The Mandalorian – S02E02

Épisode 2 – The Passenger – 17/20
Baby Yoda est mal élevé, les scénaristes nous pompent une scène d’Harry Potter et le générique de fin reste mon moment préféré… mais il faudrait être de bien mauvaise foi pour ne pas reconnaître que cette saison 2 relève enfin le niveau en nous donnant une vraie histoire à suivre, que ce soit en fil rouge ou épisode par épisode. Contrairement à la saison 1, j’ai enfin l’impression d’avoir des dialogues, même s’ils sont parfois à sens unique, et c’est tant mieux.

> Saison 2


Spoilers

Wait ! Don’t hurt the child.

C’est reparti pour une durée d’épisode raisonnable, avec tout d’abord un résumé de ce qu’il s’est passé dans le dernier épisode principalement. Soit. Une fois que c’est fait, nous pouvons commencer cet épisode sur Tatooine, exactement là où le précédait s’achevait. Baby Yoda et Mando sont donc en chemin à bord d’une moto volante, avec l’armure supplémentaire. Ils ignorent en revanche qu’ils foncent droit sur un piège.

C’est compliqué la vie dans la galaxie lointaine, dis-donc. Les pirates de l’espace ne savent toutefois pas à qui ils ont affaire. Ils les maîtrisent rapidement, mais oublie un peu trop de surveiller ce qu’il en est de Baby Yoda. Celui-ci est donc mis en danger par un dernier alien qui échange la vie du bébé contre celle du sac à dos de Mando. Comment ça, ce n’est pas un sac à dos ?

J’appelle ça comme je veux, et c’était rigolo comme détour pour se débarrasser du dernier pirate. Rigolo, certes, mais pas bien utile dans l’économie générale de la saison. Je commence à comprendre pourquoi les épisodes sont un peu plus longs cette année, on va dire. Mando se retrouve une fois de plus à devoir faire son chemin à pied, et il le fait d’une manière qui nous fait croire que marcher dans le désert, c’est facile.

Il débarque finalement dans une taverne en ville où il retrouve sa garagiste préférée qui ne semble pas trop se soucier de sa moto. Elle a surtout envie que le Mandalorian mette de l’argent sur sa table de jeu, histoire qu’elle gagne l’ensemble, puis envie de manger de la viande de dragon de l’épisode précédent. Je l’aime bien, elle, c’est une bonne idée de la ramener cette saison et dans deux épisodes de suite.

Elle est évidemment celle qui offre une nouvelle piste à notre héros : un contact connaît quelqu’un qui connaît un endroit où se trouve d’autres Mandalorian, et elle affirme pouvoir faire confiance sur sa vie à cette autre personne… qu’elle ne connaît pourtant pas. Il s’agit d’une alien qui ressemble à un gros lézard et veut gagner un petit voyage dans l’espace, mais avec ses œufs. C’est chouette, pratique, rapide et c’est amusant pour Baby Yoda de voir les œufs… Pas d’hyperspace, en revanche. Elle est chiante cette alien.

Elle ne parle évidemment pas anglais, mais une langue que Mando ne connaît pas. Comment tourner en rond ? L’incident diplomatique à venir est juste évident. Ainsi, avant de se coucher, Mandalorian arrête Baby Yoda dans une énorme bêtise : il est en train de manger les œufs de leur invitée.

Le lendemain matin, si on peut appeler ça le matin, Mando se lève et reprend sa routine comme si de rien n’était, mais est finalement contrôlé par une police de l’air bien embêtante. Oh, ils ont l’air gentil avec lui, mais ils posent tellement de questions que Mando est finalement obligé de s’enfuir, son invitée toujours à bord du vaisseau histoire qu’on puisse se marrer un coup d’avoir cet extra-terrestre en train de hurler dans le vaisseau.

La course-poursuite qui s’engage confirme que la série a toujours autant de budget dans les effets spéciaux, et qu’elle vaut le détour. Côté histoire, le Mandalorian parvient à cacher sa présence aux autorités en posant son vaisseau dans une caverne d’une montagne enneigée… mais le vaisseau finit par s’effondrer et se crasher dans une crevasse. C’est con.

A son réveil – décidément, on ne l’aura jamais vu autant dormir – il s’occupe de l’extra-terrestre avec lui, qu’il s’obstine à appeler grenouille alors qu’elle a tout du lézard, franchement. Elle s’inquiète pour ses œufs, et elle a raison : Baby Yoda est encore en train de bouffer. Bien sûr, Mando ne lui dit rien et lui explique qu’elle peut juste passer la nuit à dormir en attendant de trouver une solution, ce qui ne semble pas convenir à l’invitée.

