Station 19 – S06E03


Épisode 3 – Dancing with our Hands Tied – 15/20
C’est tout à fait le genre d’épisode frustrant : les intrigues ont beau avancer pendant ces quarante minutes, j’ai l’impression que l’on fait du surplace pour l’évolution des personnages et que chacun reste coincé dans ses problématiques. Les solutions sont à portée de main, mais comme il faut bien quelques épisodes de transition au sein d’une saison, eh bien, on reste coincé. Ma foi, quand on voit le titre de l’épisode, c’est logique.

Spoilers

On passe de dispute de couple en disputes de couple.


Are we ready to be a family again?

Maya a des débuts d’épisode toujours aussi sportifs, mais ça ne se passe plus dans son lit. La pauvre. Elle continue de s’entraîner pour passer ses nerfs, mais je ne suis pas convaincu par les solutions qu’elle met en place. En plus, elle continue de s’embrouiller avec Carina pour toutes les raisons du monde (sauf la seule bonne raison) et elle fonce tête baissée dans toutes les pires situations possibles.

Elle en arrive à mélanger tout le stock de médicaments que Carina et Ben recomptent, et j’aime le fait que ça permette de nous raconter où en est Ben dans sa vie – tout va bien avec Miranda, mais apparemment elle est débordée (alors, elle a repris le boulot ?) – tout en soulignant que ça ne va plus trop pour Carina et Maya.

Maya prend quand même les compliments et remerciements qu’elle reçoit de tout le reste de l’équipe pour avoir tenté de sauver le poste d’Andy, même si elle n’y est pour rien. Elle part heureusement rapidement en intervention, parce qu’elle a vraiment besoin de se changer les idées. Le truc, c’est que Ben, avec qui elle est en intervention, n’est pas du genre à lâcher le morceau quand il a l’occasion de passer sa vie à parler de celles des autres. Maya le remet à sa place, et hop.

De son côté, Travis en est toujours à stresser pour les élections, et à se préparer. C’est un peu chiant parce que ça fait trois épisodes qu’on tourne en boucle sur le fait que Dixon risque de gagner, parce qu’il est en avance dans les sondages et tout malgré ses pires idées du monde. C’est toujours pareil. Travis se prépare et il reste coincé dans sa vie privée, tout en voyant Theo et Vic être heureux et bon, c’est répétitif. Par contre, ça me fait plaisir de voir Vic et Theo comme ça, j’avoue. Bon, Vic est coincée au bureau pour tout l’épisode et n’en est pas ravie, mais au moins, elle continue de coacher Travis, c’est déjà ça.

D’ailleurs, Travis risque bien d’avoir de la chance pour les élections, cependant, parce que la première intervention de l’épisode envoie Maya et Ben directement chez Dixon, justement. Ils sont en intervention en tant que Crisis One, et c’est top à voir, parce que la femme de Dixon débarque à la porte en étant complètement bourrée. Assez vite, Maya repère une vitre brisée et elle est sûre et certaine qu’elle a affaire à une femme battue.

Dixon n’étant plus là, ça m’a paru trop simple comme explication et ça m’a moins surpris que Ben et Maya d’apprendre que c’était la femme elle-même qui avait choisi de détruire la fenêtre. Elle refuse toute aide des pompiers, même si elle n’a pas vraiment le choix non plus, une fois que la voisine a appelé de toute manière.

Dixon finit par rentrer et comme on s’y attend, il se montre ravi de tomber nez à nez avec Maya. Non. La dispute avec sa femme reprend de plus belle et est on ne peut plus cliché, mais ça escalade rapidement vers une engueulade qui dépasse le cadre de la dispute de couple pour aller vers une irritabilité trop forte et une preuve que le couple ne se supporte pas. Les voilà donc qui se lancent dans une opération « détruisons toute la vaisselle de la maison parce que c’est rigolo », ce qui est loin d’être comique.

Les pompiers n’interviennent pas vraiment, la violence escalade et la femme finit par jeter un vase sur son mari, devant témoins. Au moins ça calme le couple, qui en vient même à tomber d’accord sur le fait que Miranda qui balance un drap plein de merde de bébé sur Ben, c’est chiant à mourir. Elan d’amour pour eux, il est revenu quatre fois dessus en un épisode, insupportable.

