NCIS Hawai’i S01E13 (express)

Épisode 13 – Spies (2) – 17/20
La série propose son meilleur épisode jusqu’à présent, qui aurait pu être une fin de saison tant c’était agréable d’avoir une intrigue qui sorte de l’ordinaire. Les conséquences ne sont pas assez importantes pour être vraiment une fin, mais bon, c’était un épisode prenant, même s’il négligeait parfois ses personnages secondaires et nous prenait trop pour des idiots niveau incohérences du scénario.

Spoilers

Jane demande à l’équipe d’enquêter sur Maggie pour confirmer ses soupçons.

Quel étrange début d’épisode ! Jane invite tout le monde chez elle pour leur parler de ses soupçons et commencer l’enquête sur Maggie, ce qui laisse supposer qu’elle veut se tenir loin du NCIS… mais la scène d’après se déroule justement au NCIS avec tout le monde qui parle librement ? Très étrange comme procédé. Très étrange également de justifier la présence de Whistler comme ils le font, Jane l’invitant pour avoir un témoin extérieur de sa demande largement illégale d’enquêter sur sa meilleure amie – et Lucy étant un peu trop amère avec Whistler, je trouve.

Bon, je chipote sur un détail, comme j’ai envie de chipoter sur l’incroyable réseau wifi du NCIS en opération à la fin de l’épisode… Si on laisse de côté ces détails, l’épisode est prenant, même si l’équipe ne brille pas toujours par son intelligence. Ainsi, Jane fait comprendre beaucoup trop vite à Maggie qu’elle la soupçonne, même si elle ne lui dit rien. C’était abusé de lui montrer une photo de son allié, là. 

Le coup avait fonctionné à l’épisode précédent, d’accord ; mais la photo truquée, ce n’est pas quelque chose qui peut fonctionner à tous les coups. Bref, c’est sans surprise que Maggie devine que le NCIS est sur son dos et qu’elle fait échouer leur première mission sous couverture. Après, même si elle ne se doutait de rien, on a quand même Jane qui organise une filature de Maggie par des gens qu’elle connaît. Pire encore : Jane elle-même est sur le marché où se trouve Maggie. Comment voulez-vous que Maggie ne se doute de rien ? 

La course poursuite de l’épisode se fait alors à pied, et elle mène à un échec pour le NCIS et leur nouvel allié de Nouvelle-Zélande quand leur suspect parvient à s’enfuir, Maggie se sacrifiant pour lui. Oui, Maggie empêche Jane de tirer sur le méchant du jour, ce qui n’a pas tellement de sens puisque Jane était censée être en train de poursuivre Maggie pour l’arrêter. C’est gros comme tout, et j’ai vraiment eu plein de petits soucis avec cet épisode. Je l’ai pourtant vu au réveil, alors j’aurais dû être plus inattentif que ça.

Si l’intrigue en elle-même était sympa et que ça m’a fait aimer davantage le personnage de Jane, j’ai eu du mal à passer outre un tas de petits défauts de cohérence, donc. Maggie se sacrifiant pour le méchant, tout le monde se doute bien qu’il y a une raison pour qu’elle le fasse… mais personne ne la devine, pas même quand Lucy trouve une clé USB cryptée sur laquelle se trouvent des photos et vidéos d’un bébé asiatique ayant une vague ressemblance avec le type qu’ils essaient d’arrêter.

Purée, c’est ça un agent du NCIS ? Je suis apparemment meilleur enquêteur qu’eux parce que j’ai immédiatement deviné que Maggie avait un enfant. Pour en arriver là, il faut toutefois que l’on passe par un pénible flashback. Eh oui, c’est peut-être un double épisode, mais les scénaristes n’avaient pas vraiment de quoi tenir deux épisodes finalement. L’intrigue proposée durait grosso modo un épisode et demi, alors ils ont fait ce qu’ils ont pu : ils ont ajouté une perruque dégueulasse à Jane, et hop, FLASHBACK.

