Salut les lecteurs,
Ouais, je sais, le Mois de la BD est terminé depuis sept jours, mais j’ai totalement oublié de venir vous parler de ma dernière lecture… ce ne devait pas être la dernière pourtant ! Quelques journées compliquées plus tard, je n’ai rien pu lire la dernière semaine et demi, ce qui fait que mon bilan est plus mitigé que d’habitude. Beaucoup plus, même. En effet, malgré ma relecture du tome 1 et ma lecture du tome 2 de Wynd, je n’arrive même pas à 100 points cette année.
Voir aussi : La fuite du prince (Livre 1)
Je termine mon Mois de la BD avec 91 points en tout, ce qui est une bonne moyenne, mais qui est aussi un brin frustrant. J’ai pourtant validé bien des points avec la catégorie LGBT puisque Wynd y va à fond la caisse sur le sujet, mais ça n’aura pas suffi… Il faut dire qu’avec des numéros de 49 pages, ce comic a eu tendance à bien se moquer de moi ! Je lui pardonne tout cela dit, car j’ai aimé ce tome 2. Attention, il y a quelques spoilers inévitables sur le tome 1 ci-dessous.
Wynd – Tome 2 (numéro 6 à 10)
Laissez-moi commencer par dire que tout ça est beaucoup trop court ! Nous quittions Wynd sur la révélation que des ailes avaient poussé dans son dos, et je trouvais ça génial de voir ses pouvoirs se développer si rapidement. La vitesse n’est jamais décevante dans cette série et ça continue à toute vitesse au cours de ces numéros. En effet, en quelques pages, Wynd devient un véritable moyen de transport à part entière pour ses alliés, mais découvre aussi de nouvelles capacités dans les dernières pages, capacités qui l’arrangent bien.
Sur le plan romantique, tout ça est beaucoup trop rushé également : le baiser final tombe comme un cheveu sur la soupe, car je n’ai pas l’impression que les sentiments puissent être réciproques. Ce sera à développer au cours d’un tome 3 annoncé pour 2022. Je suis bien content de son existence car l’histoire est loin d’être terminée, mais l’attente est longue, je trouve ! Pas comme l’attente des réconciliations entre les personnages lors des disputes…
L’histoire ? La mythologie des différents royaumes et des quatre vents est à nouveau beaucoup développée ici. L’équilibre a encore du mal à se faire, avec de longues expositions assurées par un seul personnage au détriment du développement des personnages. C’est parfois un peu frustrant de ne pas en savoir plus sur eux, mais de devoir digérer toute l’histoire de la contrée en cinq pages. C’est un problème que j’avais déjà eu sur le tome 1 ; mais une fois encore ce n’était pas si dérangeant. Là, j’espère un meilleur équilibre pour la suite, surtout que les moments d’action sont tops, mais pas toujours hyper lisibles (sans texte, d’ailleurs) du point de vue des dessins. Il faudrait réduire la mythologie et offrir plus de cases pour l’action. Franchement, si je devais vraiment en faire une critique négative, ce serait celle-ci…
En attendant, il était cool d’assister au développement de la mythologie et des différents groupes existant. Le voyage nous permet d’en savoir plus sur les vampires et fées du royaume, et je trouve la réécriture des différents groupes assez bien senties et intelligentes. Les répliques font parfois mouche avec un bon humour, et à nouveau, on sent une intelligence de l’écriture, c’est cool.
Pour le reste, le côté LGBT est toujours très mis en avant, parfois peut-être un peu trop… mais je ne vais pas m’en plaindre, ça fait une chouette représentation et c’est toujours plaisant de voir que c’est possible de proposer des histoires avec des héros gays sans que l’homosexualité soit la chose la plus intéressante les concernant. Ainsi, je vais continuer de recommander cette lecture, c’est très sympa et désormais, on a le tome 1 qui est sorti en France, donc plus personne n’a d’excuse pour ne pas au moins tenter de lire tout ça !