La grenouille se montre alors drôlement efficace et nous réveille le Mando en pleine nuit (ENCORE ??), après avoir piraté un robot dans sa carcasse de vaisseau. Trop facile. Comme le robot a un outil capable de traduire n’importe quelle langue, les deux personnages peuvent enfin communiquer et elle lui transmet l’importance se sauver ses œufs pour sauver toute sa lignée. Bien sûr, Mando s’en fout… mais uniquement jusqu’à ce qu’elle lui fasse remarquer que les Mandalorians ont la réputation d’avoir un code d’honneur auquel il ne fait justement pas honneur en trahissant sa promesse de l’emmener à temps auprès de son mari sur la seule planète habitable pour ses rejetons.

Si elle savait ce que fait Baby Yoda de sa progéniture ! En attendant, Mando accepte donc de se mettre à réparer le vaisseau pour arriver à temps. Il est toutefois interrompu en cours de route par Baby Yoda qui lui indique que l’alien s’est barrée. Mando la suit dans la neige pour mieux la retrouver en train de se faire un petit jacuzzi dans une source naturelle. Bon, allez, le but est juste de réchauffer les œufs pour en garantir le développement, on va dire qu’on la comprend.

Bien sûr, devant l’alien, Mando interdit à Baby Yoda de toucher les œufs de leur invitée… alors il se console en allant manger les œufs d’une autre espèce conservée là. Le problème, c’est qu’il n’y a pas que deux ou trois œufs. Loin de là : c’est une armée complète d’œufs qui se trouve dans la caverne. Et les œufs choisissent ce moment pour éclore et laisser s’échapper tout un tas de mini-araignées.

Bienvenue dans Harry Potter et la Chambre des Secrets ! Mandalorian, son invitée et Baby Yoda se retrouvent poursuivis par Aragog des Neiges, parce qu’il fallait bien un monstre énorme pour accompagner les mini-araignées. Il ne fallait pas être arachnophobe devant cet épisode, et on nous montre enfin que si l’invitée avait l’air d’un lézard, c’est uniquement parce qu’elle n’était pas sur ses quatre pattes.

Partout où le Mandalorian passe, les aliens trépassent : il n’hésite pas à faire exploser la cave des araignées, qui sont logiquement encore plus énervées à présent. Baby Yoda ne sert toujours à rien face aux ennemis et après une première saison om il était surpuissant, c’est étrange. En tout cas, nos héros fuient et parviennent à se réfugier au vaisseau… mais c’est peine perdue !

Le vaisseau s’est crashé après tout : il n’est pas trop en état de servir, et surtout, il est percé. Les araignées s’infiltrent donc à la suite de nos héros dans le vaisseau de Mando pour mieux s’attaquer à nos héros. Il y a de quoi devenir arachnophobe, cette fois, surtout quand elles s’en prennent à Baby Yoda. Ce dernier est sauvé de justesse par la grenouille et nos héros se pensent alors sortis d’affaire, surtout quand Mando relance le vaisseau pour qu’il s’envole.

Aragog des Neiges choisit ce moment pour redébarquer et alors que tout espoir semble définitivement perdu, nos héros sont sauvés de justesse par la police des airs les ayant enfin retrouvés. Oui, oui, sauvés, et pas pour les arrêter en plus : au contraire, la réputation du Mandalorian le précède et ils décident de le laisser s’en tirer comme si de rien n’était, à condition qu’il respecte bien les lois en survolant la planète. Ils refusent de l’aider, en revanche.

C’est un faux problème pour lui qui parvient à faire s’envoler une fois de plus son vaisseau, en sacrifiant toutefois les toilettes. L’épisode peut donc se terminer puisque tout va de nouveau bien… mais avant ça, Baby Yoda regarde une fois de plus avec convoitise les bébés de la grenouille et nous révèle qu’il a réussi à en dérober un de plus pour le bouffer. Tss. Mal élevé ce gosse !

