Alice Lee (#136)

Salut les sériephiles,

Il y a bien une actrice de Grey’s Anatomy qui aurait pu avoir son article pour la première fois aujourd’hui, mais ce ne serait pas rendre justice à celle dont je vais parler aujourd’hui et qui le mérite vraiment pour le deuxième épisode d’affilée. Si elle s’est fait voler la vedette de justesse la semaine dernière, ce ne pouvait pas être le cas deux fois de suite ! Bien sûr, je suis en train de vous parler de…

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 La performance de la semaine :
Alice Lee

La série concernée : Zoey’s Extraordinary Playlist
L’épisode : S02E10 – Zoey’s Extraordinary Girls Night – 18/20


Pourquoi ? Si elle a trop souvent un rôle secondaire dans les épisodes, Alice Lee brille depuis deux semaines dans la série grâce à une intrigue terrible pour le personnage d’Emily : elle fait en effet une dépression post-partum. Plus qu’un baby blues, c’est donc carrément une dépression que l’actrice doit être capable de jouer, et elle y arrive très bien. Restée dans l’ombre tout au long de la saison 1 ou presque, Emily arrive enfin sur le devant de la scène, alors que ça fait un an qu’elle enchaîne les punchlines et les bonnes répliques permettant de soutenir David ou de nous faire rire.

Et puis d’un coup, la semaine dernière, sa blague du début d’épisode n’avait rien de bien drôle, avec un sentiment très clair de détresse de sa part dans sa réplique envers Zoey.

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Partant de là, c’est sans surprise que la fin d’épisode nous révélait qu’elle était au fond du gouffre. L’actrice passait alors d’une chanson heureuse et pleine d’amour à… une scène parfaitement déprimante. Et le changement d’émotion était parfaitement géré, elle m’a tout simplement brisé le cœur (et elle a ridiculisé la version de Max en début d’épisode qui paraissait pourtant hyper triste).

Cette semaine, on la retrouve dans ce même déni, et c’était une surprise. Je m’attendais à un épisode nous la montrant catastrophée tout du long, mais ça n’aurait pas été cohérent par rapport au personnage, ni par rapport à ce qu’est la dépression. Il est parfaitement possible de faire comme si tout allait bien, mais ça ne veut pas dire pour autant que c’est le cas. Fake it ’til you make it, ça ne marche pas avec la santé mentale. Et j’ai adoré voir Alice Lee gérer à la perfection le passage d’un état à l’autre.

Bien sûr, le summum est de la voir à danser en boîte de nuit pour enchaîner sur une chanson déprimante dans les toilettes – le tout en dansant à nouveau. L’actrice a donné tout ce qu’elle avait dans l’épisode, et elle était hyper touchante. Oui, le scénario aide à nous donner envie de pleurer, je ne dis pas… mais force est de constater qu’elle est capable de le jouer avec brio. Elle dégage tant d’énergie dans toutes les situations, c’est fou !

 


Urban Dictionary: Alice Lee
Elle peut clairement jouer des persos très différents !

Vue aussi dans : En ce qui me concerne, je crois bien que je ne l’ai jamais vue ailleurs que dans un épisode de Grandfathered en 2016 avant qu’elle ne prenne le rôle d’Emily en 2020. Pourtant, l’actrice a déjà une bonne carrière derrière elle, enchaînant souvent les petits rôles dans les séries : onze épisodes de Take Two, un seul de 2 Broke Girls ou de Splitting Up Together, mais sept dans Switched et cinq dans Faking it… Pour une carrière reprise sérieusement en 2013, on voit donc qu’elle parvient à rester active, mais que ce doit être épuisant.berto x monica Tumblr posts - Tumbral.com

Pour enchaîner autant les petits rôles, il n’y a pas de mystère : elle doit passer sa vie dans les castings et les auditions, puis attendre désespérément une réponse… L’angoisse, quoi. J’espère que le rôle d’Emily lui permettra de se faire connaître davantage car elle est capable de grandes choses et le prouve très bien. Elle mérite d’avoir de plus gros rôle que ce qu’on lui accorde pour le moment… mais bon, c’est un des problèmes souvent largement évoqué concernant les actrices d’origine asiatiques. Rien de bien nouveau sous le soleil, à moins d’être Lucy Liu, c’est compliqué. Et même pour Lucy Liu, ça a dû être tellement compliqué !