Par contre, ça m’énerve un peu que tout ça finisse presque en faveur de Dixon. Ils sont pourtant clairement toxiques avec sa femme, à se faire des coups bas en permanence et à se diminuer psychologiquement l’un l’autre. Ils se réconcilient tout de même et ça force Maya et Ben à partir sans rien faire de plus qu’un rapport d’incident. Ce que j’aime toutefois, dans cette intrigue, c’est que ça montre aussi avant d’être trop grave, il y a des situations comme ça qui durent dans le temps et face auxquelles même les plus à mêmes d’intervenir ne parviennent pas à intervenir.

Cela soulignait bien aussi que Maya pouvait être intelligente dans ce genre de situation, mais toujours pas capable de reconnaître ses propres problèmes de couple. Nous n’avancerons donc pas cette semaine sur cette intrigue, et c’est bien dommage.

Pendant ce temps, Andy décide de nous harceler Jack encore plus qu’avant. Elle veut absolument le voir revenir au boulot et elle est vraiment chiante à force. Dans le fond, je peux comprendre son envie de venir en aide à sa famille, mais j’ai plus de mal avec sa certitude que Jack doit redevenir pompier. Sois là pour lui et tais-toi, à un moment. En plus, le chômage ne lui va pas trop mal, je le préfère largement avec les cheveux à l’arrache comme ça, hein.

Toujours est-il qu’Andy insiste sur le fait qu’il est temps pour lui de se bouger et de sortir du taudis dans lequel il s’est réfugié avec Eva. J’avoue avoir bien ri d’apprendre que le trou dans le toit n’était toujours pas réparé : il est temps qu’Eva réagisse et sorte de son deuil, mais ça ne semble vraiment pas facile à faire. La pauvre se contente de boire et d’avaler des médicaments tout le temps, tout en couchant avec Jack – on peut difficilement faire plus destructeur que ça quand on connaît les liens entre Jack et son défunt mari.

Malgré des indices évidents que toute la relation est hyper toxique, Jack continue de s’aveugler. Tout de même remis en place par Andy, il se met à essayer de réparer le toit. Le problème, c’est que ça le fait rester sobre en présence d’Eva pendant un long moment, et ils ne peuvent que se rendre compte qu’ils ne sont pas exactement faits l’un pour l’autre.

Il a l’occasion rêvée d’aller prendre l’air quand il a besoin de ramener davantage d’outils pour s’occuper du toit. Une fois dans le magasin, on nous révèle – quand même ! – que Marsha n’a pas oublié l’existence du pompier, mais qu’il la ghoste à défaut de savoir quoi répondre. Jack est aussi témoin d’un accident qui le pousse à reprendre du service très temporairement. L’homme qui se prend une barre de métal sur le crâne a toutefois beaucoup de chance : il y a un ancien pompier et un médecin dans le magasin au même moment. Question de perspective sur la chance, je sais. Cela n’aide pas Jack à prendre conscience qu’il a envie de retourner bosser en tout cas.

Après son passage chez Jack, Andy essaie d’autrement de passer voir Beckett pour le convaincre de l’aider à se bouger pour Jack. Si je n’aime pas trop Andy quand elle est chiante comme ça, j’aime bien son personnage sur ce coup-là : elle souhaite vraiment aider et cherche tous les moyens possibles, c’est plutôt mignon de sa part. Pas très efficace car Beckett lui apprend que Jack n’a pas réclamé l’argent que le gouvernement pourrait lui verser ou qu’il n’a pas l’intention de récupérer un pompier si instable, mais mignon quand même.

Dépitée et ayant en main des beignets apparemment vraiment dégueulasses, Andy peut commencer sa journée de travail en voyant son ex-mari draguer sur une application de rencontres et chercher à lui donner des conseils sur son amitié avec Jack. Pas ouf.