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The Mandalorian – S02E01

Épisode 1 – The Marshal – 17/20
Quasiment deux fois plus long que certains épisodes de la saison 1, cet épisode est à mon sens beaucoup plus réussi : non seulement, on retrouve les effets spéciaux et l’esthétique coûteuse de la série, mais en plus, le personnage principal est plus attachant maintenant qu’on lui file des répliques. Grâce à ces quelques dialogues, la série parvient ENFIN à proposer des enjeux un peu plus limpides, à la fois à l’échelle de l’épisode, mais aussi de la saison. Bref, ça s’annonce mieux grâce à toute l’introduction de la saison 1. Par contre, c’est encore long à bien des moments et avec une telle durée, ça donne vraiment l’impression d’avoir vu un mini-film.

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Spoilers

Tell me where the Mandalorians are and I walk out of here without killing you.

Oh la, ça commence mal avec D+ qui me sort le résumé en français et qui m’annonce un premier épisode de 55 minutes. J’étais pourtant en train de vanter les épisodes de 38 minutes si agréables, moi ! Bon, le visionnage en HD, ça aide vraiment bien à se replonger dans l’univers, et le résumé de deux minutes donne l’impression qu’il y a eu une vraie série… pourtant on sait bien la vérité : toutes les répliques de la saison 1 sont dans ce résumé. Ou presque.

Ce début de saison nous remet en tout cas immédiatement dans l’ambiance : la première scène voit bébé Yoda et le Mandalorian marcher dans une ville. Pendant une minute. Il ne se passe rien d’autre. C’est fou. Alors, oui, c’est joli à voir ; oui l’ambiance de cette nouvelle planète est top avec des murs tagués et tout, mais oui, j’ai l’impression de perdre une minute de ma vie. On se croirait dans un épisode de Julie Lescaut où il était important de voir les flics arriver et se garer et sortir leur arme et sortir leur brassard et sortir de la voiture et la verrouiller et… enfin l’action. BREF.

Je ne vais pas me faire des amis, je sais. Pourquoi suis-je encore là ? Parce qu’il y a une partie de la série que j’aime bien quand même, notamment cet univers, le travail de l’image et, bien évidemment, la musique. Et Baby Yoda. BREF. Je m’égare tant dans cette critique ! Le Mandalorian arrive donc dans un club de boxe où il demande à voir Gor Koresh.

Nous n’avons pas vraiment plus d’informations que ça, mais la tension grimpe rapidement entre les hommes, sans que Baby Yoda n’intervienne. Il est toujours marrant celui-ci et il est à surveiller pour apprécier la série à fond. En tout cas, on apprend que les Mandalorian intéressent toujours tout le monde dans la galaxie pour le Beskar qui vaut cher dans leur armure.

Le Mandalorian, lui, n’est pas du tout effrayé par son interlocuteur le menaçant rapidement avec plusieurs hommes de main. Il est là pour trouver un autre Mandalorian et Gor Koresh aurait sa localisation. Ce n’est expliqué que plus tard qu’il le fait afin de pouvoir voyager clandestinement, comme le lui avait dit l’armurière en saison 1. Bon, franchement, ça me confirme ce que j’en pensais : la saison 1 n’était qu’une gigantesque introduction.

La preuve ? Gor Koresh finit par lui avouer qu’il connaît un autre Mandalorian, à Tatooine… Retour en saison 1, donc. Avant ça, on a toutefois une très bonne scène d’action qui rappelle à tout le monde ce qui fait le succès de cette série : il n’y a pas photo, la photographie est impeccable, les effets spéciaux aussi. Mando nous met K.O tout un tas d’hommes et d’alien en deux temps trois mouvements, puis il torture Gor Koresh jusqu’à avoir toutes les informations dont il a besoin.

Une fois que c’est fait, il l’abandonne à son triste sort, lui ayant promis qu’il ne mourrait de toute manière pas de sa main Il n’est pas très malin Gor Koresh, ça puait le piège à mille kilomètres. Rapidement, le Mandalorian revient donc sur Tatooine avec bébé Yoda. Comme il s’agit d’un retour en saison 1, on retrouve (avec plaisir ?) la garagiste bavarde de l’an dernier. Bizarrement, elle est encore plus bavarde et cette fois, le Mandalorian lui répond. Dans l’entre-saison, il semble être devenu beaucoup plus humain. Peut-être que Bébé Yoda a une bonne influence sur lui, finalement.

Rapidement, Mando lui expose son désir d’aller trouver un autre Mandalorian dans le village de Mos Pelgos, même si la garagiste n’en avait jamais entendu parler avant. Elle lui explique où est la cité minière qu’il recherche, sans croire vraiment à son plan. Mando lui emprunte donc sa moto, toujours là, et lui abandonne son vaisseau pour que les droids le réparent. Non, vraiment, c’est un nouveau Mando, c’est pas possible ??

