This is us – S06E05

Épisode 5 – Heart and Soul – 15/20
L’épisode parvient comme toujours à atteindre les émotions qu’il veut nous faire vivre, mais je trouve tout de même que ça manque de quelque chose pour une saison finale. Je suis content d’avoir pu retrouver les différentes intrigues qui m’intéressent, sans pour autant être tout à fait satisfait parce que je sens bien qu’ils gardent de côté les grands moments pour des épisodes à venir. C’est frustrant. Et ce qui l’est encore plus, c’est de me rendre compte que je juge beaucoup cette saison par rapport au fait que ce soit la dernière : peut-être que sans ça, j’arriverais à être plus patient avec elle, mais là, je vois trop de personnages se diriger vers des fins qui ne sont pas celles que j’espère.

Spoilers

Rebecca et Kate : une histoire de disputes et de piano.

Timing is everything, isn’t it?

Il paraît que mieux vaut tard que jamais ? Je lance donc cet épisode un peu trop tardivement en ce dimanche soir pour voir ce qu’il vaut. Et c’est mal barré parce qu’il commence directement par nous dire qu’il va s’attarder une nouvelle fois sur la relation entre Rebecca et Kate. C’est un peu énervant parce que j’ai le sentiment d’en avoir fait le tour, mais en même temps, c’est déjà mieux que les épisodes précédents.

On suit donc trois timelines dans cet épisode. La première est loin dans le passé avec Kate et Rebecca qui font de la musique ensemble, filmées par Jack. Si ce n’est pas mignon tout ça !

Une deuxième timeline voit Kate juger un peu sa mère et Miguel qu’elle voit chaque soir en train de regarder la télévision – Qui veut gagner des millions sans Jean-Pierre, c’est dingue de se rappeler que ça existe ailleurs ! Piqué à vif, Miguel décide d’éteindre la télé une fois Kate partie pour demander à Rebecca ce qu’elle pense du speed-dating.

Après tout, elle lui a dit être prête à voir quelqu’un à nouveau et, surtout, elle ne pourra pas passer le reste de ses soirées avec lui. À moins que ? La phrase est placée là comme ça, mais comme on sait la suite, on sait bien que ça plante une graine. Je ne sais pas s’il pense déjà à Rebecca comme ça, mais nous, on ne peut pas voir autre chose, surtout quand la soirée speed dating est la catastrophe qu’elle est toujours dans les séries ;

Et pourtant ! Rebecca a le temps de passer quelques minutes avec Miguel, qui commence sérieusement à la voir différemment. Bien sûr, une fois ce speed-dating avec Miguel terminé, Rebecca tombe sur un type qu’elle connaît déjà. Matt est charmant avec elle et tout se passe bien. Tellement bien d’ailleurs qu’elle finit par accepter un café avec lui après le speed-dating. Tout ça se fait sous le regard de Miguel, et on sent qu’il quitte son rôle d’ami pour envisager plus. Il faut bien qu’on sache comment ils se sont mis en couple après tout.

On a tout de même le droit à un détour, donc, parce qu’il en fallait bien un servant de rebound guy à Rebecca. Et ça tombe bien, parce que quand elle rentre chez elle, elle tombe sur Kate qui est clairement dégoûtée par l’attitude de sa mère. Quelle connasse cette gamine. Elle pousse sa mère à vivre davantage et quand elle le fait, elle l’insulte ?

Franchement, c’est une adolescente, faut arrêter, elle est en âge de comprendre sa mère à ce stade. J’étais presque heureux de voir Rebecca lui foutre une gifle – presque, parce que je ne peux pas l’approuver. Cela nous explique un peu plus la relation entre elles et pourquoi c’était si chaotique : elle traite sa mère de traînée parce qu’elle passe un peu de temps avec un autre type que son père, des années après sa mort. Sérieusement ?

Je comprends Rebecca sur ce coup-là, et je suis à fond avec elle. Evidemment qu’elle doit reprendre le cours de sa vie. J’ai bien aimé que Kate comprenne un peu son erreur en entendant sa mère appeler Miguel, en larmes. Cela leur permet aussi de se réconcilier autour du piano, comme toujours.