My Little Corner: September 2020L’info en + : Si je me concentre sur Zoey’s Extraordinary Playlist, je peux vous dire que la série n’a pas encore été renouvelée pour une saison 3. Cela commence à être énervant cette année 2021 où les annonces tardent à tomber, surtout que le tournage de la saison 2 est largement terminé. Il n’y aura pas de nouvel épisode cette nuit aux États-Unis, parce que ce sont les Oscars donc aucun network ne se risque à diffuser quoique ce soit, mais il n’en reste que deux ensuite…

Par contre, si vous aimez la voix d’Alice Lee quand elle chante, comme moi, vous serez ravis d’apprendre qu’elle s’est aussi fait connaître en 2014 pour ses performances vocales dans l’émission d’ABC Rising Star.

Le concept est simple comme tout : il faut chanter et les spectateurs votent en direct pour remplir une jauge apparaissant sur la droite de l’écran. Pas facile… et de là à dire qu’elle est carrément sous-exploitée dans la série, il y a un pas que je franchis sans hésiter.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

The Falcon and the Winter Soldier… Et après ?

Salut les sériephiles,

Je n’ai pas totalement abandonné le blog, mais j’ai voulu profiter d’une bonne grosse journée ensoleillée aujourd’hui, et ça fait qu’il est beaucoup trop tard quand je me lance enfin dans la rédaction de cet article. Au moins, j’ai eu l’occasion de réfléchir à ce que j’allais écrire, au moins un peu. Et il n’y a pas de raison d’y couper : après WandaVision, je vous ai proposé un article résumant ce qui allait se passer ensuite… nous y revoilà donc pour la fin de saison/série de The Falcon & the Winter Soldier.

Voir aussi : WandaVision, et après ?

Spoilers sur la saison 1 dans l’article.

Critique de tous les épisodes dispo en cliquant ici.

https://media.melty.fr/article-4433181-raw/media.gifS’il ne faut jamais dire jamais pour une saison 2 de la première, il est peu probable d’en voir un jour une pour cette série, puisqu’elle a fait le tour de ses deux personnages et a servi de transition pour que le Falcon devient enfin le Captain America qui était esquissé de belle manière dans Avengers Endgame. On a un nouveau America’s Ass, du coup.

Voir aussi : Avengers Endgame expliqué

Et même si certains à la production disent laisser la porte ouverte à une saison 2, le titre n’aurait plus grand sens : le Falcon s’est métamorphosé – il serait intéressé d’en voir un nouveau émerger cela dit ; le Winter Soldier n’est définitivement plu à la fin de la série, car Bucky a fait face à ses démons – et ça, je n’en veux pas un nouveau, évidemment.

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J’espère quand même qu’on les reverra ensemble bien vite !

Bref, une série dérivée de plus pour le Marvel Cinematic Universe, pourquoi pas, mais une saison 2 ? Peu probable. C’est donc sans surprise qu’il a été annoncé que le série laisserait place à présent à un film, pour le moment sobrement intitulé Captain America 4. On retrouve aux manettes de ce film le showrunner de la série, Malcolm Spellman, ce qui permet d’annoncer d’emblée une continuité et un sentiment d’univers construit et cohérent. Je suis impatient de voir ce que ça donnera, mais il faudra attendre quelques années probablement, parce que le calendrier des films de la franchise n’arrête plus de prendre du retard avec le coronavirus…

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Si je suis impatient malgré tout de voir ce film, la série m’a pourtant déçu sur certains points, notamment dans son épisode final, car elle a eu la mauvaise idée de laisser de côté des scènes que j’attendais vraiment, montrant certaines conséquences sans pour autant nous donner les moments-clés : la première apparition de Sam en costume ne permet pas d’admirer le costume ; il n’y a pas de scène où il se bat vraiment au côté de Bucky ; ce dernier se réconcilie super vite avec Walker ; Sharon est sous-exploitée alors qu’elle est une carte maîtresse…