Le Mandalorian arrive donc ensuite à Mos Pelgos où il demande à voir le Marshal dans le bar du coin. Ah, l’espace, tout se passe toujours dans le bar du coin, j’adore. Quand le Marshal arrive, on a un gros plan sur le visage du Mandalorian, et ça me fait quand même rire de me rappeler qu’ils ont embauché un super acteur pour l’incarner alors qu’on ne voit jamais son visage. Ce gros plan, c’est inutile. Le Marshal, en revanche, a plus de chance : il n’est pas un Mandalorian, il peut donc retirer son casque sans mal et révéler qu’il est un acteur connu.

Bébé Yoda continue de boire tout ce qu’il trouve et de n’avoir qu’un rôle mineur à jouer, alors que le Marshal se présente comme étant Cobb Vanth. S’il n’est pas Mandalorian, il a bien une armure toute pourrie qui date. Il a acheté son armure à des Jawas, tout simplement. Evidemment, on continue de nous caser tous les noms possibles de la mythologie Star Wars.

Le Mandalorian n’apprécie pas tellement que le Marshal, Cobb Vanth donc, porte l’armure d’un Mandalorian sans en être un. La tension dramatique – beaucoup trop accentuée pour ce que c’est – grimpe une nouvelle fois lorsque Mando demande à Cobb de retirer l’armure, ce que celui-ci n’a pas l’intention de faire.

Alors que la série vire au western, toute la planète semble se mettre à trembler et la panique gagne la ville minière. Tout le monde rentre précipitamment alors que débarque une sharknado de sable. Pardon, on ne sait pas trop ce qu’il en est, en vrai, mais le sable bouge comme s’il était de l’eau et une espèce de baleine en surgit pour bouffer du bétail. Tristesse.

Cobb semble considérer que cet incident justifie qu’il garde la vie sauve, et Mando accepte de l’écouter, allons savoir pourquoi. Il est ainsi révélé que ce dragon Krayt terrorise tout Mos Pelgo depuis bien longtemps. Cobb demande l’aide de Mando pour s’en débarrasser, en échange de l’armure. Et Mando accepte. Il n’a pourtant pas besoin de ça, mais cela dit, j’aime beaucoup le fait que cet épisode parvienne enfin à présenter des enjeux clairs pour la saison – retrouver un Mandalorian – tout en développant sa propre intrigue.

Ce n’était pas toujours le cas en saison 1. La longueur de l’épisode ? Elle s’explique par un vrai souci du détail sur les décors que l’on voit en long, en large et en travers. Et ça marche mieux. Elle s’explique aussi par un flashback sur la situation de Tatooine. À la destruction de la deuxième Death Star, la planète s’est cru sauvée pour de bon. C’était sans compter sur d’autres milices : le Collectif minier a ainsi réduit en esclavage Mos Pelgo. Cela a forcé Cobb a fuir dans le désert.

Tel un Messie, il s’est cru sur le point de mourir, avant d’être sauvé de justesse par les Jawas. Dans leur vaisseau, il a donc acheté une vieille armure de Mandalorian qui traînait. Grâce à ça, il a pu devenir le Marshal, le héros sauvant Mos Pelgos de la tyrannie du Collectif minier. Oh, la scène « d’action » qui en découle est plutôt drôle à voir, parce qu’il les tue tous en ne se prenant qu’une balle en retour. C’était facile de les tuer, donc ; et c’est facile d’être un héros avec une armure de Mandalorian.

Tout ces flashbacks se déroulent alors que Cobb et Mando se rendent à la poursuite du dragon à tuer. En chemin, ils sont menacés par une petite horde de chiens aliens flippants et peu hospitaliers… Mais c’est sans compter sur le Mando et ses capacités diplomatiques. Il n’a aucun mal grâce à sa maîtrise de plusieurs langues à convaincre les chiens qu’il est leur ami. Il peut ensuite rencontrer les propriétaires de ses chiens, une race extra-terrestre qui parle en grommelant et en utilisant un langage des signes… que Mando maîtrise aussi.

