On en est où dans Grey’s et Station 19 ?

Salut les sériephiles, 

Vous le savez peut-être, Grey’s Anatomy et Station 19 sont enfin de retour cette nuit, pour proposer au grand public les saisons 17 et 4 de chacune d’entre elles. Une partie de moi est torturée : j’ai envie de m’exprimer « DÉJÀ ? » en voyant les chiffres… Mais je n’en pouvais plus de les attendre à force, parce que la pause entre les saisons a été longue !

En effet, les saisons précédentes ont été victime du Coronavirus elles aussi : les tournages ont dû s’interrompre, un mal dont nous ne sommes toujours pas débarrassé d’ailleurs, puisqu’une partie de la franchise Chicago vient de se mettre à l’arrêt pour deux semaines. Conséquence directe du confinement, Grey’s s’est arrêtée avant sa fin de saison officielle, en nous laissant malgré tout sur un cliffhanger, alors que Station 19 a pu continuer… Mais en nous diffusant des scènes avec des persos de la série mère, notamment Teddy, au cœur du cliffhanger. 

Les scénaristes ont rapidement annoncé que le final de la série mère aurait dû être explosif, plus encore que celui des pompiers, avec un attentat au cœur de l’épisode, qui aurait tué un de nos médecins favoris… Heureusement pour nous, ils ont revu leur copie pour proposer une reprise qui n’aura rien à voir mais abordera à sa manière la crise du coronavirus. This is us a eu la bonne idée de rapidement l’expédier pour simplement proposer des scènes du quotidien, j’espère que ces séries en feront autant… Sans grand espoir ! De toute manière, il y a trois épisodes à voir, alors je ne sais pas quand je vais trouver le temps, surtout qu’ils sont faits pour être vus à la suite… En attendant, faisons un rapide rappel des intrigues en cours. 

C’est plus simple du côté de Station 19 : la série a pu aller jusqu’à son cliffhanger tout pourri, où Andy harcelait sa tante jusqu’à découvrir que finalement sa mère était encore en vie… contrairement à son père, sacrifié en intervention pour ne pas se laisser tuer par son cancer. Pire soap ever.

Côté romantique, les héros ne sont pas en reste : Andy est désormais mariée à son capitaine dans un twist improbable (et même si Sullivan est en pleine opération tout en faisant face à son addiction aux antidouleurs), Maya s’est réconciliée avec Carina (yes !), Miller est… Amoureux de Vic ? Pitié, non ! Elle était bien avec Jackson, il était bien avec JJ, même si JJ est… Bon. Ça se passe de commentaire. En tout cas, Vic est virée de chez lui, parce qu’il est confus a force. Dommage, j’aimais leur amitié !

Reste à évoquer Travis et Emmett, ce dernier étant à assumer un peu plus ses penchants homosexuels. A la bonne heure comme on dit ! Travis n’est cependant pas aussi amoureux que lui. J’oublie aussi Jack et sa nouvelle famille constituée de gens qu’il a sauvés… mais who cares ?

Du côté de Grey’s, les cliffhangers sont plus nombreux et font penser à une fin de saison plutôt classique pour la série. Si Andrew avait raison de se mettre la rate au court bouillon pour Richard, il n’empêche qu’il finissait la saison par terre en larmes. Ce n’était pas bon signe, et Carina a confirmé qu’il y avait bien un problème dans Station 19.  Reste à savoir si Meredith restera à ses côtés et tentera de sauver sa relation (j’espère !) ou si elle lui préférera Cormac… que j’aime bien, mais bon, il ne fait pas le poids !

En ce qui concerne Teddy, qu’on a re-découverte bisexuelle parce que pourquoi pas, c’était la merde : à coucher avec Tom quelques jours avant son mariage, c’est sans surprise qu’Owen décidait de faire durer le suspense sur leur mariage en ne se pointant pas à l’heure pour la cérémonie. Décalage ou annulation ? On saura vite. 

