NCIS Hawai’i – S02E09

Épisode 9 – Desperate Measures – 15/20
Bien que l’épisode parvienne une nouvelle fois à se débrouiller sans un de ses personnages principaux, son absence se fait tout de même sentir en raison de ce qu’elle apporte habituellement en humour et en scènes d’action. De manière plus générale, cet épisode donne une nouvelle profondeur à un autre personnage, pour le rendre plus indispensable je pense, mais laisse encore beaucoup de place à l’amélioration en ce qui concerne la gestion de la trame narrative.

Spoilers

Carla Chase est kidnappée pour une autopsie clandestine.

Dans cet épisode, les scénaristes se concentrent sur Carla Chase, la médecin légiste du NCIS, en explorant davantage son personnage et en la transformant l’air de rien en une véritable membre de l’équipe. Une fois la pub très lourde et visible pour Alexa passée (surtout visible parce que c’était pareil dans la série-mère juste avant), la situation de kidnapping par un Marine qui a besoin de ses compétences pour prouver son innocence dans un meurtre d’une agent de la DEA était sympathique…

Dans l’ensemble, les scénaristes sont en train de donner plus de profondeur à ce personnage, ce qui a mené à sa relation étroite avec Ernie. Si j’approuve de la voir avec un rôle davantage crucial au sein de l’équipe (encore que, ni Jesse, ni Kai ne semblent si inquiets que ça), je trouve l’amitié entre ces personnages étonnantes – comme les autres personnages finalement. Déjà qu’Ernie fasse du yoga, ça me paraissait étrange, mais qu’en plus il en fasse avec elle et qu’ils passent beaucoup de temps ensemble… d’où ça sort ?

Ils ont des caractères de marginaux, certes, et sont bizarres tous les deux, d’accord… de là à nous les laisser meilleurs amis comme le suggère la scène finale alors qu’en deux ans, on les a peu vus à l’écran ensemble, c’est bizarre. Et redondant par rapport à Kasie/Jimmy, d’ailleurs. De plus, bien que Jane ait pris beaucoup de place dans l’épisode en négociant son échange dans la prise d’otages, il aurait été bien d’avoir une scène entre Jane et Carla en fin d’épisode pour renforcer leur relation déjà établie il me semble, plutôt que de nous fournir du Ernie/Carla sortant de nulle pas.

En ce qui concerne le tout récent fil rouge de la série, Kai a discuté avec son père à propos du blanchiment d’argent. Il est clair que cette histoire ne sera pas résolue aussi facilement que le prétend son père. De plus, le cliffhanger de l’épisode précédent avec Jane étant super énervée a été complètement mis de côté dans cet épisode.

Autrement, le conflit entre agences était redondant et n’a pas vraiment justifié le rôle de Kate dans la série, ce qui finit par être un vrai running gag dans mes critiques. Je trouve ça marrant de voir les scénaristes galérer autant à justifier sa présence à chaque fois. Transférez-la au NCIS, ça sera bien plus logique. Je sais qu’elle est leur agent de liaison, mais quand on compare au reste de la franchise qui évite toujours soigneusement le FBI, c’est amusant.

Enfin, il faut mentionner plus explicitement que dans mon introduction que l’épisode a fonctionné sans la présence de Lucy, mais son absence est beaucoup trop remarquée. Lucy apportait un humour que Carla ou Ernie n’étaient pas en mesure de fournir de la même manière, et la série semble manquer de scènes d’action sans elle. J’ai certes aimé voir Kate amener des snacks à Ernie, comme Lucy le fait, surtout que Kate est toujours dans son trip healthy, mais elle n’a vraiment rien à faire là, c’est fou, et ça n’a fait que souligner à quel point Lucy est cruciale. Pas comme Carla, même s’ils tentent de nous montrer le contraire.

