Evil – S02E08

Épisode 8 – B is for Brain – 17/20
Mais… Qu’est-ce que je viens de voir au juste ? L’épisode me laisse un étrange sentiment de malaise à bien des égards cette semaine. Je sais que c’est le but de la série, ça l’a toujours été, mais c’est surprenant tout de même d’avoir des scènes dont je ne sais vraiment pas quoi faire. En tout cas, la série continue de prendre aux tripes et de réussir parfaitement à instaurer une ambiance dérangeante.

Spoilers

Le trio est chargé d’enquêter sur des visions du paradis lors d’une expérience scientifique.

I wanna see God, who wouldn’t want to see God ?

J’allais me lancer dans l’épisode de la semaine d’In the Dark, mais j’ai vu passé trois tweets coup sur coup vantant les mérites de cet épisode – ou plutôt s’étonnant encore de ce qu’ils osaient faire – alors je n’ai pas résisté : j’ai fermé les volets (de toute manière, il s’est mis à pleuvoir des cordes ?) et je me suis lancé dans cet épisode commençant par quelques gouttes de whisky venues tout droit de l’épisode précédent.

J’adore ce genre de lien qui donne bien l’impression que les scénaristes ont tout prévu et qu’il y a des liens entre les épisodes. Par contre, Kristen qui se bourre la gueule dans son bain en essayant de convaincre ses filles de se la fermer et de la laisser tranquille, c’est quelque chose. Elle devrait pourtant être soulagée : son mari revient enfin à la maison.

Par contre, qu’on m’explique : qui parmi les scénaristes s’est dit que ce serait une bonne idée de fournir de l’hélium à ces gamines ? Sérieusement ?

Bon, la scène ne dure pas trop longtemps – même si c’est toujours trop long quand elles sont quatre. Après, j’ai très rapidement regrétté leur disparition quand la scène suivante est arrivée avec le mari de Kristen qui veut juste faire l’amour, qui découvre que sa femme a des cicatrices de brulures en forme de crucifix et… se laisse étonamment faire dans tout ce qu’elle propose.

Même quand elle propose de lui faire mal au point de hurler – les pauvres gamines – franchement, même quand elle le bâillonne, même quand elle lui met un masque d’animal. Les voilà donc qui font l’amour… et nous on suit une goutte blanche de… je ne préfère pas savoir ? – qui tombe du matelas jusqu’au sous-sol parce que c’est apparemment de l’acide ?

Le mari ne dit rien de particulier à Kristen malgré la déviance évidente du truc, genre, wtf ? Chacun fait ce qu’il veut au lit hein, mais là, ils n’en parlent même pas, il se laisse juste faire en mode tout va bien c’est normal on fait ça toutes les semaines. J’en oublie la ponctuation. En plus, Kristen traumatise ensuite sa gamine, et ça a offert le retour de l’humour mais… Qu’est-ce que je viens de regarder, au juste ?

Je n’ai pas réussi à me concentrer sur la suite de l’épisode, du coup, avec une introduction de l’intrigue très étonnante. L’idée est pour notre trio de mener l’enquête dans un laboratoire cherchant à faire du brain-mapping parce qu’une expérience à mener des sujets à avoir quelques hallucinations possiblement liées à la religion. Reste à savoir s’il s’agit de quelque chose de légitime, d’un hoax quelconque ou allons savoir. Méga-chelou !

Ben est en tout cas à fond dans les études scientifiques apparemment, alors que Kristen semble bien plus passionnée à l’idée d’écouter les témoignages des sujets de l’expérience. Il s’agit de personnes en apparence tout à fait normales, mais avec des histoires assez dingues à raconter – l’idée qu’ils ont vu le paradis, donc.

Chacun a sa manière de raconter, chacun est fasciné parce qu’il a vu et chacun est encore marqué par la joie de ces hallucinations. Kristen est très sceptique, comme d’habitude, et elle veut savoir ce qu’ils font là, surtout, ayant l’impression que la religion veut à présent empiéter sur la science. David la rassure forcément et Ben est tout heureux à l’idée de pouvoir tester à son tour l’expérience comme les sujets qu’ils viennent d’interroger.

