le moment, j’ai cru qu’il allait viré Bernard, mais en fin d’épisode, celui-ci fait sa rechute et Jeff assure à son père qu’il arrivera à l’envoyer à l’université. Ce qui implique de ne pas le renvoyer. Du coup, je n’ai pas compris (il était tard, c’est peut-être moi qui suis trop fatigué ?).

De son côté, Anissa surprend deux étudiantes en train de dealer avec des membres des 100. Elle n’apprécie pas bien l’idée, intervient, les emmène à l’école, mais se prend la tête avec les dealers, forcément. C’est idiot.

Lors d’un repas de famille, Anissa pète un câble sur le besoin d’avoir Black Lightning pour protéger la ville afin de faire un boulot que la ville ne sait pas faire. C’est marrant à voir, même si c’est plutôt mal écrit avec une scène de pures coïncidences où le sujet Black Lightning est abordé on ne sait pourquoi et où Lynn dit que sa famille doit s’inquiéter pour lui. Devant le pote flic de Jeff. Autant dire tout de suite que Jeff est le super-héros, ça ira plus vite franchement.

Anissa s’échappe ensuite du dîner-débat où seule sa voix pouvait être entendue tellement elle s’énervait pour aller s’attaquer aux deux idiots qui dealait du Green Light à ses élèves plus tôt. Forcément, ça se termine par des coups pas franchement maîtrisés de la part d’Anissa qui met tellement K.O les deux idiots qu’elle s’inquiète finalement pour leur santé et appelle les urgences.

Peu importe cela dit : l’intrigue est laissée là, sans la moindre suite ou enquête pour savoir ce qui leur est arrivé. Peut-être la semaine prochaine… En attendant, Anissa rejoint Grace, clairement sa nouvelle petite-amie, pour se confier sur ses parents à qui elle aimerait dire un secret.

Le problème, c’est que Grace est harcelée par des hommes qui ont l’air d’en vouloir au bar où elle est serveuse, en plus d’être homophobes (tant qu’à faire, autant bien faire les choses). Les hommes s’en prennent donc physiquement à Grace, ce qui est une mauvaise idée. Énervée, Anissa s’en prend à eux et révèle que son pouvoir est bien plus puissant que prévu, créant une énorme crevasse dans le sol.

Il n’est pas bien clair si Grace a vu ce qu’il se passait ou pas, mais elles finissent toutes les deux dans le bar plutôt que d’aller à l’hôpital. Quant à Gambi, il flippe de voir une femme encapuchonnée capable de créer des cratères. Il prend une photo de la crevasse, mais pas sans s’être équipé avant d’un flingue, au cas où, pour faire bonne figure. Tellement chelou ce personnage !

En parallèle de tout ça, Jennifer s’occupe de Khalil qui a toutes les chances de ne pas pouvoir marcher de nouveau. Si sa rééducation n’est pas très intéressante, j’aime beaucoup le personnage de Jennifer, qui profite d’être seule pour craquer. Jeff et Lynn réagissent de la pire des manières en l’engueulant de passer trop de temps avec Khalil plutôt qu’à son activité extra-scolaire. Bien sûr, bien sûr. Pense à toi plutôt que d’aider tes amis à l’hôpital à cause de ton idée d’aller à une marche qui ne pouvait que mal tourner, quelle belle éducation.

Finalement, Khalil apprend qu’il ne pourra pas remarcher, car sa colonne vertébrale est brisée. Allez savoir pourquoi, ce n’est ni sa mère, ni son médecin qui lui annonce, mais Jeff, son principal qui n’a aucun lien avec lui, hormis vouloir savoir comment il se douche. Bonjour la logique, il faut vraiment, apparemment, qu’on nous case Jeff dans TOUTES les intrigues et TOUTES les scènes. Heureusement qu’on a Anissa pour respirer un peu.

Anissa et les méchants. Lady Eve prévient Tobias que toute sa réputation repose sur le meurtre de Black Lightning quelques années plus tôt. Or, celui-ci n’est pas mort. Du coup, c’est la merde pour lui. Pour faire bonne figure, Tobias va tuer le médecin légiste qui lui avait affirmé la mort de Black Lightning, puis il appelle à l’aide sa « sœur », Tori… J’y mets des guillemets, parce qu’elle dit « brother », mais ça pourrait tout à fait faire référence à une fraternité plutôt qu’à un lien de parenté, surtout qu’ils ne se ressemblent pas du tout physiquement. Je sais bien qu’ils peuvent être adoptés ou demi-frère/sœur, mais bon, voilà, je signale un doute par les guillemets, et je vous l’explique, donc j’aurais pu me passer des guillemets. De rien.

