Home for Christmas – S03E02 – One Night Stand – 16/20

Si j’adore toujours autant l’ambiance et le personnage principal, je trouve que la série a un peu plus de mal à me convaincre sur les personnages secondaires cette fois-ci. Peut-être que c’est parce qu’ils sont trop nombreux, peut-être que c’est parce que l’héroïne est trop généreuse et s’occupe trop de tout le monde, mais il est arrivé un moment de l’épisode où j’ai eu l’envie qu’elle se pose, respire et prenne un chocolat chaud. Ou alors, c’est parce que je suis malade et que c’est ce dont moi j’ai envie…

Spoilers

La peur de finir vieille barjot continue de travailler Johanne.

Barjot ? C’est la traduction donnée par mes sous-titres. Cela sonne bizarre, je trouve, mais bon, je fais avec ce qu’on me donne.

Cet épisode commence le 6 décembre avec une Johanne inquiète d’entendre du bruit dans sa maison alors qu’elle dormait profondément dans son super pyjama de Noël immonde. Elle prend ses chaussons pour frapper l’intrus qui n’en est pas un et ne semble pas plus inquiète de savoir que le type peut se pointer chez elle n’importe quand. Eh, la naïveté et le monde merveilleux des séries, c’est beau ! Franchement, j’ai du mal à la comprendre sur ce coup-là – la série me paraît plus réaliste d’habitude. Cela dit, allez savoir, peut-être qu’en Norvège, ils peuvent encore vivre dans ce genre d’innocence.

Johanne vit donc sa journée comme si de rien n’était et se rend chez sa sœur qui est en plein burn-out de charge mentale : elle doit s’occuper de ses enfants et ça ne donne pas envie. Johanne vient lui filer un coup de main pour le sapin et elle se retrouve assommée sous un tas de choses que sa sœur doit gérer – principalement des groupes Whatsapp. Quel enfer, la parentalité. Tu m’étonnes que Johanne veuille rester sans enfant !

Johanne se rend aussi au travail, bien sûr, pour prendre son nouveau poste. Elle fait un petit discours le matin et se retrouve à gérer ses nouvelles responsabilités, parmi lesquelles Erik qui la drague ou Vera qui a besoin de son aide avec un patient assez ingrat qui refuse les soins. Je suis un peu sceptique sur l’idée d’aller explorer ce côté professionnel par rapport à ce que la série veut raconter pour l’instant, mais je les laisse m’embarquer parce qu’ils ont toujours réussi à avoir des bonnes idées jusqu’ici.

Bon, bien sûr, on enchaîne aussi avec Johanne qui parle de sa vie sentimentale avec Vera, juste après lui avoir donné des conseils en tant que boss. C’est un peu étrange comme manière de faire, mais là encore : c’est une série et je ne sais pas à quel point les gens sont sympathiques en Norvège, tout simplement. Les barrières hiérarchiques, après tout, peuvent varier d’un pays à l’autre.

Et en même temps après Johanne découvre qu’elle partage son bureau avec son ancienne cheffe, Bente, et l’ambiance est bien plus froide entre elles. La différence d’âge peut-être ? Bente semble assez désagréable et peu prête à faire des compromis pour partager son bureau avec Johanne, jusqu’à ce qu’elle se déride un peu quand il est question du père de Johanne.

Une fois sa journée de travail terminée, Johanne enchaîne avec un moment à partager avec sa mère. Elle veut faire des bougies avec. C’est bien de voir qu’elle a une vie toujours aussi remplie et le temps de faire 15 000 trucs par jour. C’est un peu la magie des séries, je suppose, mais aussi une réalité : certains d’entre nous ne se contentent pas du métro-boulot-dodo. Le fait de pouvoir aller au taf en luge doit aider Johanne, cela dit.

Sa mère ? Elle prend assez mal la proposition de sa fille de ne pas inviter son nouveau mec, pour arranger son père. La mère finit par être énervée au point de décider d’aller faire le réveillon en Espagne avec son mec, parce que ça semble arranger tout le monde. Cela ne satisfait pas du tout Johanne, mais il va falloir avec, surtout qu’elle est ensuite confrontée à une urgence qui concerne cette fois sa sœur.

Elle s’est enfermée dans sa chambre et refuse d’en sortir pour s’occuper de ses fils. Johanne se précipite à son secours, mais sa sœur n’est clairement pas en état de communiquer. Elle est complètement débordée par la préparation des costumes de Noël du spectacle de l’école qu’elle devrait déjà avoir fini – et qu’elle n’aura pas fini à temps pour la réunion à l’école une heure plus tard. Elle le vit mal, parce qu’elle sait qu’elle va devoir faire face à son échec en public. L’échec est incarné par Marianne, une autre maman d’élève tyrannique.

