Home for Christmas – S03E04 – Is It Love in the Air – 16/20

J’ai de plus en plus de mal avec Johanne, mais je dois dire que cet épisode réussit tout de même à donner envie qu’elle se case à nouveau. C’est l’ambiance de Noël qui doit faire ça, c’est peut-être aussi la simplicité de la série à nous mettre dans cette ambiance et à nous faire croire que les jours de congés magiques existent, mais vraiment, c’est doudou, c’est Noël, j’adore.

Spoilers

Après sa dispute avec elle, Johanne cherche Maria… et commence à passer du temps avec Bo, même si ce n’était pas prévu.

La série reprend le 11 décembre avec Johanne remerciant son bel entrepreneur quand il arrive pour s’installer le matin. Il n’en pas grand-chose à faire d’elle, se contentant de décharger son matériel comme si de rien n’était. La journée commence tout de même bien pour elle. Elle se rend chez sa sœur, espérant la voir, mais c’est un fail : elle n’est pas rentrée chez elle après s’être engueulée avec Johanne. Finalement, tout ce qu’elle réussit à faire, c’est inquiéter davantage son beau-frère.

Le minimum aurait été de l’appeler AVANT de se rendre chez elle, je suppose. Ce n’est pas le choix de Johanne, c’est dommage. Bon, la sœur finit par lui dire, par SMS, qu’elle est dans un chalet et va bien. Ben super, c’est rassurant, je suppose.

Johanne se rend quand même au travail où elle retrouve avec grand plaisir (non) Erik. En vrai, je ne sais pas ce qu’elle ne lui trouve pas : il est clairement à fond sur elle, il est beau, il est intelligent. C’est dommage qu’il la harcèle comme ça, finalement, ça gâche tout son potentiel. Elle a d’autres choses à gérer à l’hôpital, vous me direz, à commencer par une rébellion de ses employés : ils prennent en effet Johanne à parti pendant la réunion du matin pour lui indiquer qu’ils ne veulent pas faire un Secret Santa.

La scène tire un peu en longueur, mais a le mérite de nous montrer que Johanne peut s’énerver. Il faut dire qu’ils sont sacrément chiants en face d’elle à sortir des arguments improbables pour justifier de ne pas vouloir participer. Johanne finit par dire que ceux qui ne le veulent pas n’ont pas obligation de participer et le problème est réglé. Dommage de le faire en criant quand c’était l’évidence même : c’est aussi ce qu’on fait au travail, en vrai, ne participent que les volontaires. Et je ne le suis pas à cause de ceux qui le sont, mais ça c’est une autre histoire.

Ayaz, le mari de Maria, débarque alors au milieu de la pause déj de Johanne. Sa nouvelle meilleure amie à qui Johanne racontait sa soirée angoissante de la veille pense aussitôt que l’est le hot dad et ça m’a fait trop rire. En fait, Ayaz est juste déprimé parce qu’il a peur que sa femme ne revienne pas pour Noël. Il y a de quoi déprimer et avoir peur, surtout qu’elle lui écrit juste avoir besoin d’espace. Ayaz est dépassé par la situation, mais finalement, l’aide dont il a besoin, c’est pour gérer ses enfants : il demande à Johanne de s’occuper des enfants qui finissent l’école à 14h30.

OK. Alors attendez. Est-ce que les journées de boulot de Johanne finissent à 14h30 ? Cela expliquerait toute la longueur de ses soirées, finalement. Elle se débarrasse de son beau-frère avant de tomber sur Bente qui la rassure sur le fait que ses subalternes la détestent. Bente est rapidement dépassée par Johanne, cela dit, elle la voit péter un câble quand elle reçoit un message de Marianne.

Cela ne fait pas dix jours qu’elle a son nouveau taf que Bente lui propose déjà de la couvrir en disant à tout le monde qu’elle a de l’administratif à faire. MOUAIS. Je n’ai pas assez confiance : elle quitte l’hôpital bien trop vite, ça va lui retomber dessus, surtout qu’elle est supposée être surveillée.

