Je n’ai jamais regardé Le Caméléon avant (The Pretender, #01)

Salut les sériephiles,

The Pretender (TV series) - WikipediaC’est un étrange titre, n’est-ce pas ? C’est pourtant vrai ! Le Caméléon, ou The Pretender en VO, est pourtant une série multirediffusée en France, mais aussi loin que je me souvienne, je ne suis même pas sûr d’avoir vu un épisode en entier de la série. Enfin, ça, c’était avant dimanche dernier où je me suis décidé à lancer le premier épisode, à moitié sur un coup de tête, à moitié en ayant prévu le coup car je me trainais le DVD depuis trois semaines.

En effet, j’ai une meilleure amie qui est une grande fan de la série, qui la regardait tout le temps quand elle passait à la télévision et à qui nous avons offert l’intégrale de la série en octobre dernier pour son anniversaire. L’occasion était trop belle pour ne pas gratter le prêt des DVDs dès qu’elle aurait fini, et elle m’a donc tout prêté lorsqu’on s’est vu pour mon anniversaire. Depuis, la série m’attendait sagement et c’est lors d’une insomnie que je me suis dit que j’allais la lancer.

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A priori, les quatre saisons rejoignent donc mon Challenge Séries 2021… mais on verra si je tiendrai jusqu’au bout ! Je ne compte pas proposer des critiques de chaque épisode, parce que la série date un peu et que je ne pense pas que ça serait beaucoup lu, mais un peu à la manière de mon rewatch d’autres séries (ou de visionnage d’animés), j’écrirai de temps à autres mon avis sur la série, en fonction de mon avancée. En fait, pour être tout à fait honnête, j’envisage de transformer le 500 mots du vendredi en RDV hebdomadaire sur Le Caméléon.

Pour ce premier article, on va donc se consacrer au pilot de la série et tout ce que j’en ai pensé…

Avant le premier visionnage

skywalkerDe la série dont j’ai quand même vu des bouts d’épisodes lorsque j’étais enfant, je me souviens tout de même de l’essentiel : Jarod est un caméléon, un surdoué capable de se faire passer pour n’importe qui. Il peut endosser n’importe quel rôle et n’importe quelle profession en donnant toujours le change, et il profite de ses dons pour punir les criminels et réparer les injustices.

La série n’est pas qu’un procédural : il y a tout un fil rouge sur la famille de Jarod, en quête perpétuelle de son passé et de ses parents à qui il a été arraché par une organisation, le Centre, qui a voulu exploiter les dons de ce génie dès son plus jeune âge. Il est ainsi traqué par Miss Parker, qui a bon espoir de mettre la main dessus.

skywalkerÇa, c’est pour le synopsis. Pour le reste, j’ai de vagues souvenirs sur des liens entre Jarod et Miss Parker, mais je vais me les laisser de côté. Je me souviens en tout cas que je n’accrochais pas tant que ça quand j’étais enfant parce que tout l’environnement de la série changeait en permanence (logique avec un titre pareil). Je n’ai plus aucune excuse : j’adore Dollhouse dont c’était tout autant le thème de départ, avec en plus le problème que l’héroïne changeait de personnalité.

Un autre reproche que j’y faisais est que c’était beaucoup trop sous le format « épisode de la semaine » que je n’aime pas trop. Aujourd’hui, je regarde de plus en plus de séries procédurales en fond sonore quand je fais à manger/mange (ou travaille sur des taches de secrétariat ou d’administratif ne demandant pas grande concentration, ou repasse, ou… bref, vous avez l’idée), alors une série des années 90, ça peut le faire, non ?

Le pilot du Caméléon

Miss Parker (Pilot ) Created with 5SecondsApp iOS | The pretenders, Actresses, PilotOh boy. La série débute en 1996 et ça se voit. Ca ne se voit pas seulement avec le look des personnages, mais aussi avec le format et la qualité de l’image. Et avec certains moments qui vieillissent de manière bien plus comiques que ne l’envisageaient les scénaristes. Je veux dire, l’introduction de Miss Parker c’est quand même quelque chose : clope au bec, elle débarque d’un hélicoptère et répond à un type qu’elle est tout aussi explosive que les matériaux inflammables à proximité desquels ils sont. Le tout avant d’écraser sa cigarette à coup de bottines à talons hauts. Difficile de ne pas rire aujourd’hui, surtout qu’elle a un bandeau dans les cheveux.

