Station 19 – S06E02


Épisode 2 – Everybody’s Got Something to Hide Except Me and My Monkey – 18/20
Pas de cas exceptionnel, on retrouve ce qui devrait être la routine de la série, mais bizarrement, je trouve cet épisode plus intéressant que le précédent. C’est probablement parce qu’il prend vraiment le temps de donner une scène au moins à chacun des personnages afin d’avancer dans les intrigues de tous et que les développements sont intéressants. Je n’approuve pas tous les twists, forcément, mais ça tient debout et ça me donne envie de voir la suite bien vite.

Spoilers

Toute la caserne se demande quel chantage Maya a bien pu faire.


 

We’ve all been gross and inappropriate at some point or another.

Rien de tel qu’un petit combo Station 19/Grey’s Anatomy pour passer une bonne soirée. C’est la théorie et je vais tenter de la confirmer ce soir encore, avec une soirée qui commence comme trop souvent quand il est question de ces séries par des scènes de cul. C’est la base sur ABC après tout. On se retrouve donc avec Vic et Theo sous la douche, tandis que Jack couche toujours avec Eva.

Il en profite pour ghoster Andy alors que Maya, elle, est ghostée par Carina qui est pourtant dans son lit. Pas tellement du cul pour elle, cette fois ; et ce n’est pas étonnant vu comment l’épisode précédent s’est terminé. Maya passe donc sa frustration dans le sport, mais c’est sans compter qu’elle a toujours une vie de merde au boulot, puisque que Beckett lui mène la vie dure.

Ce n’est pas la seule à avoir une vie de merde : Travis aussi prend un peu cher avec ses collègues qui veulent tous le maquer – même si le seul autre gay qu’ils connaissent, c’est son père. Bordel, Vic me fait toujours mourir de rire, saison après saison. Elle est incroyable. Elle veut aussi gérer la campagne de Travis pour l’élection, et elle sait qu’un copain l’aiderait bien.

La conversation déraille bien vite cependant : Theo balance qu’il a entendu Carina dire à Maya qu’elle n’approuvait pas le chantage qu’elle avait fait sur Ross. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que toute la caserne se mette à chercher le potin qui pourrait bien rendre ça vrai, même si une part de doute subsiste, parce que le chantage, c’est vraiment une technique digne de Sullivan. J’aime bien que les scénaristes se rappellent que ça ne ressemblait pas à Maya.

Après, on peut tous faire des erreurs un jour ou l’autre. Celle-ci, c’était une énorme erreur de la part de Maya. Andy voit en tout cas les réactions de Sullivan et semble faire le lien avec ce qu’elle a vu à la fin de l’épisode précédent. Elle se rend donc dans le bureau de Maya pour en savoir plus. L’avantage certain de cette scène, c’est que ça nous rappelle que Maya et Andy sont censées être meilleures amies – même si elle a Jack depuis.

J’ai trouvé que toute la scène entre elles sonnait très juste et que ça faisait bien longtemps que nous n’avions plus eu de moment comme ça pour ces deux personnages. Il faut dire qu’Andy était un peu occupée à culpabiliser d’avoir tué un mec ; mais ça, c’est de l’histoire ancienne cette saison apparemment. Toujours est-il qu’Andy qui découvre toute la vérité sur les soupçons de Maya concernant son ex-mari et leur cheffe ou sur le fait qu’elle n’avait rien dit du tout à Carina, c’était très chouette à voir.

Comme toujours, elles sont interrompues par une alarme, alors qu’Andy demandait à Maya deux choses – la première, de ne rien dire aux autres (qui passent l’épisode à chercher et imaginent une Ross draguant Maya), la seconde… D’écouter sa femme et de chercher l’aide d’un professionnel, parce qu’elle en a bien besoin.

L’intervention de la semaine est plutôt habituelle, avec simplement un petit incendie à gérer. Seulement, il n’existe pas de petit incendie : tous présentent un risque. Celui-ci se déclare dans une résidence où Travis sauve une femme (et son album de mariage), Ben un homme et Sullivan un type que j’ai voulu être Topher de Dollhouse quand je l’ai vu tenter de gérer des serveurs en surchauffe. Bon, n’est pas Fran Kranz qui veut, cela dit.

L’incendie est donc provoqué par ces serveurs trop nombreux pour l’appartement et clairement en surchauffe. L’homme dans l’appartement en sait beaucoup et culpabilise quand il voit une victime en arrêt cardiaque, ce qui fait que Maya décide de lui confisquer son portable (pas bien sûr que ce soit légal) pour qu’il parle. En parallèle, Andy a la bonne idée d’utiliser l’eau de la piscine de la résidence pour éteindre l’incendie.

Pendant ce temps, Ross a le plaisir de bosser dans le même bâtiment que Dixon – quand il n’est pas en campagne électorale. On sait bien qu’ils ne s’aiment pas, mais ils ne le cachent plus, l’élection les divisant vraiment et leur donnant le sujet parfait pour exprimer les désaccords entre eux. Alors que Ross est plutôt confiante pour Travis, elle se rend compte qu’elle surestime peut-être le syndicat des pompiers quand Dixon lui fait d’horribles sous-entendus.

Cela ne l’empêche pas de se rendre sur le lieu de l’intervention pour découvrir que l’homme des serveurs n’est qu’une fourmi parmi tant d’autres. Un millionnaire – allons savoir qui – s’amuse à payer des types pour qu’ils fassent tourner un maximum de serveurs afin de déceler la suite d’une formule qui pourrait valoir très cher. Le problème, c’est que ça provoque des surcharges d’électricité à des endroits pas conçus pour et plutôt vétustes, pouvant mener ensuite à des incendies. Les problèmes, quoi.

L’avantage de tout ça, c’est que Maya réussit à établir une vraie connexion avec l’homme des serveurs, et à le faire parler. Elle fait tout ça devant Beckett – qui continue de la détester – et Ross – qui semble un peu changer d’avis tout de même. Maya se retrouve donc coincée avec Beckett pour chercher d’autres résidences avec des surcharges électriques. Beckett refuse toujours de lui parler, alors la journée est longue.

En parallèle, le reste de la caserne 19 cherche à retrouver Bryan, le type payant les autres pour qu’ils fassent tourner les serveurs à sa place. Quand il les voit débarquer, il prend peur et décide de tenter de s’enfuir, pour mieux s’éclater l’entrejambe sur l’arrière d’un pick-up. Au secours, ça doit faire tellement mal. Le karma existe dans cette série, et Vic qui se retient de rire après ses blagues, j’adore, tout simplement.

Bien sûr, au passage, tout le monde – enfin, Vic et Theo quoi – cherche encore à savoir ce que Maya a bien pu faire pour s’attirer les foudres de Beckett. Quand même Sullivan se met à participer aux théories, Andy est énervée et décide d’expliquer la vérité ; mais une vérité qui est un énorme mensonge. J’aime beaucoup son idée, ça aurait bien plus raccord avec le personnage de Maya en plus : elle leur explique que Maya a fait du chantage à Ross en l’accusant de couvrir l’alcoolisme de Beckett. L’objet du chantage ? Andy, bien sûr : elle voulait la voir revenir à la caserne 19. C’est un bon gros mensonge auquel Sullivan assiste, sans rien dire. Andy protège sa meilleure amie, et ça marche bien. Après, un regard d’Andy à Robert suffit à lui faire comprendre qu’elle sait, quand même.

