You’re the Worst – S05E01

Épisode 1 – The Intransigence of Love – 15/20
Plus tard dans la saison, j’aurais probablement écrit de cet épisode qu’il était absolument génial et brillant. Seulement, nous ne sommes pas plus tard et pour une reprise, c’était trop long à mettre en place, voir ennuyeux par moment. C’est franchement dommage car la fin remonte totalement le niveau et nous rappelle que la série sait se montrer brillante. C’est le cas dans cet épisode, il est brillant… mais ce n’est pas génial pour une reprise après un an d’absence à l’écran.

Saison 5


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Do you think it’s because we don’t have a love story ?

La saison commence au cœur des années 90 dans un magasin où nous suivons deux vendeurs de VHS et albums qui sont en désaccord profond : l’un veut vendre un peu de tout et l’autre en a marre de se contenter de vendre uniquement les dernières sorties. Alors disons-le tout de suite, ce n’est pas parce qu’il y a un grand carton du film Buffy qu’ils arrivent à me convaincre que ça va être bien. Sans le générique, j’aurais fini par me dire que je n’étais pas sur le bon épisode, et pourtant si.

Après celui-ci, on retrouve le vendeur hipster avant l’heure qui est ravi d’enfin vendre la sélection de cassettes qu’il a fait de films à voir, qui s’inspire de la liste d’un prof de fac. Bon, pourquoi pas, j’aime bien les épisodes qui prennent un peu par surprise, mais ça s’annonce long : l’idée est de suivre la romance qui va s’instaurer entre ce personnage et l’acheteuse qui lui demande trouver un film totalement introuvable pour prendre un verre avec lui.

Heureusement, son collègue est capable de hacker l’internet, ce qui me fait au moins un point de Bingo. Les scénaristes partent dans un grand délire de réalité virtuelle où le personnage finit par dérober le film à un français, mais ça n’a plus ni sens ni cohérence, parce qu’il retire son casque de réalité virtuelle et se retrouve avec la VHS en main. Bien sûr, bien sûr. Il a au moins le film « The Intransigeance of Love » qu’il cherchait.

On enchaîne avec la mort de la Diana qui est l’occasion pour Jake, le vendeur dépressif, de retrouver la fille qu’il souhaite emmener boire un verre. La rencontre se passe extrêmement bien, malgré la circonstance étrange, mais est interrompue par un pote (ou le copain ?) de la nana qui n’est qu’un gros con avec Jake et son collègue, Greg. Ce n’est vraiment pas passionnant et ça accentue la dépression de Jake qui se retrouve à attendre encore et encore le passage de la nana pour regarder avec « The Intransigeance of Love ».

Elle met beaucoup, beaucoup de temps à le faire, mais quand elle vient, il cède immédiatement. C’est une nuit de pluie tout ce qu’il y a de plus cliché, il est question d’amour et rapidement, ils font l’amour et couchent ensemble. Après ça, elle se réveille affamée au milieu de la nuit et se dirige vers le comptoir du magasin. À la porte, elle aperçoit son mec qui vient s’excuser et hop, elle abandonne Jake.

Plus de la moitié de l’épisode est passée pour nous montrer ça, ce qui aurait pu tenir en quatre ou cinq minutes franchement.

Même si on aperçoit Gretchen et Jimmy nous expliquer rapidement qu’ils sont en train de raconter « leur » histoire, je ne vois pas bien l’intérêt de tout ça. Quand on reprend le flashback, on suit toujours la même histoire, mais cette fois-ci interprétée par Jimmy et Gretchen. Il est assez clair qu’ils racontent leur histoire d’amour à quelqu’un en modifiant totalement au fur et à mesure qu’ils improvisent, et en s’inspirant de nombreux films. Les deux personnages finissent par se retrouver pour un nouvel an ensemble, où ils ne font que se croiser et s’embrasser aux douze coups de minuits.

Evidemment, ils sont rapidement séparés par la force du destin, et tout les monde les prend pour des fous à ne pas continuer de se voir alors qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Quelques temps plus tard, « Gretchen » a fini ses études de cinéma et est devenue une réalisatrice de talent, qui propose le film « Le France » à un festival (Cannes ?). Là, elle reçoit une question d’un membre du public qui n’est autre que « Jimmy ». C’est totalement ridicule et une bien mauvaise parodie de Coup de foudre à Notting Hill, mais ce n’est pas fini.

Jimmy surenchérit en effet, avec une parodie de Fight Club cette fois, qui nous explique donc que le collègue de Jake/Jimmy n’a jamais existé. Sans déconner. Ils ont fait une parodie de deux des quatre films que j’ai revus récemment pour compléter mon poster des cent films à voir avant de mourir, là. Bon, il y avait plein d’autres références tout du long cela dit.

Leur belle histoire d’amour improbable s’arrête là, après deux bouteilles de champagne et bien des mensonges. Evidemment, ils sont toujours les pires : ils racontaient tout ça à des organisatrices de mariage qu’ils ne risquent même pas d’embaucher, profitant juste du champagne et passant leur temps à se contredire et essayer de casser l’histoire de l’autre, parce que ce sont Gretchen et Jimmy. OK, OK, l’alchimie entre eux est toujours là et cette fin d’épisode est excellentissime, mais j’ai du mal à pardonner ce début long et franchement frustrant pour une reprise. Au moins, ça me motive pour la suite : la parodie était vraiment réussie et ça veut dire qu’ils peuvent pondre d’excellents épisodes. La prochaine fois, j’espère juste un meilleur timing !

Saison 5

This is us – S03E06-09

Épisode 6 – Kamsahamnida – 14/20
J’ai presque l’impression que la série a perdu son ingrédient magique : la mayonnaise ne prend pas tant que ça cette année. Les différentes tranches de vie proposées sont divertissantes et pas désagréables à regarder, mais je n’ai pas envie d’enchaîner les épisodes comme l’an dernier (je le fais quand même, oui). Et puis, je ne sais pas, ils ne sont pas vraiment marquants. Les épisodes passent, se ressemblent et s’oublient vite. La série m’a habitué à mieux.

> Saison 3


Spoilers

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We ? As in the royal « we » ?

Arf un épisode qui commence sur une sonnerie de téléphone, c’est horrible ! Bon… ou pas : c’est plutôt pour une bonne nouvelle, car Kate est enceinte. Le problème, c’est qu’en parallèle, Toby est toujours dépressif. Ne pas avoir pris ses médicaments l’a affecté bien plus que prévu et Kate ne sait pas comment le gérer. Si tout le monde est heureux pour elle, elle a du mal à gérer tout ça.

En plus de tout, elle doit encore gérer Audio, son chien, qui mange n’importe quoi dans les poubelles. Et ça, bien sûr, Toby s’en rend compte, ce qui la stresse encore plus, parce qu’Audio est malade. Chez le vétérinaire, elle apprend donc qu’elle peut soit atteindre que ça passe à l’autre bout, littéralement, soit le faire opérer. Dans les deux cas, il y a un risque de décès. Forcément, elle appelle sa mère au secours… et Rebecca est obligée de lui expliquer que bon, elle est adulte et va devoir prendre ses décisions seules à un moment.