NCIS – S20E09

Épisode 9 – Higher Education – 14/20
Une fois n’est pas coutume, avoir un épisode centré sur McGee et Delilah était une bonne chose, mais il y avait de nombreux éléments qui n’ont pas fonctionné. L’enquête était prévisible et la crise de couple n’était pas forcément passionnante, même si dans l’ensemble, ça permettait de proposer un épisode classique pour la série. Vitesse de croisière, quoi, on est sur un épisode divertissant et sans prise de tête.

Spoilers

L’équipe d’agents enquête sur un étudiant de Delilah qui s’est retrouvé lié à un complot qui l’a complètement dépassé.

C’est un épisode centré sur McGee et Delilah qui a ses hauts et ses bas. Tout d’abord, le fait d’avoir un épisode centré sur ces deux personnages est une bonne chose, car j’apprécie beaucoup Delilah et qu’elle apporte toujours un plus quand elle est là. Les scénaristes le savent et le soulignent d’ailleurs dans l’épisode, par l’intermédiaire de Kasie.

Cependant, le cas de la semaine n’était pas exceptionnellement passionnant. On a vu un militaire se déshabiller en pleine rue avant d’être tué, ce qui était surprenant mais pas révolutionnaire. Le militaire mort était un étudiant de Delilah, ce qui s’est avéré être une situation intéressante, d’accord, mais pas non plus complètement surprenante : le début nous parlait de McGee en tant qu’écrivain, alors on se doutait que ça allait tourner autour de lui à un moment ou un autre dans l’épisode.

Delilah a révélé être drôlement cachotière avec Tim, ce qui était un peu décevant pour le couple qui se dit tout, mais ça passe puisque la crise de couple est vite évacuée sans que ça ne soit un truc à gérer par la suite. J’imagine que les scénaristes n’avaient pas envie de s’emmerder avec ça.

L’enquête était fluide mais prévisible, ce qui était un peu décevant. On savait de loin que l’assistante insupportable de Delilah ne serait pas clean. Cependant, j’ai eu du mal à accepter qu’un étudiant puisse être capable de craquer les plus grandes agences gouvernementales et de mettre au point une clé réseau capable de détruire les plus grandes sécurités. Inutile de préciser que Delilah qui est capable d’en créer une encore plus forte est ridicule, mais super prévisible à la fois.

Je trouve aussi complètement perché de nous assurer que l’assistante est une agent d’un pays étranger, tout comme un des membres de la fraternité là. Toujours plus. Cela permettait des bons gags sur la vieillesse supposée de Nick et Jess, mais bon, c’est trop. De plus, à la fin, j’étais sûr que le colocataire était en train de tricher pour ses examens. Même si je ne pensais pas qu’il changerait ses notes, l’idée était la même.

Autrement, cet épisode – et celui de NCIS Hawai’i diffusé le même soir – était une publicité pour Alexa, ce qui n’était pas subtil du tout avec Kasie y revenant par deux fois. On le voit d’ici le contrat… Enfin, c’était agréable de voir les scénaristes réintégrer le fait que McGee est auteur, ce qui a apporté un peu d’humour et de personnel à l’épisode. C’était incroyable que Jessica ne soit pas au courant de cette information, car elle est agent du NCIS depuis longtemps et il me semble peu probable que personne n’en parle en-dehors de l’équipe A… mais bon, j’imagine que ça faisait des gags faciles, et on sait qu’ils en sont friands ces scénaristes !

Bref, comme d’habitude, l’épisode remplit son rôle de divertissement, mais… je ne vais pas en garder un souvenir très vif. C’est parfait pour occuper pendant que les patates de la raclette cuisent, mais c’est tout.

The Watchful Eye – S01E03

Épisode 3 – The Nanny Who Knew Too Much – 17/20
La série est toujours entraînante, avec plein d’intrigues à suivre en parallèle. Il se passe en un épisode l’équivalent de deux épisodes de certaines autres séries, mais sans pour autant qu’on ne subisse l’effet Riverdale : ici, on ne tombe pas dans le cliché ou le ridicule. Les mystères sont intrigants et nous posent plein de questions, ça donne donc envie de revenir. Cela faisait un moment qu’une série ne me donnait pas autant envie d’enchaîner sur l’épisode suivant. Dommage qu’il ne soit pas pour tout de suite.

