Tales of the Walking Dead – S01E03

Épisode 3 – Dee – 14/20
Ce n’est pas un mauvais épisode en soi, surtout que j’aime beaucoup l’ambiance qu’il instaure au début et l’idée mise en place pour la survie (une idée à laquelle j’avais déjà pensé et qui était un peu exploitée dans un autre spin-off à un moment), mais je le trouve tout de même pas mal décevant. En effet, il apporte des réponses peu satisfaisantes et une origin story qui paraît bien peu nécessaire à un personnage que j’adorais détester avant, et que je vais continuer de détester de toute manière. Bref, ça n’est pas exactement ce que j’en attendais. Pris indépendamment de mes attentes et de ce que l’on sait déjà des personnages, il fonctionne bien cependant, alors je vais continuer de dire du bien de ce spin-off pour l’instant.

Spoilers

Dee et Lydia sont sur un bateau, Billy tombe à l’eau.

Let me tell you how I died.

Bon, je dois bien avouer que cet épisode n’est finalement plus celui qui me rendait le plus impatient. Au départ, je trouvais que c’était l’épisode qui risquait d’être le plus prometteur de la saison pourtant, mais après l’épisode 2, c’est difficile de le penser encore. Cet épisode revient en effet sur un personnage que l’on connaît déjà : Alpha. En 43 minutes, il promet donc de nous apporter un point de vue différent sur ce personnage que l’on a tous appris à détester.

L’avantage, c’est qu’elle est morte, donc on ne nous fera pas comme avec Negan, un épisode génial qui sera balayé en un regard pour Maggie. Après, ça commence par un murmure, et ça joue déjà trop sur le fan-service pour que je kiffe parfaitement. L’épisode nous présente ensuite un couple, avec une femme, Brooke, que l’on ne connaît pas mais qui semble être de la famille d’Alpha.

En effet, elle la retrouve sur le ponton d’un bateau et tente de lui faire des compliments sur son apparence. Ce n’est pas évident d’être si hypocrite, je pense, surtout quand en face on a juste en retour des aboiements comme Alpha sait si bien les faire. Quel enfer. Avant même l’apocalypse, elle était donc déjà peu sympa avec Lydia dans sa manière de l’élever, et ça ne m’étonne pas.

Après, ça ne rend pas ça bien plus intéressant de voir l’épisode débuter sur elle dans une robe la laissant à moitié à poil alors qu’elle tire la tronche, expliquant être sur ce bateau de luxe uniquement pour sa fille. Le barman se permet pourtant d’être hyper vache avec elle, et pour cause : on découvre assez vite que nous ne sommes pas au début de l’apocalypse comme on pouvait l’espérer.

Non, non, nous sommes sur un bateau où tout le monde vit sa meilleure vie une bonne année après le début de l’apocalypse. Eh ben, c’est inattendu comme environnement, mais j’aime bien tout de même l’idée d’un bateau qui puisse tenir si longtemps. Par contre, on ne sait pas trop comment Dee (le prénom d’Alpha) et Lydia se retrouvent là après avoir quitté le père de Lydia. C’est un peu dommage pour un épisode explicatif, tout de même.

On apprend alors, de la part d’Alpha elle-même, qu’elle a tué son père à neuf ans… Et il y a vraiment un problème de rythme dans le montage de l’épisode, parce que si Alpha se met à nous raconter une histoire qui n’a rien à voir avec l’épisode, ça va être long et compliqué, surtout en 43 minutes. En plus, l’épisode devrait pouvoir être vu par des gens ne connaissant pas Alpha pour être vraiment intéressant. Après le générique, nous repartons toutefois sur le bateau comme si de rien n’était.

On comprend un peu mieux la hiérarchie de celui-ci, avec Brooke en tête de tout ce qu’il se passe. Cette dernière est dépassée de découvrir qu’un homme a disparu de son bateau, mais moi, je ne suis pas trop surpris. A partir du moment où Dee est à bord déjà, ça ne peut que mal tourner. Pourtant, elle n’y est pour rien et l’épisode prend rapidement une autre tournure, avec une gestion bien compliquée pour le bateau. De son côté, Alpha reste fidèle à ce qu’elle sera et qu’on connaît d’elle : elle vole un couteau, et ça déprime Lydia. Elle tente donc de se débarrasser de sa mère, lui expliquant qu’elle a désormais Brooke pour s’occuper d’elle de toute manière.