Tout le monde peut rentrer à la caserne, y compris Ben et Travis – Travis ayant gagné au passage le numéro du petit-fils d’une des femmes de l’incendie. Il n’en veut pas et doit lutter pour le faire comprendre à ses collègues, par contre.

De manière parfaitement inattendue, nous retrouvons également Carina à l’hôpital cette semaine. Jack a eu la brillante idée de coucher avec Eva en début d’épisode, mais sa main n’est pas encore tout à fait guérie. Il a donc empiré son cas et sa cicatrisation, ce qui le force à se rendre aux urgences. Et plutôt que de proposer un cliffhanger avec un interne, nous voilà donc avec Carina qui s’occupe de lui aux urgences.

Ce n’est pas tout à fait son lieu habituel, alors oui, je trouve ça normal que Jack soit surpris de la voir là-bas. Déjà, elle passe plus de temps à la caserne qu’à l’hôpital (bon, d’accord, ça, c’est ce qu’on voit) ; mais même à l’hôpital, c’est vraiment rare qu’elle soit aux urgences. Il n’empêche que la voilà qui se retrouve à traiter Jack, ce qui leur permet d’avoir une conversation. Sans l’engueuler, elle peut donc lui faire le reproche de l’avoir abandonnée quand elle tentait de faire un enfant grâce à son sperme.

Bon, la scène finit en engueulade quand même, parce que Jack reconnaît ses torts et qu’elle ne s’attendait pas à ça. Le poignet de Jack ? Carina décide finalement de le mettre dans les mains d’un interne pour vérifier s’il a besoin ou non de chirurgie. C’est plutôt chouette, parce que ça permet déjà un premier crossover pour un des nouveaux internes.

C’est avec plaisir que l’on voit donc Lucas débarquer pour s’occuper du poignet de Jack – et le pauvre Lucas ne s’attendait certainement pas à se faire engueuler par Carina à défaut de savoir toutes les procédures de l’hôpital. Franchement, la scène était drôle, parce que Carina met tout sur le dos des hormones, mais quand même, elle hurle sur un pauvre interne qui n’est juste pas au courant de ce qu’il faut faire.

C’est le retour des débuts de Grey’s franchement. Autrement, Carina a quand même le droit de péter un câble pour autre chose que les hormones : elle n’a juste plus de bonheur dans sa vie. La semaine dernière, c’est Jo qui faisait une tirade sur le gouvernement américain – et la Cour Suprême surtout – qui les forçait à mettre des tenues noires en protestation face à la décision d’interdire l’avortement. J’aurais aimé avoir une scène avec Vic sur le sujet, pour continuer son intrigue de l’an passé, mais Carina qui le fait, ça fonctionnait bien aussi.

Bref, dans tout ça, Jack a besoin d’une radio et prend tout le temps de travail de Carina. Espérons qu’aucune femme n’était en train d’accoucher ce jour-là. Comme il y a forcément de l’attente pour passer une radio, Jack en profite pour raconter sa vie à Carina, parce qu’elle lui demande des explications. Jack a donc bien cherché son frère de foyer – en Utah. Il l’a trouvé, tout ça pour que son frère ne se souvienne pas du tout de lui.

Cela explique au moins pourquoi il est dans un état si misérable, pourquoi il aime tant l’alcool ou pourquoi il n’a pas cherché sa sœur tout en se consolant avec Eva. Il est difficile de lui en vouloir, même s’il est difficile aussi de ne pas reconnaître ce que lui dit Carina : tous les États-Unis semblent aller mal et être confrontés à des situations compliquées ; si ce n’est le monde entier. C’est un peu misérabiliste comme point de vue, mais ça colle vraiment à cette série où effectivement tout le monde prend bien cher depuis le Covid.

Cela n’empêche pas Carina d’avoir raison : il faut que Jack arrête de se morfondre sur lui-même, sérieusement. En lui disant ça, elle finit par prendre conscience que l’énervement qu’elle a contre lui et plutôt dirigé envers Maya. Sans trop de surprise, elle finit donc l’épisode à la caserne, où Beckett continue de s’acharner sur Maya en lui faisant remarquer qu’il voit trop souvent Carina à la caserne. C’est tellement vrai.

Cela n’en reste pas moins abusé qu’il l’attaque comme ça, tout en lui confiant encore plus de boulot, pour le plaisir. Cela n’empêche pas Andy, Maya et Carina de parler de Jack, cependant. C’est l’occasion de découvrir que Maya est vraiment hyper énervée après Jack – si Carina lui pardonne, ce n’est clairement pas son cas. De toute manière, Maya est fermée à toutes les discussions, et elle finit par péter un câble quand Carina lui demande si elle a commencé à chercher un psy. Devant Andy.

Ce n’est pas le cas, et ça choque autant Andy que Carina. Cette dernière prend cher sans trop de raison, et elle me fait juste beaucoup trop de peine. Heureusement, l’épisode compense ensuite avec une scène vraiment mignonne pour Theo et Vic. En vrai, Vic est tellement heureuse d’avoir une relation parfaite avec Theo qu’elle craint déjà le pire. Elle en parle à Theo, qui est capable de la rassurer. Ils sont mignons, et c’est bien d’avoir pu passer un peu de temps avec eux pour ça avant la conclusion de l’épisode.

La conclusion de l’épisode voit Jack retourner auprès d’Eva pour boire un bon coup, pendant que Ben remercie Maya d’avoir fait du chantage à Ross pour ramener Andy à la maison. C’était bien et ça permet à Maya de prendre au moins un peu de recul… Ou du moins, c’est ce que je pensais. La fin de l’épisode la transforme encore plus en énorme bad bitch, et c’en est trop pour moi. On est en train de totalement la perdre : elle apporte du whiskey à Beckett pour faire la paix ? Sérieusement ? Cette fin d’épisode avait un étonnant petit côté Angel saison 2 dans un arc bien dark, je ne m’y attendais pas.

À ce stade, je suis en train de trouver Robert plus sympathique qu’elle ? Ca en dit long. Robert, d’ailleurs, est sur une application pour rencontrer quelqu’un. Il s’en confie à Andy (que j’aime énormément cette saison également) qui cherche à savoir le vrai dans les accusations de sa meilleure amie – et il me fait de la peine à se plaindre de ne plus pouvoir parler à Ross sans être accusé. Vivement la semaine prochaine !

 

Historias de Upa Next – S01E05

Épisode 5 – Lala y Tara – 12/20
Zéro nostalgie sur cet épisode qui tente de surfer sur la tendance et sur 2022, avec ce qui semble être une pâle copie des effets visuels d’Euphoria et la première chanson de ce revival. S’il était temps d’avoir un peu d’artistique dans cette mini-série, les nouveaux personnages sont trop clichés pour vraiment m’attacher. Pour l’instant, en tout cas.