Voyant sa sœur à bout, Johanne se propose de l’aider, comme on s’en doutait déjà, et d’affronter Marianne en allant à la réunion à la place de sa sœur. Décidément, elle est plus sympa que Joséphine Ange Gardien cette année. Sa sœur saute sur l’occasion et accepte aussitôt. Une fois à l’école, Johanne retrouve tous ses amis et sa famille, c’est merveilleux les petites villes. Petite ville, oui, mais assez grande pour qu’elle ne connaisse pas encore Marianne.

Tout le monde est clairement sceptique face à son optimisme et on comprend pourquoi quand on la rencontre enfin. Marianne est assez intransigeante et considère que l’école est la priorité absolue de tout le monde apparemment. Tyrannique, oui. En même temps, il faut bien que les choses avancent et je suppose que de son point de vue, se faire remettre en question perpétuellement sur des choses déjà réglées doit être agaçant. Bon, après, changer une chanson traditionnelle de Noël, ça provoque forcément des tensions.

Il est donc question d’une chanson de Noël norvégienne où il y a des rats qui dansent, ce qui explique le début de saison. Johanne remarque que c’est un peu con de changer la tradition pour des lutins, et je suis partagé sur la question. Je ne vais pas m’épancher plus sur la question, puisque je n’y connais rien aux traditions de ce pays et me contenter d’enchaîner sur le fait qu’on reproche à Johanne que les costumes ne soient pas prêts. Pour autant, Marianne l’embauche à la peinture d’un décor où Johanne se fait draguer par un père d’élèves.

Elle a tellement de prétendants partout où elle passe ! Je veux dire, à l’école, elle croise aussi Trym qui est toujours dépressif depuis sa rupture avec Jeannette, même si elle commence à remonter. Et après ça, la journée de Johanne n’est toujours pas terminée ! Elle se rend chez son père qui n’a pas décoré pour Noël, parce que ça ne sert à rien d’éclairer tout devant chez lui s’il est tout seul. Johanne a vraiment décidé de s’occuper de tout le monde sauf elle : elle essaie donc de le convaincre de décorer un peu plus, mais aussi de se rendre à une soirée pour les célibataires de plus de 60 ans. C’est spécifique.

Le lendemain au boulot, Johanne raconte sa longue soirée de la veille à Vera, qui est clairement en passe de devenir sa meilleure amie à ce stade. La conversation tourne surtout autour du père qui l’a dragué et qui devient aux yeux de Vera un « hot daddy ». Le surnom va rester. Après ça, Johanne propose à son service de participer à un secret santa et ça me fait grincer des dents.

C’est la cheffe de service et elle l’impose clairement à l’équipe. Il y a des rats – cette fois, c’est une  image – qui ne veulent pas mettre trop cher et d’autres qui ne veulent pas de cadeaux pas chers. C’est une telle galère les Secret Santa. Traitez-moi de tous les noms, mais je ne participe pas moi. J’ai bien fait, parce qu’avec ma laryngite, j’ai de toute manière raté le jour où les cadeaux étaient offerts… mais c’est surtout que c’est une galère sans nom de devoir offrir des cadeaux à des gens qu’on connaît mal, pas du tout ou un peu trop bien pour avoir envie d’en offrir. Et puis, traditionnellement, je crois bien que je n’ai jamais reçu un seul cadeau vraiment sympa en Secret Santa (ma préférence allant vraiment au paquet de super café qu’on m’avait offert alors que je n’en bois pas et que ça n’a rien de secret que je n’en bois pas puisque c’était au travail où il y a une machine à café à laquelle je ne suis jamais pour cette raison, bref, on s’en fout, c’est ma vie, quoi).

Ce soir-là, Johanne enchaîne sa journée de travail avec un peu de temps pour son père. Elle s’occupe trop de sa famille pour moi, ça m’angoisse un peu. Elle traîne son père dans un bar avec des rencontres pour célibataires, et ça termine en rencontre inattendue avec Bente. Ben tiens. Malheureusement, Bente ne peut rester et doit retourner à l’hôpital, mais ça confirme que le père de Johanne pourrait être intéressé aussi par elle.

La soirée est surtout l’occasion pour Johanne de draguer le barman. Il faut dire que son père retrouve un pote de lycée et qu’il abandonne vite le bar pour aller jouer aux petits trains, ce qui permet à Johanne de papoter toute la soirée avec le barman, qui n’est pas contre les coups d’un soir. Si Johanne l’est en théorie parce qu’elle est méfiante, elle a peur de finir vieille fille à cause de ce que Vera lui a dit. Elle propose donc au barman de rentrer chez lui.

