Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1…
Mois : novembre 2020
Maggie Grace (#112)
Salut les sériephiles,
Encore un dimanche qui approche de sa fin sans que cet article ne soit en ligne, mais n’ayez crainte, ça fait quelques jours qu’il est écrit… dans ma tête. Il fallait juste prendre le temps de le mettre par écrit, mais j’ai déjà passé tellement de temps sur l’ordinateur aujourd’hui, à préparer les cours procrastinés jusqu’au dernier moment par crainte de nouvelles mesures, que je suis heureux de ne pas avoir à m’éterniser dessus. Parce que voyez-vous, je n’ai aucun doute, il y a une actrice bluffante dans mes visionnages de cette semaine…
La performance de la semaine :
Maggie Grace
La série concernée : Fear the Walking Dead
L’épisode : S06E03 – Alaska – 20/20
Pourquoi ? Ou plutôt pourquoi pas un acteur de To the Lake ? Pourquoi en six saisons Fear n’a-t-elle pas eu plus d’acteurs cités dans ces articles performances de la semaine ? Allez savoir, c’est trop compliqué parfois de se lancer dans une auto-analyse. Une chose est sûre, cette semaine j’ai fortement hésité entre l’acteur interprétant Dwight et l’actrice incarnant Al. Et dire que je n’aimais ni l’un ni l’autre au tout début !
Forcément. L’épisode était centré uniquement sur ces deux personnages, ou presque, et il n’est jamais évident de se retrouver avec un épisode à gérer. Pourtant, le duo fonctionnait si bien qu’ils ont fait ça tout naturellement. Pourquoi choisir alors Maggie Grace ? A mon sens, elle a eu un peu plus à jouer dans cet épisode, parce que toute une scène-clé reposait sur ses épaules. Je parle bien sûr – spoiler attention – de ses retrouvailles avec Isabelle. L’épisode se construit autour de son retour possible dans la série, mais on sent bien que ce ne sera pas le cas. Ainsi, quand Al parvient bel et bien à lui parler, j’étais hyper surpris. Je ne m’attendais pas à ce que la scène voit le jour, et je ne m’attendais pas à ce que ce soit comme ça. Contrairement à Dwight qui retrouve l’amour avec une actrice en face de lui, Al se retrouve dans une position sacrément compliquée.
Maggie Grace donne ainsi la réplique à un talkie-walkie, et malgré tout, elle parvient à livrer toutes les émotions qu’il faut, comme il faut. Et ça me bluffe toujours de voir des acteurs réussir à nous faire passer des émotions de fou si facilement, alors qu’ils n’ont rien pour le faire. Enfin, elle a bien un script, mais on ne va pas se mentir, dans cette franchise, les scripts ne sont pas toujours géniaux.

Avant d’en arriver à cette scène-clé pour l’épisode, pour son personnage et dans un sens pour la franchise, Maggie Grace s’en sortait déjà très bien de cet épisode qui nous apprend que Dwight est devenu comme un frère pour elle. Le plus impressionnant ? Clairement, certaines scènes d’action, notamment celle au milieu des rats. Je ne pense pas qu’il s’agisse là d’effets spéciaux, et wahou. On est loin, très loin de ce dont je vais parler juste en-dessous…
Vue aussi dans : LOST, évidemment ! Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer le personnage de Shannon en train de ramper au milieu des rats et des zombies quand je vois Al, et la transformation est radicale. J’aime les acteurs qui savent se challenger et changer radicalement de rôles… Le moins qu’on puisse dire, c’est que Maggie Grace y parvient bien. Moi, je la connaissais dans la série d’ABC ; mais je la connaissais aussi dans un rôle assez similaire avec Taken.
Bien sûr, la carrière cinéma de Maggie Grace est pas mal remplie (hum Twilight), mais ce sont les rôles que je lui connais (avec celui dans Californication, mais j’avais vite arrêté la série, même si je me souviens avoir retenté pour elle), et il est difficile de ne pas être bluffé quand on la voit aux antipodes de l’écervelée égocentrique (je caricature, j’aime trop Shannon pour penser ça honnêtement) avec le rôle d’Al.

