Charmed (2018) – S01E10

Épisode 10 – Keep Calm and Harry On – 17/20
La série revient avec un épisode comme elle sait les faire : la structure est celle à laquelle nous sommes habitués après dix épisodes. Autrement dit, ça fonctionne très bien, avec des répliques bien pensées et des rebondissements parfois un peu à la mords-moi-le-nœud… mais ils auraient tort de s’en priver, car c’est toujours efficace.

> Saison 1


10.jpg

Still think you’re a hero white-lighter ?

Une fusillade ? Vraiment ? Cet épisode reprend par une fusillade en plein Londres et dans le passé : Harry y est un voleur vraiment pas cool qui tire donc sur les gens. Il est dans le Tartare et c’est ça sa torture : il voit des souvenirs oubliés, et en lesquels il ne croit pas heureusement. Cela dit, moins il y croit, plus il est torturé, alors bon, ce n’est pas fou fou tout ça.

Chaque faux souvenir est envoyé par la piqûre d’un scorpion. Ce qui est marrant avec ces souvenirs du passé d’Harry, c’est que je me demande comment j’ai pu passer à côté du fait qu’il avait joué dans The Man in the High Castle alors que là qu’il est habillé pareil, c’est désormais évident.

Bon, les sœurs tentent de trouver un moyen de récupérer Harry, en vain, et les Fondatrices aussi sont paumées. En fait, elles décident de laisser tomber Harry. Oui, oui, même celle qu’on connaît et qui aime bien Harry, parce que Charity est bien forcée de reconnaître qu’elle ne peut rien faire. Elle demande donc aux filles de reprendre le cours de leur vie et de leurs investigations, parce que c’est le plus important : la vie ne s’arrête pas parce qu’Harry a disparu, bien au contraire… Il y a toujours une faction de démons après eux.

Les sœurs cachent aussi la vérité de ce qui s’est passé pour Galvin, parce que c’est plus simple, et Mel continue sa filature dans sa secte auprès de Jada. Du côté de Galvin, il faut reconnaître qu’il prend les choses plutôt bien : il est content de voir Macy utiliser ses pouvoirs devant lui et cela confirme son histoire familiale, parce qu’il avait une famille pleine de magie. C’est un peu gros que ce soit si simple, non ?

Sinon, cet épisode se déroule une semaine après et Maggie est toujours en larmes. C’est un peu gros, parce que ça ne faisait pas non plus des années qu’elle le connaissait. Sans vouloir être en boucle sur le sujet, elle est quand même plus en dépression que Mel après Niko. L’abus est total.

En fait, elle est tellement paumée qu’elle décide de se tourner vers la magie pour trouver une solution capable d’apaiser son chagrin. De la magie à des fins personnelles ? Oh, oui, quelle belle idée. Surtout quand tu n’as pas d’être de lumière pour t’aider. Et en plus, elle insiste plusieurs fois, parce qu’elle croise Parker à l’université.

Oui, de son côté, Parker est malade et tout triste, et il se réfugie dans les jupons de sa mère, elle-même menacée par Alastair au sein même du laboratoire de Macy – il veut savoir ce qui est arrivé à Hunter. D’ailleurs, cette dernière n’hésite pas à fouiller le bureau de la mère de Parker, avec l’aide inutile de Galvin. Inutile ? Allez, il lui sert d’alibi quand il l’embrasse pour couvrir leur fuite après avoir découvert que leur boss essaye tout simplement de transformer l’ADN humain en ADN démon. Bien sûr, ils n’ont pas encore capté que c’était pour Parker, mais bon, c’est un progrès comme un autre.

Pendant ce temps, Mel retourne chez les Sarcanas, officiellement pour trouver qui tue les Fondatrices, officieusement pour trouver un moyen de sauver Harry. Et elle se laisse de plus en plus séduire par cette secte de criminelles qui, évidemment, ont plein d’informations à lui apporter sur le Tartare. Heureusement qu’elle devait surtout ne pas en parler d’après Charity !

N’empêche, Mel est forte parce qu’elle trouve bien un moyen de sauver Harry. Elle le fait en parvenant à convaincre Charity de lui refiler le démon si précieux capturé en première partie de saison. Le problème, c’est que Charity a beau accepter de l’aider et lui filer le Harbinger… ben le Harbinger n’est plus là, puisqu’elle se l’est fait voler par Alastair, le père démoniaque de Parker.

C’est con : les sœurs négocient ensuite avec le gardien du Tartare, Dante, pour récupérer Harry en échange du Harbinger, mais il prend super mal le fait d’être trahi par des sorcières incapables de lui donner ce qu’il veut. Elles essayent bien de s’en tirer en étant elles-mêmes surprises que le Harbinger n’est pas gentiment dans son pot de peinture, hein, mais elles sont légèrement confrontées au problème que Maggie a fait de la merde avec ses pouvoirs. A force de demander à ne plus ressentir son chagrin, elle ne ressent plus rien, y compris son pouvoir. Il fallait bien une conséquence au fait qu’elle utilise la magie pour son propre bien, et c’est celle-ci : elle n’a plus de pouvoir car elle ne peut plus ressentir la moindre émotion.

C’est tout con, mais ça marche bien et elle se retrouve envoyée dans le Tartare. C’est parfait pour les démons du Tartare : ça torture Harry aussi d’entendre Maggie souffrir. Et on lui rappelle donc que son fils est mort à cause de lui, qui était un criminel, parce qu’il demande à récupérer la souffrance de Maggie. C’est beau… euh non, pardon, c’est moche, c’est très très moche !

Pendant que cette torture se fait, et que Maggie est insupportable à hurler, Charity se fait engueuler par Mel, puis comprend qu’elle s’est bien fait voler le Harbinger par Alastair, dont elle se souvient. Mel et Macy font donc équipe avec Parker (et oui !) pour aller voler le Harbinger. C’est sympa comme tout de les voir s’infiltrer dans les affaires d’Alastair, mais ça se passe beaucoup trop vite. Franchement, il leur faut moins de cinq minutes pour avoir de quoi sauver leur sœur.

Et elles le font super vite, avec Maggie sortant du tartare, Harry dans les bras, comme si de rien n’était. J’ai trouvé ça un peu décevant. Heureusement, Alastair est arrivé les affronter (et récupérer Hunter si possible) parce qu’autrement ça aurait été trop expéditif, pour ne pas dire bâclé. C’est marrant, parce que ça confronte Macy à son boss. Et franchement, Alastair est de loin le meilleur démon de la série pour l’instant, parce qu’il attaque chaque sœur personnellement sur leur vie personnelle, et il a ce qu’il faut pour. Il essaye aussi de faire libérer Hunter du Tartare et finit par se faire attaquer violemment par Macy.

