Le fail du Challenge Séries 2020 et mes envies de rattrapage improbables

Salut les sériephiles confinés,

Comme je n’avais pas trop d’article en stock pour aujourd’hui, je me suis dit qu’il était temps pour moi de reprendre les articles blabbla aujourd’hui et demain. Demain, on parlera film (sauf s’il y a des actualités plus urgentes d’ici là), mais pour cet article, je voulais surtout revenir sur les séries, avec plusieurs choses à en dire. D’abord, il me faut évoquer mon plus gros problème du moment, l’éléphant dans la pièce, qui est… le Challenge Séries 2020. Pour le coup, on est là sur un sacré fail.

Favorite Characters : NCIS

En effet, puisqu’on approche de fin avril, j’étais censé avoir fini Gentleman Jack, Killing Eve et Sabrina, tout en ayant bien avancé dans Teachers, Crazy Ex-Girlfriend, One Day at a time et NCIS… Résultat des courses, je n’ai rien vu à part quelques pilots, donc ce challenge séries est déjà amputé de quatre mois. Cela signifie qu’il va me falloir faire quelques ajustements sur ce que j’avais prévu, d’autant que j’ai commencé cette semaine Riverdale. Bref, je réfléchis à une manière de changer ma liste, pour en retirer des gros morceaux que je ne pense pas avoir le temps de finir.

Si je me dis que Riverdale peut bien faire partie de mon challenge 2020, je sais que d’autres petites séries vont aussi l’intégrer, comme Years and years (même si elle est déjà périmée parce qu’elle n’avait pas prévu le confinement de 2020) ou peut-être même Superstore, dans laquelle j’ai deux saisons de retard. Il est assez clair que mes envies de séries ont déjà bien changé en quatre mois et la liste que j’avais prévu sera sujette à changements, même si j’ai tout de même envie de continuer toutes les séries dont j’ai vu le pilot. J’imagine que je ferai un tri comme je peux, et je ne m’exclue pas non plus un rewatch.

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Spiritual guide.

Avant d’envisager de reprendre ce challenge, cependant, je pense qu’il m’est essentiel de finir les séries de cette saison 2019-2020 qui sont de côté sur mon planning depuis bien trop longtemps. Je profite de la fin d’un certain nombre d’hebdos en ce moment et du mois qu’il me reste avant les débuts de saisons d’autres séries pour tenter d’en rattraper certaines. Vous me connaissez, j’essaie toujours de me motiver avec des plannings que je ne tiens pas forcément. Vu le nombre de séries que j’ai en retard, je me suis donc fait un programme beaucoup plus souple que d’habitude.

Cette fois, je ne me dis pas que j’aurais vu tel épisode à telle date, car je sais bien que ça ne fonctionnera pas, mais je divise par jour de la semaine et par série, comme en temps de visionnage hebdomadaire finalement. L’idée est simple : à chaque jour, correspond une à trois séries et mon but sera de voir un épisode (ou plusieurs) d’au moins une de ces séries si j’ai le temps ce jour-là. Ca m’évitera les moments d’hésitation sur ce que j’ai à regarder, ça évitera aussi de tout voir d’un coup, histoire de profiter des saisons et de ne pas tout engloutir. Franchement, j’ai déjà rattrapé quasiment un mois de 9-1-1 et de Manifest cette semaine, alors que j’aime prendre le temps de savourer mes séries également. En plus, ça m’oblige à avancer sur plusieurs fronts à la fois, et donc ça évite que je me retrouve à finir une saison d’un coup et n’avoir plus envie d’autres séries pendant un moment.

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Faites pas genre, je suis sûr que ça nous arrive à tous !

Comme je sais que vous êtes curieux, et comme ça me permettra de me discipliner, voici ce que j’ai prévu dans mon programme, avec le nombre d’épisodes de retard au moment où j’écris cet article :

Lundi

Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi

Dimanche

Emergence

You (8 épisodes)

9-1-1

(8 épisodes)

Manifest

(7 épisodes)

The Purge

(6 épisodes)

The Rookie

(14 épisodes)

Charmed

(10 épisodes)

Altered Carbon

(3 épisodes)

Prodigal Son

(20 épisodes)

9-1-1 Lone Star

(10 épisodes)

Future Man

(8 épisodes)

AHS 1984

(7 épisodes)

The Other Two

(3 épisodes)

God Friended Me

(19 épisodes)

Evil

(10 épisodes)

Supergirl

(15 somnifères)

The Affair

(7 épisodes)

All Rise

(19 épisodes)

Stumptown

(17 épisodes)

Challenge Séries Challenge Séries The Outpost

(3 épisodes)

charmed maggie | Tumblr
J’y crois, j’y crois. Ca fait moins de 200 épisodes. Et puis, le speedwatching existe au pire, pour certaines séries qui n’arriveraient plus à m’accrocher.