Spoilers

Lala et Tara se rencontrent pour la première fois, un peu par accident.

 

No peligroso

« Mais qu’est-ce que je suis en train de regarder ? » est probablement la première chose que je me suis dit devant cet épisode qui commence par une nana en plein cosplay en live sur un réseau social à la Instagram. Je n’ai absolument rien contre le cosplay, bien au contraire, et pas grand-chose contre les influenceuses, mais elle m’a paru super clichée. Le coup des lentilles, c’était pour me tuer, qui fait ça ? Bon, elle a un super look en vrai, mais encore une fois, sur un épisode de cinq minutes, c’est bizarre que ce soit ça l’introduction.

Niveau construction, c’était étrange en plus : on la voit se préparer et sortir de chez elle, et hop, on enchaîne sur un plan d’une main de quelqu’un en train de taguer dans la rue. Ce n’est toutefois pas la main de la même personne. Celle en cosplay, c’est Tara. Celle qui tague, c’est Lala. Deux clichées bien stéréotypées comme il faut, et rien dans l’épisode ne va changer ça. Lala est donc une jeune fille qu’on nous dira probablement mal dans sa peau, avec un look qui ne ressemble à rien mais qui est visuellement très coloré. J’abuse, ça ressemble à un look urban street tout ce que vous voulez de plus classique, en vrai.

Bien sûr, elle tague pour exprimer son art jusqu’à ce que la police passe dans le coin et mette la sirène. C’est bien connu, les flics te prennent en flag en mettant la sirène alors qu’ils sont super loin de toi et que tu ne les as pas vus. Pourquoi essayer de t’avoir par surprise et en flag quand on peut te laisser le temps de t’enfuir ?

Voilà donc Lala qui fait tout ce qu’elle peut pour se cacher de la police et finit par entrer dans une boutique où elle tombe sur Tara. C’est comme cela qu’elles se rencontrent, et ces deux looks décalés doivent vite s’apprivoiser. On sent bien une certaine tension amoureuse dès le départ, et ça ne fait que s’installer durant tout l’épisode.

Elles apprennent à se connaître par la force des choses : Lala a besoin de passer un peu de temps dans la boutique pour ne pas être arrêtée (mais pas à un instant elle ne pense à au moins retirer son pull visible à trois kilomètres), Tara est à son travail ; par défaut, elles se parlent. Il y a un peu d’humour tout de même quand Tara semble balancer Lala à la police qui vient effectuer sa recherche jusque dans la boutique. Evidemment, Tara couvre finalement Lala, je n’en ai jamais douté, mais l’humour était sympathique.

Tout aussi rapidement, parce qu’il ne reste jamais que trois minutes d’épisode, les filles apprennent à se connaître mieux, avec Tara qui confie à Lala qu’elle travaille dans cette boutique pour pouvoir se payer l’inscription dans l’école de Carmen Arranz, une école de danse et chant qui l’intéresse beaucoup. Je ne vois pas bien pourquoi elle lui raconte ça, genre, ce serait pas ma première conversation avec une inconnue recherchée par la police.

On note au passage que le sac de peinture de Lala a disparu sans crier gare pendant l’épisode ? Bref. Lala demande à Tara de lui chanter une chanson pour voir si elle vaut vraiment quelque chose… et là, on comprend tout le jeu de séduction entre les deux. C’était déjà visible avant, mais là, la série se tape un délire à la Euphoria, avec une Lala complètement fascinée par la voix de Tara au point que le monde change de couleur.

Le problème, c’est que la chanson est sympathique, mais pas au point de fasciner à ce point. Complètement hypnotisée, Lala se retrouve un peu ridicule quand Tara claque des doigts devant elle. Elle sort donc de la boutique nerveusement, clairement énervée de s’être laissée aller comme ça… mais tout de même suffisamment intéressée par Tara et par son monde pour chercher des informations sur l’école de Carmen Arranz. Oui, oui, la nana qui tague dans les rues parce qu’elle n’a rien à faire décide de rejoindre une école d’art parce qu’elle a un crush, en gros.

Vraiment, c’était cliché et pas bien qualitatif cette semaine. Je crains un peu la série si elle se concentre trop sur des personnages comme cela. Nous verrons le prochain (et dernier ?) épisode à présent.

Les Anneaux de Pouvoir – S01E08

Épisode 8 – Alloyed – 18/20
C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.

Spoilers

Galadriel cherche à sauver Halbrand, Nori cherche à sauver l’Etranger.

You chose by what you do.

Après une fin de saison inattendue pour She-Hulk hier soir (inattendue parce que je ne lis pas les comics, il paraît que sinon, c’est hyper raccord), difficile de ne pas me jeter sur cet épisode dès 9h ce matin (ou presque). Je mets à profit un emploi du temps où mon vendredi matin est libéré quitte à bosser le samedi, mais en même temps, comme hier, je n’ai pas envie d’être spoilé en me connectant sur Twitter.

Bref, c’est parti pour la fin de saison des Anneaux de Pouvoir, déjà. Cela fait à peine un mois que la série a débarqué, mais je m’étais attaché à ce rendez-vous du vendredi, et je sais qu’elle va me manquer. Oui, la saison 2 est en cours de tournage, mais on ne l’aura probablement pas avant 2024, et ça m’énerve un peu ce rythme de production pour une diffusion sur un mois. Tout ça n’a rien à voir avec l’épisode cependant. On recommence par un résumé qui nous rappelle qu’Adar a affirmé avoir tué Sauron, et j’avoue que j’avais oublié cette partie à laquelle je ne crois pas plus que Galadriel.

Une fois le résumé terminé, c’est sous la pluie et dans les bois verts que nous retrouvons l’étranger. Sera-t-il oui ou non Gandalf ? J’espère qu’on aura un semblant de réponse dans cet épisode quand même, parce que c’est bien beau de nous faire une introduction interminable en huit épisodes, mai sil faut quelques réponses quand même.

Bon, en attendant, le magicien semble au bord de la dépression, se rattachant comme il peut aux dires de Nori affirmant qu’il est un homme bon. Il est toujours plus bon que la personne qui lui vole sa pomme, j’imagine. Pourtant, le voleur a l’apparence de Nori. Elle est à sa recherche pour le prévenir qu’il est pourchassé, alors on pourrait le croire… mais on n’est pas si idiots.

On comprend vite que cette Nori n’est jamais qu’un des êtres qui pourchassent l’étranger depuis quelques épisodes. Et ce n’est pas pour le tuer ! Non, c’est pour le servir, parce qu’il s’agit du Seigneur Sauron. Euh pardon, mais non, on a compris que c’était Gandalf, votre type. Je sens qu’on va terminer l’épisode avec trois ou quatre personnages persuadés d’être Sauron.

Non parce que là, l’étranger est trop mis en avant comme un personnage bon pour être Sauron. Il a utilisé de la magie puissante, c’est logique de le confondre avec le grand méchant, non ? Espérons. Le générique tombait bien pour en débattre en tout cas.