Spoilers

Tory et son mari s’en vont pour un court voyage, Roman arrive au Greybourne.

One’s for work and the other one is for… Candy Crush.

J’ai envie de dire que j’ai tellement aimé les premiers épisodes que j’avais trop hâte de voir la suite, mais la vérité, c’est que j’ai quand même quelques jours de retard sur la diffusion. Je n’arrive pas encore à tenir tout à fait mon espoir d’un retour à « un épisode par jour minimum ». Ce n’est pas si grave, en vrai, la série m’attend bien sagement. En plus, celle-ci propose des résumés intéressants qui font bien le tour de chaque intrigue.

Bref, l’épisode reprend sur un nouveau cauchemar d’Elena. Cette fois, cependant, elle n’a pas pris de drogue : quand elle se retrouve à parler avec Jocelyn, ce n’est donc absolument pas normal. Jocelyn lui explique qu’elle avait du mal à dormir sur place, elle aussi, se sentant étouffée avec une seule issue : la fenêtre.

Bon, Jocelyn est dépressive, super, mais le vrai moment flippant, c’est qu’Elena se retrouve elle aussi à s’étouffer, littéralement. Elle finit par se réveiller de son cauchemar, mais est tellement flippée qu’elle a clairement envie de se barrer de l’immeuble. Ce n’est pas si simple : elle est là pour une bonne raison, et elle a un contrat à finir. Son petit-ami détestable le lui rappelle donc, la rassurant au plus mal qu’il peut.

De retour à Greybourne, Elena rencontre Roman, qui est là pour remplacer le portier mort. Il arrive avec un zèle que je considère presque mystérieux : il veut absolument aider Tory à porter ses valises (certes, c’est son job, mais de là à courir ?) et empêche Elena de contempler le tableau du hall. Elena résume bien les choses : elle trouve qu’il en fait trop – et c’est vrai.

Elle s’en confie à Ginny quand elle monte à l’étage et qu’elle tombe sur elle. Ce qui est intéressant, c’est que la série a beau être mal montée quand il est question des figurants dans la rue, la production fait attention à d’autres éléments un peu plus crédibles. Ainsi, Elena se retrouve avec de sacrés cernes quand elle parle avec Ginny de ses cauchemars.

Bon, cela ne l’empêche pas de mener à bien sa journée de boulot quand même. Je me demande à quelle heure elle se lève le matin pour avoir le temps d’autant de conversations avant de commencer la journée pour s’occuper d’un enfant. Et de son père, on ne va pas se mentir. Elle lui fait sa cravate, là, toute mignonne hein, mais on sait vers quel triangle amoureux on va vouloir nous diriger après. Je ne fais absolument pas confiance à Matthew, du coup.

Elena s’occupe aussi de Jasper, l’emmenant au parc. Comme d’habitude, sa journée est hyper chargée malgré tout : cela complique ma critique parce que ça va trop vite, vraiment. Donc, commençons par le commencement : avant même d’aller au parc, Elena tombe sur D’Arcy dans le hall. Ses parents ne sont pas là, elle a des films à voir comme devoirs (sympa comme devoirs) et Elena en profite aussitôt pour organiser un rencard D’Arcy/Elliott. Bon, il faudra qu’elle chaperonne quand même – mais c’est totalement son plan : elle veut pouvoir fouiller l’appartement tranquillement, espérant y trouver un indice pour le rubis. Toujours une idée derrière la tête cette Elena, décidément.

Une fois au parc, Elena reçoit un appel imprévu de sa mère : ainsi donc sa mère a été capable de récupérer son numéro depuis la prison, et elle s’en sert pour menacer sa fille plus qu’autre chose. En vrai, elle a besoin d’une lettre de sa part pour aider à sa libération et elle compte bien l’obtenir par tous les moyens possibles. Elena lui raccroche au nez et passe le reste de la journée à essayer de contacter Scott pour le mettre sur le coup.