Alors, certes, mais c’était étonnant comme rappel venant de Rebecca qui aime tout contrôler dans la vie de ses enfants. Face à tout ça, Toby décide de reprendre le contrôle de sa vie, mais ce n’est pas gagné. En fait, il n’y arrive pas et Kate, toute heureuse de le voir habillé, est rapidement déçue de le voir renoncer à nouveau. Finalement, elle se décide à le pousser à bouger quand Audio veut aller faire ses besoins, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

C’est beau : Kate a pris une décision impossible sans l’avis de sa mère. Et accessoirement, elle se transforme en sa mère au passage. Bon, c’est pour son bien cela dit, et ça fonctionne alors c’est merveilleux. Audio se met même à faire caca, ce qui est la meilleure nouvelle de l’épisode pour Toby et Kate. Bon, ça et leur mariage qui traverse la tempête de la dépression avec beaucoup de grâce et de confiance l’un en l’autre.

En parallèle, Beth passe des coups de fil pour savoir où en sont ses CV car son chômage ne s’arrange pas comme ça. Du coup, je me demande juste d’où vient leur argent, avec Randall qui se présente aux élections et Beth qui n’a plus de travail. Elle se retrouve donc coincée chez elle à aider ses filles pour l’école, et ça n’a pas particulièrement l’air de lui prendre. Elle doit les aider à vendre des affaires pour l’école.

Randall n’est pas bien à sa place non plus : il se rend à l’Eglise du quartier où il est accueilli publiquement par son concurrent. Ce pouvait difficilement être plus gênant que ça, franchement.

De son côté, Kevin continue de chercher des informations sur son père et Zoe termine son documentaire. Cela veut dire qu’elle envisage de se faire un voyage pour elle, et si Kevin pensait squatter, il se trompait royalement, car elle veut bien le faire et bien… pour elle, comme le nom l’indique.

Forcément, il en parle à Randall, parce qu’il faut bien qu’il en parle à quelqu’un, le pauvre. Il le fait dans un restaurant coréen où il est accueilli en star parce qu’il est le Manny et que le Manny a un succès fou en Corée. Randall y voit l’opportunité dont il a besoin : il n’arrive pas à avoir le vote des noirs ? Facile : il aura celui des coréens implantés dans le quartier qui ne vote jamais.

Il se sert de son frère pour gagner en popularité et fait de jolis discours traduis par une coréenne qui passait par là. C’est sympathique. Et ça suffit. Ca suffit à passer un bon moment avec Kevin, ça suffit à avoir Jae-won recruté comme manager de la campagne, parce que Randall a réussi à convaincre sa grand-mère de voter pour la première fois en 75 ans ce n’est pas rien tout ça.

C’est une victoire, mais Randall n’a pas fini sa journée : en rentrant chez lui, il va devoir parler à Beth qui n’est vraiment pas heureuse cette saison. Sa journée avec les filles ? Cela se passe mal, tellement mal qu’elle finit même par craquer et les engueuler, pour la première fois en trois saisons, je crois. Par chance, ils ont bien élevé Déjà depuis un an et elle est assez maligne par elle-même pour comprendre que Beth ne va pas bien. Et pour trouver les mots qui vont bien.

Elle lui dit d’ne parler à Randall, parce qu’il saura quoi faire – et effectivement, quand elle lui en parle, il refuse de se laisser abattre. Il lui propose donc un job dans sa campagne, et ça suffit effectivement à remotiver Beth. C’est un peu tiré par les cheveux, mais puisque ça fonctionne, on va dire que c’est chouette.

En flashback, on reprend avant la mort de Jack, et on découvre qu’il a appris à boxer. Cela sort de nulle part, mais admettons. Le but ? Que Randall lui demande aussi à apprendre à boxer car un petit de l’école, Dylan, le maltraite. Je ne sais pas si j’accroche particulièrement à cette intrigue, franchement.

Jack décide d’apprendre quelques coups à son fils, sans le dire à sa femme. C’est voué à être une catastrophe, ça, franchement. Et c’est le cas quand Rebecca s’en rend compte. Elle pète un câble, appelle l’école et… découvre qu’il n’existe pas de Dylan. En fait, Randall est certes un gamin, mais il est déjà complétement cinglé : il veut simplement ressembler plus à son père, et donc apprendre la boxe pour être comme lui.

Jack lui explique donc que sa super-arme sera d’être malin et intelligent, parce que son mensonge était malin et intelligent. Rebecca autorise Jack à reprendre la boxe, parce qu’elle comprend que ça lui fait du bien et il en est tout heureux. Il continue à en parler à Randall, et le père et le fils se mettent à regarder des matchs ensemble. Cela permet une métaphore toute pétée où Randall adulte s’en prend verbalement à son opposant. C’était donc tout ça pour ça ? Mouais, ben mouais.

Il me reste encore à parler de Kevin qui rentre à l’hôtel en avance, ruine la soirée en solo de Zoe et lui propose… de partir au Vietnam avec elle. Pas trop de suspense de ce côté-là : elle accepte, évidemment.


Épisode 7 – Sometimes – 18/20
Voilà, ça, c’est un épisode de This is us. Bien qu’un peu spécial dans son format, je dois dire que je trouve cet épisode meilleur car cette partie de l’intrigue bien plus passionnante que tout ce qu’on nous servait dans l’épisode précédent par exemple. Cela donne en plus l’impression d’avancer vers quelque chose, vers des réponses. Je ne sais pas, je préfère largement et ça me rappelle les épisodes qui menaient à la mi-saison 2.

> Saison 3


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If you die out here, it’s not on me.

Même si cette saison peine à me convaincre, j’enchaîne malgré tout avec l’épisode suivant parce que je compte bien la rattraper à temps pour la reprise. Si je peux ne pas être en retard dès le début, c’est mieux. Et ça me culpabilisera de voir les épisodes recommencer à s’accumuler.

Cet épisode s’ouvre sur une femme vietnamienne construit le collier qui finira dans les mains de Jack. Il est pourtant acheté par un soldat qui n’est pas Jack… puis abandonné dans un bar par ce même soldat qui voit sa compagne dans les bras d’un autre. Malheureusement, ce vietnamien meurt et le collier est récupéré par une femme – celle de la photo que Kevin regarde des années plus tard dans un avion pour le Vietnam.

On a donc rattrapé l’un des flashforwards de la saison 2, mais ça s’est fait tellement vite qu’on ne connaît toujours pas Zoe finalement. Et Kevin se rend compte que lui non plus quand elle refuse d’être taguée sur Instagram pour ne pas que son père, qui vit en Chine, découvre qu’elle n’est pas venue le voir. C’est con. Kevin étant Kevin, il n’apprécie pas trop la voir botter en touche.

Pourtant, il n’a pas trop le temps de l’interroger car elle détourne bien la conversation et parce qu’il voit une touriste américaine avec le même collier que lui. Il remonte assez vite la piste à une vendeuse du marché qui lui confirme qu’elle vent plein, plein de colliers comme ça. Voilà qui ne l’aide pas dans sa quête.

Ni dans celle sur le passé de son père, ni dans celle sur le passé de Zoé, qui refuse de lui parler et se dit pas bien. Ah ça pour être bien, elle n’est pas bien vu comment elle vomit. Bienvenue au Vietnam ! Et bien joué Kevin de lui avoir dit qu’elle mentait, aussi. Bon, il prend quand même soin d’elle comme il faut et lui fait un petit speech à la Pearson pour lui dire qu’il l’aime quoiqu’il arrive… elle décide donc de lui dire la vérité : son père a abusé d’elle quand elle était enfant. Voilà qui donc qui débute une belle histoire d’amour, j’espère.