Bon. Les flashbacks avaient plusieurs intérêts, puisque ça permettait d’approfondir la relation entre Jane et Maggie pour que l’on comprenne mieux la trahison ressentie par l’héroïne. Elle intervient peut-être trop tôt en cours de saison, et c’est dommage. Maggie et son fils restant en vie en fin d’épisode, je ne doute pas qu’on les reverra cependant. Un autre intérêt de ces flashbacks est de nous expliquer comment Jane est devenue agent du NCIS.

Et là, on ne s’y attendait pas, mais en fait, elle se fait chier dans sa vie la pauvre : elle bossait pour la CIA avant mais s’est retrouvée au NCIS après avoir croisé la route de Gibbs. Oh, on ne voit pas Leroy pour autant dans cet épisode, mais on comprend un peu mieux comment le crossover pourra avoir lieu. Le coup de la carte du NCIS avec une des fameuses règles de Gibbs au dos, ça fonctionne bien comme clin d’œil je trouve. Si Jane accepte de bosser pour le NCIS, c’est aussi parce que Maggie l’y encourage. Cette dernière a retrouvé son fils et pousse Jane vers la sortie en prétextant qu’elle a besoin de passer plus de temps en famille, et je trouve que c’était assez bien écrit pour être cohérent.

Malheureusement, ce n’était pas le cas dans le présent, donc, avec plein de choses qui n’allaient pas concernant la super espionne qui tombe dans des tactiques d’interrogatoire vraiment pas originales quand Jane coupe les caméras alors qu’elle en a une sur elle. Le fait que Jane laisse aussi le fils de sa meilleure amie dans la nature maintenant qu’il ne peut nuire puisqu’il n’aura plus de liens directs avec des documents secrets, c’était trop gros pour moi. Trop gros aussi pour moi d’apprendre que tous les documents confidentiels ont été en libre accès pendant trois minutes sans que personne ne s’en inquiète outre mesure.

Non, vraiment, j’ai beau prendre le problème sous tous les angles, cet épisode n’est pas parfait et a un peu trop de moments où je me suis dit qu’on me prenait pour un idiot. Il reste toutefois super divertissant et j’ai aimé voir les développements autour du personnage de Jane. La dernière scène est hyper efficace, même si elle m’a fait pété un câble à ne pas expliquer à son fils ce qui était arrivé avec la tante Maggie.

Elle le regrettera probablement quand celle-ci s’échappera de prison ou rebossera avec elle sous couverture. Elle regrettera aussi d’avoir confié sa lettre à Whistler. Je suis à peu près certain que la lettre aura un rôle crucial pour la suite, et peut-être même pour le vrai crossover avec NCIS dans deux mois. On verra bien.

NCIS Hawai’i S01E12 (express)

Épisode 12 – Spies (1) – 16/20
Ecoutez, je suis peut-être un peu de mauvaise foi : l’épisode était excellent et mériterait sûrement que je monte la note plus haut encore, mais j’étais spoilé par leur promo et je ne trouve pas non plus qu’il justifiait le changement de case horaire. On aurait très bien pu attendre une semaine pour avoir la suite… même si je ne vais pas bouder mon plaisir d’avoir un deuxième épisode à regarder bien vite. Cette première partie est efficace dans son rythme en gradation constante.

Spoilers

L’enquête de la semaine mène Jane à demander des informations à Maggie, son amie de longue date.

Je ne comprends pas trop la chaîne cette fois-ci. La semaine dernière, c’était les scénaristes… mais là, vraiment quel dommage : toute la promo sur le double épisode tournait autour du kidnapping de Maggie, mais comme je m’en doutais et le disais dans mon article de dimanche soir (ci-dessus), cela n’est intervenu que très tard dans l’épisode, autour de la trentième minute.

Inévitablement, cela fait que je me suis ennuyé pendant une partie de l’épisode, parce qu’il était facile de recoller les morceaux avant même qu’on nous les montre. Toute la partie de l’enquête sur le laborantin qui se fait empoisonner était un peu lente, inévitablement. J’attendais que Jane fasse le lien avec Maggie et même quand elle le fait, on perd encore du temps puisqu’elle donne des informations mais ne se fait pas enlever. Un comble, tout de même. 

