Zoey’s Extraordinary Christmas

Zoey’s Extraordinary Christmas – 16/20
J’ai beaucoup attendu ce film, et j’en ai peut-être trop attendu. Ironiquement, je pense qu’il arrive trop tôt après la fin de la série pour que ce soit vraiment des retrouvailles avec les personnages. Cela donne juste l’impression d’un long épisode de la série, et pas le meilleur qui plus est. C’est longuet et déséquilibré, mais ça a l’avantage d’apporter une vraie fin à la série cette fois. Il faut peut-être savoir s’arrêter tant qu’il est temps. Ce fut un joli voyage.

Spoilers

C’est le premier Noël de Zoey sans son père.

Their costumes shined.

J’ai attendu bien trop longtemps avant de me lancer dans ce film, mais c’est finalement sur un coup de tête que je me suis dit qu’il fallait que je tente de m’y mettre. Hier soir, j’étais donc parti pour ces cent minutes qui ne sont jamais qu’un long double épisode de la série, et je ne regrette pas de les avoir enfin vues… même si j’aurais aimé une ambiance différente. En effet, je m’attendais à de la comédie pure, et ce n’est pas ce que j’ai eu.

Cela commence plutôt pas mal, avec un résumé de la série par Zoey pour donner aux personnes qui découvriraient l’univers avec le film les cartes pour le comprendre. Et en même temps, le résumé est finalement interrompu par le père Noël, car c’est à lui qu’elle parle, et il l’est bien trop tôt pour réussir à replacer chaque personnage. Cela donne un étrange sentiment, parce que le film semblait vouloir être pour tout le monde, et soudainement, il ne l’est plus.

La première scène nous rend aussi une héroïne qui n’est pas si cool que ça, à garder pour elle le père Noël plutôt que de le laisser aux enfants qui l’attendent. C’est étonnant comme choix, ça l’a fait passer pour une horrible narcissique, et c’est quelque chose qui va perdurer pendant tout le film… alors que le personnage est supposé être l’exact opposé de ça. En plus, en même pas deux heures, ils n’ont pas le temps de gérer toute l’intrigue de dépression qui était en cours, alors ça fait vraiment bizarre, on ne trouve pas tout à fait le bon équilibre pour Zoey.

Elle qui adorait Noël se retrouve à jouer les elfes grincheux auprès de Mo qu’elle accompagne au centre commercial ce jour-là. Mo promet de garder pour lui ce qu’il pense vraiment de cette journée, mais eh, c’est oublier le pouvoir de Zoey : évidemment qu’on enchaîne aussitôt en chanson de Noël. Et c’est une excellente chose, parce qu’il fallait tout de même se mettre dans l’ambiance et que ça permet de voir que le format film permet davantage de choses, avec l’intervention de quelques figurants lambdas dans les chansons.

Malgré tout, Zoey a bien du mal à entrer dans l’ambiance de Noël malheureusement… Et je dis malheureusement parce que cela la rend toute bizarre. Je ne peux m’empêcher de la trouver un peu chiante par rapport à d’habitude. Elle cherche à s’enfuir alors que, pfiou, la Zoey qu’on aime devrait être toute heureuse à cette idée. Tout le problème vient de sa dépression probablement, sauf que ce ne sera pas abordé de plein fouet, se contentant de se centrer sur l’absence de son père, qui devient un refrain obsédant pour elle. Je ne peux pas comprendre ce que ça fait car j’ai la chance d’avoir mes deux parents en vie et je n’arrive pas à imaginer ce que ça doit être… mais je trouve tout de même qu’elle semble s’enfermer dans des attentes irréalistes.

Quand elle retrouve Max, Zoey reste tout aussi chiante. En effet, il est plutôt heureux d’avoir obtenu les pouvoirs deux semaines plus tôt et il est ravi de les avoir parce qu’il s’en sert pour venir en aide à ses clients. J’imagine que ça aide bien. Cela fait donc deux semaines qu’il a les pouvoirs : c’est encore fun et Zoey lui a fait gagner du temps, il sait déjà comment ça fonctionne.

Zoey retourne aussi au travail, parce que ce film serait incomplet sans ce genre de passage. Et c’est agréable de la retrouver dans ces décors. En revanche, ça donne presque l’impression de revenir en arrière quand elle en est une fois de plus à parler avec Simon du deuil du père. Bon, le but du film est aussi de boucler certaines intrigues, j’imagine. Nous avons donc une journée pull de Noël avec encore un concours où personne ne bosse – et un concours qui est gagné par Leif et Tobin, en plus.