Un autre temps, quoi. Elle est l’atout charme pour les audiences masculines, et c’est assumé un peu en mode Charlie’s Angel. Déjà, je n’avais aucun souvenir de ça, et ça m’a mis dans l’ambiance tout de suite. Passé ce côté un peu kitsch et inattendu, le premier épisode est toutefois plutôt engageant et me donne espoir de tenir sur la saison, voire sur la série.

Le personnage de Jarod est introduit d’abord en tant qu’enfant génie avant d’être présenté en tant qu’adulte. Assez vite, on comprend sa capacité à être un caméléon lorsqu’il est capable de parler plusieurs langues et de prendre un job de chirurgien dans un hôpital sans avoir à passer le moindre entretien d’embauche. C’est bien connu : il suffit d’être présent sur place pendant une urgence. Non ?

skywalkerLe pilot a tout de même du mal à introduire tout son concept, mais c’est le problème de ce genre de séries : comment nous montrer que le personnage se fond toujours dans la masse dans un épisode où il ne va endosser qu’un seul rôle ? Il est un bon médecin… et il finit par être pilote d’avion dans la dernière scène, pour nous donner envie de revenir. Je ne sais pas encore si c’est un cliffhanger qui introduit l’épisode 2 (j’aimerais bien) ou si c’est juste une scène qui sera oubliée et permettait de comprendre ce qu’allait être la série.

En parallèle, bien sûr, nous suivons également Miss Parker qui fait tout ce qu’elle peut pour retrouver la trace du Caméléon. Si elle y parvient, elle ne semble pas très forte à son job : elle le croise déjà deux fois dans ce premier épisode sans parvenir à l’attraper. C’est toutefois plutôt bien amené puisque Jarod a de bonnes raisons de réussir à lui échapper. Ainsi, dans la scène finale, il s’échappe grâce à sa ruse, mais aussi grâce à une amitié qu’il a tissé en cours d’épisode.

De ce point de vue-là, chaque scène a une vraie utilité et c’est plutôt une bonne chose pour le pilot : on nous propose un puzzle qui se reconstitue peu à peu et nous permet de comprendre que Jarod veut rétablir une injustice concernant un patient de l’hôpital qui a terminé en fauteuil roulant à cause de la négligence d’un médecin. Reste à identifier ce qu’il s’est passé exactement et à obtenir les preuves pour rendre la justice.

ohitsatvshow Tumblr blog with posts - Tumbral.comEn cours de route, j’ai aussi découvert l’existence de Sidney, sorte de figure paternelle pour Jarod. C’est lui que Jarod veut recontacter absolument pour avoir des réponses sur l’identité de ses parents : en effet, un test sanguin lui permet de comprendre que ses parents supposés, morts dans un accident ça tombe bien, ne sont pas les siens. Le problème, c’est que Sidney lui affirme ne pas avoir d’informations sur le sujet. Il n’est pas pour autant contre Jarod : oui, il travaille en tant que scientifique pour le Centre, mais il semble aimer voir son sujet favori prendre son indépendance, au grand dam de Miss Parker.

Parmi les bonnes surprises de l’épisode, il y a le casting des rôles secondaires, avec notamment une actrice encore bien jeune mais qui finira quelques années plus tard par incarner Rose de LOST.∞ISLE OF CARTHIS∞ — The Pretender Mementos [22/88] [1.22 - Dragon... J’aime regarder les anciennes séries pour ce genre de surprises, on trouve toujours des acteurs qui finiront par avoir de gros rôles dans de tous petits rôles.

Voilà donc pour ce visionnage du premier épisode… C’est déjà pas mal pour quelqu’un qui l’a regardé vers une heure du matin, je trouve. Je vais à présent continuer mon visionnage et tenter de ne pas être spoilé avant d’arriver à la toute fin des téléfilms.