J’insiste : c’est marrant, et j’ai beaucoup aimé toute l’action qui a suivi, avec son vrai visage en flammes et ses pouvoirs. Il est clairement trop puissant pour les filles, mais ce n’est pas grave : après son passage dans le Tartare, Maggie a développé de nouveaux talents qui lui permettent de créer un nouveau sort et de faire fuir Alastair. Comme toujours, c’est gros, c’est expéditif, ça sort de nulle part, mais ça fonctionne. Je ne sais pas, j’ai trouvé ça convaincant, mais ça risque d’être un peu comme le sort de Mel il y a quelques épisodes : aussi vite oublié qu’introduit dans la série.

Les filles et Harry peuvent ainsi rentrer pépère chez elles et être dépitée de leur nouvelle situation. Cela donne toutefois assez de confiance à Mel pour refuser l’aide des Fondatrices à présent et pour faire la morale à Charity qui a trop tenté d’abandonner Harry à son sort. Ouep, mais non : Charity est encore amoureuse d’Harry et elle décide donc de lui expliquer son passé. Oui, il était un criminel, mais il l’était pour sauver la vie de son fils malade. Et il a réussi.

On apprend donc que le fils d’Harry est en vie, c’est sympa pour la suite de la série, et Charity n’hésite pas à embrasser notre être de lumière. En fin d’épisode, Mel continue de se faire draguer par Jada et elle lui donne une arme qu’elle a volé dans le placard d’Alastair. Et franchement, ça sort de nulle part , mais les filles s’embrassent…….

Et sont prises en photo par Niko, like WHAT THE FUCK ? On notera qu’elle n’a pas ses lunettes d’ailleurs. Non mais HEIN ? QUOI ? WHAT ? J’ai hâte, tellement hâte d’en savoir plus sur cette intrigue. C’est un retour que j’attendais.

Pardon. Je m’en remets, l’épisode n’est pas terminé : il faut encore que Macy revoit Galvin à qui elle a avoué être vierge. C’est un peu flippant, mais il est prêt malgré tout à s’embarquer dans une relation avec elle. Il a aussi une sacrée révélation et PUTAIN, c’était une de mes théories : Macy découvre qu’elle a le même père que Maggie, ce qui veut dire que c’est Mel qui est la demi-sœur. Aaaah ! Reste à voir ce que ça apportera à l’intrigue générale, mais ça apportera forcément beaucoup sinon ça ne serait pas là.

Bon, voilà, franchement, il faut un paquet de coquito pour digérer tout ça, non ? J’ai trouvé que ça manquait drôlement à cet épisode !

> Saison 1

Supergirl – S04E10

Épisode 10 – Suspicious Minds – 18/20
Oulala, la série marque un grand coup pour son retour avec un épisode tout basique qui finit par avoir de sacrées conséquences pour la suite. Je pense pouvoir même dire que ces quarante minutes ouvrent un nouveau chapitre pour la série, et j’espère que ça sera intéressant à regarder. Il y avait en tout cas de sacrés bons moments, avec deux francs éclats de rire de ma part… et probablement des larmes chez les plus sensibles. Eh, je m’arrête là avant de trop en dire dans cette critique sans spoiler !

> Saison 4


10.jpg

Just because I don’t work for the DEO anymore doesn’t mean I’m gonna stop being a hero.

J’ai donc pris la décision de ne pas voir le crossover pour ne pas me spoiler des séries que je ne rattraperais probablement que dans quelques années, et j’atterris ici devant ce nouvel épisode de Supergirl comme si de rien n’était. L’épisode commence de toute manière sans plus d’introduction que ça avec des effets spéciaux qu’on a connu plus réussis quand il y avait un dragon. Bref, bienvenue en Russie où Kara est hyper blonde et hyper méchante.

La vraie Supergirl ? Elle fait du sport avec Lena, mais non, pas ce genre de sport de chambre, hein. Elle est simplement en train de faire semblant de faire du vélo. Cela dit, Lena est violemment fatiguée alors tout va bien. Ce n’est pas bien logique tout ça : on ne les a jamais vues faire du sport ensemble, mais il paraît que c’est une sortie classique pour elle. Et c’est l’occasion pour les scénaristes de nous parler du couple James/Lena dont personne n’a rien à faire.

Les scénaristes persistent pourtant, avec Lena qui essaye de se racheter de son absence auprès de James et ce dernier qui culpabilise de ses actions lorsqu’il était pote avec Agent of Liberty. Déso pas déso, ce couple continue de m’ennuyer à mort dans cette saison, et ça m’énerve, parce que j’adore Lena et James est en train de la pourrir.

Elle lui révèle qu’elle a trouvé un moyen de donner des pouvoirs aux gens et ils sont presque mignons, mais moi je vois d’ici superrelou intervenir quand elle l’apprendra et leur faire la morale, et James se ranger de son côté plutôt que de celui de Lena, qui finira méchante. On verra bien.

En attendant, Kara a abandonné Lena au sport en suggérant une crampe et n’est clairement jamais revenue, mais tout le monde s’en tape parce que Supergirl s’est rendue au secours d’un général de l’armée qui était en train de se faire attaquer par des aliens sur un bateau. Il n’y survit pas et Supergirl galère même à éviter que le bateau n’explose.

Après tout ça, le DEO débarque forcément et… vire Supergirl de la scène de crime. Ah. J’avais oublié ce délire de Supergirl virée. Bon, ça fait chier et ça rajoute une fausse tension, avec Supergirl obligée de laisser le DEO se débrouiller parce que la Colonelle Haley ne veut pas d’elle et aime s’en plaindre à Alex, dont elle ne connaît pas la filiation à Supergirl. C’est ridicule.

Et ça empire quand Alex demande à ses agents de mentir à leur supérieure directe. Pourquoi est-ce que ça empire ? Parce qu’on essaye de nous faire croire qu’il n’y a que cinq agents dans tout le DEO, en plus d’Alex et Brainy, qui connaissent son identité. Cela n’a aucun sens après une saison à traîner en permanence dans la base. M’enfin bon, ça fait des scènes sympas où Alex s’attire une fois de plus les soupçons d’Haley.

Sinon, elle continue de mener l’enquête de son côté sur la scène de crime de début d’épisode et elle en parle bien sûr avec Kara, ce qui leur permet de partager informations et théories. Elles décident donc de contacter quelqu’un qui était au DEO avant elles. C’est-à-dire… J’onn ! Il lance son agence de détective privé. Allez savoir avec quel argent il fait ça, mais il se paye un immeuble énorme. Quant à Brainy, lui aussi a plein d’argent, assez pour tenter de payer J’onn pour qu’il s’occupe mieux de Kara qui a besoin d’amis.