Sur les conseils de Simon, Zoey organise une réunion de famille pour parler avec eux du réveillon. C’est le premier sans le père et il faut bien en parler. Le problème, c’est que toute la famille a déjà des plans de prévu. Outch. Ils sont gênés comme tout de devoir avouer la vérité à Zoey : elle est la seule à ne pas avoir de plan pour Noël, parce qu’Emily et David vont chez la sœur de la première alors que Maggie est prête pour une petite virée à Hawaii.

Et alors que Maggie demande à Zoey ce qu’elle pense de tout ça, voilà Zoey qui se la joue Taylor Swift pour nous chanter Bad Blood. C’est plutôt intéressant à regarder, parce que ça signifie que c’est Max qui se retrouve à la place de Zoey : il entend ce qu’elle pense au plus profond d’elle et il va être bon pour jouer son psy quand elle est en plein déni de la situation en face d’eux.

L’avantage, c’est que Max est vraiment le copain parfait pour Zoey. Il aborde la situation avec le ton léger qu’il faut, il répond bien à ses blagues et il l’aide à faire face à la catastrophe comme il le faut, en en parlant tout simplement. Cela ne fait pas tout le travail pour autant : Zoey se rend compte assez vite que tout le monde autour d’elle a de gros plans pour Noël.

Après sa famille, c’est au tour de Simon de savoir quoi faire loin de San Francisco, puis de Leif, puis de Mac et Tobin. Et même avec Mac qui fait passer le message que Zoey s’apprête à avoir des vacances nazes, ben, tout le monde a bien du mal à faire comme si. Et le pire, c’est qu’ils cachent tout comme il faut, mais ils ne peuvent pas taire les chansons en eux. La chanson était sympathique, mais ce n’était pas leur meilleur numéro, c’en est presque décevant.

S’il y en a une qui est déçue, en tout cas, c’est Zoey. Elle rentre dans la maison familiale pour mieux découvrir que sa mère n’a pas pris la peine de décorer quoique ce soit. Bordel, je me sens moins seul soudainement à ne pas avoir de déco à une semaine du réveillon. Elle se met aussitôt en quête de décorations pour mieux tomber sur une boîte à souvenirs un brin désespérante et déprimante pour elle : elle se rappelle ainsi des différents Noëls en famille.

Pendant que David et Emily sont jaloux de leurs connaissances envoyant des cartes de Noël parfaites, Zoey est donc en pleine dépression. Max le voit bien et après une petite soirée à l’opéra, il tente de la convaincre que des vacances de Noël rien qu’à eux deux pourraient être fun.

Ce n’est pas exactement ce que Zoey a en tête, cela dit. Les deux se retrouvent alors coincés dans une étrange scène où Zoey est à fond dans l’ambiance de Noël dans sa tête alors que Max est coincé dans un Just the two of us. Il y avait de bons moments dans cette scène, malgré son ambiance bizarre, principalement parce que les acteurs s’éclatent, en fait. Je suis amoureux de Max et sa petite balade romantique, je suis amoureux de Zoey et son surjeu total de l’ambiance de Noël.

Malgré tout, la conclusion est finalement que Max est prêt à faire ce que veut Zoey. Comme toujours. Il accepte donc de faire en sorte d’organiser un grand réveillon de Noël en la mémoire de Mitch, car c’est finalement ce que veut faire Zoey. Pour ça, il lui faut encore convaincre sa famille de rester. Par chance pour elle, Emily et David ne sont pas si ravis d’aller voir Jena finalement, alors que Maggie ben… C’est une maman. Elle se laisse facilement convaincre, même si Deb était très motivée à l’idée d’aller à Hawai’i. Elle se fait inviter au réveillon, alors ça va, surtout que le voyage est décalé à la St Valentin.

Bref, tout va bien dans le petit monde de Zoey, et tout le monde fait encore en sorte d’aller dans son sens. Et pourtant, malgré ça, la vie continue et il va falloir que Zoey s’y fasse un jour ou l’autre. Oui. Evidemment, au moment de l’achat du sapin, Zoey se rend compte que sa mère en pince totalement pour le marchand de sapin. C’est n’importe quoi, parce que bien sûr, la rousse voulait juste un joli Noël en souvenir de son père. Malgré tout, elle est prête à venir en aide à sa mère et ses envies de recommencer à rencontrer des hommes. Par contre, quand il est question de s’inscrire sur des applications de rencontres, il y a trop rapidement trop de moments gênants pour elles. Maggie en arrive à la conclusion qu’elle n’est pas prête, pensant encore trop à Mitch.

Dans le fond, c’était le plan de Zoey, non ? Elle se retrouve à gérer le réveillon pour que tout le monde pense à Mitch, non ? Et c’est… terrible à voir. Elle est insupportable avec tout le monde, je crois. Heureusement, Mo est capable de lui donner quelques bons conseils pour les préparatifs – et j’ai particulièrement aimé le conseil pour acheter des cadeaux en suivant quelqu’un avec de belles chaussures.

