Nous voilà déjà dimanche et ma foi, je n’ai pas eu le temps de voir grand-chose depuis mes vacances (pas pour rien que j’ai étalé mes critiques de Teachers sur la semaine hein). Il y a tout de même un événement qui ne pouvait pas passer inaperçu avec la fin d’Agents of S.H.I.E.L.D, mais est-ce que c’était suffisant pour trouver une performance de la semaine, que dis-je LA performance de la semaine ? Eh bien… probablement, mais j’ai déjà mis en avant dans d’anciens articles les acteurs qui l’auraient mérité avec cet épisode. Par conséquent, ma performance de la semaine sera pour…
Pourquoi ? Parce que j’adore le personnage de Mary Louise, et j’ai presque envie de m’arrêter là tant ça se suffit comme phrase. Tout est dit, non ? Mary Louise Bennigan, c’est un personnage vraiment excellent à tout point de vue, que Katie O’Brien interprète à merveille dans tous ses délires – et surtout toutes ses névroses.
Cette réplique est tellement incroyable, j’ai toujours envie de l’utiliser un peu tout le temps, c’est terrible.
Ah, ça y est, le mot névrose est tombé, vous savez avec le titre de la série qu’il est question de professeurs, je pense que vous voyez pourquoi elle est brillante. L’actrice déchire toujours avec son sourire béat, et souvent faux, ses réflexions totalement à côté de la plaque, sa timidité maladive, son « do the math people », tout, tout, tout est excellent avec elle. Elle est tout de même l’assurance que je vais rire devant cette série, car il y a toujours au moins un moment où elle me fait craquer et où je ne peux pas garder mon sérieux.
Ce n’est pas la seule, parce que tout le casting a ses mimiques et ses intrigues, mais Mary Louise est celle qui est le plus dans l’excès permanent, sans que ce ne soit jamais trop non plus. Et c’est ce qui en fait la force, inévitablement. Dans l’épisode que j’ai choisi de mettre en avant, son personnage se retrouve avec la varicelle au pire moment possible et j’ai franchement éclaté de rire avec la scène dans les toilettes.
Je me dois évidemment d’ajouter que j’adore la voir enfin avancer dans son intrigue romantique, parce que ce Hot Dad est une obsession qui risquait de trop traîner en longueur. Là que ce n’est pas le cas, la série confirme que je l’adore. Ils ont su saisir les moments parfaits pour faire avancer la relation avant qu’elle ne me tape sur les nerfs. Bref, cet article est à la fois une ode à Katie O’Brien et à Teachers…
J’oublie un peu trop de parler de son look fantastique dans la série.
Vue aussi dans : Malheureusement, dans pas grand-chose… La carrière de Katie O’Brien n’est pas énorme pour l’instant… Quelques court-métrages, Teachers et la série Dog Moms dont je n’ai jamais entendue parler. J’espère du coup que son rôle de Mary Louise pourra lui permettre d’obtenir d’autres jobs, même si je sais que TVLand n’est pas la chaîne la plus regardée des USA (sans compter qu’il y a eu une histoire de rachats des programmes).
En attendant, elle fait des doublages de personnages inutiles dans un dessin-animé et a repris en 2020 le chemin des court-métrages. Je déprime d’avance pour le moment où j’aurais rattrapé toute la série, donc.
L’info en + : À l’origine, Teachers était une websérie. Face au succès de celle-ci, la chaîne TVLand a décidé de leur financer une saison complète, sous le format de la sitcom, de manière à en proposer une sur sa chaîne, de 2016 à 2019. L’annulation de la série s’est faite principalement à cause de ce qu’il s’est passé en coulisses pour le diffuseur, et qui est bien galère à suivre. Ainsi, TVLand s’est fait voler toutes ses séries par la chaîne Paramount Network (anciennement Spike) par choix du nouveau président du network – Keith Cox.
Des séries annoncées sur TVLand ont donc échoué sur Paramount Network (littéralement), provoquant ensuite un rétropédalage pour d’autres séries. C’était la fin pour Teachers, Younger a été annoncée sur Paramount Network, mais est finalement resté sur TVLand pour sa saison 6. J’imagine que toutes ces péripéties expliquent aussi pourquoi nous n’avons pas encore la saison 7 (et dernière ??)…
Épisode 13 – What We’re Fighting For – 19/20 Aaah. Pas 20 ? Il me manque un tout petit élément dans cet épisode pour atteindre le 20, mais en ce qui concerne les personnages ou les émotions, c’était tout simplement parfait. Il faut en revanche boucler sa ceinture avant de lancer l’épisode parce qu’il est extrêmement compact à encaisser et digérer, à la fois dans son intrigue et dans les émotions. Il ne pouvait en être autrement après sept ans de bons et loyaux services.