C’est beaucoup trop drôle : une fois chez elle, elle commence à embrasser le barman et c’est bien parti pour une soirée hot et spicy… Malheureusement pour elle, son artisan est déjà là : il a bâché la cuisine, il se sert d’une tronçonneuse et le barman s’enfuit, craignant pour sa vie. C’est une sacrée bonne idée de la part des scénaristes, je trouve. Johanne finit par contre la soirée toute seule et elle est clairement vexée…

Home for Christmas – S03E01 – The Restart – 20/20

Je surnote ce premier épisode parce que je suis vraiment ravi de retrouver le personnage de Johanne et l’ambiance de la série. C’est un retour hyper réussi. Tout ne se passe pas exactement comme je l’aurais voulu pour elle, mais vraiment, je retrouve l’ambiance qui m’avait plu, l’ambiance de Noël parfaite pour se dire que, eh, le réveillon est dans un peu plus d’une semaine… mais une ambiance accompagnée d’un regard critique acerbe et très réaliste aussi sur la société – comme quoi, c’est partout pareil en Europe. J’adore cette série et je suis heureux de la retrouver pour cette troisième saison !

Spoilers

Johanne décide d’organiser le réveillon chez elle avec toute sa famille ; même si elle est de nouveau célibataire (tristesse).

À 36 ans, Johanne est de retour, déguisée en rat et se sentant idiote. Oula. Ce n’est pas le début que j’attendais pour cette saison 3, mais j’achète. Évidemment que c’est en voix-off que Johanne nous retrouve pour nous faire un résumé de sa vie sentimentale chaotique. Je pensais avoir oublié bien plus de choses de la série, mais en vrai, j’ai réussi à réassocier chaque image à la péripétie qui correspondait. Je reste surpris de voir qu’elle a eu autant de mecs, car j’avais l’impression qu’il y en avait eu moins que ça au cours de ces deux courtes saisons.

Après, il y a eu le mec parfait et je pensais vraiment que la série nous présenterait aujourd’hui, cinq ans après, une Johanne épanouie dans son couple avec lui. Malheureusement, le choix fait est différent : si j’espérais à l’époque une saison 3 centrée sur un autre personnage ou juste une dynamique différente, ce n’est pas le cas : Johanne est de nouveau célibataire (on ne sait pas pourquoi, par contre) et se pense plus ou moins prête à retrouver l’amour. Ah. Elle a dit plus ou moins…

Comme en saison 1, on constate sa dépression très visible d’être déguisée en rat dans le spectacle de l’école de ses neveux et puis on repart en arrière. Il faut bien dire que l’image forte de Johanne à table et déprimée était plus efficace pour qu’on se reconnaisse tous en elle, mais admettons. De toute manière, ce n’est jamais qu’une image pour ouvrir la saison.

Nous voilà donc le 1e décembre et c’est le jour que choisit la famille de Johanne pour envisager le réveillon pour la première fois. Johanne leur assure à tous qu’elle aimerait les voir chez elle et c’est rapidement une affaire pliée, même si personne ne semble tout à fait ravis – il y a clairement de la surprise pour tout le monde.

L’ambiance de la série n’a pas changé : Johanne vit toujours dans un village totalement enneigé qui paraît tellement être un visage de Noël parfait. La petite vie parfaite est loin de l’être cependant : Johanne rentre donc chez elle pour découvrir que son évier fuit… et pas qu’un peu, tant qu’à faire. Elle se retrouve à devoir faire de la plomberie et à fouiller dans ses tiroirs de cuisine.

Il n’en faut pas plus pour nous lancer un flashback. Bordel. Un an plus tôt, elle était donc toujours heureuse en couple et son mec parfait était désormais bouclé et chef cuistot. Bordel, il est vraiment parfait en fait ? Ils se mettent même à parler enfant l’air de rien au détour d’une conversation ; parce qu’il se dit infatigable avec les enfants.

C’est là que le couple a commencé à déraper : il veut parler sérieusement d’enfants ; elle, non. Ils savent qu’elle n’en veut pas, mais lui espérait que ce ne soit pas quelque chose de définitif. Oh. Ils me font tellement de la peine. Il assure à Johanne qu’il veut des enfants parce qu’il est amoureux d’elle – c’est avec elle qu’il les veut. Voilà donc pourquoi elle est célibataire aujourd’hui.