C’est complètement perché, mais admettons. Le plus perché n’est pas encore là : le plus perché, c’est Max qui invite le vendeur de sapin au réveillon de Noël sans en parler personne, pas même à Zoey, juste parce que Maggie a chanté une chanson et qu’il l’a entendue ? C’est tellement perché, faut arrêter, franchement.

 

En tout cas, Zoey n’arrive pas à se faire à l’idée que les choses sont en train de changer. Son père n’étant plus là, l’idée de tout refaire comme avant ne peut pas fonctionner. C’est toujours un plaisir de voir le casting de la série, heureusement, mais en plus, faut voir la chanson que Max a entendu : Call me maybe, version soixantaine. C’est… original, mais de là à dire que Maggie y a mis tout son cœur, je ne sais pas quand même.

Pour en revenir au réveillon (bordel, c’est dans quatre jours pour nous), tout ne se passe pas si mal pour autant, parce que Max avait raison : le vendeur de sapin a bien une raison d’être là, et l’univers le rend touchant quand il pleure sur des chaussettes de Légo. Elles étaient pour Max à l’origine, mais il lui cède avant même de savoir que ça peut avoir le même impact sur Jack. Quant à Maggie, si elle n’est pas encore prête à se relancer dans des rencards, elle cède vite au charme de l’homme à qui elle fait visiter la maison.

Zoey pète de plus en plus un câble puisqu’elle perd peu à peu le contrôle de la situation, mais elle est loin de se douter que ça ira aussi loin que ce qui arrive : Maggie embrasse Jack après un petit tour de claquettes, et évidemment, Zoey les surprend. Perturbée, elle retourne en cuisine où elle n’hésite pas à engueuler toute sa famille avec le repas ne tourne à la catastrophe quand elle se retrouve à être cassante avec tout le monde… et que Jack se retrouve cassant avec la boule à neige de Mitch, le pauvre.

La boule à neige s’éclate au sol. Evidemment. Je pense qu’on l’avait tous vu venir dès le départ puisqu’elle est introduite comme la référence à Mitch, la tradition du début de tous les Noëls familiaux. C’est un accident fâcheux, bien sûr, et ça suffit largement à provoquer quelques émotions comme la série savait le faire. Pas aussi bien, je trouve, mais de manière assez efficace tout de même.

C’est finalement Max qui est le plus affecté par l’accident. Il comprend bien que son pouvoir peut être une malédiction : il entend toute sa belle-famille se mettre à chanter sa peine, son deuil, sa tristesse. Et ça fait beaucoup d’un coup. Le reste de la soirée nous sera inconnu jusqu’au moment où Zoey est sur le point d’aller se coucher auprès d’un Max dépité par ce qu’il a provoqué. Maggie les interrompt tout de même pour venir voir Zoey et parler de ce qu’il s’est passé avec Jack, mais ça ne mène un peu nulle part.

La nuit de Noël est enfin là après une dernière conversation pour le couple, cela dit, et ça se passe mieux pour Zoey. La décoration de la maison est magnifique durant la nuit, et il se met même à neiger soudainement dans le salon. C’est le petit miracle de Noël : Mitch se met à lui chanter un chant de Noël alors que tout passe en noir & blanc. Bien sûr que le film se devait d’avoir une scène entre Zoey et Mitch lui aussi. C’est un peu cliché, mais c’est un film de Noël après tout. Mitch peut ainsi lui apporter le réconfort dont elle a besoin et la morale de ce film. On le voyait venir dès le départ, hein, mais bien sûr, Zoey apprend que c’est une mauvaise idée de vouloir absolument garder Noël exactement comme il l’était auparavant.

Mitch lui explique qu’elle a besoin de nouvelles traditions, de nouvelles histoires et surtout, surtout, qu’elle a besoin d’oublier la perfection. Simple, efficace, petit chant de Noël et hop, on repart vers la conclusion du film. Il y a de quoi faire pour arriver à une fin heureuse.

Au lendemain matin, Zoey se lève tout fraiche et pimpante, et elle souhaite s’excuser auprès de sa famille pour le réveillon horrible qu’ils ont passé… mais avant ça, elle doit encore retrouver Max qui s’est éclipsé. Aaah. Mais c’est horrible, ça, surtout qu’ils doivent tous s’attendre pour l’ouverture des cadeaux. Zoey n’étant pas là, Maggie profite du temps qu’elle a pour se rendre sur la tombe de Mitch.