En plus, en chemin, elle s’arrête quand même voir le même patient que depuis le début de la saison. Elle s’inquiète beaucoup pour lui et prend tellement de temps que je ne le sens pas pour sa survie, lui. Elle prend le numéro de ses proches au cas où quelque chose se produirait pour lui.

Au moins, l’avantage, c’est que ça permet à Johanne d’aller récupérer les enfants au plus vite. Elle ne fait toujours pas les costumes voulus par Marianne et, bien sûr, elle la croise avec son ex-mari à l’école. Pas du tout gênant comme situation. Johanne s’en débarrasse au plus vite et ramène les enfants chez elle.

Là, ils rencontrent Bo. Elle a le culot d’aller le voir pour lui demander de prêter sa voiture. Meuf. Il fait déjà les travaux chez toi en un temps record et tu viens essayer de le culpabiliser avec ta situation familiale compliquée qui fait que tu as besoin d’une voiture ? Il refuse bien évidemment puisqu’il n’est pas assuré pour ça et se retrouve à se faire engueuler par Johanne. Je l’aime bien, mais elle mériterait vraiment un recadrage, encore. Bien sûr, elle finit par dire qu’ils n’ont qu’à annuler Noël, en le criant… et elle ose feindre la surprise quand son neveu l’entend et s’inquiète !

Rah. Bo refuse quand même de prêter sa voiture, mais il accepte de servir de chauffeur à Johanne. C’est une solution logique et plutôt marrante. Il pense rester dans la voiture pendant que Johanne emmène ses neveux au marché de Noël. Évidemment, personne ne le laisse faire ce qu’il veut : il finit par déguster une pomme d’amour (je crois) avec Johanne, ce qui est l’occasion de parler un peu. Et voilà, ils commencent à vraiment apprendre à se connaître, lui parle un peu plus de lui (parce que bon, elle, elle parle tout le temps, mais un couple, c’est à deux). C’est un peu tôt pour parler de couple, oui, je sais. Seulement, Bo lui sauve la situation aussi quand les enfants ne veulent pas aller voir le père Noël et s’asseoir sur les genoux d’un inconnu : il leur parle Pokémon et arène Pokemon GO. Il en faut peu pour les passionner. Bo a une petite vibe Jonas en plus.

Il suit Johanne et ses neveux toute la journée et il les emmène encore le soir à la patinoire. Johanne ne surveille pas du tout les gamins et ça se termine clairement en date avec Bo alors que la nuit tombe. Il lui apprend à patiner seule, enfin : là où elle a passé des années à s’agripper aux bras des gens l’emmenant là-bas, elle apprend vite à faire quelques pirouettes seule. Ils se marrent bien avec BO, et vu le contexte de la série, on ne peut qu’imaginer qu’ils tombent sous le charme l’un de l’autre. C’est la magie de Noël.

Comme il leur reste encore deux heures à devoir occuper les petits, Bo lui propose d’aller voir Love Actually. C’est le film préféré de Johanne, ça tombe bien : il y a une séance en plein air au beau milieu de la ville. Lol. Du plein air sous la neige ? Ils sont fous ces norvégiens. Je finirais malade si vite !

Il est finalement temps de ramener les enfants et de présenter Bo à Ayaz. Franchement, il s’intègre facilement à la famille là, le Bo. Quant à Ayaz, je veux bien croire qu’il soit dur à vivre, mais je l’aime bien moi. Il n’est pas un super papa et ce n’est pas parce qu’il fait la cuisine que je l’apprécie, c’est juste parce qu’il semble capable de faire face quand même, tout en essayant de déculpabiliser Johanne, persuadée que c’est la dispute avec sa sœur qui a provoqué son éloignement.

Johanne passe voir la fille de son patient pour la prévenir que le père vit ses derniers instants. La fille reproche à Johanne de la déranger, cependant : elle n’a pas vu son père depuis 15 ans, dit qu’elle ne le connaît plus et que c’est lui qui a coupé les ponts. Cela change de l’image du gentil papy qu’on a depuis le début.