Johanne se retrouve à devoir appeler un plombier à défaut de réussir à s’en sortir. Les nouvelles ne sont pas bonnes du tout : ce n’est pas réparable, il faut changer la plomberie. Pire encore, le carrelage est pourri en-dessous et il va falloir refaire une bonne partie de la cuisine. Elle peut théoriquement dire adieu à son réveillon.

Johanne étant Johanne, elle ne se désespère pas tout de suite. Elle fait appel à tout un tas d’artisans pour obtenir des devis. Ils sont rocambolesques, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle voit un peu de tout, des artisans horribles, crades, avides d’argents, clairement escrocs, etc. Bref, ce n’est pas mince affaire et elle demande en plus l’impossible avec des travaux à terminer en trois semaines. Il y a finalement un beau gosse qui accepte de lui faire les travaux dans les temps.

Il ne veut travailler que de nuit, le matin tôt ou le week-end. C’est clairement un taf au black, mais bon, admettons. Le type est drôlement parfait : il est prêt à commencer les travaux vite, ne demande pas d’acompte et il n’en faut pas plus pour qu’elle lui donne ses clés. Enfin, ses clés. Ce sont celles que XXX lui a rendu en partant. Se quitter en bons termes juste pour des enfants, quelle tristesse.

Une fois la promesse orale d’embauche effectuée, Johanne se rend à la patinoire de la ville et fait un bilan de ses possibilités sentimentales : ce n’est pas terrible, parce qu’à 36 ans, on est ni jeune ni vieux et on se retrouve à devoir les gérer les petits jeunes inexpérimentés ou les divorcés traumatisés. J’adore cette série. Elle réussit à viser toujours juste dans ces dialogues et dans son ambiance de Noël présente l’air de rien. C’est important de l’avoir.

Le 3 décembre, Johanne cherche aussi à obtenir une promotion. Au détour d’un entretien, on la voit être remise en question sur ses décisions, notamment parce qu’elle accompagne parfois des patients fumer. Et si Johanne affirme qu’elle compte arrêter les mecs, pardon, mais ce n’est pas la vibe qu’elle renvoie en croisant un collègue qui la drague un peu. Pardon, mais qui drague sa collègue et concurrente directe sur une promotion qu’ils visent ensemble ? Que le meilleur gagne, je suppose.

Elle reprend le travail après l’entretien d’embauche et rencontre Vera, une nouvelle collègue suédoise (eh, comme son ex) qui galère un peu avec le langage norvégien. Je trouve ça intéressant d’avoir ce petit point de vue culturel pour la série. À ce stade, vous aurez compris de toute manière que tout m’emballe avec cette série ; je suis fan. Vera a l’air drôlement sympathique en tout cas et Johanne ne met pas longtemps à sympathiser avec.

En fin de journée, Johanne passe voir son père pour prendre de ses nouvelles et parler de Noël avec. C’est l’occasion de découvrir qu’il est célibataire lui aussi, contrairement à sa mère qui s’est recasée. Johanne essaie malgré tout de partager sa bonne humeur avec lui. C’est Noël, vraiment.

Le lendemain, Johanne croise à nouveau Vera qui lui propose de venir boire un verre avec tout le service. Johanne n’est pas tellement motivée, n’a pas ce qu’il faut pour se changer et de toute manière, elle a plutôt envie d’une soirée tranquille ; là où Vera veut se faire plaquer comme une affiche au mur (portera-t-elle plainte pour coups et blessures ?) pour un mec qui l’embrassera jusqu’à ce qu’elle oublie son prénom. Bordel, c’est une image précise. J’ai un peu de mal par contre avec la suite de la conversation qui nous affirme que Vera est une petite jeune, contrairement à Johanne. Je suis nul pour donner l’âge des noms, mais pour moi, elles ont à peu près le même âge.

On, après, le truc, c’est que Vera veut absolument se faire un mec là où Johanne est en abstinence depuis une bonne année. Vera se moque gentiment d’elle et lui fait comprendre qu’elle va finir vieille fille – et il n’en faut pas plus pour qu’elle accepte d’aller à la soirée, prenant mal l’image de devenir une barjot. Eh. La culpabilité imposée par la contrainte sociale, c’est tellement ça.

Vera traine ainsi Johanne en boîte et, en vrai, Johanne passe une plutôt bonne soirée – jusqu’à ce que Vera galoche un type et oublie sa pote. Une soirée en boîte finalement. Je me reconnais tant à Johanne, bon, à la différence que la question de l’amour est réglée en ce qui me concerne. Enfin, pour l’instant, il ne faut jamais crier victoire trop tôt, je suppose. Bref, on s’en fiche de ma vie, on est là pour celle de Johanne.