Voir aussi : (SPOILERS) quitte la série sans prévenir

Un autre suspense qui durait sur un mariage était celui de Jo et Alex, avec la conclusion que l’on sait et le départ de Karev de la série. Tristesse. A l’inverse, après bien des soucis médicaux, Richard retrouvait Catherine inquiète à ses côtés… Pour mieux décider de la larguer parce qu’elle a un caractère de merde et qu’une opération ne suffit pas à l’oublier. Ça fait plaisir ça. Avery finissait la saison célibataire, Maggie retrouvait un amour de jeunesse, Levi s’installait en coloc avec Jo pour échapper à ce con de Nico qui le malmène et Amelia devenait maman, son couple avec Linc étant au top dernièrement, après bien des remous.

Voir aussi : 24h après – Grey’s Anatomy (S16E16)

Une chose est sûre en tout cas, en l’absence de twists mortels de fin de saison, on se rend bien compte que ces séries fonctionnent à 95% sur les relations amoureuses et les dramas de ce type… Il va donc falloir que Miranda et Ben se remettent à avoir des problèmes et qu’Hellmouth se trouve une copine, parce que sinon, ils vont disparaître dans le décor…

PS : pas de gif pour l’instant dans cet article, je publie ça depuis mon portable… Priorité à la publication à temps quand je sais que les spoilers pleuvent déjà ! J’espère trouver le temps et surtout l’énergie de voir les épisodes ce soir.

 

The Ickabog vaut-il le coup ?

Salut les sériephiles,

Ces derniers temps, le jeudi, je vous parle de livre, et il n’y a donc pas trop de raisons que ça change aujourd’hui. J’ai à évoquer avec vous le tout dernier JK Rowling sorti lundi dernier, The Ickabog, dont j’avais déjà parlé lors de sa publication gratuite au cours de l’été dernier. Bon, par où commencer ? Malheureusement, par un point nécessaire sur la transphobie, je crois.

Voir aussi : Un nouveau conte signé JK Rowling

En préambule, il me paraît important de préciser que le bénéfice des ventes de ce livre ira intégralement à des associations aidant les personnes touchées par la pandémie. Le choix des assos est possiblement discutable, mais l’intention est assez louable pour que je ne me sente pas particulièrement coupable d’apporter de l’argent à une personne ayant des propos transphobes – d’autant plus que je pense sincèrement qu’elle ne se rend pas compte du problème, qu’elle ne voit vraiment pas le mal dans ses propos. Elle se pense véritablement ouverte d’esprit, et elle l’est dans une certaine mesure, parce qu’elle n’aurait jamais tenu si longtemps autrement avec cette image si parfaite que beaucoup en avait et qui fait que la chute est plus dure :

Jk rowling GIF - Find on GIFER

Non, je ne suis pas d’accord avec son point de vue sur ce sujet. Pour autant, je la pense sincère dans son incompréhension. C’est gênant qu’elle n’écoute pas – ou en tout cas qu’elle ne comprenne pas – mais oui, je vais continuer de lire ses livres, parce que je ne crois pas à un monde où on n’arrête de communiquer avec les gens qui ont une opinion différente de nous. Ce n’est pas parce qu’on arrêtera de la lire qu’elle changera d’avis ou qu’elle perdra sa voix – et au contraire, ça a tendance à refaire une promotion et à l’enfoncer dans ses certitudes. L’éducation ne passe pas par l’ignorance d’une opinion – aussi transphobe soit-elle.

Ca vaut pour beaucoup de choses, et les exemples d’auteurs racistes que l’on continue de lire aujourd’hui sont encore nombreux, alors qu’ils ne représentent pas des valeurs acceptables aujourd’hui. Ils sont le reflet de leur époque, de leur temps, d’un mode de pensées dominant. Il en va de même pour Rowling : elle est le reflet d’une tranche d’âge, majoritaire, je crois !, qui est larguée sur les questions des représentations et des mouvements LGBT+. Elle n’est pas dans le crime comme l’est Polanski, je ne vais pas arrêter de lire tout ce qu’elle écrit – en plus, vraiment, c’est contreproductif car ça l’enferme dans une position de victime particulièrement insupportable derrière laquelle elle se cache pour ne pas se remettre en question et pour affirmer sa légitimité. gif JK Rowling a year in the life of jk rowling thegryffindorseeker •L’avantage, c’est que ça met le doigt sur un vrai problème et que ça prouve que l’ouverture d’esprit est plus grande en 2020 qu’elle ne l’était avant où personne n’aurait réagi à ses propos. Rowling représente une génération qui se laisse manipuler par les réseaux sociaux et les mauvaises influences et nous donne à tous une leçon ; surtout que tout ce qui lui arrive semble venir de mauvaises fréquentations.