Quand elle l’a, il continue d’ignorer tout ce qu’elle lui dit, et c’est insupportable à force de la voir avec un mec s’occupant si peu d’elle. Franchement, même Ginny qu’elle vient juste de rencontrer en fait plus pour elle : elle organise une soirée avec les autres nourrices. Alex et Kim débarquent ainsi à Greybourne, sans crier gare, pour aider Elena à faire face à sa chambre de bonne hantée. Oui, Ginny raconte tout à tout le monde.

Le pauvre Elliott se retrouve donc seul avec D’Arcy, alors qu’il est tout stressé (au point de demander comment s’habiller à Elena, oui). Cela dit, il n’est pas tout à fait seul : quand il débarque, c’est pour mieux découvrir que Bennett a organisé une fête dans l’appartement. Greybourne est un vieil immeuble, mais il est sacrément bien isolé apparemment.

Toujours est-il que la tournure des événements arrange bien Elliott : au lieu de se retrouver chaperonné, il se retrouve seul dans la chambre de D’Arcy. Il envoie donc bouler Elena par SMS quand elle lui demande s’il a besoin d’elle (avec un de ses deux portables, Alex a l’œil et Elena sait mentir… mais pas si bien ?) ; profitant du moment présent avec D’Arcy. L’alchimie entre eux est palpable, elle lui montre ses bijoux de famille (non, vraiment, une montre, hein) et… finit par l’embrasser. Eh, mais ça va me faire un point de Bingo, ça. Il faudrait que je commence à me concentrer sur la nouvelle grille.

En parallèle de tout ça, Elena doit donc gérer Ginny, Alex et Kim dans sa petite chambre. Contre toute attente, James les rejoint alors : invité par Kim, il explique à Elena qu’il a aimé la rencontrer et passer du temps avec elle, même s’il a fuit du bar dans l’épisode précédent. Il en profite aussi pour s’excuser auprès d’Elena – dans le couloir ? Elle n’est jamais que chez elle – et lui expliquer qu’il a signé un contrat lui interdisant de parler de ce qu’il s’est passé.

Humph, voilà qui est étrange. Ils sont interrompus par Kim qui souhaite faire le tour de l’appartement avec de la sauge (je crois ?) – en tout cas, avec de quoi purifier l’appartement. Je ne suis pas sûr que ce soit super efficace, parce que ça donne juste une apparition supplémentaire de Jocelyn, dans le couloir. Il n’y a qu’Elena pour la voir, cependant. La soirée reste bizarre pour Elena : elle se retrouve clairement à être la cinquième roue du carrosse, comme on dit. Alex se jette aussi littéralement que possible sur James, Ginny et Kim flirtent aussi ensemble…

Cela ne laisse plus d’autre choix à Elena que de se rendre chez Tory pour voir où en sont D’Arcy et Elliott. Ils ont eu le temps de s’embrasser, mais ont été interrompus par Bennett expliquant que ses parents étaient sur le point de débarquer. C’est la panique pour tous les ados, bien contents de tomber sur Elena.

Bennett se précipite dans le hall pour expliquer à Roman la situation. Ils ont une heure pour ranger tout l’appartement et faire fuir tout le monde. Ce n’est pas gagné. Pourtant, la situation est sous contrôle, grâce à l’aide de Roman, certes, mais aussi d’Elena, Kim, James, Ginny et Alex. C’est bien pratique, tout de même, d’avoir autant de gens dispos pour les aider à tout ranger.

Tout est donc bien qui finit bien, surtout pour James et Alex hors écran – tandis que Kim et Ginny se contentent de continuer le flirt devant Elena. Elena aussi est servie par la situation : elle peut fouiller tranquillement l’appartement de Tory, tombant sur un vieux prospectus de Greybourne. La photo nous montre un acteur suffisamment connu pour qu’on sache qu’un fantôme de plus hantera bientôt Elena…

En attendant, Tory rentre dans un appartement impeccable, mais râle tout de même de voir sa bougie parfumée allumée, alors qu’elle est uniquement là pour être vue, en théorie. En pratique, Kim pensait bien faire en l’allumant pour cacher les odeurs de drogue – non parce que tout le monde s’est drogué, clairement, quand on voit l’attitude d’Elliott. Sinon, il ne faut pas oublier non plus un échange entre D’Arcy et Elena, à propos du père un peu trop dragueur de la première.