J’onn fait bien son boulot : il n’a qu’à rester dans son bureau plus grand que l’ensemble de son appartement pour voir Kara débarquer. Et en plus, il a des réponses pour elle, et des réponses qui l’intéressent grandement parce qu’elle découvre que la Colonelle est liée à l’alien qu’elle recherche aujourd’hui.

Il n’en faut pas plus pour que ces deux-là fassent appel à Alex et se débrouillent pour qu’elle les rejoigne en mission, sans qu’Haley ne soit mise au courant. C’est un peu gros et la scène d’action n’est pas des plus passionnantes. Dans l’ensemble, ils perdent l’homme qu’ils voulaient interroger et qui en savaient plus sur les créatures qu’ils cherchaient car il se fait tuer par elles ; et Kara finit par se débrouiller pour arrêter un des aliens, qui reste bien muet dans un premier temps.

L’alien finit tout de même par parler et dire qu’il ne veut pas aller au DEO parce qu’Haley y bosse – et il préfère carrément mourir que d’y aller. Oui, les infos de J’onn sont justes, les méchants de l’épisode sont bien des extraterrestres ayant fait partie du Projet Morae, un projet qui permettait de contrôler des aliens pour en faire des armes redoutables – pour en faire des êtres invisibles. Alex s’énerve contre sa boss évidemment, mais celle-ci se justifie avec la même ligne que d’habitude : c’est pour son pays.

Malgré tout, Alex reste bosser, surtout que le DEO risque d’être attaqué par les Morae restants : ils sont simplement en train de se venger de leur passé.

Les scénaristes continuent aussi de forcer le couple Nia/Brainy, et ça n’a pas trop de sens, mais ça fonctionne. Leurs scènes sont toujours à mourir de rire, mais j’espère que ça ne durera pas trop longtemps, parce que ça risquerait d’être lassant de les voir bégayer dans toutes les étapes de sa vie. Sinon, Brainy est aussi interrogé sur l’identité de Supergirl, et c’est hilarant à voir quand Alex lui révèle donc l’identité de la super-héroïne, qu’il avait volontairement ignoré. J’ai rarement autant ri devant la série.

Alors oui, Winn me manque toujours, mais j’aime beaucoup ce qu’ils font de Brainy. Ce n’était pas gagné, parce que je ne l’aimais pas du tout à la base. Quant au rencard Brainy/Nia, il vire à la catastrophe avec Brainy qui veut simplement faire de Nia la meilleure amie de Kara. Notre héroïne a bien besoin d’une super-amie avec des pouvoirs pour mener à bien ses missions après tout. Et il a été assez loin pour lui donner des idées de costume et de noms de code. Tu parles d’un rencard, la pauvre, elle s’était faite si jolie.

Tout ne va pas si bien que ça ensuite, puisque nous avons un problème malgré tout : une des agents du DEO a fini par craquer et révéler l’identité de Supergirl à Haley. C’est ridicule, parce que c’est bien sûr celle qui était convaincue de lui résister qui a craqué. Et elle n’a pourtant aucune lésion visible. La pauvre est ensuite envoyée en première ligne à la place d’Alex, ce qui fait que j’ai bien cru qu’elle allait y passer ; mais non. En première ligne ? Oui, les Morae se vengent de leur passé, donc ils veulent s’en prendre à Haley qui était liée au projet, logique.

Le problème de l’épisode est vite réglé, puisque Supergirl débarque pour sauver la vie d’Haley… qui sait donc l’identité secrète de Supergirl. Loin d’être reconnaissante, elle n’hésite pas une seule seconde à la menacer, car elle refuse d’avoir une journaliste connaissant autant de secrets. Et puis, inutile de dire qu’Alex est dans de beaux draps aussi à avoir gardé le secret. Bref, Haley est insupportable et… elle se fait assommer par Alex de manière beaucoup trop marrante. Elles appellent donc J’onn pour lui effacer la mémoire, et ça promet si elle nous fait une nouvelle Manchester. Bon, à la place, elle est juste obsédée par l’identité de Supergirl au point de décider d’utiliser un Vertularian, qui permet de détecter les mensonges sans le moindre doute possible.

Autrement dit, Haley a ce qu’il faut pour percer à jour l’identité de Kara en tant que Supergirl. Alex prend donc la décision de… faire effacer la mémoire de toutes les personnes du DEO connaissant l’identité de Supergirl, histoire d’éliminer tous les risques. Mamamia ! On est reparti pour les lunettes ! Et puis, ça doit enlever tellement de souvenirs à Alex, c’est fou.

La fin est tellement déprimante, on se croirait en plein Blue Monday : Kara comprend qu’elle va devoir mentir à sa sœur tous les jours et perd une de ses seules alliées. Ce n’est pas gagné tout ça, je me demande ce que donnera la série sans le duo Alex/Supergirl, qui a toujours très bien fonctionné. Inutile de dire que je vois d’ici comment la situation risque de tourner en Alex VS Supergirl. En plus, ça veut dire qu’elle n’a plus que J’onn (passe encore) et James (bordel, non) pour l’aider dans ses missions.

Pas étonnant qu’on nous recrute Nia pour l’aider, du coup. D’ailleurs, la fin d’épisode nous fait une ouverture toute pourrie sur Nia qui rêve de devenir une héroïne et reçoit un appel de Maeve, sa sœur, pour l’anniversaire de leur mère. Mystère !

10-2.jpg

> Saison 4

Les stats de la saison 2017-18

Salut les sériephiles,

Une fois n’est pas coutume, on se retrouve aujourd’hui pour parler de 2018, et plus précisément de la saison 2017-18. Lorsque j’ai rédigé le top 70, j’ai fini par quelques statistiques d’ordre général et je pensais que ce serait bien suffisant comme ça. Finalement, cette semaine, Ludo s’est prêté au jeu des statistiques et m’a demandé de lui faire quelques graphiques et calculs de pourcentages sur ses lectures et ses visionnages de séries sur l’année. Par conséquent, je me suis rappelé que j’étais curieux et que c’était fun de tout chiffrer… C’est pour cela qu’après lui avoir envoyé ses graphiques, je me suis mis à faire les miens. Et tant qu’à faire, autant vous les partager, parce que ça fait un article que j’aime bien lire ailleurs moi, donc peut-être que vous aussi vous aimerez.

Toutes les statistiques présentes dans cet article couvrent la période de septembre 2017 à août 2018, grosso modo. Non, je n’ai pas fait sur l’année car en fait, je n’ai pas de liste à l’année, je procède par saison dans mes décomptes – et puis, je suis prof, alors le début d’année, c’est en septembre, sérieux, pourquoi on fait pas le réveillon le 31 août hein ?