Ce n’est que mon point de vue, ce n’est pas le sujet prévu pour l’article, mais oui, je crois qu’elle est tombée sur une mauvaise face de Twitter et qu’elle suit les mauvais mouvements. Tout ce que ça dit, c’est qu’on doit rester vigilant nous-mêmes à qui l’on suit… Et je pense que tout brûler et arrêter de lire ce qu’elle écrit pour ça est un non-sens, parce que ce n’est pas le sujet de la plupart de ses écrits et parce qu’elle représente un mouvement de pensée qui me paraît encore dominant dans une grande partie de la population, pas du tout au fait des mouvements LGBT+. Quel intérêt, donc, de la renier, mais de continuer à aller à un dîner de famille, par exemple ? La déconstruction ne peut passer par une annulation d’une grosse partie de notre enfance (surtout que l’univers des fanfics est énorme et bien plus ouvert d’esprit), ni par un arrêt total de la fréquentation des travaux de Rowling.

De toute manière, objectivement, plus on avance dans le temps, moins ils sont bons dans leur construction… Ce qui est intéressant à analyser du point de vue littéraire, je trouve. Ce n’est pas la question non plus, parce que la plume, elle, reste incroyable. Je me suis déjà embarqué dans un 500 mots, alors que ce n’est pas le sujet, surtout que The Ickabog a été écrit il y a un moment, et ça se sent.

Ickabog

Bon, alors, qu’est-ce que j’en pense de ce conte pour enfant ? Je vous disais en juillet dernier que je trouvais que Rowling avait beaucoup de mal à instaurer son univers, et je continue de le penser. Potter mis à part (et encore pour les tomes 5 et 6 !), elle a toujours du mal à mettre en place tout ce qu’elle veut de manière fluide. Les premiers chapitres de ce conte nous introduisent des tas de personnages et lieux sans qu’on ne sache bien ce qui aura ou non de l’importance… et ça a un effet rebutant, quand même.

L’avantage, cependant, c’est que comme les chapitres sont courts, on a rapidement envie d’y revenir ; ça se lit tout seul et ça se lit vite. L’histoire en elle-même finit par être intéressante, même si certaines choses se font attendre bien longtemps, et l’on retrouve la patte littéraire de l’auteur a bien des endroits, à commencer par les jeux de mots autour des noms. C’est un conte pour enfants, après tout, mais c’est très agréable à lire, et c’est fluide.

Comme c’est un vieux travail, on n’y trouve pas une trace de sujets faisant débat et c’est agréable, parce qu’on est embarqué dans un nouvel univers et dans un conte sympathique. Dire que c’est « pour les enfants » est toutefois réducteur de ce que c’est vraiment : on sent bien un message politique inscrit en creux de son œuvre. Elle dit l’avoir écrit il y a des années, et je pense que c’est vrai, mais on peut facilement y lire une critique qui insiste sur l’importance d’avoir des leaders cultivés et sur les ravages des fake news lorsqu’on est au sommet d’un état. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est de la politique pour les enfants, mais disons qu’on retrouve un peu le message qu’incarnait Fudge dans le tome 5 de sa saga ; et aussi un bon grand méchant qui l’est pour le plaisir de l’être.

Home - The IckabogC’est un conte, le monde présenté est donc un peu trop divisé en deux à mon goût, mais là aussi, on sent une réflexion sur les apparences à de nombreuses reprises, et notamment une réflexion sur ce qu’est le vrai mal et ce qu’est le bien.

Bref, c’est un conte avec un joli message pour les enfants, il a des moments trépidants, des rebondissements, des instants plus sombres et une fin qui conclue vraiment les choses, ce qui est un plus avec Rowling ayant tendance à faire des histoires à rallonge. Je pense qu’il y a moyen de passer un chouette moment en le lisant, que ce soit seul ou avec des enfants. Et même si la couverture est moche et que j’ai déjà lu tout le texte gratuitement, je le mets dans ma liste d’envies pour Noël parce que je sais que j’aurais envie de le relire et d’en découvrir les illustrations – et puis, ce n’est jamais qu’une vingtaine d’euros pour la bonne cause !