Elena se retrouve également tranquille pour examiner de plus près le tableau dans le hall, puisque Roman est occupé à faire disparaître les derniers invités de Bennett. C’est une bonne chose : elle trouve ainsi une clé cachée dans l’armature du cadre. La clé ouvre un coffre dans l’appartement de Greybourne, au sous-sol.

Elle était sure d’y trouver le fameux rubis, mais c’est un échec : elle y récupère seulement la correspondance de Greybourne et… Otis. Je n’ai pas trop suivi ce qu’il en était pour l’instant, j’avoue, mais il y a aussi des actes de propriété et des avis de banqueroute. Clairement, il y a une histoire à fouiller et des indices à élucider. Pourtant, si Elena est à fond dedans, se disant aussi qu’elle pourrait résoudre le meurtre de Jocelyn qui continue de la harceler (à coup de sanglots derrière la porte, de coups et d’ombres qui pourchassent Elena dans le couloir), Scott, qui est policier, est insupportable.

Il ne comprend pas pourquoi Elena passe autant de temps sur les lettres, persuadé qu’elle ne trouvera rien d’intéressant dans ces lettres inutiles. En plus d’être insupportable, il est donc sacrément con – et il pourrit aussi Elena concernant sa mère. Cela fait beaucoup pour une seule personne : Elena s’en rend ENFIN compte et le plante. Bon, pas définitivement, j’imagine.

Alors qu’elle rentre au Greybourne, Elena reçoit contre toute attente un SMS de… Morgan ! L’ancienne nourrice de Jasper a été mise au courant qu’Elena se renseignait sur elle par l’intermédiaire de James ; et elle souhaite lui venir en aide. Elles ont ainsi rendez-vous le samedi suivant, mais j’imagine que ce sera pour l’épisode suivant, nous concernant.

Il commence à s’être passé plein de choses tout de même, on doit avoir fait le tour de l’épisode, non ? Eh bien, non, pas encore. Il nous faut encore une scène où Tory se rend compte que quelqu’un a fouillé son appartement (euh franchement Elena, laisser la clé sur un tiroir ouvert ??) et une où Bennett vient draguer Roman. Ben tiens.

Dommage pour elle, elle ne sait pas encore que Roman est infiltré là par… Elena elle-même. OK, je ne l’ai pas vu venir. Je me doutais bien que Roman n’était pas là par hasard et il attisait ma curiosité à trop venir en aide à Bennett et à tout surveiller comme ça, mais de là à ce qu’il soit un pote d’Elena, ils m’ont roulé ces scénaristes. Il est prêt à tout pour Elena, parce que son père à elle lui a sauvé la vie, apparemment. Pour autant, ça ne semblait pas excessif ou trop ridicule comme retournement de situation.

J’aime bien l’idée, ça mènera à plus de quiproquos et secrets entre tous les personnages comme ça. Et en attendant, on nous laisse sur un autre cliffhanger : Elena est désormais sûre de pouvoir retrouver la trace du rubis en s’intéressant aux boss de Ginny, apparemment liés à Otis Winthrop, si j’ai tout bien entendu aux dernières répliques (oui, j’ai vu sans sous-titres, on fait ce qu’on peut, déjà j’ai retenu les prénoms de tous les personnages, c’est pas mal, non ?).

Wolf Pack – S01E03

Épisode 3 – Origin Point – 13/20
La série continue à sa vitesse de croisière, qu’elle a finalement réussi à trouver. Les personnages ne sont pas les couteux les plus affutés du tiroir, si je puis dire, mais dans l’ensemble, ça se regarde. Bon, ça fait un peu mal aux yeux quand il y a des effets spéciaux, je reconnais, sauf qu’ils le savent désormais et semblent vouloir les contourner. Dans l’ensemble, on se retrouve donc avec un divertissement qui fonctionne bien et quelques mystères dont j’ai hâte de voir la résolution, juste pour savoir si j’ai raison ou non. Dans les deux cas, je serais déçu, en plus, mais je veux savoir quand même.