01.jpg

C’est simple, ces stats couvrent tout ce qu’il y a dans le top 70 et que j’ai terminé (pas les dernières places de ce top donc) ! Commençons par le graphique le plus déprimant car cela faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé : seules 59% de mes séries ont été renouvelées. Je sais, vous allez me dire que c’est beaucoup, mais non, parce que ça en laisse 37% d’annulées ou de définitivement terminées, et c’est ça qui est énorme. Je m’en suis bien rendu compte en cours d’année, et surtout cet été, mais je trouve ça triste tant d’histoires qui se terminent… En plus, la relève n’est pas assurée pour l’instant, il y a peu de saisons 1 que j’ai vraiment appréciées l’an dernier, et c’est pire cette année !

02.jpg

Du côté de la durée des épisodes, il n’y a que peu de surprise avec plus de 50% de ce que je regarde calibré sur le format 42 minutes. Je blague parfois en disant que ma vie est rythmée par des tranches de 45 minutes, mais je ne blague qu’à peine je crois. Et après, j’ai du mal à caser les 24% de séries que je regarde et qui font plus de 42 minutes…

En revanche, le graphique que je préfère (mais qui prend un temps fou à concevoir), c’est celui des chaînes de mes séries. Je sais, je sais, Seriesdom pourrait me le faire, mais comme je mets toujours trois plombes à y écrire ce que j’ai vu, ce n’est pas efficace : il y a des épisodes vus en 2017 comptabilisés sur 2018 ; et il y en aura de 2018 sur 2019, et donc ça ne marche pas.

03.jpg

Qu’à cela ne tienne, je me le suis fait manuellement. Sans la moindre surprise, ABC reste la chaîne dont j’ai regardé le plus de choses l’an dernier ; et en même temps, je crois que j’ai testé 90% de ses nouveautés – allant même jusqu’au bout de Ten Days in the Valley. J’étais persuadé que Netflix serait dans le mal sur la saison, car j’avais l’impression de ne pas rentabiliser mon abonnement.

Finalement, 13% des séries que je regarde sont dessus – et ça ne prend même pas en compte l’Arrowverse, ou The Good Place que j’ai laissé dans les stats de NBC. Mon impression vient surtout du fait que sur Netflix, je suis poussé à consommer rapidement les épisodes, donc je n’y passe pas de temps que ça. Et puis aussi, 13%, ça m’en laisse 87 ailleurs, hein. Mon autre surprise a été de retrouver la Fox en 3e position… Avec toutes les annulations subies en mai, je doute que ce soit encore le cas l’an prochain. Pour moi, la 3e position aurait dû logiquement aller à Syfy que j’ai l’impression de regarder énormément. Comme quoi, les intuitions sont parfois faussées.

Dans le même genre, je n’aurais pas instinctivement pensé que je regardais autant de séries sur la CW que sur AMC : j’ai parfois été en overdose de CW… alors qu’en fait, pas du tout. C’est l’effet niaiserie de Supergirl qui m’a influencé, ça, à tous les coups ; et une fois de plus, mon pseudo-rattrapage de l’Arrowverse n’est pas pris en compte non plus. Et puis, cette saison était aussi la première où je n’ai pas été hyper sérieux dans mes visionnages. Jusque-là, il n’y avait pas grand-chose dans ma liste d’attente TVtime, mais cette année, je me suis laissé déborder comme tout le monde… et je n’ai pas terminé 22% des saisons commencées (ça ne compte donc même pas celles que je n’ai pas entamées) :

04.jpg

Tristesse ! Pour m’en remettre, je vous propose de vite enchaîner sur le dernier graphique de cet article, parce qu’il me fait énormément rire pour son égalité parfaite en première place ; ça me paraît improbable et pourtant, je vous promets que je n’ai pas fait exprès :

05.jpg

Là aussi, il y a une surprise : j’étais sûr d’avoir regardé beaucoup moins de comédies cette année, surtout qu’il y en a un paquet que je n’ai pas terminé. Et pourtant, 27%, c’est loin d’être minime. Comme quoi ! Pour le reste de ce graphique, je dois dire que je m’y attendais : oui, la SF a une place de choix dans mes visionnages, rien de nouveau sous le soleil.

Voilà donc pour cette saison. Si ABC est grande première de ces stats, je pense que l’an prochain ira néanmoins à Netflix, car avec le Challenge Séries, je vais rajouter pas mal de saisons du géant du streaming. Et puis, comme je disais plus haut, il y a peu de nouveautés qui m’attirent pour l’instant, et les annulations de séries viennent surtout des networks (merci la Fox). Autrement dit : moins de networks, plus de Network. C’est la vie !

Une dernière stats pour le fun : 6% de ce que j’ai regardé a été produit par une chaîne française. Pas si mal par rapport à d’habitude où ça ne dépasse pas les 5%…

Supergirl – S04E06-08

Épisode 6 – Call to Action – 16/20
Une fois de plus, ça part dans tous les sens dans cet épisode de Thanksgiving qui relève malgré tout le niveau : les combats, les dynamiques entre personnages, les effets spéciaux, les intrigues… Tout semble gagner en qualité dans cet épisode que je ne peux que regretter de ne pas avoir vu avant. C’est la vie.

> Saison 4


06.jpg

Most journalist are not me.

Allez, c’est reparti, parce qu’il faut bien se mettre à jour dans cette série à un moment ou un autre, avant de passer à la suivante. Et j’ai presque hâte d’enchaîner, parce que cette saison 4 commence presque à me lasser : on commence par l’attaque d’un couple d’extraterrestres qui ne faisaient que se promener dans un parc de nuit. Par chance pour eux, Manchester vient à leur rescousse, et par chance pour lui, il est secondé par Supergirl.

Ils découvrent ensemble l’existence des Enfants de la Liberté, grâce à des tracts anti-aliens signés Agent of Liberty, l’agent de la liberté, ça sonne moins bien. Peu importe, Supergirl ramène les tracts au DEO où Alex est à peu près aussi choquée qu’elle et où la Colonelle Haley leur ordonne de laisser tomber cette investigation. C’est d’un ridicule total : elle engueule carrément Supergirl de ne pas avoir respecté les protocoles. Protéger des innocents ? C’est n’importe quoi si on ne lui a pas ordonné.