Ce n’est pas gagné, parce que les servantes de Sauron veulent le mener au plus vite sur les terres du Rhûn où il sera reconnu pour ce qu’il est vraiment. Le temps est compté : un voile lui fait oublier qui il est après tout. Pour retrouver le Rhûn, il faut encore reconnaître les étoiles du Chapeau de l’Ermite, la constellation qu’il cherchait et qui n’est visible que là-bas. Force est de constater que les pouvoirs de l’Etranger sont énormes, qu’il maîtrise bien le feu et le vent et qu’il pourrait être Sauron. Cela me soulerait, par contre.

On sent qu’il y a des doutes chez les serviteurs de Sauron quand l’étranger s’énerve et perd le contrôle de sa magie cependant. Le doute vient peut-être aussi de la surveillance qui s’exerce sur eux : les hobbits sont déjà là à observer la scène et à chercher un moyen de sauver l’Etranger. Ce n’est pas gagné : les serviteurs ne sont pas idiots et comprennent ce qu’il se passe. Ils tendent aussitôt un piège à Nori et ses amis.

Je suis un peu triste qu’ils tombent dedans quand c’était évident : il n’y a plus que deux serviteurs avec l’étranger, bien sûr que c’est un piège. L’un des serviteurs a donc pris l’apparence de l’Etranger pour mieux piéger la personne qui viendra tenter de le libérer. C’est ainsi que Nori est rapidement dans la merde, mais aussi que Sadoc est tué avant même qu’on ne puisse vraiment s’attacher à lui. C’était beaucoup trop expéditif à mon goût. J’étais donc content de le savoir encore en vie assez longtemps pour sauver une autre Hobbit un peu après.

En effet, au moment où Nori allait mourir, elle est sauvée in extremis par « Sauron » qui n’hésite pas à s’attaquer à ses serviteurs. Il est hors de question de voir Nori être blessée, alors il fait ce qu’il peut pour la sauver. Nori a beau s’enfuir avec sa mère et sa meilleure amie, elle est quand même en danger quand l’une des serviteurs n’hésite pas à s’attaquer à tous les Hobbits, en foutant de nouveau le feu à une portion de forêt.

En fait, la mère de Nori, sa meilleure amie et Sadoc, encore en vie malgré sa blessure sont pris à part par une des serviteurs maîtrisant le feu et les menaçant de les cramer vifs. S’ils renoncent à la vie, c’est sans compter sur Nori : elle n’hésite pas à apporter le bâton à l’Etranger afin de lui donner à nouveau de la magie. Le serviteur crache du feu vers les hobbits ? Pas grave, l’Etranger est toutefois capable d’éteindre le feu.

Ce faisant, il sauve la vie d’une créature inférieure et prouve qu’il n’est pas Sauron. Les serviteurs l’appellent aussitôt Istar, le désignent comme « l’autre » et sont réduits à l’état de spectre bien vite par notre Etranger qui a beaucoup trop de pouvoir. Le lendemain, l’Etranger confie à Nori qu’il continue de vouloir se rendre au Rhûn. Les serviteurs lui ont dit la vérité, il en est sûr : il souhaite se rendre là-bas pour savoir toute la vérité.

La série en profite pour nous confirmer ce que l’on sait déjà : Istar signifie sage, ou magicien. Les hobbits auraient bien besoin d’un nouveau sage puisqu’ils viennent de perdre Sadoc… mais ce n’est pas le cas : le Magicien décide de s’en aller, alors que Nori refuse de l’accompagner. Les Hobbits peuvent donc continuer leur migration tous ensemble, mais sans Sadoc.

Seulement voilà, les parents de Nori ne veulent pas qu’elle reste avec eux. Ils ont bien compris que le magicien avait besoin d’elle et qu’un chemin plus grand l’attendait. Nori prend donc la décision de quitter le village, mais aussi sa meilleure amie. Les Hobbits ont encore besoin d’elle pour mener le chemin, parce une personne d’autre ne semble savoir lire une carte comme elle. Les adieux entre elles sont compliquées et un peu avortés, mais Nori n’a vraiment pas le temps : elle doit aussi dire au revoir à ses parents.

Cela fait beaucoup. Le voyage qui attend Nori est compliqué et long. Cette fois, personne ne se rend avec elle. Je trouve ça un peu exagéré : sa mère pourrait suivre, en vrai. Je comprends l’évolution de la mentalité de son personnage, mais ça reste sa fille à qui elle dit adieu là. Elle ne souhaitait pas le faire dans l’épisode précédent, et là, c’est une évidence de le faire. Bon, ça fait un joli moment d’émotions pour l’épisode cependant, surtout quand Poppy, la meilleure amie, se précipite dans les bras de Nori.

Les adieux sont bien plus réussis cette fois, avec émotion et humour (le coup du monde pas si grand a fonctionné), tandis que les chemins se séparent vraiment : les hobbits partent d’un côté, Nori et le Magicien d’un autre, en suivant son flair comme dirait Gandalf. Bon, eh, on vous voit les scénaristes à reprendre les gestes et les répliques de Gandalf. Vous êtes lourds, donnez-nous son nom même s’il n’est pas censé être là dans les livres. Allez, l’image de fin était jolie comme tout : Nori et Gandalf, parce que c’est lui, prennent la route pour le Rhûn où le Magicien souhaite se rendre car les Spectres lui ont dit la vérité.

 

De plus, cet épisode prend également le temps de revenir à Numénor, et cet épisode m’a pris par surprise quand il le fait : nous nous retrouvons dans la chambre du roi où la sœur d’Isildur a le droit de passer une heure pour le dessiner afin de tenter d’être une artiste reconnue dans tout le royaume à la mort du Roi. C’est dingue, mais c’est logique : il faut bien un portrait pour célébrer le Roi une dernière fois.

Seulement voilà, le Roi n’est pas encore mort. Il se réveille donc en sa présence et confond la sœur d’Isildur avec Miriel, sa fille. Il est sénile, quoi. Comme il la prend pour Miriel, il lui annonce la chute à venir de Numénor s’ils continuent sur le même chemin et lui propose d’aller regarder la boule magique qui lui montrera le fameux tsunami.

Pendant ce temps, Miriel, la vraie, essaie de se repérer dans le bateau qui la ramène à Numénor et de se faire à son handicap. Elle est épaulée dans cette tâche par Elendil – à qui elle demande de prendre congé une fois à Numénor, parce qu’il a perdu son fils tout de même. Effectivement. La scène entre eux était sympathique, mais elle mène surtout à la révélation que le roi est déjà mort. En effet, leur bateau arrive en ville pour mieux voir les drapeaux noirs étendus un peu partout. On s’arrête là pour cette intrigue, et ce fut tellement court avec un double cliffhanger que c’en est frustrant.