Spoilers

Ramsey interroge les quatre adolescents. Enfin, elle essaie. La meute commence à bien se connaître, enfin.

First of all, they’re teenagers. All they do is lie.

C’est marrant, j’ai l’impression que l’on perd cinq minutes à chaque épisode… non ? C’est bien, la saison va passer plus vite comme ça, et c’est clairement ce que l’on veut vu la qualité moyenne de l’ensemble. Cet épisode 3 commence par une bande de jeunes s’infiltrant par effraction dans un bâtiment de nuit. On ne les connaît pas à l’avance, mais l’ambiance musicale nous fait bien comprendre qu’ils n’ont pas le droit d’être là.

Et ils feraient mieux de ne pas l’être, en fait : ils grimpent sur un échafaudage pour avoir une meilleure vue de l’incendie… et on s’en passerait ! Les effets spéciaux ne sont vraiment pas de qualité pour une série de cette envergure. C’est triste d’être en 2023 et de vouloir proposer une série ambitieuse sans le budget qui va avec. Et difficile d’avoir le budget qui va avec quand l’ambition est de faire un teen show, je crois.

Parmi les jeunes de la première scène, il y a une idiote qui veut absolument prendre des selfies et se met clairement en danger – et il s’agit de Phoebe, vue dans le premier épisode. Au passage, elle nous apprend tout de même qu’elle a sa théorie sur la personne ayant lancé l’incendie. Elle imagine que ça vient de Blake, pour toutes les mauvaises raisons possibles. Elle en parle en toute liberté, sans même se rendre compte qu’elle est espionnée par un loup, en-dessous dans l’échafaudage. Ce n’était ni subtil, ni discret pourtant.

La série tente ensuite une sorte de plan pour nous faire flipper, mais ça fonctionnerait tellement mieux s’il n’y avait pas des ombres ridicules et un trou dans le sol que les adolescents ignorent volontairement. Ils finissent par se faire arrêter par les flics, mais tout ça ne fait qu’augmenter mes soupçons envers Ramsay, franchement.

Pourtant après le générique, on retrouve justement Ramsey dans une voiture de police, mais avec nos quatre héros de la série. Enfin, héros, le nom est trop grand pour eux, je crois. Ramsey assure à nos adolescents qu’elle ne les arrête pas et qu’elle souhaite simplement leur poser quelques questions.

Cela n’empêche absolument pas Everett de nous faire une crise d’angoisse. Heureusement pour lui, Blake pense à tout et lui donne un antistress qui parvient à le calmer. J’ai tellement ri devant la scène : c’était sacrément ridicule de voir Luna et Harlan regarder tout ça comme si c’était merveilleux et incroyable… C’est juste une ado qui réconforte son crush du moment, quoi.

Ramsey emmène finalement les ados, en compagnie de son collègue insupportable, jusqu’au commissariat… mais il y a une telle foule à cause de l’incendie que ça ressemblait plus à un gymnase pour les premiers secours et les abris, hein. Bon, c’est un bâtiment public on va dire. Harlan essaie de collecter autant d’informations que possible grâce à sa super ouïe, ce qui permet d’en savoir un peu plus sur les ados du début d’épisode, tandis que Luna effraie un cheval, parce qu’elle est un loup. Evidemment.

Franchement, la série oublie de faire dans la subtilité. Elle oublie aussi de le faire quand Blake demande à Phoebe ce qu’elle a bien pu raconter aux flics et les raisons de leur présence sur place. La raison ? Eh bien, l’enquête sur l’incendie, justement. Les quatre personnages principaux tentent de se mettre d’accord sur ce qu’ils pourront bien raconter aux enquêteurs, mais comme Everett insiste pour dire qu’il ne fume pas, ils n’ont même pas à un alibi commun bidon à donner.