La deuxième intervention de l’épisode envoie les pompiers s’occuper des passages d’une voiture bloqués à l’intérieur de celle-ci alors qu’elle s’est mise à fumer. Les passagers sont des ados pas trop supportables, franchement, mais j’ai aimé l’intrigue qui voit le jeune homme terrifié de devoir appeler son père. Sa copine – qui n’est pas encore sa petite-amie – lui fait prendre conscience de la toxicité de son père et le pousse finalement à appeler, et tout est bien dans cet ordre des choses.

Malheureusement, le père est le connard qu’il nous décrivait : sur place, il préfère engueuler son fils que prendre soin de lui, savoir comment il va ou gérer sa propre colère. Il enchaîne donc les pires attitudes possibles, ce qui finit par lui coûter sa voiture quand reprend feu car il l’a fait bouger trop rapidement malgré les conseils d’Andy – grosso modo, sa pensée merdique est : « Qu’est-ce qu’une femme peut bien en savoir ? ». Bien fait pour lui si sa voiture brûle, donc.

Andy refuse toutefois que ça se fasse et utilise toute l’eau qu’elle peut pour refroidir la voiture, en surchauffe à cause d’une connerie du père. Ce n’est pas l’approche de Beckett quand il arrive finalement sur place : il décide de laisser cramer la voiture, et tant pis si ça déplaît à Andy. Une fois n’est pas coutume, Andy a une attitude complètement déplacée et n’hésite pas à s’en prendre verbalement à son chef, tout en refusant son autorité. Et le tout, devant témoin, sans conséquence. Ah, les séries !

Dans tout ça, Vic reste coincée à son bureau d’accueil de la caserne et cherche désespérément un moyen de s’occuper. Elle finit par en trouver un assez évident en voyant Carina passer et repasser en permanence devant son bureau : elles papotent ensemble en étant théoriquement sur l’inventaire des produits pour le dispensaire (comme chaque fois qu’il faut une raison pour que Carina soit à la caserne). C’est l’occasion pour Carina de confier certaines de ses angoisses, notamment sur sa possible grossesse dont elle n’est plus tout à fait sûre de vouloir immédiatement.

Malgré tout, Vic parvient à la convaincre de faire un test de grossesse pour savoir ce qu’il en est. C’est d’autant plus intéressant que c’est un duo qui s’était formé l’an dernier pour la grossesse et l’avortement de Vic : les retrouver à se confier leur vie intime et être vraiment amie, c’est efficace. Limite, Vic est plus pote avec Carina que l’inverse désormais. Carina se confie en tout cas sur son inquiétude pour Maya, qui refuse de se prendre en main et de se soigner.

C’est vraiment mignon de voir Carina expliquer qu’elle est prête à attendre Maya et les soins qu’elle fera bien à un moment ou un autre. À la faire parler comme ça, Vic réussit même à faire dire à Carina qu’elle a envie d’être avec Maya pour découvrir le résultat de son test de grossesse. J’ai bien aimé voir Vic jeter le test pour cette raison, c’était parfait.

Enfin, ça l’aurait été si Maya avait progressé depuis le début d’épisode. Pourtant, cette fin d’épisode nous laisse Maya toujours aussi énervée qu’au début, et toujours aussi dans l’abus. Elle refuse de faire face à ses problèmes, alors on est quelque peu bloqué. En plus, elle n’hésite pas à balancer à Vic et Travis qu’ils sont intervenus chez les Dixon et qu’ils pourraient s’en servir pour leur campagne – alors même que c’est contre toute éthique professionnelle. Vraiment, il faut qu’elle s’occupe d’elle, je ne la supporte plus !

Heureusement, le reste fonctionne mieux : toute la caserne se motive – ou plutôt est motivé de force par Andy – pour aller passer un peu de son temps libre à aider Jack et Eva. Je ne suis pas sûr qu’Eva le mérite tout à fait à passer sa frustration sur Jack désormais et à le comparer à Rigo, mais ça fait du bien à voir.

 

9-1-1 – S06E02

Épisode 2 – Crash & Learn – 15/20
Il y avait beaucoup de longueurs dans cet épisode. Heureusement, au milieu de celles-ci, les scénaristes prennent le temps de développer un personnage (ou deux, dailleurs) que j’aime beaucoup, avant de redonner du peps à leur saison pour la suite. En somme, la série ne perd rien de ses habitudes – elle ne s’améliore pas avec le temps, mais tant qu’elle n’empire pas, ça me va très bien.