Et cette carte maîtresse fut une petite déception aussi : la voilà donc qui devient le Power Broker, présentée comme LE super-méchant de la saison puisqu’il est à l’origine de la création de nouveaux Super-Sérums. C’est gênant pour la nièce de Peggy Carter et pour l’héritage laissé par cette dernière tout de même. c: sharon carter | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirLa toute dernière scène nous fait toutefois bien comprendre qu’au-delà d’une revanche et d’un personnage de méchante, Sharon Carter est désormais une revendeuse qui se contente du plus offrant, indépendamment des conséquences.

C’est intéressant et j’ai hâte de savoir le rôle qu’ils lui réserveront dans la phase 4. Elle aurait moyen d’être dans l’ombre d’un certain nombre de projets, et ça me ferait plaisir pour l’actrice. En plus, j’ai déjà envie de la voir obtenir une vraie rédemption une fois démasquée. On peut toujours rêver – je ne connais pas tellement le Power Broker dans les comics, je reconnais.

https://media.melty.fr/article-4418707-raw/media.gifJe connais en revanche davantage l’US Patriot, qui est plutôt du genre anti-héros au mieux, super-vilain au pire. Le problème de John Walker une fois US Patriot, c’est qu’il ne remet pas tellement en question les ordres ; il fait ce qu’on lui dit de faire. Et c’est cet étrange personnage de Val qui lui dit quoi faire désormais… C’est elle que je m’attends à revoir le plus vite dans la phase 4 : elle semble avoir un certain pouvoir et de l’argent, elle est donc un choix logique de personnage nous constituant toute une équipe pour faire face un jour aux Avengers.

Nous verrons bien… En attendant, on pourra voir Loki dès le 11 juin… Un mois et demi, allez, ça va passer vite avant de retrouver le générique des studios Marvel !

 

 

The Falcon and the Winter Soldier – S01E06

Épisode 6 – One World, One People – 17/20
Beaucoup d’action dans cet épisode, mais aussi une conclusion plutôt naturelle aux intrigues ouvertes tout au long des six épisodes, avec des prolongements possibles pour le reste du MCU. Toutefois, la lisibilité des scènes d’action n’est pas toujours la meilleure, me laissant l’impression que ça aurait pu être mieux géré par moment. Autrement dit, j’ai aimé cette série, qui est excellente. Force est de constater qu’elle est une série d’action avec un très bon message… servant un peu trop de transition peut-être ? Je ne sais pas, cet épisode final m’a un peu déçu dans mes attentes, tout en étant très bon quand même. 

Spoilers

Sam et Bucky empêchent Karli et ses hommes de main de mener à bien leur attentat.

I don’t fly man, that’s your thing.

C’est déjà la fin de saison (et de série), ce qui nous promet un épisode mouvementé. Difficile de résister à l’envie de voir cet épisode, donc, et je n’ai pas résisté longtemps malgré le travail qu’il me reste à faire. Je suis en vacances après tout.

L’épisode prend un peu son temps à commencer, histoire de nous remettre toute la série en place, avec les personnages qui se pointent tous un à un vers l’immeuble où va se diriger l’attentat de Karli et son groupe. Oui, tous les personnages : Bucky y est rejoint par un vieillard qui s’avère en fait porter un masque numérique et être Sharon. Sacrée technologie, on ne l’avait plus revue depuis Agents of S.H.I.E.L.D, il me semble ? Content de voir une nouvelle référence à la série, même si elle est oubliée par Marvel depuis deux ans, avant même sa fin.

Bref, Sharon retire alors son masque en public, en assurant que personne ne la recherche là, mais ça n’a aucun sens. Ce n’est pas bien logique d’avoir gardé ce masque avant de venir sur la scène, en tout cas, parce que le retirer, c’est clairement visible ?