Films vus #46

Salut les cinéphiles,

Même si c’est férié, pas de repos pour le blog, je vous retrouve comme chaque mercredi avec mon avis sur quelques films vus fin septembre. Oui, cette fois, l’écart se réduit un petit peu entre la date actuelle et la date à laquelle j’ai vu les films… Pas de quoi vous inquiéter, avec le reconfinement, et même si je vais tout le temps au travail, le nombre de films vus est reparti à la hausse ! Bref, c’est parti pour six films différents :

tinalbion gifs Tumblr posts - Tumbral.com

You Might Be the Killer

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez peut-être déjà que j’ai beaucoup aimé ce film que j’ai recommandé à Halloween pour ceux voulant voir quelque chose d’un peu fun. En effet, ce film est un slasher avec pas mal d’humour et rebondissements prévisibles, beaucoup de méta et des acteurs que j’adore. Il entre donc dans une catégorie de films que j’aime directement, surtout qu’il parodie les slahsers classiques des camps de vacances d’été aux States. Tout un programme.

Porté par Fran Kranz et Alyson Hannigan, je ne comprends même pas pourquoi j’ai mis tant de temps avant de le voir – et tant de temps à le découvrir parce que je l’ai déniché cet été uniquement. Pourtant, il s’agit là de deux acteurs que j’apprécie particulièrement grâce à leur implication dans le Whedonverse.

S’il n’est pas incontournable, le film a ses bons moments et est agréable à découvrir. Quant à l’histoire, j’ai déjà tout dit ou presque : on y suit un héros (Fran Kranz) qui essaie de survivre à un massacre dans le camp de vacances d’été dont il est animateur. Pour survivre, il décide d’appeler sa pote (Alyson Hannigan) restée en ville, parce qu’elle est spécialiste de films d’horreur et qu’elle pourra sûrement l’aider à savoir quoi faire. Classique, des twists marrants, à voir si vous aimez ce genre de films d’horreur (ou ces acteurs) !

Mientras duermes (2011) - FilmaffinityMientras Duermes (Malveillance)

Ah les espagnols, toujours des films étranges. Dans celui-ci, nous suivons la vie d’un concierge d’immeuble, César, obsédé par une des occupantes de son immeuble. Et ça tombe bien, parce qu’en tant que concierge, il a ses clés et il connaît son emploi du temps par cœur, comme il connaît la vie de toutes les personnes de l’immeuble. Même You n’avait pas réussi à rendre les stalkers aussi terrifiants !

J’ai beaucoup aimé ce film, même si je vous avoue que je l’ai lancé en VF histoire de bosser devant. Je pense qu’il vaut pourtant son pesant de cacahuète en VO, et je le reverrai peut-être pour mieux comprendre certains détails de l’histoire, parce qu’il y a tout de même un élément qui m’a clairement manqué à la fin. En tout cas, je vous le conseille – il est disponible sur Prime Video pour ceux qui ont un compte Amazon Premium !

Monster and the Last Refuge of the Damned – Madness and Media

Monster

Autre pays, autre ambiance avec ce film tiré d’une histoire vraie – et c’est un peu glaçant. Monster nous raconte la rencontre entre une (ancienne ?) prostituée et une jeune femme lesbienne cherchant à fuir sa famille catholique. Elles vont vite se plaire et vouloir satisfaire l’autre, mais les problèmes ne cesseront de les rattraper, forçant l’anti-héroïne à commettre quelques actes glaçants… qui lui valent malheureusement sa renommée.

Rarement un film n’aura autant réussi à me faire sympathiser avec des criminels, et c’est bien le but ici. Nous sommes sur un commentaire social des États-Unis et d’un système qui ne fonctionne pas, avec deux héroïnes qui veulent simplement s’en sortir, mais s’enfoncent chaque fois un peu plus dans la merde, les pauvres. Comme souvent avec ce genre de films, je n’ai compris qu’en cours de route que je connaissais le fait divers dont tout était inspiré… et ça m’a un peu blasé de connaître d’avance la fin.

Malgré tout, il restait une part de suspense, parce que l’affaire est vieille et j’espérais naïvement avoir le mauvais souvenir !