Ben voyons ! Inutile de dire qu’Alex (qui ne la salue plus en sortant, d’ailleurs) et Kara n’ont pas du tout envie de l’écouter : elles missionnent donc Brainy pour qu’il continue ses recherches de manière discrète et secrète. Pas vraiment ses points forts, hein. C’est plutôt marrant et ça apporte un point d’humour tout au long de l’épisode où il bosse dans le dos de la Colonelle et apprend à mentir.

En parallèle, les préparatifs de Thanksgiving continuent malgré tout le bordel qui arrive sur Terre, et ça me rappelle que j’ai perdu bêtement des points de Bingo à avoir autant de retards dans mes visionnages. Ben fait ses courses comme tout le monde et rentre chez lui, tout heureux d’avoir de quoi le fêter.

Pendant ce temps, à L-Corp, Lena continue de faire ses expérimentations chelou avec son assistante. Son but ? Soigner le cancer. Et ça ne va pas assez vite pour elle. C’est tout l’inverse de sa relation avec James qui va trop vite : Lena essaye de manipuler James pour qu’il fasse ce qu’elle veut uniquement. Bref, elle a toutes les chances d’être énervée pendant tout l’épisode, parce que James n’en fait qu’à sa tête et veut juste rencontrer les terroristes.

Lena l’en empêche de manière simple : elle est sa boss après tout, donc il doit faire ce qu’elle dit, surtout quand il lui rappelle qu’il est au travail et qu’il sait faire son travail. Chiant jusqu’au bout le personnage de James ! Il doit donc être à deux endroits à la fois, et il se fait remplacer par Kara au niveau de l’interview organisée par Lena. Pas sûr que sa copine soit fan de l’idée, mais ça permet à Kara d’apprendre à mieux connaître Nia qui s’avère, soi-disant, narcoleptique. Je sens que ses fréquents sommes vont cacher autre chose, car je ne vois pas bien l’intérêt de son intrigue autrement. En plus, franchement, que ça justifie son invitation au Thanksgiving ? C’est ridicule.

Ridicule, oui, mais pas autant que 1/James qui promène le chien traceur d’alien d’un agent de la liberté et 2/Kara qui se retrouve dans une interview-débat contre… Ben Lockwood. Heureusement qu’elle est censée manquer de confiance en elle, hein, parce qu’elle gère à merveille le débat et les attaques de Lockwood… jusqu’à ce qu’il soit horriblement plus doué qu’elle.

J’onn ? On pourrait s’en passer dans cet épisode, mais il est toujours là et s’inquiète de ce qui arrive à Manchester : il l’invite carrément au dîner de Thanksgiving de Kara, c’est du grand n’importe quoi. De toute manière, Manchester est occupé à autre chose : il torture l’un des agresseurs de la veille qu’il a reconnu afin d’avoir des infos sur le groupe des Enfants de la liberté. Ce n’est pas fou, mais on apprend que le masque des méchants agents de la liberté a des lentilles.

Tout ça nous mène au dîner de Thanksgiving le plus étrange de la série – et comme ils l’ont tous été, ça veut dire beaucoup. Alors pêle-mêle, on a donc Nia qui y croise Brainy, Lena qui s’engueule froidement avec James, Manchester qui se pointe et rencontre Kara (l’hôtesse de ce Thanksgiving donc) et Nia qui ment à la mère d’Alex en lui disant qu’elle a déjà un médecin. Elle est cheloue, je vous le dis.

Le dîner ? Il n’en est qu’au toast que ça part déjà en débat sur les Enfants de la liberté, puis sur les expériences de Lena. Oui, du côté de L-Corp, Lena découvre que toutes ses expérimentations ne ralentissent pas le progrès de la tumeur sur le cœur qu’elle irradie d’ondes extraterrestres… mais qu’en revanche, elles permettent au cœur de ne pas brûler quand elle veut l’incinérer. Pas mal.

Et quand le dîner de Thanksgiving commence enfin, tout le monde met en commun les informations acquises dans l’épisode, leur permettant de comprendre que la ville va être mise à feu et à sang par les agents de la liberté. Ces derniers ont marqué les maisons des aliens à l’infrarouge. C’est ridicule comme intrigue, mais ça passe plutôt bien : les masques permettent de voir les maisons marquées et le but est d’avoir des milices qui attaquent ces maisons de « cafards ».

Le dîner tourne court : Alex et Kara s’éclipsent pour le DEO, James reprend son rôle de Gardien et Brainy va se promener dans les rues de la ville pour effacer les marques. On se marre bien : il met KO quatre agresseurs sans même avoir à les toucher, et ça marche bien. James ? Il se prend la tête avec Lena qui révèle enfin qu’elle est celle qui l’a protégé de conséquences judiciaires en fin de saison dernière. Il ne le prend pas bien du tout et ça lui met juste assez les nerfs pour aller exploser Tom, son contact enfant de la liberté.

Sinon, Supergirl se retrouve à se battre contre un dragon, et j’ai un peu la haine de ne pas avoir vu cet épisode quand je cherchais un dragon pour le Bingo ! C’est tellement improbable d’en avoir un dans cette série ! Cela donne un beau combat entre Supergirl et le dragon, mais le dragon est en fait un allié qui protégeait une famille d’aliens. Ce que Supergirl rate pendant son combat ? Manchester organise sa propre vendetta et tue quelques agents de la liberté de son côté, y compris celui qu’il avait prisonnier dans sa salle de bain. Merveilleux.

Parmi les autres conséquences de l’épisode, Alex informe Kara que Nia a menti à leur mère ; la Colonelle Haley est forcée de reconnaître que les filles ont fait du bon boulot (ça devient déjà redondant !) et James rompt définitivement avec Lena. Ouep, il préfère avoir un entretien avec Tom qui lui fait rencontrer d’autres agents de la liberté, en le remerciant de lui avoir sauvé la vie la veille car le reste de sa patrouille a disparu (merci Manchester). James se fait donc enlever en fin d’épisode et Lena vit désormais dans la peur ; la décidant à aller encore plus loin dans le protocole Harun-El. Bien, c’est parti dans tous les sens, mais ça l’a bien fait ! J’en oublie d’ailleurs de préciser que Ben Lockwood se voit proposer sa propre émission de télé. Youpi !


Épisode 7 – Rather the Fallen Angel – 17/20
Oui, les notes remontent : une grosse partie détachée du reste m’a énormément plu dans cet épisode ; alors que les deux autres sous-intrigues fonctionnaient bien sans être passionnantes en-dehors du moment-clé qui les réunissait. Celui-ci, le climax de l’épisode, m’a quand même bien captivé et je peux donc dire que je n’ai pas perdu ma soirée car j’ai trouvé ça sympa à voir. Et ce n’était pas gagné quand je me suis lancé !

> Saison 4


07

And by tomorrow night, Supergirl will be dead.