L’épisode n’est pas mauvais en soi, mais ça casse une grande part du suspense de savoir dès le départ que la série va se diriger vers ce personnage. Je l’aimais beaucoup dans son épisode d’introduction et sa relation avec Jane fonctionnait vraiment bien. Cette semaine, je l’ai trouvée plus froide et éloignée de Jane dès le départ, ce qui fait que je n’étais que moyennement étonné de la conclusion de l’épisode aussi. Toutefois, je dis ça, mais ça reste une bonne surprise.

La série semble passer d’un coup dans la cour des grands et se sert astucieusement de tout ce qui a été établi dans les épisodes précédents pour proposer un épisode au rythme de plus en plus haletant. Chacun en a pour sa pomme, et c’est une bonne chose : on commence par Lucy et Whistler qui sont toujours en pleine rupture (comme si ! On sait qu’elles vont se remettre ensemble, j’insiste), on enchaîne avec Kai forcé de passer au restaurant de son père et on finit par Jane inquiète pour son amie.

Les scénaristes profitent de toutes les cartes qu’ils ont en main pour nous investir dans l’épisode, et ça finit par fonctionner quand Maggie est enlevée. Et si ça fonctionne si bien, c’est pour deux raisons.

Premièrement, à ce stade de l’épisode, on a déjà eu droit à un enlèvement qui a mal tourné avec une course poursuite interrompue (bordel, mais y a-t-il quelque chose que Lucy ne sait pas faire à part nager ? C’est incroyable cette manière de conduire que la série lui accorde) par un camion. Trois kidnappeurs pour un étudiant, ça faisait beaucoup… le retrouver mort, c’était triste.

Deuxièmement, comme Jane craint de retrouver son amie toute aussi morte que ce premier kidnappé, elle met tout en œuvre pour la retrouver au plus vite, et par tous les moyens. C’est bien ça qui fonctionne le mieux : on découvre une nouvelle facette du personnage principal de la série. Inquiète, elle est assez odieuse avec son équipe et veut mener l’enquête au plus vite, sentant que la montre joue contre elle. C’est rare de ressentir cette précipitation dans la série, mais le rythme est de plus en plus prenant. Les scénaristes ont réussi à se trouver sur ce coup-là, ça fait franchement plaisir !

Je pensais que ça allait mener vers un cliffhanger où Maggie ne serait pas retrouvée. Je me suis bien trompé : à la place, Jane fait simplement un horrible chantage à une détenue qui a des informations. Elle lui fait croire que sa sœur est morte pour accélérer la procédure et obtenir ce qu’elle ne voulait pas lui révéler. La prisonnière – introduite plus tôt dans l’épisode, parce que tout était quand même bien réfléchi au cours de l’épisode – tombe dans le panneau, personne ne lui révèle que sa sœur reste finalement en vie et je trouve Jane assez horrible. Pas surpris de Whistler par contre, c’est exactement ce que j’attendais d’elle.

Bref, on termine par une autre scène d’action bien gérée – mais elle ne valait pas la course poursuite qui est la vraie scène d’action de cet épisode – et par une libération de Maggie. Dès lors, comme on sait que c’est un épisode en deux parties, on se doute bien que ça va mal se terminer. Il ne restait que deux possibilités : la mort surprise de Maggie ou sa trahison. La série choisit la deuxième option, faisant peser sur elle des soupçons d’espionnage au service des chinois à cause d’une mauvaise information donnée à Jane plus tôt dans l’épisode. Je l’avais dit qu’elle paraissait plus froide.

Franchement, c’était aussi un peu gros de la voir reconnaître un portrait robot reconstitué à partir de bouts de visages aussi. Le coup du Picasso m’a fait rire, parce que c’est vraiment ça et on peine à croire que tout ça soit possible. M’enfin, ce n’est pas exactement la question : on parlait de Maggie soupçonnée par Jane de bosser pour les chinois !

