Westworld – S04E05

Épisode 5 – Zhuangzi – 18/20
Après les révélations de l’épisode précédent, les scénaristes peuvent passer à la vitesse supérieure, ou au moins à l’étape suivante du plan qu’ils suivent, et ça se sent dans cet épisode. S’il est moins bouleversant ou renversant, il n’en reste pas moins une histoire palpitante apportant bien des pièces du puzzle de cette saison. Tout se met en place un peu plus clairement désormais, mais il reste encore à comprendre où les scénaristes veulent vraiment aller avec tout ça. En tout cas, c’est un plaisir d’être encore du voyage.

Spoilers

Christina commence à remettre en question la nature de sa réalité, bien malgré elle.

They are experimenting God. The problem is God is bored. Bored, bored, bored.

Qu’est-ce que c’est encore que ce titre d’épisode ? Et pourquoi donc l’épisode dure-t-il une heure complète cette semaine ? Des questions qui me donnent envie de me jeter dessus, même si j’ai une journée de retard. J’ai eu du mal cette semaine à tout gérer, mais eh, je ne me vois pas prendre du retard dans cette série, bizarrement.

L’épisode début par un dîner tout sympathique de William avec un couple, dans un restaurant chic à la petite musique jazzy au piano et aux conversations hyper profondes sur l’état de la société là. L’angoisse, ou le rêve, c’est au choix ? Dans tous les cas, la conversation tourne au cauchemar quand le couple se rend compte qu’il est loin d’être autant dans le contrôle que ce qu’il pense.

En effet, William leur fait prendre conscience qu’ils sont des robots, qu’ils n’ont aucune idée de son nom et qu’ils ne servent à rien. C’est une belle manière de nous réintroduire au monde dominé par Charlotte : les robots sont partout, ne savent pas qu’ils en sont et sont perturbés de le découvrir – à moins que le couple ne soit justement qu’un couple d’humains manipulés par des mouches robotiques. Ce serait bien plus intéressant comme torture, franchement.

En tout cas, William s’amuse de la situation jusqu’à ce que Clémentine vienne le chercher, par besoin de son expertise pour une nouvelle situation qui la dépasse : une gagnante du jeu qui ne se contente pas d’avoir gagné. Ah. Il y a évidemment de nouvelles règles qui nous dépasse, nous, dans ce monde. Nous ne sommes pas prêts à tout savoir, apparemment.

En attendant, on nous donne des miettes : William intervient sur un lieu de meurtre où tout le monde est figé, à l’exception de la meurtrière. Celle-ci ne respecte apparemment pas les règles d’un jeu dont on ne sait rien et qui n’a pas vraiment de règles, autres que la nécessité de ne pas gâcher les robots. On peut les utiliser comme William le fait – les torturer car le couple l’attend pendant une bonne heure, sans bouger, mais en ayant conscience d’être en train de l’attendre – mais pas les tuer pour le plaisir de les faire taire.

On ne sait pas bien ce que la femme (robot, forcément) pensait gagner en tuant tout le monde, ni le jeu dont il est question, mais une chose est sûre : William la laisse en game-over, demandant à Clémentine de la ramener d’où elle vient.

Le lendemain, dans une rue de la ville, nous retrouvons autrement Charlotte-Dolores. Très clairement, Tessa Thompson s’éclate dans son rôle : elle incarne à présent une sorte de déesse donnant ses ordres à tous les passants de la rue. Il y a un pianiste torturé et obligé de jouer en permanence, malgré ses doigts en sang ; il y a des passants qui se mettent à danser sous ses ordres, il y a un type faisant de la structure sur glace.

Et la torture ne fait que commencer, sans que les humains ne semblent même se rendre compte de ce qu’elle leur fait – la douleur est illisible sur les visages. Les fréquences régulières que l’on entend nous rappelle qu’il s’agit là d’humains manipulés pour faire tout ce que les robots demandent, et on comprend bien que le parc s’est inversé. Westworld est désormais peuplé d’humains à la disposition des robots – mais on ne peut pas les remplacer, d’où le problème de William en début d’épisode avec la robot qui gagnait le jeu.

William débarque justement pour essayer d’arrêter Charlotte, qui ne vient pas souvent en ville (heureusement) mais est vraiment blasée d’avoir les humains à sa disposition. Selon elle, les robots devraient se donner une nouvelle image désormais et se séparer des humains, plutôt que de jouer les dieux comme ça. C’est sombre comme vision de notre futur en tant qu’humanité… mais qu’est-ce que j’ai kiffé voir Charlotte s’affaler sur sa chaise humaine, blasée. Cette actrice est géniale.

Charlotte emmène ensuite William vers la fameuse Tour qui permet de contrôler les hôtes à distance. On y retrouve la femme du début d’épisode, Hope, morte cette fois. Elle a vraiment gagné le jeu décidément : d’après Charlotte, elle est infectée par les humains et c’est ce qui explique sa mort alors qu’elle devait transcender.

Il reste à savoir ce que signifie cette transcendance – même si ça semble être d’abandonner l’humanité. Ce n’est pas si facile à faire, et ça énerve Charlotte de voir que les robots ne le font pas. Elle leur laisse le libre-arbitre, parce qu’elle n’est pas humaine et ne veut forcer personne comme les humains forçaient les robots, mais elle ne comprend pas comment il est possible que les robots persistent tant dans les traits humains.

C’est d’autant plus incompréhensible que Charlotte est face à un problème : il existe des humains qui finissent par ne plus répondre aux fréquences que la Tour leur envoie. Il s’agit d’outliers, un problème que Charlotte pense pouvoir régler en tuant tous les humains qui ne respectent plus ce que la Tour leur envoie comme ordre. C’est là le jeu dont il était question avec Hope : des robots se portent volontaires pour retrouver au plus vite les outliers, et pour les tuer.

Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes robotiques, sauf que les hosts qui s’amusent à tuer des outliers rencontrent eux aussi parfois un problème de taille pour Charlotte. On découvre ainsi qu’Hope a parlé à sa cible, un homme lui ayant demandé si la fleur qu’il avait dans la main était au moins réelle. Je comprends la volonté de cet homme de lui demander si la fleur est réelle, parce que ça ne doit pas être évident de découvrir que toute sa vie est un mensonge.