 

Debris – S01E02

Épisode 2 – You Are Not Alone – 16/20
Très honnêtement, je ne comprends rien, mais dans le meilleur sens possible de cette phrase pour l’instant : c’est prenant et intrigant, et ça ne ressemble pas tellement à d’autres histoires du genre. Les intuitions des personnages sont toujours les bonnes, et c’est tant mieux, parce qu’ils s’en sortent mieux que moi à déduire certains éléments pour l’instant. C’est assurément une série qui vaut le détour, même si je ne sais pas encore vers quoi elle se dirige : c’est peut-être le plus frustrant, d’ailleurs, son fil rouge sera peut-être son point faible si ça continue comme ça. C’est pourtant ce que je préfère d’habitude.

Spoilers


Les objets métalliques d’une petite ville se mettent soudainement à bouger seuls…

I shot myself today.

 Allez, j’ai beaucoup aimé les personnages et le générique de cette série lorsque j’ai regardé le pilot la semaine dernière, alors j’ai envie de croire que ça pourra être vraiment bien. En plus, j’ai lu quelques avis positifs sur cet épisode deux, ça me motive à le regarder ! Il commence par les plans d’une ville déserte et fantôme bien paisible où les objets métalliques se mettent soudainement à bouger seuls et se mouvoir vers un point qu’on ne connaît pas, a priori loin d’un homme étrange dont on ne sait rien non plus. Eh, ça fait beaucoup de mystères étranges en peu de temps !

On retrouve après le générique les personnages de Finola et Bryan, qui viennent juste d’atterrir. Finola se révèle assez vite inquiète de ne pas avoir de nouvelles de sa sœur, et bien évidemment, il est rapidement question de son père. Bryan n’ose rien lui dire pour autant, suivant ses ordres. Le secret va rapidement être lourd, je pense, j’espère qu’on avancera assez vite dans ce fil rouge.

En attendant, on a une enquête de la semaine à gérer avec des objets métalliques ou en alliage qui sont attirés vers un débris, sans qu’on ne sache trop pourquoi, ni comment. Tous les objets ne sont pas attirés, même s’ils sont de bonne composition, et ils se mettent à bouger en début de journée, sans qu’on ne sache si ce soit lié. Bien.

L’homme étrange ? Il est rapidement trouvé par Bryan et Finola. Il leur annonce s’appeler Eric, mais ne pas se souvenir de son nom de famille. Il semble avoir du mal à se souvenir aussi de la fin de ses phrases, et il a clairement du mal à savoir ce qu’il fait là. Il a tout de même envie de terminer ce qu’il était en train de faire, même s’il ne sait pas ce que c’est qu’il est en train de faire. Ainsi, ça ne lui plaît pas d’être emmené au loin vers la base militaire.

Les objets métalliques ? On comprend assez vite qu’il ne s’agit finalement pas d’objets attirés vers le débris : le débris a juste envie de construire un mur tout autour de la ville de Fleetwood. Pourquoi pas. Au moins, ça explique pourquoi seulement quelques objets se mettent à bouger : pour former ce mur, il n’y a pas besoin de tous les objets métalliques, juste de quelques-uns. L’ambiance tourne assez rapidement à une sorte de huis-clos oppressant, même si c’est en plein air pour les personnages.

Ils sont coupés du monde avec des perturbations électriques et magnétiques empêchant de téléphoner et un mur d’objets métalliques s’entassant encore et encore. C’est intéressant comme idée, surtout que ça permet aux personnages d’apprendre à se connaître davantage. Enfin, ça permet principalement à Bryan de poser des questions à Finola sur son père, en vrai.

Il n’est pas très discret pour un agent secret, mais Finola ne semble pas se rendre compte de quoique ce soit. Ils sont interrompus par Eric, en même temps, donc elle n’a peut-être pas le temps de capter que c’est louche : Eric a désormais la chemise en sang après s’être débarrassé des agents qui devaient l’emmener en sécurité dans une base militaire.

C’est étrange : il s’en prend à une voiture qui bouge et semble juste vouloir entrer dans celle-ci en brisant la vitre. Allez comprendre. Le mystère est très pesant, comme l’ambiance, et ça ne fait que commencer ! Eric prend en effet la fuite, jusqu’à ce que Finola arrive à le retrouver… en même temps que Bryan. Le problème ? Ils ne sont pas au même endroit.