Bon, l’attentat commence très vite une fois qu’elle est là, et je ne lui fais pas confiance pour aider nos héros parce qu’elle a un rôle trop peu clair sur tout ça. L’attentat ? C’est soft au départ, avec juste des fumigènes balancés dans la salle où devait avoir lieu le vote. Captain America débarque alors en volant, parce que ça y est, Sam a bien enfilé le costume !

Il s’agit clairement de ce qui était dans la valise, donc, et je suis déçu. On ne le voit pas le découvrir ou l’enfiler, on le voit juste avec le costume sur le dos, costume qui a désormais les ailes de Falcon associé à lui, malgré le bouclier. C’est un super-héros après tout ! Et comme il n’a pas le super-sérum, il lui faut bien des avantages pour se battre contre les super méchants.

Je reste déçu de la manière dont est introduit ce costume, parce que c’est censé être le grand moment de révélation, et ça se fait dans le feu de l’action. Nous n’avons pas vraiment le temps de le voir, et tout est en lumière rouge quand il se bat. C’est dommage. Il débarque en tout cas au dernier étage pour mettre à terre quelques méchants et permettre l’évacuation des personnes censées voter…

Malheureusement, ces derniers finissent tout de même otage de Karli, qui part en cacahuète ensuite à annoncer à ses collègues terroristes que même si l’idée est de négocier grâce aux otages, elle est prête à les tuer si cela s’avérait nécessaire. Humph. Avant ça, elle contacte Bucky pour tenter de le rallier à sa cause, parce que j’imagine que ça vaut le coup d’essayer ?

J’ai eu du mal avec ce début d’épisode : autant l’épisode précédent semblait tout mettre en place, autant là, on se retrouve balancé avec des personnages qui ont des intentions claires qui n’ont jamais trop été données avant. Quel est le but exact de Bucky, à part monter sur une moto pour le sex-appeal et les cascades qui ont la classe ?

Bon, allez, il se débrouille pour aller sauver des otages coincés dans un camion, alors que les flammes risquent de tout faire exploser. Cela lui permet d’être vu en héros et d’avoir quelques remerciements bienvenus, ça le change. Sam aussi a droit à quelques applaudissements après avoir mis à terre un hélicoptère en sauvant les vies qui devaient l’être. Il ne s’arrête pas pour les entendre pour autant, retournant à l’assaut d’un deuxième hélicoptère dans lequel il repère une femme capable de le piloter.

Il parvient à la contacter et réussir à mener une excellente opération lors de laquelle il fait tomber le pilote de l’engin en s’assurant que la femme puisse sauver tous les autres otages. C’était franchement la classe comme scène : il n’y a pas grand-chose à commenter, si ce n’est que les effets spéciaux sont toujours à la hauteur.

C’est le cas dans tout l’épisode, avec des chorégraphies de combat bien réussies pour Bucky, de la ruse pour Sharon qui met KO un type avec un gadget ou des situations tendues lorsqu’un camion d’otages manque de s’écraser de peu au sol en tombant de très haut… Il est toutefois retenu de justesse par John Walker, également sur les lieux de la baston.

Lui, il vient en faux Captain America pour stopper Karli et venger Lemar. La terroriste a la bonne idée de lui balancer que la vie de Lemar ne valait rien du tout à ses yeux, en plus, c’est quelque chose tout de même. Le combat entre eux est sympathique, mais vite abrégé, et pour cause : l’équipement de Walker ne tient pas la route.

On est loin du vrai bouclier de Captain America, qui est vite déformé par un simple coup de pied de Karli. Il me ferait presque pitié cette semaine John : il ne parvient pas du tout à faire le poids face à Karli, et même quand il pense pouvoir faire une différence en sauvant les otages, la terroriste et ses hommes de main lui tombent dessus. Il ne parvient pas à sauver les otages, mais heureusement Sam arrive…

Il peut donc sauver le camion d’une chute mortelle pour ses otages et être reconnu comme le nouveau Captain America qu’il est censé être. C’est jouissif à voir, surtout qu’il s’en tire très bien et met à terre les terroristes ensuite en un coup de bouclier. Malheureusement, il ne parvient pas à les arrêter à cause de nouveaux fumigènes qui permettent à Karli de s’enfuir.