A priori, cette Tori a l’air plutôt fun et un peu garce, ce qui devrait en faire une méchante plus intéressante que Tobias qui manque totalement de charisme à mon goût. Elle propose à son frère de trouver quelqu’un qui pourrait en vouloir à Black Lightning… C’est facile : Tobias décide d’aller manipuler Khalil, en payant ses factures d’hospitalisation et en lui faisant croire que tout est la faute de Black Lightning. Reste à voir ce qu’il fera exactement de Khalil par la suite, mais ça peut faire mauvaise presse au super-héros.

Bon, voilà, j’ai trouvé cet épisode hyper décousu au niveau de ces intrigues et pas vraiment bien mené. Je ne me suis pas forcément ennuyé, parce que ça partait dans tous les sens ; mais ça partait tellement dans tous les sens que je n’étais pas spécialement à fond non plus. Et puis, la baston pour la baston, ça continue de me donner l’impression de regarder Le flic de Shangaï. Je ne sais pas, je trouve que les scènes de combat sont là pour faire mumuse avec les effets spéciaux, mais ne servent à rien et n’ont aucun suspense. Cela me le fait parfois devant certaines séries Marvel, surtout sur Netflix, mais jamais à ce point (peut-être parce qu’ils ont plus de budget chez Marvel).

Bref, malgré de bons personnages, il y a un peu trop de défauts et ça m’embête, parce que j’aurais envie d’y mettre de meilleures notes, mais je n’accroche plus du tout au super-héros et de moins en moins à Jeff. Reste ses filles que j’aime beaucoup – et Lynn, qui commence à éveiller mes soupçons dans sa dernière scène, mais je ne saurais dire pourquoi.

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Les Bracelets rouges – S01E03-04

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur les épisodes 3 et 4 de l’adaptation française des Bracelets rouges.

03.jpgÉpisode 3 – 19/20
Va mourir plus loin.

C’est avec plaisir que mon lundi soir commence par Les Bracelets rouges. Cette série est tout bonnement géniale et les premiers épisodes n’étaient vraiment pas décevants.

Un nouveau matin débute à l’hôpital avec le réveil difficile de Sarah, les douleurs fantômes de Thomas et la tension moyenne de Roxane suite à un malaise. Son anorexie est enfin abordée par la série comme le problème médical qu’il représente, dans toute sa complexité psychologique.

Le réveil difficile de Sarah ? Oh, il enchaîne sur un arrêt cardiaque imprévu, alors même que Nathalie arrivait voir son fils. L’angoisse est totale, mais elle se réveille finalement. En tout cas, clairement, elle ne fait pas que de petits malaises, elle.

Le problème, c’est qu’il faut encore déterminer ce qu’elle a, parce que ce n’est pas un cancer, ni un virus. Après ce réveil catastrophique, la mère de Sarah, Karine, débarque à l’hôpital. Paniquée, elle se met à chercher sur internet ce que peut bien avoir sa fille, et ce n’est pas la meilleure des idées d’aller trainer sur internet. Le scénario n’hésite pas à traiter les longs moments d’attente à l’hôpital. C’est tout à fait réaliste, avec une attente qui accentue en plus les angoisses. Dans le genre, les parents de Sarah étaient maltraités cette semaine, mais ça permettait d’apprendre à les connaître également.

Clément est de nouveau en rééducation avec Victor, et cette fois il passe à sa première prothèse. Il s’inquiète aussi de Thomas, ses rendez-vous psy et ses douleurs fantômes.

Pour sa prothèse, il se retrouve à attendre dans un couloir, à côté de Sarah, qui est parfaitement odieuse avec lui. Elle lui propose carrément d’aller mourir ailleurs parce qu’ils ne sont pas du même monde. Cette scène était frappante d’un réalisme dérangeant, avec une Sarah sans filtre qui n’hésite pas à dire les pires horreurs. Et toute la force du personnage est de parvenir à être attachante malgré tout ça – si ce n’était pas encore le cas dans les deux premiers épisodes, ça marche à merveille dans celui-ci, ou son franc-parler la rend par moment marrante et où il est clair qu’il s’agit là d’une carapace. On peinait à le voir dans les épisodes de la semaine dernière, mais cette fois l’actrice maîtrise parfaitement le personnage et ça rend quelque chose de bien plus intéressant et réussi.

Après leurs examens médicaux, Sarah vole ses résultats et ceux de Clément. La scène est marrante à voir, avec une course poursuite pour les dossiers et un Clément qui la gagne haut la main malgré son fauteuil. Ou grâce à ça, au choix.