Bien sûr, avant d’entamer le visionnage des séries de ce tableau, je laisserai la priorité aux hebdos – qui se concentrent en ce moment sur la journée du lundi et celle du vendredi – et je ne verrai donc ces séries que si j’ai du temps… Bien sûr, ce tableau est loin d’être complet, surtout qu’il y a des saisons Netflix qui m’attendent également. Bien sûr, ce tableau a aussi deux nouveautés que je n’ai pas encore regardées. Bien sûr, je laisse de côté Quibi que je peux regarder un peu n’importe quand. Bien sûr, le prochain #WESéries bouleversera peut-être les choses. Bien sûr, je n’ai pas casé Riverdale, qu’il faudra pourtant que j’avance de temps à autres. Bien sûr, ce n’est que prévisionnel et je ne m’engage pas à le respecter vraiment, parce que peut-être que j’aurai des envies différentes au moment de me lancer dans les séries… C’est juste que ça me donne une visibilité de tout ce qu’il me reste encore à voir sur cette saison et que ça m’évite des débats intérieurs de « je n’ai pas trop envie de voir ça » qui finissent en « je n’ai plus le temps de regarder quoique ce soit ».

9-1-1 Season 3 | Page 2 | Lipstick Alley

Voilà, maintenant vous savez tout de ce que j’ai prévu – et tout ce que je n’arriverai de toute manière pas à voir ! C’est dur la vie de sériephile !

9-1-1 – S03E07

Épisode 7 – Athena Begins – 14/20
Comme l’an dernier et malgré de légères améliorations dans la structure de l’épisode, je suis principalement frustré par cette origin story. Je le savais avant de commencer, au moins, c’est déjà ça : ça aide à faire la pilule. Quant à l’histoire en elle-même, elle est très sympathique, je dois bien le reconnaître, mais ça sortait tellement de nulle part que c’était difficile d’y accrocher pleinement, malgré de belles prestations.

> Saison 3


Spoilers

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It was my ex-fiance.

C’est reparti pour ces épisodes que je n’aime pas, consacré à un personnage que je n’aime, à un moment où je ferai mieux d’être au lit. J’ai tout gagné, je sais, mais je me suis dit que je n’aurais jamais envie de reprendre la série si je n’enchainais pas immédiatement après un épisode que j’ai bien aimé. Et puis, on ne sait jamais, parfois on a de bonnes surprises.

On retrouve dans cet épisode la supérieure d’Athena, introduite deux épisodes plus tôt, qui vient lui annoncer qu’on a retrouvé l’arme qui a tué Emmet. Emmet ? Oh, personne d’autre qu’elle ne semble savoir qui c’est, mais c’est juste… son ex-fiancé, qui s’est donc fait tuer. Normal.

Une fois cette introduction sympathique effectuée, on est prêt pour repartir en 1989, afin de découvrir exactement ce qu’il en est de cette histoire. Eh beh, ça promet ! Athena n’est alors qu’étudiante et elle décide d’accorder un œil à la brochure de la police quand le beau Emmet, tout d’uniforme vêtu, lui propose de le faire. C’est d’un cliché… mais c’est cohérent après tout. Athena est en revanche loin d’être le personnage que l’on connaît aujourd’hui à cette époque-là.

Elle a encore sa mère, à qui ça tombe bien Harry vient de la comparer dans le présent (quand elle jugeait les plans d’orientation de son copain). La mère d’Athena ? Elle semble bien plus sympa que sa fille et elle parle de la vie glauque en ville, ce qui donne encore plus envie à sa fille de rappeler Emmett. Qu’est-ce que je pense d’Emmett ? C’est compliqué, il parle surtout boulot avec Athena, alors j’ai du mal à accrocher à son personnage. Surtout que je sais qu’il ne va pas tarder à mourir. Je ne vais quand même pas m’attacher à un personnage qui ne passera pas l’épisode et qui n’a absolument aucun impact sur l’Athena que je connais aujourd’hui.