Il y va tout confiant en lui – mais il finit en larmes hyper rapidement. Il a d’énormes sanglots très rapidement… et l’épisode nous balance ensuite dans les hallucinations de Ben, mais en le faisant sans nous prévenir. Après, quand il voit sa mère, on comprend vite ce qu’il en est, et lui aussi, heureusement. David et Kristen disparaissent bien vite, avec le laboratoire également, pour nous montrer un Ben qui suit sa mère dans son village natal.

Le changement d’ambiance est surprenant, mais allez, j’aime bien les épisodes qui se concentrent sur les rêves des personnages. En plus, pour une fois, ça change de voir Ben faire un rêve plutôt qu’un cauchemar. Toutefois, le paradis change rapidement en Enfer : alors qu’il parle tranquillement à sa mère, il se rend compte qu’il ne peut voir Dieu et qu’une des femmes du quartier est un fantôme, puis un démon qui lui fonce dessus. Flippant.

Il se réveille en sursaut et Kristen analyse ça comme un effet secondaire de son choc d’avoir été enfermé dans le sous-sol, alors que Ben s’enfuit le plus vite possible du laboratoire et que le scientifique explique à David que Ben n’est pas le premier à expérimenter une réaction différente. Certains voient donc le paradis, David en conclue que d’autres voient l’enfer.

Ben ? Il décide d’appeler sa sœur pour avoir son opinion : sa mère semblait super déçue de voir ce qu’il était devenu, à ne pas croire en Dieu et chercher toutes les informations rationnelles. La sœur est plus énervée qu’autre chose d’avoir son frère l’empêchant de dormir.

En parallèle, nous retrouvons Leland dans une scène étonnante. Et dans cette série, tout est étonnant, donc ce n’est pas rien de le dire ! Il croise ainsi la nonne habituelle et lui révèle qu’il a compris qu’elle avait utilisé de l’ammoniac pour son exorcisme. Si je ne sais pas encore à quoi servira la scène pour plus tard, elle aura au moins eu le mérite d’être brillamment écrite avec une nonne qui sort un couteau pour menacer Leland quand il veut lui renverser de l’ammoniac sur les mains.

 

De son côté, le mari de Kristen s’inquiète quand même un peu pour sa femme. Alors qu’il range les masques, il se met à fouiller dans ses affaires et trouve des plans dessinés à la main, avec un chemin très précis tracé d’avance. Il confronte sa femme comme il peut alors qu’ils font des courses et qu’elle affirme qu’elle n’a pas envie de devenir une ménagère chiante… mais elle est loin de l’être désormais.

En fait, il n’a pas vraiment le temps de confronter Kristen qu’elle est déjà partie en vrille à cause d’un type qui la double dans une file d’attente. C’est assez dingue à voir, parce que la scène est tout à fait classique à l’origine et qu’on avance rapidement vers une situation où Kristen trouve tout à fait normal d’aller chercher des frites surgelées pour s’attaquer à l’homme et reprendre sa place. Bon dieu.

Le type était parfaitement casté pour être odieux et pour nous donner envie de le frapper nous aussi, mais c’est le genre de choses qui ne sont pas censées se passer comme si de rien n’était. Le côté bad girl de Kristen va beaucoup trop loin, là, et je ne vois pas comment elle peut sortir du magasin comme si de rien n’était et retourner ensuite au boulot.

C’est un peu le problème de cette série : certaines intrigues de la vie perso de Kristen ne sont pas raccord avec la suite de l’épisode… Franchement, c’est comme cette affaire de dentiste pour Lexie, ça a été oublié tellement vite que c’est étrange. Bon, pas aussi étrange que de voir que Kristen n’arrive pas à faire l’expérience de Ben parce qu’elle n’a pas d’âme – ou juste parce que le scientifique ne trouve pas ce qu’il faut pour lire son cerveau.