Oh bordel. C’est original, même si ça ne surprend que moyennement vu le titre de ce double épisode. Je continue de penser que l’on aurait pu nous laisser dans notre suspense une semaine de plus – après tout, personne n’est en danger de mort – mais la scène finale fonctionne bien avec Maggie évidemment présente chez Jane. Par contre, Jane fait une bien mauvaise agent : on lit ses soupçons sur son visage, j’imagine que Maggie n’aura aucun mal à se méfier d’elle là.

On verra bien demain – enfin aujourd’hui, j’ai écrit ça après minuit et, franchement, je regarderai l’épisode suivant au réveil si je le trouve… bonne nuit, du coup ; même si je publie ça le matin. J’ai hâte de voir la suite franchement, parce que la réaction de Jane quand Maggie est enlevée prouve bien qu’elle est capable de grandes choses et si vraiment Maggie est une traître, ça va saigner.

Par contre, j’en doute fortement. On va bien voir, mais je vois bien la série nous révéler que Maggie a dû jouer un double jeu pour une raison ou une autre et qu’elle n’est pas vraiment une traître. Ou alors, je me berce d’illusions, allez savoir. Le suspense est de courte durée au moins !

Walker – S02E08 (express)

Épisode 8 – Two Points For Honesty – 12/20
J’y ai cru, mais on reste sur les mêmes schémas avec cet épisode qui tourne un peu trop en rond à mon goût et commence seulement à s’apercevoir du manque à combler après le départ de son meilleur personnage. Bon, d’accord, c’est subjectif, mais après tout j’écris des critiques avec mon avis, donc c’est bien normal.

Spoilers

James était laissé pour mort à la fin de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur Trey.

Je ne vais pas mentir : j’ai pensé pendant une grosse partie de l’épisode que les scénaristes allaient avoir plus de courage que ce qu’ils n’ont véritablement. Pour moi, il était évident que le capitaine James allait y passer au cours de l’épisode, surtout au moment de sa rechute. C’était un joli chant du cygne qu’il nous faisait là : il remettait son badge de chef à un Cordell bien incapable de gérer une équipe en lui faisant tout un tas de compliments et ça aurait été une intrigue sympathique de voir le personnage refiler l’insigne à quelqu’un d’autre pour aussitôt le regretter.

Ce n’est finalement pas la piste retenue par les scénaristes qui se contentent de nous expliquer que finalement James va très bien en fin d’épisode. Il peut ainsi reprendre du service, même s’il n’a jamais vraiment arrêté, bossant même depuis son lit d’hôpital. Cette vision du travail dans les séries américaines, c’est toujours quelque chose, quand même. Pourtant, James avait son ex-femme de retour dans sa vie pour tenter de le freiner.

Il y a deux scènes que j’ai particulièrement apprécié dans l’épisode, et je les ai déjà évoquées partiellement ici. La première concerne Cordell comprenant qu’il n’est pas fait du tout pour gérer l’ensemble des rangers. Je trouve ça bien de nous montrer que le personnage n’est pas encore prêt à prendre du gallon et j’ai également eu l’impression que c’était fait de manière intelligente : les scénaristes ont vu une opportunité et ont réussi à s’en saisir. Tant mieux. 

La deuxième scène cool fut étonnamment celle du cœur ouvert entre James et son ex-femme. James n’est pourtant pas un personnage auquel je suis particulièrement attaché, parce que je le trouve assez fade après une saison et demi. Et pourtant, cette scène où sa femme lui explique pourquoi elle a pris ses distances quand elle a compris qu’elle devenait invisible à ses yeux à lui, préférant le travail… je ne sais pas, ça a résonné, j’ai trouvé que c’était une bonne écriture de personnage. C’est hyper convenu, mais ça fonctionnait.

