Les 10 ans de The Guild

Salut les sériephiles!

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Je ne colle pas tout à fait à l’actualité, car ça fait une semaine, mais The Guild a 10 ans et j’avais très envie de vous en parler, même si pour moi, ça ne fait que… 9 ans que j’ai regardé le premier épisode. Outch, c’est un coup de vieux. 

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Présentation sans spoiler : The Guild raconte l’histoire d’une bande de geeks qui se retrouve un peu trop souvent derrière leurs webcams pour jouer en ligne. Dans l’équipe, on retrouve Cyd, qui est l’héroïne de la série, dont le pseudo est Codex. C’est une jeune femme paumée dans la vie, clairement en dépression, et que même son psy a lâché. On retrouve aussi Tink (la jeune adulte trop cool pour tout ça), Clara (la mère qui se laisse déborder pour jouer), Vork (le plus vieux, un control freak bourré de tocs), Bladezz (l’éternel adolescent, qui l’est encore quand tout commence) et Zaboo (un adulte à l’Œdipe non résolu et avec un énorme crush sur Codex).

Le premier épisode nous présente tout ce petit monde et débute par la rencontre IRL de deux des membres. Tout ceci va les amener à se fréquenter de plus en plus, devenir amis et grandir ensemble.

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Il s’agit d’une série sur l’amitié, sur les familles dysfonctionnelles qui se construisent au cours de la vie, sur la dépression (un peu) et sur des histoires d’amour impossibles, le tout avec beaucoup d’humour et de jeux de mots, avec en prime un ancrage permanent dans l’univers d’un jeu vidéo (The Game) qui est au cœur des préoccupations. Les saisons se construisent autour d’arc narratifs assez clairs avec des grands méchants toujours bien trouvés qui mènent chacun des membres de la Guild vers une maturité nouvelle.

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Alors, je parle de série, mais je mens. The Guild, c’est surtout la première websérie mise en ligne sur Youtube en 2007, à une époque où Youtube n’en était qu’à ses balbutiements et ses premières vidéos de chats ! Felicia Day (Codex, donc) l’explique très bien dans ses mémoires (à 30 ans, normal) « You’re never weird on the internet (almost) », où la genèse de la série, tournée dans un garage, est retracée. En plus, ils faisaient parfois des clips musicaux trop cool pour promouvoir les saisons :

Rien que pour ça, c’est exceptionnel, on passe du statut amateurs en saison 1 à pro en saison 6. Ils ont fini par avoir de sacrés guests en saison 5, se déroulant au comic con. Eux-mêmes ont fini par se construire une carrière, surtout Felicia Day (qui a inspiré Dr Horrible à Joss Whedon) & Amy Okuda (vue dans HTGAWM).

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C’est devant cette série que j’ai le plus appris l’anglais, car les sous-titres n’existaient pas. C’était ma deuxième série tout en anglais et c’est encore l’une des plus compliquées, car elle est blindée de termes techniques. Sans regret, du début à la (vraie) fin qui n’avait jamais été annoncée et m’a dévastée.

 

Je vous laisse avec le premier épisode (sous-titres anglais), la série étant entièrement dispo sur Youtube :

Bonne journée.

 

Ce que c’est qu’un cliffhanger

Salut les sériephiles!

Aujourd’hui, je vais répondre à une ancienne demande de Ludo qui voulait que je fasse un article « lexique » avec tout le vocabulaire série que j’utilise dans mes critiques et qui est parfois peu clair pour les non-initiés. On commence en douceur avec un terme qui me paraît simple et que j’emploie au moins 5 fois par semaine, mais on ne sait jamais !

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Alors c’est quoi exactement un cliffhanger ? C’est tout simplement un fort moment de suspens qui achève un épisode/une saison. C’est un type de fin ouverte qui doit normalement créer une forte attente chez le spectateur de manière à ce qu’il revienne pour la suite. C’est le mode de construction de beaucoup de séries, notamment depuis Alias et 24 qui étaient l’une comme l’autre expertes en la matière.

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C’est quoi ce nom ? Bien sûr, c’est de l’anglais et si on le décompose, ça veut littéralement dire : « être accroché à une falaise ». C’est donc ce moment où le personnage qui grimpe la falaise se retrouve suspendu dans le vide, entre la vie et la mort. C’est LA scène la plus clichée du monde, mais on l’a tous au moins déjà vu au moins une fois dans une série.

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Quelle origine ? En fait, et comme beaucoup de choses dans les séries, la technique n’a rien de nouveau et est issue directement de la littérature. Et oui, les histoires auxquelles on colle le titre de « roman-feuilleton », publiées dans des journaux (au XIXe siècle notamment) n’étaient pas construites autrement. C’est une excellente technique de suspens qui accroche de manière à peu près certaine le public. Et oui, les amis, nous sommes faibles et ils le savent !