Oui, on se retrouve avec une histoire de clones qui n’ont pas conscience d’être des clones, et il y en a au moins trois : le premier a donné son nom à Finola, mais le second non. C’est pour cela qu’il a eu peur de Finola quand elle a utilisé son prénom, d’ailleurs. C’est que ça fonctionne ! Par contre, le personnage d’Eric m’a soulé. Il n’arrête pas de crier et de bégayer sur un sujet vague, affirmant qu’il veut finir de travailler. Les trois clones sont interrogés par trois agents différents en parallèle, et ils s’énervent tellement que…

Ils font des crises cardiaques. Oups. Celui de Finola survit pourtant étrangement, avant de lui demander si elle a trouvé le bol de lumière. Oula, mais quel type de drogue les scénaristes prennent-ils ? L’homme finit par avouer à Finola qu’il a un manque important d’une femme… Pourquoi pas ?

Finola parvient heureusement à nous déduire un sens un peu plus clair de tout ça : oui, deux clones sur trois sont morts, mais pour elle, aucun d’entre eux n’est le véritable Eric. Pour elle, ils ont affaire à des fragments d’Eric : aucun des trois hommes ne semblent être émotionnellement complets ; ils sont juste chacun doté d’une partie des émotions d’Eric. C’est une théorie intéressante, mais la série ne prend pas le temps de la développer plus longtemps.

En effet, Bryan reçoit un appel d’un autre agent l’informant que les objets métalliques forment un cercle parfait dont le centre est… la maison d’Eric. L’avantage, c’est que ça va vite permettre de trouver le débris qui manquait encore. Sans trop de surprise, une fois dans la maison, les personnages découvrent qu’il y a bien un bout de la toiture qui s’est effondré. Nos agents veulent alors descendre vers le sous-sol où est probablement le débris… mais ils sont interrompus en chemin par un bruit sourd.

Il n’en faut pas plus pour que les agents se séparent : Bryan découvre rapidement le débris, avec du sang indiquant qu’Eric a dû être frappé lors de l’impact. Finola, elle, parvient à arrêter un Eric supplémentaire… sauf que celui-ci ne connaît pas son nom.

Le plus étrange n’est pas encore là : le plus étrange, c’est clairement lorsque Bryan remonte à l’étage de la maison pour se retrouver face à face avec lui-même. Ou en tout cas, une version de lui-même en larmes et quand même prête à le tuer au pistolet.

Au moins, c’est fait. Cela doit être super dérangeant, en vrai : le corps va forcément être autopsié et tout par les agents avec qui il bosse chaque jour… et si c’est un clone identique à lui, bonjour le manque d’intimité ensuite. Enfin bref, je ne sais même pas pourquoi j’ai pensé à ça, mais ça m’a décroché un instant de l’épisode. Ce fut un instant suffisant pour que les personnages se mettent à étudier le débris afin d’en savoir plus sur celui-ci.

Tout ce qu’ils y gagnent, c’est un nouvel Eric qui apparaît dans son salon alors que l’original, ensanglanté, semble s’être enfui il y a peu. Finola en retrouve la trace, mais elle confie le sale boulot à un autre agent préférant parler avec sa sœur, Dee (Deedee ?). Celle-ci est dans un étrange squat londonien où elle semble sur le point de se droguer ? Je dois vous avouer que je n’ai rien capté à cette sous-intrigue, là.

Ce n’était pas le plus intéressant en même temps, quand, à côté de ça, il y a l’intrigue des clones et qu’on peut creuser le personnage de Bryan. Celui-ci récupère une photo dans la poche de son clone, et il le fait devant Finola très intriguée. Elle n’hésite pas à lui poser la question, cherchant à comprendre la part la plus importante de lui qu’il protège encore. Leur nouvelle théorie est en effet qu’Eric protège les parties les plus intéressantes de lui-même et se débarrasse du reste.

Les traces de sang de l’Eric original ? Elle mène à son garage et à sa voiture qui n’est plus là. Alors que des agents tentent toujours de désactiver le pouvoir du débris, Bryan et Finola font ce qu’ils peuvent pour retrouver Eric. Il semblerait bien que sa voiture fasse partie du cercle, et ça leur permet d’avoir un endroit où chercher : le cercle d’objets proches de la maison. Ils y trouvent la voiture d’Eric, ainsi qu’Eric lui-même, et Bryan se faufile comme il peut pour le sauver.