Elle a des choses à lui confesser : elle a fait une petite danse de claquette à quelqu’un qui n’était pas Mitch, et elle l’a embrassé aussi. C’est beaucoup pour elle, et j’aime le fait que les scénaristes prennent le temps de développer son personnage à nouveau dans cette direction. Son travail de deuil est clairement difficile à gérer. Bon, par contre, une part de moi espérait vraiment une comédie pour Noël, et ce n’est pas exactement ce que propose la série avec ce film. Non, c’est même plutôt déprimant à vrai dire.

La déprime, c’est aussi l’état de Max : si le film ne cherche pas à nous expliquer pourquoi il a les pouvoirs de Zoey désormais, il nous montre les difficultés que ça entraîne dans la vie de Max. Il comprend enfin les difficultés qu’avait Zoey ces deux dernières saisons et il s’en veut en plus de ne pas avoir réussi à plus la comprendre. Mouais. Je trouve que la série a toujours bien été proportionnée là-dessus, et j’ai souvent été du côté de Max franchement. Finalement, la série se dirige vers autre chose : Zoey en arrive à la conclusion que Max a obtenu son pouvoir pour pouvoir mieux la comprendre.

L’empathie est une bonne chose, mais la justification est quelque peu surprenante. Il ne faut pas trop réfléchir à ces histoires de pouvoirs je crois et se contenter de les vivre avec joie. J’aurais aimé toute une saison se centrant sur Max, on aura juste eu un petit film avec Max entendant principalement des chansons de Zoey.

En effet, après un dernier duo, Max se rend alors compte qu’il a perdu son pouvoir… Et ça, franchement, je trouve ça nul. C’est bien d’avoir l’empathie pour Zoey, mais j’aurais aimé que ça dure pour lui aussi. Tant pis. Il est l’heure d’en arriver à la conclusion du film de toute manière. C’est finalement du côté de David et d’Emily que j’ai reçu le coup que je m’attendais à avoir dans le film parce que ces scénaristes savent le faire ! Je ne m’attendais pas à ce que ça vienne de leur intrigue pas dingue, par contre.

Plutôt que de se consacrer à une newsletter vantant une année extraordinaire, David décide finalement de raconter la vérité dans une lettre. Les mots choisis par David sont parfaits, et comme le dit Emily, ils sont courageux et plein d’amour. J’aurais préféré qu’ils envoient cette lettre, d’ailleurs : je comprends l’idée du gag de les avoir en train d’envoyer la première lettre plutôt que la plus jolie des deux, mais ça gâche une partie du message, pour rien.

En parallèle, Mo et Penny continuent de filer le parfait amour, et c’est très chou à voir. En deux semaines, la relation a pris beaucoup de poids, je trouve. C’est tant mieux car ça donne envie que Mo termine avec une jolie conclusion. En attendant, Mo se contente d’aller chercher la fille de Penny à sa chorale et il n’en faut pas plus pour qu’elle prenne aussitôt la direction de cette chorale qui manquait de joie, effectivement.

Après, je ne suis pas certain que Mo apporte tant de joie que ça aux enfants, mais bon, c’est justement le but de cette intrigue qui finit par nous montrer qu’elle est partie en vrille sévère. Elle se prend pour la star du show, et autant vous dire que les parents ne sont pas ravis d’assister à un spectacle de Mo plutôt qu’à un spectacle de leurs enfants. C’est ridicule à bien des égards. La voix de Mo est magnifique, hein, mais personne n’est là pour ce spectacle et il se ridiculise énormément. C’est plutôt en raccord avec le personnage après.

Penny lui fait prendre conscience en fin d’intrigue que ce n’est pas tout à fait le but de ce genre d’événements d’éclipser les enfants. Le problème, c’est qu’il ne reste pas tellement de temps pour traiter cette histoire et que, de toute manière, ça a juste trainé en longueur tout du long en étant perpétuellement détaché de l’intrigue principale. Le format série appliqué à un film, clairement… C’était étrange.

En plus, Tobin et Leif ont manqué beaucoup à tout ça. On ne les retrouve qu’à la toute fin du film, quand Zoey prend enfin la décision d’instaurer de nouvelles traditions de Noël. Elle se rend donc à MaxiMo où Mo organise sa soirée annuelle de Noël avec tous ceux qui ne savent où aller pour Noël. Il s’agit évidemment d’un karaoké, et tous les collègues de Zoey sont là, comme d’habitude. Simon est là lui aussi, évidemment, et il offre à Zoey… une boule à neige. C’est beau les coïncidences. Alors par contre, ces drôles de regards qui nous renvoient dans un triangle amoureux ? Ce n’était pas nécessaire du tout.