On a déjà assisté plus tôt dans la saison à un suicide pour cette même raison, d’ailleurs : l’homme qui harcelait Christina était clairement un outlier. Toujours est-il qu’Hope a parlé à l’homme, et ça l’a détraquée : elle s’est mise à tuer tout ce qui bougeait, nous menant à la situation du début d’épisode. Une fois remisée et ramenée à la Tour sans transcender, Hope a fait le choix que trente-sept autres robots avaient fait avant elle : elle s’est suicidée.

C’est intrigant, et on comprend facilement en quoi ça peut énerver Charlotte de voir des robots se tuer au contact des humains. On apprend alors que William a désormais un job qui lui permet de remplacer un humain, mais en étant moins efficace que l’humain en question, ce qui explique également l’énervement de Charlotte. D’ailleurs, le bras de celle-ci semble prendre assez cher dans son stress, parce qu’elle s’arrache la peau. Et alors qu’elle cherche à comprendre si son problème ne pourrait pas venir de William, elle lui confie une mission : retrouver une nouvelle outlier.

Cette fois, il n’y aura pas d’autres hosts sur le coup, mais par contre, des rebelles sont présents en ville, donc William doit se dépêcher. Et effectivement, nous découvrons qu’un groupe de révolutionnaires débarque en ville, expliquant les règles à Leslie Stubbs, loin de se douter qu’il est un robot. Les règles ? Ils doivent retrouver l’outlier avant les robots qui vont la chasser pour la tuer, comme si elle n’était qu’un divertissement – ce que les humains sont de toute manière pour les robots.

J’ai du mal à comprendre, par contre, comment Leslie peut ne pas savoir tout ça : il a bien dû voir Charlotte prendre le pouvoir en attendant Bernard, non ? Qu’importe, le fait d’être un robot lui donne une longueur d’avance sur ses coéquipiers révolutionnaires : il capte les fréquences de la Tour et sent bien qu’ils sont repérés avant que ça ne soit visible. Cela le devient rapidement : le groupe est attaqué par un ensemble de passants, sur ordre de William qui a vu bien vite la présence des intrus en ville.

Cela permet à William d’avoir une longueur d’avance pour retrouver l’Outlier et… lui parler. Il devait pourtant la tuer immédiatement. Il préfère pourtant l’écouter lui dire que le monde n’a aucun sens et lui révéler qu’elle voit la Tour, comme son mari le faisait aussi avant de mourir – et probablement avant de se faire tuer. C’est intéressant comme tout et ça explique pourquoi la femme a décidé de monter sur le toit d’un immeuble.

De là, elle peut apercevoir la Tour et manquer de très peu d’être tuée par William. Celui-ci se fait finalement tirer dessus par un résistant au moment où il allait l’abattre, et ça permet à la résistance de fuir la ville avant qu’il ne soit trop tard. C’est un échec pour William qui prend très mal ce qui lui arrive. Après avoir parlé avec l’Outlier, il a peur d’avoir chopé un virus qui le ferait se tuer et il décide donc… d’aller parler à William. Il me semblait bien que Charlotte s’en était débarrassée il y a peu de temps, mais non, apparemment. Et ce William en permanence relié à une machine manipule le William de cet épisode assez simplement, lui faisant prendre conscience qu’il est temps pour lui de remettre en question la nature de sa réalité.

Autrement, lorsqu’on retrouve Dolores, elle est toujours Christina dans sa tête, et elle est toujours dans cette même pause matinale. Elle dort de la même manière depuis quatre saisons, l’actrice doit en avoir tellement marre, c’est fou. Cela dit, cette saison, elle joue quelque chose de totalement différent : il est rare de la voir sourire autant que lors de ce lendemain de rencard avec Teddy.

Elle se réveille plus tôt que d’habitude, en tout cas, ce qui étonne sa colocataire qui continue d’avoir des cauchemars de ce pique-nique où des mouches l’attaquent. La série nous titille là, mais sans nous donner tous les éléments que l’on voudrait avoir… Et elle continue quand Christina se rend à Olympiad pour commencer un nouveau scénario sur une jeune femme, fille de fermier, qui se réveille chaque jour avec une lucidité plus grande sur son monde. Elle raconte très clairement l’histoire de Dolores – mais sans souvenir de son prénom.

C’est intrigant tout ça, parce qu’autant les règles de ce nouveau monde semblent se préciser au cours de l’épisode, autant je ne comprends pas ce que Dolores ou Teddy peuvent bien faire là. La ville est peuplée d’humains infectés pour se comporter comme des robots, pas de robots : pourquoi Teddy et Dolores seraient-ils là ?

En plus, Teddy semble vouloir ouvrir les yeux de Christina sur le mensonge que représente le monde dans lequel ils vivent. Il l’appelle au boulot pour la convaincre de le rejoindre à un rencard où il essaie de lui expliquer que Peter, l’homme qui s’est suicidé, disait entièrement vrai. Pour cela, il lui montre deux personnes en train de s’ennuyer et lui demande d’imaginer une issue différente.

Aussitôt, les deux femmes se mettent à se parler… jusqu’à ce que Christina/Dolores envisage de les renfermer dans leur solitude. Et ça fonctionne, faisant d’elle une déesse dans ce monde, une déesse qui devrait être capable de voir la Tour, normalement. Ce n’est pas encore le cas. Et même si maintenant elle a ouvert les yeux, Teddy insiste pour que Christina reprenne le cours normal de sa vie, sans faire comprendre aux autres robots qu’elle se sait robot.

C’est curieux comme tout et je me demande toujours le but de Teddy dans cette intrigue. Est-il fermement opposé à Charlotte ? J’imagine que c’est le cas et qu’il est pour le bien des humains. Le problème, c’est que Charlotte est une amie de fac de Christina, et elle entend bien tout surveiller de la vie de son « amie ». Cherche-t-elle à se venger de Dolores, du coup ?

En tout cas, Christina comprend vite qu’elle ne peut pas lui faire entièrement confiance et n’a pas envie de lui parler de Teddy quand le sujet vient dans la conversation. Elle provoque donc une dispute dans un couple à l’arrière-plan, et ça lui permet de prendre la fuite. Charlotte n’aime pas du tout voir Dolores lui échapper comme ça, même si elle maintient les apparences comme elle peut.