L'Idiot!», un conte politique sur la faille d'un immeuble et du monde |  Slate.fr

L’Idiot

Un film russe avec un tel nom, ça attire l’attention par rapport au roman de Dostoïevski… mais ça n’a finalement rien à voir. Le film n’en reste pas moins très plaisant, et là aussi c’est un commentaire social assez marquant, même si on change de pays. Concrètement, un homme se rend compte qu’un immeuble de huit étages est sur le point de s’effondrer, et il en avertit aussi vite que possible ses supérieurs, qui n’en ont rien à faire. Craignant un drame épouvantable, il se rend donc à l’anniversaire de la maire pour l’avertir, tout ça pour mieux découvrir que la politique, c’est un monde particulier aussi.

J’ai beaucoup aimé ce film et ses personnages, avec pas mal de clichés sur la Russie et sur la corruption politique en général. Il est assez triste et frustrant, en revanche, donc ce n’est pas à voir n’importe quand. De toute manière, je n’ai pas trouvé de VF, donc j’imagine que tout le monde ne se met pas à regarder des films en russe n’importe quand, alors…

En tout cas, c’est un film qui vaut le détour, même s’il faut s’accrocher au début, parce que c’est dépaysant.

Stalked - Film (2019) - SensCritiqueStalked

Fuyez, c’est super naze ! Pardon, mon avis est subjectif, forcément. Sam, mère célibataire qui laisse chez elle sans surveillance son bébé de quelques mois pour aller lui acheter des médicaments à la pharmacie (?????) se fait enlever en chemin. Heureusement, c’est une ancienne de l’armée, alors quand elle se réveille dans un entrepôt dans lequel elle est coincée malgré un tas de fenêtres à péter pour s’enfuir (??????), elle finit par trouver la solution pour échapper à son kidnappeur, dont on dit qu’il est stalker mais non, parce qu’il n’enlève pas que Sam et qu’il est surtout scientifique un peu fifou qui a trouvé le moyen d’être invisible.

OK, je spoile un peu, mais vraiment, le film n’a aucun sens et je ne suis allé au bout (en terminant tout de même en x4 !!) juste parce que j’étais curieux de découvrir comment tout ça allait finir et s’il y avait au moins un intérêt à un moment. Il n’y en avait pas.

J’ai rencontré le diable

Retour sur Prime Video pour ce film sud-coréen qui est un thriller de Kim Jee-Woon. Âmes sensibles, s’abstenir très fortement de cliquer, parce que le film est hyper violent et sanglant, mais bon, ça se devine dès le synopsis. En effet, on y suit un agent secret qui traque un tueur psychopathe pour se venger de la mort de sa fiancée. Le problème, c’est que sa soif de vengeance fait que le combat entre eux ne va pas connaître de limite et que l’escalade de violence sera chaque fois plus terrible.

Le film est glaçant, pas tout à fait recommandable pour tout le monde ni parfaitement crédible, mais glaçant. J’ai bien aimé l’action, j’ai bien aimé certaines scènes quand d’autres étaient juste trop violentes et de l’ensemble, je me rappelle surtout un certain dégoût face à des développements ne me plaisant pas. Je suis compliqué, je crois, et quand ça va trop loin dans la violence physique gratuite, ça a tendance à me déplaire… Du coup, sur un film comme celui-ci, c’est compliqué, inévitablement.

Comment les Sud-coréens sont-ils devenus les maîtres du thriller ? Partie 3  : KIM JEE-WOON – Là tout de suite !

> Films

 

This is us – S05E03

Épisode 3 – Changes – 16/20
Même si l’épisode est moins bouleversant que beaucoup d’autres de la série, il a ses excellents moments pour me faire adorer encore plus certains personnages. Il a aussi ses points faibles malheureusement, du côté des flashbacks en ce qui me concerne, parce qu’ils n’ont pas réussi à piquer mon intérêt pour l’instant. Ca commence à manquer de substance et de choses à raconter dans le passé, je crois, surtout quand il y a tant à dire du présent en 2020.

> Saison 5


Spoilers

Do not insult me, I know the episode.