La conclusion du film ? Tout est bien qui finit bien, évidemment. Mo apprend à s’éclipser pour laisser Amira, la fille de Perry, chanter. Allez la relève est là. Et ça fait une fin sympathique, avec Perry qui se met à chanter lui aussi. On n’avait pas eu l’occasion d’entendre sa voix, c’était un peu dommage.

C’est une jolie conclusion pour la série je dois dire, et cette fois-ci, je ne suis pas certain qu’apporter une suite sera vraiment nécessaire. Oh, j’aurais envie d’en avoir une, mais j’ai peur qu’ils s’essoufflent encore plus : de ce film, il ne reste rien de bien marquant, finalement. Aucune performance ne s’est vraiment démarquée, aucune scène n’a réussi à avoir l’impact émotionnel que j’en attendais (à part la lettre, mais c’était vite expédié) et l’équilibre de l’ensemble n’était pas spécialement stable. L’avantage, c’est toutefois qu’on a une vraie dernière scène cette fois. Là, les sourires de fin pour tous, c’était quand même génial. Restons-en là, une page se tourne.

 

C’est enfin les vacances !

Salut les sériephiles,

C’est ENFIN les vacances ! Après l’article d’hier, vous deviez vous attendre à ce titre d’article aujourd’hui, non ? C’est dans les habitudes du blog de toute manière, chaque fois que les vacances scolaires débarquent, je fais le point sur tout ce que j’espère pouvoir faire de ces deux semaines sans avoir à donner de cours. J’ai déjà évoqué hier soir l’aspect travail et les copies (dès demain, allez, on y croit), mais ce n’est pas tellement ce qui vous intéresse le plus, normalement. Non, vous, ce qui vous intéresse le plus, c’est, d’une part, le blog et, de l’autre, les séries.

Sans y aller par quatre chemins, voilà donc ce qui est prévu. Côté blog, j’espère arriver au bout du top 45, même si pour ça, il va falloir que je fasse quelques visionnages de plus. J’imagine qu’il faudrait aussi que je prépare un peu le mois de janvier à venir, avec un nouveau design. Avant ça, Noël et le réveillon de cette nouvelle année approchent, et avec eux, les articles qui accompagnent toujours cette période, histoire de faire le point sur l’année écoulée, les meilleurs épisodes, les recherches les plus populaires, tout ça, tout ça.

Ce sont des articles que je prends toujours du plaisir à écrire, parce que c’est toujours cool de faire le point chaque année. C’est donc au programme des jours à venir sur le blog, comme ça fait dix-sept jours maintenant qu’il est au programme pour moi de décorer mon appartement avec toutes mes affaires de Noël. Malheureusement, ce n’est toujours pas fait… Et je n’ai toujours pas mes cadeaux non plus.

Ce n’est pas demain que tout ça avancera, puisque je suis de déménagement, et dimanche, ben le sommeil devrait l’emporter. Lundi, probablement vaccin. Bordel, c’est déjà Noël, en fait. Et c’est une bonne nouvelle parce que j’ai quelques cadeaux qui commencent à s’accumuler dans mon salon – certains d’entre vous sont à remercier pour ça, et vraiment, merci – mais c’est aussi un brin stressant de me rappeler que j’ai plein de séries à voir.

Ben oui, je voulais terminer quelques saisons pour le top 45 avant le nouvel an. J’abandonne totalement l’idée de finir mon rewatch The Magicians à temps ou d’avancer mon Challenge Séries 2021 jusqu’à son terme, finalement. En effet, vu que je ne suis toujours pas dans l’esprit de Noël, j’ai plutôt envie de me consacrer à quelques séries de Noël. Ben oui. Parmi elles, il y a bien sûr Hawkeye qui, si j’ai bien compris, se déroule en décembre, mais aussi quelques autres séries plus dans l’ambiance enfantine. Eh, j’ai mes articles Disney à écrire aussi, et mes hebdos à rattraper. J’ai toutes les séries de cette semaine, et quelques critiques de la semaine dernière qui attendent encore que je m’occupe d’elles.

Bref, j’ai déjà l’impression d’avoir les yeux plus gros que le ventre avec cet article, et pourtant, je vise bien moins de choses que d’habitude où j’écris la liste des mille séries que je compte vraiment rattraper. Sans jamais le faire pour autant. Au moins là, c’est un peu réaliste : bosser, tenir le blog, voir quelques séries pour bien finir 2021. Et regarder le film Zoey’s Extraordinary Playlist, faut quand même pas déconner, c’est un miracle que je ne sois pas trop spoilé après tant de jours sans l’avoir regardé.

Par contre, pour faire tout ça, il faut quand même être en forme… alors bonne nuit. Enfin, presque bonne nuit, j’ai encore l’article du top 45 à rédiger. Chaque chose en son temps.