This will be the last time we’re in the same room together. Ever.
Pas de résumé d’épisode, mais directement un gros débat entre Fitz et le reste de l’équipe, alors que Yoyo est soignée par Jemma, parce qu’elle est légèrement blessée depuis l’épisode précédent. Fitz déclare alors qu’ils ont besoin d’une clé pour sauver leur timeline, où ils peuvent bel et bien retourner, puisqu’il en revient. La clé ? Il s’agit de Kora. C’est gênant. Le plan de Fitz semblait parfait, mais il n’avait pas prévu la mort de Jiyaing ou le fait que Kora passe à l’ennemi. Il tente de recréer aussi vite que possible un plan, impliquant toutefois de partir de cette timeline sans plus tarder.
Coulson refuse toutefois de s’en aller en abandonnant une timeline aux Chronicons. Alors oui, mais non, je suis assez d’accord avec Fitz sur ce coup-là, parce que bon, on a tous vu Endgame, non ? On sait très bien que les branches temporelles nous permettent de détruire plein de timelines sans mal. Vivement qu’on soit leur grand méchant dans un film, d’ailleurs. En attendant, Fitz nous explique beaucoup trop rapidement le fait qu’ils sont dans une branche temporelle et qu’il y a un royaume quantique qu’ils peuvent créer pour se tirer d’affaire.
Deke propose toutefois une autre solution, qui signifie tout de même que l’un d’eux devra se sacrifier et rester en arrière. Il est alors temps d’en arriver à la fin de série et d’avoir envie de pleurer, déjà, alors que c’est le début d’épisode. En effet, Fitz confirme que c’est leur dernière mission tous ensemble. Quoiqu’il arrive, ils ne seront plus jamais tous ensemble dans la même pièce. Espérons que ce soit une autre prophétie contredite d’ici la fin d’épisode, parce que là, je suis beaucoup trop triste.
Daniel décide de se sacrifier et de nous dire adieu à Daisy, mais c’est sans compter sur Deke, toujours aussi drôle et génial. Il se sacrifie pour l’équipe, parce qu’il est une rock star dans cette timeline, et parce que de toute manière Jemma et Fitz pourront le faire renaître d’une manière ou d’une autre.
Très rapidement, le plan se met en place : tous nos héros de la série s’en vont ensemble, en attirant les Chronicon avec eux, alors que Deke reste en arrière dans cette timeline, devenant aussitôt… le nouveau directeur du S.H.I.E.L.D, ou du peu qu’il en reste en tout cas. Cette timeline est tellement foutue !
Du côté des héros, il est enfin temps de voir Fitz essayer de rappeler à Jemma tout ce qu’ils ont fait en fin de saison 6. On va enfin savoir, alléluia ! Fitz m’a tellement manqué, c’est dingue… On peut donc découvrir en flashback toute une intrigue digne d’un spin-off sur Fitzsimmons. Ces deux-là sont donc aller du côté de l’étoile préférée de Jemma, où Enoch les a sauvés de justesse de méchants avec un nouveau visage.
Aussitôt, il les emmène dans le vaisseau de Piper et… Flint ! C’est si génial de les voir de retour, mais ça me manque d’une réintroduction de ces personnages qui manquaient. Enoch révèle alors qu’il a volé le fameux time stream si central à la saison 7. Grâce à Flint, Jemma et Leo ont pu avoir une nouvelle pierre permettant de se barrer bien loin.
Une fois dans une galaxie lointaine, Alya, Fitz se met à étudier le time stream, avant de demander à Jemma de faire une pause pour un moment, comme on l’avait vu la semaine dernière. Ce moment dure toutefois des années… jusqu’à ce que la culpabilité les ronge et qu’ils se remettent à bosser. C’est toutefois génial d’avoir eu un aperçu de la vie de couple de ces deux-là avant qu’ils ne se décident de créer un autre Coulson et tout ce que l’on sait de la saison 7…
Ils reviennent alors sur Terre au moment même où ils sont partis : Léo reste dans une capsule temporelle, prêt à rejoindre la timeline alternative, en étant gardé par Piper et Flint, alors que Jemma rejoint nos héros dans la pyramide d’Hazel. C’est si compliqué. La série s’en tire bien à tout balancer en cinq minutes, mais après une saison d’attente, c’est un peu confus comme manière de présenter les choses. Fitz confirme en tout cas que Jemma a oublié quelque chose d’autre de plus important, alors que Piper continue d’avoir toutes les meilleures répliques possibles – Oh, come on, are you guys messing with time again?
Du côté des méchants, c’est le bordel : même si Sibyl nous a annoncé que nos héros allaient être séparés, elle est paumée vis-à-vis du futur. Elle n’est plus capable de le deviner, alors il va falloir faire avec les moyens du bord : Nathaniel récupère ainsi Kora.