Dans le passé, on reprend enfin sur la scène de retrouvaille entre Jack et son petit frère, qui pète un câble de le voir. Il se sait coincé en pleine guerre, et il a subi des remontrances de l’armée avec l’article 15. Jack cherche une solution pour le tirer de l’armée, mais ce n’est pas si simple. Humph. Plus on avance, plus je me dis qu’il est fichu de l’avoir fait passer pour mort au Vietnam pour qu’il survive pépère. D’où la photo. Parfait Jack ne peut pas avoir abandonné une femme derrière lui, si ?

Bon, je m’avance beaucoup avec cette théorie, et en attendant Jack se fait rembarrer par l’armée quand il veut sauver son frère de là. Oui, bon, ça se saurait s’il suffisait d’avoir un grand frère pour échapper à la guerre. Jack se retrouve à devoir rentrer tout seul à pied au village de pêche. Il s’arrange donc avec Bao, un local qui a une moto et accepte d’être payé.

Ouais, mais Jack découvre en fait que Bao vend des boîtes de conserve qui vont permettre de… créer des mines. Bonjour l’angoisse et la culpabilité, mais il ne dit trop rien et se laisse emmener quand même. Il laisse aussi passer la femme au collier au cours d’une nuit, mais on n’en sait pas plus sur celui-ci dans l’épisode. En revanche, et contre toute attente, il récupère Nicky sous son commandement à la fin de l’épisode, pour deux semaines max. Il est soit responsable de sa mort, soit il a réussi à le sauver…

Quelques mois plus tard, Jack et Rebecca se rendent ensemble à Los Angeles comme promis dans un autre épisode. Rebecca souligne que c’est complétement fou de faire ça avec un parfait inconnu, mais elle le fait quand même et le trajet en voiture pourrait être parfait lui aussi… mais Rebecca parle beaucoup et Jack très peu. Malgré tout, ça se passe bien entre eux.

Ils flirtent dans un bar, dansent un slow, apprennent à se connaître, s’embrassent et passent la nuit chacun dans leur lit à l’hôtel. Oh Rebecca ne le sent pas comme ça, cependant : en pleine nuit, elle le rejoint au lit et couche avec. L’hôtel suivant de leur road-trip ? C’est un lit deux places, évidemment. Et le suivant aussi, et le suivant aussi, et le suivant aussi.

Oui, mais dans celui-ci, Jack commence à faire des cauchemars, alors qu’il a son collier autour du cou. Ce cauchemar instaure un froid entre eux, et un grand silence. Rebecca essaye de lui en parler, mais Jack refuse de se concentrer sur ce problème, donc ça n’avance pas beaucoup.

Ils finissent par arriver chez Nicole, l’amie de Rebecca chez qui ils vont rester pour quelques temps à Los Angeles et Rebecca rattrape le temps perdu avec elle en… se plaignant de Jack. Bon, c’est sûr qu’il est mystérieux et ne dit trop rien, mais il est attachant quand même, à avoir peur dès qu’un bouchon de champagne pète. Normal.

Le soir, il lui confie qu’il ne peut pas en parler et elle lui dit ne pas être sûre de vouloir rentrer à Pittsburgh. Elle se pense vouer à un avenir de star… mais se voit dire qu’elle est douée… pour Pittsburgh. Voilà qui est fait. Pendant ce temps, Jack se rend chez les parents d’un de ses soldats, Roger, celui qui a explosé sur une mine dans l’épisode sur le Vietnam. Il se dit responsable de sa mort et comme dans toutes les séries ou films sur le sujet, les parents de la victime le réconforte. Forcément. Ce n’est pas sa faute après tout. C’était une nice touch d’ajouter cette scène. Cela ne l’était pas autant que la toute dernière scène de l’épisode où Rebecca décide de chanter pour Jack et où il craque, fondant en larmes devant elle. Touchant. Level This is us.


Épisode 8 – Six Thanksgivings – 15/20
Pas exceptionnel, mais sympathique : voilà tout ce que j’ai à dire de cet épisode de Thanksgiving qui n’est pas leur meilleur, ni leur pire épisode. C’est juste un épisode comme un autre, finalement, une manière de découvrir toujours plus de détails de la vie de tous ces personnages qui sont de plus en plus nombreux, j’ai l’impression. Il faut dire qu’il faut que la série se diversifie autant que possible, sinon elle n’aura plus rien à nous raconter des vies de ces personnages que l’on connait déjà très bien !

> Saison 3


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Or… girlfriend.

Oula, c’est ambitieux comme projet ce titre d’épisode. C’est parti pour six Thanksgiving et les scénaristes qui nous font croire que l’on va avoir le premier Thanksgiving sans Jack pour Rebecca… alors qu’elle n’est qu’en train de couper les oignons. Pire, elle s’engueule un peu avec Jack, parce qu’on en est à la période où Miguel et Shelly ont divorcé, et que Shelly est aussi une amie de Rebecca. Elle s’est barrée avec les enfants pour Thanksgiving, ce qui laisse Miguel peu ravi.

Il a la drôle d’idée de passer Thanksgiving avec les Pearson, aka la famille la plus parfaite qui soit. Ce ne serait pas mon premier choix en plein divorce, mais bon, ce n’est pas comme si je prévoyais de divorcer de toute manière. Faudrait déjà que je me marie pour ça.

Jack est toujours aussi parfaitement parfait, et il a donc les mots pour remonter le moral de Miguel alors que toute sa famille s’amuse.

Dans le présent, Randall et Beth travaillent donc ensemble sur la campagne, mais ils organisent aussi un Thanksgiving chez eux. Busy life. Kate et Toby arrivent ensemble cette fois, Tess est malade et Déjà… n’ose pas demander à ses parents d’inviter sa mère, clairement. C’est sans Tess que se font les photos pour la campagne, et assez clairement Jae-won n’aime pas beaucoup Beth.

C’est dommage, j’étais motivé à bien aimer Jae-won, moi, c’est le genre de personnages que j’aime bien normalement. En même temps, il a complétement raison, évidemment que des photos sont nécessaires quand un candidat à une campagne politique fait une BA comme donner de la nourriture au plus démuni. Randall aussi le sait, et il le dit à demi-mot, mais il se range derrière Beth, parce que c’est sa femme. OUTCH.

Pas le temps de vraiment s’engueuler cela dit : Beth reçoit des textos et veut rentrer au plus vite… Quant à Déjà, elle se rappelle quand elle était de l’autre côté de la table avec la nourriture, à en réclamer. Elle en donne donc plus que la quantité qu’elle devrait… Ah This is us, quoi.

Evidemment, pendant ce temps, chez Randall et Beth, Tess est « malade ». Vu l’âge, je m’en doutais un peu : Tess a ses premières règles. La pauvre ne sait pas quoi faire et tombe sur un Toby déjà stressé parce qu’il a peur de rater le repas. C’est donc Kate qui s’en occupe à merveille. Et en fait, elle le fait tellement bien et lui tellement qu’elle peut lui parler de tout ce qu’elle voudra, qu’elle finit par apprendre que Tess n’a pas vraiment envie d’un premier petit-copain, mais plutôt d’une première petite amie. J’ai éclaté de rire tellement c’était naturel et bien joué de la part des deux actrices. Cela fait un sacré secret pour Kate, mais elle accepte de le garder. Quant à Tobby, il rate le dîner, mais le réussit en l’achetant à la dernière minute. Normal.

Rebecca ? Elle compte rater le Thanksgiving de Randall et Beth pour la première fois depuis dix ans afin de le passer dans la famille de Miguel. C’était une partie un peu chiante de l’épisode où l’on voyait Miguel faire la morale à ses enfants, de parfaits inconnus, pour qu’ils parlent avec respect à Rebecca. Rien d’exceptionnel quoi.