Dernière timeline, le présent. Rebecca et Kate s’entendent désormais assez pour que Rebecca garde souvent ses petits-enfants et soit invitée à un cours de Kate pour chanter avec ses élèves. Cela déprime Kate de la voir si heureuse et de s’entendre si bien avec sa mère car ça lui fait prendre conscience qu’elles ont perdu beaucoup de temps.

Et cela la déprime d’autant plus qu’elle a peur de devoir lui faire une annonce qui risque de tout gâcher à nouveau : Toby et elle n’ont pas envie qu’elle se retrouve seule avec les enfants. C’est d’autant plus terrible maintenant qu’on sait qu’un accident est sur le point d’arriver ; et que ça arrivera probablement sans que Rebecca n’y soit vraiment pour quelque chose. En attendant, Rebecca est peinée par la situation et s’en prend à sa fille à qui elle en veut, avant de comprendre qu’elle n’y est pour rien.

Rationnellement, elle l’a toujours su de toute manière. Pour se réconcilier, Kate vient la voir et lui demande d’apprendre le piano à Jack. Elle a des partitions en braille et le piano devient une véritable ancre dans la vie de Rebecca, avec un morceau qu’elle a pu partager avec sa fille à différentes époques, mais aussi avec ses petits-enfants. C’est tout mignon et ça file les frissons attendus.

Et comme il n’y a pas que Kate dans le présent de cette série, on suit à nouveau Kevin et Madison. C’est toujours aussi frustrant de les voir être un couple parfait – mais sans être un couple. Madison est toujours en train de flirter avec Elijah (je crois que c’est son nom) et ça ne plaît pas à Kevin. Contrairement à moi, il s’en remet vite en appelant Cassie afin de l’inviter à son week-end. Pff. Non, mais non, pas eux deux quoi. Mettez-moi Kevin en couple avec Madison !

Bon, ce n’est pas le plan des scénaristes, et Randall nous rappelle en plus que Kevin est incapable de se contenter de plan cul. Ainsi, quand il invite Cass à un week-end avec Nicky et sa nouvelle copine, ça craint les fiançailles selon lui. Et je suis d’accord avec Randall, comme toujours. Nicky aussi se demande ce que Kevin envisage avec Cassie et, même s’ils en ont parlé au téléphone, je crois que Cassie se le demande aussi.

Il y a de quoi quand Kevin essaie de lui prendre la main dans la rue alors qu’ils mangent des glaces ensemble. Cassie est heureusement assez maligne pour faire remarquer à Kevin ses schémas de vie. Elle se sent déjà trop cassée et brisée par la vie pour supporter ce que Kevin a fait à ses ex, lui conseillant même de se rendre auprès de la bonne blonde dans la bonne ville. Reste à savoir laquelle – et le fait que Kevin non plus ne le sache pas n’est pas rassurant. Une part de moi espère encore qu’il finisse avec Zoey si ça n’est pas Madison. À la place de reconquérir Madison, il en est à donner à Elijah des conseils pour plaire à Madison. C’est si frustrant.

En parallèle, Déjà souhaite faire un dîner à ses parents, et ça les inquiète. Oh, Randall espère qu’il s’agit d’une manière de s’excuser pour cette fugue. Ce n’est probablement pas le cas la connaissant, mais ça fait une scène marrante où Beth et lui essaie de trouver la raison de ce dîner en envisageant le pire. Qu’est-ce que je les aime ces deux-là ensemble. C’est bien le seul couple sur lequel la série va réussir à ne pas me décevoir trop longtemps si ça continue comme ça.