Du côté des gentils, c’est également le bordel : nos héros reviennent en effet au moment où ils sont partis de leur timeline, donc en fin de saison 6. Bon, c’est mort pour se raccrocher au MCU, mais je vais m’y faire, on va dire. On se retrouve en pleine fin de saison 6, avec l’excellente révélation que les drôles de gens qui accompagnaient Jemma et Enoch étaient en fait Daniel, Yoyo, Jemma et Fitz ! Bordel ! Fitz était dans le temple, finalement ?? C’est génial, même si un peu confus à voir.
Sous les scaphandres, toute l’équipe fait donc tout le travail des petites mains sous les ordres de Jemma du passé, l’aidant peu à peu à mettre en place le voyage temporel, à sauver la vie de Yoyo et celle de May, à découvrir le nouveau Coulson. La fin de saison 6, donc.
May, Coulson-wait for it, Daisy et Mack restent dans l’espace pour provoquer le départ du Zéphyr dans le passé (le 7×01 donc), qui est dans sa propre boucle temporelle, alors que les Chronicons tentent de détruire le Zéphyr, dans lequel ils pensent encore que se trouve toute l’équipe. Sibyl refuse de croire toutefois à la destruction du Zéphyr, et elle a bien raison… C’est toutefois un problème !
En effet, elle prépare un comité d’équipe pour nos héros à bord de son vaisseau. Elle nous coince rapidement Coulson dans un coin. Il lui révèle alors que Fitzsimmons est dans le Phare, mais elle fait exactement ce qu’il souhaitait. Sibyl pense gagner en demandant à nouveau la destruction du S.H.I.E.L.D. C’est à peine fait qu’elle se fait surprendre par le débarquement de la Cavalerie. Forcément. Les scénaristes se font plaisir avec ce dernier combat bien comme il faut pour May !
Pendant ce temps, Daisy met K.O quelques Chronicons avant d’être confrontée à Nathaniel. Le combat entre eux est particulièrement génial, surtout quand elle semble prendre le dessus grâce à ses entrainements physiques. Toutefois, ce n’est pas suffisant… avant qu’elle reprenne à nouveau le dessus au moment-clé qui permet à tout ça d’être bien efficace.
De son côté, Mack nous retrouve Kora rapidement pour la sauver de Nathaniel et de la machine dans laquelle elle est enfermée. Rapidement, Kora s’avère donc du côté de nos héros, qui ont besoin d’elle pour sauver la planète.
Sur Terre, le Phare est aux mains des Chronicons quand l’équipe de Daniel, Yoyo, Jemma et Fitz s’y retrouvent. Ils récupèrent rapidement le contrôle du Phare, mais Jemma se souvient alors de pourquoi ils ont fait tout ça, se remettant à pleurer. J’ai adoré ce moment, comme j’ai adoré Daniel découvrir ce dont était capable Yoyo. Finalement, ils n’ont le contrôle du Phare que momentanément, car les Chronicons débarquent à nouveau, sous les ordres de Sibyl.
Heureusement, juste à temps, May leur communique, avec l’outil de Sibyl, toute son empathie, alors que Kora envoie son énergie pour sauver la Terre aussi, en détruisant les traces de Chronicons sur la planète. C’est brillant, tout simplement. En plus, le combat entre Nathaniel et Daisy s’avère épique aussi, surtout partant du principe que Daniel a récupéré les pouvoirs de Kora. Si ce dernier combat est magnifique, il pose un problème de taille. Alors que Kora, Mack, Coulson et May s’enfuient du vaisseau, Daisy doit se sacrifier. Elle balance toute sa puissance de feu sur Nathaniel, qui pensait gagner en la tuant comme ça… Sauf que son sacrifie était prévu.
Je dois bien avouer que j’y ai cru. J’avais du mal à croire qu’ils osent la tuer, mais j’y ai cru quand même. Finalement, ce n’est pas le cas. Certes, elle détruit bel et bien tous les vaisseaux Chronicons – et donc Nathaniel et Sibyl au passage – mais elle réussit à survivre malgré tout. Oh, elle flotte dans l’espace, morte, avant d’être récupérée par ses amis. Kora lui sauve alors la vie avec ses pouvoirs, permettant à Coulson et Daisy de nous rappeler pourquoi tout ce monde se bat depuis toujours : la famille.
Et ça fonctionne tellement bien. En effet, du côté du Phare, tout se passe bien avec des Chronicons devenus amis. Ainsi, Fitz et Simmons peuvent retourner au temple où Piper et Flint montent encore la garde du pod dans lequel Fitz s’est enfermé en attendant de pouvoir aller dans la branche temporelle. Evidemment. Il n’est plus dans le pod, évidemment (on l’a même vu en partir, c’est sympa), ce qui fait que Piper et Flint ont l’impression de monter la garde pour rien.