Dans le passé et au Vietnam, Jack et Nicky passent Thanksgiving ensemble, mais Nicky est toujours dans sa phase rebelle, donc il refuse de venir à la tablée des soldats qui sont réunis pour manger ensemble. La femme de la photo est toujours là à l’arrière-plan, et Jack décide de s’approcher d’elle pour l’aider à porter des seaux d’eau. C’est là que la fameuse photo est prise, alors qu’ils se parlent après.

Comme il a vu que les seaux étaient vides, Jack décide néanmoins d’apporter de la nourriture à la femme et à son fils, malgré l’avis du mari. Il se rend compte que le fils est blessé au pied et plein de fièvre, et il se décide à le soigner. Bien sûr, Jack étant Jack, il en profite pour essayer de sortir son frère de sa dépression. Ce n’est pas très efficace, franchement, mais si Nicky fait chier, Jack sauve probablement la vie du petit… ça fera une bonne histoire pour Kevin, j’imagine.

Nicky ? Il refuse de s’attacher aux gens du village parce qu’il a vu un village similaire se faire défoncer par les VC, les ennemis des américains. Et le problème, c’est que c’était à cause de l’une des femmes du village qui n’a pas tenu sa dent. Triste.

Quant à la femme de la photo, c’est à la fin de cet épisode qu’elle donne à Jack son collier, en remerciement parce qu’il a sauvé la vie de son fils.

Comme toujours, la série capitalise également sur William pour ses épisodes spéciaux. On assiste donc à sa rencontre avec Jesse dans cet épisode, et pour Thanksgiving bien sûr. Ils se rencontrent autour d’un piano, puis par accident au sortir d’un magasin. William invite Jesse sur lui et j’ai eu du mal à accrocher si je suis parfaitement honnête.

On découvre donc que Jesse était un accro à la cocaïne, et que c’est ce qui a détruit sa vie. Il a toujours une sœur, mais il n’a pas envie de passer Thanksgiving parce qu’il est déprimé. Il le passe donc avec William qui l’a invité à manger, puis à un concert improvisé dans un appartement… où Jesse se fait draguer par une femme… Qui s’avère en fait être sa cousine.

Ainsi donc tous les Thanksgiving finissent bien, Kevin et Zoe appellent en visio la famille pour le repas et même Rebecca et Miguel passent un bon moment en arrivant à temps pour le dessert. Déjà prend le temps d’envoyer un texto à sa mère et… on ne sait toujours pas qui est la femme que Randall voulait aller voir dans le futur, en fin de saison 2. Je m’attendais à ce que cet épisode en révèle un peu plus, car non, je n’ai pas oublié ! Bref… Pas exceptionnel, mais sympathique.


Épisode 9 – The Beginning is the End of the Beginning – 17/20
Je suis totalement mitigé tant les intrigues de cet épisode me laissent dans des sentiments opposés les uns aux autres : il y a celle qui m’a fait crier que je le savais, celle qui m’a pris surprise, celle qui était touchante, etc. Dans l’ensemble, c’est une mi-saison solide, mais je ne suis pas sûr d’aimer toutes les possibilités que cet épisode ouvre. Il faudra voir ce que ça donne à la reprise, dans dix jours. Parce que oui, je suis à jour !

> Saison 3


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Next episode begins in five, four, three… ‘Cause it’s Netflix

Je ne l’avais pas prévu et ça signifie que je passe à côté de vos premières réactions sur le Bingo Séries 22, mais voilà, je me rattrape finalement tous les inédits de la série ce soir. J’en ai pile le temps, ce serait dommage de m’en priver, ça m’en fera une de moins à voir pendant la période de cours. Et il va falloir que j’attende dix jours pour voir la suite maintenant.

Une fois de plus, on reprend au Vietnam et bizarrement, je trouve que cette partie de la série fonctionne hyper bien, alors que j’ai tendance à détester ce genre d’intrigue habituellement. C’est une trouvaille intéressante et peut-être la facette que je préfère de Jack. Comme quoi ! Il n’a plus que 48h à passer avec Nicky, qui n’a donc plus de drogue dans son système. Le but est de le sauver de l’armée, autant que possible.

Malheureusement, Nicky n’a pas envie d’être sevré et il profite donc de la nuit pour recommencer. Le lendemain, perfect-Jake ne baisse pas les bras et décide de recommencer le sevrage. Malheureusement, il est en pleine guerre et n’a pas le temps de tout surveiller alors… ça finit mal, très mal : Nicky saute sur une mine, et probablement l’une de celles construites avec les boîtes de conserve de Tao. C’est extrêmement violent et loin de ma gentillette théorie tout ça.

En parallèle, nous suivons aussi le présent avec Kevin qui déprime au Vietnam. Il aimerait juste connaître la fin de son roadtrip, et si possible savoir comment il aura la réponse à sa question sur la femme de la photo. Bizarrement, ça se passe super bien pour lui. Il est aidé par le fait qu’il est un acteur hyper connu. Ainsi, il arrive assez vite à retrouver le village de la photo, mais malheureusement, ça ne mène pas à grand-chose.

Il y rencontre un historien dont le père était VC et qui ne peut pas l’aider : il n’a pas d’info sur Jack, ni sur la femme, mais il trouve que c’est une belle preuve de paix et quelque chose de plus grand encore qu’ils soient aujourd’hui à manger le même repas. Ce n’est pas tout à fait ce que Kevin cherchait cela dit. Par chance, son guide touristique lui dit, au moment des adieux, qu’il espère le revoir un jour, même si bon, son oncle n’est pas mort au Vietnam, car il n’est pas dans les bases de données. PUTAIN, JE LE SAVAIS.

Loin de tout ça, la grossesse de Kate se passe à merveille, mais Toby ne veut pas savoir le sexe, contrairement à Kate, qui apprend aussi que conduire n’est pas génial. Il faut donc qu’elle lâche son job d’imitatrice d’Adele, et elle s’en confie à Maddison . Elle est toujours insupportable, donc bien drôle, mais elle lui donne quand même quelques idées… Kate découvre donc qu’elle ne peut pas être prof sans diplôme de la fac, alors qu’elle n’a pas fini son diplôme.

Et elle repart dans sa dépression habituelle. Elle est un peu chiante, désolé, je n’y arrive jamais avec elle : cette fois, elle en veut à Toby de ne pas connaître le sexe du bébé, parce qu’ils détestent les surprises habituellement. Elle le soupçonne, comme elle, de penser que le bébé n’arrivera pas. Certes.

Pour s’en débarrasser, Toby lui propose de l’inscrire à l’université. Pas bête : comme ça elle n’est inactive pour les six mois restants de sa grossesse, et mieux encore, elle aura son diplôme. C’est vrai que c’est la chose à peu près logique à faire, même si je ne vois pas bien l’intérêt.

La toute fin d’épisode les voit cependant découvrir qu’ils vont avoir un garçon, histoire de nous laisser sur une bonne nouvelle avant la pause.

Beth a quitté la campagne de Randall, parce qu’elle a compris qu’elle n’avait pas les meilleures idées du monde. Elle est la pompom girl de son mari autant qu’elle peut cependant et elle essaye de l’éloigner des problèmes de la famille, mais ils sont nombreux avec les filles. La petite a besoin d’apprendre à épeler, Tess entre en crise d’adolescente et Déjà… reparle à sa mère, au point de l’appeler. Cela fait beaucoup de problèmes à gérer pour notre stressé de Randall. Pourtant, son plus gros problème est censé être le débat qu’il doit faire… Et qui commence mal, forcément.