L’info en + : Non contente d’avoir tout déchiré sur AMC lors de la diffusion de son épisode le 25 octobre, Maggie Grace a accouché deux jours plus tard ! Elle est restée très discrète sur l’arrivée de son premier enfant, avec tout juste une annonce de sa grossesse en mars dernier et, désormais, une photo de la main du bébé sur Instagram. Ne perdant pas le Nord, elle incite aussi ses fans à aller voter, en précisant qu’elle, elle vote pour son nouveau-né – son premier enfant. Mignon tout plein. On lui souhaite bien du bonheur !
Voir aussi : Les performances des semaines précédentes
This is us – S05E02
Épisode 2 – Forty Part.2 – 20/20
Il fallait effectivement laisser un peu plus de temps aux scénaristes pour nous dégager le canal lacrymal. Cet épisode commence de manière habituelle pour la série, mais plus il avance, plus la qualité augmente. Les scènes magistralement écrites s’enchaînent les unes après les autres, les personnages et les intrigues reprennent leurs droits sur l’actualité et la série en a encore dans le ventre, même si c’est parfois un brin too much.
> Saison 5
Spoilers
The world is on fire. This is enough. Fix it.
La saison nous recycle l’accouchement de Rebecca dès le début de l’épisode, mais ça fait si longtemps que la saison 1 nous a montré ces scènes qu’on a presque l’impression que c’est inédit. William, lui, observe son bébé depuis la vitre de la maternité et se remémore l’accouchement de sa défunte copine, Laurel. Plus encore que l’accouchement, il se souvient de ses douleurs après l’accouchement. C’est lors de celles-ci qu’elle a demandé à William de lui fournir de la drogue pour aller mieux… et pour s’occuper du bébé. Quelle horreur.
William se rend donc dans la chapelle de l’hôpital où il pleure en se remémorant tout seul et en comprenant qu’il ne peut pas s’occuper seul d’un bébé. En larmes, il entend à peine Jack arriver. Celui-ci aussi est paumé dans tout ce qui lui arrive, avec une infirmière lui conseillant de prier pour sa femme et ses enfants. La série nous fait alors une petite mise en abime de flashbacks, avec Jack se souvenant de son père en train de prier.
La prière de Jack est elle-même un peu trop longue à mon goût dans cet épisode, mais elle mène à une super scène où Jack appelle son père et où ça se passe bien entre eux. Puis, à tout le reste que l’on a déjà vu et connu menant à l’adoption de Randall…
Dans le présent, Kevin et Madison rentrent à la cabane pour découvrir la disparition de Rebecca. Kevin n’a même pas le temps de sortir à la recherche de sa mère que Miguel leur apprend que les flics l’ont retrouvée. Madison minimise autant que possible ce qui lui est arrivé, et Kate s’occupe de remplir les documents de la police, comme on l’a déjà vu l’an dernier. Rien de nouveau, donc ?
Non, rien de nouveau, mais tout de même : Kevin balance que Madison est sa fiancée, et Kate, malgré tout ce qui lui arrive, note bien sûr ce détail, autant que nous l’an dernier. C’est bien amené par la série, ma foi. Une fois la police partie, Kate interroge donc Kevin sur le mot « fiancée » mais n’a pas de réponse pour autant. Il faut dire, elle n’a même pas le temps de prévenir Kevin qu’elle a appelé Randall que le voilà qui débarque à la porte. Bon anniversaire. Le silence est pesant et se passe de bonjour, mais ça fait plaisir malgré tout de retrouver les triplés.
Oh, la scène se contente des banalités et du « small talk » de 2020 : il n’est pas question de météo, mais des câlins qu’on ne peut plus se faire (ça doit être terrible pour les américains ; déjà que nous, il y a des français qui ne supportent pas un monde sans bise !) et des vingt jours de quarantaine avant de venir en vacances… Randall est toutefois stoppé en chemin vers la chambre de sa mère endormie par Kevin, qui essaie de se justifier malgré tout d’avoir perdu sa mère en cours de route. Kate, elle, s’excuse de l’avoir paniqué pour rien… avant de faire chier Kevin pour qu’il parle à Randall et qu’il arrange la situation, parce que c’en est trop. Supporter le monde extérieur, c’est une chose, mais supporter la dispute entre ses frères, c’est trop.