OK, admettons. Pour nous, ce n’est pas exceptionnel, parce qu’on ne comprend pas grand-chose à ce langage du peuple du sable, mais bon, Cobb non plus, alors on a quelqu’un à qui se raccrocher. En plus, Baby Yoda est toujours là pour être mignon. Le Mandalorian nous évite un vrai incident diplomatique antre Cobb et les hommes du sable qui ne s’entendent toujours pas du tout à cause de différents géopolitiques sur les ressources d’eau qu’ils se volent. Voilà qui est passionnant… et surtout, voilà qui est vite réglé par le Mando à coup de flammes et de jolis discours. Si seulement ça pouvait suffire à maintenir la paix dans la vraie vie…

Le lendemain, tout ce petit monde se rend près d’une cave avec des réserves de Sarlac où se terre le monstre à tuer dans cet épisode. On découvre ainsi que le peuple du sable le nourrit depuis plusieurs années, pour qu’ils dorment le plus longtemps possible dans sa caverne sans venir les embêter. Le truc, c’est que c’est un plan qui n’a pas l’air au point : le dragon krayt n’hésite pas à manger l’homme qui lui apporte à bouffer, plutôt que la bouffe en question. C’est con.

Les hommes du sable ont donc besoin de renfort pour venir à bout du dragon, qu’on nous schématise comme un monstre bien trop énorme pour une petite armée. Le seul espoir d’en venir à bout est donc pour le Mando de proposer en renfort de l’armée du sable les hommes de Mos Pelgos. Ce n’est pas si simple puisqu’il faut encore les convaincre, mais on arrive très rapidement (vraiment, très très rapidement) à une scène où Cobb fait un petit discours politique suffisant pour que tout le monde soit motivé à s’allier entre ennemis afin de se débarrasser de la menace du dragon.

La coopération n’est pas évidente, surtout que les hommes du sable font tout de même tomber des explosifs en plein milieu de Mos Pelgos. La scène est amusante et tout l’épisode ressemble vraiment à un mini-film, je trouve, surtout qu’on sait bien qu’on arrivera au bout de cette intrigue à la fin de l’épisode. Le plan pour battre le monstre est rapidement exposé, et l’on passe ensuite à l’action de l’épisode. Et là, WOW.

Déjà, le format d’image s’agrandit naturellement lorsque le dragon sort de sa tanière, ce qui rend l’ensemble bien plus impressionnant. Ensuite, la scène d’action est magistrale : les effets spéciaux qui nous montrent le Krayt sont magnifiques, et sa dangerosité n’est plus à prouver rien que quand on voit ses dents. Le plan a pourtant ses failles, puisque le dragon n’est pas con et recule quand il se fait d’attaquer, au lieu d’avancer vers des explosifs qui en viendraient à bout.

A force de se faire canarder, le dragon s’énerve toutefois et sort un peu plus, révélant une nouvelle arme en sa possession : il vomit sur ses ennemis. C’est un dragon après tout : s’il ne crache pas des flammes, il crache de l’acide qui tue un bon paquet de figurants… et si les explosifs le ralentissent, ils ne le tuent pas.

Le dragon revient donc à la charge depuis le sommet de sa caverne, forçant Cobb et Mando à entrer en action avec leurs armures. Ils peuvent voler vers le monstre et tenter de le tuer en tirant sur ses flancs. Pourquoi ne visent-ils pas ses yeux ? Mystère ! En tout cas, tout ça semble bien compliqué et ils ne semblent pas prêts de venir à bout de ce dragon qui est un monstre sacrément puissant. On perd donc encore pas mal de figurants à cause de son acide et d’un autre coup de sa part, où il revient par l’arrière du front.

Face à cette situation intenable, Mando n’hésite pas à se sacrifier : il envoie dans les airs Cobb en lui demandant de veiller sur Baby Yoda, puis se fait bouffer par le dragon. Oh, s’il se fait bouffer, il n’est pas totalement débile : il le fait avec un sacré chargement d’explosifs. Baby Yoda ? Il regarde tout ce qu’il se passe sans intervenir. Il fait bien, parce que si tout le monde pense que c’en est fini du Mandalorian, ce n’est évidemment pas le cas. Il réussit à ressortir de la gueule du monstre en tirant quelques coups de laser, et une fois en-dehors, il peut réussir à faire sauter les explosifs… qui ont résisté à l’ingestion par le dragon malgré ses crachats d’acide ?? Admettons.