 

Mais vivement les vacances !

Salut les sériephiles,

Que serait une presque fin de semaine sans le petit rush de publication d’un article 100% blabla sur le blog ? Ben rien, donc bienvenue sur un article qui n’était pas exactement prévu et qu’il me faut improviser dans un bus qui remue tellement mes mains que je n’arrive pas à taper correctement. Toujours un plaisir les transports, super. Et oui, il n’est pas si tard, mais ma soirée est déjà occupée. Avec les préparatifs du réveillon (déjà ?), je n’ai pas eu le temps de pondre un bon article avant de partir aha

Quel blabla proposer ce soir autre que : putain, vivement les vacances ! C’est un cri tout droit venu du coeur qui a commencé vendredi dernier à surgir de mon petit corps fatigué, parce que vraiment, vendredi dernier, j’avais cette impression que c’était bon, on était en vacances.

Au lieu de ça, j’ai comblé cette semaine avec des contrôles donc je vais avoir du boulot la semaine prochaine aussi, malgré les vacances. M’enfin, il est temps d’avoir une pause là, je ne tiens plus tellement mes divers engagements ces derniers temps, et les séries passent à la trappe.

Les vacances de Noël ne sont pas les plus reposantes, évidemment, mais elles vont faire du bien pour le rattrapage du sommeil en retard, qui continue de s’accumuler ce soir d’ailleurs. Après, je positive tout de même par rapport à tout ça : le blog se maintient hors de l’eau, le podcast aussi et j’ai d’autres projets qui avancent. J’ai même vu Spiderman No Way Home hier ! Pardon, c’est pour le référencement. Oups. Pas si hors de l’eau que ça en fait 😂 !

Bref, je je sais où ça déconne niveau rythme, avec une identification précise des trucs en trop au taf et du problème de finir à 17h30 chaque jour. Avec les transports et tout l’administratif, ça fait qu’il est tout de suite 19h et ça pose problème pour les publications sur le blog.

En même temps, commencer plus tard le matin, c’est un plaisir pour gérer le boulot que je faisais avant le soir. Malin, n’est-ce pas ? Oui et non : je fais du meilleur travail, car je le bâcle moins et ça me prend donc plus de temps. Forcément.

Et donc, paf, du temps en moins pour les séries et le blog. Voilà, c’est à peu près tout pour l’article de ce soir : j’ai besoin d’un sommeil réparateur qui tarde beaucoup à arriver ces derniers jours et j’ai encore deux journées à tenir avant de pouvoir relâcher la pression. Ça va faire cocotte-minute cette affaire en plus, je me prévois un long dimanche sous la couette là. J’ai hâte d’être en vacances scolaires et je me sens chanceux d’avoir deux semaines pour gérer congés et travail au rythme où je l’entends. Parce que bon, non, ce ne sont pas deux semaines de vacances hein, sauf si vous êtes volontaires pour les copies et les cours à préparer.

Allez, il faut que je m’arrête, ce n’est plus un blog, c’est un journal (pas vraiment) intime à force. Et une lettre ouverte reloue d’un prof qui recommence à se plaindre. Pourquoi vous suivez ce blog déjà ? Ah oui, les séries !

J’espère que vous allez tous bien à l’approche de Noël, je vous souhaite une bonne soirée. Moi, je suis quasiment arrivé yeah.

Allez, la bise, comme dirait l’autre.

 

Mon avis à chaud sur Spider-man No Way Home (#52)

Salut les cinéphiles,

Critique du film Spider-Man: No Way Home - AlloCinéJe suis sorti il y a à peine trois heures de la salle de cinéma bondée (irk cluster party) où j’ai vu Spiderman No Way Home et j’ai déjà envie d’y retourner. En fait, j’ai dû me faire violence pour ne pas aller à la séance d’après – trop de choses prévues pour le reste de la journée, notamment la rédaction de cet article. Pas de bol, c’est déjà trop tard pour faire un article aussi détaillé que j’aimerais… mais en même temps, le stress a du bon et peut parfois me faire accoucher d’articles plus intéressants.

Par contre, les amis, on ne va pas y aller par quatre chemins. Vous avez compris que j’ai adoré le film, et je n’en dirais pas beaucoup plus dans ce paragraphe avant d’enchaîner sur le suivant qui va être plein de spoilers. J’étais vendu d’avance avec la présence de Tom Holland et Zendaya au casting, parce que je suis fou amoureux des deux. Ils confirment tout le bien que je pense d’eux avec ce troisième volet, Tom Holland réussissant toujours à me tirer des larmes et Zendaya à me faire fondre d’amour et de rire avec ses mimiques. Voilà, allez le voir si ce n’est pas déjà fait. Si c’est déjà fait, ben, bienvenue, on va en parler plus longuement, en restant sur mon avis à chaud évidemment.