Et Johanne croise, en quittant la boîte, son collègue qui vise le même poste qu’elle et essaie de la garder avec lui. Oh, on te voit venir jeune homme très beau, tu veux te la faire ! Mais peut-être aussi qu’il n’est pas qu’un chien et est un type bien. J’ai tendance à me méfier quand une série nous présente un personnage comme un peu trop parfait. En tout cas, Johanne refuse de rester et se dévalorise en sa présence, se disant assez vieille pour savoir qu’il faut partir… Mouais. Mauvaise excuse tout ça.

Le lendemain, Johanne retourne au boulot pour obtenir le résultat de son entretien d’embauche : elle est prise et obtient le poste, sous période d’essai évidemment. Je m’attendais à ce qu’elle ne l’obtienne pas, mais tant mieux pour elle, en vrai. Elle sera sous surveillance, bien sûr, d’autant que l’hôpital cherche à faire des économies et lui colle dans les pattes un certain Magne, dont le boulot est de quantifier ces économies justement. Je sens qu’on va le détester.

Bien sûr, au boulot, elle croise aussi son collègue de la veille. Erik, c’est son nom, est déjà au courant pour sa promotion et la félicite. Un vrai gentleman. On sent toutefois qu’il a envie de plus avec elle et il n’hésite pas à lui dire qu’il a peur de bosser avec elle parce qu’il pourrait tomber amoureux d’elle. Ma foi, il a l’air pas mal et très charmant.

Après, j’ai appris à me méfier en 32 ans de séries à mon actif (outch). La conclusion de l’épisode, déjà, nous indique en tout cas que d’ici quelques semaines, Johanne sera tombée amoureuse de quelqu’un. Alors ? Magne ? Erik ? … Vera ? We’ll see.

Home for Christmas (S03)

On en était où ?

Johanne avait enfin eu son happy ending alors je me demande bien ce que les scénaristes veulent nous raconter cette année. Enfin, en vrai, le synopsis du premier épisode dit qu’elle est prête à organiser la première fête de Noël directement chez elle et j’adore l’idée.

 Saison 1Saison 2

Ce que j’en attends

Difficile à dire après autant de temps ! Cela fait cinq ans que la saison 2 a été diffusée sur Netflix (en plus, j’avais enchaîné saisons 1 et 2 moi !) et ce retour surprise n’était pas du tout quelque chose que j’attendais. Par contre, dès que j’ai su qu’une saison 3 allait être proposée (y a genre 15 jours), je me suis dit que j’allais la regarder. Je me suis dit qu’un épisode par jour en mode calendrier de l’avent de Noël serait parfait : les deux premières saisons étaient des carrés de chocolat d’un calendrier – et ça se dégustait avec un chocolat chaud, d’ailleurs. Ceci étant dit, je n’avais pas réussi pour la saison 2 (j’avais bingewatché, puis programmé mes articles, je me souviens) et là ça m’amène au 23 parce qu’il y a huit épisodes. On fera comme si ?

Ce qui est sûr, c’est que je ne suis pas le seul qui attendait impatiemment le retour de la série tout en étant totalement amnésique de ce qu’il s’est passé dans le dernier épisode : c’est bien simple, au cours des trente derniers jours, il y a tout de même eu une petite centaine de vues sur ma critique du dernier épisode de la saison 2. Eh, le public de la série est toujours là. Et c’est chouette.

J’attends en tout cas la même ambiance de Noël de la saison 3 : ce qu’il faut d’humour, une bonne dose de romance et la magie de Noël qui pointe le bout de son nez à nouveau. Les deux premières saisons avaient été un coup de cœur : j’en attends tout autant de cette saison 3… La magie peut-elle frapper deux fois au même endroit ? Le père Noël affirme que oui alors je me permets de croiser les doigts.

You – S05E10 – Finale – 17/20

C’est déjà la fin d’une saison qui aura su me tenir en haleine, clairement, et d’une série qui aura eu ses hauts et ses bas. Je n’en dis pas plus ici pour ne rien spoiler, mais si vous cliquez sur l’article pour le lire, vous saurez ce qu’il advient de Joe Goldberg et s’il a la fin qu’il mérite… La fin que nous méritons ?

Spoilers

Louise espère obtenir la vérité sur la mort de Beck. Vérité et justice, même.

You should have killed me better Joe !

Je ne pensais pas finir la saison cet après-midi car je voulais bosser, mais je n’ai pas réussi à m’arrêter. Et la fin de l’épisode précédent m’a fait hurler devant ma télévision comme ce n’était pas arrivé depuis un moment. Putain. Je suis faible, voilà, mais bien sûr que j’enchaîne sur ce dernier épisode dont le résumé sur Netflix est limite la promesse des prémices d’une nouvelle saison, encore.