Dès le début de cet épisode, nous sommes en pleine action avec les agents de la liberté qui continuent de foutre la merde contre les aliens. Par chance, Manchester est toujours plus rapide que Supergirl en tout et elle arrive toujours à temps pour le sauver quand ça se passe mal pour lui. Il lui ment bien sûr et assure à Supergirl que tout ce qu’il veut voir, c’est les terroristes être trainés en justice. C’est juste dommage qu’il soit plutôt en train de les tuer, parce que Kara lui fait clairement confiance. Tout le monde n’est pas un gentil, hein.

De son côté, James rencontre pour la première fois l’Agent de la Liberté, c’est-à-dire Ben Lockwood avec son masque. Bien évidemment, il n’est pas si amical que le pensait James : il vient bel et bien de se faire enlever et l’on veut juste faire de lui un porte-parole de la cause terroriste. Pour ce faire, on lui fait croire que Tom est toujours de son côté : il découvre ainsi où ils sont (l’île sur laquelle les extra-terrestres devaient être accueillis pour l’immigration) et finit par accepter de rejoindre les terroristes pour que ceux-ci épargnent la vie de Tom, ce traître qui libère James ! Je ne sais pas, on dirait un mauvais mouvement de film, quoi.

Pourtant, on nous le rabâche à deux reprises dans l’épisode et ça permet à James d’être sûr qu’il n’en a plus rien à faire de sa réputation parce qu’il préfère sauver la vie de Tom que sauver sa réputation – ou plutôt celle du Gardien, dont Lockwood veut se servir.

À L-Corp, Eve annonce à Lena que leur cobaye humain est prêt à commencer les expériences, mais elle a quand même besoin d’un petit peptalk. Elle refuse de s’attacher au cobaye et est de plus en plus froide avec tout ce qui l’entoure. Elle est en train de virer méchante quoi, et c’est dommage, même si c’est bien mené, et mieux encore que l’an dernier, je trouve.

Elle se retrouve donc à traiter le sujet 0331, qui est bien sûr un « malade » qui a l’air en pleine santé et qui est charmant avec elle. Il l’est aussi avec moi, parce qu’il me donne un point de Bingo avec sa cicatrice. Il est tout gentil même s’il imaginait que Lena serait un homme et très rapidement, Lena s’attache à lui. Mentir sur son nom n’aide pas Lena à ne pas sympathiser aussi. Il est tellement fait pour mourir ce 0331, c’est triste, mais j’ai beaucoup aimé la manière dont il est amené dans la série pour servir de psy à Lena, l’air de rien.

Bien sûr, il est encore et toujours question de (mal)bouffe aussi entre eux. Comme elle est trop attachée à lui, elle finit par lui expliquer qu’il risque de développer des pouvoirs et d’un coup, il pète un câble, parce qu’il culpabilise d’avoir tué son frère en récupérant son rein. Ah et aussi, il ne voit pas bien pourquoi n’en avoir rien à faire de la vie d’une araignée fait de lui le candidat parfait.

Dans tout ça, elle décide donc d’apprendre son prénom, Adam, pour en faire un humain. Et puis, elle laisse tomber toutes ses défenses, une à une, et lui raconte comment elle a perdu sa mère à quatre ans. Elle n’a pas compris ce qu’il se passait quand sa mère est morte, et elle l’a regardée mourir sans appeler à l’aide… Puis, elle a été adoptée par les Luthor et s’est toujours vue en criminelle, même quand elle les haïssait tous et faisait ce qu’elle pouvait pour être meilleure qu’eux.

Après tout ça, Lena comprend qu’elle ne veut pas continuer l’expérience : tuer Adam, ce serait trop pour elle. Par chance, il ne voit pas ça comme ça : lui veut continuer l’expérience parce qu’il a enfin trouvé un sens à sa vie, même s’il a 15% de la chance de la perdre avec le rejet de sa greffe de rein et 15% de la perdre avec l’expérience de Lena. Franchement, ça commence à faire beaucoup de pourcentages, mais Lena se laisse convaincre par sa détermination. Espérons qu’elle ne le regrettera pas trop vite. En tout cas, c’était une partie vraiment intéressante pour la série, je ne m’y attendais pas.

Malheureusement, Adam ne survit pas à l’essai clinique dès la première injection. Ils nous le font mourir hors écran et c’est tellement triste de voir Lena annoncer sa mort à son enregistreur vocal, comme si rien n’était. Chapeau à l’actrice pour le coup, ce ne devait pas être un épisode simple, et ça passait bien.

Pendant ce temps, le reste de l’intrigue ne me bottait pas du tout ! Lockwood passe tranquillement à la télévision pour dire que Supergirl est le problème. Cette dernière est débordée par tout ce qu’il se passe dans l’épisode, mais elle finit par accepter de bosser avec Manchester quand J’onn lui dit qu’il a des informations sur les objets volés en début d’épisode et sur le cargo qui était une autre mission des Agents de la liberté.

Leur collaboration ne se passe pas très bien : Manchester est trop énervé pour Kara et elle n’aime pas le voir s’attaquer à un innocent pour avoir des informations. C’est triste… Elle rentre donc chez elle pour un dîner pas terrible post-Thanksgiving avec Alex et J’onn. Là, elle apprend que les agents de la liberté disparus ont été retrouvés morts. Et ils sont probablement tués par un homme ayant les mêmes armes que Manchester.

Malgré ses doutes, Kara décide de retourner le voir après un petit discours rassurant de J’onn. Dans le genre pas rassurant, elle apprend en revanche de la part de Brainy que les Agents de la Liberté ont en fait de quoi créer une mini-bombe nucléaire. Avec l’aide de Manchester, elle comprend donc qu’ils souhaitent faire sauter l’île des immigrés aliens, celle où se trouve James. C’est bien beau tout ça, mais elle fait une confiance aveugle complétement stupide en Manchester.

Le problème, c’est que celui-ci n’en a pas grand-chose à faire de la vie de Kara : il veut juste avoir de quoi venger Fiona. Pour rencontrer le leader des Enfants de la Liberté, il n’hésite donc pas à livrer Kara aux terroristes, qui sont en plus en possession d’inhibiteurs de pouvoirs. Ouep, Kara se retrouve à la merci des terroristes… qui décident de ne pas la tuer comme ça, ce serait trop simple.

C’est beaucoup plus rigolo d’attendre la nuit et de la filmer à l’intérieur de sa propre statue de la liberté, quand elle sera explosée par… Le Gardien. Ben oui, James accepte de faire tout ce qu’ils veulent, même ça, parce qu’il est sûr que personne n’est encore présent dans la tour. Et Lockwood ? Il n’est pas en train de parler à Manchester, non, il prépare son live où il compte bien présenter Supergirl comme une menace.