Par contre, les scénaristes jouent avec nos nerfs en nous montrant Déjà annoncer à ses sœurs ce qu’elle compte balancer à ses parents le soir-même. Honnêtement, ça m’a l’air assez dingue pour envisager son déménagement. Pendant le repas, les parents sont stressés et ne savent pas bien à quoi s’attendre, mais ils savent que ça arrive, particulièrement quand les trois filles font tout ce qu’il faut pour que ça se passe bien. Malik s’excuse pour la fugue, Tess demande des nouvelles du travail de sa mère et Beth ne se laisse pas avoir comme ça, passant directement à l’offensive. C’est une bonne idée et ça paraît super crédible comme repas de famille. L’apogée était prévisible : Déjà annonce qu’elle a l’intention de partir vivre avec Malik à la fin du semestre. Forcément.

Elle a vachement bien prévu son cours en plus : elle veut juste une année sabbatique après un semestre chargé avec des cours en plus pour avoir son diplôme avant l’heure. C’est bien joué de sa part. Par contre, ça se passe mal quand même : Randall refuse d’envisager que Déjà quitte l’école alors que c’est trop important pour le reste de sa vie, la considérant trop jeune pour prendre ce genre de décision.

Cela passe vraiment mal auprès de Déjà qui considère qu’elle a déjà eu une vie plus compliquée et remplie que bien des adultes, ce qui est vrai, comme ça passe mal auprès de Malik que Randall essaie de le convaincre de larguer Déjà le temps qu’elle finisse ses études. Tu m’étonnes que ça passe mal, et heureusement que Beth est là pour lui rappeler comment ça se passe dans Romeo & Juliet. Elle a peur de perdre sa fille, et je crois bien qu’elle a raison.

 

Bingo Séries #59

Salut les sériephiles,

J’ai proposé il y a quelques jours une nouvelle version de mes articles bilans mensuels, et vous avez beaucoup aimé dans l’ensemble. Je me suis dit qu’il était donc peut-être temps de dynamiser également le Bingo Séries, en espérant deux choses : gagner du temps à la rédaction de l’article (raté), que ça vous plaise toujours autant (y a intérêt, dites-moi que je me suis pas foiré).

Pour les nouveaux, les règles sont en fin d’article. N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article – parce que j’y réponds toujours ! Et si j’oublie d’y répondre, relancez-moi, ce sera passé inaperçu entre deux notifs…


Février 2022


  1. Le mot février est utilisé par un personnage
  2. Quelqu’un fête la St Valentin
  3. Quelqu’un grelotte ou claque des dents à cause du froid
  4. Quelqu’un boit une boisson encore fumante

Rien de bien compliqué dans le thème de ce mois-ci, qui n’est lui-même pas très original. Bienvenue en février où l’amour et le froid dominent. Je ne vois pas quel point pourrait poser un problème tant on est sur des idées à la fois vagues et simples, et même parfois sur des points de précédentes grilles.


Exceptions

Un thème proposé par Tequi.


5. Un personnage demande un traitement de faveur
6. Un être exceptionnel à l’écran
7. Un événement naturel exceptionnel
8. L’exception qui confirme la règle habituelle de la série


On entre un peu plus dans le vif du sujet avec un thème qui demande forcément des précisions. Par être exceptionnel, j’entends évidemment un être qui sort du lot dans la série que vous regardez – quelqu’un qui est un champion olympique, quelqu’un qui est le seul à avoir des pouvoirs, quelqu’un qui est le seul à savoir manier une épée, que sais-je. Il doit être une exception au sein de sa série – par conséquent, si plusieurs personnages ont des pouvoirs dans la série, votre personnage n’aura rien d’exceptionnel.

Dans le même genre, un événement naturel exceptionnel doit vraiment l’être. Ouais, la tempête de neige au Texas dans 9-1-1 Lone Star aurait pu permettre de marquer ce point. Un tsunami, une tornade, une éruption volcanique. Regardez juste cette franchise. Un tremblement de terre reste exceptionnel dans tous les cas, même en Californie ; ce n’est pas quelque chose qui arrive tous les jours (quoique).

Enfin, le dernier point de ce thème est libre d’interprétation : on cherche une exception à une règle établie dans la série… Ca peut donc être que les gentils dans une série procédurale perdent au lieu de gagner comme toujours, qu’un couple se forme alors que tout le monde disait que c’était impossible, que quelqu’un boive un verre d’alcool alors qu’il n’en boit jamais habituellement, qu’un chirurgien se foire sur une procédure routinière, qu’un épisode se termine sur un gros cliffhanger alors que ce n’est pas l’habitude dans la série, etc. Surprenez-moi, sans me spoiler !