Le truc, c’est que Brooke a fort à faire sur le bateau, et elle doit déjà s’occuper de Dee qu’elle n’aime pas beaucoup. Durant la soirée, elles se confrontent l’une l’autre et on passe déjà à peu de choses d’un meurtre commis par la future Alpha… Le lendemain, l’homme disparu met tout le monde en état d’alerte, à commencer par Dee. Quand elle aperçoit un homme utiliser un miroir sur le pont, elle l’accuse donc publiquement de contacter des gens sur le rivage du marais où le bateau navigue.

Elle a bien sûr raison, mais l’épisode ne le révèle pas immédiatement. En effet, elle fait appeler Brooke et uniquement Brooke pour régler cette affaire. Billy, l’homme accusé, prend plutôt mal cette accusation, forcément. Craignant le couteau de Dee, il saute dans l’eau…

Et on comprend aussitôt qu’il a bien quelqu’un à rejoindre, car personne ne prendrait un tel risque autrement. Brooke ne le voit pas comme ça pourtant. Au contraire, elle se rend compte que Billy n’est pas le seul à être terrifié par Dee : il y a aussi Lydia. Elle décide donc d’isoler Lydia de sa mère, ce qui est une idée pourrie… qui sauve pourtant la vie de la mère et de la fille.

En effet, Billy revient sur le bateau et s’attaque à tout le groupe de Brooke avec six de ses hommes. Ses calculs sont simples : il a un groupe qu’il veut à bord du bateau, il a infiltré le bateau quelques jours plus tôt pour pouvoir jeter des gens par-dessus bord et ainsi créer de la place pour eux. Malheureusement, Dee a surpris ce qu’il faisait et l’a forcé à agir plus rapidement que prévu. Il en tue quelques-uns sur le bateau, remarquant tout de même que Dee et Lydia manquent à l’appel alors qu’il s’en prend verbalement à Brooke.

Il aurait mieux fait de s’inquiéter de cette « soccer mom » (oula, ce n’est pas Alison Hendrix non plus) : elle débarque par surprise, égorge l’un de ses hommes et se précipite vers le canot de sauvetage pour s’enfuir avec Lydia. Ma foi, ça marche bien comme retournement de situation. Les deux rament jusqu’à la rive où les attendent des zombies à cause du bruit sur le bateau : c’est un véritable massacre qui s’y déroule.

Même les gens jetés par-dessus bord ne survivent pas, bouffés par des zombies. Bref, tout le monde meurt, sauf Dee et Lydia qui se planquent sous un des zombies tué par Dee. Il faut bien dire ce qui est : Dee est une sacrée psychopathe, mais elle a l’art de tuer du zombie sans trop de mal. Elle comprend aussi qu’elles sont en sécurité sous le zombie, alors elles y restent un petit moment.

Finalement, on découvre aussi que Brooke a survécu à la chute de son bateau. Par contre, elle n’a plus aucun désir de survivre dans un monde où elle ne pourra plus vivre comme elle l’entend apparemment. Franchement, j’imagine que c’est dur d’être responsable partiellement de la mort de tant de gens, même si elle accuse Dee de tous ses maux. Dee ne le voit pas comme ça et entend bien la tuer… sauf que Lydia l’en empêche.

Lydia adorait Brooke, alors évidemment, elle fait en sorte qu’elle survive. Dee finit par accepter cette solution, se rendant compte que la morte est trop douce pour Brooke. Elle préfère ainsi lui faire une sacrée cicatrice au visage, pour qu’elle ne puisse jamais oublier Lydia et les rêves d’un monde normal qu’elle lui a mis en tête pour rien.

Lydia ? Elle part sans un adieu à Brooke, faisant ce que sa mère lui ordonne, comme on la connaîtra quelques années plus tard. Oh, Dee essaie tout de même d’entraîner sa fille à tuer des zombies, mais ce n’est pour l’instant pas très efficace, parce que Lydia s’y refuse. Tout au plus, ça fait une scène sympathique où Dee tue des zombies de manière originale et où Lydia s’enfuie loin de sa mère, pensant que les fées l’appellent quand elle entend les arbres parler.

Pff. Dee ne fait pas confiance à sa fille et la pense devenue folle. Elle décide de la consoler malgré tout, avec un bon gros câlin. L’épisode traine alors en longueur sur ce câlin, mais c’est parce qu’on comprend que Dee a pour intention de tuer sa fille. Malheureusement, il y a zéro suspense : on sait déjà que Lydia survivra et on se doute bien que les « fées » ne sont que des Chuchoteurs. C’est effectivement ce que la fin d’épisode révèle : Lydia et Dee sont entourées par un groupe d’humains déguisés en zombie.