Manchester comprend vite qu’il a été piégé et fait ce qu’il peut pour obtenir le nom de Lockwood. Pendant ce temps, Supergirl arrive à se faire remarquer, malgré des pouvoirs très affaiblis, par un James qui fait tout le discours qu’on lui a dit de faire. Heureusement que la bombe a besoin d’être activée par quatre détonateurs, parce que sinon, elle serait déjà morte. Supergirl parvient finalement à se sauver et à balancer la bombe dans le ciel, donc tout va bien pour tout le monde, excepté Lockwood.

Et J’onn, aussi ! Il s’attaque à Manchester dont il ne comprend pas la trahison pour mieux se faire coincer par lui : il est armé d’une arme contre les télépathes comme J’onn et s’en sert pour le faire ressentir son besoin de vengeance. Bref, J’onn finit en larmes chez Kara parce qu’il a compris qu’il avait accordé sa confiance à la mauvaise personne. Il était temps de s’en rendre compte !

Et sinon, James essaye de se rabibocher avec Lena qui n’a pas spécialement le cœur à ça après Adam et Manchester a bien réussi à choper le nom de Lockwood, puisqu’il se rend à son usine familiale en fin d’épisode. Petit cliffhanger réussi ! Ah, il me reste encore à noter que Tom s’en est tiré et a aidé James à s’en sortir, donc j’étais mauvaise langue plus haut en pensant qu’il était un faux traitre. C’était juste mal écrit, apparemment.


Épisode 8 – Bunker Hill – 17/20
Un très bon épisode, dans la lignée du précédent. Les multiples intrigues entamées au cours de la mi-saison arrivent à leur conclusion (au singulier, oui) logique et j’ai trouvé tout cela bien plus efficace que l’an dernier. Le cliffhanger donne envie de revenir pour la suite de la saison ; un autre incite à regarder le crossover, et dans l’ensemble, le tout est cohérent.

> Saison 4


08

Reporting 101, when you get kidnapped, you’re on the right track.

Bon, je voulais voir ce troisième épisode hier soir et j’ai finalement préféré éteindre la télé en voyant l’heure tourner. Qu’à cela ne tienne, dès le réveil je me suis remis devant la série ! Cet épisode se concentre enfin sur Nia en nous prouvant qu’elle a bien des sortes de cauchemars-visions quand elle s’endort. C’était un peu ma théorie aussi.

Comme j’aime beaucoup le personnage de Nia, qui a du potentiel je pense, je trouve ça cool d’enfin avoir quelques pistes pour elle. Malheureusement, ça commence mal pour cette intrigue, avec une scène où elle se retrouve dans l’ascenseur de Catco avec Kara et James parlant de la vie romantique de ce dernier. Ce n’est jamais que son boss et c’est juste chelou. Bon, le but est évidemment de montrer que Kara remarque qu’elle ne va pas bien. Grâce à cela, elles peuvent donc parler un peu de la narcolepsie étrange de Nia.

Au DEO, Alex déprime de voir que tous les agents arrêtés proclament être Agent de la liberté. Kara, qui est sur tous les fronts, y débarque également et apprend de Brainy que Nia pourrait pourtant être la clé pour retrouver Agent Liberty. Allez, évidemment que dans le futur, il la connaissait. C’est abusé, mais je m’y attendais pourtant depuis un moment.

On s’éloigne assez vite du DEO où le président continue d’être un parfait abruti, s’inquiétant plus des sondages d’électeurs que de sa propre politique. Alex n’a vraiment plus grand-chose à faire cette saison et ils ont totalement abandonné son intrigue d’adoption au passage. Allez comprendre.

Pendant ce temps, Kara (encore elle !) et J’onn se mettent également à la recherche de Manchester, parce que ça sent bien la revanche toute cette histoire. Depuis sa voiture, Benjamin Lockwood est en train de partir en vrille, craignant d’être rattrapé après le désastre de l’épisode précédent. Il paraît surtout complétement schizophrène et il avait raison d’avoir peur car quand il arrive chez lui, il tombe sur Manchester. Celui-ci s’amuse à prendre le thé avec Lydia, la femme de Ben qui n’a aucune idée de ce qu’il se passe dans la vie de son mari. Et il s’amuse aussi à donner petit à petit des informations à Ben qui finit par comprendre qui il est.

La tension grimpe assez vite entre eux, mais elle est interrompu par J’onn qui envoie de temps en temps des appels télépathiques à Ben pour qu’il comprenne bien qu’il doit toujours respecter sa promesse envers Fiona, même si elle est morte. Cette intrigue ne m’aurait pas franchement passionné si elle ne recoupait pas de manière grossière et évidente celle de Nia : le cauchemar du début d’épisode où elle voyait une femme tuée par Agent Liberty ? Il s’agissait de Lydia, et Nia aurait mieux fait de voir Manchester pour tout comprendre.

Oh, bien sûr, la série ne nous dit pas immédiatement les choses de façon si explicite, mais c’est quand même évident dès qu’elle refait son cauchemar. Pourquoi le refait-elle ? Kara réussi à convaincre Nia de lui dire toute sa vérité : Nia est donc une alien et dans sa famille, les femmes héritent parfois du don de prédire l’avenir dans leur sommeil. Bon, du coup, c’est une alien trans ou on laisse tomber le fait qu’elle a changé de sexe ? Pas bien clair tout ça.

L’essentiel est qu’elle accepte toutefois de partir à la recherche d’une plus grande compréhension de son cauchemar. C’est là que Brainy a alors un rôle à jouer : il débarque chez Nia, tombant plutôt bien (littéralement) pour l’aider en focalisant son attention. Avec l’aide également de Kara, Nia parvient donc à prendre petit à petit le contrôle de son cauchemar, ce qui surprend Brainy qui sent clairement en elle le grand pouvoir qui la rendra célèbre dans le futur ; où elle se fera apparemment appeler Nura. Décidément, que de destins d’exception dans l’entourage de Kara !

Sans trop de surprise, donc, Nia voit donc le visage de la victime, mais pas nous, parce qu’il faut préserver le suspense. Elle aperçoit aussi un Manchester flou, qu’elle prend pour Agent Liberty, qui lui la braque. Brainy parvient de justesse à la réveiller avant qu’elle ne se fasse tirer dessus et cela les laisse donc sans la moindre piste. Pourtant, Nia dit savoir où aller pour retrouver la femme.