Ce n’est pas le cas : comme je m’y attendais depuis la semaine dernière, il est révélé que Jemma et Fitz ont bel et bien eu une petite fille, Alya (comme la planète où ils étaient), qui attendait le retour de sa maman et son papa pour ce qu’elle pensait devoir être un long, long temps, mais qui n’était finalement pas si long que ça pour elle. C’est si chou, surtout qu’on revoit les flashbacks du début d’épisode, avec la grossesse de Jemma et les premières années d’Alya !
Un an plus tard, bordel, un an plus tard !, l’équipe se retrouve au bar habituel de la saison, pour reprendre contact petit à petit. On y découvre ainsi la vie de tout le monde, avec un peu de secrets classés confidentiels, évidemment. Mack reste directeur du S.H.I.E.L.D. bien sûr. Yoyo est à la tête de sa propre équipe du S.H.I.E.L.D, avec notamment Piper, récompensée pour ses bons et loyaux services. Fitz et Simmons prennent une retraite méritée, mais sont fatigués tout de même : ils ont un enfant après tout. May a un nouveau travail qui lui demande pas mal d’énergie, Daisy a une jolie vie de couple avec Daniel aussi.
Si tous nos agents sont dans la même pièce, il est toutefois révélé qu’ils ne sont pas ensemble du tout. Loin de là. Ils ont chacun leur vie bien remplie et ils ne trouvent pas le temps de se réunir autrement qu’en utilisant des hologrammes. C’est tellement beau comme fin de revoir tout le monde ensemble sans l’être. On les voit alors se déconnecter l’un après l’autre, après une petite mention à Deke qui leur manque tout de même (ils auraient aussi pu parler d’Enoch tout de même) et à toutes les morts des uns et des autres.
Yoyo est toujours en mission, avec Piper, mais aussi le robot d’un agent décédé l’an dernier… Sa vie est bien remplie, et c’est top. May ? Son nouveau travail est donc qu’elle est prof à la Coulson Academy, où elle forme de futurs agents du S.H.I.E.L.D, y compris Flint. Tu m’étonnes qu’elle soit fatiguée et qu’elle n’aime pas trop son travail.
Fitzimmons s’occupent de leur fille, passant du bon temps dans un parc, Fringe-like. Mack est directeur du S.H.I.E.L.D et a un joli look de Nick Fury, l’air de rien. C’est tellement bien trouvé ! Reste alors des adieux entre Daisy et Coulson. Cela me rend si triste de voir Daisy lui faire ses au revoir pour un an, parce qu’ils se donnent rendez-vous une fois par an uniquement désormais. Elle est la dernière à partir de cette courte réunion, pour rejoindre son mec et sa sœur. Elle est dans l’espace, à faire des missions de recherches comme elle aime, en compagnie de Daniel et Kora, avec qui elle s’entend à meveille.
Le dernier plan de la série ? Grâce à Mack, Coulson récupère enfin les clés de Lola, qui a eu un énième upgrade très joli. Il peut ainsi s’envoler avec elle, à la Retour vers le futur, sur un dernier mot résumatn à merveille cette série à laquelle il faut que j’arrive à dire adieu désormais : cool.
Moi, une fois l’épisode terminé, alors même que je suis en vacances chez des amis.
EN BREF – Cette saison est parfaitement parfaite, avec pour seul défaut de ne pas rétablir tout à fait son lien avec le MCU comme j’ai eu espoir qu’ils le fassent. Si j’omets ce détail, par contre, vraiment, le voyage accompli par la série est exceptionnel et cette dernière saison est incroyable. Très puissante du côté de l’écriture, avec de vraies évolutions pour chaque personnage, et un épisode final qui sait comment faire pour nous arracher des larmes.
Alors certes, on ne termine pas tout à fait sur un spy goodbye, mais l’émotion est là tout de même, ainsi que l’idée derrière celui-ci. Vraiment, c’est très réussi, il n’y a pas d’autres mots à donner sur cette série. Les personnages ont tous une évolution super cohérente du début à la fin, Fitzsimmons finissent ensemble, Daisy perd une famille pour en trouver une autre (et c’est celle qu’elle voulait après tout) et ces personnages qui se séparent, c’est exactement ce que veut la vie après tout. J’aime que la série souligne à quel point ils sont encore en contact régulièrement (Yoyo et Mack sont encore en couple tout de même), tout en nous montrant que la réunion du groupe au grand complet est trop difficile à mettre en place autrement qu’une fois par an dans leur vie si remplie.
Vraiment, c’est la vie. Et la série ne se ferme pas la porte pour un revival dans quelques années, ou un film (j’aimerais tellement un film !), tout en gardant ses personnages dispos pour de nouvelles aventures, que ce soit dans des films du MCU ou dans des comics. Je ne pouvais rêver meilleure fin !