Comme Randall et le reste de la famille sont coincés au débat, c’est Rebecca qui va chercher Tess à la gym. C’est tout sauf une bonne idée : elle est évidemment au courant du coming out de sa petite-fille puisque Kate lui a dit. Pas la meilleure idée du monde, là, Kate. Bon, bien sûr Tess se braque.

Quand elles arrivent au débat, cependant, Randall s’en tire beaucoup mieux, et c’est même un sacré succès. Rebecca ne se démonte pas pour autant, et elle en parle de nouveau après la distribution de flyers, et cette fois, elle trouve les bons mots pour sa petite-fille à parler de la douleur de conserver un secret. C’est sympa comme comparaison et ça se tient.

Tout ça mène à une sacrée soirée pour Randall et Beth : ouep, ils apprennent d’abord que les sondages ne sont pas du tout en faveur de Randall malgré sa prestation excellente lors du débat. Ils apprennent aussi que Déjà veut revoir sa mère, ce qui était inattendu même si elle lui reparle depuis… euh ben le début de l’épisode. Et finalement, Tess leur fait son coming out. Sans la moindre surprise, Beth et Randall ont la réaction parfaite face à ce coming-out qui est impeccablement géré par la jeune actrice ; bien aidée par un scénario convaincant où elle reprend les mots de sa grand-mère. N’empêche, cela fait beaucoup, et même trop pour Beth qui espère donc que Randall se retire de la campagne.

Il le lui avait promis, mais il ne le fait pas, car maintenant qu’il a commencé à faire des promesses, il veut essayer de les tenir. C’est donc pour ça que c’est trop pour Beth. Et là par contre, c’était aussi trop pour moi : ce couple est tellement solide que j’ai du mal avec cette absence de communication soudaine entre eux. Cela fait un petit moment déjà, certes, parce que les problèmes de Beth en début de saison, c’était aussi ça, mais là, je n’arrive pas à croire que ça déraille aussi rapidement à une situation où Beth demande à Randall de dormir sur le canapé.

Franchement, ça sent le besoin de hâter les choses pour la mi-saison, non ? Et comme c’est la mi-saison, ça y est, on sait enfin ce qu’il en est du flashforward : Randall et Tess se rendent voir Rebecca, et Tess appelle sa mère pour lui dire qu’ils s’y rendent. Beth, devenue d’une manière ou d’une autre prof de danse, s’y rend également. Et franchement, franchement, s’ils nous prévoient un divorce Beth/Randall, je vais être plus dégoûté que jamais, car c’était vraiment le couple-doudou à qui rien ne devait arriver car rien ne pouvait arriver. Génial, dépression pour la rentrée, c’est malin !

Allez, pour me remonter le moral, je vais me satisfaire du cliffhanger final qui révèle donc que Nick est toujours en vie, et qu’il est rentré du Vietnam. Ce secret de famille n’a pas fini de nous péter à la gueule, clairement, et on pourra donc rencontrer l’oncle qui semble en plus avoir une adresse bien américaine. Tant qu’à faire, écoutez.

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> Saison 3

This is us – S03E03-05

Épisode 3 – Katie Girls – 14/20
Un très chouette épisode dans la lignée de ce que sait faire la série, mais si je suis honnête, je doute que cet épisode restera marqué bien longtemps dans ma mémoire de sériephile. Il est moins marquant que bien d’autres. Certes, la mignonnerie habituelle de la série fonctionne et la sauce prend comme à chaque fois, mais ils sont fait bien mieux que ça.

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Spoilers

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They’ve never seen anyone like you before. They never will again.

Changement de série, changement d’ambiance : après la bonne humeur et le feel good de God Friended Me, je me lance dans le rattrapage de This is us. Je sais que j’ai trop de retard pour arriver au bout d’ici lundi, mais le prochain épisode sera le 16 janvier pour nous. Cela me laisse onze jours pour sept épisodes, j’espère que ça restera dans mes cordes. Plus je bavarde ici, moins ce sera le cas en revanche, donc allez, je me plonge dans la série plutôt que de continuer à écrire pour ne rien dire de passionnant.

Oula, cet épisode repart loin car… on va s’occuper de l’enfance de Rebecca. C’est intéressant comme concept, car pour finir aussi top que ce qu’elle est, elle a forcément une super enfance non ? Eh bien non, ce n’est pas dit : elle est bercée par une Amérique hyper puritaine dans une demeure tout ce qu’il y a de plus vieux jeu. En même temps, à l’époque, ça ne l’était pas… jusqu’à ce qu’elle soit adolescente et préfère travailler en atelier qu’en cuisine. C’est en atelier qu’elle rencontre un charmant garçon, Alan. Il tombe clairement amoureux d’elle…

Et revient la voir quelques années plus tard, avec un bouquet de fleurs qui suffit à regagner son cœur. Outch. Ca explique tellement tout. Pauvre Jack, il souffre forcément de ce qu’il voit, mais il n’en a pas tous les tenants et aboutissants. Et quand il rentre chez lui, c’est pour mieux être confronté à son insupportable père, qui maltraite sa mère et qui lui reproche la mort de son frère. C’est joyeux tout ça. Jack décide donc de quitter la maison familiale, et d’emmener sa mère avec lui. Voilà qui est joyeux, j’insiste.

De son côté, Rebecca a un dîner charmant avec Alan et ses parents. Charmant, oui, jusqu’à ce que Alan s’immisce dans ses projets de vie et lui déconseille d’aller poursuivre sa carrière à Los Angeles car il veut la voir déménager à New York. Et il lui balance ça devant ses parents à lui, normal.

On sent bien le malaise en Rebecca et c’est tant mieux, parce que du coup, elle décide d’aller faire des courses et tombe sur… Jack et sa mère, en pleine dépression. La situation est un brin gênante, parce qu’il est clairement amoureux et elle est clairement gênée quand elle découvre qu’il a vu Alan. Elle fait tout ce qu’elle peut pour prolonger la conversation, lui disant qu’elle va déménager à New-York et lui demandant son rêve à lui, où il se montre encore plus parfait que ce qu’elle pensait. C’est mignon.

En rentrant chez les parents de Alan avec sa bouteille de vin, elle est pleine de doute concernant New-York. Elle demande alors conseil à sa belle-mère, qui lui raconte sa vie et pense donner un conseil utile… sauf qu’en fait, elle vend Jack sans même s’en rendre compte. Rebecca lui raconte donc sa vie et sa rencontre avec Jack. Tout est dit.

Rebecca se débrouille ensuite pour retrouver Jack en ville, et elle s’incruste chez l’amie de sa mère, où elle l’aide à faire la vaisselle. Oh, faire la vaisselle n’aura jamais été si sexy que dans cette scène, je crois. Rebecca lui demande alors d’aller à Los Angeles… et évidemment, il dit oui. Ils se sont vus 4h avant sérieux. Bon, j’ai jamais fait de rencontre comme ça, moi, je suis jaloux.

Dans le présent, on reprend exactement là où les personnages avaient été laissés à l’épisode précédent. C’est top, je culpabilise totalement maintenant, c’est malin : j’ai laissé passer trois mois entre les épisodes franchement. C’est donc l’avant-première du film de Kevin et ça laisse toute la famille bouleversée. Bref, tout est chouette, sauf que Randall en veut à Kate pour la réflexion faite sur la seule manière de trasmettre un peu de son père.