Je suis franchement dégoûté de découvrir que l’idée des Chuchoteurs ne vient pas d’Alpha elle-même. Ca aurait été tellement génial et il y avait dans cet épisode de quoi lui fournir l’idée quand elle s’est cachée sous le zombie ou quand Lydia est restée pétrifiée face à des zombies. Finalement, il n’en est donc rien et nous ne saurons même pas ce qu’il en est de la création d’Alpha. Tout au plus, on saura que Dee a tué Hera, la cheffe de ce groupe de Chuchoteur, et que c’est à elle qu’elle raconte son histoire. Décevant comme tournure. J’imagine que le but est de nous proposer une suite à son histoire dans un autre épisode en cas de saison 2 ?  

High School Musical: The Musical: The Series – S03E05

Épisode 5 – The Real Campers of Shallow Lake – 15/20
Si j’adore l’idée derrière le scenario de cet épisode, je suis moins convaincu par sa mise en place et par la direction des acteurs. Même si c’était volontaire, ce jeu très fake des acteurs ne donnait qu’une envie : en arriver à la dernière partie de l’épisode. Heureusement, celle-ci ne déçoit pas et mène à de bonnes situations, j’ai hâte de voir la suite !

Spoilers

Les Wildcats doivent créer du drama, et EJ peut compter sur l’expertise de Carlos pour cela.

It’s not even a fight. It’s a one-sided confusion.

Sans trop de surprise, le résumé de cet épisode est assuré par Kourt, qui assure qu’elle est heureuse d’avoir réussi à faire penser à Corbin Bleu qu’il n’y avait aucun drama entre les Wildcats en vacances. Ce n’est pas exactement une bonne chose pour autant : Corbin Bleu en veut plus, et EJ a promis qu’il en aurait plus. Pour cela, il fait appel à Val et Carlos afin de mettre au point un plan pour que les ados deviennent les stars de téléréalité qu’on veut qu’ils soient.

Cela me fait rire, parce que c’est généralement plutôt l’inverse qui se déroule dans ce genre de vacances, mais admettons, ça marche bien d’avoir Carlos dans ce rôle et Gina complètement sceptique face aux qualités qu’EJ prête à tous les campeurs. Soyons francs, il est loin d’être aussi attentif que ça aux sentiments des autres, et Gina le sait maintenant qu’elle a trouvé la lettre. J’aime beaucoup la voir en mode très passive-agressive, j’ai bien ri dès le début de l’épisode grâce à ça.

Après, j’ai préféré encore plus voir Carlos attribuer à tout le monde un rôle selon un schéma de téléréalité qui fera ses preuves selon lui. Kourtney est ainsi celle qui sera autorisée à juger tout le monde, parce qu’elle est très critique du projet (Jet est bizarrement d’accord avec tout ce qu’elle dit), Ricky est inévitablement l’ex délaissé (bim, ça lui apprendra à vouloir être trop gentil et mignon), Ashlyn a le passé sombre, Maddox est celle qui pleure (elle est si heureuse de ce rôle) et Gina est celle qui a la catchphrase « don’t get me started » (traduit en vf par un « ne me lance pas sur le sujet » qui n’arrive pas tout à fait à me convaincre). Ce n’est pas fini : Jet est le bad boy, Val est la psy, EJ est là pour de mauvaise raison (j’aurais bien vu Jet là-dedans) et Carlos est l’instigateur de tout ce qu’il se passera.

Oh non, pas tout : il n’a aucune idée de ce qui couve entre Gina et EJ. Au moins, ça risque de simplifier sa liste de tâches pour tout le monde : au cours de la journée, il veut une personne s’en allant en pleurant, une gifle, un verre jeté à la face d’un autre et une révélation scandaleuse au micro. Il n’y a qu’Ashlyn et Carlos pour être vraiment à fond là-dedans, mais… j’avoue, il y avait moi aussi. J’adore l’idée derrière cet épisode et je pense que ça peut fournir de bonnes blagues.