Spoilers

Athena et Bobby annulent leur voyage de noces pour s’occuper des parents de celle-ci. Hen reprend les rênes de la caserne, malgré ses études de médecine.


Yeah, the rodent had it coming.

C’est quand même dingue cette affaire : j’ai l’impression que j’étais à jour hier dans la série… mais non. Cela fait déjà un mois que j’ai vu l’accident des parents d’Athéna. Il faut croire que ce cliffhanger n’a pas dû me traumatiser plus que ça, je suis sans cœur, écoutez. Bon, toujours est-il que ce deuxième épisode commence par Athéna et Bobby qui se rendent au chevet du père de la policière. La pauvre voit son père dans le coma, mais elle assure qu’elle sera là pour lui.

Il va bien falloir y passer du temps, par contre, entre son père qui est dans le coma et la maison qui est détruite par la voiture qui a détruit le mur, quoi. Le problème, c’est que la mère d’Athena, Beatrice, espère que c’est le père qui s’occupera du mur détruit. Ce n’est pas exactement possible, alors Athena fait appel à un professionnel qui s’avère aussi être un ami d’enfance. Beatrice le prend mal, ne comprenant pas pourquoi sa fille insiste pour les réparations, et surtout pour refaire une partie de la maison afin de l’adapter aux conditions médicales dans lesquelles le père risque bien de rentrer.

Je ne sais pas trop où les scénaristes veulent en venir avec cette intrigue, par contre. C’est un peu longuet, mais c’est toujours bien d’apprendre à connaître les personnages, j’imagine. Par contre, comme Athena et Bobby ne sont vraiment pas mes préférés dans cette série, les voir aussi longtemps sans urgence à gérer et déprimer de la mort à venir des parents d’Athena, ça ne m’a pas passionné. Non, vraiment, je suis sans cœur.

Allez, c’était sympathique de voir Beatrice lire les lettres d’amour qu’elle échangeait avec son mari quand ils étaient jeunes. Son mari lui écrivait en effet une lettre par jour quand il était au Vietnam… et maintenant, après 57 ans à se parler chaque jour d’une manière ou d’une autre, le voilà dans le coma à ne pas pouvoir communiquer avec sa femme. Elle, elle s’en fiche des conditions dans lesquelles elle récupèrera son mari : elle veut juste l’entendre lui parler à nouveau. Touchant.

La première intervention de l’épisode met du temps à se mettre en place avec un type qui décide de trop arroser ses plantes malgré la sécheresse et de se rendre compte que son jardin s’affaisse peu à peu. Au départ, c’est imperceptible. Plus le temps avance, par contre, plus c’est abusé. Il pense qu’il s’agit d’un rongeur et dresse des pièges un peu partout pour mieux comprendre ce qu’il se passe.

C’est toutefois trop simple pour cette série. J’étais sûr que ce serait bien pire que ça, et ça n’a pas manqué. On devine assez rapidement ce qu’il en est, je trouve : je sens d’avance que ça va être une histoire d’amant utilisant un tunnel entre les maisons. Bon, après je les comprends : la femme est clairement délaissée par son mari et son voisin est bien sexy.

Le problème, c’est que le mari n’est pas au courant de tout ça et finit par décider de mettre des explosifs pour piéger le rongeur. C’est gênant comme tout. La femme est terrifiée et appelle le 9-1-1 aussitôt, tombant sur le petit nouveau, Noah, vu dans l’épisode précédent. Maddie le supervise et déclare qu’il s’agit d’un accident nécessitant vraiment les pompiers quand elle entend une seconde explosion.

Sur place, c’est notre caserne habituelle qui débarque pour s’occuper de l’affaire et comprendre ce qui se joue entre les voisins. C’était plutôt marrant, que ce soit cette idée du tunnel ou la réaction de chacun des pompiers sur place. Pour nous, l’intervention n’est pas anodine non plus : c’est la première où l’on peut voir Hen être capitaine de la caserne. Elle semble plutôt bien s’en tirer sur le terrain, mais elle mène en vérité une vie qui ne fait pas rêver.