David se propose finalement pour tenter l’expérience à sa place, alors qu’il vient juste d’entendre une femme lui décrire l’enfer. J’imagine qu’il espérait voir le paradis, mais ce n’est pas exactement ce à quoi il a droit : bien au contraire, il a un aperçu d’un enfer tout différent… Il a droit à un flashback où il suit Kristen se rendant tuer Leroux. C’est bien étrange, parce que l’on sait que ça a eu lieu.

Après, David a possiblement de quoi avoir des soupçons depuis un bon moment, alors son cerveau ne fait que reconstituer quelque chose, et c’est exactement ce que le psy lui explique quand elle se précipite le voir. Bon, à son réveil, David n’ose rien dire de ce qu’il a vu, mais il le fait finalement quand il est seul avec Kristen et je le comprends. C’est très intéressant de voir enfin un flashback de ce qu’il s’est passé avec Leroux cependant.

Et il s’agit probablement vraiment d’un flashback, car il est rapidement révélé que tout ça n’est qu’une vision de Kristen : elle a bien enfilé le masque et c’est ce qui fait qu’elle finit par voir Leland en train de bouffer le bras de David. On aura tout vu dans cette série et clairement l’acteur s’amuse de la situation. Quant à Kristen, elle a un réveil mouvementé et une vraie session psy pour tout analyser de ce qui vient de se dérouler.

Son psy en arrive à la conclusion qu’elle voit possiblement David comme un défi, avec une impossibilité de l’avoir pour époux s’il est prêtre… Mais si elle est capable de le détourner de sa voie sacrée, en revanche… Comme époux ? Ben oui, psychologiquement, son époux est bien plus David que son vrai mari. Ce dernier, le pauvre, essaie de comprendre pourquoi Kristen a tant changé et est devenue si violente ; mais demander conseil à sa belle-mère n’est pas la plus brillante de ses idées de toute évidence. Elle est complétement perchée, voire droguée, et parle à nouveau son autel chelou.

On enchaîne cette scène étrange avec David essayant à son tour la machine et l’expérience, mais… rien ne se passe. En tout cas, c’est ce qu’on nous dit, mais comment faire confiance à la série désormais ? David déprime de ne rien voir et pense avoir fait une erreur vis-à-vis de sa foi, car l’expérience donne des visions à ceux qui n’ont pas de croyance, apparemment.

Et pour une fois, cela laisse le trio totalement en désaccord sur le compte-rendu à faire : David ne veut pas que les expériences continuent, considérant que cela fait plus de mal que de bien. Kristen, au contraire, note les bienfaits de la disparition de certains patients suite à leur vision de Dieu. Ben ? Il n’arrive plus à dormir du tout depuis qu’il a vu sa mère, alors il n’est pas convaincu des bienfaits de la machine… mais ce n’est pas qu’une affaire de majorité de toute manière.

Reste à savoir ce que décidera le prêtre. En attendant, Kristen rentre chez elle auprès d’un mari qui voit la vie totalement différemment après son retour : il est prêt à vendre leur business d’escalade cette fois, pour avoir un job plus routinier et apporter le soutien dont Kristen a besoin. Les cartes vues précédemment ? Laura, leur fille, les a analysées comme des cartes permettant de tuer des gens tout de même.

Clairement, Kristen est en train de perdre pied et c’est une bonne chose d’avoir son mari enfin de retour pour faire le point. Malgré sa présence, Kristen décide encore de se lever en pleine nuit pour faire chauffer son crucifix au gaz dans sa cuisine et pour se scarifier. L’épisode se termine comme ça cette semaine et… je ne sais pas, je dois dire que tout ça me met mal à l’aise à force, car je ne vois pas où ils veulent en venir. Et pas dans le bon sens du terme, peut-être ?