Déjà, ça commence par EJ et Ricky qui s’entraînent à donner de fausses baffes ridicules – jusqu’à ce qu’il soit question de Gina et que ça marche d’un coup bien mieux d’avoir un Ricky énervé comme étant l’ex délaissé. En parallèle, Maddox aimerait un rôle différent de ce qu’on lui a donné, et Carlos ne fait qu’empirer les choses en voulant lui donner un rôle qu’il pense sur-mesure. Ainsi, il fait d’elle une fille qui serait folle amoureuse de Jet, exactement comme Ashlyn. Le problème ? Il demande à Jet d’être celui qui serait à fond sur Kourtney – et ça semble plutôt cohérent vu le début de l’épisode.

Toutes ses préparations ne durent que quelques minutes avant l’arrivée de Channing, l’assistant de Corbin Bleu, qui marque le début des vraies répétitions. On a ainsi la première chanson de l’épisode, que je ne connaissais pas, mais qui s’intègre au spectacle Frozen. La chanson est chantée par Alex et Emmy, que j’avais un peu oublié depuis le premier épisode. Carlos aussi, apparemment, car elles ne sont pas au courant du tout de ce qu’il se passe quand il improvise ses répliques. Les pauvres.

Bon, Carlos est imblairable quand il est comme ça par contre, alors je me suis concentré sur Maddox qui me faisait bien trop rire à l’arrière-plan à être morte de rire avec Ashlyn ou à faire semblant de pleurer. Heureusement pour les Wildcats, Gina est plus douée à répéter sa catchphrase et improviser des lancers de verre d’eau à la tronche (hum, au ventre plutôt) de sa pote Kourtney. Cette dernière sait être la judgy bitch qu’elle doit être, Channing semble ravi mais… le tout sonne bien trop faux. Je me doute que c’est fait exprès pour que l’épisode gagne en intensité.

Et puis… C’est quand même marrant de les voir si mal jouer : Jet est incapable d’être un badboy, Maddox ne sait pas faire semblant de pleurer, la claque de Kourt envers Carlos est ridicule et ratée… Franchement, c’est drôle, mais ça sent le fake à plein nez. Bon, ça le sent jusqu’à ce que Ricky et Gina montent sur scène pour la dernière répétition de la journée. Il est question d’une chanson d’amour entre Kristoff et Anna, en présence de Sven, interprété par EJ. Tout est bon pour que ça commence enfin à partir en vrille.

Déjà, la chanson est sympa, mais en plus Ricky et Gina ont désormais une alchimie qu’ils n’avaient jamais eu même dans les épisodes où ils étaient censés flirter ensemble. Tout le monde voit bien qu’il y a une tension entre eux dans cette chanson, à commencer par EJ, loin d’être ravi. Carlos doit bien se douter qu’il n’y a pas que le personnage donné à Ricky le matin même qui fait ça, mais il en rajoute tout de même une couche, ce que j’ai trouvé dommage venant de ce personnage.

En tout cas, on sent que Channing kiffe vraiment ce qu’il est en train de filmer cette fois. Malheureusement, je pense aussi qu’il voit ce qui est en train de se passer, surtout quand Val et Ashlyn se mettent à improviser une histoire tragique pour Ash juste parce que la caméra est sur elle – alors qu’elle parlait sincèrement de psychologie et de ce que Ricky devait traverser vis-à-vis de Gina juste avant ça.

Dommage que le caméraman ne sorte pas plus, parce qu’à l’extérieur, nous avons Gina et EJ qui sont enfin en train de s’expliquer. Ou pas. Gina s’éloigne d’EJ progressivement, lui souligne qu’ils passent deux étés différents, mais tout ce qu’il fait, c’est promettre que ce sera bientôt différent. La pauvre ne se sent pas comprise du tout par son mec, mais qu’est-ce qu’elle fait ? Elle s’en confie à Ricky.

C’est genre la pire des idées, mais elle le fait quand même. Ca en serait presque blasant si ce n’était pas aussi amusant, après tout, on a bien compris que la série allait tourner autour de ce triangle amoureux avec EJ, qui demande en plus conseil à Ricky pour savoir la raison pour laquelle Gina lui fait la tronche. Le pire, c’est qu’il ne le sait même pas lui-même. Gina finit par donner un bon indice juste avant la photo du cast, toujours devant Channing et toujours avec un bon « don’t get me started ».

Channing s’en va donc avec sa photo, content de la journée (il n’a pas vu que tout ça puait le fake ?) et sans savoir qu’il quitte au moment le plus intéressant. Les masques tombant après une journée épuisante, tout le monde est ainsi problématique assez vite. Je pensais que l’épisode serait centré sur Kourt, mais ça n’a pas été le cas. Sans trop de surprise, en fin d’épisode, elle évacue donc sa tension et son stress en engueulant tout le monde, forçant Carlos à souligner qu’elle est trop anxieuse.