Épisode 12 – The End is at Hand – 18/20 L’épisode n’a pas pris la direction que j’en attendais, mais il fonctionne très bien pour mettre en place le tout dernier épisode de la série. Seulement voilà, il faut justement préparer le terrain et ça se sent : l’équipe derrière la série se permet un peu moins de liberté et de fun que d’habitude de manière à s’assurer que tout soit fait à temps. C’est heureusement le cas et c’est heureusement génial à suivre !
Il reste tellement de choses à régler pour arriver à la fin de la série que je n’arrive pas à croire que nous en sommes déjà aux deux derniers épisodes aujourd’hui. Je ne suis pas prêt, même si j’ai les mouchoirs à côté de moi… En plus, dès le premier échange de réplique, c’était déjà génial avec Daniel et Daisy qui parlent de lasers dans l’espace en regardant les Chronicons détruire une partie de la planète – c’est en tout cas ce qu’ils imaginent d’où ils sont, ne pouvant savoir exactement ce qu’il se passe.
Si le trio Daisy/Mack/Daniel espère arriver à temps pour sauver Jemma et Deke, ils se trompent lourdement. Rapidement, ils sont embarqués par les Chronicons, qui pensent juste se récupérer le Zephyr. Pour l’instant, on reste concentré sur ce trio, qui ne comprend pas trop ce qu’il se passe. Ils s’attendent à un débarquement d’ennemis dans le vaisseau, mais ce n’est pas le cas…. Et pour cause : tout le Zéphyr est K.O. Eh, c’est plutôt simple ça, mais il n’y a pas de trace de Jemma (et Deke, très accessoire pour Daisy).
Le plan est rapidement mis en place grâce à des infrarouges : ils peuvent scanner le vaisseau des Chronicons et se décider à aller sauver Jemma et Deke, malgré la présence de Kora, que Daisy devine sans problème. Et alors qu’elle se met en route toute seule, Daniel en profite pour l’embrasser.
Ailleurs, Kora, Nathaniel, Garrett, Jemma et Deke sont embarqués sur le vaisseau des Chronicons. Les deux derniers sont jetés en cellule, alors que Nathaniel a la chance de rencontrer Sibyl. Celle-ci nous confirme que le Phare n’est pas détruit, parce que l’attaque ne peut se faire de l’extérieur (c’est facile ça), alors que Sibyl nous fait un bon rappel sur le rôle crucial de Fitz qui détruira de toute manière leur chance de succès.
Une fois que c’est fait, les scénaristes prennent le temps de continuer le personnage de Kora, s’enquérant auprès de Nathaniel de la raison pour laquelle il a tué sa mère. Il s’en tire plutôt bien à lui expliquer le danger qu’elle représentait, mais bon, je n’y crois pas trop au fait que Kora reste de son côté, tout comme je ne crois pas au fait que Jemma puisse rester amnésique. Pourtant, ça apporte à la fois drama et comique cette amnésie, la réplique sur James Bond, c’est brillant. En effet, on retrouve Deke en train d’essayer de soutenir sa grand-mère comme il peut dans son amnésie. Celle-ci est expliquée par le fait que les Chronicons sont en train de chercher des informations sur Fitz.
En parallèle, Daisy poursuit son chemin et est surprise par Sibyl. Certes, cette dernière ne l’a pas vue arriver, mais cela ne l’empêche pas d’accomplir son plan. Pire, cela l’arrange : une réunion entre Jemma et Daisy améliorerait selon elle de 11% les chances de savoir ce qui est arrivé à Fitz. Eh oui, elles ne sont pas sœurs pour rien… Mais ça perturbe Kora d’apprendre l’information et de savoir que Daisy est sur le vaisseau. Nathaniel s’en tire bien à expliquer à Kora que Daisy est juste pleine de haine, et je reconnais que les scénaristes font vraiment un bon travail dans la manipulation de Kora depuis le départ.
De son côté, Mack prend mal de savoir qu’ils sont découverts et, encore pire, que toutes les bases du S.H.I.E.L.D sont détruites. Il fait ce qu’il peut pour faire du bruit et détruire une partie du vaisseau des Chronicons, mais c’est un échec. Il s’en tire légèrement mieux face au premier assaut des Chronicons, grâce à une arme qui réussit à les mettre K.O. Son nouveau plan ? Faire en sorte que Daniel et lui ralentissent les Chronicons assez de temps pour que Daisy sauve Jemma et Deke. Aaaah, il se passe tellement de choses.