Celle-ci peut ainsi se retrouver nez à nez avec Sharon, dont le rôle de grande méchante s’éclaircit enfin : sans trop de surprise, elle est le fameux Power Broker qui fait trembler tout le monde depuis le début, y compris Karli. Cette dernière découvre que Batroc – le plus canadien des français – avait été embauché pour l’espionner, et ça ne lui plaît pas tellement.

Elle profite cependant d’un désaccord entre Sharon et Batroc pour s’en tirer mieux que prévu : Batroc est tué par Sharon d’un coup de feu, Sharon se fait tirer dessus par Karli et tout le tumulte que ça provoque attire Sam sur les lieux. Lui, il ne voit pas Sharon comme le Power Broker qu’elle est, malheureusement, et c’est bien dommage.

Karli a beau lui demander de rester en-dehors de ça, ce n’est pas ce qu’il fait, forçant la rousse à s’en prendre à lui, dans une scène très touchante où elle s’énerve de remarquer que Sam refuse de s’attaquer à elle. Il accuse les coups, ne fait rien d’autre que de la légitime défense très sobre et il est ainsi un très bon Captain America se battant pour la paix. Malheureusement, ça n’arrange pas les affaires de Sharon de voir que Karli risque de s’en tirer, alors elle n’hésite pas à lui tirer dessus deux fois, en traitresse, sans que Karli ne puisse voir venir le coup.

J’ai de la peine pour elle qui est laissée pour morte, mais qui est bizarrement celle que Sam privilégie : il l’emmène en volant auprès des secours, laissant Sharon derrière lui alors qu’elle est également blessée par balle ? Bizarre. Il est toutefois beaucoup plus symbolique de voir ce nouveau Captain America atterrir avec Karli dans les bras devant un parterre de journalistes et d’ex-otages tout juste sauvés. Ces derniers ne perdent pas le Nord de leur agenda politique et affirment toutefois à Sam qu’ils voteront tout de même.

En parallèle de tout ça, j’oublie tout de même de souligner que si Sam s’occupe de Karli, Bucky et Walker font alliance pour arrêter rapidement les autres terroristes, grâce à leur application, tout simplement. Pas futés ces terroristes… sauf que Sam insiste bien pour souligner qu’ils ne sont pas des terroristes : ils sont des victimes du pouvoir en place. Il se lance alors dans une belle leçon de morale auprès de tous les politiques, y compris un Sénateur qui continue de lui dire qu’il ne comprend pas la situation.

Tout ça se fait évidemment devant des caméras qui diffusent en direct au reste du pays le discours de ce nouveau Captain America sur les riches prenant des décisions entre riches, sans prendre en compte les personnes que ces décisions affecteront en premier lieu. C’est frustrant comme situation, et je me demande vraiment quelle décision sera prise ensuite…

En attendant, Captain America peut papoter un peu avec Bucky, puis avec Sharon qui s’en tire très bien dans cette saison. Il est ensuite appelé à la rescousse pour aller récupérer un homme qu’il a fait tomber dans l’eau et qui est encore en vie, mais a besoin d’être secouru. Malheureusement, ce faisant, il ne peut sauver les autres hommes de main de Karli, victimes d’un attentat, un vrai cette fois, puisque le camion dans lequel ils sont faits prisonniers explose.

Cela arrange bien les affaires de Valentina, dont on ne sait toujours pas bien quel rôle elle jouera à plus grande échelle dans cet univers. En attendant, elle paie un nouveau costume à Walker : celui de Captain America, mais en noir. Il peut ainsi rester en service en tant qu’U.S Agent. Allez, hop, un super-héros de plus à suivre par la suite. Cela va commencer à devenir aussi compliqué que les comics, là.

En attendant, il faut conclure les intrigues ouvertes : Bucky peut donc retourner auprès du vieil homme avec qui il était très ami dans le premier épisode, histoire de lui annoncer qu’il est le meurtrier de son fils. C’est une bonne chose, et ça lui permet d’arriver au bout de son carnet. Il fait ainsi un petit cadeau à sa psy et termine bien son intrigue en s’effaçant à nouveau dans la rue.