SPOILERS

Non, sérieux,

SPOILERS.

Vous êtes prévenus,

SPOILERS.

OMG. Je ne sais même pas par où commencer tant le film était génial et pondait tout ce que j’avais envie de voir. Une grosse partie des surprises était évidemment atténuée par les innombrables rumeurs autour du film, mais comme je n’avais pas vu la bande-annonce (meilleure idée du monde maintenant que je l’ai vue et que je sais ce qui est dedans, putain, l’abus), je ne m’attendais pas du tout à voir les méchants débarquer.

https://media.melty.fr/article-4700626-raw/media.gifConcrètement, je savais que Dr Strange serait de la partie, mais je ne m’attendais pas à le voir avoir ce rôle de Tony Stark bis avec Peter. La relation qui se tisse entre eux dans le film est une suite logique des opus précédents et je l’aime vraiment bien, parce que ça permet de découvrir une nouvelle facette du personnage de Strange. Et puis le combat entre Peter et lui était visuellement super beau et fluide, j’ai beaucoup aimé (mais ça ne valait pas le bus de Shang-Chi par contre).

Toujours aussi inconsidéré, Strange accepte donc de lancer un sort qui va nous dérailler tout le film et je trouve ça sacrément intéressant de découvrir que Peter est responsable de ce qui lui arrive dans ce film. C’est clairement l’une des intrigues les plus poussées du film, et c’est bien normal de vouloir faire évoluer le personnage ayant le rôle-titre. Spider-Man has never made his girlfriend nearly die!La culpabilité de Peter est un moteur pour l’ensemble du film, parce qu’il apprend ce que c’est d’entrer dans l’âge adulte et de devoir faire quelques sacrifices. Cela marche complètement tout au long du film, jusqu’à sa conclusion venant justifier le titre de manière un peu brouillonne.

Avec un nom pareil, je m’attendais à voir Peter être perdu dans d’autres univers, pas à voir Peter être confronté à l’arrivée du multivers sur Terre. C’est intéressant comme concept ici, mais ça fait que le titre semble un peu mal choisi cette fois-ci. Ce n’est pas si grave, après, et la conclusion où tout le monde oublie Peter est très intéressante tout de même. Oui, j’avais dit que ça spoilerait, si vous n’êtes pas contents, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même.

9 Questions We Have After SPIDER-MAN: NO WAY HOME's 2nd Trailer - Nerdist

Je n’ai pas tellement aimé cette fin pour un tas de raisons, d’ailleurs : je sens que ça va nous limiter la participation de Spiderman dans la création de la prochaine équipe d’Avengers finalement et ça me laisse vraiment perplexe sur ce que les personnages savent ou non. Grosso modo, ils se souviennent de l’existence de Spiderman, mais pas de Peter, et ça… c’est bizarre. Oublier le lien entre eux serait plutôt logique, mais comment l’histoire se réécrit-elle pour MJ, par exemple, si elle passe son lycée sans Peter Parker ? Et comment Ned et elle peuvent-ils être amis sans Peter ? Et comment Happy peut-il connaître May sans savoir qui est Peter ? C’est déroutant comme choix, et c’est encore pire que le retour du claquement de doigts pour la cohérence logique de l’ensemble.

Ceci étant dit, le film reste mon préféré de la trilogie. J’ai pu le voir dans une salle bondée et j’en retire la même satisfaction qu’avec Endgame, à savoir l’angoisse que ça se passe mal complétement annihilée par les réactions d’un public à fond. Quel plaisir d’entendre les réactions de surprises et de joie à l’apparition de Daredevil, de Spiderman ou de Spiderman. Et les pleurs aussi pour May, parce qu’on sent bien que ça arrive, on connaît l’histoire, merde !

daredevil GIFs - Primo GIF - Latest Animated GIFsLà-dessus, Kevin Feige en avait trop dit (pour une fois que ce n’est pas Tom Holland), mais ça faisait tout de même plaisir. Daredevil est donc de retour dans le MCU, même si sa présence ne servait pas à grand-chose au milieu d’un début de film précipité enchaînant les scènes à un rythme soutenu pour le bien de l’humour. Curieux de voir ce que les studios ont en stock pour la suite de ce personnage – et il va falloir que je me regarde la saison 3 un jour, du coup.