Et comment dire ? J’ai mis beaucoup de temps à me replonger dans l’univers de ces comics, malgré une relecture d’un numéro dont j’avais à peu près tout oublié. J’ai toujours un énorme problème : je ne distingue pas certains personnages entre eux, notamment Anya/Buffy. C’est un problème qui pouvait parfois se produire dans la série (notamment en début de saison 6 quand elles ont la même couleur de cheveux, mais bon, Anya, ça changeait tous les trois épisodes), mais je trouve ça vraiment dérangeant en dessin. Dans le même genre, je suis incapable de reconnaître Cordelia ou de faire la distinction entre d’autres personnages féminins.
Parce que oui, ça y est, ils osent basculer dans le multivers. On savait déjà qu’on se dirigeait vers là grâce aux comics Angel & Spike, mais cette fois-ci, c’est une réalité : il est confirmé que le reboot n’est qu’une branche d’un univers parallèle où nos héros vivent en 2021 au lieu de 1996. Euh. Soit. On ne va pas poser trop de questions, ça se fait avec des références sympa à la série et une absence de crevettes qui m’a fait sourire sous mon masque dans le RER.
Il n’y a que quatre personnages dans ce comics, et chacun a l’occasion d’imaginer un monde où Giles deviendrait vampire. C’était un vrai plaisir à lire, parce que c’est l’une des rares fois où j’avais vraiment l’impression de retrouver l’univers de la série, avec des querelles amicales entre Willow et Xander et la sensibilité du personnage de Buffy vraiment exploitée comme il le fallait. Il s’agissait malheureusement d’un one-shot, à la fin sympathique. Il vaut le coup, mais les dessins ne sont pas exceptionnels non plus.

Nous sommes vraiment dans la continuité de l’animé avec ces premiers tomes, puisque nous reprenons littéralement sur la fin de la série avec la suite immédiate de la dernière scène. Je ne m’y attendais pas, c’était vraiment une excellente surprise de commencer par des moments de joie pour Korra. C’est rare de la voir sourire !
Cela force l’histoire à prendre des raccourcis et ça m’a souvent déconnecté de ce qu’il passait – ça et le même humour si particulier que l’on hérite d’Avatar. Il faudra peut-être que j’en lise les comics un jour, d’ailleurs, mais en attendant, le fétichisme des pieds d’un perso, c’était chelou. Vous comprendrez en lisant, ne vous inquiétez pas.
Avec cette trilogie de numéros, je trouve que la série trouve son rythme en tant que comics, même si là aussi, j’aurais aimé avoir une saison complète. Il y avait de quoi rendre l’histoire au moins deux fois plus longue, et à nouveau, on sent que l’histoire est abrégée par quelques raccourcis – notamment en ce qui concerne Kuvira, quand même. C’est le point avec lequel j’ai eu le plus de mal à accrocher… mais elle est l’un des personnages centraux les plus intéressants de cette nouvelle histoire. Elle et le roi, aussi ; avec un humour bien à lui et un développement étonnamment réussi par rapport à d’habitude où je le trouvais insupportable.


C’était inhumain 18h (particulièrement sur le mode de vie parisien ; je n’ai pas l’impression que j’avais la même vie quand j’étais à Bordeaux, mais bon).
En revanche, finir, c’est bien, mais derrière, ça laisse un tel sentiment de « OK, et après ? » que je me suis replongé en fin d’après-midi dans le tri et la lecture de mes comics du Buffyverse… C’est assez triste : il y a des morceaux complets des saisons 11 et 12 qui ne sont pas triés ; et tout le reboot qui est laissé à l’abandon dans mon archivage. J’ai beaucoup trop de boulot de ce côté-là, il faudra que je m’y consacre cet été apparemment.
Seulement là, il était 23h38 quand j’ai commencé l’écriture de cet article, parce que qui dit reconfinement dit apéro en visio, non ?