> Saison 2

 

Cinq chansons américaines entendues dans mes séries

Salut les sériephiles,

Je n’irai pas par quatre chemins aujourd’hui : mais quelle idée de merde, ce point du Bingo Séries 53 ! Je ne m’explique vraiment pas ce qui m’a pris, parce que ça me paraissait une bonne idée de demander de trouver cinq chansons américaines dans les séries. Ce n’était absolument pas réfléchi et ça se voit très rapidement dans l’article puisque je cite ensuite un groupe non américain dans l’article. Oups.

Ce n’est pas tout, loin de là : j’ai déjà parlé musique sur le blog, et ça n’a jamais été une franche réussite. Eh, il y a cinq ans, je proposais même des playlists mensuelles en fonction de ce que j’entendais dans mes séries… sans que ça ne prenne jamais. Depuis, j’ai recommencé à en mettre dans mes articles « stats », mais la vérité, c’est que je remplis de moins en moins mes playlists avec des chansons entendues dans les séries.

Et même quand je le fais, ce n’est pas forcément assez marquant pour mériter un article à part entière… Et puis, je ne demande que cinq chansons, mais comment faire un choix parmi des centaines d’épisodes et probablement autant de chansons en stock ?? Inévitablement, je retombe toujours sur des scènes dont j’ai déjà parlé sur le blog, en plus. Qu’importe, écoutez, le but est de partager des chansons… alors GO, les cinq premières qui me passent par la tête sont :

Nina Simone – O-oh Child

Une des premières chansons que j’avais en tête et qui était bien américaine fut celle-ci. J’ai eu l’occasion de l’entendre dans plusieurs séries, mais particulièrement dans Brothers & Sisters, dans l’un de mes épisodes préférés de la série en plus : la fin de la saison 1. C’est bien simple, la scène de la piscine est l’une de mes préférées, parce que la robe verte de Rebecca, parce que la bonne ambiance, parce que cette chanson est entraînante, parce que ça donne envie d’être en été. J’aime les Walker, que voulez-vous ?

Beaucoup d’autres chansons mériteraient d’être citées pour cette série, d’ailleurs – y compris le titre de Lady Gaga utilisé dans le dernier épisode, d’ailleurs.

J’en avais déjà parlé sur le blog juste ici.

Remains – Jed Whedon & Maurissa Tancharoen

C’est presque trop simple et trop évident, mais oui, bien sûr que cette chanson m’a énormément marqué. Et elle est américaine, parce que mon couple préféré de la télévision américaine l’est. Jed & Maurissa, c’est une longue histoire d’amour et de création, à la fois dans l’écriture et dans la musique.

Avant d’avoir eu le champ libre et les manettes d’Agents of S.H.I.E.L.D, ils opéraient pépère sur Dollhouse, une série aux choix musicaux toujours géniaux – j’ai failli parler d’Earlimart et de la chanson The World à la place. Rien ne fut plus génial qu’avoir les deux scénaristes se lancer dans l’écriture d’une chanson, servant ensuite à l’une des scènes les plus cultes de la série et concluant le 13e épisode de la série, la fin de la saison 1. Epitaph One était déjà une oeuvre d’art avant ces quelques minutes finales. Cette chanson le sublime encore plus.

Je n’ai aucune objectivité quand on en vient à cette série, de toute manière. Et ça fait trois ans que je n’ai plus fait de rewatch, il va peut-être falloir m’y remettre.

Girl on fire – Alicia Keys – Naya Rivera

Une autre évidence qui l’est tellement que ça devrait même être interdit d’en parler ici, mais bon, difficile de ne pas citer au moins une série musicale. Et s’il ne faut en citer qu’une dans cet article, c’est forcément Glee. Partant de là, pour ne choisir qu’une seule chanson, ça ne pouvait être que Naya.

Et comme j’écoutais encore cette reprise hier après-midi en bossant (si, si), je pense que je ne peux pas en faire l’économie dans cette playlist parfaitement spontanée et non réfléchie. Des chansons marquantes dans des séries ? Oui, vraiment, définitivement, cette reprise. A mes yeux – et surtout à mes oreilles – Naya a proposé une version meilleure que l’originale, mais c’est peut-être parce que je trouve que ça marquait une évolution parfaite et très attendue pour le personnage de Santana (et cette fin de chanson où elle s’installe sans rien demander !).