C’est finalement le plus gros problème de ces épisodes sur la vocation de nos premiers répondants : on sait ce qu’ils deviennent, on sait que tout ça n’a pas vraiment d’impact sur la suite de la série alors que d’autres intrigues sont mises de côté pour ça. Bon, en tout cas, Athena se retrouve rapidement dans les rangs des bleus, mais si je voulais voir ça, j’aurais lancé The Rookie dans laquelle j’ai aussi pas mal de retard. Bien sûr, pour l’époque, la position d’Athena est vraiment compliquée : elle est noire et c’est une femme, ça fait deux gros défauts aux yeux de son supérieur direct.

Et aux yeux de tous ses collègues. Même si elle a déjà un fort caractère dès le départ, on comprend dans un montage tout ce qu’il y a de plus classique que ses mois d’expérience en tant que bleue ont forgé le caractère qu’on lui connaît aujourd’hui, puisqu’elle a dû faire face à pas mal d’injustice. Au milieu de tout ça, elle a entretenu une jolie relation avec Emmett, aussi, rencontrant ses beaux-parents entre deux arrestations.

C’est quand même particulier de faire un épisode d’origin story et de bâcler autant les premières enquêtes et interventions du personnage. J’imagine que le but est de se laisser du terrain fertile pour d’autres épisodes de ce type ensuite. Quant aux fiançailles, elle trouve sa bague par hasard, Athena, mais nous, on n’a absolument aucune surprise contrairement au personnage. Déjà qu’on est spoilé sur son futur, on est même spoilé sur les événements principaux de cet épisode !

Quant aux leçons que lui donnent son supérieur… bof. Je l’ai juste soupçonné d’être le meurtrier d’Emmett tellement on insistait sur le personnage. Finalement, on arrive assez vite au jour de la mort du fiancé, qui est aussi le jour où Athena rencontre Elaine, sa boss aujourd’hui. Elle lui explique qu’Emmett était au mauvais endroit au mauvais moment… parce qu’Athena lui a demandé de passer faire des courses pour lui. Oups ! En tout cas, malgré tout ça, Athena a trouvé sa vocation, et elle s’y tient, n’en déplaise à sa mère qui a peur de la voir mourir, surtout quand elle lui annonce ça devant une vidéo de flics blancs tabassant un oir.

En parallèle de ces flashbacks, on voit aussi Athena évoluer dans le présent. C’est un gros point positif par rapport aux épisodes « Begins » des saisons précédentes en ce qui me concerne. Après, ça n’apporte pas grand-chose : on retrouve ainsi Athena en train de parler avec Hen de son passé et de son fiancé dont personne n’a jamais connu l’existence, pas même les scénaristes avant d’écrire cet épisode.

Bien évidemment, Hen est la seule dans l’entourage d’Athena à ne pas lui dire de ne pas enquêter sur le meurtrier d’Emmett. Elle s’y colle donc de manière bien peu discrète mais qui semble endormir ses collègues. Soit. Moi aussi je m’endors après tout. Cela lui permet de récupérer des informations confidentielles discrètement… mais pas assez : le collègue et ami qu’elle vole ainsi se rend compte de ce qu’elle a fait et débarque chez elle pour l’engueuler.

Non seulement, il fait ça, mais en plus, il lui donne le dossier d’Emmett, finalement. Le problème, c’est qu’il fait ça devant Bobby. Inquiet pour elle, il essaie d’empêcher Athena de mener l’enquête qu’elle veut mener, mais ce n’est pas si simple, surtout qu’elle nous balance la phrase classique avant la pause entre deux actes : elle serait la raison de la mort d’Emmett. Ben tiens. En fait, elle culpabilise de l’avoir fait se rendre acheter quelques courses pour elle, mais bon… Bobby est tellement inquiet pour elle qu’il finit par en parler à Michael.

Je sais que j’ai dit plus tôt dans mes critiques que j’aimais bien leur amitié, mais il y a quand même des moments où c’est creepy de les voir si proches. En tout cas, Athena profite de ne pas les avoir sur le dos pour mener à bien son enquête, hyper simple. Forcément : il n’y a pas le temps de mener cette intrigue correctement puisqu’une bonne moitié de l’épisode est consacré au passé. En tout cas, Athena a du temps à perdre, elle, parce qu’elle veut résoudre le meurtre.