Malheureusement pour lui, il le fait au moment où le débris se met à émettre une étrange onde qui créé de la lumière parcourant tout le cercle et le resserrant à chaque passage. Finola est clairement perturbée par le tout, mais Bryan s’en sort évidemment à temps. Eric peut ainsi recontacter la femme qui lui a permis de s’en sortir en étant sa fixette de l’épisode, alors que Bryan peut reprendre son rôle préféré d’agent fédéral. C’est tout ce qu’il montre à Eric, mais aussi tout ce qu’il montre à Finola.

Il est juste dommage que s’il ne lui montre que cette facette, c’est parce qu’il enquête sur elle aussi, et plus précisément sur son père… qu’elle lui confie avoir vu à la morgue après son décès. Il ne faut pas longtemps pour que le boss de Bryan soit lui aussi au courant de ce détail.

Dans les bureaux de la CIA, on retrouve le chef de Bryan en plein rendez-vous étrange avec un homme dont on ne connaît pas l’identité. Le sujet est évidemment George Jones, le père de Finola, qui est toujours en vie et a eu un problème aux yeux, apparemment. Le mystère s’épaissit de ce côté-là, mais il y a de fortes chances que ce ne soit qu’une copie du père, non ? S’il a vraiment été enterré, c’est une possibilité.

Cet agent en charge de Bryan finit par contacter le MI6 malgré tout, mais la boss de Finola ne semble pas vouloir tenir au courant son agent sur le terrain de tout ce qu’il se passe. Et la prochaine chose qui se déroulera à présent, c’est que le corps de son père sera déterré. Forcément.

On s’arrête là-dessus pour cette semaine, et je reste intrigué par l’ensemble. Je ne sais pas bien ce que j’ai regardé, en fait, parce que la série tourne autour du pot un certain temps. En plus, on ne sait pas exactement comment le débris est arrêté, c’est intrigant.

Resident Alien – S01E04

Épisode 4 – Birds of a Feather – 18/20
Si la crédibilité de certaines intrigues est souvent à remettre en question, il n’y a pas à dire, l’écriture de la série est vraiment très chouette, avec des personnages attachants et de bonnes blagues. Je n’ai pas l’impression de n’avoir vu que quatre épisodes ! Et ça devient difficile d’attendre une semaine entre les épisodes, parce que c’est vraiment très prenant comme intrigue. Je vais quand même le faire, parce que c’est un mode de diffusion que j’aime, tout simplement.

Spoilers

Le maire invite Harry à dîner pour tenter de rassurer Max et de lui prouver que le docteur n’est pas un extraterrestre.


You shouldn’t trust your balls, they’re nuts.

 Harry peut rêver et faire des blagues de son propre chef, ça nous change. Cet épisode commence vraiment bien. J’ai beaucoup aimé le côté sitcom américaine de ce début d’épisode avec Harry qui s’installe peu à peu dans la ville et finit par trouver une alien avec qui faire un bébé et recevoir par courrier une bombe anti-humaine. Les effets spéciaux font presque rougir Endgame d’envie !

Harry ne peut finir ce super rêve, parce qu’il est réveillé par les recherches du corps… d’Harry. C’est embêtant d’avoir la police à ce point sur ses plate-bandes, mais voilà nos flics convaincus que le corps sans pied a été rejeté sur la côte du lac. Bref, Harry a beau faire de jolis rêves où il est intégré, il en a marre des humains.

Harry aurait bien besoin d’une pièce vide pour manger tranquillement. Tout ce qu’il obtient, c’est le maire qui s’impose à sa table pour lui assurer qu’il a presque trouvé quelqu’un pour le remplacer en tant que médecin de la ville. Harry n’en a rien à faire, et les choses empirent encore pour lui lorsqu’il se retrouve invité chez le maire alors qu’il n’a rien demandé. Forcé d’accepter bien malgré lui, il en profite pour demander à Asta de l’accompagner… mais se retrouve finalement à y aller avec D’Arcy.

Celle-ci en mourait d’envie, après tout, et on se demande bien pourquoi. Sa détresse affective fait de la peine à voir, à force. Oui, vraiment, D’Arcy me fait de la peine à être aussi proche d’Harry, parce que même sans savoir qu’il est un alien, il est très clair qu’il ne veut pas d’elle.