De son côté, Daisy découvre que les Chronicons la laissent se balader dans le vaisseau sans se soucier d’elle. C’est marrant… jusqu’à ce qu’elle retrouve vraiment Deke et Jemma, dépitée de découvrir qu’elle est amnésique. Bizarre, cette amnésie, quand en parallèle, Sibyl nous confirme qu’elle n’a plus d’implant en elle. Sibyl est sure d’elle : son plan ne peut échouer car le S.H.I.E.L.D n’a pas assez de puissance de feu pour s’échapper.
Honnêtement, c’est négliger Daisy, mais aussi la présence de Kora, qui est la sœur de Daisy. Elle ne peut comprendre les émotions humaines, après tout. Je n’y pensais pas, mais c’est aussi négliger Daniel qui n’oublie pas que les Chronicons ont en eux une sacrée puissance de feu. Il décide donc de se servir de ceux qu’ils ont mis K.O pour se défendre.
Alors que Jemma est en train de commencer à balancer tous ses secrets à Daisy et Deke, essayant de retrouver ce qu’elle sait de son mariage, le trio est arrêté comme prévu par Kora. Je m’y attendais vraiment, ce qui fait que j’ai souri de voir Sibyl passer à côté de cette évidence ! La confrontation entre les sœurs biologiques marche à merveille en tout cas, Daisy refusant de se battre contre elle. Après tout, elles sont sœurs et elle a cherché sa famille pendant des années…
Daisy ne fait que se défendre face aux attaques de Kora qui n’y met pas toute sa puissance de feu, avant d’essayer de convaincre sa sœur de venir avec elle. Elle est loin du monstre que Nathaniel a décrit… Kora laisse donc Daisy s’enfuir, ce qui permet à Kora de retrouver Nathaniel et lui avouer son échec, en balbutiant qu’elle ne pense pas que sa sœur soit mauvaise. Mais enfin ! Elle se fait alors avoir comme une bleue et est mise K.O par Nathaniel. Tristesse.
Pendant ce temps, Deke et Jemma parviennent à rejoindre le Zephyr à temps pour empêcher Daniel et Mack de tout détruire avec une bombe suicide… Si Daisy leur a dit de ne pas les attendre, ce n’est finalement pas ce qu’il se passe : elle les rejoint à temps pour le départ. Le départ ? Grâce aux Chronicon morts et pas mal d’adhésif, ils ont en effet de quoi renforcer les missiles du Zéphyr et percer le bureau des Chronicons.
Sur Terre, May subit de plein fouet la destruction du S.H.I.E.L.D, se mettant à sentir à distance les pertes. Coulson s’en remet plus facilement heureusement, grâce au fait qu’il est un robot, alors que Yoyo ne semble pas particulièrement affectée par les événements. C’est tant mieux parce qu’ils ne sont plus que trois, or ils vont subir de plein fouet un assaut.
Le phare ne peut être détruit, donc il va être envahi, tout simplement, à commencer par Garret. Si le trio s’en rend compte rapidement, ils ont le temps de papoter un peu en tentant de l’arrêter. C’est absolument passionnant de voir les scénaristes prendre le temps de traiter les personnages de Coulson et May, qui ont énormément changé en sept saisons. En fait, Coulson est devenu plus robotique, May plus humaine, mais leur couple fonctionne beaucoup mieux comme ça et ils s’en rendent compte.
Pas le temps d’en arriver au bisou pour autant : ils sont interrompus par Garret et Yoyo débarque pour l’empêcher de se téléporter. Malheureusement, leur plan qui était de voir Nathaniel arrêter les bombes pour sauver Garret est un échec : Nathaniel n’en a rien à faire de sa main d’œuvre. Yoyo a juste le temps de se sauver et de réunir un maximum de bombes au même endroit avant que celles-ci n’explosent. C’est plus ou moins une réussite.
Si le couloir dans lequel restent May, Coulson et Garret s’effondre, ce n’est pas trop un souci : Coulson se jette sur May pour la sauver, ce qui fonctionne, et Garret est simplement blessé. Il ne peut pas se téléporter grâce à une ceinture que Yoyo lui a enfilé et est soigné par May et Coulson, qui décident qu’il peut encore leur servir s’il se décide à trahir Nathaniel.
Malgré tout, le trio et Garret sont enterrés dans le Phare. Lorsque Coulson entend un message qu’il pense venir du S.H.I.E.L.D, notre grand méchant de la saison 1 propose de les aider à s’enfuir, disant qu’il est désormais de leur côté grâce à une nouvelle timeline. Bien sûr ! Pourtant, Coulson décide de lui faire confiance, et c’est une bonne idée. Il les emmène directement au point de rendez-vous fixé par la communication codée reçue par Coulson et se fait buter par un agent du SHIELD. Celle-ci est effrayée par l’appareil autour de Garret après tout. Et celle-ci est… l’agent Hand, bien sûr. Franchement, le titre m’avait spoilé son retour, mais c’est sympa.