Ah, ça y est, on quitte le fake drama pour entrer dans le vrai, celui qui va faire mal. Kourtney est sûre d’avoir été trahie par Gina, Val tente de calmer le jeu avec une petite explication psy (tout à fait valable en plus) et ça permet à tous les dominos de tomber les uns après les autres. Maddox révèle donc à Ashlyn qu’elle a bien compris qu’elle avait un crush pour Val, mais que crier sur elle en lui disant que ce n’est pas le moment pour une séance psy n’était vraiment pas la bonne idée.

La réaction d’Ashlyn, un bon fou rire, est excellente et je me demande à quel point Maddox vise juste sur ce coup – parce qu’elle projette aussi complètement ses propres fantasmes là. J’adore Maddox purée. Quand Jet tente de la calmer en l’agressant – lui reprochant d’imposer aux autres ce qu’ils doivent sentir, il est donc temps pour que ça parte encore plus en vrille. Tout le monde peut ainsi découvrir qu’ils sont frère et sœur de la manière la plus improbable possible – quand ils s’engueulent, Maddox reprochant qu’il la fasse toujours passer pour la méchante quand il est apparemment un beau méchant lui aussi.

Il ne sait pas faire le bad boy ? Hey, il est capable de balancer l’homosexualité de sa sœur à ses parents avant qu’elle soit prête à faire son coming-out. Level EVIL BOY. Ricky s’en assoit et s’en allonge au sol, Kourtney est terrifiée par ce qu’il se passe et Gina profite de ce moment très intime et privé (non) pour s’expliquer avec EJ devant tout le monde – taclant Val au passage dans une réplique marrante.

EJ explique finalement son point de vue à Gina, et il a bien raison de le faire parce qu’il n’avait que de bonnes intentions. Malheureusement, cela ne fait pas tout : Gina lui reproche de trop garder de secrets – et Ashlyn l’engueulant en l’appelant « Elton John » (oh bordel ?) n’aide en rien (pas plus que Val qui est du côté de Gina, genre est-ce que c’est une ex d’EJ finalement ?). Le couple finit en froid, clairement.

En-dehors du théâtre, Kourt essaie de rassurer Alex et Emmy après tout ce qu’elles ont vu et Ricky essaie de mieux comprendre Jet. Il lui conseille de chanter ses sentiments, ce qui est toujours la pire idée du monde s’il ne sait pas les dire. Enfin, c’est la pire idée du monde dans la réalité et dans un grand nombre de séries, mais j’aime la voix de Jet, alors je ne dis jamais non à une petite chanson sur le mal-être du personnage vis-à-vis de sa sœur – et toutes les erreurs de frère qu’il a pu faire. La chanson ? Elle est sympathique, mais je m’attendais à mieux.

Le rythme est assez entraînant pour qu’elle finisse par me rentrer en tête. J’aurais aimé un duo avec Maddox, je crois. Bref, on a plein de flashbacks du frère et de la sœur heureux ensemble quand ils étaient enfants, mais c’était il y a fort longtemps. Dans le présent, Maddox se contente d’entendre le refrain de la chanson de son frère, où il affirme qu’il n’a que des bonnes intentions malgré ses erreurs. Outch.

Maddox ne reste pas malheureusement, et il faudra attendre le prochain épisode pour voir pourquoi elle avait un sac sur elle. De même, il faudra attendre le prochain épisode pour savoir qui EJ appelle en fin d’épisode (je crains le pire, ça sent Miss Jen et je n’en veux pas car elle ne me manque pas ; ramenez Nini ou Big Red… mais je ne vois pas EJ les appeler ; et puis pour Big Red, ce serait un épisode trop tôt vis-à-vis d’Ashlyn). Le meilleur cliffhanger de l’épisode est toutefois ailleurs : Ricky confie à Carlos qu’il pense avoir encore le béguin pour Gina. Il lui fait jurer de garder le secret… mais ils sont évidemment filmés par Channing. Je me doutais bien qu’il reviendrait à un moment pour la dernière partie du programme de Carlos pas encore faite, mais je m’attendais plutôt à Gina/EJ qu’à Ricky/Carlos. Pauvre Ricky.