En attendant le dîner, les parents de Max tentent comme ils peuvent de préparer les choses auprès de leur fils également. Ainsi, Max avoue à ses parents qu’il n’en a rien à faire qu’ils divorcent et qu’il s’y attendait. Le pauvre est loin du compte : il préfère largement un divorce de ses parents à l’idée d’avoir un extraterrestre chez lui pour le dîner. Comme dans toutes les séries américaines, il se réfugie dans sa chambre pour utiliser un talkie-walkie lui permettant de parler à sa seule amie.

Dans quel monde est-ce crédible ? Pas le mien, mais ce n’est pas grave, c’est toujours drôle de voir les séries américaines être dans l’abus le plus total. Ce n’est que le début de l’épisode cela dit, parce qu’ensuite les enfants se débrouillent pour voler les clés d’Harry dans sa voiture et en faire une copie – elle a de la ressource la gamine, pas étonnant qu’elle se prenne pour une super-héroïne avec une cape !

Il faut toutefois divertir Harry comme possible, à commencer par Max lui faisant un câlin lorsqu’il arrive avec D’Arcy. Max en profite en fait pour faire les poches d’Harry qui n’a aucune idée de ce qu’il se passe et finir par penser que Max l’aime vraiment bien après toute une soirée où Max fait tout ce qu’il faut pour s’assurer qu’Harry et D’Arcy restent le plus longtemps possible au dîner. C’est pourtant clair qu’il est le seul à vouloir que ça dure plus longtemps : Harry improvise comme il peut le fait qu’il vienne de New-York à coup d’épisodes de Law & Order (c’était hilarant) et Kate découvre que D’Arcy est l’ex de son mari.

C’est amusant et pas très étonnant pour une petite ville, mais ça pose vraiment problème à Kate qui est d’un coup jalouse de D’Arcy, surtout quand elle apprend qu’ils sont restés ensemble un bon moment. Le dîner dure et dure, et ça se termine par un autre câlin de Max à Harry vraiment sûr de lui, alors que Max a juste gagné assez de temps pour que sa pote puisse copier la clé et revenir à temps. Elle est maligne et riche, donc.

Ils ont un bon plan ces deux-là, parce qu’ils ont désormais de quoi aller dans la maison d’Harry sans que personne ne le sache, et c’est d’autant plus drôle que ça se fait tout naturellement, même s’il n’est peut-être pas naturel d’avoir Max présent pour toutes les blagues sexuelles d’Harry. Il ne se rend probablement pas compte de ce qu’il dit.

Le lendemain, Max et son amie se font toutefois arrêter par le shérif parce qu’ils sont imprudents à vélo… mais c’est vraiment juste histoire de développer le personnage du shérif comme l’être le plus stupide de toutes les séries du monde. Sa coéquipière en revanche est développée comme un personnage de plus en plus mystérieux, prête à boire un coup avec D’Arcy en plein pendant sa journée de travail. Je ne sais pas quoi penser de ces flics, et en particulier d’elle qui a parfois des regards suggérant qu’elle pourrait être la meurtrière de Sam quand d’autres fois, elle fait juste de la peine à être maltraitée par son boss.

Pour en revenir à Max et son amie, ils parviennent à entrer dans le chalet d’Harry, EN VELO. Pardon, mais qui fait entrer un vélo dans une maison ? Tellement bizarre comme instinct. À force de fouiller, les enfants finissent par trouver la porte menant à la cave ainsi que le verrou sur le congélateur. Le plus gênant pour la suite de la série, c’est toutefois qu’ils trouvent ensuite la pomme en lévitation au-dessus de la pièce de vaisseau d’Harry. L’amie est assez stupide pour vouloir y toucher et les deux gamins se retrouvent projeter assez violemment en arrière, restant ensuite inconscients.

En parallèle, Harry se retrouve coincé dans un petit voyage pour aller voir la famille d’Asta afin de faire un vaccin. Pff, j’aurais dû faire du vaccin un point de Bingo, ça aurait été plus simple comme grille, c’est mon deuxième de la semaine ! Dans une voiture conduite en studio, Harry est ravi de découvrir qu’on peut être seul en étant accompagné, puisque le trajet est plus que silencieux. Il m’a fait rire à vouloir aller aux toilettes, mais j’étais surtout ravi d’avoir un nouveau point du Bingo Séries grâce à ce fond vert raté. En plus, ça relance l’intrigue de le voir aller aux toilettes dans une station-service.