La réunion de ces agents du Hub est sympathique, surtout que ça permet de faire avancer l’intrigue : tous les agents ramènent des boîtes à protéger à tout prix, venues de différentes époques et toujours confiées à des agents de confiance. Quand Daisy, Jemma, Deke, Mack et Daniel arrivent à leur tour, les retrouvailles sont de courte durée pour enfin arriver aux révélations très attendues qui mèneront à la fin de la série (noooooooon). Jemma est capable de reconstituer à partir des boîtes un nouvel engin dont il manque encore une partie.
Un homme débarque alors, venant de la part d’Enoch avec de quoi débloquer la machine révélant un passage secret. Il manque encore une dernière partie de la machine cependant, et Jemma finit par s’en souvenir : c’est son alliance. Son mariage lui revient peu à peu en tête et la machine permet ENFIN de ramener Fitz. ENFIN !! Malheureusement, bon, Jemma ne se souvient pas de lui, donc bon… Damn ! Il est enfin de retour pour le dernier épisode. J’étais tellement heureux de revoir Fitz, en plus, je n’ai rien suivi de la dernière scène voyant Sibyl assurer que c’était la dernière fois que toute l’équipe était réunie. Chut, Sibyl, laisse-nous savourer merde !
La fin d’une des attentes les plus longues, toute série confondue.
À l’heure où se publiera cet article (écrit hier), les deux derniers épisodes d’Agents of S.H.I.E.L.D auront été diffusés et j’espère franchement que je n’aurais pas été spoilé… Le simple fait de l’écrire me fait déjà bien bizarre. Il me paraît à peu près inconcevable d’imaginer que je ne reverrais plus ce casting interagir ensemble à l’écran (Fitzsimmons, merde, quoi !) ou dans leur vraie vie (il s’en est tellement passé). Cet article est donc une lettre d’amour à une série qui m’a accompagné durant sept ans ! Et voilà pourquoi je l’aime tant (avec quelques spoils, attention)…
Jed Whedon et Maurissa Tancharoen sont les cerveaux derrière la série, même si on nous l’a vendue à l’origine comme un projet de Joss Whedon. Depuis le premier épisode, le producteur s’est barré pour laisser son bébé à son frère et sa belle-sœur… Et honnêtement, il a bien fait. Le couple à la tête de la série a géré les sept saisons – à l’exception peut-être d’un moment de la quatrième où, comme par hasard dis donc, ils étaient occupés avec la naissance de leur enfant dis donc. Ce n’est pas une surprise : ils étaient déjà géniaux derrière Dollhouse.
Et loin de se contenter de la série, ils ont continué aussi à être bien créatifs à côté : Jed Whedon a sorti deux albums durant la série (le premier en saison 1 – d’ailleurs on entend une de ses chansons dans la série – le second cette année… bon, ok ça sent le projet avant/après la série) et Maurissa Tancharoen a continué de s’engager contre le Lupus – maladie dont elle est atteinte – tout en passant devant la caméra pour un épisode brillant.
2/ Une série familiale
Dites-en ce que vous voulez, mais Agents of S.H.I.E.L.D prouve que travailler avec sa famille est possible, et que ça peut même être brillant. Outre le fait que la série soit donc confié à un couple marié et à l’origine chapeauté par le frère du mari, il faut noter que du côté de la production, Maurissa a fait appel à son frère pour diriger plusieurs épisodes.
Cette scène-là !
On doit à Kevin Tancharoen certaines scènes hyper marquantes, notamment une scène d’action de Daisy à couper le souffle par sa chorégraphie et les mouvements de caméra. Devant la caméra aussi, l’esprit est familial : deux sœurs ont été engagées pour jouer le rôle de Robin à différents âges, le fils d’un acteur a été engagé pour jouer le passé du personnage de son père, etc. Et ça fonctionne. Sans oublier le désir de faire une série diversifiée, avec notamment des personnages asiatiques sortant des clichés (merci Maurissa), mais pas que.
3/ Une transition des années 90 à 2020
Rien que ça. La saison 1 n’a pas beaucoup plu parce qu’elle semblait sortir d’un autre temps. On lui reprochait son rythme de procédural et ses personnages schématiques… mais en fait, ils nous faisaient simplement une série qui aurait cartonné dans les années 90, avec une progression très lente des relations entre chacun. Lente, oui, mais existante quand même : à l’épisode 6, je savais donc que j’étais vraiment plus attaché que je ne le pensais à cette équipe. Tout s’est fait progressivement. Et puis, il y a eu l’épisode « Turn, turn, turn » et on est passé à un autre rythme, toujours plus vif. La série a changé plusieurs fois de style, se modernisant toujours un peu plus et finissant désormais par une dernière saison rendant hommage à plein d’autres périodes. Ce n’est peut-être pas le but de base, mais la série montre sa maîtrise de tous les styles d’écriture, avec toujours du comique au milieu de bien nombreux drames…
4/ Le MCU autrement
La série a fait le buzz à l’origine pour son lien annoncé avec le Marvel Cinematic Universe, avant qu’on ne lui reproche de ne pas y être assez liée. Pourtant, son pilot qui traite des conséquences d’Avengers et sa fin de saison 1 totalement bouleversée par Captain AmericaWinter Soldier suffisaient à montrer que tout était maîtrisé à grande échelle. Ils se sont perdus en route en fin de saison 5 et j’espère que les épisodes finaux réussiront à raccrocher tout ça, mais la série valait le détour pendant cinq ans pour son point de vue différent des films, et vraiment intéressant !