Elle remonte donc la trace de l’arme du mieux qu’elle peut, du prêteur sur gage à l’hôtel où elle a été retrouvée, en passant par de multiples propriétaires. Mais c’est génial les États-Unis dis donc, ça envoie du rêve ! À court de piste, Athena finit par rentrer chez elle… pour mieux tomber sur une intervention de toute sa famille.

On retrouve ainsi sa mère qui est celle qui lui explique qu’elle n’aime pas la voir faire exploser sa vie une nouvelle fois. Athena a beau se défendre et dire qu’elle veut rendre la paix à Emmett trente ans après, sa mère est capable de lui faire entendre raison : c’est elle qui n’est pas en paix. Elle propose donc à Athena de montrer les photos d’Emmet à sa famille aimante. Tellement aimante, d’ailleurs, qu’elle lui propose de retourner mener son enquête, avec son soutien cette fois.

Ben voyons. Et l’avantage d’avoir Bobby dans sa famille, c’est que ça permet aussi d’ouvrir les portes du centre d’appel via Buck : Buck est comme un fils pour Bobby et Maddie est la sœur de Buck. Bon, ça doit aider aussi qu’Athena et Maddie soient potes. Ensemble, elles se coltinent les archives des appels des années 90 dans le motel. Cela aide plutôt bien les choses que Maddie soit mise à pied pour le moment. Par contre, elle semble s’être remise de son angoisse d’être folle, c’est cool.

Si elles épluchent les appels téléphoniques d’une décennie complète, Maddie arrive la première au jour de la mort d’Emmett. Euh, ça aurait pu être malin de commencer par-là, non ? En effet, deux appels passés ce jour-là permettent à Athena de trouver le nom du meurtrier. Elle décide d’aller le confronter pour mieux découvrir qu’il s’agit désormais d’un père de famille bien rangé. Ce n’était pas le cas à l’époque du meurtre, évidemment : il était juste un drogué qui voulait sa prochaine dose et a braqué un caissier de supermarché pour ça. De toute manière, je ne comprends pas pourquoi les américains s’obstinent à aller dans ce genre de magasin à côté des stations-services la nuit alors que c’est toujours là qu’ont lieu les meurtres dans tous les films et toutes les séries.

Bref, pour en revenir au meurtrier, il a passé sa vie à regretter et a arrêté la drogue suite au meurtre. Youpi, on ne pouvait pas faire moins original que ça, non ? Finalement, Athena le convainc donc de se rendre et l’arrête, tout en le laissant avant ça parler à sa famille. L’homme passe aux aveux alors qu’Athena est félicitée par tout le commissariat. Franchement, après trente ans, j’ai plus de peine pour ce pauvre type devenu meurtrier par accident qu’autre chose. Mais bon… C’est la justice. Après, la justice n’aurait pas pu faire grand-chose s’il avait nié les faits à mon avis.

J’ai bien aimé malgré tout la conclusion de l’épisode : Athena se rend chez son ex-belle-mère pour lui annoncer la nouvelle, ce qui est montré en parallèle d’Athena annonçant à sa belle-mère la mort de son fils. C’était émouvant, et probablement un voyage intense et éprouvant pour notre policière qui rentre enfin chez elle après cette interminable journée pour pleurer dans les bras de Bobby. Jolie fin qui remonte un peu le niveau de mon intérêt devant l’épisode.

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9-1-1 – S03E06

Épisode 6 – Monsters – 16/20
La saison continue au même rythme endiablé que d’habitude, et je continue de penser que ça va souvent trop vite, notamment dans la construction des personnages. Les tensions passent et s’apaisent super rapidement, ce qui fait qu’on n’a pas bien le temps de voir grandir les personnages, qui semblent surtout pressés de revenir à un ancien statu quo. Et pourtant, les épisodes passent eux aussi…

> Saison 3


Spoilers

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You can’t help someone by lying to them, Maddie.

Allez, tant que j’y suis, autant continuer la saison et en arriver à l’épisode qui m’intéressait. On reprend sur une sortie scolaire qui promet d’avoir rapidement besoin de nos pompiers et me donne tout de suite mon point de Bingo Séries avec une citrouille. C’est tant mieux, d’autant que j’en avais besoin pour le #Sériesnement du jour aussi. La première intervention ? Deux enfants ont la mauvaise idée d’attaquer des corbeaux qui n’hésitent pas à répliquer et les attaquer aussi.