Christina, quant à elle, décide de retourner au travail, mais ce n’est toujours pas au bon horaire. Son boss est inévitablement sur son dos, surtout que Christina fait des recherches sur Charlotte Hale, puis sur… Dolores Abernathy. Le boss l’interroge donc sur ce qu’elle est en train de faire, sur les mensonges qu’elle raconte, sur sa capacité à lui mentir.

Il aurait mieux fait de s’abstenir : tout ce qu’il fait, c’est donner une indication trop précise à Christina, qui comprend qu’elle doit se méfier de Charlotte… et qu’elle est capable d’arrêter aussi Emmett, son patron, simplement en le lui demandant. En bonne scénariste, Christina se met donc à diriger ce que fait son boss, l’invitant à rentrer chez lui après lui avoir dit toute la vérité. Il n’en faut pas plus pour que Christina accède à un plan du « jeu », qui n’est autre que le plan de la ville. Elle en profite alors pour découvrir que tout n’est qu’une histoire qu’elle raconte, car tous les gens qu’elle croise au quotidien ne font que suivre un scénario. Oups.

Christina rentre alors chez elle où elle retrouve Teddy, à qui elle confie qu’elle voit la tour. Se comprenant manipulée depuis toujours, elle cherche un responsable, pour mieux apprendre de la part de Teddy que le responsable… C’est elle.

Westworld – S04E04

Épisode 4 – Generation Loss – 19/20
Les saisons passent et se ressemblent, mais j’arrive encore à me laisser entraîner par la série qui développe son intrigue de manière toujours aussi intéressante. Les surprises de l’épisode sont parfaitement dosées pour qu’on les devine juste avant la révélation, ce que j’aime beaucoup : ça permet de se sentir pleinement investi dans ce que l’on regarde. Par contre, la série parvient moins à surprendre qu’avant – on connaît trop la mélodie désormais. Ce n’est absolument pas un problème pour adorer ce que je regarde, heureusement, car il n’y a toujours pas de fausse note.

Spoilers

Caleb est infecté par le parasite de Charlotte-Dolores.

Always insist on mutual satisfaction.

La canicule est définitivement là : il fait déjà près de trente degrés à l’intérieur de mon appartement, c’est parfaitement ridicule cette affaire. Pourquoi est-ce que je raconte ça ? Eh bien, parce que je me suis installé sur un drap de bain humidifié pour voir cet épisode, ce qui me fait un point de Bingo Séries. On va les chercher où on peut, comme on peut, même si ce n’est pas du tout ce que j’imaginais, évidemment.

L’autre avantage, c’est que Westworld va détourner mon attention de la chaleur du moment, et j’en ai eu confirmation dès les premières notes du générique. Je ne comprends vraiment pas comment on peut prendre l’habitude de zapper les génériques, quand une telle musique nous remet immédiatement dans l’ambiance. Quel plaisir de l’écouter, de le chantonner et d’avoir l’impression de se rafraîchir au passage.

C’était nécessaire d’avoir cette petite minute réintroductive, en plus, ça m’a donné la possibilité de me souvenir où on en était : LES MOUCHES BORDEL. Caleb a pris cher avec, et ça le ramène dans ses souvenirs. L’épisode commence ainsi par un flashback sur le duo Maeve/Caleb, ce qui est l’occasion d’en découvrir plus sur leur travail d’équipe. On avait déjà vu, dans le premier épisode, des bribes de cette scène en bord de mer, mais nous la retrouvons donc en version rallongée ici.

Maeve et Caleb pénètrent à bord d’une maison isolée de tous et de tout pour y détruire à coup de bombes un Rehoboam. Et non, je ne parle pas de bouteilles de vin (j’ai découvert depuis que ça pouvait en désigner, fou non ?). Si l’opération est un succès, Caleb se prend malheureusement une balle dans la côte au passage.

Ce n’est pas très réconfortant de le voir cracher du sang et de voir Maeve faire ce qu’elle peut pour le soigner – et ça, même si l’on sait bien qu’il est présent dans cette saison 4. En attendant, Maeve lui donne un goût de la liberté en hackant ses « limbics », des implants foutus là par les méchants de la saison précédente pour contrôler ses émotions. Oui, j’en avais oublié l’existence, mais c’est une bonne réutilisation de ce qui avait été présenté il y a deux ans, je trouve.

La liberté ? Le fameux champ adoré de Maeve ! Pas trop le temps de l’explorer cependant : la série nous renvoie ensuite dans le présent où Caleb se réveille face à une Charlotte-Dolores qui est bien heureuse de lui expliquer qu’elle a fait de lui son animal de compagnie. C’est plutôt sympathique comme intrigue et au moins le plan est extrêmement simple à comprendre : Charlotte-Dolores rouvre Westworld pour transformer en hôte tous les gens qui y viendront. Avec son parasite, elle dominera petit à petit le monde entier.

Le suicide des humains dans l’épisode précédent ? Juste Charlotte qui s’amuse, en fait. À présent, son amusement est plutôt de voir Caleb lutter contre ce qui est en train de lui arriver, tout en lui expliquant son grand plan. Simple, efficace.

En parallèle, Maeve comprend enfin que l’homme en noir est devenu un robot. Yep, William-Dolores, donc, on le savait déjà. Sans trop de surprise, elle essaie de trouver un moyen de contrôler le robot pour gagner son combat… mais change ensuite de plan, se contentant d’une surcharge auditive avec la machine de Charlotte.

Grâce à celle-ci, une explosion se produit, mettant KO William assez longtemps pour qu’elle s’échappe et rejoigne Caleb et Charlotte. L’explosion a aussi donné la possibilité à Caleb de prendre le dessus sur Charlotte, ce qui fait qu’assez rapidement on en arrive à une scène où Maeve décide de la garder en otage, le temps de trouver de quoi soigner Caleb du parasite.

Cela permet de retourner dans la rue du parc où Maeve trouve rapidement des menottes pour embarquer Charlotte. Malheureusement, en souterrain, William se réveille et remet en route la machine qui permet de contrôler les hôtes – y compris les parasités. Maeve ne s’en inquiète pas trop, prise d’un excès de confiance, comme elle connaît beaucoup trop Westworld.