Sam, lui, choisit de retourner voir Isaiah qui le félicite de sa sdécision et l’appelle Captain American. C’était chouette comme tout, mais il fallait que ça finisse différemment : il est donc très chouette de voir de Sam l’emmener au musée Captain America pour lui montrer qu’il a fait en sorte qu’une salle lui soit consacrée. Oui, il y a une salle Isaiah Bradley, afin que l’Histoire se souvienne de lui et ce qu’il a vécu ; de ce qu’il a fait pour son pays.

Le message de la série est là, il était important de finir là-dessus… mais j’ai eu un goût de trop peu quand même, me donnant un sentiment de « tout ça pour ça », parce qu’au fond, tout ça n’a servi qu’à faire la transition de Falcon à Captain America, et j’ai peur que ce soit une manière de se dédouaner par la suite en oubliant ce message. Je ne sais pas, je ne suis pas directement concerné par les problèmes évoqués, peut-être que c’est pour ça que l’impact est amoindri sur moi. Je ne peux pas dire qu’il n’y en a pas eu en plus, parce que j’ai trouvé que c’était très beau comme scène, ce moment dans le musée entre Isaiah et son petit-fils.

C’était une fin toute en émotion, donc, et on termine par un super barbecue dans la ville d’origine de Sam, avec un Bucky qui se comporte envers lui comme le buddy qu’on voulait qu’il soit. Simple et efficace comme fin, avec un petit flou sur ces personnages. Bien sûr, cela laissait d’autres personnages dans le flou : le vote est reporté, mais on ne sait pas encore ce qui sera fait… Quant à Sharon, on découvre que Sam a tenu sa promesse.

Elle est rétablie comme agent Carter par le gouvernement américain qui l’honore et lui rend son titre et sa position hiérarchique… sauf qu’elle est désormais une grande méchante en tant que Power Broker. Arf. J’ai quand même l’impression qu’on nous a vendu une série qui se centrerait aussi sur elle, alors que pas du tout. Il lui faudra son propre chapitre, plus tard… au contraire de Zemo, qui termine dans une prison luxueuse (The Raft !) et qu’on ne reverra peut-être pas de sitôt ?

EN BREF – La fin est moins surprenante que celle de Wandavision, et j’ai moins l’impression de voir un grand changement dans l’univers Marvel – pourtant, il y en a. Concrètement, la série permet de montrer au mieux quand Sam accepte de devenir Captain America, ce qui n’aurait pas pu être fait avec tant de travail dans un film. Là, les bavardages sur la question sont utiles et bien écrits, j’ai hâte de le voir dans les prochains films – et j’espère qu’il aura son propre film.

En ce qui concerne Bucky, nous ne sommes pas à fond dans le buddy movie que j’espérais, notamment dans ce dernier épisode où on ne le voit pas assez se battre aux côtés de Sam – ils sont toujours séparés. C’est un peu dommage, mais son évolution fonctionne et le mène au bout de sa rédemption. Il est donc prêt lui aussi pour d’autres films dans lesquels les scénaristes n’auront pas trop à s’embarrasser d’expliquer qu’il est bel et bien un gentil.

Parmi les autres pistes ouvertes par la série, Karli est laissée pour morte sans que son pouls ne soit pris et sans qu’elle ne soit enterrée : dans le l’univers Marvel, tout peut donc encore lui arriver. Sharon, elle, rejoint donc le S.H.I.E.L.D, je suppose, tout en étant le Power Broker. Sa scène finale ne peut être plus explicite : elle veut revendre sur le marché noir tout un tas de technologie US de pointe, elle sera donc une méchante de l’ombre pour une partie au moins de la phase 4. Enfin, John Walker est introduit comme l’US Agent, avec Valentina pour le chapeauter, ce qui nous laisse une part de mystère pour les films à venir. Ou les séries.

L’univers s’étend sans plus s’arrêter… mais la série donne tout de même un sentiment d’achèvement qui fonctionne bien. Well done. Vivement Loki dans deux mois, maintenant !