En effet, elle est à fois capitaine et étudiante en médecine. Elle est clairement épuisée et ne doit pas être au top de ses performances à ce stade : elle révise comme jamais, gère la paperasse de la caserne, se plonge dans ses bouquins et gère sa vie de famille malgré tout – et malgré ses collègues insupportables qui ne semblent pas l’aider plus que ça quand ils la noient sous le popcorn. Sérieusement.

Arrive alors le jour de l’examen. Si tout semble bien commencer pour elle, ça ne dure pas Le stress l’emporte et ell éclate sa mine de crayon. Elle est la dernière à sortir de la salle, mais dans le temps imparti malgré tout. Et sans surprise, parce que ça fait un moment qu’on le sentait arriver dans l’épisode, elle rentre chez elle de nuit et s’endort progressivement au volant. Je l’ai déjà dit dans une autre critique (de la même série possiblement ?), mais je ne comprendrais vraiment jamais ces gens qui s’obstinent à conduire alors qu’ils sont éclatés.

Et puis, pourquoi avoir accepté le poste de capitaine alors qu’elle savait bien qu’elle en faisait trop ? C’est vraiment n’importe quoi à ce stade. Même après avoir frôlé un accident de voiture en rentrant chez elle, Hen fait le choix de ne pas dormir dans son lit et de bosser toute la nuit. N’importe quoi, à ce stade, je me répète, mais c’est vraiment le fond de ma pensée.

La deuxième intervention de l’épisode se déroule dans un centre de convention où la joie est censée dominer. C’est l’occasion pour nous de rencontrer trois hommes assez vieux et amis d’enfance, juste avant qu’ils ne se prennent d’énormes blocs de béton sur la tronche. Yep. Une partie du complexe de la convention s’effondre sur eux. Franchement, c’est triste, avec un des trois qui est condamné malgré l’arrivée des pompiers sur place et les deux autres qui sont en sale état, l’os de l’un perforant une artère de l’autre. Aïe.

La formation de Noah continue durant l’épisode, et c’était chouette à voir. J’aime bien ce travail et franchement, c’est souvent ce qui fait la différence entre cette série catastrophe et les autres. Bref, Maddie s’occupe de lui montrer comment écouter d’anciens appels pour la formation, tout en le laissant gérer des appels lui aussi. Noah se retrouve donc en ligne avec un jeune homme enterré lui aussi sous les décombres du complexe de la convention.

Cela laisse Hen face à un grand dilemme : devoir sauver le jeune homme ou sauver l’un des grands-pères. Elle décide de sauver le jeune, avec l’accord du vieil homme qui demande de sauver le plus jeune. Lui-même semblait être en pleine crise sur sa vie, cherchant à en comprendre le sens. Eh, si la vie avait un sens facile à trouver, ça se saurait. Lev, le vieil homme, semble pourtant l’avoir trouvé : sauver une vie, ça valait le coup.

Par contre, il nous détruit Buck émotionnellement sur ce coup. C’est bien triste à voir, parce que Buck a eu le temps de s’attacher à lui avant. Le tout se fait sur fond sonore d’un petit « Don’t worry be happy » plutôt malvenu… Pourtant, Lev qui meurt est plutôt heureux quand il arrête de respirer, affirmant qu’il a trouvé la réponse qu’il cherchait. Cela perturbe Buck qui décide d’en parler à Hen, afin d’obtenir quelques réponses.

Malheureusement, Hen n’a pas la réponse à la quête du bonheur – et elle finit l’épisode en craquant complètement. Il fallait que ça arrive : elle rate son examen de médecine et rentre chez elle pour mieux apprendre qu’elle a oublié d’emmener son fils à un rendez-vous important. Karen a géré pour elle, mais ça n’empêche pas Hen de s’effondrer complètement. Elle finit par avouer qu’elle s’est endormie au volant à sa femme qui panique aussitôt, lui demandant enfin de faire le choix qu’elle aurait dû faire depuis le départ.