Toutefois, elle ferait mieux de faire attention : elle sous-estime la violence du parasite et des scénarios du parc d’attraction. Caleb se fait ainsi poignarder sous sa surveillance, alors qu’il était sur le point de lui tirer dessus à cause du parasite. C’est que ça complique les choses ce parasite ! J’ai bien aimé, en tout cas, la manière dont tout se déroule et surtout les échanges de répliques entre Charlotte et Maeve. C’était savoureux comme j’aime : même prisonnière, Charlotte est encore sûre de gagner sans problème contre Maeve et d’obtenir tout ce qu’elle souhaite.

Elle sous-entend aussi qu’elle en sait plus que nous sur cette fois où Caleb a failli mourir après avoir pris une balle, expliquant que Maeve aurait pu mener une vie paisible sans Caleb. C’est étonnant comme formulation, alors Maeve se retrouve forcée d’expliquer à Caleb que cette fois-là, elle a été confrontée pour la première fois à la mortalité. Voyant qu’il pouvait enfin avoir une vie libre, elle a pris la décision de le laisser avec son infirmière (sa future femme).

Maeve est donc partie pour laisser Caleb vivre en paix une jolie vie de famille… sauf qu’elle a fini par être curieuse et se demander ce que devenait Caleb. Il s’agit là des événements du début de saison, qui prennent d’un coup plus de sens : elle a cherché à savoir ce qu’était devenu Caleb, permettant à Charlotte et William de les retrouver.

Par contre, à nous donner toutes les réponses si vite comme ça, la série perd en complexité par rapport à d’habitude. Pourront-ils encore nous surprendre et nous retourner le cerveau ? Pas si sûr. En attendant, Caleb et Maeve essaient de s’enfuir avec Charlotte comme otage. Elle n’y met pas trop de mauvaise volonté, heureusement pour eux.

William les attaque toutefois alors qu’ils arrivent à la porte de sortie du parc, forçant Maeve à laisser une arme à Caleb. Ce n’est pas très rassurant avec le parasite en lui, et ça ne l’est pas non plus quand il est question pour lui de contacter son équipe, alors que toute son équipe est désormais remplacée par des robots, non ? Ce n’est pas si sûr : l’homme qui lui répond finalement explique qu’ils ont perdu Carver, sous-entendant qu’il n’est donc pas un robot et qu’il a appris ce qu’il s’était passé.

Nous verrons bien. En attendant, Charlotte fait une petite démonstration de force dans l’utilisation de son parasite, expliquant à Caleb qu’elle le possède désormais et qu’elle peut faire de lui ce qu’elle veut. Elle le force ainsi à pointer sa mitraillette sur Maeve… mais il parvient à lutter, résistant juste assez pour tirer sur William.

Il désobéit donc à une Charlotte qui ne comprend pas comment c’est possible. Malheureusement, ce n’est pas suffisant : William n’est pas mort. C’est un host, il faut un peu plus qu’une mitraillette pour nous le détruire. Il tire donc sur Maeve, mais je pensais encore franchement que ça allait aller pour la suite. Je me trompais lourdement : il est aussi armé d’un couteau qu’il nous plante en Maeve.

Comme elle est désormais sûre de mourir, et dans le parc des mains de William en plus ?, elle décide d’utiliser ses capacités pour activer l’ordinateur et le système de sécurité du parc. Elle le retourne contre elle, utilisant des bombes qui explosent et les soufflent, elle et William. Définitivement. Bon, peut-être pas définitivement – on connaît cette série et sa tendance à ressusciter tout le monde.

Cependant, voir Maeve en si mauvaise posture, alors que nous ne sommes qu’à peine à la mi-saison, et la voir mourir, c’était franchement inattendu. La série n’en fait pas assez sur sa mort/disparition pour que nous soyons totalement tristes… mais je ne sais pas, la scène a réussi à faire son effet malgré tout.

Et alors que l’hélicoptère venant en aide à Caleb arrive, Charlotte recommence à le manipuler, soulignant au passage qu’elle pourra toujours reconstruire William, contrairement à Maeve, qui était spéciale. Et sans surprise, elle nous torture Caleb en expliquant que les lumières d’hélicoptère qu’il voit là ne sont pas celles de ses hommes à lui, mais celles de ses hommes à elle. Elle lui annonce donc qu’il est mort là, et il semble s’en souvenir, jouant à nouveau sur la temporalité et la réalité de ce qu’on voit depuis le début de saison.

Bon, ça ne peut pas être totalement une surprise, mais il faudra encore qu’on en découvre davantage au prochain épisode pour bien tout comprendre, je pense. En attendant, Charlotte révèle à Caleb qu’il est un robot. Qu’il ne s’inquiète pas : il est toujours une version de lui-même, mais juste la 278e.  Yep, elle explique que les manipulations sur les humains durent depuis un moment. Caleb est mort 23 ans plus tôt, faisant de sa fille une adulte que l’on connaît, inévitablement.

La révélation ne vient pas immédiatement, mais Caleb comprend donc qu’il est un robot et que Charlotte le torturait avec les souvenirs de sa mort.

En parallèle, nous reprenons enfin l’intrigue de Dolores/Christina après une semaine de pause. Elle se rend compte qu’elle a dormi trop longtemps quand Maya, sa coloc, vient la voir pour lui raconter ses souvenirs d’un cauchemar de mouches venant les attaquer elle et ses parents. Evidemment, vu le début d’épisode, on comprend bien que son cauchemar n’en est peut-être pas un, mais nous n’en saurons pas plus pour l’instant.

Tout ce que nous saurons, c’est que Christina peint de très jolies toiles qu’elle bousille ensuite avec de la peinture noire et que Maya a vraiment pour but de faire sortir sa colocataire tous les soirs pour qu’elle se change les idées. C’est encore une réussite pour Maya qui emmène donc Christina dans un bar où elle pourra rencontrer Teddy. Celui-ci est en effet le rencard organisé par Maya pour Christina, et on note que la rencontre entre ces deux-là est la même que d’habitude : Dolores/Christina fait tomber quelque chose, rattrapé par Teddy, si chevaleresque avec elle.