Rebecca se réveille de sa sieste pour finalement voir Randall à son chevet. Elle comprend aussitôt qu’il est au courant de ce qu’il vient de se passer et les distances entre eux sont compliquées à maintenir. Bien que sains, ils veulent faire attention… C’est l’avantage des séries, elles vont nous montrer la distanciation parfaite à tenir entre nous et entre proches, puisque les acteurs ne sont pas si proches que leurs personnages. Forcément.
Rebecca demande si Beth est là, puis raconte donc à son fils ce qui lui est arrivé, avant de se demander si l’essai clinique aurait pu l’aider et si… Beth est là. Outch. C’était cool de voir Randall s’excuser d’avoir insisté pour l’essai clinique, mais ça fait mal de voir Rebecca dans cet état.
Toby débarque avec un gâteau, et j’ai adoré sa petite référence à Twitter et les faux objets en gâteaux. Il tombe sur Miguel qui n’est pas trop d’humeur à rire malheureusement : il croyait vraiment en une rémission de Rebecca, mais là, elle vient de chuter beaucoup plus bas que ce qu’elle était avant. Pour lui remonter le moral, il lui parle de One Day at a Time (pfiou, il faut vraiment que je rattrape cette série !), de ses antidépresseurs et d’un futur heureux.
C’est marrant comme la crise en cours donne aux scénaristes une liberté encore plus grande qu’avant de citer toute l’actualité du moment. Il y a toujours eu des références dans la série, mais je trouve que ce double épisode en est blindé… Ou alors, c’est juste qu’après deux mois à la maison, on a tous eu la même année sur Twitter et les mêmes références ? En tout cas, il y a plein de répliques de cet épisode qui n’auront aucun sens aux gens la découvrant dans dix ans pour la première fois.
Bref, l’épisode avance bien, et le médecin de Rebecca appelle Miguel juste à temps : Randall vient juste de remarquer, en effet, que sa mère a pris un autre médicament qui est celui qui a causé l’épisode problématique pour Rebecca. L’affaire est vite pliée, on nous a fait croire à une dégradation bien plus importante que ce qu’elle n’était de son état de son santé et Randall… annonce à tout le monde qu’il va juste rentrer auprès de Beth et des filles désormais.
Outch. La séparation, le jour de l’anniversaire, est violente, mais il veut logiquement retrouver sa femme après une telle journée. Oh lala, j’adore Randall… et j’adore la scène qui suit, avec une écriture absolument bluffante de la scène entre Kate et Randall. Ainsi, Kate essaie de faire comprendre à son frère qu’elle ne veut pas prendre de camp dans la dispute en cours, mais qu’elle s’inquiète tout de même pour lui, puisqu’elle n’a pas eu de réponse à ses SMS depuis un moment.
Oh, on a eu une graine plantée dans l’épisode précédent, mais là elle a germé : Kate s’excuse pour l’état dans lequel le monde est, et Randall lui fait remarquer que pas une fois en quarante années, elle n’a pris le temps d’aborder avec lui le racisme et les personnes de couleur tuées à la télévision. Voilà qui est fait. La scène est belle, et elle mérite d’être vue, pas résumée. Elle se termine sur deux personnages qui s’aiment, mais aussi sur Kate comprenant que Randall n’a pas à la réconforter, loin de là, et que se sentir mal est une chose parfaitement normalement, parce que ouais, le monde déconne depuis toujours et elle ne l’a jamais vu. Et joyeux anniversaire.
Kate rentre… et Kevin sort aussi, parce que c’est bizarre de savoir que son frère se barre le jour de son anniversaire. Il le rattrape donc pour lui apprendre qu’il va être le père d’un petit garçon, mais aussi d’une petite fille, ce qui le fait logiquement flipper. La scène est belle : sans s’excuser l’un et l’autre, Randall et Kevin réussissent à se parler et se souhaiter un joyeux anniversaire, et c’est déjà pas mal après une telle dispute.
Malgré tout, quand Randall reprend la route, il appelle sa psy et lui fait remarquer qu’elle avait raison : il a pris contact avec une psy femme et blanche, et ce n’était pas la meilleure des idées pour lui. Il choisit de trouver un nouveau psy, noir, cette fois, et la psy le comprend. Belle scène. La fin d’épisode est pleine de belles scènes de toute manière, puisqu’on enchaîne sur Rebecca qui a peur d’oublier les petits détails heureux de sa vie et Miguel qui lui explique qu’il n’est pas pressé.