En plus, comme l’épisode commence sur le navire, nous ne voyons ni Arondir, ni Theo, ni Bronwyn dans cet épisode. Ils auraient au moins pu découvrir qu’Isildur n’était pas mort, en fait. Non parce qu’ils le laissent pour mort alors qu’il est censé récupérer l’anneau de Sauron un jour ou l’autre. Et ça m’a frustré, même si leur cliffhanger où ils restaient au village à attendre le retour de leur roi du Sud fonctionnait. Ah, le roi du Sud, parlons-en !

 

En effet, du côté des elfes, il est enfin l’heure de retrouvailles entre Galadriel et Elrond. Je ne m’y attendais pas, je dois dire. Galadriel débarque chez les elfes pour qu’Halbrand, roi du Sud, puisse être sauvé. Nous apprenons que cela fait déjà six jours que le volcan est entré en éruption et Halbrand est rapidement pris en charge par les elfes guérisseurs.

C’est déjà ça de pris. La vraie surprise ne vient pas tellement du fait que Galadriel soit avec le roi des Terres du Sud, par contre : Elrond est surpris de découvrir que Galadriel est encore sur la Terre du Milieu. Elle aurait dû embarquer en bateau, et il regrette tout ce qu’il a pu lui dire jusque-là. Embarquer sur le bateau était une erreur qu’il n’aurait pas dû lui faire commettre. Les deux personnages se réconcilient bien vite, décidant ensemble de nager face aux difficultés de la vie plutôt que de se noyer.

De son côté, Halbrand est rapidement sur pied. Son premier réflexe ? Chercher Galadriel un peu partout. Il tombe rapidement sur Celebrimbor, dont il connaît la réputation et qu’il admire. Si Celebrimbor est admiré par tous, il est toutefois plus idiot qu’Halbrand apparemment. Celui-ci voit les gemmes précieuses de son héros et trouve rapidement une solution à son problème : il n’a pas assez de Mithril à son goût pour en faire quoique ce soit ? Il n’a qu’à en faire un alliage – et non, ça ne veut pas dire un groupe de musique des années 90 – pour en cacher les défauts et amplifier ses qualités et pouvoirs. Allons bon.

Elrond, Galadriel et Celebrimbor proposent aussitôt la solution au roi des elfes : ils veulent créer une couronne avec tout le pouvoir du Mithril et la donner au roi. Celui-ci n’est pas convaincu, par contre : il considère que ça fait trop de pouvoir pour un seul être, il n’aime pas que l’idée vienne des propositions d’un homme et surtout, il n’y a plus de temps pour lui. En effet, depuis une semaine que le volcan est entré en éruption, l’arbre perd de plus en plus vite ses feuilles.

Celebrimbor est énervé de se faire congédier alors il tente le tout pour le tout, parlant des pouvoirs que la pierre pourrait conférer. C’est bien mignon, mais les mots qu’il utilise ne sont pas anodins et Galadriel le sait bien : un pouvoir qui vient d’un monde invisible ? Un pouvoir sur la chair ? Il parle comme Sauron, et ça inquiète Galadriel. Elle perd ainsi toute confiance en Halbrand, le soupçonnant d’être celui qui manigance tout dans l’ombre.

Elle envoie donc un elfe se renseigner sur sa lignée, parce qu’elle doute de lui et qu’elle est plutôt du genre à assurer ses arrières. Pourtant, Halbrand la remercie d’avoir cru en lui et de lui donner l’opportunité de bosser avec Celebrimbor. La scène est compliquée à voir : elle devrait être super mignonne, mais Galadriel se méfie de lui désormais et ses mots sonnent presque comme une menace.

Cela ne manque pas : quand elle reçoit l’arbre généalogique des Rois du Sud, Galadriel s’aperçoit que la lignée a été rompue. Elle sait donc qu’elle a affaire à un imposteur, mais c’est trop tard : Elrond, de son côté, demande à son roi de pouvoir rester trois mois de plus sur la Terre du Milieu. Le roi n’est pas bien convaincu de lui devoir quoique ce soit, mais comme Elrond cite ses propres mots pour plaider sa cause, Elrond obtient l’autorisation tant désirée.

Il peut donc avec Halbrand et Celebrimbor faire plein de tests sur le Mithril. Au départ, ils forcent un alliage entre la pierre et d’autres métaux, mais c’est là tout le problème : Halbrand comprend qu’il faut au contraire amadouer les pierres pour qu’elles fassent ce qu’ils veulent.

Il a l’idée des anneaux, même si ce sera clairement le cliffhanger de l’épisode. En attendant, Galadriel confronte donc Halbrand pour mieux comprendre qu’elle a bel et bien affaire à Sauron. Il confirme avoir pris son sceau sur un mort et Galadriel sait qu’elle est face à son pire ennemi. C’est horrible parce qu’elle s’est battue à ses côtés et a vraiment cru avoir à faire à un allié. La trahison est légèrement moins violente pour nous : je me doutais depuis un épisode ou deux qu’on nous cachait quelque chose avec Halbrand.

De là à ce qu’il soit Sauron, c’est abusé. Je suis surtout dégoûté pour Galadriel : elle vient donc, dans cet épisode, de nous sauver Sauron d’une mort certaine. C’est donc à elle qu’on doit tout ce qu’il s’est passé avec Frodon ensuite ?

Elle ne le sait pas encore. Pour l’instant, elle tente de tuer Halbrand, en vain. Celui-ci use de ses pouvoirs pour infiltrer son esprit et la manipuler. C’est horrible : Galadriel se retrouve en présence de son frère. Elle essaie bien de se battre contre cette manipulation mentale, mais c’est plus fort qu’elle : elle se laisse attendrir par son frère. Celui-ci tente de la convaincre que Sauron n’est pas si méchant que ça et que sa tâche est de faire régner la paix.

Mouais. La vision de Sauron est intéressante car elle nous permet de mieux cerner ses intentions. Galadriel ne se laisse pas berner pour autant et critique à nouveau Sauron. Ce dernier décide donc de la ramener sur le radeau pour papoter avec elle et… la proposer en mariage ? Il lui propose en effet de l’accompagner dans sa quête de pouvoir pour établir la paix sur la Terre du Milieu. Le problème, c’est que pour Sauron, avoir la paix, ça signifie gouverner en tyran et que Galadriel le sait bien. Elle essaie donc de s’en prendre à lui, mais en vain : il est plus fort qu’elle dans son propre esprit et décide de la noyer. Nous, ça nous prouve la détermination et la force de Galadriel : elle n’est pas corruptible pour un peu de pouvoir.

Par chance, Elrond passe par-là dans la réalité – pas dans l’esprit de Galadriel. Il parvient à la sauver de la noyade, parce qu’évidemment, Sauron a décidé de la laisser pour morte dans le fleuve de la cité des elfes. Une fois Galadriel sûre qu’elle est en présence d’Elrond, l’inquiétude prend le dessus à nouveau : elle a peur que les anneaux soient déjà forgés, parce que Galadriel sait bien que deux anneaux, ça ne serait pas un bon équilibre ; ça diviserait. La bonne nouvelle, c’est qu’Halbrand est parti sans anneau (et elle ne cherche pas à le poursuivre, bizarrement ?). La mauvaise, c’est que pour forger trois anneaux, Celebrimbor affirme avoir besoin d’un métal pur… Il souhaite utiliser l’or et l’argent de Valinor. Pour cela, Galadriel doit sacrifier la dague de son frère qu’elle conservait depuis des années, parce que eh, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Euh pardon, de grands sacrifices. Bref.