Vus cette semaine #33

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Westworld – S04E08 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

Mercredi

High School Musical The Musical The Series – S03E04 – No Drama – 17/20
Avec deux chansons que j’adore revisitées et beaucoup d’humour, cet épisode ne pouvait que bien s’en tirer auprès de moi. L’intrigue avance certes un peu plus lentement maintenant que la saison est mise en place et certains personnages commencent à manquer, mais j’aime bien que les scénaristes se tiennent à leur idée avec cohérence pour le moment. La cohérence fait aussi tout l’humour avec des ados qui crisent sans raison, et ça, j’approuve pour l’humour.

Jeudi

She-Hulk: Attorney at Law – S01E01 – A Normal Amount of Rage – 18/20
J’ai beaucoup aimé ce premier épisode, parce qu’il tient toutes les promesses de fun que j’en espérais. En revanche, il ne permet pas encore de bien voir ce que sera la série, faisant plutôt un long détour très agréable. Je suis frustré de ne pas avoir eu directement deux épisodes, frustré aussi de ne pas avoir une saison de 22 épisodes tant c’est bien parti. Bref, j’aime déjà et j’ai hâte d’être jeudi prochain.

Rattrapage

Manifest – S03E07 – Precious Cargo – 13/20
C’est un épisode plus basique que la série propose, mais il fonctionne toujours en faisant avancer l’intrigue dans une nouvelle direction. J’ai aimé voir certains personnages être divisés pendant l’épisode, je me dis que ça peut apporter de bonnes choses par la suite. C’est divertissant dans l’ensemble et pas encore trop chiant. Ca me va si toute la saison est à ce niveau-là.
Manifest – S03E08 – Destination Unknown – 14/20
J’ai trouvé que l’Appel de cet épisode ressemblait beaucoup à ce qui se faisait en saison 1. C’est plutôt une qualité : ça fait du bien de s’éloigner du fil rouge qui est en train de partir en vrille à vitesse grand V. Cela ne m’étonne pas après toutes les critiques que j’ai pu entendre sur la série, mais je ne m’attendais tout de même pas à ce que ça prenne cette direction-là. Sans être forcément déçu, je ne sais pas encore si je suis convaincu.
Manifest – S03E09 – Bogey – 13/20
Je frise l’overdose d’un mot en particulier, mais autrement, ce visionnage de la saison 3 continue de se passer mieux que je ne l’imaginais. L’intrigue avance un peu à chaque épisode, je n’en demande pas beaucoup plus. J’aime bien certaines des idées de l’épisode, beaucoup moins la réalisation et les effets spéciaux. L’ensemble n’est pas si mauvais, mais ce n’est pas particulièrement bon non plus. Je crois qu’avoir attendu si longtemps me fait revoir la série d’un meilleur œil qu’il y a un an et que je suis beaucoup plus patient avec elle désormais.
Manifest – S03E10 – Compass Calibration – 14/20
Cet épisode a proposé une intrigue de la semaine bien plus intéressante que d’habitude en en revenant à la base de la série, avec une enquête autour de l’Appel qui était plutôt sympa à suivre. Pour autant, il ne laisse pas de côté le fil rouge de la saison : on avance ainsi plutôt rapidement et efficacement vers des résolutions qui mettent de côté l’insupportable lifeboat. Merci, il était temps.

Petite semaine du côté des séries, mais grand mariage ce week-end, aussi.

> Vus en 2022 

 

She-Hulk: Attorney at Law – S01E02

Épisode 2 – Superhuman Law – 17/20
Cet épisode a les défauts inverses du premier : on manque d’action car ce sont enfin les enjeux de la saison qui sont mis en avant. Par chance, je les aime beaucoup eux aussi et je trouve qu’on passe un bon moment en compagnie de cette héroïne à la vie un peu chaotique. Le récit est fait avec humour et quelques références, c’est donc très agréable à regarder.

Spoilers

Jennifer découvre les inconvénients d’être désormais reconnue par tous en tant que She-Hulk.

I’m ok with not being ok.

Comment ça, je n’ai vu aucun épisode depuis une semaine ? Le temps passe beaucoup trop vite, mais l’avantage, c’est que je n’ai pas eu l’impression d’attendre trop longtemps avant de pouvoir me jeter sur ce deuxième épisode. Le résumé était même pas mal inutile, parce que je me souvenais bien de tout. Il faut dire que j’ai vu pas mal d’articles et tweets parlant de la série tout au long de la semaine – avec cette obsession sur Steve Rogers, sa virginité et la nièce de Peggy.