J’avais déjà oublié qu’ils nous avaient teasé son retour, alors ça me fait une bonne surprise. Après, le rencard en question en arrive rapidement à parler de métro-boulot-dodo et de la répétition interminable des mêmes tâches… on a connu plus passionnant. Pourtant, Teddy s’en sort bien : il est très beau, Christina est sûre de l’avoir déjà rencontrée, et il est sous-entendu que Teddy se souvient très bien de sa vie dans le parc. Il nous propose même une petite philosophie de vie intéressante sur les apparences trompeuses, sur la réalité qui ne l’est parfois pas et sur la remise en question de tout ce que l’on voit.

Pendant ce temps, Bernard et Leslie sont toujours dans le désert à attendre que leurs nouveaux alliés décident de leur sort. Le chef, Jay, décide de les tuer, mais C, la rebelle présentée la semaine dernière, s’y oppose. Il faut finalement l’arrivée d’une troisième femme, Odina d’après les sous-titres (c’est pratique de les avoir activés), pour négocier une sortie de crise. Si elle est aussi investie, c’est parce qu’elle est la petite-amie de C. Soit.

En tout cas, il faut en retenir que Bernard et Leslie sont finalement séparés. Bernard se rend avec C et son équipe pour retrouver une arme. Ce n’est toutefois pas si évident quand ils sont poursuivis par un drone. C sauve de justesse la « vie » de Bernard face au drone, et cela les mène sur une nouvelle piste : en suivant un insecte, Caleb est sûr de trouver ce qu’il cherche. Bien.

Alors qu’il commence à creuser, il parle avec C de son père, et étant donné les informations que nous avons eu juste avant concernant Caleb et les 23 années, nous comprenons donc qu’elle est la fille de Caleb. C’était si évident, j’aurais dû le voir venir dès l’épisode précédent. La série réussit finalement à surprendre à nouveau, même si ça fait un peu réchauffé comme manière de présenter les choses.

Quant à l’arme que Bernard cherche à creuser ? Eh ben, il s’agit de Maeve évidemment.

La résistance que nous voyons est donc celle qui lutte contre Charlotte-Dolores, et il y a apparemment du taf. Toute la ville de Christina nous est donc révélée ensuite comme étant la victoire de Charlotte-Dolores. Evidemment que les scénarios de Christina se concrétisent donc : Olympiad est l’entreprise de Charlotte, qui contrôle tous les humains.

Oui, Charlotte a gagné… mais ça ne saurait durer éternellement. Par contre, ça veut dire que tout ce qu’on nous avait vendu sur la saison se passant sept ans plus tard est donc un mensonge : nous sommes en fait trente ans plus tard si je calcule bien. Oh, et la Tour qui obsède tant Christina (au point de la peindre) ? Eh bien, c’est la tour permettant d’envoyer les ondes (et le son) qui contrôle tous les hôtes parasités par des mouches…

Vus cette semaine #28

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Westworld – S04E03 – Années Folles – 19/20
Cette fois, la série est vraiment en train de renouer avec l’excellence. C’est un véritable plaisir de découvrir cet épisode : il n’a pas besoin d’apporter des réponses, juste de développer son intrigue et ses rebondissements. Chargé de clin d’œil à un passé qu’on ne connaît que trop bien, l’épisode passe à une vitesse dingue. Un vrai plaisir.

Mercredi

Ms Marvel – S01E05 – Time and Again – 16/20 Rattrapage
Les réponses apportées par l’épisode ont l’avantage d’être fluides et d’apporter une conclusion naturelle à une grosse partie de ce qui était présentée durant la saison. Par conséquent, on nous laisse la porte ouverte à du mieux pour le dernier épisode, tandis que celui-ci fonctionne bien mieux en tant qu’unité narrative qui ne disperse pas trop. Et ça change de voir la série ne pas se disperser, et ça fait du bien.
Ms Marvel – S01E06 – Back to Normal – 18/20
C’est une excellente fin de saison parce que nous sommes délestés du poids de certaines intrigues et qu’on en revient à ce que la série souhaitait faire depuis le début. C’est divertissant et fun, on pardonne plus facilement le manque de subtilité quand c’est comme ça, et ça se termine à peu près comme je le souhaitais. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de surprises en cours de route par contre !

Jeudi

The Orville – S03E05 – A Tale of Two Topas – 18/20 Rattrapage
Plus qu’un épisode, c’est un mini-film à ce stade, mais un film qui nécessite tout de même d’avoir vu le reste de la série pour bien le comprendre. Il y a quelques longueurs, surtout au début de l’épisode, et ça me fait demander si cette intrigue n’aurait pas été plus pertinente et intéressante si elle avait été étendue à plusieurs épisodes tout au long de la saison. En tout cas, c’est une intrigue bien importante qui est proposée par cet épisode. Concrètement, malgré des choix souvent simplistes, c’est une belle manière d’aborder le sujet compliqué de la transexualité et des relations diplomatiques.
The Orville – S03E06 – Twice in a Lifetime – 19/20 rATTRAPAGE
C’est un excellent épisode pour plein de raisons : j’aime le scénario de base et l’idée qui le motive, le casting, les personnages qui gagnent mon affection même quand je les détestais avant, mais aussi l’humour qui n’empêche pas pour autant les vraies émotions de surgir quand on a besoin d’elles. Un véritable plaisir, donc, malgré de petites longueurs, une scène qui semblait n’avoir rien à faire là ou une durée excessivement longue pour un simple épisode.
The Orville – S03E07 – From Unknown Graves – 17/20
La structure de cet épisode est étrange, parce qu’elle rejoint davantage ce que les autres séries font habituellement… mais pas celle-ci. Pour le coup, l’épisode aurait pu être raccourci assez simplement par la réduction d’une de ses intrigues moins importantes a priori que les autres. Il faut dire que les autres sont inévitablement plus convaincantes puisqu’elles s’intéressent de plus près aux personnages. Et vraiment, j’aime passer du temps avec eux.