On commence par l’interrogatoire d’Everett, qui ne s’intéresse pas qu’à l’incendie. Après tout, Connor a disparu, c’est inquiétant aussi. C’est suffisamment inquiétant pour qu’on oublie, pendant le tournage et la post-prod d’ajouter un peu de lumière. L’accentuation du bleu, ça devient lassant. Pendant qu’Everett essaie de détourner l’attention de Connor, Harlan se met à écouter l’interrogatoire d’Everett par Ramsey.

L’avantage, c’est qu’il s’énerve de la stupidité d’Everett… ce qui leur permet de se rendre compte qu’ils sont capables de s’entendre parler les uns les autres. Les règles de cette télépathie nouvelle n’est pas bien claire, mais les quatre ados s’entendent parler. Le truc, c’est que ce n’est pas discret : Harlan est vite grillé par un flic à parler tout seul. Luna et Blake, elles, se contentent d’écouter Everett s’enfoncer en permanence, demandant une enquête sur Connor, puis un avocat.

C’est exactement ce que les autres lui avaient demandé de ne pas faire… mais c’est aussi un des premiers réflexes de Harlan. Allez savoir pourquoi. L’avantage, c’est que Garrett débarque à peu près au même moment, lui permettant d’éviter un problème supplémentaire pour son fils. Puis pour Luna. Puis pour tout le monde, en fait.

En effet, Luna lui demande de venir en aide à Blake et Everett, parce qu’ils sont comme eux. Ramsey n’a donc pas le choix de les aider à quitter la surveillance infernale de Ramsey et de ses sbires. Ah, Buffy, je ne te fais pas confiance, tu caches quelque chose et ça se voit. Ses sbires, eux, sont tous plus insupportables et violents les uns que les autres. De vrais policiers bien clichés, quoi. Ramsey les force à rester dans les rangs, mais ça ne leur fait pas plaisir, du tout.

Pendant ce temps, Blake et Everett sont ramenés chez Garrett. Ce dernier souhaite parler avant tout à ses enfants, et ça permet de se rendre compte qu’il n’est pas en si bonne santé que ça. Il s’inquiète surtout pour ses enfants adoptifs, forcément. Comme d’habitude, Luna est celle qui fait avancer les choses en racontant tout ce qu’elle sait à Garrett, pendant que son frère préfère se taire et ne rien dire. Il faut dire aussi qu’il n’a pas envie de le faire : ce serait reconnaître qu’il fait partie d’une meute désormais.

Ce qui inquiète Garrett est précisément cette meute : il a peur que les deux nouveaux ne gèrent pas bien la transformation en loup-garou et ne deviennent violents – au point de tuer des victimes. Rien ne lui garantie que ses enfants ne feront pas de même. Cela n’arrive à convaincre personne sauf lui, en vrai, mais bon, on va faire comme si.

Pendant que Garrett s’inquiète, Blake fantasme et espère qu’Everett l’embrasse, avant de se confier sur le coup de téléphone flippant qu’elle a reçue. Elle se dit qu’il n’était peut-être pas pour elle, mais pour ses parents. Après tout, elle est devenue dangereuse, c’est vrai. Ce n’est pas la seule à le penser.

En parallèle de tout ça, Phoebe se retrouve avec un pneu crevé – très clairement par un loup-garou, je pense. Elle ne le sait pas encore, cependant, et le stress monte quand un deuxième pneu est crevé. Puis, un troisième. Heureusement qu’elle est au téléphone avec son père pour lui raconter tout ce qu’il se passe dès le départ, non ? Ben non, elle en dit le moins possible. Rah, c’est frustrant.

Phoebe soupçonne en tout cas Blake d’être responsable de tout ça et le fait savoir en téléphonant à… Harlan. Ils ne sont même pas censés être amis, sérieusement ? Le raccourci est vraiment trop gros, mais il ne s’arrête pas là : Harlan a aussi couché avec le petit-ami de Phoebe, chez elle, ce qui fait qu’il a son adresse. Cela permet à son père d’avoir une adresse à aller surveiller, pour vérifier si elle est toujours en vie.