En effet, il se retrouve sans le savoir dans la même station que les deux chasseurs d’alien, et j’ai beaucoup aimé l’idée de les retrouver en train de se disputer sur le meurtre de l’épisode précédent. Cela ne va pas beaucoup plus loin que ça, cependant, même s’il croise l’homme aux toilettes… Dans un scène plus qu’étrange où Harry lui demande s’il a des frissons en urinant et ne se lave pas les mains en partant. Ew.

Et c’est d’autant plus « ew » qu’il finit par serrer des mains et faire des câlins dans la famille d’Asta lorsqu’ils arrivent. Tout se passe bien pour Harry qui est naturellement le bienvenu auprès de la communauté d’Asta, qui lui permet en plus de comprendre que les humains sont ravis d’être ensemble. Le problème, c’est qu’il lui manque tout de même certains codes et qu’après un vaccin qui se passe super bien, il balance à la grand-mère qu’Asta a déjà un enfant bien à elle.

C’est excellent : Harry a déjà capté que Jay était la fille d’Asta, même si elle n’a jamais rien dit à personne sur le sujet. Il balance ça devant toute la famille d’Asta, et clairement personne ne s’y attendait. Asta prend la fuite, est consolée par sa sœur et retourne finalement voir son père pour le confronter sur ce qu’il s’est passé. Elle a pris sa décision en se séparant de Jay et elle ne semble pas le regretter, parce qu’elle ne voulait pas que son père soit face à un nouveau problème après avoir élevé un premier enfant qui n’était pas le sien. Ah.

Je vous assure qu’Asta sera une alien elle aussi, ce n’est pas possible autrement. En plus, cette pauvre Asta prend cher dans l’épisode, parce qu’elle commence par suspecter que Jay soit la voleuse des ordonnances de Sam. Jay est évidemment la suspecte idéale pour D’Arcy, et ce n’est pas la seule ici à y penser, n’en déplaise à Asta, ou à Jay qui est surprise de voir qu’Harry pense aussi qu’elle est la voleuse.

C’était une scène bien trouvée, surtout que ça fait un parallèle intéressant entre mère et fille fuyant les problèmes. Et pendant ce temps, Harry se retrouve à devoir jouer au basketball. Il sait comment mettre des paniers, mais c’est à peu près tout ce qu’il connaît au sport. Les règles lui échappent, et ça fournit des scènes bien comiques, juste avant un moment d’émotion où Harry s’excuse auprès d’Asta d’avoir révélé son secret, avant d’enfin lui avouer la vérité.

Sa maison lui manque, et il a pris un job l’emmenant ici parce que sa femme était morte. Ben ça alors. Je ne m’y attendais pas du tout, on obtient nous aussi une nouvelle piste sur Harry avec ça. Il rentre ensuite avec Asta et son père en écoutant un peu de rap et tout va bien. Ca ne va pas durer : en rentrant chez lui, il découvre que Max et son amie se sont introduits là.

Par chance, ils sont encore présents dans la cave d’Harry. Par malchance, ils sont encore en vie. Ma foi, ça devient gênant d’être du côté d’Harry quand son réflexe est de mettre des enfants dans un sac. Et même si je sentais la fin d’épisode arriver, je n’étais pas prêt du tout au rebondissement final : la femme d’Harry débarque dans son chalet.

Oh, non, pas sa femme extra-terrestre. La femme de l’humain qui a été tué dans le premier épisode. Et ça, c’était totalement inattendu.

Walker – S01E06 (express)

Épisode 6 – Bar None – 15/20
Honnêtement, je commence à apprécier la série, même si c’est totalement un faux sentiment dû au fait que cette semaine, les scénaristes mettent de côté le procédural pour se concentrer davantage sur les personnages et la construction de la série sur du plus long terme. Il serait temps ? On dirait qu’ils trouvent un meilleur équilibre, j’espère que ça va continuer comme cela !

Spoilers

C’est l’anniversaire de mort d’Emily et Walker n’est pas tout à fait prêt à faire face à ses sentiments...