Louise sauve donc Joe in extremis avec pour plan de le stopper plus tard : le voir mourir sans avoir toutes les réponses qu’elle cherche ne lui convenait pas. Laisser mourir Kate en revanche, ce n’est pas un problème ? Connasse. J’ai toujours dit que je ne l’aimais pas ! Ce début d’épisode révèle qu’ils ont bien réussi à s’échapper de New-York. C’est improbable, et pourtant !

La série continue de nous faire des petits pièges : nous les voyons s’échapper vers un bel espace vert où Louise pourrait facilement le buter. Elle se l’imagine, mais ce n’est pas le cas : pas encore. Elle veut savoir ce qu’il sait avant de lui offrir la fin qu’il mérite – quand lui se demande ce qu’il a fait pour la mériter. Les voix off se répondent de la plus chouette des manières.

En attendant que la police les rattrape inévitablement après les aveux de Joe, le couple envisage de s’échapper au Canada pour profiter un peu de la vie. Louise fait tout ce qu’elle peut pour vendre à Joe qu’elle est amoureuse de lui, et le pire, c’est qu’elle le fait quasiment sans mentir : il est toute sa vie et elle en a conscience. Comment survivre sans lui ?

Joe ne révèle toujours pas à Louise, en plus ! C’est dingue : il cherche à leur faire de faux passeports auprès de son contact habituel, mais aussi à s’arranger un moment pour parler avec Henry. C’est dingue. Et c’est dingue aussi que Joe et Louise parviennent à s’échapper de New-York sans être rattrapés. Le visage de Joe est tellement connu ! Ils prennent même le risque de s’arrêter à une station-service.

Évidemment, ils tombent là sur un flic : il ne voit pas vraiment Joe, mais il croise Louise et il s’inquiète pour elle. Il échange quelques mots avec elle, la laisse partir – et elle ne dit rien pour l’alerter, même si elle hésite. Elle tombe ensuite sur le livre de Beck, là, dans une station-service au milieu de nulle part. Eh, on a compris pour Beck ! Elle est tellement omniprésente cette saison, c’est dingue. Je sais qu’il faut boucler la boucle, mais tout de même. C’est un cadavre qu’on aura beaucoup, beaucoup vu au cours des quatre saisons, tout de même.

Et puis, alors que Joe emmène Louise dans un magnifique chalet qu’il a loué (ok, c’est peut-être même une villa à ce stade) avec on ne sait quel argent, moi, je me dis que j’ai envie d’un dernier épisode épique et que ça n’en prend pas le chemin avec un tel début. J’ai presque envie que tous les personnages meurent désormais.

Une fois dans la location, Louise comprend qu’elle a moins de temps qu’elle n’imaginait : elle a du mal à embrasser Joe avec passion, donc elle sait qu’elle ne peut pas coucher avec lui. Et elle sait que c’est ce qu’il veut. Coucher avec lui ou finir au fond du lac à côté de la location semblent être ses seules options à présent si elle n’obtient pas ce qu’elle veut de lui avant.

De son côté, il semble ne se douter de rien : il veut juste savourer la perfection du moment. Il a même des faux papiers : ils s’appelleront Ezra et Ella, et ils pourront voyager à travers le monde. C’est la fin parfaite qu’il imagine pour lui et pour son double de papier dans son roman. Louise en profiter pour le questionner sur son désir d’immortalité : ils ne pourront pas voyager éternellement. Elle lui confie sa peur de ne pas survivre dans son histoire, en plus. Il la rassure et ils partent ensemble pour une petite balade nocturne sur un lac.

Si ça fait très Disney comme ambiance, je ne suis pas naïf au point de croire que c’est si romantique que ça. Genre ils ne se font pas bouffer par les moustiques ! C’est bien beau cette histoire de Louise qui est le centre de son univers et c’est bien beau cette voix-off de Louise qui nous confirme qu’elle se sent toujours heureuse d’être aimée… mais bon. Ouais. Les scénaristes se servent des voix-off de Louise et Joe pour nous faire comprendre ce qu’il en est : Joe se sert de l’amour comme d’une arme, son obsession est évidemment attirante, ses yeux d’amoureux, bien sûr que Bronte/Louise/Ella craque à nouveau.

Mais au moment où il s’apprête à lui faire un cuni, Louise sort de sa transe : elle utilse aussitôt un flingue pour le braquer et lui demander comment il a tué Beck. Chapeau bas aux scénaristes : ils ont trouvé un moyen de conclure cette intrigue en mettant Joe en caleçon. Parfait pour les audiences, non ?