Les deux se retrouvent coincés dans un ascenseur, et le stress après autant d’exercice physique ne réussit pas à Sarah qui fait une crise d’angoisse. Clément l’aide à reprendre sa respiration, et les deux deviennent amis par la force des choses.

Ils finissent par ouvrir les enveloppes de leurs résultats. Si Sarah n’a pas d’infection cardiaque, Clément découvre donc dans cet ascenseur qu’il a des métastases réapparues. Comme dans toute bonne série qui se respecte, les scénaristes jouent avec les attentes des téléspectateurs avec cette inversion d’enveloppe, et ça fonctionne.

C’est d’autant plus injuste que Clément a révélé être amoureux de Roxane alors que celle-ci est en train de passer du bon temps avec Thomas. On y reviendra cela dit, mais la vie n’est pas cool avec lui.

Ils finissent par être libérés de l’ascenseur par Mehdi. D’ailleurs, ce dernier, comme Sarah grâce à l’ascenseur, rejoint officiellement le groupe des bracelets rouges en début d’épisode. Comme Nathalie galère à trouver vraiment sa place à l’hôpital, elle tente de l’aider à se lever. Pas encore blouse rose, elle fait déjà ce qu’elle ne doit surtout pas faire, aider un patient à sortir de sa chambre alors qu’il faut qu’il y reste.

L’infirmier, Lucien, la remet à sa place. Quant à l’entretien pour les blouses roses, il n’est pas si simple, car il met en avant les problèmes psychologiques qu’elle pourrait avoir suite à l’accident. Bref, des gens qui s’inquiètent pour elle quoi. Les choses empirent pour elle quand elle se fait recaler de son entretien. Elle pense plus aux autres qu’à elle, et c’est mal.

Pour en revenir à Mehdi, son intrigue principale consiste à éviter la police dans l’épisode, apportant encore une bonne dose d’humour à l’épisode, avant de virer au drame quand le docteur comprend qu’il a eu un trou noir alors qu’il conduisait, et non l’inverse.

Autrement dit, il a le droit lui aussi à une intrigue médicale plus complexe. Et à une scène pour se prendre la tête avec Sarah, forcément. Celle-ci ajoute donc un soupçon de racisme et beaucoup d’intolérance à la liste des défauts, mais son mode de défense finit par être attachant.

De son côté, Roxane refuse toujours de manger. Thomas accepte de l’aider à finir son assiette, ce qui est tout sauf une bonne idée, mais bon, ça leur permet de passer du temps ensemble.

Roxane continue de prendre en photo tout ce qui bouge, mais elle refuse catégoriquement d’être prise en photo. Même quand c’est le deal pour qu’il finisse son assiette, même après 30 minutes à le voir la jambe en l’air pour gérer sa douleur fantôme.

C’est bête, ils étaient pourtant mignons. Elle revient pour s’excuser après s’être engueulé. Suite aux compliments de Thomas sur sa beauté, elle accepte d’être prise en photo, mais avec lui. Comme on s’en doutait depuis deux épisodes, ça finit par un baiser tout craquant entre eux, alors qu’elle n’osait pas être sur la photo.

En fin d’épisode, Clément ne comprend pas la réapparition des métastases, dans son poumon cette fois, alors que tout allait bien dans sa vie. Il repart donc sur une chimiothérapie, mais il refuse d’en parler, forcément… sauf à Thomas, à qui il parle aussi de Roxane, alors même que Thomas vient de lui écrire une lettre qui permet enfin à Roxane d’envisager de manger. Ah, les triangles amoureux !

J’ai une fois de plus bien trop aimé cet épisode, qui m’a en plus réconcilié avec Sarah. Bien sûr, je savais que le personnage avait ses bons moments, mais la bonne surprise est de voir l’actrice réussir à gérer le moment de crise et la carapace de son personnage. Une amélioration qui permet à toutes les intrigues d’être prenantes – et une conclusion d’épisode qui résonne encore : « pas de pitié ». Voilà un pacte résolument positif, proposé par Clément, qui résume là aussi le message de la série. Avant d’être malades, ils sont avant tout des ados et ils vivent leur vie d’ados, avec des complications terrifiantes en plus. Des complications que les parents ne gèrent pas bien eux-mêmes. Des complications qui font l’intérêt de la série aussi, forcément.

04.jpgÉpisode 4 – 18/20
Je suis ici depuis assez longtemps pour savoir qu’on ne gagne pas à tous les coups.

L’épisode reprend sur Clément en pleine dépression avec sa troisième rechute et le retour de ses parents. Il refuse la chimio, qui n’a que 30% de chance de réussite. Lui veut sa prothèse, marcher et mourir. Et sa décision est prise, au désespoir de ses parents – et à vrai dire, de tous les téléspectateurs.