Johanne retourne dans la voiture de Bo qui la ramène chez elle après avoir été son chauffeur pour la journée. Il continue d’être absolument parfait avec elle : il la rassure, mais avec honnêteté. Oui, elle est insupportable quand elle tient aux gens, mais c’est parce qu’elle tient à eux justement. Et si son Noël est en train de tourner vinaigre cette année, rien ne l’empêche de mettre au point de nouvelles traditions pour améliorer les choses. N’est-il pas parfait ce monsieur ?

Comment Younger s’offre une deuxième jeunesse

Salut les sériephiles,

Je vous préviens tout de suite : je n’ai rien de particulier à vous dire aujourd’hui, mais comme j’ai repris goût ces deux derniers jours à l’écriture d’articles un peu blabla, je me suis dit que j’allais continuer. Trouver un sujet pour écrire 500 mots n’a jamais été aussi simple, en plus.

En effet, un coup d’œil aux articles les plus lus du blog depuis une semaine vous aura permis de constater que ce titre d’article est certes très facile, mais aussi tout à fait véridique ! Younger a débarqué dans le catalogue Netflix mi-décembre et depuis c’est une avalanche de contenu Younger qui perce petit à petit dans mon fil Insta. Quel plaisir que la série s’offre cette seconde jeunesse vraiment bienvenue, mais quelle galère : ça me donne tellement envie de la revoir ! En plus, je n’ai jamais écrit les critiques de la saison 1 parce que j’avais tout bingewatché en un aprèm et que, bon, c’était y a dix ans et c’était le tout, tout, tout début du blog… Pourquoi nous la ramener aujourd’hui ?

Je me rends compte en effet que la série ayant été diffusée à un rythme fou (une saison tous les six mois parfois ?), je ne l’ai jamais vraiment revue… et donc j’ai oublié plein de choses ! Quel bonheur se serait de pouvoir enchaîner tous les épisodes, surtout que les sept saisons ne font que douze épisodes à chaque fois…

Et que m’en reste-t-il de cette aventure folle ? Le traumatisme de la scène de la chèvre (si vous ne l’avez pas encore vue, je n’en dirais rien), un livre qui prend la poussière dans ma bibliothèque (Marriage Vacation) et de bons souvenirs. Je veux dire, Lisa & Kelsey me manquent énormément quand il est question de rire devant ma télévision. Lauren aussi. Même le triangle amoureux chiant avec Josh et Charles (OK, c’est la base de la série) me manque. Et Diana et ses bijoux improbables aussi. Bref, je suis tellement jaloux des gens qui vont la découvrir seulement aujourd’hui !

Cela dit, le simple fait d’être sur Netflix ne justifie pas tout son succès ces derniers jours, je suppose. L’algorithme la met en avant puisque la série est du créateur d’Emily in Paris, et ça doit aider énormément. Seulement, ce qui explique probablement son efficacité aussi aujourd’hui, c’est un autre détail, et pas des moindres : c’est que la série se concentre énormément aussi sur la lecture et les manuscrits (forcément).

Je me rends compte ainsi qu’elle était en avance sur son temps : imaginez si elle commençait en 2026 ? La romance est devenu un véritable phénomène littéraire – et la romantasy aussi. De mémoire, la série avait son propre Game of Thrones avec justement ce petit côté spicy en plus, qu’on retrouve tout à fait dans la romance. C’est qu’à l’époque Game of Thrones était hyper tendance… Aujourd’hui, on est plutôt sur du Heated Rivalry et de la romance bien comme il faut (eh, même La Femme de ménage, en vrai, faudra que j’en fasse un article un jour, tiens).

Je sais, je sais, quand je dis que Younger est en avance sur son temps, j’abuse un peu : Booktube existait et cartonnait à l’époque… mais ce carton n’a rien à voir avec ce qu’est TikTok aujourd’hui pour la littérature. Vraiment, je me dis que le nombre de romans qui pourraient surfer sur la tendance d’une série comme Younger et faire leur promo dans cette série maintenant que c’est redevenu hype de lire est phénoménal. Et je me dis aussi que c’est ce qui peut expliquer son succès sur Netflix aujourd’hui, indépendamment du fait que ce soit une série hyper drôle, pertinente et vraiment efficace dans tout ce qu’elle raconte.