Oups, les deux en arrivent à s’engueuler au beau milieu du cinéma, parce que Randall ne comprend pas comment Kate peut dépenser tant d’argent et risquer sa vie alors qu’elle pourrait adopter. Il est complétement vexe quoi.

Randall fait de toute manière de la merde en ce moment parce qu’il essaye toujours d’harceler l’homme politique pour qu’il finance les travaux nécessaires, et ça ne fonctionne pas. Heureusement, Beth est toujours là pour gérer la vie de son catastrophique de son mari. Une semaine plus tard, Kate est sur le point d’être opérée, donc elle force Randall à s’excuser.

Ouep, mais du coup, Kate se met à flipper parce que toute la famille en fait des caisses, avec Kevin lui offrant un bouquet digne d’un enterrement. Kate stresse donc de mourir et fait stresser Toby au passage, donc celui-ci est heureux de voir débarquer Randall. Ouep, il a pris l’avion juste parce qu’il a senti le stress de sa soeur. C’est un chouilla abusif, mais s’il est riche, écoutez, pourquoi pas. Toby lui avoue prendre des antidépresseurs… oh ça se retournera contre Randall ça.

L’opération de Kate est le coeur de cet épisode et se fait donc avec un rêve bien perché : elle se retrouve dans un hôpital où elle voit ses deux frères bébés, et elle bébé, et son frère mort… Puis, elle se croise elle-même. C’est l’avantage d’avoir un casting où on est habitué à voir Kate enfant, ado et adulte : on peut avoir les trois d’un coup. Et l’ado est insupportable avec l’adulte, donc elles s’engueulent et cela force une hallucination de Jack à intervenir pour les calmer.

Il leur sert donc un dessert et Kate refuse de se réveiller, parce qu’elle est bien dans son anesthésie, avec son père et ses mini-mois. Enfin, l’une d’elle. L’enfant est super sympathique, mais l’ado est on ne peut peut plus méchante, quoi. Finalement, Kate comprend qu’elle doit se réveiller et le fait, pour tomber sur Randall qui s’excuse et se voit complimenter par sa soeur, parce qu’il vient de faire un truc digne de leur père. Certes.

De son côté, Beth se… fait virer. Et ce n’est pas facile, surtout que son boss le fait avec une aide juridique pour s’immiscer dans leur conversation et s’assurer qu’il ne fait pas n’importe quoi au passage. C’est brutal et violent, et son mari n’est pas là. Elle finit donc dans sa cuisine à boire, seule, et à se souvenir de William lui conseillant d’être capable de s’affirmer face à Randall quand elle en aura besoin.

Ouep, mais ce n’est pas simple : avant de rentrer chez lui, Randall passe par l’hôpital où il voit l’une des amies de Deja qui a eu un accident. Cela le motive à vouloir se lancer en politique face à l’homme inactif de l’épisode précédent, et il en parle à Beth sans lui laisser le temps de donner sa nouvelle… La pauvre, j’ai de la peine pour elle. Elle finit par lui dire, bien sûr, mais c’était violent comme scène. Comme d’habitude.

En parallèle, la relation entre Kevin et Zoe continue. Il l’emmène avec lui à une interview par Terry Gross, une présentatrice radio dont elle est fan. Le problème, c’est que la présentatrice met le point là où ça fait mal : Jack. Le film parle de la guerre, Jack a fait la guerre, c’est facile. Assez vite, Kevin se rend compte qu’il ne connaît rien de la vie de son père, finalement…

Et il se rappelle surtout que son père détestait parler de la guerre, au point de l’empêcher de s’amuser avec des jouets mimiquant l’armée. Normal, après tout (bon, pas forcément, mais j’ai été élevé comme ça aussi). En plus, si la réaction de Jack est violente de prime abord, il revient ensuite s’expliquer auprès de son fils sur la guerre dans laquelle il était.

Dans le présent, Kevin décide donc d’exposer tous les souvenirs qu’il a de son père à la guerre, et ce n’est pas grand-chose après l’incendie. Il en a quand même un peu et Zoe lui conseille de poursuivre son enquête pour voir si quelqu’un, sur place, au Vietnam, pourra lui raconter l’histoire de son père. L’abus est total, ça fait vraiment problème d’acteurs qui ne sait pas quoi avoir comme problème dans la vie… mais eh, c’est un peu ce qu’est Kevin après tout, et c’est un problème réel. La fin d’épisode le voit envoyer un mail à un ancien combattant qui a connu son père et qui semble assez bouleversé par la missive du fils de Jack Pearson.


Épisode 4 – Vietnam – 16/20
C’est fou comme cet épisode n’a rien à voir avec ce que la série fournit d’habitude, mais réussit malgré tout à être exactement ce que la série fournit d’habitude. C’était inattendu comme intrigue et comme épisode spécial, mais ça fonctionne. Je ne regarderai pas si tous les épisodes étaient comme ça ou sur cette intrigue, mais pour quarante minutes, c’était efficace. Quant à la construction de l’épisode, elle est un peu lourde, mais ça finit par payer.

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Give me my foot please, just give me… give me my foot.

Bon, maintenant qu’on a vu Jack mourir, il fallait trouver quelque chose à lui faire faire dans cette saison 3 : on a donc droit à un flashback de novembre 1971, où il est en pleine guerre du Vietnam et où il retrouve son petit frère, embauché pour ses abdos plus qu’autre chose apparemment.

Trois semaines plus tôt, Jack est en intervention avec d’autres soldats pressés de rentrer chez eux, notamment un, noir, qui n’apprécie que moyennement de ne pas avoir été nommé sergent aussi vite que Jack. En chemin, ils tombent sur une mine, heureusement repérée par un solat qui peut la faire exploser avant que quiconque ne marche dessus. La guerre, quoi. Quelle horreur!

Ce n’est que le début cela dit : durant la nuit, l’un des soldats saute avec une mine et l’ensemble des soldats se fait attaquer. Donnie, celui qui voulait rentrer chez lui va pouvoir rentrer encore plus vite que prévu : il se fait sauter sur une mine et perd son pied au passage. C’est le soldat que Kevin a contacté par mail, donc il va avoir une belle histoire à donner à Kevin car Jack s’est comporté en héros avec lui ; et il lui a même redonné son pied.

Donnie rentre donc plus vite que prévu, mais il est triste d’abandonner Jack au passage.

Il sent bien que ce dernier est effrayé, et il lui prend donc le visage pour le réconforter. Exactement comme Jack fera des années plus tard avec Randall, oui. Nice touch. On ne peut qu’aimer ce Donnie, sympa comme tout et clairement important dans la vie de Jack.

La guerre continue et Jack se retrouve ensuite dans un village qu’il veut aussitôt sécuriser alors que ses hommes sont heueux de pouvoir se baigner dans une rivière. On sent que la vie reprend son cours et les hommes leur goût à la vie après l’horreur du front. Jack n’est pas prêt cependant à les voir mener leur vie pépère. En effet, lui, il veut avoir la permission d’aller voir son frère, et pour ça, il faut que son supérieur voit que tout tourne bien dans son équipe.  Comme c’est le cas, il peut aller voir son frère qui, apparemment, a des problèmes.

On découvre alors que quatorze semaine plus tôt, sa mère, totalement battue a reçu une lettre du frère de Jack, Nicky… et celui-ci ne vit pas bien la guerre, du tout. DU TOUT. Il leur écrit qu’il se demande même s’il n’est pas déjà mort en fait. Il n’en faut pas plus pour que Jack décide de s’enrôler dans l’armée, malgré sa tachychardie. Son médecin de famille n’est pas ravi par l’idée, mais Jack tient bien son discours de grand frère. Du coup, le médecin l’aide à truquer sa visite médicale, rien que ça.