Heureusement, Hen est une spécialiste d’oiseaux apparemment et elle sait exactement comment faire pour passer sans souci auprès des corbeaux qui ont une bonne mémoire et recherchent toujours les deux petits garçons. C’était surréaliste comme scène, mais j’ai beaucoup aimé, parce que c’était le genre de surréalisme qui reste assez réaliste, parce qu’Hen est toujours un personnage que j’aime découvrir davantage et parce que Chimney m’a fait rire à être hyper craintif… J’aurais tellement été comme lui, à sa place. Et puis, n’oublions pas : on n’attaque pas les animaux qui ne nous ont rien fait, hein.

Chez Athena, l’ambiance est à la fête d’Halloween entre adolescents : May organise une soirée, effectivement. Les scénaristes se servent surtout de ça comme prétexte pour une scène Bobby/Athena où la flic essaie de rassurer Bobby et de le conseiller sur le retour de Buck à la caserne.

En effet, le lendemain, Buck revient au travail, plein d’espoir… mais une caserne n’oublie pas si vite les traitres. Evidemment que personne n’en a rien à faire de son retour. Il devrait plutôt être heureux qu’on ne l’accueille pas avec une citrouille pourrie. Hen est assez sympathique avec lui, cependant, parce qu’elle a un grand cœur. En échange, il prend des nouvelles de sa situation et du bébé qu’il espère voir arriver bientôt, mais bon, ce n’est pas un sujet au cœur de cet épisode.

En tout cas, si Hen est sympa avec lui, si Chimney l’accueille aussi… Eddie est loin d’être ravi de le retrouver. Et il a aussi de sacrés bleus aux bras, avec ses combats nocturnes. Pas le temps de s’en préoccuper cependant : les pompiers sont appelés en intervention… Sans Buck, évidemment. Celui-ci est frustré d’être de retour pour ne rien faire, mais Chimney tente de le rassurer en lui expliquant qu’il lui est arrivé la même chose quand il est arrivé à la caserne. Le seul truc, c’est que Chimney n’est pas vraiment réconfortant à lui expliquer qu’il a récuré la caserne de fond en comble depuis plusieurs mois, de même qu’il ne me rassure pas à voir des corbeaux partout.

Quant à Buck, il voudrait surtout le soutien de son meilleur ami… mais ce n’est plus exactement son meilleur ami après cette trahison. Les deux hommes finissent par se confronter en fin d’épisode, cette fois de manière plus posée que dans l’épisode précédent. Les réconciliations sont clairement possibles quand Buck est mis face à son égoïsme et qu’il le reconnaît, mais aussi quand les deux amis se rendent compte qu’ils partagent la même frustration face à la vie. Oh, c’est beau.

C’est finalement Hen qui est définitivement le meilleur soutien de Buck : elle parvient même à convaincre Bobby que Buck est un bon pompier et qu’il ne cherche pas à risquer sa vie, juste à en sauver d’autres. Ce n’est toujours pas exactement suffisant pour Bobby qui renvoie Buck chez lui.

La deuxième intervention de l’épisode est plus originale encore que les corbeaux… On a affaire à un zombie qui, en plus, n’inquiète pas grand monde en pleine période d’Halloween. En fait, on suit une femme qui percute par accident un cycliste et ne se rend compte de rien à cause d’une commotion cérébrale, alors même que le corps de l’homme percuté est dans son pare-brise.

Elle rentre chez elle, passe sa nuit tranquillement et repart le lendemain sans être plus dérangée que ça par sa présence. Bonjour la crédibilité du truc, mais je suis sûr que ça a déjà dû se produire au moins une fois sur Terre. Et quand je parle de zombies, c’est évidemment parce que le cycliste est encore en vie et agonise toute une nuit.

La moralité de cet épisode est probablement qu’à Los Angeles, on peut profiter d’Halloween pour trimballer des cadavres ni vu ni connu. Bon, plus ou moins quand même, car les gens appellent les secours dès qu’ils suspectent quelque chose, y compris ce corps qui bouge encore à travers un pare-brise. Ce n’est que le lendemain soir que Buck tombe par hasard sur ce corps. Je suis un peu frustré par la conclusion de cette intrigue : Buck parvient rapidement à arrêter la femme, mais on n’en saura pas beaucoup plus.