De là à espérer un jour un revival de la série, comme c’est tant à la mode et comme Suits a pu l’avoir à sa manière ? Si je critique tout le temps les reboots et les revivals (à juste titre pour Suits LA, bien vite annulée), je dois dire que je ne serais pas contre. La série me manque pour sa fraîcheur – Emily in Paris, du même créateur, est un carton aussi, mais n’est pas si fun en comparaison alors je n’ai pas accroché. Et puis, les actrices doivent s’ennuyer, en plus. Enfin, peut-être pas : Hilary Duff est de retour avec un nouveau single bien trop cool et sortira son album le 20 février. Elle m’a déjà préparé mon meilleur cadeau d’anniversaire, c’est trop généreux.  

Bref, pour répondre à la question que je pose dans le titre de l’article, finalement, cette deuxième jeunesse, la série se l’offre en capitalisant sur tout ce qui a fait son succès à l’origine et qui est encore terriblement à la mode aujourd’hui. C’est féministe, c’est décomplexé, c’est fun, c’est réaliste (mais si), c’est cru et c’est terriblement efficace. J’ai tellement envie de la revoir (mais toujours en VO, parce que la VF n’a pas le même charme… le sexe et le cru sonnent mieux en anglais, je pense)… Et c’est dispo sur Netflix, alors n’hésitez pas.

Mes critiques de presque tous les épisodes de la série sont toujours en ligne :

Et la série m’a inspiré tant d’articles, parmi lesquels (c’est dans le désordre et non-exhaustif) :

Aaaah. Cela me donne envie de revoir toute la série ET de reprendre les articles quotidiens. Une catastrophe, cette seconde jeunesse !

Home for Christmas – S03E03 – Shock Date – 17/20

Je suis un peu perturbé par le fait que les scénaristes répondent directement à plein des critiques que je faisais à la série en regardant l’épisode 2. Johanne veut tout gérer et finit parfois par être un peu insupportable, alors je suis content qu’elle s’en rende enfin compte tout comme je suis content que l’épisode ne tourne pas qu’autour de ça et soit capable de ramener un peu d’espoir par la suite. Pour le reste, la série reste drôlement bien écrite. Que je suis content de la retrouver !

Spoilers

Johanne a un rencard avec Hot Daddy !

On est déjà le 9 décembre dans la série et je crois bien que je ne vais pas tenir mon truc du un épisode par jour. J’ai trop envie de savoir comment la vie de Johanne va s’arranger cette saison. J’ai un peu de mal avec le fait qu’elle soit de nouveau célibataire et que la série soit un peu sur un éternel recommencement par contre.

Ainsi, l’épisode commence par un date – ou un non-rencard si on les écoute – avec le hot daddy de l’épisode précédent. Ils se retrouvent ainsi à la patinoire où le hot daddy accumule un peu trop de défauts aux yeux de Johanne, je crois. Pour moi, il a plutôt des qualités, à vouloir s’occuper bien de son fils, s’entendre bien avec son ex et le mec de son ex pour son gosse ou à mettre un casque pour la sécurité. Bon, le coup de la patinoire ne dure pas si longtemps parce que les patins de monsieur sont trop petits.

Ils remplacent leur non-rencard par un chocolat chaud, Johanne se retrouve avec une moustache que personne n’a jamais eu avec un chocolat chaud, c’est l’occasion parfaite pour un baiser et… il ne se passe rien. Hot daddy n’est clairement pas prêt pour une nouvelle relation, en fait, mais elle analyse ça comme le fait qu’il veuille prendre son temps. Mouais. Elle raconte ensuite le date à son frère et c’est à lui qu’elle dit ça.