Il est enfin temps pour cette saison de reprendre après une semaine forcée de pause pour cause d’élection présidentielle. C’était assez insupportable comme semaine, alors en plus être privé de This is us, c’était vraiment super frustrant. Bon, après, cet épisode recommence à des kilomètres des intrigues en cours avec une petite fille et son grand-père vietnamiens en train de pécher. Allez savoir !

On découvre ensuite qu’ils ont un parfait accent américain aussi : ils ne parlent vietnamien que lorsqu’ils sont à chercher des poissons dans la mare à côté. Très vite, j’ai cerné où ils voulaient en venir avec cette intrigue, puisque le grand-père veut présenter à sa petite-fille une femme… évidemment, il s’agit de la mère biologique de Randall. Mais où vont-ils avec cette intrigue ?

En début d’épisode, on voit Randall se chercher un nouveau psy, et on comprend que c’est bien compliqué pour lui de trouver le psy parfait, particulièrement au milieu d’une pandémie où tous travaillent de chez eux. Pendant que Randall est occupé, Beth galère avec les enfants, surtout qu’elle a deux adolescentes à gérer. Elles aussi sont en pleine pandémie et ça m’a l’air compliqué de leur donner envie d’aller à l’école quand l’école se fait depuis leur chambre.

Pourtant, elles ont la chance d’avoir une énorme maison, tout de même. J’aime bien comment leur quotidien est crédible… et je me dis que cette pandémie va leur faire quelques économies de tournage, parce que ça limite les lieux où aller.

Le psy de Randall ? Je ne lui fais pas trop confiance pour l’instant. Je comprends que Randall le choisisse parce qu’il le voit avec sa fille et tout, mais ce psy qui raconte toute sa vie à son patient avant même qu’il soit son patient ? C’est étrange !

Bon, raconter toute sa vie, c’est ce que Randall est censé faire, mais finalement, c’est Tess qui raconte toute sa vie en ligne. Elle poste des raps avec une copine – dont le pronom est « ils », donc va falloir que je vois comment on les désigne quand il est question de dire « une copine », j’ai des choses à apprendre moi – pour critiquer ses profs, notamment une prof raciste qui lui touche les cheveux parce qu’elle est noire. Ca existe encore, ça ?

Le rap de Tess est ridicule en revanche, et comme en plus elle insulte une prof en ligne, il faut que la réponse des parents soit à la hauteur. J’ai aimé la manière dont c’était traité, avec Randall réussissant à l’apaiser et rétablir le dialogue ; tout en la punissant pour six semaines. Six semaines ? Bordel, c’est une éternité, six semaines sans portable pour une ado en plein confinement. Finalement, l’épisode se termine là-dessus pour eux, avec Randall racontant aussi une histoire de son passé pour son psy, mais j’y reviendrai en évoquant les flashbacks.

Pendant ce temps, Madison se lève à cinq heures du matin pour se maquiller alors que Kevin fait quelques exercices. Eux aussi sont touchés par la pandémie évidemment. Certes, ils se fiancent, mais ils ne se connaissent pas encore à fond. La cohabitation forcée de la pandémie, c’est bien, mais ça ne fait pas tout : Madison découvre le régime strict de Kevin et la jalousie de le voir se préparer à tourner des scènes d’amour dans son prochain film.

Bien sûr, ce n’est pas exactement le problème. Madison se rend compte que Kevin et elle sont toujours des étrangers, et elle a l’impression de ne pas pouvoir tout lui raconter. Quand en plus ils sont interrompus par des fans de Kevin voulant des selfies… Madison pète un câble. Ah, ça fait du bien de retrouver Madison sur les nerfs comme on la connaît depuis toujours.

Oui, depuis toujours, et depuis toujours, elle a des problèmes avec la nourriture. Pfiou. Je me suis senti aussi à la ramasse que Kevin sur ce coup-là : Madison attend des jumeaux alors qu’elle a passé sa vie a essayer de ne pas grossir ? Et Kevin saute des repas ? Mais c’est atroce ! Les scénaristes ne sont pas sympathiques du tout là, quelle angoisse. J’ai de la peine pour elle, et une fois de plus, elle est en train de s’imposer comme un personnage que j’adore et qui est parfaite pour Kevin – qui a eu ses batailles aussi avec l’alcool.