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Aujourd’hui ? La technique est tellement répandue qu’un cliffhanger est normalement censé se produire toutes les 10/15 minutes dans une série américaine. Cela correspond en effet aux coupures pubs et il faut s’assurer que les gens reviennent. C’est de moins en moins vrai avec les nouvelles techniques de diffusion, n’empêche que ça se constate encore dans beaucoup de séries (de Suits à Agents of S.H.I.E.L.D, en passant par Prison Break).

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Bien sûr, les cliffhangers de fin de saison sont censés être plus marquants que les autres, avec des morts ou des mariages, histoire d’être sûr de donner envie de revenir après une longue pause. Sans trop spoiler, il y en a qui sont plus réussis que d’autres et redéfinissent parfois toute une série. Oui, LOST, c’est de ta saison 3 que je parle (ça a tellement fait date dans l’histoire de la télé américaine, l’air de rien).

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À noter : il existe des exceptions à l’idée d’utiliser le cliffhanger pour faire revenir. Certaines séries se concluent volontairement sur un cliffhanger, pour signifier que l’histoire continue. Je pense à Angel, mais le meilleur exemple, c’est Desperate Housewives !

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C’est tout pour aujourd’hui. Ce n’était pas si compliqué que ça 🙂 Si vous avez d’autres idées de mots de vocabulaire technique qu’il faudrait que j’explique, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires, ça finira bien par arriver sur le blog.

Bonne journée.

Juillet 2017 : et si on se les faisait ces switchs ?

Rebonjour les sériephiles !

Aujourd’hui, on va parler des quelques switchs que j’ai BESOIN de faire dans mon challenge pour tenter de le réussir, tout en faisant le bilan catastrophique de ce mois de juillet (mais c’est devenu une habitude, on sait que je vais le rater ce challenge, c’est bon). De toute manière, sans cette mise au point, je crois que l’article serait vide, alors autant en profiter pour la faire !

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Les Switchs

Adieu One Tree Hill, Supernatural et autres séries beaucoup trop longues ou que je n’ai pas aimé assez (Brooklyn 99, désolé). Oui, je fais un peu de tri et je raccourcis grandement mon challenge, parce que bon, il faut savoir reconnaître quand on n’est pas réaliste ! Bonjour en revanche Chewing-Gum, peut-être 24 (oui, je sais, c’est stupide) et autres séries plus courtes.

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Les départs

J’ai certes vu une saison et demi de Supernatural, mais il est très improbable que je vois toute la série d’ici décembre. Je ne sais pas, je me la garde de côté, peut-être que je la verrais en 2018, allez savoir ! Une grève des scénaristes ne me ferait pas de mal.

Pour One Tree Hill, j’ai tout de même vu la moitié de la série, mais ça va faire un an que je ne m’y remets pas. Il faut se faire une raison. Je ne dis pas que je ne la verrais jamais, mais je n’arrive pas à en faire une priorité.

J’abandonne également Brooklyn 99 qui n’a pas su me donner envie de la continuer. Elle est drôle, je ne dis pas, mais je ne supporte pas le personnage principal et ça ne pardonne pas trop en fait. Je sais qu’en me forçant un peu, je pourrais adorer, mais ça ne rentre plus dans les possibilités d’un planning séries qui est toujours beaucoup trop chargé. Une autre fois !

Autre switch ? The Last Ship. Je ne l’ai même pas commencée, mais j’ai revu la bande-annonce et je n’ai en fait même pas envie de voir le premier épisode. C’est trop militaire pour moi, ça sent à des kilomètres le super-américain increvable, ça va deux minutes !

Enfin, j’abandonne également mon plan de rattraper Mercy Street. J’ai beau en adorer les acteurs et la série a beau être super courte, son annulation a fait passer mon envie de me plonger là-dedans, surtout que c’est historique. Du coup, à moins que ça ne tombe d’ici là au bingo, c’est peu probable que je la regarde dans ce challenge 2017.

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Les arrivées

Pour remplacer ces énormes morceaux, je me suis concentré sur des petites séries de rien du tout, histoire de réussir à survivre à ce challenge. C’est une liste beaucoup plus réaliste, on va dire.

J’ai déjà vu la saison 1 de Chewing-Gum cette année et la 2 est sur Netflix. Ce n’est plus qu’une question de motivation maintenant, mais ça devrait le faire. Disons qu’elle remplace B99 en humour.

The OA ne possède que quelques épisodes et est aussi sur Netflix. Cela fait plusieurs mois que Laura veut absolument que je la regarde, alors quitte à virer One Tree Hill (pour le moment), autant lui faire plaisir et voir celle-ci. Lalala #cetypenetientpassespromesses

Histoire d’ajouter un peu d’une langue que je ne comprends pas à ce challenge, j’ai toujours dit que ça me manquait, et sans quitter Netflix, je pense aussi que remplacer The Last Ship par 3% est tout à fait une bonne idée.