Un an plus tôt (oui, flashback dans le flashback dans le flashback dans le flashback, ils n’abusent pas du tout), le 1er janvier 1969, Jack travaille avec son petit frère. Je ne vois pas bien l’intérêt de cette scène. La scène suivante voit leur atroce père maltraiter l’ensemble de la famille avec ses réflexions alors que Nicky est stressé d’être appelé pour la guerre. Il s’isole avec Jack dans un bar – un isolement par rapport aux parents donc – pour assister à la lotterie qui déterminera quels soldats partiront… ou plutôt quels jeunes américains. L’angoisse. L’horreur. Non merci.

La réaction de son père ? « Rends-moi fier, fils ». Oui, ben oui. Ah les États-Unis. Ah, la guerre, tout simplement. Jack met au point un plan pour que son petit-frère ne parte pas à la guerre, mais se réfugie au Canada. Certes. Le problème, c’est que Nicky culpabilise aussi de ne pas aller au front parce que leur père ne lui parlera plus jamais, notamment. Avec Jack, ils passent la nuit dans un motel… et Nicky décide de se barrer pour l’armée pendant la nuit.

Quatorze ans plus tôt (flashback dans le fl… ouais bon, vous avez l’idée), on voit aussi Jack protéger son petit frère contre leur père, y compris quand Nicky est courageux et s’oppose au père pour protéger sa mère. Jack va jusqu’à le comparer à Clark Kent aussi, c’est pour ça…

Encore plus tôt, on remonte à la naissance de Nick où l’on rencontre le grand-père de Jack. Oh surprise, c’est un alcoolique qui prend peu soin de son fils… voilà qui est fait. Déterminisme, quoi. Dans le même genre, on découvre que Nicky est né à 23h58. À deux minutes près, il n’auait pas été appelé pour la guerre. Et c’est à sa naissance que le père de Jack lui explique que son seul job est d’être un grand frère protecteur. Bref, c’est un 18 octobre important ; tout leur destin s’est joué dès la naissance de Nicky. C’est un chouilla exagéré, mais l’écriture est fluide et ça passe bien, comme toujours avec cette série.

Tout ça nous ramène finalement à la première scène de l’épisode : Jack retrouve Nicky et… ben c’est la fin de l’épisode.


Épisode 5 – Toby – 15/20
Un bon épisode, mais qui, sans mauvais jeu de mots par rapport au précédent, part un peu trop dans tous les sens pour moi. C’est dommage : à trop le voir se disperser dans différentes directions, on finit par perdre le fil et surtout l’intérêt de toute une partie de l’épisode. Dans l’ensemble, la série est toujours aussi solide, mais c’est parce que je suis attaché aux personnages… pas parce que ce qu’ils proposent dans cet épisode est excellent.

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Well, I hope things stay happy, then.

Bon, cette saison se diversifie autant que possible apparemment, car on se concentre cette fois sur l’enfance de Toby qui n’a pas l’air facile. Il est obèse et la vie est déjà compliquée à l’époque pour les obèses. Il aimerait un changement de look pour être pris au sérieux, mais sa mère ne l’entend pas comme ça.

Et son père ? Comme pas mal de pères qui ne sont pas Jack dans cette série, il est tout bonnement atroce avec lui. Oh, sa mère est toute gentille, mais elle est aveugle aux problèmes de son fils tout au long de sa vie – parce que oui, on le suit aussi adulte quand son addiction aux antidépresseurs lui a fait perdre sa première copine.

Dans le présent, on reprend l’intrigue de Kate avec huit possibilités de tomber enceinte, qui tombent à trois, qui tombent à un embryon. C’est mieux que rien. Elle passe l’épisode à attendre de savoir si elle est enceinte ou pas, et ça stresse bien sûr Toby qui ne montre rien à Kate, parce qu’il ne veut pas l’inquiéter.

Il y a de quoi pourtant car il n’a plus de médicaments. Et ça pose problème, et Kate n’en a pas la moindre idée, trop occupée qu’elle est à… euh bah se déguiser en Adele pour un anniversaire. Bon, cependant, elle finit l’épisode en apprenant qu’elle est enceinte, donc c’est plutôt chouette. Le seul problème, c’est qu’elle l’apprend seule, parce que Toby rentre en retard. Sans médicament, il s’est défoulé sur des jeux d’arcade, et euh, ben voilà.

Il finit l’épisode au lit et en stress, alors que Kate comprend enfin que quelque chose ne tourne pas rond pour lui. C’est vachement le moment, t’sais. Elle prend RDV pour lui chez le médecin et ça relance l’intrigue de leur couple dans une nouvelle direction à présent. En revanche, je ne vois pas bien l’intérêt du titre de cet épisode : c’est loin d’être uniquement centré sur Toby et il se passe plein d’autres choses.

En effet, Beth et Randall font face à une grosse journée. Beth a déjà un entretien pour un nouveau job et Randall se présente bien pour les élections du quartier de William. Il doit donc se présenter dans le quartier, et ce n’est pas gagné : personne ne le connaît, personne ne s’intéresse aux élections. Forcément, ce ne serait pas drôle autrement.

Quand il fait son discours pour les convaincre de voter pour lui, ça se passe encore plus mal : ils sont tous dans la poche de son concurrent, évidemment. Il est là depuis des années, et même s’il fait de la merde, tout le monde a l’habitude de le voir. C’est mieux qu’un étranger. Et surtout, Randall découvre qu’il a fait ses preuves dans le passé et que les gens du quartier lui sont loyaux pour une bonne raison.

Après tout ça, Beth le réconforte comme elle peut et surtout elle le remotive en se moquant de lui parce que pour une fois il n’a pas pleuré. La blague est mignonne, hein, jusqu’à ce que les scénaristes nous révèlent que l’entretien de Beth ne s’est pas bien passé du tout et qu’elle a craqué en plein milieu. Quel jeu d’actrice, franchement, la manière dont elle craque et retient ses larmes – et en gros plan en plus. Sacré casting, mais ce n’est pas nouveau !

Autrement, dans la partie la plus intéressante de l’épisode je trouve, Kevin se rend à Baltimore avec Zoe pour voir le camarade d’armée de son père, et il ne se rend même pas compte d’un certain nombre de faux pas qu’il fait avec Zoe. Bon, pour être honnête, je n’ai pas capté non plus le coup de l’oreiller, mais il est assez clair que Kevin n’est jamais sorti avec une femme noire avant. Et moi non plus à vrai dire, donc tout s’explique. Zoe vit quand même assez mal de devoir lui expliquer certaines bases de sa vie dont lui ne s’apperçoit même pas (genre, le racisme d’une caissière), et je ne peux que la comprendre car la tâche paraît énorme. Yep… mais elle est clairement en train de tomber amoureuse de Kevin, donc le soir elle lui raconte tous ses problèmes et je pense que le couple ne peut qu’en sortir plus fort.

En tout cas, la rencontre avec l’homme ayant perdu son pied se passe très bien : Kevin a même ramené un album photo de famille. Oui, en revanche, il dit qu’il pense que son père était mécano dans l’armée, alors qu’on a très bien vu dans l’épisode précédent que non. Et la vérité éclate au grand jour. C’est tout ce qui éclate, cependant : l’homme n’a pas grand-chose à lui apprendre sur Jack, si ce n’est que c’était un héros, mais ça, on le savait déjà.