On plaint mes voisins, parce que je me la réécoute tout de suite pour la peine.

Heaven – The Walkmen

Impossible pour moi de ne pas penser à How I met your mother quand je songe aux séries américaines qui font des choix musicaux parfaits. Le choix a été difficile, car toute la série a été marquée par de très bonnes chansons et des moments musicaux dont je me souviens encore. C’était l’époque où j’écoutais tout le temps en boucle les musiques de mes séries, quoi.

Toutefois, s’il ne faut en retenir qu’une, c’est la toute dernière de la série, je crois. Déjà parce que le titre en est parfait vu ce qu’il se passe – et c’est une bonne réponse à l’utilisation The Funeral auparavant… Ensuite, parce que c’était le rythme parfait pour finir la série et nous exploser la cervelle définitivement avec un final qui a fait couler beaucoup d’encre et que beaucoup de gens ont détesté.

Bien sûr que sur le moment j’ai ravalé mon vomi devant cette scène parce que ce n’était pas du tout ce que je voulais voir, bien sûr que cinq minutes plus tard, mon avis avait changé du tout au tout car ça ne pouvait pas finir autrement, tout simplement. Pour moi, les scénaristes ont eu énormément de cran avec cette fin qui était celle prévue depuis un moment et qui nous prouve que, non, la vie n’est pas toujours parfaite et les romances que l’on choisit ne sont pas toujours les meilleures pour nous.

Bref, un bon résumé de la vie et de la série cette fin hyper surprenante. J’avais fini en larmes et j’ai écouté la chanson en boucle pendant une bonne semaine, parce qu’elle rentre bien en tête en plus…

Off I go – Greg Laswell

Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais terminer cet article sans citer une série de Shonda Rhimes ? C’est tout bonnement impossible, Shonda a très sincèrement rempli 80% de mes playlists au moins pendant des années – mais plus souvent avec des chansons plus entraînantes que celle-ci.

Cependant, je voulais des chansons marquantes, vraiment marquantes, et cette fin de saison 5 est inoubliable. It’s George ! Quelques notes de musique de cette chanson de Greg Laswell suffisent déjà à me briser le cœur.

Je vais donc m’arrêter là pour aujourd’hui, j’avais dit cinq chansons et voilà les cinq premières qui me passent par la tête. J’ai tout de même envie de citer les bons choix musicaux de The 100 (Imagine Dragons, évidemment) ainsi que de Person of Interest (elle remplissait beaucoup les playlists du blog en 2016).

Bonne fin de dimanche à tous !

The Outpost – S04E08

Épisode 8 – The Pleasing Voice of the Masters – 18/20
Les scénaristes n’ont vraiment plus froid aux yeux depuis l’an dernier et ils nous embarquent dans une mythologie de plus en plus complexe et intéressante pour expliquer tout ce qu’on a vu par le passé et tout ce qui se prépare pour la suite de la saison. Le résultat, c’est que je m’investis bien trop dans cette série et que j’ai terminé l’épisode super énervé par certains choix. Au moins, j’ai toujours mes théories pour m’accrocher à des notes d’espoir.

Spoilers

Talon protège comme elle peut la clé de Skevikor des quatre dieux la convoitant.

We have no intention of killing you… Do we ?

Vas-y, ce résumé d’épisode me rappelle que Falista est morte, je suis triste à nouveau. Sa mort est trop passée inaperçue la semaine dernière en plus ! Sans trop de surprise, l’épisode reprend ensuite sur la confrontation entre Luna, Naya et Talon d’une part, les quatre « dieux » qui n’en sont pas de l’autre. Et nos héroïnes ne font pas le poids, comme prévu.