En effet, le point d’intérêt change totalement : Buck se blesse au bras en aidant à retirer l’homme du pare-brise, mais il ne s’en rend pas compte. Et comme il a des anti-coagulant, il saigne beaucoup. Alléluia, il semble enfin prendre conscience de ce que tout le monde lui disait depuis quelques épisodes. Ca me paraît d’autant plus long comme prise de conscience que j’ai commencé la saison il y a quelques mois.

Bobby est tenu au courant et débarque aussitôt à l’hôpital où est Buck. Il nous tient donc au courant des deux vies qu’il a sauvé sans le moindre problème et sans avoir besoin d’uniforme. Mouais.

La troisième intervention ? C’est assez hallucinant, mais il est question d’une pauvre adolescente mal nourrie et clairement retenue captive. Cette fois, c’est à Athena de s’y coller : elle cherche à trouver le ravisseur qui nourrit au plus mal la gamine. Pour se faire, elle décide de patrouiller dans les rues, une fois de plus seule alors qu’on l’a vue avec une sacrée équipe juste avant, et de chercher la maison qui semblera être la moins festive. Pourquoi pas, mais c’est un travail qui se fait en duo, franchement.

En tout cas, c’est rapidement une bonne pioche pour elle : elle trouve une maison peu agréable, peu festive, avec des insectes partout, des verrous et tout ce qu’il faut pour retenir des prisonniers. Au pluriel, oui : il y a plusieurs enfants dans la cave de la maison… mais ce ne sont pas des enfants kidnappés. Ouep, ce sont les parents qui font ça à leurs enfants. Ah les États-Unis et les fanatiques religieux prêts à tout pour protéger leurs enfants, c’est toujours très chouette.

Dans cet épisode, je retrouve enfin Maddie et je me rappelle soudain de son intrigue : elle se fait amie amie avec une femme battue, dans l’espoir de lui venir en aide. Ce n’est pas si simple et elle fait preuve de beaucoup de ruse pour réussir à se la mettre en poche alors qu’elle est clairement d’un naturel méfiant.

Une fois dans la maison, Maddie inspecte comme elle peut la maison, qui est absolument magnifique. Quand c’est fait, elle prend le temps de boire un verre avec sa nouvelle amie, parlant de son ex pour essayer de lui faire comprendre qu’elle est en sécurité avec elle ; même si évidemment, elle ne parle pas directement du sujet qui fâche – enfin, qui pose problème.

Elle se fait donc une nouvelle amie pour la vie et ça tombe bien, parce que le soir, alors que Chimney nous spoile allègrement les films Halloween, elle tombe justement sur elle. Maddie est complètement décontenancée de retomber sur Vincent, l’agresseur, au beau milieu d’une soirée parfaite… surtout que Chimney n’est au courant de rien de ses nouvelles activités et de ses mensonges – elle se fait passer pour une infirmière (techniquement, c’est plus un mensonge par omission : elle l’était avant, après tout).

Chimney prend tout ça super mal et il a de bonnes raisons de le faire : ce que fait Maddie, c’est exactement ce que lui a fait Doug la saison passée. C’est très bien vu de la part des scénaristes tout ça, je n’ai pas vu cette crise arriver dans ce couple que j’aime beaucoup, mais elle est parfaitement logique et rationnelle. La soirée du couple finit bien mal, avec Chimney qui veut rentrer au plus vite.

Le lendemain, Tara, la coach, remonte toutefois la piste de Maddie car la poker face de Chimney est trop mauvaise. Suspicieuse, Tara n’a aucun mal à remonter la piste de Maddie et venir l’engueuler sur son lieu de travail, tout en envisageant de porter plainte. Le problème, c’est qu’elle le fasse ou non, Maddie a du coup des problèmes avec sa hiérarchie, même si elle a raison de suspecter que Vincent est un connard. Sa boss la couvre, certes, mais elle craint le burn out pour Maddie, à qui elle ordonne de prendre rendez-vous chez le psy si elle veut garder son job. Youpi.

Maddie finit donc à la caserne. Un peu comme Buck qui se réconcilie avec tout le monde en un épisode, Maddie se réconcilie super vite avec son mec. L’histoire du corbeau a même droit à une résolution quand il est révélé qu’il ne fait que ramener la plaque perdue par Chimney lors de sa première intervention de l’épisode. Allez, c’était sympathique comme intrigue.