Couteaux

Un thème proposé par Gaëlle


9. Un personnage utilise un couteau pour couper ce qui est dans son assiette
10. Un couteau utilisé comme arme de crime
11. Plusieurs couteaux sont visibles à l’arrière-plan
12. Un dessin de couteau


Un thème beaucoup plus terre à terre et moins sujet aux interprétations. Il me faut quand même préciser que pour le point 11, ça peut marcher aussi bien avec des couteaux utilisés (par exemple, des figurants dans un restaurant utilisent un couteau) que des couteaux accrochés au mur (dans une cuisine de restaurant ou une salle de torture) ou posés sur un comptoir de cuisine. Ouvrez l’œil !

Pour le point 12, le dessin peut être fait par un enfant, il peut apparaître sur un poster ou être le motif d’un t-shirt…


The Outpost

« Une série au choix » de Frankie


13. Un membre d’une espèce à apparence presqu’humaine
14. Une chorégraphie de combat à mains nues qui dure plus de trente secondes
15. Un même personnage apparaît torse nu dans trois épisodes de suite
16. Un mot qui n’existe que dans la série que vous regardez

Anand Desai Barochia (#116) – Just One More Episode

Peu de gens ont vu la série, et c’est bien pour ça que c’est celle-ci qui est choisie ! C’est pas mal pour l’inspiration, il y avait énormément à faire…

Pour le point 13, vous comprenez je pense qu’il nous faut une espèce qui ressemble vraiment à des humains, mais avec un peu de maquillages. Disons pour se mettre d’accord qu’il faut qu’on puisse reconnaître l’acteur.

Pour le point 16, entre les Kinj et les Lu-qiri, sachez que la série avait son propre vocabulaire. C’est loin d’être la seule à nous inventer des matières, des objets ou des concepts qui n’existent qu’au sein de la série et pas dans la réalité. À vous d’être malins dans les séries que vous regardez, pas comme moi au mois de janvier…


Actions


17. Avoir froid en regardant un épisode
18. Une « exception qui confirme votre règle » séries TV
19. Se servir d’un couteau devant un épisode. Soyez prudents.
20. Voir un acteur de The Outpost dans une série ou un film


Je viens vous faire faire quelques économies de chauffage, ou vous inviter à regarder vos séries dans les transports, à vous de voir. Je sais que certains ici vivent dans des pays chauds, mais j’imagine qu’il y a des clims ou des moyens de se rafraîchir quand même, ne me tuez pas !

Pour le point 18, vous vous connaissez mieux que moi, vous connaissez vos habitudes et vos règles (les séries que vous adorez ou non, les personnages qui vous font rire…) : à vous de trouver une exception par rapport à ce que vous attendiez en lançant l’épisode. Quant au point 20, ça fonctionne évidemment si vous découvrez la série pour la première fois ou si vous ne l’avez pas terminée ! J’ai dû ajouter les films parce que les acteurs n’ont vraiment pas beaucoup de rôles à leur actif…


Bonus : un point ne vous plaît pas ? Vous pouvez le modifier. C’est-à-dire que vous pouvez modifier/proposer un point à l’intérieur d’un thème : c’est la liberté. Annoncez-le en commentaire ici, ou sur Twitter. Vous pouvez le faire dès aujourd’hui, ou alors vous pouvez attendre les derniers jours de la grille, quand il ne vous restera que quelques points et que vous aurez identifié le point le plus impossible à avoir. Attention, il faut que le point modifié ressemble quand même à celui qui était proposé à l’origine – il faut un point commun et que ça reste dans le thème. C’est un petit twist, une petite liberté, un truc qui va permettre de ne pas avoir à négocier ce point qui est très proche de la règle, mais pas tout à fait dedans. Et vous pouvez donc le faire après avoir vu un épisode où, vraiment, vous y étiez presque au point, mais pas tout à fait. M’enfin, vous ne pouvez le faire qu’une fois, utilisez ce bonus sagement !