Si l’ambiance est à la rigolade avec son frère, Morten se barre d’un coup quand il aperçoit Marianne s’approcher d’eux. Fidèle à sa réputation, Marianne vient agresser Johanne pour avoir des nouvelles des costumes : Maria, la sœur de Johanne, ne lui répond plus et c’est inadmissible de ne pas s’investir davantage dans le spectacle de l’école quand des enfants ont une enfance compliquée et sans parents morts du cancer. Rien que ça. J’ai ri, franchement.

Johanne se rend ensuite chez son père – en tentant en vain de contacter sa sœur – pour voir comment il va. Il est en pleine forme avec son nouveau meilleur ami, Oysten, qui squatte chez lui pour qu’ils assouvissent leur passion des petits trains. Tout un programme. Le père demande même à sa fille de simplement déjeuner avec elle pour Noël, parce qu’il a proposé à Oysten de passer Noël avec lui. Cette fois, c’est la goutte d’eau pour Johanne qui pète un câble de savoir que son père préfère jouer au petit train avec son pote que passer Noël en famille. En même temps, Johanne, quel égoïsme sur ce coup-là…

C’est toujours énervée qu’elle rentre chez elle, pour mieux constater que l’artisan est toujours là. Il fait de sacrés travaux : ils sont plus ambitieux que prévu car la pourriture est plus présente qu’elle ne le pensait. Les travaux ont l’air horrible : il y a un sacré ventilateur pour que tout sèche et il n’est pas garantie du tout que ce soit fini à temps pour Noël. Johanne semble à bout, mais bon, elle a la perspective d’un nouveau date avec son Hot Daddy, au restaurant cette fois.

Vera m’a fait rire, le lendemain, à se foutre de sa tronche parce qu’elle a un rythme de millenial. Ce qui me fait rire, c’est que moi aussi, en fait. C’est terrible. Après ce n’est pas le pire : le pire, c’est que Bente fait ensuite la même réflexion que moi sur l’épisode précédent. En effet, elle trouve que Vera est trop proche de Johanne pour une simple subalterne – et pour cause, elle entend parler du concept de nonne d’or. Johanne s’en fiche de l’opinion de Bente, bien sûr, et ça finit par tourner autour du célibat des deux cheffes de service.

Elles sont toutefois interrompues avant que ça ne devienne intéressant par Erik qui vient signaler que le patient chiant de Vera refuse toujours de passer son examen. Il interrompt aussi le repas de Johanne qui n’a alors plus le choix que de s’occuper du vieil homme. Elle fait ça très bien, puis va taper un repas – ou plutôt tenter. En effet, Erik vient la draguer en lui faisant du rentre dedans qui le fait basculer du côté des harceleurs à mes yeux, Bente remet en question tout ce que Johanne fait (baiser un collègue étant à peu près aussi grave qu’organiser un Secret Santa apparemment) et elle est toujours surveillée parce qu’on cherche à faire des économies à l’hôpital.

En vrai, ça fait beaucoup et sa vie commence à m’épuiser. Je l’aime toujours autant, heureusement. Elle enchaîne sa journée avec un nouveau rencard : elle arrive en retard, n’es pas changée et rentre le faire. Elle tente de mettre les choses au point avec son artisan qui se sent un peu trop chez lui et voit sa soirée court-circuitée par l’arrivée de sa sœur. Clairement dépressive, sa sœur cherche un endroit calme pour se poser. Si l’endroit n’est pas calme, Maria peut tout de même se confier avec sa sœur – une fois qu’elle a annulé sa soirée avec Adrian Hot Daddy. Le problème de Maria ? Gérer trois enfants et son mari qui est comme un quatrième enfant. Elle se sent seule et l’amour de son mari ne lui suffit plus.

Eh, elle me fait de la peine la sœur. Elle s’énerve un peu vite par contre quand Johanne essaie de lui dire qu’Ayaz l’aime tout de même. Par conséquent, ça termine en engueulade violente entre les sœurs, mais sans que le ton ne monte plus que ça. Johanne fait tout ce qu’elle peut pour que la famille soit unie, mais reprocher à sa sœur de vouloir tout contrôler était une mauvaise idée. Maria lui fait donc comprendre qu’elle n’est qu’une gamine capricieuse dont le dernier caprice en date est très clairement de s’obstiner à faire le réveillon chez elle alors que sa cuisine ne sera pas prête à temps.