Et c’est tant mieux : on avait besoin de scènes qui fonctionnent dans cet épisode, parce qu’une fois de plus, les parents de Cordell sont trop aux abonnés absents et l’intrigue en fil rouge prend tout son temps à avancer. Bien sûr, le cliffhanger de l’épisode est censé nous donner envie de continuer pour le prochain épisode avec une menace en l’air qui finira par être portée à exécution, mais pour l’instant, les scénaristes ont trouvé une nouvelle manière de retarder l’inévitable. On en est à quoi ? Trois épisodes qui retardent l’avancée de cette intrigue ?

Je ne sais pas si c’est que je deviens impatient en vieillissant ou si c’est juste que la série tourne trop autour du pot – ou plutôt de la grange des Davidson. On sait qu’il y a quelque chose à savoir, faites nous votre épisode flashbacks et révélations, il est temps ! Franchement, quand ça finira par arriver, je suis sûr que ce sera décevant après autant d’attente. Pourtant, c’est un schéma assez classique de fil rouge pour une longue saison, et surtout pour un procédural, alors je devrais être habitué… mais cette saison, cette manière de ne pas avancer me frustre. 

En plus, on a perdu Micki et ça n’arrange rien. Son absence se fait plus ressentir que jamais dans cet épisode. Je me suis demandé si la ranger qui intervenait devant chez Tray avait pour vocation de remplacer à terme Micki. On la voit à plusieurs reprises dans l’épisode et elle a quand même tout ce qu’il faut pour remplir les conditions, le côté un peu inexpérimenté en plus. Je crois que je ne suis pas contre l’idée.

En attendant, les scénaristes ont tenté de justifier une fois de plus l’existence des adolescents dans cette série. C’est le dernier gros point noir de l’épisode : August et Stella ne servent vraiment pas à grand-chose et je n’ai pas accroché un seul instant à cette scène d’attente à l’hôpital. Purée, le rire forcé de Stella m’a profondément agacé, en fait, maintenant que j’y repense. J’ai vu l’épisode il y a trois jours et j’en suis encore là au moment d’écrire ces lignes, ça dit tout de même quelque chose sur le jeu de cette actrice…

Voilà donc pour la critique express de cet épisode. Comme je viens juste de l’écrire, j’ai vu l’épisode dès vendredi matin, mais je n’ai pas pris le temps durant le week-end d’en rédiger la critique. Il ne m’a pas franchement marqué et c’était franchement un épisode gap-filler à partir du moment où il est devenu évident qu’ils n’oseraient pas tuer James si peu de temps après le départ de Micki. C’était pourtant le seul moyen de proposer quelque chose de vraiment surprenant ici.


The Book of Boba Fett – S01E04

Chapter 4 – The Gathering Storm – 15/20
Il reste un certain nombre de lenteurs dans l’épisode de cette semaine, mais je suis davantage intéressé par les deux parties de ce scénario. Le plus important est surtout que je retrouve la réalisation impeccable que j’attends de la série alors que les enjeux de cette saison se clarifient peu  peu – sans être pour autant aussi exceptionnels que ce qu’ils pourraient et devraient être, je trouve.

Spoilers

L’épisode révèle enfin comment les chemins de Boba et Fennec se sont croisés.

I want you to help me.

Ben voilà, j’ai réussi à voir davantage de séries tout au long de la semaine ; en contrepartie, je n’ai rien pris le temps de voir du week-end. C’est un peu faux, il me reste aussi une critique de Walker à écrire à un moment ou un autre. En attendant, j’avais quand même envie de terminer mon programme d’hebdos, et j’ai donc lancé cet épisode avant que minuit ne sonne, comme ça, j’ai la satisfaction d’avoir tout vu.

L’épisode débute par un flashback, puisque Boba est retourné dans son pod. On en a très peu eu la semaine dernière, alors ce n’est pas étonnant… Par contre, l’épisode commence assez mal pour moi qui le regarde tardivement dans la journée. Difficile de ne pas avoir envie de piquer du nez quand on voit Boba traverser le désert pendant un temps interminable. Au moins, on sait que le personnage se fait chier dans sa journée avec sa monture, hein. Le seul problème, c’est qu’à force, nous aussi.