Pas parfait pour Joe, en revanche. Il est dépité de découvrir que son mensonge concernant Beck n’a pas convaincu Louise. Il est dépité de ne pouvoir se débarrasser définitivement de Beck. Et en même temps, Louise souligne qu’il a effacé Beck au point de prendre sa vie et sa voix en finissant son roman. C’est vrai : j’avais trouvé ça atroce qu’il écrive son livre, ça rendait ça encore plus triste. Il était temps que les scénaristes soulignent ce sadisme. Cependant, le plan de Louise est tout de même de lui faire rayer tout ce qu’il a écrit dans le livre de Beck et ça me laisse vraiment perplexe. En plus, désolé mais je n’aime pas Louise. Terminer la saison avec autant de temps à l’entendre ? Je ne suis pas fan.

C’est une bonne idée, bien sûr, d’avoir les voix off qui se répondent et ça fonctionne bien, mais ça n’empêche pas que je n’aime pas le personnage et que ce dernier épisode est bavard. Qu’elle le tue et qu’on en finisse ! Qu’elle arrête de l’écouter alors qu’il la manipule à lui faire prendre conscience qu’elle a peur de sa mort à lui – qui s’occupera d’elle ? qui s’intéressera encore à elle ? Il y a tant d’autres personnages dans cette série que j’aurais aimé revoir dans un épisode final.

En plus, Louise est trop gentille avec lui : elle le laisse encore décrocher le téléphone pour qu’il puisse parler avec Henry – son pote ayant fait en sorte de le mettre en ligne avec lui pendant qu’il jouait aux jeux vidéos. C’est toutefois chouette : si Joe veut rassurer son fils et lui dire qu’il n’a rien fait de mal, s’assurer qu’il vive sa vie et tout… Henry est plus malin que ça. La scène est horrible, bien aidée par les violons : Henry décide que les derniers mots qu’il dira à son père seront la vérité. Elle sort de la bouche des enfants. Teddy lui a dit qu’il avait tué Kate, et partant de là, Henry a pour derniers mots à son père : tu es le monstre. C’est ce que Love avait prédit en mourant, en plus. C’est la fin que je ne savais pas que je voulais, et le gamin joue sacrément bien en plus !

C’est terrible. Après tout ça, et exactement comme Louise, j’ai encore assez d’affection pour Joe pour être vraiment triste pour lui. Par contre, mais comment se débrouille-t-il encore pour être la victime après tout ça ? Louise décide de le livrer à la police, espérant bien sûr que le monde entier se réveillera face à ses crimes comme elle a réussi elle-même à se réveiller.

C’est une mauvaise décision. Elle pouvait le tuer. Elle l’avait en joue, c’était facile. Mais non. Evidemment qu’elle se penche pour prendre le téléphone, évidemment qu’il en profite pour se battre avec elle, évidemment que quand une balle se perd, c’est pour Louise. C’est si énervant.

Blessée, Louise décide de s’enfuir et de lui faire croire qu’elle est partie vers le lac. Joe la poursuit en caleçon, laissant le téléphone derrière lui. C’est assez peu crédible. Et puis, s’il est en caleçon dans la forêt (les audiences !), il n’en reste pas moins en bonne santé physique. Il a un avantage certain sur elle. En plus, Louise retrouve le téléphone, mais il s’est abîmé dans la bagarre. Elle ne peut appeler le 911 car la touche s’est cassée. C’est con, je sais. N’empêche que je trouve ça putain de brillant comme idée pour prolonger un peu l’action, mouahaha.

Louise parvient finalement à appeler les secours, au moment où elle saute par la fenêtre. Il finit par la rejoindre, sans savoir ce qu’il en est : il révèle qu’il a volontairement cassé la cheville de Louise pour la forcer à rester lui parler (évidemment, tant de mensonges !), puis avoue qu’il a tué Beck. Il compte même lui démontrer comment. Louise se défend et elle le fait bien, mais elle ne s’échappe que temporairement. Il parvient encore à la rattraper et l’étouffer, en l’étranglant au fond du lac. Goodbye Bronte. On n’a même pas sa voix-off à elle pour entendre à quel point elle se sent conne, ce qui suppose que ce n’est peut-être pas terminé pour elle.

Malgré tout, les flics sont réactifs apparemment : ils sont déjà là à organiser une battue dans les bois pour retrouver Joe. Toujours en caleçon, il est forcé de s’enfuir. Il parvient encore à tuer un policier, d’ailleurs, avec le poing américain de Louise acheté dans la station-service. Je m’attendais à ce qu’il récupère son uniforme, mais non. Il s’enfuit et c’est une erreur. Louise sort de nulle part et le braque avec un flingue (celui du policier ?).