La série nous révèle qu’il a aussi ses problèmes avec la bouffe : lui aussi compte les calories, lui aussi a peur de grossir, lui aussi veut un corps parfait. Et pas que parce qu’il est acteur. Oh mon dieu, j’adore, ils sont faits pour être ensemble, finalement. La scène où Kevin lui raconte tout ça frappe particulièrement juste, parce qu’il est évident que ça résonne aussi pour Justin Hartley, cette intrigue. OK, il n’est pas devenu célèbre uniquement parce qu’il a retiré son t-shirt comme l’a fait le personnage de Kevin, mais bien sûr qu’en tant qu’acteur il vieillit et doit sentir que les rôles seront plus durs ensuite. Enfin bon, il n’a plus rien à prouver, je crois.

J’adore ce couple. J’adore la manière dont il raconte ses défauts et problèmes à Madison – de son alcoolisme et daddy issues à ses chaussettes et tong eeew – pour lui faciliter la vie. Elle est boulimique et elle est fan d’Outlander, ce qui est apparemment un défaut, particulièrement parce qu’elle va aussi en convention. ET ALORS ?

En parallèle, Kate et Toby se préparent à rencontrer la mère porteuse de leur futur. C’était marrant de les voir super stressés, de même qu’il était drôle de découvrir que celle-ci était une grande fan de Buffy. Je peux comprendre qu’on soit fan et tout… mais de là à appeler sa fille Willow ? C’est étrange. J’aime bien ce nouveau personnage, et c’est fou à quel point j’ai tendance à apprécier les mères porteuses dans les séries ces derniers temps.

Il y a une distance entre eux, il y a une méfiance naturelle envers la mère porteuse, mais ce sont finalement Toby et Kate qui font le premier vrai faux pas en s’engueulant pour l’absence d’un paquet de couches chez eux parce que Toby a oublié de le mettre dans le coffre de la voiture. La tension grimpe vite entre eux, mais la dispute est finalement de courte durée puisqu’ils se mettent vite d’accord, le tout devant la mère porteuse. Il n’empêche qu’elle, elle les voit s’engueuler. Au moins, c’est bien plus humain comme ça.

En plus, la mère porteuse est très compréhensive et leur raconte qu’elle aussi s’engueulait souvent avec son mari. Elle aime les voir s’engueuler et se réconcilier, parce que ça lui rappelle son défunt mari. Ah oui, vie triste : elle s’est mariée avec son copain de lycée qui est mort d’un cancer et est actuellement enceinte d’un parfait inconnu coup d’un soir.

Bien sûr, pour Kate et Toby, c’est compliqué de vivre tout ça : Kate a envie de s’en faire une amie et ils sont partagés entre excitation heureuse et angoisse horrible de savoir qu’ils ont une mère porteuse… qui pourrait changer d’avis sur eux à n’importe quel moment. Cette saison me fait apprécier ces personnages, ça tombe bien.

Côté passé, les acteurs ont bien grandi, inévitablement, particulièrement Kevin, alors que l’actrice interprétant Kate a tout simplement fondu. C’est super plaisant de retrouver tout ce petit monde, mais ça ne l’est pas pour Rebecca et Jake de vivre la puberté des adolescents en même temps. Tout ça ne semble pas évident à gérer.

Kevin est à fond dans le foot et s’en fait une obsession, Kate a juste envie de retrouver un ancien ami qui devient son partenaire de sciences et dont elle aimerait faire son petit-ami, Randall est perturbé par sa co-équipière, surtout quand elle se met du rouge à lèvres. Bon, vous aurez compris à la manière dont je résume tout ça que c’est la partie de l’épisode qui m’a le moins passionné ; surtout qu’on y voit Rebecca essayer d’être super cool comme maman, alors que bon, on sait que ce n’est pas le cas et qu’elle sera toujours à cran.

C’était chouette de la voir s’entendre avec Kate pour une fois, de même qu’il était chouette de voir Kevin s’entraîner avec son père – même si ça vire ensuite à l’obsession malsaine et nocturne. Quant à Randall, il refuse d’embrasser l’amie de Kate qui s’est toujours demandé ce que ça ferait d’embrasser « quelqu’un comme lui ». Oups. Ca sonne mieux quand c’est Adèle qui le chante, tout de même !

> Saison 5