Je suis partagé. Maria est violente et n’y met pas les formes, mais on ne peut pas dire qu’elle soit en tort non plus dans ce qu’elle avance… Et c’est bien que quelqu’un mette les pieds dans le plat avec Johanne. Bon, en revanche, apparemment Bo, l’artisan, entend la dispute. Je me demande ce que ça donnera par la suite.

En larmes, Johanne part de chez elle et se rend finalement chez Adrian qu’elle a quand même envie de voir. Franchement, ils ne semblent pas fait pour être ensemble tant sa maison est d’une perfection redoutable qu’il ose appeler bordel. Johanne raconte tout de même sa journée à Hot Daddy et crève d’envie de l’embrasser, mais lui ne semble pas vouloir le faire. Elle finit par demander ce qu’il se passe entre eux et en fait, lui n’est juste pas assuré. Ils finissent par s’embrasser et aller aussitôt bien plus loin que ça. C’est… inattendu. Ils se déshabillent directement dans la cuisine.

Cela se retourne contre eux quand l’ex-femme d’Adrian débarque à l’improviste pour récupérer le cahier de son fils. Et c’est pire que tout quand l’ex-femme s’avère être Marianne. J’ai tellement ri. Marianne est une psychorigide qui veut tout contrôler. Elle est donc ravie de tomber sur Johanne à moitié nue dans la cuisine de son ex.

Elle entame aussitôt une longue tirade sur tout ce qu’Adrian doit faire pour que sa nouvelle relation ne perturbe pas leur fils et c’est violent. Johanne découvre donc que Marianne, qu’elle vient juste de critiquer devant Adrian, est l’ex-femme et c’est trop pour elle. Elle rentre chez elle, déprimée. Et pourtant, elle retrouve le sourire grâce à Bo qui lui a laissé plein de post-it et de messages pour la prévenir de ce qu’il fait et arrêter d’empiéter sur son espace. De jolies petites attentions qui redonnent une note d’espoir pour la suite.

Home for Christmas – S03E02 – One Night Stand – 16/20

Si j’adore toujours autant l’ambiance et le personnage principal, je trouve que la série a un peu plus de mal à me convaincre sur les personnages secondaires cette fois-ci. Peut-être que c’est parce qu’ils sont trop nombreux, peut-être que c’est parce que l’héroïne est trop généreuse et s’occupe trop de tout le monde, mais il est arrivé un moment de l’épisode où j’ai eu l’envie qu’elle se pose, respire et prenne un chocolat chaud. Ou alors, c’est parce que je suis malade et que c’est ce dont moi j’ai envie…

Spoilers

La peur de finir vieille barjot continue de travailler Johanne.

Barjot ? C’est la traduction donnée par mes sous-titres. Cela sonne bizarre, je trouve, mais bon, je fais avec ce qu’on me donne.

Cet épisode commence le 6 décembre avec une Johanne inquiète d’entendre du bruit dans sa maison alors qu’elle dormait profondément dans son super pyjama de Noël immonde. Elle prend ses chaussons pour frapper l’intrus qui n’en est pas un et ne semble pas plus inquiète de savoir que le type peut se pointer chez elle n’importe quand. Eh, la naïveté et le monde merveilleux des séries, c’est beau ! Franchement, j’ai du mal à la comprendre sur ce coup-là – la série me paraît plus réaliste d’habitude. Cela dit, allez savoir, peut-être qu’en Norvège, ils peuvent encore vivre dans ce genre d’innocence.

Johanne vit donc sa journée comme si de rien n’était et se rend chez sa sœur qui est en plein burn-out de charge mentale : elle doit s’occuper de ses enfants et ça ne donne pas envie. Johanne vient lui filer un coup de main pour le sapin et elle se retrouve assommée sous un tas de choses que sa sœur doit gérer – principalement des groupes Whatsapp. Quel enfer, la parentalité. Tu m’étonnes que Johanne veuille rester sans enfant !