> Saison 3

9-1-1 – S03E05

Épisode 5 – Rage – 15/20
Les choses avancent tellement vite dans cette série que mes dix épisodes de retard me promettent des avancées de folie, probablement. Je n’ai pas eu beaucoup de mal à raccrocher les wagons malgré quelques mois d’écart pour moi entre cet épisode et le précédent, mais j’ai eu du mal en revanche à accrocher à certaines évolutions de personnages. Elles me paraissaient… contre-instinctives ? C’était étonnant, en tout cas.

> Saison 3


Spoilers

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So much anger in the world these days.

Allez, en ce mardi soir, je me dis qu’il faut bien que je reprenne un peu mes séries laissées de côté depuis quelques mois et celle-ci à ma primeur uniquement parce que je n’ai pas encore vu son épisode d’Halloween (le 6) et que j’ai encore besoin d’une citrouille pour le Bingo Séries. Mais non, ce n’est pas de la triche, juste de la stratégie, voilà tout. En plus, j’ai bien envie de savoir comment Buck a évolué après les derniers épisodes regardés…

Malheureusement pour moi, ma connexion internet n’est pas trop de cet avis et voir l’épisode a été un calvaire, comme les Emergence hier soir. Au moins, j’étais dans le thème de l’épisode : la rage. Et croyez-moi, c’est rageant quand ça bug toutes les dix secondes. La première intervention de l’épisode concerne deux meilleures amies dans une salle om elles sont supposées laisser éclater toute leur rage contre des objets. Le seul problème, c’est qu’il y en a une qui couche avec le copain de l’autre, alors hop, ça part en dispute et en coups portés à l’autre. C’était rigolo, mais pas exceptionnel.

Du côté de l’intrigue Buck, on reprend avec les premiers entretiens pour le procès qui se prépare contre la ville. Athena en parle à son ex et dit tout le bien qu’elle pense de Buck. Après, j’ai adoré les entretiens en question. Au moins, je retrouve tous les personnages et c’est excellent, parce que j’ai l’impression d’avoir un début de saison.

C’est juteux le procès à venir : Buck a vraiment un cas, en fait. Chimney revient régulièrement moins d’un mois après des blessures graves – un truc que j’ai toujours trouvé ridicule -, Hen est interrogée sur son ancien job (j’ai adoré) et même Diaz est critiqué parce qu’il est revenu très vite en service à la mort de sa femme. Ah oui, j’avais oublié, ça. Le tout se termine par l’alcoolisme de Nash, histoire de vraiment enfoncer le clou. Ouep, Buck a raison finalement, il pourrait tout à fait retourner sur le terrain quand on voit les conditions médicales et personnelles de chacun des pompiers de cette série.

C’est une bonne intrigue, mais malheureusement, ce n’est pas celle qui intéresse le plus les scénaristes dans cet épisode. Comme toujours, on a un milliards de petites intrigues disséminées dans tous les sens. Ainsi, la deuxième intervention est à nouveau un live instagram de protestants anti-abattoirs. Je dis à nouveau parce qu’on y a eu droit dans un précédent épisode de la série, je m’en souviens très bien. Par contre, c’est la première fois de cet épisode, et ça m’aura bien fait rire : les militants se retrouvent à la place du bétail à cause d’une action complètement conne de leur part. Le tout finit en trachéotomie pour évacuer une clé avalée par un protestant.

Durant la nuit, Michael, l’ex d’Athena ramène ses enfants chez Athena, mais comme on les voit en voiture, ça ne sent pas bon pour eux. Ils sont seulement arrêtés par des flics, ce qui est toujours rassurant quand on est l’ex d’Athena, mais jamais rassurant quand on est noir. En fait, j’ai vu la même scène dans Station 19 il n’y a pas longtemps (diffusée bien après donc) : les policiers sont un brin racistes et traitent bien mal ces personnages noirs.

Michael conteste poliment certaines décisions et se fait violenter, ce qui fait que May les filme. Quand Harry se réveille de sa sieste, les flics ont donc peur et sortent leur flingue. Allez, une jolie bavure évitée de justesse, qu’Athena va tout de même défendre à coup de « not all men ». Euh non, pardon « not all cops ». Allez, la série nous fait de la politique de base, là, nous rappelle que ce n’est pas un « les noirs contre la police » et propose un début de réflexion sur le sujet.