Le début d’épisode reprend ensuite avec les informations concernant la dernière scène de la semaine dernière. C’est plutôt important : on y découvre enfin l’identité de Titania (bon, pour ceux qui contrairement à moi sont passés à côté des articles de la semaine dernière), mais celle-ci ne fait pas vraiment la une. C’est une influenceuse avec des pouvoirs, on n’en saura pas beaucoup plus pour cet épisode.

En revanche, Jennifer Walters est immédiatement présentée par les médias comme une nouvelle super-héroïne. C’est super pour elle qui voulait rester discrète et ne voulait surtout pas de publicité par rapport à son identité pour ne pas avoir à changer de vie. Ce n’est pas ce que tout le monde veut autour d’elle, par contre. Nikki insiste donc pour qu’elle se transforme avant d’entrer dans leur bar habituel où elle est acclamée en tant que She-Hulk. Evidemment, elle est déprimée par ce nom, et elle a bien raison.

Je trouve ça sympa que la série prenne le temps de le souligner, même si je m’en doutais d’avance avec Tatiana Maslany au casting et après un premier épisode qui prenait le temps d’être féministe. Nikki imagine déjà sa meilleure amie en Avengers après tout ça, mais ça ne rassure pas trop Jennifer, qui voit toujours d’un mauvais œil la publicité qu’on lui fait. En vrai, il n’y a que son débile de collègue pour estimer que c’est une bonne chose cette pub – et je vois un peu pourquoi avec le système américain.

Pourtant, son collègue se trompe et ça se voit quand son boss débarque dans le bar et lui demande de reprendre son apparence d’humaine – terrifiée par son apparence de She-Hulk. Son métabolisme est différent une fois humaine, donc elle alcoolisée pour entendre son boss lui expliquer que le procès qu’elle allait gagner aboutit finalement à un non-lieu. L’argument est terrible : elle a perdu son procès et donc son job, parce que les jurys, dont elle a sauvé la vie, sont acquis à sa cause. Forcément. C’est tellement abusé : on lui dit qu’elle a fait la bonne chose en sauvant leur vie, mais que le procès ne peut se terminer parce qu’elle leur a sauvé la vie. Et maintenant que le public a une bonne perception d’elle, elle ne peut être avocate sans que les jurys ne soient de son côté.

Le lendemain, Jennifer se réveille avec une gueule de bois et un vrai problème : personne ne veut plus l’embaucher en tant qu’avocate. Elle qui tenait tant à sa carrière est vraiment servie sur ce coup-là. Heureusement, Nikki ne l’abandonne pas (totalement) sur ce coup et reste une vraie meilleure amie – au-delà de la collègue, donc. Bon, par contre, elle l’abandonne quand il est question de l’accompagner à un dîner de famille. Juste après avoir perdu son boulot.

Quel enfer ! Et elle a une famille de boulets, c’est terrible ? Son cousin commence directement par dire qu’elle est virée, avant d’enchaîner sur sa promotion à lui, avant que ça termine en véritable enfer, le mot est faible, avec sa mère qui file son numéro à des ados voulant devenir super-héros et sa tante qui veut devenir sa coiffeuse officielle. Un dîner de famille on ne peut plus classique pour une célibataire trentenaire ET sans-emploi, finalement. Et super-héroïne, aussi, d’accord, ce n’est peut-être pas si classique. Le personnage n’en est que plus attachant, en tout cas.

Son père a le tact de la sortir de cette situation délicate et de lui faire un petit speech pour la remotiver, et je trouve ça génial. J’aimais beaucoup aussi les doutes de Jen, présentés sous forme d’un long monologue où elle ne laisse personne en placer une. Quoiqu’il en soi, elle termine malgré tout à déprimer dans son bar favori face à un verre bien solitaire, parce qu’elle ne peut plus vraiment se payer le petit frère de ce verre.

Enfin, ça, c’est jusqu’à ce que M. Holloway, qui dirige la firme qui a demandé le non-lieu l’ayant fait virer, la contacte pour… lui donner un job. Il n’a pas oublié qu’elle allait probablement gagner le procès contre lui, et il trouve que ce serait du gâchis de ne pas l’avoir de son côté. Bref, le type est bien content d’avoir réussi à la faire virer. C’est très Suits dans l’esprit, même si la série a plutôt eu le bon goût de faire en sorte qu’un épisode d’Ally McBeal soit diffusé dans le bar. Difficile de ne pas comparer les deux séries, en même temps, on est exactement sur le même ton avec une héroïne célibataire qui gère tout avec beaucoup de féminisme et d’humour.