Comprenant qu’il est fini, Joe demande à être achevé. Louise ne lui fait pas ce plaisir : elle refuse de l’achever, préférant qu’il se tape un procès. Il la force quand même en se jetant sur elle, mais elle ne tire pas un coup mortel. Il survit et est arrêté par la police, filmé avec une toute petite bite apparemment. Superbe.

Le montage final de la série nous révèle donc que Joe est tourné en dérision par internet et que son procès, messy, le force à se confronter à tout ce qu’il a fait. C’est Louise qui se charge de la narration en voix-off, parce qu’elle est plus à même de nous révéler ce que chacun est devenu (encore qu’il manque plein de personnages secondaires, en vrai), mais je trouve ça dommage. Eh, un ou deux épisodes sur le procès de Joe, ça m’aurait bien convenu.

Joe va en prison. Les autres ? Harrison sort de prison, Maddie n’y va même pas et le couple finit ensemble. La famille semble heureuse – elle est même enceinte de jumeaux. Kate a survécu, de manière bien improbable. Elle s’occupe toujours d’Henry et a la meilleure des vies. Elle devient l’agent de Marienne, qui cartonne mondialement grâce à son lien à Joe en vrai. Teddy transforme la compagnie de son père : elle ne fait plus aucun profit désormais.

Le livre de Beck ? Louise fait en sorte qu’il soit publié de nouveau, sans les modifications de Joe. Le livre a encore pus de succès, et je peux comprendre pourquoi. Dommage : elle ne connaîtra jamais son succès. Louise, elle, reprend sa vie et vit librement dans New-York, prête à poursuivre sa vie et devenir ce que la vie décidera d’elle.

MOUAIS. Gros mouais, ce happy ending même. La toute fin de saison – et donc de série – nous montre Joe en prison. Sans grande surprise, il y passe son temps à lire et est bien silencieux. La solitude, le silence, la prison lui pèse et il sait que c’est pour toujours. Il trouve que c’est infernal et il n’a toujours pas compris que c’est ce qu’il méritait en plus.

Joe finit en cage, ce qui est bien mérité… mais la conclusion est évidemment qu’il a un tas de fans qui lui écrivent et sont amoureuses de lui. Ou amoureux, d’ailleurs. Si j’espérais bien que Joe mourrait à la fin de la série, je dois dire que j’adore cette conclusion surtout pour ce qu’il dit : cette fois, il s’adresse directement à nous. La conclusion est simple à trouver : c’est ce que Penn Badgley dit depuis la saison 1. Le problème, ce n’est pas Joe Goldberg. Le problème, c’est la société qui tombe amoureuse de lui, le problème, ce sont les gens qui tombent amoureux de psychopathes, le problème, c’est nous. Et comme il nous parle, le dernier mot de la série est évidemment « you ».

J’aime cette conclusion. Elle est ô combien problématique : Joe n’apprend pas de ses erreurs, ne comprend pas le mal qu’il fait et est encore en vie pour recommencer un jour où quelqu’un voudra se faire du fric avec un revival. Pire encore : Joe continue de retourner le problème et de faire des victimes les coupables. La scène où Henry le traite de monstre était bien plus poignante et me restera davantage en mémoire, je pense.

Parce qu’en vrai, l’audience de la série est-elle vraiment coupable ? Allez, on en parlera dans un prochain podcast, probablement dans deux semaines.

En bref

C’est une belle saison finale, construite exactement comme il faut pour tenir en haleine tout du long et pour maintenir le suspense jusqu’au bout concernant le sort qui sera réservé à Joe. J’ai mes réserves sur plein de détails et de moments un peu illogiques dans la série mais, en vrai, j’ai dévoré cette saison qui, à mes yeux, a réussi à retrouver le ton de la première ; et surtout à fasciner à nouveau.

Que la conclusion soit une critique de cette fascination me convient. C’est facile, c’est vrai, on aurait pu/dû le voir venir, mais c’est efficace à défaut d’être parfait. De toute manière, il faut se méfier de la perfection : on a eu cinq saisons pour l’apprendre et je ne suis toujours pas sûr que la leçon soit bien enregistrée.

En attendant, la série touche à sa fin et une page se tourne : je crois que c’est la dernière série Netflix que j’attendais encore avec impatience ; c’est une survivante des séries pré-2020, une des rares qui me donnait des envies de bingewatch. Il y en aura d’autres, mais dans l’ensemble, quel plaisir ce fut.

Au revoir, Joe Goldberg… et en vrai, à bientôt je suis sûr – par rewatch ou par revival.