Johanne se rend aussi au travail, bien sûr, pour prendre son nouveau poste. Elle fait un petit discours le matin et se retrouve à gérer ses nouvelles responsabilités, parmi lesquelles Erik qui la drague ou Vera qui a besoin de son aide avec un patient assez ingrat qui refuse les soins. Je suis un peu sceptique sur l’idée d’aller explorer ce côté professionnel par rapport à ce que la série veut raconter pour l’instant, mais je les laisse m’embarquer parce qu’ils ont toujours réussi à avoir des bonnes idées jusqu’ici.

Bon, bien sûr, on enchaîne aussi avec Johanne qui parle de sa vie sentimentale avec Vera, juste après lui avoir donné des conseils en tant que boss. C’est un peu étrange comme manière de faire, mais là encore : c’est une série et je ne sais pas à quel point les gens sont sympathiques en Norvège, tout simplement. Les barrières hiérarchiques, après tout, peuvent varier d’un pays à l’autre.

Et en même temps après Johanne découvre qu’elle partage son bureau avec son ancienne cheffe, Bente, et l’ambiance est bien plus froide entre elles. La différence d’âge peut-être ? Bente semble assez désagréable et peu prête à faire des compromis pour partager son bureau avec Johanne, jusqu’à ce qu’elle se déride un peu quand il est question du père de Johanne.

Une fois sa journée de travail terminée, Johanne enchaîne avec un moment à partager avec sa mère. Elle veut faire des bougies avec. C’est bien de voir qu’elle a une vie toujours aussi remplie et le temps de faire 15 000 trucs par jour. C’est un peu la magie des séries, je suppose, mais aussi une réalité : certains d’entre nous ne se contentent pas du métro-boulot-dodo. Le fait de pouvoir aller au taf en luge doit aider Johanne, cela dit.

Sa mère ? Elle prend assez mal la proposition de sa fille de ne pas inviter son nouveau mec, pour arranger son père. La mère finit par être énervée au point de décider d’aller faire le réveillon en Espagne avec son mec, parce que ça semble arranger tout le monde. Cela ne satisfait pas du tout Johanne, mais il va falloir avec, surtout qu’elle est ensuite confrontée à une urgence qui concerne cette fois sa sœur.

Elle s’est enfermée dans sa chambre et refuse d’en sortir pour s’occuper de ses fils. Johanne se précipite à son secours, mais sa sœur n’est clairement pas en état de communiquer. Elle est complètement débordée par la préparation des costumes de Noël du spectacle de l’école qu’elle devrait déjà avoir fini – et qu’elle n’aura pas fini à temps pour la réunion à l’école une heure plus tard. Elle le vit mal, parce qu’elle sait qu’elle va devoir faire face à son échec en public. L’échec est incarné par Marianne, une autre maman d’élève tyrannique.

Voyant sa sœur à bout, Johanne se propose de l’aider, comme on s’en doutait déjà, et d’affronter Marianne en allant à la réunion à la place de sa sœur. Décidément, elle est plus sympa que Joséphine Ange Gardien cette année. Sa sœur saute sur l’occasion et accepte aussitôt. Une fois à l’école, Johanne retrouve tous ses amis et sa famille, c’est merveilleux les petites villes. Petite ville, oui, mais assez grande pour qu’elle ne connaisse pas encore Marianne.

Tout le monde est clairement sceptique face à son optimisme et on comprend pourquoi quand on la rencontre enfin. Marianne est assez intransigeante et considère que l’école est la priorité absolue de tout le monde apparemment. Tyrannique, oui. En même temps, il faut bien que les choses avancent et je suppose que de son point de vue, se faire remettre en question perpétuellement sur des choses déjà réglées doit être agaçant. Bon, après, changer une chanson traditionnelle de Noël, ça provoque forcément des tensions.