Brainy et Kara la suivent donc dans une rue où Supergirl comprend que des Agents de la Liberté les suivent. Elle s’arrange donc pour se faire kidnapper par eux alors que Brainy est censé distraire Nia. Bon, Brainy étant ce qu’il est, c’est l’ensemble du trio qui se retrouve kidnappé. Le but du kidnapping ? Découvrir la planque secrète d’Agent Liberty.

Finalement, ce n’est pas bien efficace, mais ça permet à Nia de développer à vitesse grand V son pouvoir : puisqu’elle voit le futur, elle peut prévoir la trajectoire d’une balle et se libérer grâce à elle. L’action démarre brusquement et hop hop hop, Brainy et Supergirl se retrouvent à mettre K.O les méchants comme si de rien n’était. Par chance, il y a plein de fumée et Nia ne sait pas encore que Kara est Supergirl. À ce stade, elle ferait franchement mieux de lui dire, je ne vois pas bien l’intérêt de lui cacher. Ce qui est cool en tout cas, c’est que grâce à tout ça, Kara découvre qu’ils sont dans l’entreprise familiale de Lockwood.

Il n’en faut pas plus pour que Brainy et elle comprennent qu’Agent Liberty est en fait Lockwood, ce qui est confirmé par un petit coup de poker d’Alex au DEO avec l’un des méchants arrêtés lors de l’épisode précédent. Hop, Kara peut donc s’envoler vers le lieu de l’action, laissant derrière elle son portable et ses lunettes qui vont probablement s’éclater au sol. Discret.

Cela dit, elle fait bien de s’envoler chez Lockwood, parce que la situation se tend là-bas. Manchester a en effet révélé à Lydia que Ben était un grand méchant meurtrier, réussissant même à forcer Ben à montrer sa planque, dans la cave. Juste après ça, il le force aussi à mettre son masque pour mieux le tabasser, puis menacer la vie de Lydia. Le problème, c’est alors que J’onn choisit ce bon moment pour se refaufiler dans la tête de Manchester.

Lockwood peut donc reprendre le pouvoir sur Manchester, le poignardant carrément. Cela permet à Lydia de s’enfuir, puis Lockwood fait de même dans la bataille qui les oppose. C’est là que Supergirl arrive trop tard car il n’y a plus personne dans l’abri anti-tornade/cave. Un petit appel de J’onn la remotive à retrouver encore plus vite Lockwood, puisqu’elle apprend que Manchester est avec lui.

Le reste du combat se déroule donc à l’usine où Brainy est en train d’expliquer à Nia qu’il est sûr qu’elle peut encore changer l’issue de son rêve. C’est mignon tout plein de les voir se rapprocher comme ça et il est fort possible que je sois en train de les shipper, lui qui vient du futur, elle qui voit le futur, c’est du tout cliché, mais ça fonctionne bien.

Bon, Supergirl débarque à temps pour empêcher Manchester de tuer Ben, parce qu’elle veut absolument emmener Ben en prison. Bizarrement, Manchester se révèle hyper prêt pour son combat avec Supergirl : il la maîtrise avec une petite bombe de poussière de lune puis avec l’équivalent DC de l’adamantium Marvel (du Ninth, un métal qui coince même Supergirl). Oui, vous avez bien lu, Supergirl se fait maîtriser en trois secondes par Manchester. Ce dernier peut donc poursuivre sa quête de vengeance et menacer de tuer Lydia…

Le tout pour être mieux interrompu par Nia qui lui envoie le crochet de son cauchemar à la gueule. C’était sympathiquement construit et j’ai aimé ce croisement des intrigues, même si c’est un peu gros que tous les personnages se retrouvent dans l’usine Lockwood en partant à pied de chez Ben. Jusque-là, il y avait besoin d’une voiture pour faire le trajet, quoi.

Toujours est-il que Manchester est maintenant à la merci de Ben qui a envie d’en profiter pour le tuer. Bien sûr, ce n’est pas ce qu’imagine Lydia pour son mari et ce n’est pas non plus ce que veut Supergirl. Cette dernière, toujours coincée dans son métal, décide alors de se mettre à voler, soulevant carrément toute une partie du bâtiment avec elle. Et le bâtiment est sacrément solide parce qu’il ne s’effondre pas au passage, alors qu’il n’était sûrement pas fait pour voler, surtout si on part du principe physique qu’il n’y a qu’un point de force qui le tire vers le haut. M’enfin bon, passons ces détails : cela permet à Supergirl de se libérer et de remettre le bâtiment au sol, manquant de perdre la vie de Lydia au passage, mais elle la sauve, c’est évident.

Hop, cette mi-saison arrive donc à sa conclusion : Manchester est ainsi envoyé en prison où il reçoit la visite de J’onn. De son côté, Ben est arrêté par la police lui aussi. On ne le voit pas arriver en prison, parce que les scénaristes préfèrent lui donner une petite réplique bien sentie à l’encontre de Supergirl : maintenant, le public connaît son vrai visage ; il est peut-être temps de chercher à savoir qui est Supergirl. Cette dernière s’occupe justement de mal embrouiller Nia sur Kara. Malheureusement, ce n’est pas très efficace à plus grande échelle : le Président demande à Kara de lui révéler sa véritable identité.

En effet, Ben Lockwood était une figure publique aimée par une grande partie du pays qui considère que les aliens sont un danger public pour le pays. Du coup, le président est forcé de constater qu’il n’y a pas de raison valable que Supergirl continue de cacher son identité. Comme elle refuse évidemment de lui donner, elle se voit remerciée et forcée de démissionner si elle ne veut pas entamer une guerre contre les USA.

Ce cliffhanger est plutôt bien foutu, sans oublier qu’il conclue ces huit épisodes assez bien : Nia retrouve un sommeil pépère, James est terrifié de constater qu’une partie du pays est contre eux et pour Liberty. De sa prison, Manchester voit Lockwood arriver en prison, où effectivement une importante foule, dont sa femme, l’attend pour chanter son nom. Supergirl le regarde depuis le ciel et elle n’est pas bien rassurée par tout ça. Tu m’étonnes.

La dernière scène nous introduit par ailleurs le cliffhanger qui se déroulera sur la Terre 90 et qui nous indique assez habilement de regarder Flash pour ne rien louper de ce qu’il se passera au prochain épisode. De mon côté, j’ai choisi de ne pas regarder du tout le crossover : je le verrais le jour où je me mettrais à jour dans l’Arrowverse, si ça arrive un jour. Il paraît qu’il n’y a pas eu de choses trop importantes dans la mythologie Supergirl au cours du neuvième épisode, je vais donc tout simplement sauter l’épisode et le voir plus tard.

Par conséquent, je considère que j’ai enfin rattrapé la série… une de moins, encore 17 à rattraper… hum !

> Saison 4