Je ne vois pas bien pourquoi il fait ça, mais il le fait en tout cas. Il laisse ainsi Harlan, Blake, Everett et Luna seuls. Il était temps : les quatre héros peuvent ainsi parler et chercher à comprendre les pouvoirs qu’ils ont désormais. Ce n’est pas grandiose, mais ça nous fait un bon résumé : Harlan entend de loin, Luna sent de loin, Blake peut courir vite et Everett a une super force. Ils espèrent un temps pouvoir partager ces super-pouvoirs, comme au commissariat, mais leur test est rapidement un fail.

Peut-être que les pouvoirs de la meute s’activent quand ils sont en danger ? Ce n’est pas bien clair, mais en tout cas, ils ont tous le super sens de se savoir en danger quand un flic, Trent, débarque pour les interroger. Encore. Harlan finit par accepter de parler au flic, mais il demande tout de même à Everett et Blake de se cacher.

C’est l’occasion pour Everett de fantasmer à son tour pour Blake (le pouvoir de la lune, paraît-il) et pour le flic d’agresser à nouveau Harlan. C’est une méthode comme une autre pour interroger un adolescent, on va dire, mais vu le style de la série, ça ressemblait plus à un début de film porno, à nouveau. C’est peut-être parce que c’est Harlan, allez savoir. En attendant, ce porno tourne très mal pour le flic : il est dégommé par le loup-garou qui en a après nos héros.

Harlan se précipite donc chez lui et retrouve Luna, au téléphone avec Garret. Ce dernier leur indique, tout en faisant demi-tour, où aller chercher un flingue utile pour eux. C’est très bien tout ça, mais les deux ados en oublient de mettre à l’abri Everett et Blake. Ces deux derniers envisagent alors de fuir de la maison en étant ni vus ni connus.

C’est sans compter sur le coup de téléphone qu’ils reçoivent à nouveau d’une voix inconnue leur assurant qu’ils ne doivent pas quitter la maison avant que la pleine lune ne soit terminée. Même s’ils sont censés mourir avant la fin de la pleine lune, ils ont tendance à écouter cette voix mystérieuse et trafiquée. Malgré tout, moi, j’entends Sarah Michelle Gellar.

Pendant qu’ils restent à l’abri, le pauvre flic est attaqué par le loup qui n’y va pas de main morte avec lui. Le karma, vous me direz. Le flic se fait donc tuer et la série, n’ayant toujours pas le budget, fait le choix malin des gros plans ne permettant pas de tout voir. C’est une bonne chose. En parallèle, Harlan et Luna trouvent le fusil de leur père… pour mieux se rendre compte qu’il a des balles en argent. AH. Les enjeux sont tout de suite différents, mais on s’en doutait. On notera que Luna continue d’avoir une relation spéciale avec les chevaux, ça aura sûrement son importance plus tard dans la série.

En attendant, Blake est complètement stupide et décide de sortir de la maison, attirant Everett à sa suite. Les deux adolescents se retrouvent ainsi confrontés au loup-garou qui menaçait la maison… et que la série fait à nouveau le choix de ne pas montrer de trop près. Ce pourrait être un choix malin… si l’acteur incarnant Everett était un peu plus doué. Il surjoue trop la peur pour que je ne sois pas un peu sorti de l’épisode, franchement.

Finalement, Everett a la chance de survivre : Harlan débarque à temps pour tirer sur le loup, qui s’enfuit. Selon Luna, il le fait parce qu’ils sont tous connectés les uns aux autres : ils font partie de la même meute. Garret réussit à rentrer chez lui et est soulagé de voir ses enfants en bonne santé… jusqu’à ce qu’ils le confrontent sur ses balles en argent.

Il reconnaît les avoir fabriquées… et avoir envisagé de tuer ses enfants. Moui. Dis que c’était pour les protéger, bouffon ! Ce serait plus simple, non ?