Il l’informe que dans six à dix ans, ils auront un arbre capable de donner des fruits. Avec un peu de chance, elle sera encore là aussi. De son côté, Kate est sortie de sa dépression sur ce que lui a dit Randall par Toby lui annonçant que… ouep, ils vont avoir un nouvel enfant ! Vous voyez, encore une belle scène ! C’est un joli cadeau d’anniversaire pour Kate, alors que de son côté Randall est juste triste de tout ce qu’il traverse. Quelle année…
Quelle vie aussi, pour Randall : Beth a bien raison de lui dire qu’il est né de multiples tragédies – la série se faisant aussi le plaisir de nous montrer la rencontre entre William et Laurel – mais que désormais, il y a bien du bonheur devant lui. Et si rien n’est pour toujours – à part Beth et lui évidemment – il suffit de continuer à se battre. Beth, je t’aime. La fin est hyper joyeuse, hyper parfaite et la conclusion de Randall, qui espère une année sans surprise, parfaite.
Ce n’est malheureusement pas ce qui l’attend, c’est évident, il n’y aurait pas de série autrement. La fin de ce double épisode revient donc une nouvelle fois sur la mort de Laurel, avec William s’enfuyant avec son bébé pour ne pas faire face aux services sociaux. Il le fait et n’apprend donc pas que… Laurel respirait encore. La toute fin d’épisode nous révèle donc qu’elle s’est réveillée et qu’elle n’est pas morte. PARDON ?
Non, mais non. En quarante ans, elle n’a jamais retrouvé la trace de son bébé ? Ni de William ? Si elle l’a fait, pourquoi William n’en a-t-il pas parlé à Randall ? Et la blague de Kate dans le premier épisode sur le fait qu’adopter un enfant aussi vite que ses parents l’ont fait serait aujourd’hui un véritable kidnapping est-elle vraiment si drôle désormais ? AAAAAAAAAAH.
> Saison 5
This is us – S05E01
Épisode 1 – Forty Part.1 – 18/20
Je ne m’attendais pas à un épisode aussi réussi. L’équilibre entre la crise sanitaire, la crise sociale américaine et les intrigues en cours est très justement trouvé, ce qui fait que l’on passe assez bien par un tas d’émotions. La série parvient à nous faire prendre un recul nécessaire sur une période peu évidente, que les personnages traversent donc avec nous, et pour ça, je leur tire mon chapeau. En revanche, j’ai déjà eu plus d’émotions avec les Pearson, alors je me prépare pour le second épisode.
> Saison 5
Spoilers
Let’s shock the world and be married.
Madison est enceinte de jumeau, et la série fait le choix de reprendre très exactement sur cette annonce balancée à Kevin comme si de rien n’était. Madison reconnaît que ce n’est pas la période idéale, surtout avec « the virus thing ». Oh. Le Covid19 est donc immédiatement une préoccupation de la saison, et c’est un peu abusé, je trouve, parce qu’il n’en était pas du tout question l’an dernier, mais en même temps, ça fonctionne extrêmement bien.
L’essai clinique de Rebecca est annulé, mais ce qui inquiète le plus Beth et Randall ? Tom Hanks a le coronavirus. Oh purée, je me souviens, ça nous avait tous choqués à l’époque ; l’ampleur que ça semblait prendre d’un coup en atteignant le monde entier d’un coup. Il y a plus choquant pour la série et pour cet épisode heureusement : Kevin se rend donc chez sa sœur et lui annonce, à elle et Toby, que non, il n’est pas le nouveau Batman… mais il va être papa. Parce que Madison est enceinte. Boum.
La réaction de Kate est géniale, parce qu’elle est clairement sous le choc. Toby en rigole, le voisin observe toute la scène qui se passe dans le jardin de Kate et Toby où les quatre se font un câlin. Bon, il y a tout de même un problème dans cette scène de câlin : chacun se fait un câlin perso, alors qu’il est clair qu’en couple, tu peux te permettre un peu plus que ça. En même temps, j’aime cette scène qui nous propulse bien dans le monde post-covid19, de manière fluide. La série s’en tire bien, ouf.