Elle ne le fait pas dans cet épisode pour autant, qui préfère enchaîner sur un nouveau cliffhanger concernant les parents d’Athena. Alors que les travaux pour reconstruire la maison sont en cours, le constructeur trouve sur place… un cadavre d’enfants, enterré dans les fondations de la maison il y a bien longtemps. Athena fait bien malgré elle et immédiatement le lien avec Tanya Kingston, une fillette de huit ans disparue quand elle-même en avait neuf. C’est l’histoire qui a motivé Athena à devenir flic, et voilà donc la fillette enterrée chez ses parents. OUTCH.

> Saison 6

 

Vus cette semaine #41

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

 

Jeudi

She-Hulk – S01E09 – Whose Show is This? – 19/20
Alors là, je ne sais même pas quoi écrire qui ne spoilerait rien de cet épisode. Disons simplement que ce n’était pas du tout ce que j’en attendais et qu’il va me falloir un peu de temps pour savoir si c’était du génie ou si c’était n’importe quoi. Je crois que cet épisode, on l’aime ou on le déteste, et qu’aucun entre deux n’est vraiment possible – même si j’y suis. L’avantage, c’est que c’est un épisode qui fera parler de lui et qui restera inoubliable. De là à savoir quoi en penser à chaud, par contre…

Vendredi

Les Anneaux de Pouvoir – S01E08 – Alloyed – 18/20
C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.
Station 19 – S06E02 – Everybody’s Got Something to Hide Except Me and My Monkey – 18/20
Pas de cas exceptionnel, on retrouve ce qui devrait être la routine de la série, mais bizarrement, je trouve cet épisode plus intéressant que le précédent. C’est probablement parce qu’il prend vraiment le temps de donner une scène au moins à chacun des personnages afin d’avancer dans les intrigues de tous et que les développements sont intéressants. Je n’approuve pas tous les twists, forcément, mais ça tient debout et ça me donne envie de voir la suite bien vite.
Grey’s Anatomy – S19E02 – Wasn’t Expected That – 17/20
La saison va vraiment bien fonctionner si elle continue comme ça : elle surfe sur la nostalgie des débuts tout en se servant des nouveaux personnages pour introduire les commentaires et critiques que les spectateurs pourraient faire eux-mêmes. C’est efficace, surtout que le casting large est plutôt bien géré pour l’instant, avec des dynamiques anciennes perturbées par l’arrivée de sang frais. Non, vraiment, ça fait du bien à la série.
Walker – S03E01 – World On a String – 12/20
Ce premier épisode de saison est décevant pour une raison principale : je n’ai pas eu l’impression de faire face à un changement de saison. Tout continue exactement comme en saison 2, à une exception notable près, je reconnais. Par conséquent, ça va à l’encontre de ce que j’imaginais pour cette saison : j’aurais aimé une vraie nouveauté pour redémarrer sur de meilleures bases. On verra bien ce que donne l’intrigue fil rouge, cependant.
Walker – S03E02 – Sittin’ on a Rainbow – 14/20
Franchement, c’est un peu mieux avec ce second épisode qui privilégie l’action aux scènes insupportables avec des personnages débiles. Oh, cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, parce que si, bien sûr que si, des personnages sont débiles, mais que ça passe mieux car c’est enrobé d’action. Tous n’ont pas de temps d’écran, également, parce qu’on se concentre sur l’essentiel. Après, l’essentiel aurait pu être de donner une vraie intrigue fil rouge à cette saison, ou au moins de donner des pistes de ce qui va nous attendre en saison 3. Ce n’est malheureusement pas le cas… mais bon, il ne faut pas trop en demander avec ce reboot.