Tout le monde est content d’avoir réussi à venir à bout du monstre, même si le Mandalorian est finalement celui qui a fait tout le travail quand eux se contentaient de mourir, hein. Il peut enfin repartir, en étant accompagné de Baby Yoda toujours, mais aussi de la certitude d’avoir un nouvel allié à Tatooine. Et puis, il a récupéré l’armure. En revanche, soyez assurés que la menace rôde toujours pour la suite de la saison, puisque son ennemi est là à regarder tout ce qu’il se passe. Bim, générique de fin. Pfiou, je suis fan du générique de fin, encore et toujours.

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The Mandalorian (S02)

Synopsis : En fin de saison 1, le Mandalorian se voyait confier un objectif (enfin !) puisqu’il devait retrouver ses semblables. Et puisqu’il ne sait pas que son ennemi court toujours, notre petit Mando, toujours accompagné de Baby Yoda, n’hésitera probablement pas à s’en faire de nouveaux, parce qu’après tout, il est un chasseur de prime et est habitué à se faire des ennemis.

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, je crois que mon masochisme n’est plus à prouver cette fois, parce que me revoilà devant cette série alors que j’ai du retard dans d’autres beaucoup plus intéressantes… ou en tout cas, d’autres que j’ai plus envie de voir. Pourquoi ? Ben le format aide bien, c’est court, ça me permet de retourner plus vite à mes copies ; puis c’est dispo facilement sur Disney+… L’autre raison, qui n’est pas à négliger, c’est que la saison 1 m’a paru n’être qu’une introduction.

Franchement. Il ne se passait pas grand-chose en saison 1. OK, c’était beau à voir, mais on ramait beaucoup à trouver un semblant d’histoire et surtout à entendre des répliques… parce que personne ne semble avoir payé un scénariste pour les dialogues. Ah lala. Peu d’enjeu, beaucoup de lenteurs, je ne garde pas un souvenir impérissable de la série, mais il y a un mais : j’en garde beaucoup de souvenirs. Je n’ai pas l’impression d’avoir attendu dix mois entre les saisons ! C’est peut-être parce que 2020 est une année si particulière, ça, ou parce que la plateforme n’est arrivée qu’en avril en France.

En tout cas, ce reconfinement commence par la sortie d’un nouvel épisode de la série de la plateforme qui cartonne le plus pour l’instant, c’est vraiment bien joué de leur part… et j’aime toujours le mode de diffusion d’un épisode par semaine, c’est hyper agréable et confortable tout de même. Est-ce suffisant ? On verra bien, et on va le voir tout de suite avec la critique du premier épisode de cette saison 2.