Les médecins restent confiants malgré tout, car ce n’est pas son tempérament d’abandonner le combat. Oui, alors certes, mais les parents de Clément sont quand même de bonnes compositions de se laisser dire tout ça alors que leur fils vient de balancer qu’il voulait mourir.

Victor propose de lui changer les idées, en l’emmenant à la plage. Il emmène également Thomas, allons savoir avec quel accord parental. Quant à Roxane, les yeux de Thomas sont assez expressifs pour que Victor comprenne que ce n’est pas une idée. Pourquoi pas.

Grâce à Thomas, Roxane a recommencé à manger, ce qui est une bonne chose, mais Thomas stresse pour Clément, et immanquablement pour lui au passage. Du coup, il est plus distant avec elle, surtout que Clément refuse que Roxane sache pour sa rechute. C’est bien pour ça que Thomas ne veut pas d’elle à la plage, car le secret et les quiproquos sont violents, là.

Mehdi, lui, commence l’épisode par jouer avec son infirmière, une scène du quotidien plutôt marrant qui se concentre sur le plâtre du patient alors qu’on a bien compris que sa condition de santé risquait d’être plus grave que ça. La série se centre tellement sur les ados qu’on finit par en oublier le personnel hospitalier, pourtant présent dans ces deux épisodes à plusieurs reprises, et toujours de manière très réaliste – en tout cas, aux yeux d’un patient qui a la chance de ne pas avoir fréquenté tant que ça les hôpitaux.

Il croise ensuite Sarah dans les couloirs, et celle-ci est toujours aussi chiante. Elle apprend de manière brutale à Mehdi que Clément a de nouveau un cancer, mais en même temps, elle vient aussi de manquer de tact avec les parents de Clément. Cette première rencontre ado/parent était très sympathique à voir, surtout que ça permettait de développer le personnage de Sarah, dont l’intrigue médicale est mise de côté pour un épisode.

Avec son bracelet, elle obtient toutefois l’approbation de Roxane, et donc de Mehdi, pour rester trouver une solution à la déprime de Clément refusant d’être soigné. Eh oui, Roxane apprend la situation de Clément par Sarah et Mehdi, c’est donc un secret de moins qui doit toutefois la laisser se sentir trahie par les garçons.

Le père de Thomas rend une visite surprise à son fils, pour mieux découvrir qu’il est à la plage. Il se retrouve coincé dans la chambre d’hôpital avec les parents de Clément, dont il ignore tout et avec qui il est assez odieux.

Il les retrouve à la cafétéria, mais cette fois, Sylvie, la mère, refuse de rester pour bavarder. Les deux pères sympathisent malgré tout, autour d’un petit whisky, puis d’un alcool fort de poire produit par le père de Clément. Ah la France ! Ils sont surpris par Sylvie, un peu énervée… qui veut bien un verre aussi. Ah la France ! Allez, c’était marrant de les voir se bourrer.

Pendant ce temps à la plage, les choses ne sont pas si évidentes surtout pour Thomas qui affrontent pour la première fois les regards en coin de tout le monde. Au bar, ça passe encore, mais au mini-golf, il ne supporte pas les blagues d’un bouffon (ce sont les mots de Thomas, pas les miens ; mais force est de constater qu’ils sont assez justes). Clément distingue trois groupes parmi les valides : ceux qui se fixent sur le handicap, ceux qui l’évitent du regard et ceux qui sont cons. C’est une réalité terrible, mais une réalité malgré tout. Que Thomas s’en énerve paraît on ne peut plus juste – surtout que la série prend son point de vue, et c’est oppressant. Que Clément reste si calme sur tout ça, en revanche, tient d’une force surhumaine.

Bien sûr, quand il y en a besoin, Victor n’est pas là. N’empêche que dans le fond, toutes ces scènes où Thomas et Clément sont confrontés à « la vie normale », loin de l’hôpital, sont une fois de plus parfaitement réussies et très justes. Je sais, je finis par me répéter dans ces critiques, mais je suis fan de la série et de son écriture, de son adaptation à la française réussie (dans les répliques, dans les références, dans les attitudes des personnages… c’est réussi, c’est tout, et chapeau bas aux scénaristes qui font redécouvrir l’histoire autrement).

Pour Clément et Thomas, ça finit en shoot d’adrénaline avec la descente en fauteuil qui a fait toutes les photos promo de la télé et une chute en fauteuil qui redonne l’envie de vivre. La baignade de Thomas et Clément a enfin lieu ensuite, avec images du générique aussi au passage. Cette baignade est un autre shoot de vie pure, qui fournit beaucoup d’oxygène aux personnages, à la réalisation qui n’est plus si sombre, à l’épisode.