Bref, ça partait mal cette semaine et heureusement, la nuit a fini par tomber sur le désert, comme ça, il a pu suivre une étrange lumière dans le ciel – pendant que moi, j’ajustais justement mes lumières. La lumière le mène à rencontrer Fennec, et je trouve que c’est une excellente chose. En effet, ça permet enfin de comprendre comment ces deux-là se sont rencontrés et pourquoi leur duo fonctionne si bien.

Et en plus, ça signifie qu’on aura plus de Fennec dans les épisodes, ce qui est un vrai plus. En tout cas, Boba la rencontre certes, mais elle est inconsciente dans le désert. Il décide de lui sauver la vie et de l’emmener avec lui jusqu’à… je ne sais pas trop. Il débarque dans ce qui ressemble à une boîte de nuit si l’on en croit la musique (est-ce toujours l’univers de Star Wars ?), un laboratoire high-tech si l’on en croit le scénario. Le but est d’apporter des modifications à Fennec afin qu’elle puisse survivre, car elle est sur le point de mourir et qu’apparemment, Boba n’a pas envie que ça arrive.

Allez comprendre pourquoi ! Une seule chose est sûre : Fennec se fait opérer de tous les côtés par un type avec des dreadlocks qui considère qu’il vient de créer une superbe machine. Il décide ainsi de ne pas recoudre Fennec, alors qu’elle est pleine de câbles et de boulons désormais. Le réveil est sympathique pour elle : elle est allongée dans le sable – pas sûr que ce soit génial quand on a le ventre ouvert ??? – et se rend compte qu’elle a été modifiée quand elle était inconsciente.

Ben super. Elle n’est pas ravie de savoir qu’elle a subi tout ça, mais au moins, elle est en vie, ce n’est pas si mal. Son réveil permet aussi à Boba de révéler qu’il sait très bien à qui il a affaire : une tueuse à gage dont la tête est à prix. L’argent n’est toutefois pas ce qui intéresse Boba, qui prend même le risque de lui révéler son véritable prénom. C’est l’occasion pour nous d’avoir confirmation que la nouvelle de la mort de Boba s’est déjà répandu.

Que veut Boba si ce n’est pas de l’argent ? Son vaisseau, bien sûr. Le problème, c’est que le vaisseau a été récupéré par Jabba le Hutt. Evidemment. En échange de son aide, Fennec souhaite recouvrir sa liberté, et c’est largement suffisant pour Boba. Voilà donc nos deux héros qui partent en mission avec un objectif précis. Il était temps : ça redonne de bons enjeux et ça nous permet de découvrir qu’ils ont fait une excellente équipe dès le début ces deux-là. La mission qu’ils se donnent nous donne rapidement l’impression d’être devant une bonne série d’espionnage, et ça donne un meilleur look à la série.

Après, ce n’est pas glorieux pour les aliens de Jabba : ils ne sont pas foutus de voir une caméra qui fait de la lumière, apparemment ? Jamais dans l’abus. Une chose est sûre : Boba est sûr de lui avant même que la moitié de la mission soit en place. Il est persuadé qu’il récupèrera son vaisseau, au point de laisser partir sa monture et de se confier davantage à Fennec en attendant le retour de sa caméra-drone. Et bordel, elle est carrément pratique sa caméra : c’est un droid qui est capable de fournir des plans 3D avec l’emplacement des gardes, tout de même. ET PERSONNE NE L’A CAPTÉ ?

Ce n’est pas une sécurité maximale pour cette base, donc. Et ça se confirme quand notre duo de personnages réussit à s’infiltrer en passant par les canalisations, débarquant sans mal dans la cuisine. C’est plutôt sympathique comme scène, car ils font une nouvelle fois du bon travail d’équipe et qu’ils se débarrassent des cuisiners, puis de la « vermine » avec pas mal d’humour. J’avais vu sur Twitter que Kevin Tancharoen était derrière cet épisode… et je dois dire que ça se voit assez rapidement dans la mise en scène aussi. Sans que les chorégraphies ne soient brillantes dès le départ, tout est bien fluide.