Moyenne de la saison : 17,5/20

S02E01 – The Marshal – 17/20
Quasiment deux fois plus long que certains épisodes de la saison 1, cet épisode est à mon sens beaucoup plus réussi : non seulement, on retrouve les effets spéciaux et l’esthétique coûteuse de la série, mais en plus, le personnage principal est plus attachant maintenant qu’on lui file des répliques. Grâce à ces quelques dialogues, la série parvient ENFIN à proposer des enjeux un peu plus limpides, à la fois à l’échelle de l’épisode, mais aussi de la saison. Bref, ça s’annonce mieux grâce à toute l’introduction de la saison 1. Par contre, c’est encore long à bien des moments et avec une telle durée, ça donne vraiment l’impression d’avoir vu un mini-film.
s02e02 – The Passenger – 17/20
Baby Yoda est mal élevé, les scénaristes nous pompent une scène d’Harry Potter et le générique de fin reste mon moment préféré… mais il faudrait être de bien mauvaise foi pour ne pas reconnaître que cette saison 2 relève enfin le niveau en nous donnant une vraie histoire à suivre, que ce soit en fil rouge ou épisode par épisode. Contrairement à la saison 1, j’ai enfin l’impression d’avoir des dialogues, même s’ils sont parfois à sens unique, et c’est tant mieux.
S02E03 – The Heiress – 15/20
Cet épisode reprend davantage le format de la première saison, en ce qui concerne le temps, les intrigues ou l’introduction de personnages, et je continue de trouver dommage qu’avec un tel budget et une telle audience, la série ne prenne pas davantage le temps de développer des dynamiques et interactions entre personnages, justement. Finalement, c’est donc un épisode qui a pas mal de classe visuellement, mais qui n’est qu’une grosse transition vers la suite du voyage de nos héros. Un épisode 3, en somme, je ne peux pas leur en vouloir.
S02E04 – The Siege – 17/20
Après la transition de la semaine dernière, on avance davantage dans la saison et ça fonctionne mieux ainsi : à force, l’intrigue se construit et est bien plus palpitante lorsque l’on connaît les personnages. En revanche, j’ai trouvé les twists beaucoup plus prévisibles cette semaine, et il y a un Baby Yoda qui commence à me taper sur le système parce que la mignonnerie a bon dos, mais elle ne justifie pas tout. Je n’en dis pas plus dans cet avis, pour les spoilers, c’est dans la critique complète !
S02E05 – The Jedi – 18/20
Des révélations ! De la construction de personnage ! Une photographie magnifique ! Des dialogues ! Tout ce que j’attendais en saison 1 est enfin là, ce qui confirme que la première année n’était qu’une vaste perte de temps – euh pardon, introduction avec un générique exceptionnel et un gros budget. C’est juste beaucoup plus intéressant maintenant que c’est lié aussi à un bon scénario.
S02E06 – The Tragedy – 20/20
Allez, je ne boude pas mon plaisir face à cet épisode, et j’y mets la meilleure note parce que je ne vois pas trop ce que je pourrais attendre de plus de cette série. Dans cet épisode, j’ai eu droit à une guest que j’adore, une bonne construction de personnages, une intrigue qui ne perd pas de temps, une belle scène d’action et des moments… tragiques, comme l’indique le titre de l’épisode. Très chouette !
S02E07 – The Believer – 18/20
Outre la musique et les scènes d’action toujours aussi bluffantes, cet épisode trouve mes bonnes grâces en développant plus que jamais certains personnages. Il est agréable de voir que les scénaristes mènent leur barque avec plus d’efficacité cette saison, se servant de tout ce qui a été introduit l’an dernier pour proposer de vrais bons épisodes. En revanche, tout un potentiel est sous-exploité… mais bon, on fait avec !
S02E08 – The Rescue – 18/20
Je ne suis pas aussi hypé que lors des précédents épisodes, parce que je manque de prise dans l’univers pour vraiment comprendre tous les enjeux de ce qui se joue dans l’épisode, mais une fois de plus, le spectacle proposé dans cet épisode est impressionnant et réussi. La conclusion de cette saison 2 est intense et boucle une intrigue de deux ans avec efficacité et brio, tout en annonçant l’expansion de l’univers – c’en est presque dommage de l’avoir annoncé avant.

Saison 1 | Saison 2

Disney + débarque enfin en France

Salut les sériephiles confinés !

La Reine des Neiges : 5 choses que nous ne savez pas sur le chef-d ...
LIBÉRÉ ! DÉLIVRÉ ! JE NE M’ENNUIERAI PLUS JAMAIS !

Ca y est, Disney + est enfin arrivé en France et, chose totalement dingue et inattendue, Internet n’a pas planté dans notre pays dis donc. Vraiment, ce décalage de deux semaines par rapport au reste de l’Europe n’aura servi à rien. En tout cas, comme l’indique le titre de cet article, je n’ai pas attendu longtemps avant de tester cette nouvelle plateforme de streaming que l’on a attendu depuis des mois. Forcément, j’en profite pour vous livrer mon avis pour peut-être vous permettre de vous faire une idée. Après, pour cela, rien ne vaut la période d’essai de sept jours gratuits – un mois aurait été bienvenu, honnêtement. Ensuite, ce sera 6€99 par mois, ou 69€99 l’année.

Disney+ arrive en France plus tôt que prévu | VL Média
La plateforme est dispo pour la France juste ici.

Qu’en est-il de la qualité sur le site ? Franchement, ça va, et je ne fais pas trop de différence avec la qualité de Netflix, Prime Video ou même OCS (eh oui, j’ai pris sept jours gratuits ehe) en ce moment. Comme le reste des plateformes, donc, Disney ne propose pas la 4K et l’ultra HD le temps du confinement, mais ce n’est pas si dérangeant en ce qui me concerne. La qualité actuelle est suffisante sur mon grand-écran. En plus, et contrairement à Netflix, je n’ai pour l’instant pas rencontrer de bugs de vidéos – j’ai juste eu un petit problème au démarrage d’une vidéo, mais je pense que le problème venait plutôt de ma connexion que de Disney +.