L’épisode peut ainsi se terminer sur la forge des trois anneaux des elfes. Cela faisait un moment qu’on avait compris que la saison allait se terminer là-dessus. C’est un grand classique des séries désormais : on donne un titre, mais il ne se met pas en place avant les dernières secondes de la saison 1. Pensez Perry Mason, pensez Ms Marvel. L’alliage se fait devant nous et c’est une scène bien importante. Déjà, les effets spéciaux sont jolis, mais en plus, nous assistons à la manière dont on forge un anneau.

Cela prend bien beaucoup de temps, et ça en laisse assez pour qu’Elrond fasse 1+1 et comprenne la vraie identité d’Halbrand, retrouvant l’arbre généalogique dans le fleuve. Il ne confronte même pas Galadriel, cependant : quand il vient la voir, les trois anneaux des elfes sont enfin prêts à être portés. Bon, les trois personnages ne ressemblent pas tellement aux acteurs vus dans l’introduction de la trilogie, mais on sait bien que ce sont eux qui les porteront.

De son côté, Halbrand est bien Sauron, et on le retrouve à son arrivée sur le Mordor où il va pouvoir créer son propre anneau… en saison 2 ? Pas sûr. Il reste les sept anneaux des nains et les neuf des hommes à forger encore. Ca peut nous faire quatre ou cinq saisons, facilement. Allez, à dans dix ans.

L’avantage de ce cliffhanger, c’est qu’il est excitant sans nous torturer pour autant : pas de gros suspense sur la suite. Limite cette saison pourrait se suffire à elle-même. Le générique de fin est très sympathique, avec un retour des répliques du début de la trilogie du Seigneur des Anneaux, présentant toute la mythologie de l’anneau sous forme de chanson. Cela donne un générique sympathique à regarder !

Et pas de scène post-générique.

EN BREF – La série est une réussite en ce qui me concerne. Je ne suis pas un grand fan du Seigneur des Anneaux, mais j’ai (re)vu les deux trilogies cet été et clairement la série n’a rien à leur envier. Les paysages sont magnifiques, les répliques bien similaires, les clins d’œil nombreux et les personnages attachants. On retrouve dans la construction de la série les mêmes défauts que je trouvais aux films, avec un déséquilibre des intrigues et une manière de tout parsemer sans faire de liens explicites pour le moment. Par contre, la série s’en tire mieux : j’y trouve moins de longueurs, bizarrement, et plus de simplicité à suivre chaque intrigue. Chacune avait son intérêt – alors qu’il y a des parties de la première trilogie qui ne m’intéressait pas plus que ça.

Toute cette saison n’est jamais qu’une vaste introduction aux anneaux, avec un gros suspense autour de l’identité de Sauron, mais ça a bien fonctionné. Galadriel est un personnage génial, Arondir aussi. Bon, après, en huit épisodes, je trouve qu’on n’a pas le temps de s’attacher à certains personnages, bizarrement : Sadoc qui meurt, ça ne me fait ni chaud ni froid parce qu’on l’a vraiment très peu vu. Peut-être que je suis sans cœur.

Quoiqu’il en soi, l’attente sera longue quand même avant la prochaine saison et c’est dommage que le rythme de production ne soit pas plus soutenu si on n’a qu’une poignée d’épisodes à chaque fois. Si je suis encore en vie d’ici là, je serai probablement au rendez-vous cela dit : la série m’a beaucoup plu et nous fait bien voyager dans son univers. C’était un plaisir – même si maintenant on sait tous que Sauron est un beau gosse, et ça, ce n’était pas prévu franchement.

She-Hulk: Attorney at Law – S01E09

Épisode 9 – Whose Show is This? – 19/20
Alors là, je ne sais même pas quoi écrire qui ne spoilerait rien de cet épisode. Disons simplement que ce n’était pas du tout ce que j’en attendais et qu’il va me falloir un peu de temps pour savoir si c’était du génie ou si c’était n’importe quoi. Je crois que cet épisode, on l’aime ou on le déteste, et qu’aucun entre deux n’est vraiment possible – même si j’y suis. L’avantage, c’est que c’est un épisode qui fera parler de lui et qui restera inoubliable. De là à savoir quoi en penser à chaud, par contre…

Spoilers

L’épique conclusion de cette saison refuse l’existence du quatrième mur.

Females, am I right ?

C’est la fin de saison, il est donc logique de me coucher à pas d’heure pour voir l’épisode avant d’être mochement spoilé. J’ai eu peur de tomber sur des révélations une bonne partie de la soirée, alors hors de question d’attendre demain matin (où une autre fin de saison m’attendra de toute manière) et de vivre plus longtemps que ça dans le danger.

Le danger est partout pour She-Hulk maintenant qu’elle a exposé sa colère au monde entier – bon, et ses sous-vêtements aussi, mais ça, ce n’est pas sa volonté. L’épisode promet un peu d’action et ça se sent dès le générique de départ, avec le son de Marvel Studios qui est toujours aussi top et un détour dans… les années 80 ?

Bordel, ça aurait trop fonctionné si toute la série avait été dans ce ton-là. Je trouve ça superbe de voir le montage, les effets spéciaux, Tatiana Maslany qui s’éclate et She-Hulk jouée par un géant. Bon, je ne sais pas trop quel était le but de cette introduction, mais en tout cas, ça lançait bien les hostilités d’un épisode qui s’avère surprenant à plus d’un titre.

En tout cas, le présent est bien différent de ce délire qui était un joli clin d’œil aux séries et films ayant précédé le MCU. Ainsi, nous découvrons que She-Hulk s’est laissée arrêter pour mieux se retrouver en prison, rien que ça. Je suis dégoûté pour elle et dégoûté du raccourci que prend la série avec ce twist, mais ce n’est pas le premier d’une longue suite, après tout.

Pour s’en sortir, Jen peut compter sur son avocate. Mallory lui fait toutefois la leçon, lui rappelant que si sa colère était légitime, elle ne peut plus se permettre de s’énerver comme ça alors qu’elle est un personnage médiatique – et qu’elle a une super force. Bref, Jen est finalement libérée, mais sous condition. Ainsi, Jennifer ne peut plus se transformer en She-Hulk, sous risque de retourner en prison. C’est totalement abusé, franchement. On sent bien que ça fera quelques économies pour la série dans cet épisode, après.

Forcément, elle perd son job au passage, puisqu’elle ne pouvait l’exercer que si elle se présentait sous la forme de She-Hulk. Si Nikki et Pug l’aident à faire ses cartons, Nikki continue par contre d’exercer pour cette firme, qui la paie bien. C’est un move plutôt logique qui ne fait que m’envoyer des élans d’amour pour son personnage. Elle suit Jen dans toutes ses aventures, mais pas dans la galère non plus.