Oh, ça ne dure pas, et dès qu’ils sortent de l’eau, c’est pour que Clément recommence à vomir et déprimer, malgré l’aide de Victor. L’amitié entre l’infirmier et le patient est très touchante. Cela fait quelques épisodes qu’on découvre la profondeur des liens unissant les deux personnages, et ça crève les yeux dans cet épisode.

En parallèle, Nathalie, sous-exploitée dans cet épisode (mais pas autant que Côme !) arrive à l’hôpital et croise une ancienne amie, déjà grand-mère. L’angoisse est totale – son amie a beau être désolée, on comprend bien qu’elle l’a totalement laissée tomber il y a bien longtemps et qu’elle n’a pas spécialement envie de reprendre contact, surtout après ce qui est arrivé à Côme. C’est pourtant elle qui initie le dialogue dans l’épisode, et la série prend donc le parti de continuer sa réflexion acerbe sur les réactions humaines face à la maladie et au handicap. J’ai trouvé très juste de prendre le temps de s’attarder sur le personnage de Nathalie, dont on a bien compris qu’elle n’était pas aidée par la culpabilité et par la société. C’en est dommage que ce soit traité si rapidement.

Nathalie croise ensuite le trio Sarah, Roxane, Mehdi en train d’organiser une soirée pour Clément, parce qu’il faut bien faire quelque chose pour lui redonner goût à la vie. Finalement, c’est à Nathalie qu’ils donnent l’occasion d’exprimer sa colère de la vie contre un pauvre distributeur de chips, avant qu’elle ne se fasse draguer au don du sang par Romain, un homme venu donner le sien.

La série propose un super duo Mehdi/Sarah, où cette dernière laisse retomber sa carapace et s’entend beaucoup trop bien avec lui, ce qui est sympa. Il cherche toujours à se faire décorer le plâtre, mais il n’a pas spécialement confiance en Sarah et son vernis. Tu m’étonnes.

Les parents de Thomas & Clément ont beau s’être alcoolisés, ils sont quand même rappelés à la réalité avec le retour de leurs fils. C’est l’occasion d’une bonne scène de réconciliations entre Thomas et son père, même si ce dernier reste une catastrophe incapable de regarder le moignon de son fils et obligé d’appeler sa femme pour rentrer chez lui, trop bourré pour conduire.

Thomas retourne dans sa chambre et déprime de savoir Clément refusant de se soigner. Il fait tout son possible pour le convaincre de changer d’avis, non par pitié, mais par envie de voir son ami vivre. C’est impeccablement écrit & joué, et après tout un épisode comme ça, il est difficile de ne pas être touché par cette très belle amitié.

Tout ceci mène à la fête finale de danse, qui permet à tous de passer de bons moments malgré les problèmes internes du triangle amoureux – incarné au mieux par Thomas, seul à savoir ce qu’il se passe. Si la fête est un peu longue en soi, il est sympa de les voir s’éclater et être des adolescents aussi, juste à côté de Côme. Clément s’isole malgré tout – quant à la fête, contrairement au premier épisode, on entend les personnages s’amuser et c’est tout de même à se demander si on a quelque chose d’écrit par les scénaristes ou une improvisation des acteurs tant ça passe bien à l’écran.

Après la fête, Sarah finit par s’occuper de décorer les plâtres de Mehdi, les rapprochant encore alors que nous ne savons rien des vrais problèmes médicaux de ces deux-là, toujours pas développés. On ne peut pas en dire autant des personnages, surtout de Sarah qui transcende l’épisode avec son caractère permettant d’obtenir une sono pour la fête. Comme je le disais plus haut, elle en devient terriblement attachante avec son franc-parler dévoilant finalement une sensibilité très juste. Je regrette juste que le scénario ne développe pas plus sa vie scolaire, car il y aurait de quoi faire aussi… peut-être plus tard. Thomas largue quant à lui Roxane sans lui donner d’explications, et on peut dire adieu à ses progrès médicaux cette fois.

Bref, le scénario est impeccable, liant les problèmes médicaux des personnages à leurs maladies également. Difficile d’en attendre plus de la série qui parvient parfaitement à maîtriser les différentes doses d’émotion dans un équilibre difficile à trouver. Certes, ils peuvent compter sur l’histoire vraie dont est inspirée la série, ou sur tout un tas d’adaptations télévisées, pour y parvenir ; mais d’autres s’y sont cassées les dents avant, et ce n’est clairement pas le cas des Bracelets rouges version française. Vivement la semaine prochaine !

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