Bambi - Maagic-Disney.sky'
Quand t’as enfin Disney + mais que ta connexion internet te lâche

Le lecteur en lui-même ne présente rien d’exceptionnel – pas de X-ray comme sur Prime Video, malheureusement : un bouton pour reculer de dix secondes, un pour faire pause ou play, un pour avancer de dix secondes. On peut mettre en plein écran facilement, les options de langue ou sous-titres sont pour ce que j’ai testé hyper complètes et bien faites… mais je verrai davantage à l’usage sur d’autres titres, j’imagine. Je retiens que c’est une plateforme parfaite pour s’entraîner à pratiquer certaines langues, comme il y a plein de dessin-animés…

For National Dog Day, here are my favorite movie dogs...and a cat ...
Ce film ! Ce film !! Je suis un enfant, ça y est !

Pour l’instant, en revanche, je suis calé confortablement devant la VF de… L’incroyable voyage. J’ai vu et revu ce film des tas de fois quand j’étais petit, mais j’en avais oublié l’existence. Pour ça, la plateforme de Disney+ est une vraie mine d’or : les classiques Disney sont tous là, mais d’autres films aussi sont présents. J’ai eu la surprise, par exemple, de voir passer Anastasia, Avatar, deux des trois films Narnia ou les films La Coccinelle dans le catalogue. Ce ne sont pas forcément des grands films (je vais me faire taper), mais la carte de la nostalgie fonctionne à merveille.

De toute manière, avec la datée chronologie des médias en France, il ne faut malheureusement pas miser sur les films les plus récents. Ainsi, les catalogues Marvel (X-Men ou Marvel Cinematic Universe) et Star Wars ont beau être aussi complets que possible, il nous manque des films incontournables des trois dernières années.

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Bref, pas encore de Tom Holland (ou presque), il faut aller sur OCS pour le retrouver !

C’est frustrant, mais je le savais déjà en venant et ça ne me dérange pas plus que ça : il y a tellement de classiques et de films cultes dans le catalogue, je trouve que ça vaut déjà le coup, surtout que le prix n’est pas si élevé et que j’aime la manière dont tout est rangé sur la plateforme (par licence, par collection type « Princesses » ou « Classiques » et, sinon, simplement par titre).

Performance de la semaine #45 | Just One More Episode
Rare représentation de la motivation de Disney en constituant un catalogue séries.

La plus grosse déception vient finalement du côté des séries où le catalogue me paraît hyper vide. Oui, d’accord, il y a trente saisons des Simpsons et ça peut déjà pas mal occuper pendant des heures et jours, mais je n’en suis pas un grand fan ! À l’inverse, je suis super fan d’Agents of S.H.I.E.L.D et c’est un plaisir d’avoir accès aux cinq premières saisons (sur six diffusées aux USA) en HD aussi facilement (plus besoin de me lever pour prendre les DVDs pour l’instant). Par contre, s’il y a bien Inhumans (on s’en passerait), il n’y a pas Agent Carter sur la plateforme. Et puis, l’absence de la saison 6 me brise mes espoirs d’une diffusion de la saison 7 « en direct des USA ».

La carte de la nostalgie et de l’enfance reste donc la pierre angulaire de la stratégie D+ y compris pour le catalogue des séries : Lizzie McGuire, Phénomène Raven et plein, plein, PLEIN, de dessins-animés sont disponibles. Côté nouveautés… Eh bien, c’est la dèche. Autant pour le lancement américain, la plateforme avait mis les petits plats dans les grands, autant la sortie européenne manque complètement d’une série événement.

Voir aussi : Critiques des épisodes de la saison 1 d’High School Musical: The Musical: The Series

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On notera que tout le monde a déjà vu la série ou est méga spoilé, ne serait-ce que sur le cliffhanger du premier épisode… mais bon, l’épisode 1 est diffusé ce soir sur C8 si vous voulez faire une idée de ce que vaut The Mandalorian.

On peut se rabattre sur High School Musical The Musical The Series et sur (la médiocre !) The Mandalorian, deux titres phares du catalogue, ainsi que sur les émissions de télé-réalité, mais le catalogue a encore sacrément besoin d’être étoffé pour vraiment intéresser les sériephiles. Concrètement, prendre Disney + dès maintenant, c’est faire un investissement sur l’avenir pour les séries de l’univers Marvel notamment. Celles-ci ne sont pas près de voir le jour pourtant, surtout que le confinement a eu raison des tournages et de la post-production outre-Atlantique.

Voir aussi : Critique des épisodes de la saison 1 de The Mandalorian

Bref, je n’ai plus qu’à me contenter des films de mon enfance, quoi – et c’est justement ce que je suis en train de faire, ça tombe bien ! Bonne fin d’après-midi à tous.