De retour chez lui, Randall découvre la galère du coronavirus à la maison, avec Beth qui veille à la sécurité de sa maison, tout en lui annonçant la nouvelle grossesse de la famille. En parallèle, Kevin propose à Madison d’être en quarantaine avec lui, tout de même. Elle refuse d’aller chez lui, mais il accepte aussitôt de vivre dans sa « petite » chambre d’amis, qui semble faire à peu près la taille d’un appartement parisien, hein.
De son côté, Randall est confronté à la fois au virus et à l’annonce de la grossesse de Madison… mais le message qu’il envoie à Kevin est encore lourd de leur dispute, de même que la réponse de celui-ci. J’ai beaucoup aimé la scène des textos, avec d’abord la version à laquelle ils songent l’un et l’autre pour se réconcilier des lourdeurs qu’ils ont eu la mauvaise idée de s’envoyer, avant une version neutre et formelle du même SMS.
Pour ne rien arranger, Randall découvre ensuite l’affaire de Minneapolis ayant relancé le Black Lives Matter. Quel début d’année super lourd, quand même. Les scénaristes font vraiment le bon choix d’intégrer tout ça à la série, la catharsis est efficace et nécessaire. Voir des personnages que l’on aime confrontés à tout ça fait du bien, tout de même, même si c’est horrible. C’est fou, hein ? C’est ça, l’espèce humaine, j’imagine.
Randall a heureusement sa psy pour s’occuper de lui, mais à distance, en visio, évidemment. Cela reste difficile pour lui de s’ouvrir, et ça l’est encore plus quand il a une sœur qui fait un million de protestations et de dons… au point d’en énerver Randall et Beth. J’ai ri, c’est un petit détail dans l’épisode, mais ça passe tellement bien ; autant que les filles qui leur demande de changer de chaîne parce que la noirceur de ce monde est trop lourde pour elles. Les pauvres.
La famille finit devant une émission familiale, que nos triplés avaient l’habitude de regarder ensemble. Kevin et Madison sont justement devant la même émission de télévision, parce que c’est tout ce qu’il nous reste à faire durant la quarantaine, non ? Kevin et Madison sont clairement en train de tomber amoureux l’un de l’autre, là, et ça fait tellement plaisir à voir. Franchement, ils font un beau couple – parfaitement inattendu, mais un beau couple. Pfiou. Ce n’est que là qu’apparaît le générique de la série. J’ai l’impression d’avoir déjà digéré un épisode entier, mais non, ça ne fait que douze minutes.
Après le générique, nous voilà donc à l’anniversaire des triplés, le premier depuis la dispute Kevin/Randall, mais aussi le premier depuis le Covid19 et le Black Lives Matter. Cela fait beaucoup d’un coup. La série parvient assez bien à gérer ses gestes barrières, même si évidemment, on nous zappe certains baisers. Tous les acteurs ne sont pas aussi séparés, cependant, puisque Beth et Randall ont droit à quelques presque baisers.
Pour son anniversaire, Randall refuse donc les avances de Beth et nous fait toute une crise d’identité sacrément flippante. S’il dit aller mieux grâce à sa psy, il balance en effet à Beth qu’il n’est probablement pas né quarante ans plus tôt : en une journée, il est improbable qu’un bébé soit né, abandonné dans une caserne de pompiers, puis dans un hôpital et paf, adopté. Effectivement.
Il est donc temps pour un flashback loin du Covid, et là-dessus, la série peut s’en tirer assez bien : c’est facile pour eux avec les flashbacks de changer de sujet au moins un peu. Tant mieux ! On remonte dans le temps pour voir William le jour de la naissance de Randall, mais aussi le jour où il a appris que sa copine était enceinte.
Et à ce moment-là, c’était l’amour fou entre eux. Comme suggéré l’an dernier, il est temps pour nous d’en savoir plus sur la mère de Randall, qui ne se réveille pas après l’accouchement. Il y a de quoi paniquer pour ce pauvre William. Il appelle aussitôt au secours, et les ambulanciers ne parviennent pas à la réveiller.
Les ambulanciers ont de la peine pour lui et ils font ce qu’ils peuvent pour sauver sa femme, mais c’est en vain. Voilà donc la mère biologique de Randall qui meure le lendemain de son accouchement, après avoir repris un peu de drogue. La mère biologique de Randall ? Elle a un frère mort et elle s’insère assez vite et bien dans la série, honnêtement. Elle est très chouette et elle fait promettre à William, avant la naissance du bébé, de faire en sorte que le bébé soit au sein d’une super famille.