C’est le même bonus que ces deux dernières années, yep :



Pour rappel, vous trouvez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 février au 7 mars 2022 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.
N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.
Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

L’incroyable deepfake du Book of Boba Fett

Salut les sériephiles,

Je ne pensais pas écrire un nouvel article du jour sur The Book of Boba Fett si peu de temps après le dernier, il y a sept jours, mais la vérité est que je ne peux pas faire autrement après l’épisode bluffant que je viens de voir. Et vous aurez compris si vous avez lu ma critique que, non, il n’était pas bluffant par sa qualité d’écriture, mais bien par ses effets spéciaux.

Attention aux spoilers si vous n’êtes pas à jour.


Un deepfake impressionnant

C’est bien simple, la série nous a proposé un bon quart d’heure, peut-être même plus, d’images avec le personnage de Luke Skywalker. Jeune… alors que Mark Hamill, l’acteur qui l’interprète depuis toujours a aujourd’hui 70 ans. Star Wars' : toute la saga résumée en gifsLa prouesse est impressionnante et vraiment réussie : contrairement à l’épisode final de la saison 2 de The Mandalorian où l’on voyait bien qu’il y avait un côté « faux » et plat ajouté par les effets spéciaux, le Luke de The Book of Boba Fett est incroyablement réussi, avec peu de moments où l’on se dit que l’on a affaire à un visage reconstitué de toutes pièces. Et c’est d’autant plus impressionnant que cette fois-ci, il échange des répliques en partageant l’écran avec une autre actrice, Rosario Dawson.

 il est dingue de considérer les portes que ça ouvre pour la suite.

My Great Adventure Has Begun! — Happy Birthday to Luke Skywalker, aka Mark  Hamill!...
Mark Hamill à l’époque

La technique s’appelle deepfake et n’a rien de tout à fait inédit puisque même Plus belle la vie a ouvert la voie en s’en servant un temps pour remplacer une actrice covidée, avant de manquer de budget et d’abandonner l’idée. Un manque de budget, ça ne risque pas d’arriver à Disney et il est donc bien logique de voir un Mark Hamill jeune sur nos écrans… mais tout de même, c’est incroyable de se dire que la technologie en est là.

Une technique coûteuse ?

mark hamill gif | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
Mark Hamill aujourd’hui, après deepfake

Bien sûr, ça demande beaucoup d’argent et de technique, mais cet épisode 6 nous prouve que c’est possible, avec même un Luke qui effectue quelques cascades. Inutile de préciser que Mark Hamill n’est pas le seul interprète de cette version plus jeune de lui : deux autres acteurs (cascadeurs ?) sont crédités au générique en tant que « Jedi ». La voix ? Elle est retravaillée informatiquement pour coller au plus près à celle d’un jeune Mark Hamill, même s’il est probable que l’algorithme parte de la voix actuelle de l’acteur.

Si d’un côté, ça paraît beaucoup juste pour un rôle, de l’autre, ça semble assez fou dans les promesses que ça offre pour le futur d’Hollywood – et assez peu cher par rapport aux possibilités offertes.

En à peine un an, la production a fait des progrès de dingue avec ce deepfake, au point de nous proposer tout un pan d’épisode se concentrant sur Luke et Grogu. Eh, comme je le dis dans la critique, Grogu me paraît plus fake que Luke, c’est quand même fou !

mark hamill gif | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

Une galaxie de possibilités

Et ce qui est fou, c’est donc de se dire qu’une limite vient de sauter définitivement à Hollywood : avec une telle prouesse, les équipes de la série nous expliquent surtout que n’importe quel acteur peut désormais revenir pour interpréter son rôle… Et je suis prêt à parier qu’ils sont mêmes fichus de nous faire revenir Leïa si la famille de l’actrice accepte. C’est là le plus dingue : on sait déjà qu’il y a une immortalité acquise par la célébrité pour les plus grandes stars du cinéma, mais là, l’immortalité est carrément celle de la jeunesse éternelle.