Dimanche

Evil – S03E05 – The Angel of Warning – 16/20
Si l’épisode semble retomber dans certains travers de la saison 2, j’ai l’impression que c’est proposé de manière bien plus consciente et assumée cette fois. Cela permet d’avoir une sensation bien différente quand l’épisode se termine, car les personnages sont plutôt dans le même état que moi. Cela change. Autrement, la qualité est toujours au rendez-vous et la série continue d’exceller dans sa manière de questionner notre monde et notre quotidien. Un régal.
Evil – S03E06 – The Demon of Algorithms – 17/20
C’est de manière très insidieuse que cet épisode est extrêmement efficace : l’angoisse qu’il provoque n’est pas tellement celle d’une peur sur le moment, mais plutôt ce genre de peur qui revient hanter les pensées ensuite. Il y parvient en mettant en scène des situations assez quotidiennes l’air de rien et une intrigue bien moins fantastique que ce que la série fait parfois. Cette fois, c’est bien réel, et les surprises le sont tout autant.

Rattrapage Shondaland

Station 19 – S05E16 – Death and the Maiden – 14/20
Bien que très marrant par moments tout en étant capable de viser juste dans les émotions, cet épisode n’en reste pas moins un épisode très classique de la série. Ce qui lui fait perdre le plus de points ? Le positionnement pas bien crédible de certains personnages. Les discours à faire passer sont justes et bons, mais personne ne parle comme ça à des supérieurs hiérarchiques sans sanction, surtout dans ce domaine. Et ça finit par attaquer un peu la cohérence de la série.
Grey’s Anatomy – S18E16 – Should I Stay or Should I Go ? – 16/20
La série ne me manquait pas spécialement pendant tout ce temps où je ne l’ai pas regardée, mais je replonge dedans hyper vite et avec plaisir. C’était un bon épisode, qui pour la première fois laisse entrevoir certains aspects importants de quelques personnages. On sent bien que ça évolue et ça bouge au sein de l’hôpital, même si c’est très lent à se faire. Et puis, il y avait cette voix de la raison tout au long de l’épisode qui était quand même vachement cool.
Station 19 – S05E17 – The Road You Didn’t Take – 16/20
Je suis rassuré par cet épisode qui est déjà bien plus réussi. Il réserve des surprises et est bien écrit pour les amener progressivement, tout en étant assez cohérent dans la manière dont les personnages sont construits et évoluent. Un bon point pour lui, donc, et un bon moment de ma journée devant cet épisode qui mène en douceur vers le dernier de la saison.
Grey’s Anatomy – S18E17 – I’ll Cover You – 15/20
J’ai préféré la manière dont cet épisode ménageait ses effets et ses surprises, tout en prenant le temps de développer certains personnages… mais je suis quelque peu frustré de me rendre compte que d’autres personnages sont trop ignorés ou sous-exploités par les scénaristes. Ce n’est pas nouveau, ça arrive souvent, sauf que ça donne un épisode qui est certes divertissant, mais qui donne l’impression de gagner du temps sur quelques intrigues.
Station 19 – S05E18 – Crawl Out Through the Fallout – 18/20
Cet épisode ressemble un peu à un rendez-vous manqué avec la fin d’une saison, étant plus un épisode de la semaine très bon qu’une vraie fin comme on s’y attendrait. Pourtant, les intrigues évoluent vite et certaines atteignent une apogée dans l’épisode, c’est évident, mais tout n’est pas à la hauteur de mes attentes. Dans l’ensemble, ça reste un épisode solide et vraiment réussi. Vivement la saison prochaine !
Grey’s Anatomy – S18E18 – Stronger Than Hate – 14/20
C’est un étrange épisode qui, pour le coup, comble vraiment le temps avant la fin de saison en deux parties. Je ne sais pas si c’était vraiment nécessaire… Mais bon, on va faire avec. Il y a donc une partie de l’épisode qui est un peu plus fun et légère, une intrigue qui est là pour combler le temps et une autre qui vise à faire passer un message, mais le fait avec tellement peu de subtilité que ça en devient presque bizarre par moments.
Grey’s Anatomy – S18E19 – Out for Blood – 17/20
C’est un bon épisode qui prépare le terrain pour le dernier de la saison, en s’appuyant sur des répliques des épisodes précédents et en faisant assez naturellement évoluer les intrigues vers quelque chose de nouveau, sans perdre de vue son envie de faire dans le social, une fois de plus. Parfois, c’est très attendu, parfois, c’est surprenant. Bref, c’est un bon épisode et j’espère une conclusion qui redonnera encore plus de souffle à la série.
Grey’s Anatomy – S18E20 – You Are the Blood – 19/20
Ce ne peut pas être un 20/20 car je ne sais vraiment pas vers quoi se dirigera la série après cet épisode, mais eh, 400 épisodes, ça se fête franchement ! C’est assez dingue de les voir enchaîner les records comme ça et se débrouiller pour toujours avoir des histoires à raconter. Cette année, ils ont tenté de vraiment renouveler certaines choses, tout en faisant du neuf avec du vieux. C’est efficace et ça mène à une jolie conclusion de série. Euh pardon, de saison.

Autres rattrapages 

Charmed – S04E03 – Unlucky Charmed – 14/20
Après deux excellents épisodes, j’ai pris un temps fou à me relancer dans la série et… je suis déçu. J’ai peut-être trop magnifié les premiers épisodes et j’en attendais donc beaucoup de celui-ci, mais je l’ai trouvé bien trop brouillon, avec des scènes qui en deviennent même parfois ridicules. L’intrigue générale est bonne, on a des réponses et évolutions de personnages, ainsi qu’un méchant qui promet, mais ça n’empêche pas l’ensemble d’être moins bon que prévu.
Walker – S02E12 – Common Ground – 13/20
Très franchement, l’intrigue de l’épisode est aussi conne que prévisible depuis le cliffhanger de l’épisode précédent, et c’est donc un épisode qui n’avait que très peu de surprises à offrir. Malgré tout, ça fonctionne bien et ça mène à une fin réussie. Et puis, depuis le temps que je n’avais plus vu ces personnages, cela faisait presque plaisir de les retrouver.
Walker – S02E13 – One Good Thing – 15/20
Je suis positivement surpris par cet épisode qui décide d’aller drôlement vite en besogne pour résoudre quelques problèmes qui trainaient en longueur depuis une bonne dizaine d’épisodes. Cela rend beaucoup plus intéressante l’histoire proposée au cours de ces quarante minutes, et ça ouvre de nouvelles perspectives pour la suite de la série. Bon, pas forcément des perspectives géniales, mais eh, c’est cool, ça renouvelle un peu ce qui est proposé.
Walker – S02E14 –  No Such Thing As Fair Play – 14/20
Un épisode qui est loin d’être un épisode d’action, à nouveau. Au moins, on prend le temps de traiter à peu près correctement les conséquences des révélations de l’épisode précédent, mais ça n’empêche que c’est toujours étonnant de voir à quoi sont réduites les enquêtes sur cette saison 2. Le pire ? Je crois que je préfère cette deuxième saison qui se fait sans temps à jouer les ranger…
Walker – S02E15 – Bygones – 14/20
Ah, c’est à croire qu’ils ont lu ma critique précédente ! On en revient enfin, avec cet épisode, à une intrigue qui se concentre davantage sur une enquête que sur les bons sentiments des personnages, et ça fonctionne bien parce que l’intrigue ramène un visage connu et appréciable pour la série. Bon, par contre, les intrigues secondaires étaient pénibles et longues. On ne peut pas tout avoir j’imagine.
 