Spiderman Tobey GIF - Spiderman Tobey Maguire - Discover & Share GIFsLes arrivées d’Andrew Garfield et Tobey Maguire étaient largement prévisibles à partir du moment où les premiers méchants débarquaient dans notre monde, mais la manière dont ça se produit est une vraie surprise. J’ai adoré le développement que ça permettait pour le meilleur ami trop souvent dans l’ombre du couple-phare, et j’ai adoré les voir interagir ensemble, évidemment. Tout est super fluide et fait avec beaucoup d’humour. Bon, même à chaud, je pose quelques questions sur la logique de leur présence – parce que l’arrivée des méchants, ça se tient avec le sort, mais eux… bon, ils savent qu’ils sont Spiderman, on va dire.

Non, mais, sérieusement : les interactions entre les trois Peter Parker, ça nous refait tout le film. La scène où Peter perd May est évidemment touchante, celle où MJ et Ned viennent le câliner aussi… mais bordel, celle où les trois Peter échangent sur les deuils qu’ils ont eu à vivre ? Horriblement crève-cœur… https://static.hitek.fr/img/up_m/450275256/anigifenhanced181713913883741.gifEt ce n’est RIEN par rapport à cette scène où MJ tombe de la statue de la liberté (putain, mais comment ont-ils osé mettre ça dans la bande-annonce ???) comme la MJ d’Andrew. Et… Andrew Garfield, mais quel acteur ! Amazing, effectivement.

Bref, je n’avais jamais été vraiment fan de Spiderman avant Tom Holland, mais j’avais vu tous les films à un moment ou un autre et, j’avoue, voir autant d’acteurs réunis sur le grand écran, ça fait du bien. Je veux dire, il y a vingt ans de films qui se croisent ici… Et les scénaristes savent en tirer partie dans toutes les scènes entre eux. Le travail d’équipe, les références aux combats que chacun a pu mener, les blagues entre eux (euh le coup de la toile qui sort par ailleurs que le bras, j’en ris encore moi, j’ai l’esprit mal placé, pardon), tout est parfait. C’est le film que les fans voulaient voir, tout simplement.

Et c’est le cas jusque dans la scène post-générique. Bon, je n’ai pas terminé Venom 2 tellement j’ai trouvé le film mauvais et chiant, mais je trouve ça sympa de le voir débarquer dans le MCU. Je ne comprends pas trop ce qu’il foutait là (comment il sait que Peter Parker est Spiderman lui ??) ni pourquoi une part du parasite résiste au sort de Strange, mais ça nous permettra de raccrocher les wagons pour un quatrième opus. Il y en aura un, il y a même un sixième d’annoncé, imaginez.

wolves & girls : ZENDAYA as MJ in Spider-Man: No Way Home (2021)...Il faudra bien que Peter Parker retrouve MJ, merde. Elle va le tuer pour son choix, pourtant logique, de briser sa promesse et de ne pas lui dire qui il est. L’évolution du personnage est dingue, il suit bien l’enseignement de sa tante, et c’est chouette à voir : il veut faire le bien, et il protège ainsi MJ en faisant le choix de ne pas affecter son destin. C’est cool, hein, mais laisse-lui le choix ducon. C’est probablement ce que dirait sa tante si elle avait pu survivre, la pauvre, elle était si sage ! Bref, dans tout ça, Peter n’y va pas à l’improvisation avec MJ à la fin et il fait le choix de la maturité, c’est top.

Et sur ce, je crois que j’ai fait le tour de mes réactions à chaud… Enfin, il reste bien une grosse déception de la deuxième scène post-générique qui était en fait une bande-annonce, mais bon, vais-je vraiment en parler ici ? Allez, oui, je suis hyper énervé en fait, je n’aime pas les bandes-annonces, et celle-ci ne déroge pas à la tradition. La scène qui nous montre Wanda, c’était top, celle où Strange lui parle, ça passe… Mais était-ce obligatoire de nous révéler le méchant probable de son film ? Et est-ce qu’il faudra donc finalement voir les séries pour suivre les films ?

Voir aussi : What if…? (S01)

https://media.melty.fr/article-4658275-raw/media.gifBon, probablement pas. Cela complète bien l’histoire, on va dire. Je me doutais que ce Dark Strange débarquerait à un moment ou un autre dans les films… Curieux de voir ce que ça donnera, mais je suis sûr qu’ils peuvent l’introduire sans en faire des caisses. C’est déjà le cas dans ce film : il y a de multiples clins d’œil et références aux autres Spiderman, mais quelqu’un ne les ayant pas vus n’est pas perdu pour autant. Par contre, il passe probablement à côté de l’incroyable performance d’Andrew Garfield au moment de rattraper MJ. Pfiou. Petit cœur brisé vous abandonne pour retourner à sa soirée allez.

Voir aussi : WandaVision (S01)

Il était dingue ce film, non ?