Bien évidemment, j’ai toujours des problèmes très importants devant la série : je déteste toute la famille du personnage principal. August est aussi bête que ses pieds, mais ça ne se voit pas trop cette semaine, et Stella est vraiment beaucoup trop naïve. J’ai vu arriver à des kilomètres le Trevor : les scénaristes ne font pas dans la dentelle à l’imposer comme ça sur une journée aussi importante que l’anniversaire de la mort d’Emily. Evidemment qu’elle se fait manipuler par un bad boy, pour qui se prend-elle ?

Par conséquent, toute cette intrigue sur la journée camping de la famille était un brin lourde car Trevor n’avait rien à y faire : elle vient juste de le rencontrer, bien sûr que non, tu ne ramènes pas ton crush du moment à un tel événement et bien sûr que oui, les scénaristes essaient trop de nous donner confiance en lui pour qu’il soit quelqu’un de bien. Je ne m’attendais toutefois pas du tout à ce qu’il soit directement révélé qu’il bossait pour les méchants, mais c’est principalement parce que je n’ai pas l’habitude des cliffhangers dans cette série.

Là-dessus, l’épisode fonctionnait à merveille : il était plaisant d’avoir plusieurs cliffhangers à la suite et de terminer sur celui-ci : c’est un élément qui manquait grandement à la série jusqu’ici et qui fonctionne bien. Finalement, la couverture de Walker tombe donc à l’eau et j’ai hâte de voir de prochains épisodes où ça lui posera vraiment problème !

En parallèle, nous avons encore eu droit cette semaine à des flashbacks, et ça, vraiment, j’en cherche encore l’utilité. C’est fou le nombre de séries (surtout sur la CW) qui tombent dans le gros problème des flashbacks n’apportant pas grand-chose à la série. Qu’est-ce qu’on en a à foutre de l’origine de Denise ? Et en plus, tout ça est fait pour qu’on s’attache à un bar auquel on est déjà habitué, donc pas la peine d’en faire des caisses comme ça.

J’ai trouvé très dommage l’intrigue du bar qui tombe en ruine, parce que c’est la première fois en six épisodes que l’on voit arriver un truc pareil et ça suffit à ce que Jerry se motive à vendre le bar. C’est trop gros, mais bien sûr, ce problème d’écriture s’explique assez bien par l’un des cliffhangers qui nous fait voir autrement le personnage de Jerry. Il fallait bien qu’on en arrive là à un moment donné, je me disais bien qu’on ne pouvait pas lui faire confiance depuis la révélation sur les yeux fermés d’Emily.

En attendant d’en arriver là, cependant, l’épisode avait un bon ton avec beaucoup d’humour l’air de rien et de développements pour les personnages. Dans les points très positifs, on retrouve une nouvelle fois Micki, mais cette fois, dans sa relation à Walker. Celui-ci fait enfin face à ses sentiments et sa colère refoulée suite à la mort d’Emily, et c’est cool que ce soit Micky qui lui fasse prendre conscience du problème. La voir entraîner Walker avait vraiment du bon, de même que ça avait bon de cerner un peu mieux ses défauts et faiblesses avec sa mère.

Le fait qu’elle se réconcilie avec elle sans avoir à le faire vraiment est une bonne chose aussi, loin d’être une facilité d’écriture, ça ressemblait à une vraie relation mère/fille. L’arrestation de sa mère ? Purée, mais combien de cliffhangers avaient-ils prévu de nous faire ? On aurait dit qu’ils compensaient tous les cliffhangers non faits précédemment. Au moins, ça m’aide pour le Bingo Séries : je n’en ai vu aucun arriver, inévitablement.

Si je résume, donc, on a un développement de personnages qui fonctionne, un procès pour Walker qui est décalé alors qu’il approfondit vraiment sa relation avec sa partenaire, une Stella toujours aussi débile – mais définitivement réconciliée avec son père parce qu’il est finalement bien venu – et une intrigue fil rouge qui se développe de manière attendue (mais surprenante quand même ?) lorsque l’on apprend que le meurtrier d’Emily n’est pas coupable, mais juste le coupable idéal déjà prêt à mourir de maladie…

Ca fait beaucoup pour un seul épisode, et ça compense les défauts de la série. Ca me rassure de voir que ça semble se reprendre en main, j’espère qu’on va continuer dans ce sens-là pour la suite.