Enfin, quitte à dire adieu à l’historique Mercy Street, je dis bonjour à The Durrells qui l’est tout autant, l’humour en plus. Bon, vous l’aurez compris, j’ai surtout viré des séries longues pour les remplacer par des plus courtes, mais soyons honnêtes, il ne reste que quatre mois, c’est totalement ingérable, même avec cette liste-ci.

Du coup, je me suis dit que eh !, pourquoi pas inclure aussi 24 dont j’ai dévoré la saison 1 à la place de Supernatural ! Attendez-vous à un switch dans les mois à venir, surtout que Netflix a mis la saison 1 de Killjoy en ligne…

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Ma nouvelle liste donne donc :

The Magicians et The Fades, déjà vues.

Lucifer, Chewing Gum, 24 et 12 Monkeys, en cours de visionnage (une saison vue pour chacune des trois premières et… 4 épisodes vus ce mois-ci pour la dernière).

Freakish, Fairly Legal, Hindsight, The OA, 3% et The Durells à voir.

 Bonus

Et en dehors du challenge ?

Facile, j’ai vu… zéro fin de saison*. Et ouais, il ne se passe pas grand-chose en ce moment à la télé américaine et j’en profite pour bosser un peu pour moi et vous pondre de nouvelles idées pour le blog. On fait ce qu’on peut, comme dirait l’autre.

* Ceci est un odieux mensonge. J’ai terminé la saison 5 d’Orange is the new black, mais je n’ai pas encore écrit mon article et j’ai de plus en plus peur qu’il passe à la trappe !

Voilà, voilà, bon mois d’Août à tous, je vais aller me cacher de honte pour un petit moment !

Le programme séries inadapté des chaînes françaises (Blindspot/The Flash)

Salut les sériephiles !

En ce mercredi matin, je recycle un thread que j’ai publié sur Twitter et c’est clairement un coup de gueule. Voyez-vous, j’ai découvert que la série The Flash, diffusée par TF1 à 23h15, faisait de mauvaises audiences (comme c’est étonnant à cette heure tardive) et serait désormais décalée à 0h, après la diffusion d’un quatrième épisode de Blindspot. Rien ne va dans cette programmation, et ça m’énerve, parce qu’après on entend des journalistes nous dire que les séries ne fonctionnent pas en France.

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4 épisodes de Blindspot, vraiment ? J’ai déjà du mal à me motiver à voir un épisode/semaine tellement c’est répétitif dans la construction et souvent prévisible, mais alors 4, ça relève du masochisme. Ce sont comme toujours des enquêtes à la semaine. C’est prévu pour être vu de manière hebdomadaire, comme la majorité des séries qu’on nous matraque sur les chaînes françaises à coup de deux, trois, quatre épisodes. Du coup, ça me paraît contreproductif pour les audiences, surtout qu’il faut être motivé pour survivre à la réalisation mouvementée de la série (zoom et mouvements constants de la caméra, bonjour le mal de mer) pendant si longtemps.

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The Flash à minuit ?? Pour rappel, il s’agit d’une série qui vise avant tout les (pré) adolescents et les fans de superhéros. C’est une tranche du public qui dort à cette heure-là. Oui, elle a beau être en vacances en plein milieu de l’été, elle dort. Donc les audiences seront encore plus catastrophiques. Surprise. C’est un peu comme LOST qui avait été coulée par TF1 à partir de sa saison 3*. Si les audiences sont mauvaises, c’est que la case horaire est mal choisie. En plein été, au milieu de la semaine, à 23h, les travailleurs vont se coucher et les vacanciers ne sont pas devant leur télé.

Image associée
*Vilain jeu de mots traumatique

La diffusion parfaite pour The Flash ? Un épisode par jour à 18h30 en période scolaire et c’est un carton. Il faut juste faire attention à ne pas trop la faire chevaucher la télé-réalité, encore qu’elle concurrencerait largement je pense. Oui, c’est sûr que les ados regardent beaucoup de télé-réalité, mais en même temps, on leur propose ça ou des rediffusions de Grey’s Anatomy vues et revues.

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M6 nous avait pondu une erreur similaire avec sa diffusion nocturne et en bingewatching de HTGAWM et TF1 fait pareil avec Supergirl en ce moment. Je ne comprends pas l’intérêt d’acheter les droits de diffusion de très bonnes séries pour les placer à des horaires où leur public cible ne pourra pas les regarder, plus d’un an (et demi) après leur diffusion.

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Et tout ça, c’est en ignorant encore le problème des saisons dont la diffusion se stoppe avant la fin parce que le public français ne survivrait pas aux cliffhangers (on en parlera demain)… Bien sûr qu’on se réfugie tous sur Netflix derrière, en espérant que la plateforme réussira à enterrer des lois d’un autre temps (3 ans avant la diffusion d’un film à la télé… merci bien).

Bons épisodes ce soir !