C’est assez intéressant à voir, parce que Talon décide aussitôt de protéger Naya, la moins bonne guerrière en la faisant fuir, priant logiquement sur le fait que personne n’aura envie de s’en prendre à elle parmi les dieux. Elle n’est pas très intéressante pour eux après tout. C’est un pari gagnant qui permet à Naya de revenir au bon moment dans la bataille, avec un cheval pour aider Luna à s’enfuir.

Bien sûr, il n’est pas du genre de Luna de fuir, alors elle est restée aux côtés de Talon… Mais sans Kinj, elle ne faisait absolument pas le poids face aux dieux. C’est triste à voir, car ce n’est pas du tout son caractère de se laisser martyriser comme ça. Par chance pour Talon, qui se retrouve seule face aux dieux, le combat n’est pas entièrement perdu : Tobin surgit de nulle pour s’attaquer aux dieux, lui aussi.

C’est une bonne chose que j’avais vu venir dès la semaine dernière, mais qui fonctionne bien dans la réalisation. En plus, le pouvoir de Tobin est quand même bien pratique en combat, puisqu’il peut prendre par surprise les ennemis et surtout puisqu’il peut reprendre la fameuse clé que les dieux n’ont eu aucun mal à dérober : elle est attirée à eux d’un simple mouvement de mains de la déesse.

S’il accepte d’amener la clé à Janzo pour qu’elle soit détruite et si Luna s’en sort grâce à Naya, tout ça signifie toutefois que Talon finit toute seule sur place face aux dieux. Elle est rapidement mise KO, et il va de soi que Tobin revient trop tard pour l’aider après être passé par Wren et Janzo. Il faut dire qu’avec ces deux-là, il a été pas mal surpris de rencontrer 313, qui nous confirme que comme les Blackbloods, il cicatrise très vite.

Loin des considérations des dieux et des combats mortels, nous retrouvons Zed et Nedra dans une scène un brin gênante où Zed bave complètement sur le décolleté de son amie d’enfance qu’il n’avait jamais vu comme une femme. Il est bizarre de voir Nedra habillée en humaine, mais bon, il y a eu des changements entre ces deux épisodes apparemment, parce que Garret a aussi eu droit à une pousse extrême de la barbe et des cheveux. Ca lui va plutôt bien, en plus.

En tout cas, Zed est encore perturbé par Nedra lors de la réunion au sommet qui suit avec Garret, roi en attendant de ravoir des news de Tobin – dont la survie ne semble pas l’étonner plus que ça – Wren et Janzo. Ceux-ci expliquent comme ils peuvent ce que Tobin leur a dit, mais ils n’ont toujours pas envie de tuer 313, persuadés qu’il peut les aider à tout comprendre de la menace à venir. Garret finit par s’y faire et les croire.

Ce n’est qu’après tout ça que Tobin revient enfin, expliquant son retard par la recherche vaine de Talon – et pour cause, elle est prisonnière des dieux. Si Talon a décidé de rester en arrière avec les dieux, c’est parce qu’elle sait bien que les dieux ne la tueront pas. C’était un coup de poker, mais il est rapidement confirmé qu’ils décident de se servir d’elle comme d’un appât pour obtenir les autres kinj. Le sien sera à récupérer en dernier, car il est celui d’un traître.

En tout cas, cette prise en otage de Talon est pratique pour connaître le plan des dieux – qui veulent notre monde, tout simplement – tout en nous permettant d’avoir quelques informations supplémentaires. Cela permet aussi de laisser le doute sur la survie de Talon à l’Outpost. Garret le prend très mal et veut foncer tête baissée, mais heureusement, Tobin l’en empêche. Blessé physiquement, il souligne qu’il est aussi détruit de l’intérieur après les morts de Gwynn et Falista. Les deux ont fini en poussière bien vite en plus, quoi.

La mort de Falista est enfin abordée comme un problème dans cet épisode, avec Garret qui comptait au sort de Tobin et Munt qui semble vraiment triste. Etait-il vraiment nécessaire de parler encore de sa mère, cela dit ? Peut-être : ça permet assez justement de faire prendre conscience à Tobin qu’il lui reste des responsabilités. C’est un roi après tout.