Pourquoi le Comic Con m’a manqué cette année
5/ Des coulisses délirants.
C’est marrant comme la série a mis en son cœur l’idée que les personnages de l’équipe formaient une grande famille dès la fin de saison 1 et comme ça s’est reflété sur le casting. Le personnage de Skye, en quête de son identité et surtout de sa famille tout au long des deux premières saisons m’a toujours paru bien attachant grâce à ça, mais c’est aussi parce qu’en parallèle Chloe Bennet a une personnalité qui a illuminé la série et le casting. Tout comme son personnage, l’actrice montre régulièrement sur les réseaux sociaux son bonheur de travailler avec ses collègues, au travers de multiples vidéos. Et chaque fois qu’elle s’entend avec un collègue, ça transparaît à l’écran. Bref, elle s’est choisie sa famille aussi avec la série.
Revenant de loin avec « Uh-oh », sa chanson qui était plus ou moins un carton en Chine, l’actrice n’a pas peur du ridicule : Ice bucket challenge, Dubsmash war, reprises loufoques… Elle ne nous aura rien épargné et aura aidé à rendre encore plus attachante la série en nous attachant au casting. Peut-être même un peu trop quand on voit qu’un méchant est revenu un peu trop souvent dans la série tellement tout le monde était attaché à lui. C’est chouette de savoir que les acteurs s’entendent aussi bien, et ça transparaît à l’écran !
6/ Les personnages au cœur de l’écriture
Ce qui fait le vrai succès de la série à mes yeux, c’est qu’elle n’a que rarement perdu de vue l’essentiel, à savoir la construction de ses personnages. Le plus souvent, les intrigues sont créées pour permettre l’évolution des personnages, et pas l’inverse. C’est un détail d’écriture bien sûr, mais ça change tout ! En effet, ça permet d’être toujours investi auprès des personnages et ça débouche sur des évolutions crédibles. Dès qu’ils l’oubliaient, ça se sentait : le premier arc de la saison 4 est une catastrophe parce qu’on s’éloigne des personnages et de l’équipe, idem en saison 6. La saison 7 a eu la bonne idée de les replacer vraiment à leur place parfaite : chacune des aventures permet le développement des personnages… et clairement fait plaisir aussi à toute l’équipe (et aux téléspectateurs les plus investis), avec des retours d’acteurs (cette réunion Dollhousetellement improbable, j’étais aux anges aussi).
7/ Ma vingtaine
Le titre de l’article montrait que je citais des raisons personnelles, et je n’ai pas plus personnel que celle-ci. Quand la série a commencé, j’étais à peine au début de mes études supérieures j’avais 19 ans. Aujourd’hui, j’ai un boulot et j’en ai 27. Gloups. Entre temps, j’ai donc beaucoup évolué et grandi, mais comme trop souvent, ça s’est aussi fait en s’appuyant sur des séries. C’est cliché, mais je m’investis tellement dans certaines séries que je pense qu’elles ont un impact aussi sur ma personnalité – à défaut d’impacter mes choix de vie. C’est logique après tout : je passais chacun de mes mercredis pendant des années à regarder mon nouvel épisode de la série.
Pendant cinq ans, c’était un rituel : dès que j’avais accès à l’ordinateur, hop, je regardais. Les choses ont changé quand la saison est passée le samedi puis le jeudi, mais vous avez l’idée : pendant des années, chaque semaine, je retrouvais ces personnages. Ben l’air de rien, ce n’est pas rien, justement. Leur dire au revoir– même si je suis en vacances, hors de question de rater ça – met un terme aussi à une période de ma vie. J’ai compris que j’associerai toujours certaines séries à mon enfance (Charmed) ou mon adolescence (Buffy). Agents of S.H.I.E.L.D restera l’une de celle de mon entrée dans l’âge adulte (et merde).
Skye, une source de memes inépuisables.
Merci donc à nos Agents of S.H.I.E.L.D ! J’espère juste que la fin sera à la hauteur de mes attentes (c’est compliqué pour eux, ça par contre !).