Ce qu’on ne savait pas ? Kevin l’apprend le lendemain matin et ça va bouleverser tout le schéma de la série : Jack s’entendait apparemment très, très bien avec une femme vietnamienne. L’homme en a une photo et Kevin en a sur lui… le collier. Oui, le collier auquel Kevin tenait tant parce que c’était le dernier souvenir de son père ? Finalement, c’est le dernier souvenir d’une vietnamienne.

On comprend mieux pourquoi il finira dans un avion pour le Vietnam avec Zoe, cette fois. Je suis très curieux de voir où va mener cette intrigue. Ca sent bon les secrets de famille qui devraient rester enfermés !

Le passé se concentre aussi sur les Pearson après la mort de Jack. Comme par hasard, Miguel est très omniprésent dans leur vie. Et ça n’a rien à voir, mais au moment d’aller au bal de promo, Randall découvre que le père de sa petite amie est raciste et refuse de les prendre en photo. Euh, ce flashback part dans tous les sens, non ? Bon, pourquoi pas après tout.

Le but ? Nous montrer Miguel commencer à être une figure paternelle pour Randall et lui parler du racisme ambiant quand il était plus jeune. Randall n’apprécie que moyennement, forcément. Pourtant, Miguel est un grand gentil : il répare le frigo des Pearson et il récupère un Kevin totalement bourré après son bal de promo. Ouais, bon, ce n’était pas la partie la plus folle de l’épisode franchement, mais c’est bien de savoir comment Miguel s’est imposé dans la famille, j’imagine, et pourquoi aussi : il l’avait promis à Jack, tout simplement.

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Les stats de la saison 2017-18

Salut les sériephiles,

Une fois n’est pas coutume, on se retrouve aujourd’hui pour parler de 2018, et plus précisément de la saison 2017-18. Lorsque j’ai rédigé le top 70, j’ai fini par quelques statistiques d’ordre général et je pensais que ce serait bien suffisant comme ça. Finalement, cette semaine, Ludo s’est prêté au jeu des statistiques et m’a demandé de lui faire quelques graphiques et calculs de pourcentages sur ses lectures et ses visionnages de séries sur l’année. Par conséquent, je me suis rappelé que j’étais curieux et que c’était fun de tout chiffrer… C’est pour cela qu’après lui avoir envoyé ses graphiques, je me suis mis à faire les miens. Et tant qu’à faire, autant vous les partager, parce que ça fait un article que j’aime bien lire ailleurs moi, donc peut-être que vous aussi vous aimerez.

Toutes les statistiques présentes dans cet article couvrent la période de septembre 2017 à août 2018, grosso modo. Non, je n’ai pas fait sur l’année car en fait, je n’ai pas de liste à l’année, je procède par saison dans mes décomptes – et puis, je suis prof, alors le début d’année, c’est en septembre, sérieux, pourquoi on fait pas le réveillon le 31 août hein ?

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C’est simple, ces stats couvrent tout ce qu’il y a dans le top 70 et que j’ai terminé (pas les dernières places de ce top donc) ! Commençons par le graphique le plus déprimant car cela faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé : seules 59% de mes séries ont été renouvelées. Je sais, vous allez me dire que c’est beaucoup, mais non, parce que ça en laisse 37% d’annulées ou de définitivement terminées, et c’est ça qui est énorme. Je m’en suis bien rendu compte en cours d’année, et surtout cet été, mais je trouve ça triste tant d’histoires qui se terminent… En plus, la relève n’est pas assurée pour l’instant, il y a peu de saisons 1 que j’ai vraiment appréciées l’an dernier, et c’est pire cette année !

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Du côté de la durée des épisodes, il n’y a que peu de surprise avec plus de 50% de ce que je regarde calibré sur le format 42 minutes. Je blague parfois en disant que ma vie est rythmée par des tranches de 45 minutes, mais je ne blague qu’à peine je crois. Et après, j’ai du mal à caser les 24% de séries que je regarde et qui font plus de 42 minutes…

En revanche, le graphique que je préfère (mais qui prend un temps fou à concevoir), c’est celui des chaînes de mes séries. Je sais, je sais, Seriesdom pourrait me le faire, mais comme je mets toujours trois plombes à y écrire ce que j’ai vu, ce n’est pas efficace : il y a des épisodes vus en 2017 comptabilisés sur 2018 ; et il y en aura de 2018 sur 2019, et donc ça ne marche pas.

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Qu’à cela ne tienne, je me le suis fait manuellement. Sans la moindre surprise, ABC reste la chaîne dont j’ai regardé le plus de choses l’an dernier ; et en même temps, je crois que j’ai testé 90% de ses nouveautés – allant même jusqu’au bout de Ten Days in the Valley. J’étais persuadé que Netflix serait dans le mal sur la saison, car j’avais l’impression de ne pas rentabiliser mon abonnement.

Finalement, 13% des séries que je regarde sont dessus – et ça ne prend même pas en compte l’Arrowverse, ou The Good Place que j’ai laissé dans les stats de NBC. Mon impression vient surtout du fait que sur Netflix, je suis poussé à consommer rapidement les épisodes, donc je n’y passe pas de temps que ça. Et puis aussi, 13%, ça m’en laisse 87 ailleurs, hein. Mon autre surprise a été de retrouver la Fox en 3e position… Avec toutes les annulations subies en mai, je doute que ce soit encore le cas l’an prochain. Pour moi, la 3e position aurait dû logiquement aller à Syfy que j’ai l’impression de regarder énormément. Comme quoi, les intuitions sont parfois faussées.

Dans le même genre, je n’aurais pas instinctivement pensé que je regardais autant de séries sur la CW que sur AMC : j’ai parfois été en overdose de CW… alors qu’en fait, pas du tout. C’est l’effet niaiserie de Supergirl qui m’a influencé, ça, à tous les coups ; et une fois de plus, mon pseudo-rattrapage de l’Arrowverse n’est pas pris en compte non plus. Et puis, cette saison était aussi la première où je n’ai pas été hyper sérieux dans mes visionnages. Jusque-là, il n’y avait pas grand-chose dans ma liste d’attente TVtime, mais cette année, je me suis laissé déborder comme tout le monde… et je n’ai pas terminé 22% des saisons commencées (ça ne compte donc même pas celles que je n’ai pas entamées) :

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Tristesse ! Pour m’en remettre, je vous propose de vite enchaîner sur le dernier graphique de cet article, parce qu’il me fait énormément rire pour son égalité parfaite en première place ; ça me paraît improbable et pourtant, je vous promets que je n’ai pas fait exprès :

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Là aussi, il y a une surprise : j’étais sûr d’avoir regardé beaucoup moins de comédies cette année, surtout qu’il y en a un paquet que je n’ai pas terminé. Et pourtant, 27%, c’est loin d’être minime. Comme quoi ! Pour le reste de ce graphique, je dois dire que je m’y attendais : oui, la SF a une place de choix dans mes visionnages, rien de nouveau sous le soleil.

Voilà donc pour cette saison. Si ABC est grande première de ces stats, je pense que l’an prochain ira néanmoins à Netflix, car avec le Challenge Séries, je vais rajouter pas mal de saisons du géant du streaming. Et puis, comme je disais plus haut, il y a peu de nouveautés qui m’attirent pour l’instant, et les annulations de séries viennent surtout des networks (merci la Fox). Autrement dit : moins de networks, plus de Network. C’est la vie !

Une dernière stats pour le fun : 6% de ce que j’ai regardé a été produit par une chaîne française. Pas si mal par rapport à d’habitude où ça ne dépasse pas les 5%…