En parallèle de la panique de William, nous retrouvons Jack et Rebecca sur le point de se rendre à la maternité, quand ils pensaient encore avoir des triplés ce jour-là. La scène est sympathique, mais on sent que les scénaristes ne sont pas très inspirés sur une journée que l’on connaît déjà bien. On découvre ainsi que Jack a oublié la radio pour que Rebecca puisse écouter de la musique, et ça le fait paniquer.
On enchaîne grâce à ça sur un petit discours de Rebecca sur les hommes, et bon, c’était un peu naze ce discours sur les hommes qui sont des petits garçons par moments, tout ça tout ça. La série nous a habitué à mieux, je trouve. Et pendant que Jack trouve une radio dans l’hôpital, William arrive donc, pris de remords d’avoir abandonné son bébé…
Pour les quarante ans des triplés, nous retrouvons enfin Rebecca et Miguel : ils sont en quarantaine dans la cabane familiale, où Kevin et Kate sont venus leur rendre visite. Tout va bien… sauf que Randall n’est pas là. Kate, qui a toujours eu un terrain dépressif, vit tout ça super mal, surtout avec le coronavirus qui rôde toujours.
Pendant ce temps, Kevin sort de la douche dans une scène qui n’est là que pour l’audience et apprend que Madison est tombée sur le ventre pendant celle-ci. Allez, c’est cadeau, joyeux anniversaire Kevin. Les séries vont vite m’énerver, parce qu’ils ont des masques super cool en vrai, alors que bon, je me suis vite lassé. Une fois chez l’obstétricienne, Madison apprend donc qu’il n’y a plus qu’un bébé dont le cœur bat.
Pourtant, Kevin ne perd pas espoir, et il lui en redonne autant que possible, lui proposant même de se marier juste avant d’apprendre qu’effectivement, les deux bébés vont bien. Pfiou. Comment en un épisode arrivent-ils à nous rendre l’insupportable Madison aussi géniale que ça ? Elle est juste parfaite pour Kevin, lui annonçant qu’elle n’a pas l’impression qu’il est cassé et qu’elle est prête à oublier ce qu’il lui a dit… sauf qu’il n’en a pas envie.
Puisque nous en sommes aux quarante ans des triplés, on en revient au flashforward de l’an dernier. Rebecca va donc se perdre en chemin en allant faire des courses pour ses enfants. C’est dur, parce que le matin tout allait bien pour elle ; et c’est dur parce que je n’avais pas capté que ça arriverait si tôt. En revanche, là, pour le coup… ils n’avaient pas anticipé le Covid19 quand Rebecca était dans un magasin ou au restaurant.
Chez Randall, ce sont les filles qui décident de faire plaisir à leur père pour son anniversaire. Oh, Tess aimerait bien voir son oncle, tout de même, alors que Déjà, elle, veut juste passer sa journée avec Malik, puisqu’elle l’a rencontré un an plus tôt. Leur dispute tourne vite court quand elles comprennent que Randall ne va pas bien du tout. Pff. Avec l’année qu’on passe tous, il pourrait se réconcilier avec son frère vite fait quand même.
C’est un peu ce que fait Randall avec Malik. Cela fait plaisir de les voir en bons termes, mais c’est dommage que ça passe par Randall au fond du trou pour en arriver là. Bizarrement, Malik prend le temps de parler avec son beau-père plutôt que de se précipiter vers Déjà. Sans trop de surprise, ça avait été annoncé après tout, la série prend le temps de faire passer des messages sur le Black Lives Matter : Malik fait partie des mouvements de protestation, forcément. Il a regardé la vidéo des huit longues minutes où la police a étouffé un homme qui demandait juste à respirer, et il a marché ensuite avec son père. C’est fou.
La série est super touchante dans la manière de mettre tout ça en scène, avec aussi un flashback de Randall adolescent découvrant un autre cas de racisme à vomir. Dans le présent, il reçoit un appel de Kate, puis un SMS pour l’informer que Rebecca est perdue en ville – avec une serveuse qui n’ose pas la toucher, bien joué dans le recyclage de cette scène. Il n’en faut pas plus pour que Randall prenne la route vers la cabane… Sans prévenir Beth ? Bon, vite, le deuxième épisode !
> Saison 5