J’aime les vacances.

> Vus en 2022 

 

Westworld – S04E03

Épisode 3 – Années Folles – 19/20
Cette fois, la série est vraiment en train de renouer avec l’excellence. C’est un véritable plaisir de découvrir cet épisode : il n’a pas besoin d’apporter des réponses, juste de développer son intrigue et ses rebondissements. Chargé de clin d’œil à un passé qu’on ne connaît que trop bien, l’épisode passe à une vitesse dingue. Un vrai plaisir.

Spoilers

Maeve et Caleb découvrent le nouveau Westworld, alors que Bernard revient de Sublime.

Even dumb down, we can still take care of ourselves

J’hésitais franchement sur la série à regarder car j’ai une liste longue comme le bras de choses à voir, y compris dans mes hebdos du moment quand je me suis souvenu que si on était lundi, cela signifiait qu’un nouvel épisode de Westworld était disponible. Dès lors, je me suis jeté sur mon ordinateur pour voir ce qui allait être proposé cette semaine, et ça en dit long sur le fait que je suis encore plus fan que ce que je pensais de la série. Tant mieux.

Cet épisode reprend de manière intrigante avec Bernard se réveillant lorsqu’un enfant lui demande de se réveiller. Il suit l’enfant en-dehors de la maison dans laquelle il est, et c’est super étrange parce que ça ressemble assez vite à une espèce de vision mystique, avec un animal au loin, des flammes, une ville futuriste détruite, le saloon du parc plein de cadavres… C’est assez dingue.

Bernard se fait clairement une visite dans ses souvenirs, et c’est un passé qui ne semble pas le ravir, mais qu’il s’obstine à revivre. En effet, on apprend assez vite de la part d’un personnage que j’adore mais dont je suis incapable de me souvenir le nom bien trop compliqué à écrire que Bernard est dans le Sublime. Il atteint donc le fameux paradis convoité par les robots, et l’on en découvre en effet que les robots s’y plaisent.

Là-bas, ils peuvent créer les mondes qu’ils souhaitent et explorer ce qu’ils veulent, créer des simulations infinies, avec un millénaire à vivre quand une simple année passe dans le monde. Le problème, par contre, c’est que le temps reste limité dans le vrai monde, avec tous les chemins menant à la destruction.

Bon, concrètement, il s’agit là du Bernard de la saison 3, celui qui la terminait au moment du chaos provoqué par Dolores. Après avoir visité tout un tas de possibilités et simulations, Bernard s’est rendu compte qu’il finissait toujours par mourir, quoiqu’il fasse… à moins de rester à Sublime. Il ne reste toutefois pas à Sublime comme on le sait : il fait le choix de se réveiller, recouvert de poussière et non nettoyé par Leslie.

Oui, parce que Leslie est là au moment de son réveil : il le veille depuis tout ce temps. Plusieurs années se sont déroulées pendant que Bernard était dans le sublime, mais rien n’a changé en-dehors de celui-ci : Leslie a fait en sorte que rien ne bouge, comme Bernard le lui avait demandé. En fait, rien n’a tellement bougé que Bernard a déjà une bonne idée de ce que Leslie va lui dire ou sait qu’il y a une pelle à portée de main devant la maison où il était.

C’est un début étonnant pour cet épisode : je suis content de retrouver Bernard, mais on sent qu’il se réactive pile au moment où la guerre repart en vrille à côté, ça tombe quand même bien. Surtout, je trouve que cette affaire de simulation, même pour un robot hyper intelligent, est difficile à avaler : en sept ans, a priori, la pelle aurait eu le temps de bouger quoi. Un orage, et hop ? Allez, je chipote, de toute manière, on sait très bien que je suis à fond dans l’intrigue proposée, et c’est le cas à chaque saison.

Dans celle-ci, Bernard est donc capable de prédire l’avenir grâce à un sacré nombre de simulations, et c’est assez dingue que le Sublime puisse être si précis sur les détails. Le nouveau but de Bernard est clair : il veut provoquer certains événements pour éviter que la fin du monde n’arrive. Le tout sur la chanson Call me, ce qui est un excellent choix, ma foi. Leslie a bon goût, alors que Bernard s’acharne à tabasser des types, allez savoir pourquoi.

En tout cas, ça lui permet ensuite de montrer une carte avec un dessin du labyrinthe Westworld à une résistante qui passe par-là. Oui, il s’avère que ce diner était un point de rendez-vous pour une résistante et de potentiels alliés, sauf que les alliés en question étaient en fait des robots envoyés pour infiltrer le groupe. Cependant, Bernard en sait tellement qu’il a déjà la tête du robot dans un sac et des demandes très précises à la résistante, souhaitant se rendre dans un désert.

Pas n’importe lequel par contre, un désert protégé par des faisceaux laser qui ne disent rien qui vaille. Rapidement, Bernard et Leslie rencontrent toutefois le reste des résistants, à qui Bernard explique qu’il est là pour les aider. Il sait qu’il y a une arme cachée dans le désert, et il est persuadé de pouvoir aider les résistants à la trouver plus vite qu’au rythme où ils cherchent actuellement.