The Book of Boba Fett |OT| Please...speak freely [SPOILERS ON EPISODE DROP  - NO LEAKS] OT | Page 99 | ResetEraSi les contrats de certaines stars ont déjà été revisités pour coller à cette nouvelle tendance, il ne faut pas oublier que nous vivons une ère de reboot en tous genres tellement Hollywood n’arrive pas à se renouveler et est nostalgique. Désormais, nous savons que tous les personnages cultes peuvent même revenir sous les traits d’antan, moyennant finances.

M’enfin, ce qui coûte une fortune aujourd’hui risque fort de coûter bien moins demain.

Star Wars - neue Trilogie und Spin Offs – MANIAC.deC’est simple, la série nous propose une révolution numérique aussi importante que ce qu’Orphan Black faisait avec ses multiples clones. Tout le travail qui est fait aujourd’hui pave la voie vers un futur où on ne sera même plus surpris de voir les acteurs être rajeunis pour les besoins d’un flashback ou d’un projet. Pensez à toutes les grosses sagas qui pourraient revenir ainsi ? Pensez à ce que donnerait une série comme This is us avec une telle technique quand elle est déjà bluffante par son maquillage ? Pensez aux acteurs-enfants dont on a toute la vie en vidéo ?

C’est vertigineux. Nous n’en sommes pas là… mais ça paraît être un avenir sacrément proche, quand même.

The Book of Boba Fett – S01E06

Épisode 6 – From the Desert Comes a Stranger – 16/20
Je suis à nouveau partagé devant cet épisode, et si mon avis est si mitigé, c’est pour les mêmes raisons que la semaine dernière… Deux semaines de suite, ça fait vraiment beaucoup pour une mini-saison, même si d’après Yoda ne compte pas la taille. La série s’inscrit plus que jamais auparavant dans son univers étendu, et c’est aussi plaisant que bluffant à voir. Une réussite donc, mais toujours pas celle que j’attends pour une série qui porte ce titre-là.

Spoilers

La guerre se prépare toujours sur Tatooine pour Boba, mais les scénaristes n’en ont rien à carrer de Boba : ils préfèrent Mando et Grogu. Moi aussi.

Size matters not.

Oui, oui, je suis à peu près le même ordre de visionnage que la semaine dernière, mais je ne sais pas si je vais réussir à finir tous mes hebdos de la semaine franchement. La fatigue l’emporte pour le moment, et ce début d’épisode ne m’aide pas. Pourtant, on m’avait promis un épisode plutôt réussi, mais ce début en mode western avec un marshal qui se dit sur son territoire, là, ce n’est pas dingue.

Et pourtant, en deux coups de laser, il réussit à mettre trois types à terre. Ce fut rapide. Il en épargne un pour que Mos Pelgos, son territoire, puisse être protégé lorsque celui-ci livrera un message à ses chefs, le fameux Syndicat, toujours. Vraiment, c’était lourd et j’espère que ce nouveau personnage saura être plus intéressant par la suite. Pour l’instant, j’ai l’impression d’approcher de la fin de la saison sans que rien de marquant ne se soit déroulé, un problème que j’ai souvent avec ces séries Star Wars, surtout que je passe à côté du fan-service.

Bon, pas complètement non plus : je vois bien que le Mandalorian rencontre un droïd type R2D2 tout de même quand il vient rendre une visite à Grogu sur la planète où il se trouve avec Luke Skywalker. Euh attendez, pardon ? On se fout de moi ? Je pensais sincèrement que ce serait laissé pour la saison 3 de The Mandalorian, ça. J’ai vraiment l’impression, comme la semaine dernière, que les scénaristes se sont trompés de séries, c’est super gênant.

C’est aussi super gênant cette planète sur laquelle est Grogu, parce qu’il y a plein de robots qui ressemblent à des fourmis géantes. Elles construisent une sorte de hutte en pierres, mais allez savoir pourquoi. C’est difficile pour Mando d’obtenir de vraies informations sur une planète où personne ne peut communiquer avec lui. Il décide donc d’attendre patiemment d’avoir des nouvelles.