 

NCIS S18E12 (express)

Épisode 12 – Sangre – 12/20
Même si j’aime le personnage sur qui se centre cet épisode, ce n’est pas assez innovant du tout pour me convaincre comme épisode. En fait, ils auraient pu écrire la même chose en saison 12, 6 ou 1… Et bon, ça me blase un peu. 

Spoilers

L’enquête de la semaine va forcer Nick à se confronter à son passé.

C’est compliqué les séries procédurales quand même, faut toujours qu’on nous sorte des épisodes qu’on a vu quinze fois ! Cette semaine, la série se concentre donc sur le personnage de Nick, dont le père est mort depuis des années. Il n’en faut pas plus pour donner aux scénaristes l’idée de faire revivre son père comme un agent de liaison pour la CIA, histoire d’expliquer qu’il a été forcé de se faire passer pour mort afin de protéger sa famille. Ugh. Comme ce n’est toujours pas assez larmoyant dans les chaumières, on nous ajoute la bonne touche qu’il veillait sur sa famille depuis le début.

Sérieusement, ce genre d’intrigue est vue et revue, et quand ça mène à la traditionnelle scène où son père se sacrifie pour sauver Nick, mais en fait non, parce que SURPRISE, il avait un gilet par-balle depuis le début, j’ai vraiment levé les yeux au ciel comme jamais. En plus, même la trahison de la nana de la CIA se voyait venir à des kilomètres, peut-être pas comme ça, mais bon. La simple introduction de ce personnage quand elle laisse passer Nick à l’hôtel… c’est tellement grillé ! Et comment ne reconnait-elle pas le fils de celui qu’elle envoie en mission ? Ils ne sont pas censés avoir des dossiers sur tout le monde aux States ?

Bref, vous l’aurez compris, la performance d’acteur offerte par l’interprète de Nick sauve l’épisode, à grand renfort également de scènes avec Bishop pour atténuer une intrigue qui est par ailleurs particulièrement redondante et peu originale. Je ne peux même pas vraiment dire que c’est une évolution intéressante pour Nick, parce qu’on sait que ça n’aura que peu d’impact sur le long terme, avec un père qui redisparait en fin d’épisode et va nous le laisser frustré et énervé après lui. Comme avant cet épisode, donc.

Et j’aimerais bien pouvoir dire du bien d’une intrigue secondaire pour compenser, mais je n’accroche toujours pas à ce qu’ils font de Gibbs. La série est renouvelée pour une saison supplémentaire dans laquelle il sera toujours là (mais peut-être moins ?), alors je me dis que ça va être long. Je comprends pourquoi les scénaristes ne se séparent pas de ce personnage culte, mais j’espère qu’il finira comme Ducky, en visio de temps à autres, et laissera la série voler de ses propres ailes. 

Après, c’était une bonne idée de caster la femme de l’acteur dans la série, parce qu’on sent bien l’alchimie entre eux… Peut-être même un peu trop d’ailleurs, car c’est surprenant de voir l’attache immédiate entre Gibbs et cette journaliste. J’ai en tout cas envie qu’il prenne sa retraite pour de bon et laisse les agents se débrouiller, parce qu’ils s’en sortent plutôt bien seuls. Il va être temps de nous ramener un nouveau bleu pour la suite, non ? On adore les séries qui font du harcèlement au travail quelque chose de positif. Ah, non, en fait.

Bref, ce n’était pas glorieux cette semaine, j’ai eu l’impression de voir un épisode qui aurait pu être écrit il y a dix ans et qui ne parvenait pas du tout à me surprendre.

PS : non, ce titre n’a rien à voir avec l’épisode, les scénaristes ont juste mis un titre espagnol parce qu’on se concentrait sur la famille Torres et quoi les liens du sang, quoi. Non plus. C’est à la limite du racisme, même ; surtout que l’espagnol ne joue même pas un rôle-clé dans l’épisode. D’ailleurs, l’agent de la CIA ne les entend pas ? Le regard de Torres vers le couteau à la fin est si peu discret… Ca n’a aucun sens.