Dimanche

Historias de Upa Next – S01E05 – Lala y Tara – 12/20
Zéro nostalgie sur cet épisode qui tente de surfer sur la tendance et sur 2022, avec ce qui semble être une pâle copie des effets visuels d’Euphoria et la première chanson de ce revival. S’il était temps d’avoir un peu d’artistique dans cette mini-série, les nouveaux personnages sont trop clichés pour vraiment m’attacher. Pour l’instant, en tout cas.
The Walking Dead – S11E17 – Lockdown – 14/20
Je suis peut-être fatigué, mais j’ai trouvé que l’épisode mettait trop de temps à réussir à mettre en place ce qu’il souhaitait faire, alors même qu’une ellipse temporelle en début d’épisode permettait autrement d’accélérer le tout. Cela donne un rythme haché un peu difficile à suivre. Bref, ce dernier arc de saison est entamé de manière moins solide que prévue. Ca m’embête, j’espère de bons moments pour terminer ces douze années, quand même !
The Walking Dead – S11E18 – A New Deal – 16/20
Me voilà rassuré : cet épisode était bien plus prenant que le précédent, avec un retour à une géopolitique de base plutôt efficace. Les retrouvailles et les adieux se succèdent à un bon rythme et les longueurs de l’épisode finissent par être oubliés quand la série en revient à ce qu’elle sait faire de mieux (en théorie). Et ouais, ça fait que je termine l’épisode avec la satisfaction d’avoir eu ma dose d’action et de zombies. Il était temps.

Toujours pas exceptionnel, mais déjà plus satisfaisant comme semaine !

> Vus en 2022 

 

Historias de Upa Next – S01E06

Épisode 6 – Suso y Dario – 15/20
Les personnages de cet épisode semblent déjà un peu moins cliché, même si l’introduction qu’on leur propose n’est pas forcément la meilleure, donnant l’impression que leur jeu d’acteur n’est pas tout à fait au point. Question de perspective et d’habitude, j’imagine, c’était déjà le cas dans la série originale, après tout. Contrairement à l’épisode précédent, celui-ci donne vraiment envie de regarder Upa Next en faisant le lien avec la série de manière plus évidente. C’est bien logique : il s’agit de la fin de cette mini-saison.

Spoilers

Dario se produit dans la rue, sans succès. Suso décide de lui donner quelques conseils.

¿Y porque no bailas para me?

Le temps passe vite et les habitudes s’installent tout aussi vite : c’est déjà le dernier épisode de cette mini-saison de mini-épisodes diffusés chaque dimanche en streaming. Le dernier épisode est dans la moyenne des sept minutes habituelles et suit deux nouveaux personnages, comme prévu. Une semaine avant le début du revival, Dario, un jeune garçon, a l’habitude de se produire dans les rues de Madrid pour essayer de se faire un peu d’argent.

Malheureusement pour lui, le succès n’est pas spécialement au rendez-vous. Il a bien ses groupies, mais il s’agit de sa mère et ses tantes. Heureusement, d’ailleurs, parce que tout le début de la scène permet bien de deviner qu’ils sont vaguement de la même famille, mais bon, la scène donne l’impression d’avoir trois femmes plus âgées en train de baver sur un minet dans la rue – c’était un peu malaisant comme seule Un, dos, tres sait le faire.

Outre les tantes de Dario, il y a aussi dans son public le gérant d’une boutique devant laquelle il se produit et son employé, Suso. Le chef envoie Suso se plaindre auprès de Dario du bruit qu’il fait et qui pourrait faire fuir les clients. Alors que Dario vient juste de chasser sa mère et ses tantes, gêné par leur présence, le voilà qui se lance donc en plein débat avec Suso.

Le débat ne porte pas du tout sur le fait qu’il chante devant la boutique et constitue une nuisance sonore cela dit ; il porte sur le fait que Suso s’improvise expert en art de la rue. Plus précisément, il critique les vêtements de Dario, qui semblent être choisis par sa mère. Assez vite, Suso comprend que c’est bien le cas et il explique à Dario que ce n’est pas possible d’attirer le regard et l’attention en étant fringué comme ça et en restant statique comme il est.

Il faut dire que Suso semble déjà avoir quelques moves et un rythme bien différent de celui de Dario, quelque chose de plus mouvementé et réussi. Les deux jeunes hommes en viennent à la conclusion qu’ils pourraient se produire ensemble, avec Suso à la danse, Dario à la guitare et au chant, mais surtout avec des fringues plus visibles et plus flashy. Le look est discutable, mais il est vrai que le rendu est déjà plus sympathique à l’oreille.