Pendant ce temps-là, Grogu et Skywalker (!) font une petite séance de méditation dans la nature, interrompue par une grenouille. Bordel, c’est tellement incroyable ce que les effets spéciaux arrivent à faire concernant Skywalker… et c’est tellement génial de retrouver un Grogu toujours aussi choupi ! Quoi, il faut bien le dire, c’est ce qui rendait The Mandalorian géniale, alors ça marche aussi de retrouver Grogu dans cette série.

On le voit apprendre à maîtriser la Force et, alors qu’il se fait disputer de l’utiliser sans permission, il est finalement récompensé lorsque Luke lui fait sortir tout un tas de grenouilles du cours d’eau à côté d’eux. Une fois que c’est fait, il peut lui faire une petite leçon sur la personnalité de Yoda et le fait que ce ne soit pas la taille qui compte. Bien, c’est important d’apprendre ça aux enfants avant de les caresser, c’est sûr. Oula, cette critique devient étrange, pardon. Concentrons-nous sur cet épisode qui part ensuite dans un flashback incroyable.

Luke aide en effet Grogu à se souvenir de sa planète et de ce qu’il s’est passé le jour de son enlèvement. On découvre que malgré la protection de trois Jedis, il a assisté à une invasion de Stormtroopers. Quant aux Jedis qui le protégeaient, ils sont morts, évidemment. C’est intéressant, mais ça ne nous fait pas avancer dans la série que je suis censé être en train de regarder.

En attendant de peut-être retrouver Boba Fett, on ne sait jamais, nous en revenons une fois de plus à Mando qui découvre que c’est en fait une école qui est en train d’être construite. L’information lui vient de Ahsoka, dont j’avais un peu oublié l’existence. Je crois qu’à l’exception de Cara (mais bon, elle est virée je pense), tous les personnages importants de The Mandalorian sont donc apparus dans cette série ? En tout cas, Ahsoka fournit des réponses à Mando et l’emmène finalement à proximité de Grogu. Elle cherche malgré tout à le décourager de le voir, et ce n’est pas fait bien discrètement.

Mando lui explique donc qu’il veut lui offrir son cadeau en forme de tête de Grogu, mais même ça, ça ne semble pas la convaincre. Elle lui demande même de remettre elle-même le cadeau pour éviter que Grogu ne souffre en revoyant Mando. Ben oui, Mando lui manque aussi, vous comprenez ? Mais bordel, dire que Mando accepte ce deal tout pourri ! Les retrouvailles seront probablement pour plus tard, si elles ont un lieu un jour. Tout ce que Grogu a donc le droit de voir, c’est le nouveau vaisseau de son Mandalorian préféré qui décolle dans le ciel.

Et contre toute attente, la série s’attarde alors sur Grogu, alors que pour moi, il était plus que temps d’en revenir au personnage qui donne son titre à cette série ? C’est dingue. Certes, la série est carrément plus intéressante maintenant qu’elle se concentre sur ces personnages et sur Grogu qui ne parvient pas immédiatement à utiliser la Force comme Luke le lui demande… mais je continue de me sentir arnaqué.

Luke se la joue ensuite petite maison dans la prairie à courir dans les bois, mais sa version vire à l’entraînement impressionnant, avec un Grogu sur les épaules et plein de sport. Ah, l’univers de Star Wars peut fasciner tout de même. Et ça me fascine vraiment énormément de voir Luke si jeune à l’écran en train de nous entraîner Grogu comme Yoda l’entraînait lui-même. Finalement, les progrès sont tels avec ce jeune Luke que c’est Grogu qui paraît le plus faux des deux.

Autant dans The Mandalorian, il avait affaire à peu d’action, autant la scène où il doit éviter quelques coups de laser donne vraiment l’impression d’avoir affaire à une marionnette baladée d’un endroit à l’autre. Et pendant qu’il s’entraîne, Luke reçoit en premier le cadeau du Mandalorian.