La galère continue pour l’héroïne en plus, parce qu’elle a perdu ses pouvoirs et son job, mais aussi parce qu’elle est au centre de l’attention des médias. Une super-héroïne qui pète un câble et se fait punir par la justice, ça fascine forcément. Les journalistes sont clairement dans le jardin de Jennifer, qui se réfugie donc chez ses parents. Ceux-ci sont ravis et prêts à l’héberger le temps qu’elle voudra, mais bon, clairement c’est l’Enfer sur terre pour elle. Elle ne peut plus avoir le moindre boulot et elle vit à nouveau chez ses parents ?

C’est à peu près son cauchemar du deuxième épisode, en pire encore. Pour nous, il y a quelques moments par contre. On découvre, quand elle revient dans sa chambre d’adolescente, qu’elle a de bons goûts cinématographiques. Je veux dire… Legally Blonde. C’était marrant. Bon, tout ça, c’est bien gentil, mais si Jennifer Walters n’a plus le droit à ses super-pouvoirs, elle a encore ses pouvoirs d’avocate pour se venger.

Elle compte bien s’en servir pour assigner en justice les incels qui ont voulu détruire sa réputation. Le twist était bien mené, avec Nikki qui se montre une fois de plus une fidèle alliée et meilleure amie pour venir en aide à Jen. Après, She-Hulk n’est pas aidée : sa mère profite de ce meeting où les deux avocates tentent de trouver un moyen de trouver les coupables de la sextape pour montrer à Nikki une vidéo de Jen à la fac – c’était clairement Cosima à la fac, non ? – avant que les infos ne continuent de s’acharner sur notre héroïne.

Bien sûr, au milieu de la tourmente, Jennifer essaie encore de contacter son cousin – en vain. Celui-ci est porté disparu, on nous vend donc un film Marvel, je le sens bien ; alors Jennifer n’a plus d’autre choix que de se rendre chez Emil. J’espérais un peu qu’il lui vienne en aide, mais pas de cette manière. Jennifer se retrouve chez lui à lire des haikus, et ça paraissait très peu intéressant après l’épisode précédent.

Bon, Jennifer se fait aussi draguer au passage par un des résidents permanents de la maison d’Emil, mais elle n’en a tellement rien à carrer que je ne sais pas si ça vaut vraiment le coup d’en parler. Le plus intéressant se joue ailleurs de toute manière.

En effet parallèle, Nikki décide de se servir de la vidéo de Jen à la fac pour infiltrer les incels. Elle la poste sur internet sans l’accord de Jen, et ça suffit pour qu’elle se fasse remarquer par les cinglés qui voulaient ridiculiser She-Hulk. Voilà donc qu’elle se fait inviter à une soirée privée… la forçant à embaucher Pug : tout le monde pense que Nikki est un mec.

Pug accepte bien malgré lui, parce qu’on sait qu’il ne sait pas résister aux volontés de Nikki. Qui y résiste, même ? Nikki le commande à distance, de manière très discrète avec une oreillette bien visible et c’est excellent à voir. Pug n’a aucune inspiration pour se faire passer pour un macho, quand Nikki semble avoir fait ça toute sa vie. Très vite, nous découvrons donc que parmi les mecs toxiques qui s’en prennent à Jenn, il y a… Todd.

Ce n’est pas tellement une surprise, et j’ai eu à peu près la même réaction que Nikki : c’était évident, l’acteur revenait beaucoup trop souvent pour que ce soit fait autrement. Pour ne rien arranger, Todd se révèle être HulkKing, le créateur d’Intelligentsia. Cette fois, c’est un peu abusé – lui, ce loser, créer un tel empire du mal ? Meh. Nikki a à peine le temps d’entendre ça que la connexion s’arrête.

Pauvre Pug ! Je doute qu’il puisse gérer à fond quand Nikki lui soufflait ses meilleures vannes. En plus, c’est bien gênant que ça coupe, parce qu’Emil débarque en tant qu’invité d’honneur de la maison. Le problème, c’est qu’il n’apparaît pas en tant qu’Emil, mais en tant qu’Abomination. Oui, contrairement à ce que sa libération de prison est censé lui permettre, il a trouvé un moyen de court-circuiter son bracelet électronique.

Jen débarque pile à ce moment pour découvrir une situation qui lui échappe totalement : Emil a trahi sa confiance en se transformant en Abomination, mais en plus, il gère depuis sa propriété le groupe qui la martyrise depuis le début de saison. Elle découvre toute la vérité coup sur coup, grâce à un bon timing et à la présence de Nikki, toujours dans les meilleurs coups. Tout s’accélère alors, avec Todd révélant qu’il a embauché Josh pour une prise de sang sur She-Hulk. Son sang a été synthétisé et… Voilà donc Todd qui se transforme soudainement en Hulk.

Comme à son habitude, Jen brise le quatrième mur pour nous demander si ça va vraiment se passer comme ça. C’en est trop pour elle, qui est déçue de la tournure des événements. Elle n’est pas au bout de ses peines, en plus. En effet, pour arranger le tout, voilà Titania qui débarque à son tour. C’est une bonne manière de conclure la saison contrairement à ce que dit Jen, parce que ça permet à tout le monde de venir faire un tour et un salut…

Mais c’est terriblement mal écrit du côté de la construction ? Et ça ne fait qu’empirer quand Hulk revient à son tour, depuis l’espace, pour sauver sa cousine de l’Abomination qui ne lui voulait aucun mal. La série s’éclate vraiment, et tout ce bordel finit par être une accumulation trop excessive pour Jen. Elle décide donc… de mettre un terme à tout ça, parce qu’elle sent bien que personne ne va rester devant la fin de saison si elle doit être celle-ci.

Voilà donc la production qui part en vrille totale, avec une pause dans l’épisode qui nous ramène à l’écran de Disney +. Bon. Un écran de Disney + US, par contre, parce qu’en France, on n’a pas Shang-Chi. Cela dit, on a bien Marvel Assembled, qui est le titre où Jen décide de se rendre. Oui, voilà donc She-Hulk qui se balade littéralement sur une page Disney + afin d’entrer dans le programme de son choix ; puis Jen qui se déplace dans les studios où Avengers a été tourné, se baladant ensuite dans la salle des scénaristes de sa série. C’est un grand n’importe quoi, on explose le quatrième mur et le méta à ce stade. Je me doute que les scénaristes sont ici des acteurs, mais c’est un tel délire que je me demande comment ça a pu être validé par les hautes instances Marvel.

Cependant, force est de constater que ça fonctionne pour l’humour – et après tout, on est devant une comédie, non ? Surprenant, quand même. Cela part en débat entre Jennifer – le personnage – et les scénaristes. On s’amuse bien, mais ce n’est certainement pas ce que je pouvais attendre d’un épisode de série ; et surtout d’une fin de saison d’une série Marvel. La série prouve au moins qu’elle a de l’ingéniosité et qu’elle sait surprendre. On adorera ou on détestera.