En plus, ça nous fait donc deux chansons (originales, je crois) pour ce mini-épisode, et il était temps d’avoir des passages musicaux dans cette série musicale. Bon, par contre, je crois que le message est clair : ce ne sont pas les anciens qui chanteront le plus, ce sont bien les nouveaux. C’est normal après tout.

Bref, Dario et Suso commencent à se produire dans une autre rue de Madrid et, assez vite, le succès (tout relatif) est au rendez-vous. Il y a des gens qui s’attroupent autour d’eux (RIP l’honneur des figurants à qui on demande de danser alors que clairement ils n’ont pas tout le rythme de la chanson et sont à côté d’un Suso bien plus expérimenté qu’eux) et qui donnent de l’argent. Mais genre, des billets de cinq euros hein. Ils sont riches à Madrid, c’est rare de voir des gens donner des billets – généralement, ceux qui sont là sont des billets mis par la personne qui fait le spectacle dans l’espoir d’inciter à donner, non ? Là, Dario ne déverse pas un centime dans son étui de guitare, tu m’étonnes que les gens ne soient pas enclins à donner.

Bien sûr, c’était prévisible dès le début de l’épisode, parmi le petit attroupement de passants, il y a Silvia. Elle s’arrête pour écouter la voix de Dario et pour regarder Suso, et elle repère en eux un talent certain. Je ne dois pas avoir les yeux pour ça, apparemment, parce que je ne les trouve pas particulièrement exceptionnel pour l’instant moi. On verra ce que l’école de Carmen Arranz leur apprendra.

En effet, Silvia leur propose de s’inscrire à son école, parce que les inscriptions sont justement la semaine suivante. Elle leur rappelle que c’est bien d’avoir un vague talent, mais que sans travailler, ben ça ne sert à rien. Elle joue un peu les vieilles rabats-joies, concrètement, et les garçons s’assurent entre eux qu’ils n’iront certainement pas s’inscrire à cette école artistique.

Ben voyons. La dernière scène de l’épisode joue la carte de la nostalgie et nous ramène enfin à l’école de Carmen Arranz. Elle n’a pas changé visuellement, de l’extérieur, c’est toujours la même bonne vieille école. Devant celle-ci, nous retrouvons Dario et Suso qui hésitent à entrer. Cela dit, c’est le rêve de Suso de danser, ça a été dit plus tôt, et Dario aime clairement chanter puisqu’il a passé au moins trois après-midi de la semaine à chanter dans la rue.

Les deux jeunes hommes s’encouragent et se souhaitent bonne chance pour les auditions, juste avant d’entrer dans l’école. La suite dans le premier vrai épisode de ce revival !

EN BREF – Cette mini-série n’était pas exceptionnelle, avec bien peu de minutes au compteur et pas tellement de quoi se faire une vraie idée de ce que sera le revival. Concrètement, elle a offert les retrouvailles attendues avec quatre personnages emblématiques avant de se concentrer sur les nouveaux arrivants. Le plus gênant ? J’ai clairement une préférence pour toutes les intrigues qui vont concerner les profs, parce que je suis davantage de cette génération désormais. Le truc, c’est que la série risque fort de se concentrer sur la nouvelle génération.

Et la nouvelle génération me paraît hyper clichée pour l’instant. C’est difficile de se faire une idée en même pas dix minutes, mais l’a priori n’est pas excellent en tout cas. Nous verrons bien quand Upa Next commencera enfin avec de vrais épisodes (prochainement ; pas encore de date au moment où je publie l’article). Une chose est sûre : ce revival a su raviver la nostalgie, alors je risque bien de tomber dans le piège de la nouvelle série.

L’autre chose sûre, c’est que les épisodes espagnols sont tellement longs que je ne sais pas si je suivrai vraiment assidument les nouvelles histoires. Et puis, il me faudra des sous-titres à un moment : suivre cinq-six minutes, ça va, je comprends, quitte à revenir en arrière et revoir certains passages ; mais tout un épisode ? Ca va demander trop de temps.