D’ailleurs, ils creusent même la piste plus que bien des fois : Athena se rend ensuite au commissariat et insiste pour que des mesures disciplinaires soient prises contre ses collègues racistes, ayant eu peur de Michael juste parce qu’il était un grand homme noir. C’est toujours intéressant de voir ce sujet traité dans une série, mais je regrette que ce soit si répétitif depuis quelques années. Après, le vrai problème, c’est qu’il y ait tant besoin d’insister et répéter pour que ce soit entendu, je sais bien.

J’ai bien aimé aussi la scène entre Michael et Bobby : c’est bien d’avoir le point de vue de Michael expliqué comme ça. Dans d’autres séries, c’est zappé ou juste confié à un psy qui n’en a pas grand-chose à carrer. Là, la relation entre les deux fonctionnent. Plus attendue était la scène entre Harry et Michael. Il aurait fallu que May soit là aussi, mais eh, ça ne fait jamais de mal de réentendre la procédure à suivre en cas de contrôle policier. Les conseils qu’il donne sont bons pour tout le monde de toute manière, même si on sait bien que ça l’est encore plus pour des noirs, malheureusement. Moins à Los Angeles que dans d’autres Etats, j’espère (enfin, j’espère moins partout, hein).

Dans tout ça, Athena finit par se venger des flics en question en leur faisant un contrôle policier un peu humiliant à leur tour, tout en obtenant des excuses de leur part. Mouais. C’était moyen.

Du côté d’Eddie, on le retrouve à s’occuper de Christopher et se prendre la tête avec quelqu’un lui reprochant de s’être garé sur une place handicapé. Bizarrement, Eddie perd ses nerfs, ce qui me paraît loin du personnage dont je me souvenais. Eh, l’épisode s’appelle rage après tout. Et ça mène donc à un Eddie qui doit être sorti de prison par Lena dont j’avais oublié l’existnece et qui l’emmène ensuite assister à des combats de rue ?? Hein ? D’où Eddie est ce genre de personnage ? J’ai vraiment raté quelque chose…

On en revient enfin à Buck qui apprend une bonne nouvelle : la ville a fourni une réponse rapide pour éviter le procès… Il lui est proposé des millions de dollars. Le seul problème, c’est que ça n’intéresse pas du tout Buck, vexé de voir que son avocat a en plus utilisé des informations qu’ils n’imaginaient pas voir utiliser contre ses collègues et, accessoirement, ceux qu’ils considèrent comme sa famille. Fallait peut-être réfléchir avant de lancer un procès contre eux, je ne sais pas ?

La dernière intervention de la semaine voit les pompiers se rendre faire des courses, au cours desquelles on apprend qu’Eddie ne sera pas poursuivi en justice et surtout pendant lesquelles, Hen et Chimney tombent sur Buck. Ca attire aussitôt tous les pompiers présents qui cherchent à comprendre ce que Buck peut bien faire là. Il est évidemment là pour s’excuser, mais ce n’est pas gagné, surtout quand c’est Eddy qui finit par être le plus énervé de tous après son ex meilleur ami.

Oh, j’ai décroché de sa colère – j’aimais le personnage jusque-là, mais c’était vraiment caricatural de le voir s’énerver comme ça contre Buck. Il a des raisons d’être en colère, mais il y a des limites, c’est tout. Heureusement, ils sont interrompus par un accident à l’arrière-plan, qui était bien plus rigolo à voir.

Pendant ce temps, Hen et Karen apprennent une bonne nouvelle : elles vont pouvoir être mamans. Bon, elles ont aussi une mauvaise nouvelle quand les embryons ne prennent pas et les laissent sans bébé. Oups. C’était vraiment expéditif comme intrigue, et on finit avec Karen qui envisage carrément d’abandonner.

Du coup, Hen est motivée à se rendre au team building où on revient à la Rage Room du début d’épisode. Il était rigolo de voir tous les personnages s’amuser à détruire des objets et créer des liens. C’était d’autant plus cool qu’on apprend au passage que Buck va être réintégré à l’équipe, parce que Bobby a insisté pour le garder quand la ville a décidé de lui redonner son job. Le seul problème en fin d’épisode, c’est qu’Eddie continue à filer un mauvais coton et se rend finalement dans les combats de rue plutôt qu’au team building. Dans tout ça, c’est finalement la sœur de Buck qui me manque à la fin de cet épisode, surtout que je suis passé à côté d’un truc : en fin d’épisode, on la voit en train de pleurer… mais je ne vois pas trop pourquoi. J’aurais peut-être pas dû attendre des mois avant de continuer la série !

> Saison 3