Jen accepte immédiatement l’offre d’emploi et en profite pour embaucher Nikki au passage, parce que faut pas déconner, elle aime trop sa meilleure amie pour ne pas bosser avec ? J’aime bien l’idée, franchement.

Le lundi suivant, Jennifer est donc toute prête pour redevenir avocate et être à la tête de sa propre branche. Elle découvre bien vite, cependant, que tout n’est pas si rose. En fait, elle est rapidement verte même (oh oh, quel humour) : elle apprend qu’Holloway a décidé de l’embaucher pour prendre la tête des affaires impliquant des super-pouvoirs et des procès concernant les super-héros. C’est un super job, Powerless avait déjà tenté d’aller sur ce terrain-là avec moins d’efficacité dans l’aspect sitcom.

Toujours est-il que Jennifer doit donc venir en travailler en tant que She-Hulk – tu m’étonnes que la productrice disent qu’ils ont galéré niveau fric ensuite si elle doit tout le temps être en She-Hulk ! Jennifer n’est pas ravie par cet aspect de son nouveau travail et nous le dit en brisant le quatrième mur pour que ce soit bien clair : avoir un job juste parce qu’elle est une super-héroïne, ce n’est pas génial, parce que tout le monde va penser qu’elle est là pour ça et non pour les compétences – compétences qu’elle a. Elle devra donc prouver sa légitimité.

Heureusement, Nikki est là pour lui remonter le moral en insistant sur tous les innombrables avantages qu’elles ont désormais, à commencer par un magnifique bureau. Elles ont aussi un collègue très sympa, Pug. Il est très sympa parce qu’il leur fait une carte pour savoir où sont les toilettes où on peut faire caca le plus discrètement. Su-per. La blague sort de nulle part.

L’autre chose qui sort de nulle pas ? Le premier procès de Jennifer dans cette boîte sera celui d’Emil Blonsky, qui demande à être libéré de prison plus tôt que prévu car il s’est repenti. Jennifer doit donc défendre celui qui a voulu tuer son cousin, c’est top. Son boss parvient à la convaincre d’au moins rencontrer ce client pas comme les autres, avec un chantage charmant : il la vire si elle refuse d’être son avocate.

Au passage, Jennifer apprend également à naviguer comme il faut dans son nouveau travail : pour se rendre en prison, elle ne doit pas venir en She-Hulk par exemple. Pas de bol pourtant, parce que ce serait utile d’avoir des pouvoirs en face de super-méchants, surtout quand on voit toutes les règles qui sont imposés dans cette prison.

En tout cas, Jennifer rencontre enfin Blonsky… Et bordel, je ne me souvenais pas du tout de lui. J’aime bien cet acteur pourtant, je crois – j’aime ses rôles, de mémoire. Bref, Blonsky affirme que s’il a pété un câble et failli tuer Hulk, c’est à cause du super-sérum qu’on lui a donné. Il explique ainsi qu’il pensait devenir un super-héros, un second Captain America, quand on l’a manipulé pour qu’il devienne finalement un super-méchant.

Jen se met à douter parce que les arguments ne sont pas si mauvais, mais il est toujours question de défendre la personne qui a voulu tuer son cousin. Une fois de plus, Jen contacte donc Bruce une fois chez elle et ne le laisse pas parler, présentant tous ses arguments parce qu’elle a déjà pris sa décision. Par chance, Bruce n’en a rien à faire qu’elle accepte le cas de Blonsky : l’eau a coulé sous les ponts et il a même aimé son haïku (j’aurais bien aimé l’entendre). Il a autre chose à faire en plus, parce que le voilà désormais dans un vaisseau spatial en route pour on ne sait où. Hulk est dans l’espace ? Et il capte ? Je crois que c’était la dernière fois de la série qu’on le voyait, il semble parti loin cette fois. Et pas super poli, en plus, parce qu’il raccroche au nez de sa cousine.

Elle a tout de même son accord de principe pour prendre le cas, alors elle appelle son boss pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il est ravi, et ça se comprend : il lui demande d’allumer la télévision… pour constater qu’il existe une vidéo montrant Blonsky s’être évadé de prison pour mener des combats clandestins en tant que l’Abomination. Bon, ben, ça ne va pas être si évident pour gagner.

Enfin, la scène post-générique valait le détour pour les quelques gags que ça apportait, vraiment je vous la conseille : on y voit Jennifer être embauchée par son père pour tout plein de travaux domestiques nécessitant sa force… et ça m’a fait rire, c’était léger comme j’aime.