Il est alors temps pour nous de quitter cette planète pour en revenir au Mandalorian, justement. Celui-ci a fini son voyage et se rend chez Boba. Il était temps, bordel ! L’accueil n’est pas super chaleureux sur Tatooine, mais il faut dire que Mando débarque en pleine guerre de territoire. Comme je m’y attendais, c’est Fennec qui gère la réunion de crise avec la carte interactive pour faire de la géopolitique.

Selon elle, avoir Krrsantan et Din Djarin avec eux, c’est suffisant côté muscles, mais elle regrette tout de même de ne pas avoir plus de fantassins. Le Mandalorian assure pouvoir s’occuper de ça et repart donc, à la recherche du Marshal Vanth, vu en début d’épisode. Oui, oui, on a entr’aperçu Boba cette semaine, mais il est vite relégué au second plan. C’est… hallucinant, à ce stade ? Il faut que je m’en remette et que j’arrête de m’énerver en vain sur ce choix scénaristique, je crois.

En tout cas, Din Djarin vient donc demander au Marshal son aide, espérant que ses hommes voudront bien combattre aux côtés de Boba. En effet, même si pour l’instant Mos Pelgo (ou Freetown, c’est leur nouveau nom) est laissée tranquille par le Syndicat, Din Djarin est sûr que ce n’est que temporaire. Pour lui, il est évident que les épices et le Syndicat finiront par être un problème sur l’ensemble de Tattoine. Et même si le Marshal assure qu’il hésite et qu’il y réfléchira face à Mando, il fait réunir ses hommes dès qu’il voit ce dernier partir.

Il fait bien parce que dans le sable et la chaleur apparait soudainement une silhouette qui ne rassure pas vraiment le marshal. Cette silhouette est digne de l’homme en noir de Westworld, franchement. Le type arrive à pied depuis le désert, et il est vraiment flippant, ma foi. Il a une bonne tête d’extraterrestre et refuse de donner son nom, même si je suis à peu près sûr qu’on est censé le connaître si on est un bon fan de Star Wars. Comme d’habitude, personne ne se donne la peine de nous expliciter le fan service, et c’est tant pis pour eux comme pour nous.

Bref, cet homme venu du désert décide de menacer le marshal après avoir tenté de négocier avec lui, et on se retrouve vraiment dans un western classique. Cet extraterrestre souhaite aligner ses prix sur ceux du Mandalorian, mais le Marshal s’y refuse. Le duel est sur le point de virer au classique combat un à un… sauf que l’adjoint un peu relou du marshal refuse d’écouter les ordres de son boss. Il le distrait donc un quart de seconde, et c’est suffisant pour que son nouvel ennemi lui tire dessus, avant d’enchaîner avec trois coups sur l’adjoint. Adieu l’adjoint.

Et comme le soulignait Mando quelques secondes plus tôt, ce nouvel ennemi affirme alors que Tatooine appartient au Syndicat et que tout ira bien pour eux tant que les épices pourront y circuler. Oups. Et méga oups pour la scène suivante qui nous montre un attentat en plein cœur du bar fréquenté par Boba depuis le premier épisode. Oh, ne vous inquiétez pas, Boba n’y est pas (comme il n’est nulle part dans l’épisode, ça devrait n’étonner personne) et la seule que l’on y connaisse survivra probablement.

Cette explosion marque la fin pour Tatooine cette semaine. On retourne en effet ensuite sur la planète où se trouve Grogu et Luke Skywalker, dont j’ai dit « ah le bâtard » quand j’ai vu le dilemme qu’il proposait à Grogu. À l’intérieur de l’école Jedi fraîchement construite, Luke ouvre le cadeau de Din Djarin : un joli corsage servant d’amure pour Grogu. Seulement, il ne le donne pas comme ça à Grogu, non. Il propose en fait à l’Enfant de faire un choix : soit il accepte le cadeau du Mandalorian et renonce à la voie des Jedi, retournant alors auprès de Din Djarin, soit il le refuse et accepte plutôt le cadeau offert par Luke : le sabre de Yoda et un véritable enseignement Jedi. Ah le bâtard.