 

Pendant ce temps, dans les années 20, Maeve et Caleb découvrent le nouveau Westworld. J’adore l’idée, et franchement, les années 20, ça me vend beaucoup plus du rêve que l’époque Western. Vous pouvez être sûr que vous me trouveriez dans un speakeasy du parc, hein. En tout cas, le réalisme de cette rue est incroyable : il y a des enfants, des SDF, des passants, une nouvelle Dolores qui fait tomber sa boîte de conserve et un nouveau saloon.

Les scénaristes s’éclatent bien. Maeve se rend bien sûr compte que tout est absolument pareil et elle n’hésite pas à le souligner à Caleb pour que ce soit bien clair aussi pour nous. C’était difficile de passer à côté, cela dit, et ça nous rappelle à quel point le parc avait tout prévu pour que les invités soient pris en charge par les hosts et rencontrent des scénarios intéressants. Maeve, en revanche, est blasée, parce qu’elle rencontre sa remplaçante qu’elle trouve moins efficace qu’elle.

Les répliques sont en effet les mêmes, parce qu’elles sont suffisamment intemporelles pour ça. En tout cas, Maeve reste sacrément patiente malgré tout ce qu’il se passe et elle est capable d’attendre le bon moment pour tuer quelques hosts, y compris sa remplaçante. Son but est en effet d’atteindre les laboratoires, car c’est là le cœur de Westworld.

C’est assez facile apparemment : il suffit de se faire passer pour un cadavre en montant à l’arrière du camion qui emmène tous les hosts se faire réparer. On se retrouve très rapidement au cœur des laboratoires derrière le parc, et c’est une bonne chose : la nostalgie est excellente et prend immédiatement quand on est remmené dans les couloirs de Westworld comme en saison 1.

Les costumes sont certes différents, mais les pratiques (sexuelles) restent les mêmes, apparemment. Et pour cause : Maeve comprend assez rapidement qu’ils ne sont pas du tout dans les laboratoires comme elle le pensait. Non, ils sont en fait dans un nouveau niveau du jeu, un niveau qui s’amuse à reproduire le massacre du parc en fin de saison 1, avec Dolores/Wyatt. Et avec des joueurs qui se retrouvent à pouvoir tuer les gardes qui ne sont que des hosts.

Bref, il fallait un peu plus de temps pour que Maeve et Caleb arrivent enfin au cœur des laboratoires, et la vérité y est surprenante. Cette fois-ci, le parc n’est pas géré par des humains, mais par des hosts sans visages. J’adore l’idée : Dolores a dû lancer tout ça pour corrompre les humains ensuite, et le parasite que Caleb et Maeve observent semble en dire assez long sur le sujet.

Rapidement, il découvre aussi les mouches déjà vus dans les épisodes précédents, mais aussi des vers. Les insectes sont en fait infectés par le parasite et semblent adorer les humains : tout ce qu’il faut pour les tuer, ou les manipuler, ou rentrer en eux afin d’en prendre le contrôle.

En parallèle de tout ça, Frankie, la fille de Caleb, cherche désespérément à contacter son père grâce à une radio. Ce n’est pas tout à fait efficace, puisque son père est coincé à Westworld. La mère est un peu dépassée par la situation, mais je trouve qu’elle s’en tire plutôt bien avec une gamine si obstinée. Par chance pour elle, la gamine est assez maligne aussi pour se rendre compte des pièges dans lesquels elle risque de tomber.

Ainsi, elle comprend plus vite que sa mère que le garde du corps que Caleb avait placé pour les protéger a été remplacé bien rapidement par un robot. C’était assez évident au moment où le robot n’a pas su répondre à la petite sur le tour qu’il était censé apprendre à son ours en peluche, mais ça l’est encore plus quand Frankie trouve le cadavre du garde du corps. Le pauvre ! Il n’a pas été très efficace, de toute évidence.

Le robot qui le remplace ne l’est pas beaucoup plus à se laisser berner par la mère de Frankie, rapidement mise au courant par sa fille de ce qu’il se passe. Alors que la petite part se planquer, la mère trouve rapidement une des armes de secours de Caleb et compte bien s’en servir. Je ne sais pas si c’est la meilleure option de commencer tout de suite à s’attaquer à l’host, par contre.

Jouer le jeu le temps de trouver un autre véhicule aurait probablement été plus utile. En attendant, là, l’host retrouve rapidement Frankie, pourtant bien cachée dans la maison. La fin d’épisode mène à un cliffhanger bien inattendu : Frankie est emmenée à Westworld, elle aussi.

Sur place, Maeve entend une fréquence que les humains ne captent pas – ce que l’on sait car Caleb ne l’entend pas. Par contre, les humains sont bien impactés par cette fréquence mystérieuse puisqu’elle les pousse à se suicider sans que Maeve ne parvienne à arrêter l’ordinateur qui diffuse la fréquence.

La scène est assez lourde à regarder, psychologiquement j’entends, car on assiste au suicide de plusieurs personnages qui sembleraient plutôt vouloir continuer de vivre. Et ce n’est que le début : dans d’autres pièces, il y a en effet Frankie… Caleb se précipite pour tenter de lui venir en aide, mais c’est en vain. Heureusement, Maeve finit par réussir à pirater la fréquence juste à temps pour empêcher le suicide de Frankie. La scène était très prenante, mais assez vite, on comprend que quelque chose ne va pas.

Cela me paraissait étonnant que Frankie soit arrivée si vite à Westworld, et pour cause : elle ne l’est pas. L’épisode révèle alors que Frankie est toujours chez elle, bien à l’abri. Elle s’est défendue avec un jouet contre son garde du corps robotisé, mais sa mère a eu raison de l’host bien vite. Du coup, à Westworld, Caleb se retrouve face à un robot ayant l’apparence de sa fille.

Maeve s’en rend bien compte, mais trop tard : elle est rapidement confrontée à William-Dolores qui attendait sa revanche depuis un moment. Et si Maeve parvient à s’en débarrasser bien vite au premier abord, elle est rapidement rattrapée par l’host au chapeau noir. Du coup, personne ne peut venir en aide à Caleb quand la tête de sa fille s’ouvre pour laisser s’échapper plein de mouches. L’épisode se termine sur ce cliffhanger inattendu : Caleb est infecté par les mouches.

Déjà que c’était un insecte que je n’aimais pas, cette fin d’épisode flirte franchement avec l’horreur cette fois.