Jen finit même par comprendre que les scénaristes n’ont pas tellement de pouvoir, expliquant pourquoi ils ont eu cette idée merdique de faire comme dans tous les films. Elle demande donc à parler à Kevin – Feige, même si le nom n’est pas évoqué. Les scénaristes lui refusent ce privilège, mais ça ne se passe pas comme ça pour elle.

Les scénaristes se sont éclatés sur ce coup-là : la scène d’action principale de l’épisode consiste en fait à voir She-Hulk éclater la tronche des gardes du corps embauchés par Marvel dans un long couloir, à la Daredevil. Jen débarque alors dans un studio avec plein d’images des films du projet MCU – j’ai essayé de voir si on avait un teaser de quelque chose, sans succès. Et dans ce studio, il y a aussi Kevin. Seulement, Kevin n’était pas exactement ce qu’on imaginait : ici, il s’agit d’une Intelligence Artificielle qui demande à Jen de se retransformer en humaine, parce que bon, ça coûte cher d’avoir She-Hulk.

Eh, est-ce que les scénaristes ont juste péter un câble de ne pas pouvoir faire la fin d’épisode qu’il rêvait d’avoir ? La série s’amuse bien avec le coût des effets spéciaux, en tout cas, et avoir Kevin Feige en IA, ça expliquerait bien des choses. Jen essaie de lui faire remarquer que la série est censée être une comédie juridique, et que nous n’y sommes plus du tout avec les twists de cet épisode. Jen se lance dans une tirade qui critique tous les films de super-héros, et le pire, c’est qu’on est bien forcé de constater qu’elle a raison : c’est toujours la même histoire avec une variation de super-sérum utilisée pour que les méchants puissent devenir de super-méchants battus par les super-gentils.

Boring. Kevin demande ainsi à Jen de proposer une nouvelle fin, et il écoute tout ce qu’elle dit, parce que c’est le pouvoir principal de She-Hulk, finalement : elle brise le quatrième mur. En revanche, c’est une simplicité scénaristique super frustrante : Jen vire les pouvoirs nouvellement acquis de Todd, puis son cousin car elle n’a pas besoin d’un chevalier servant, puis la nuit – parce que c’est mieux de jour. Elle demande à ce que l’Abomination redevienne Emil pour regretter ses actions. Elle réclame Daredevil – qu’elle ne semble pas obtenir… – parce qu’elle a des besoins physiques. Eh, les scénaristes s’éclatent, vraiment.

Kevin l’arrêtant, elle se lance alors dans une autre tirade sur les problèmes de paternité des héros Marvel, mais elle est coupée à nouveau par Kevin. She-Hulk n’oublie pas de citer les X-Men, parce que c’est la question que tout le monde, mais elle est renvoyée bien vite dans sa série, histoire de la conclure. C’est là que c’est décevant : après les changements opérés par les demandes de Jen à Kevin – qui lui précise qu’elle ne pourra jamais revenir lui parler et après avoir fait une feinte sur son éventuelle présence dans un film – la fin de l’épisode peut donc se dérouler en plein jour, avec She-Hulk qui débarque pour engueuler Todd.

Elle le fait en She-Hulk, alors que c’est censé lui être interdit et alors que Todd est déjà arrêté par les flics, pour une raison qui reste un peu obscure, en vrai. On va dire que le meeting ne devait pas être tout à fait légal, mais je ne sais pas ce qu’il avait d’illégal non plus. Cette fin d’épisode joue la carte de la simplicité et de la déconstruction de tout ce qui avait été monté depuis huit épisodes. Après deux mois, ça laisse un goût de frustration et de bâclé, tout de même.

Reste que l’humour est sauf ! En plus, Daredevil redébarque pour jouer les sauveurs, mais en vain, et ça m’a fait rire – mais pas autant que Titania qui lui dit bonjour. Ils ont bien court-circuité toute la fin de saison avec ce twist méta inattendu. Je veux dire, même Emil accepte de retourner en prison pour dix ans, reconnaissant ses erreurs. Par contre, She-Hulk qui se retransforme aussi, c’est abusé, parce que c’est laissé de côté un bon moment avant qu’on nous dise qu’elle est lavée de tous soupçons. Sans qu’on ne sache vraiment pourquoi.

La série peut donc se terminer, pour cette saison au moins (j’en espère une deuxième), sur un repas en famille un beau dimanche ensoleillé. Jen a la drôle d’idée d’inviter Matt Murdock à manger chez ses parents, avec toute la famille qui a bien des questions à poser au jeune couple. L’avantage de finir comme ça, c’est que ça laisse une porte à She-Hulk pour venir lui rendre visite à Hell’s Kitchen dans sa série à lui.

Hulk revient lui aussi, à son tour, pour profiter de ce repas en famille. Il annonce revenir de la planète Sakaar et souhaite présenter à tout le monde son fils, Skaar, déjà bien adulte. Pardon ? Je ne connais rien des comics Hulk, mais là, c’est abusé d’introduire ça comme ça, sans vraie explication supplémentaire. Il faudra attendre un prochain projet Marvel.

Bien sûr, la toute fin voit Jennifer reprendre son poste d’avocate et être questionnée par un journaliste qui n’oublie pas de commenter sa tenue, parce que c’est une femme. Cela ne casse pas le message à retenir de cet épisode : She-Hulk est autant avocate que super-héroïne, et elle n’hésitera plus à se servir de ses pouvoirs pour terrasser tous ceux qui la feront chier. Et c’est une très bonne conclusion.

La scène post-générique ? On sait bien qu’il y en aura une. Emil s’échappe de prison grâce à Wong – en affirmant qu’il était coincé dans une autre série (ou devant une autre série ?). Tout ça semble indiquer qu’on les reverra ailleurs de toute manière, mais ce n’est pas une scène post-générique aussi délirante que pour Ms Marvel.

EN BREF – Il n’y a pas tellement de porte ouverte pour une saison 2, et c’est un peu énervant à constater tant j’ai aimé la saison 1. La série n’est pas ce que j’en attendais : elle était véritablement une comédie juridique, avec une héroïne brisant le quatrième mur à la Ally McBeal. Pleine de féminisme et armée d’un humour redoutable, Jen est bien entourée aussi grâce à ses collègues, sa famille, ses rencontres tout au long de la saison.

La série a su installer son univers et ses délires méta, en allant trop loin dans son épisode final pour qu’une suite parvienne à atteindre ce niveau de WTF pourtant maîtrisé. La saison laisse un énorme goût de trop peu, avec l’amertume d’avoir eu une construction filée toute la saison qui finit sur une queue de poisson abusée – mais pas forcément déplaisante.

On l’adore ou on la déteste, mais je ne pense pas qu’un entre-deux soit possible. Finalement, la série parvient à faire ce qu’elle voulait et est restée de qualité tout au long de ses neufs épisodes. On manque de personnage comme She-Hulk à la télévision de nos jours, donnez-nous plus d’épisodes et encore plus de caméos. L’univers de la série me manque déjà : chaque épisode avait sa petite surprise, en vrai. Ou sa grosse :