Il est donc question d’une chanson de Noël norvégienne où il y a des rats qui dansent, ce qui explique le début de saison. Johanne remarque que c’est un peu con de changer la tradition pour des lutins, et je suis partagé sur la question. Je ne vais pas m’épancher plus sur la question, puisque je n’y connais rien aux traditions de ce pays et me contenter d’enchaîner sur le fait qu’on reproche à Johanne que les costumes ne soient pas prêts. Pour autant, Marianne l’embauche à la peinture d’un décor où Johanne se fait draguer par un père d’élèves.

Elle a tellement de prétendants partout où elle passe ! Je veux dire, à l’école, elle croise aussi Trym qui est toujours dépressif depuis sa rupture avec Jeannette, même si elle commence à remonter. Et après ça, la journée de Johanne n’est toujours pas terminée ! Elle se rend chez son père qui n’a pas décoré pour Noël, parce que ça ne sert à rien d’éclairer tout devant chez lui s’il est tout seul. Johanne a vraiment décidé de s’occuper de tout le monde sauf elle : elle essaie donc de le convaincre de décorer un peu plus, mais aussi de se rendre à une soirée pour les célibataires de plus de 60 ans. C’est spécifique.

Le lendemain au boulot, Johanne raconte sa longue soirée de la veille à Vera, qui est clairement en passe de devenir sa meilleure amie à ce stade. La conversation tourne surtout autour du père qui l’a dragué et qui devient aux yeux de Vera un « hot daddy ». Le surnom va rester. Après ça, Johanne propose à son service de participer à un secret santa et ça me fait grincer des dents.

C’est la cheffe de service et elle l’impose clairement à l’équipe. Il y a des rats – cette fois, c’est une  image – qui ne veulent pas mettre trop cher et d’autres qui ne veulent pas de cadeaux pas chers. C’est une telle galère les Secret Santa. Traitez-moi de tous les noms, mais je ne participe pas moi. J’ai bien fait, parce qu’avec ma laryngite, j’ai de toute manière raté le jour où les cadeaux étaient offerts… mais c’est surtout que c’est une galère sans nom de devoir offrir des cadeaux à des gens qu’on connaît mal, pas du tout ou un peu trop bien pour avoir envie d’en offrir. Et puis, traditionnellement, je crois bien que je n’ai jamais reçu un seul cadeau vraiment sympa en Secret Santa (ma préférence allant vraiment au paquet de super café qu’on m’avait offert alors que je n’en bois pas et que ça n’a rien de secret que je n’en bois pas puisque c’était au travail où il y a une machine à café à laquelle je ne suis jamais pour cette raison, bref, on s’en fout, c’est ma vie, quoi).

Ce soir-là, Johanne enchaîne sa journée de travail avec un peu de temps pour son père. Elle s’occupe trop de sa famille pour moi, ça m’angoisse un peu. Elle traîne son père dans un bar avec des rencontres pour célibataires, et ça termine en rencontre inattendue avec Bente. Ben tiens. Malheureusement, Bente ne peut rester et doit retourner à l’hôpital, mais ça confirme que le père de Johanne pourrait être intéressé aussi par elle.

La soirée est surtout l’occasion pour Johanne de draguer le barman. Il faut dire que son père retrouve un pote de lycée et qu’il abandonne vite le bar pour aller jouer aux petits trains, ce qui permet à Johanne de papoter toute la soirée avec le barman, qui n’est pas contre les coups d’un soir. Si Johanne l’est en théorie parce qu’elle est méfiante, elle a peur de finir vieille fille à cause de ce que Vera lui a dit. Elle propose donc au barman de rentrer chez lui.

C’est beaucoup trop drôle : une fois chez elle, elle commence à embrasser le barman et c’est bien parti pour une soirée hot et spicy… Malheureusement pour elle, son artisan est déjà là : il a bâché la cuisine, il se sert d’une tronçonneuse et le barman s’enfuit, craignant pour sa vie. C’est une sacrée bonne idée de la part des scénaristes, je trouve. Johanne finit par contre la soirée toute seule et elle est clairement vexée…