La qualité Disney+ est de retour, ça fait plaisir. Et ça fait plaisir aussi de voir à nouveau Ming-Na dans des scènes d’action. Le duo n’a ainsi aucun mal à retrouver le vaisseau de Boba et à s’en emparer… mais Boba a beau être un super pilote, il a un problème de taille : le hangar dans lequel est son vaisseau est complètement fermé. Il peut heureusement compter sur Fennec : grâce à elle et à ses astuces, il parvient ainsi à s’enfuir. La scène d’action était sympa au passage.

Par contre, je suis assez déçu : cette scène a beau être géniale, je ne vois pas trop ce qui décide Fennec à rester ensuite auprès de Boba. Pourtant, elle lui annonce quasiment aussitôt sa décision, parlant d’abord de la « prochaine fois » où ils s’en tiendront au plan avant d’expliciter son intention. C’est un peu gros : ils ont beau faire une bonne équipe, rien ne justifie qu’elle prenne cette décision a priori ? En plus, dans le présent, elle est totalement à ses ordres, alors qu’on voit bien qu’ils devraient plutôt être égaux ? Ou même qu’elle est plus forte et maligne que lui ?

Allez comprendre. En attendant, Boba décide d’aller venger ses amis morts à l’épisode précédent avant de mener une quête sentimentale pleine de fan-service. Il se rend à nouveau auprès du Sarlac, et même carrément dans celui-ci, pour retrouver son armure. On sait déjà qu’il y parviendra, mais il faut encore savoir comment. Il y a au passage une bonne péripétie et scène d’action quand le monstre se réveille et tente d’avaler Boba et Fennec dans le vaisseau.

Cela lui ferait un meilleur repas que la bombe qu’il finit par avaler. Une fois de plus, Fennec sauve la vie de Boba… mais ils ne retrouvent pas l’armure recherchée. Qu’à cela ne tienne : en attendant, ils discutent un peu de ce dont il a vraiment besoin, un pod pour survivre et ne plus avoir de cicatrices déjà, une partenaire ensuite. La conversation était intéressante et apprendre que la loyauté suffisait à convaincre Fennec de bosser pour lui était sympathique.

Et apparemment, voilà que nous avons déjà fait le tour des flashbacks : Boba se réveille dans le présent sans la moindre cicatrice. C’est donc après un bon lifting qu’il se rend dans le casino-bar habituel des épisodes précédents. Il débarque pile à temps pour le Krrsantan faire un petit massacre… sans la moindre raison ? L’hôte des lieux parvient toutefois à le calmer avec un petit discours marrant à observer – et pas assez efficace, aussi. Le Krrsantan n’hésite ainsi pas à arracher le bras d’un homme qu’elle essayait de sauver. Cela n’empêche pas Boba de nous l’embaucher en moins de deux.

En parallèle, Fennec invite tout un tas des bras droits de Jabba à un petit dîner ayant pour but de faire respecter Boba davantage. Il y a du boulot, tout de même. Ce n’est toutefois pas impossible, même si un bon nombre d’entre eux continue de remettre en question son autorité. Il a la meilleure réponse à leur fournir : la menace, évidemment. Sous la table de leur dîner, il y a un monstre qui attend de quoi manger. Cela aide cette bande de criminels et de petits chefs à se ranger derrière Boba, surtout que tout ce qu’il leur demande est de rester neutre dans son conflit face au Syndicat, même pas de lui venir en aide.

Boba n’est pas complètement inconscient pour autant : il ne leur fait pas entièrement confiance, mais il sait que son offre est meilleure que celle du Syndicat. La guerre peut donc commencer à se préparer tranquillement : il ne reste plus qu’à trouver des muscles pour les aider lui et Fennec à gagner la guerre.