Bon, il a du boulot pour se faire respecter de ses sujets par contre, parce que Janzo et Wren n’ont toujours pas envie de détruire la clé de Skevinor qui, selon eux, pourrait être essentielle à la survie d’une armée entière – et surtout d’une race entière. Difficile de les voir comme une armée quand on se rend compte à quel point 313 semble inoffensif maintenant qu’il a pris l’habitude de parler avec Janzo. Si Tobin charge donc Garret de vérifier que les scientifiques suivent ses ordres, il est surtout intéressant d’avoir une conversation entre 313 et Janzo menant à la révélation que si le peuple de 313 – les Kahvi, encore un nom que je vais zapper – entend les recommandations des dieux, c’est uniquement grâce au… kinj jaune, celui de Yavalla, la petite peste de la saison précédente.

Tu parles de dieux. Fort de ces informations, Janzo commence à reconstituer le puzzle. La clé de Skevikor ? Elle permettrait de réveiller tous les Kahvi, mais seulement une fois que les dieux auront le « Naviaspore », le Kinj jaune. Ainsi, les Kahvi font tout ce que les dieux veulent, et ils passent de monde en monde. Les personnages semblent mettre du temps à comprendre, mais il me paraît de plus en plus clair que les dieux ont détruit le monde que l’on appelle désormais Plan of Ashes et qui n’a pas toujours été fait de cendres.

Je veux dire, 313 indique clairement qu’ils passent de monde en monde en dormant, attendant d’être réveillés par les dieux. Il n’y avait pas non plus de Blackbloods à l’époque où il s’est endormi et il ne connaît pas le mot esclave… J’imagine que d’anciens Kahvi non affectés par le Kinj jaune ont pu survivre et mettre au monde une nouvelle espèce que l’on appelle désormais Blackbloods ? J’ai hâte d’en savoir plus, car je fais beaucoup trop de théories pour le moment.

En tout cas, face à la menace qu’il risque de représenter, Garret décide aussitôt d’enfermer 313 en prison, alors que Wren et Janzo n’ont plus tellement le temps de protester lorsqu’ils voient arriver Luna bien malade. En effet, Tobin a oublié Luna et Naya à force de se concentrer sur Talon, et il aussi oublié d’informer Janzo et Wren de tout ce qu’il savait apparemment.

Janzo est donc sacrément surpris de retrouver Naya, mais pas autant que Wren qui découvre son existence sans avoir la moindre explication. L’urgence est plutôt de sauver Luna, mais les scénaristes ne peuvent pas non plus se passer de tout l’humour encore possible avec l’historique de Naya et Janzo. C’était beaucoup trop drôle de les voir expliquer comme ils pouvaient la situation à Wren, un peu trop jalouse d’avoir été mise de côté si longtemps.

Elle rattrape toutefois le temps perdu hors écran avec Naya, pendant que Janzo s’occupe de sauver Luna. Celle-ci se réveille au beau milieu de la nuit, réveillée par les murmures qu’elle entend provenir de la clé. Et oui, elle a les pouvoirs de Dragman désormais, et c’est juste pour cela que les scénaristes ont décidé de la ramener dans l’équation. Tant mieux.

La clé ? Elle murmure les noms des dieux, en commençant par Janya. Soit. Cela ne nous aide pas trop pour l’instant, mais l’épisode avance le lendemain quand Garret et Tobin prennent à nouveau la décision de détruire la clé. Cette dernière est un objet, mais elle n’apprécie pas de risquer la destruction, alors elle le fait savoir à Luna. Elle peut ainsi empêcher Garret et Tobin de continuer la torture, qui de toute manière n’aurait pas duré trop longtemps.

En effet, les dieux s’impatientent, et ils se rendent compte que cette affaire d’appât ne fonctionne pas tellement. Ils torturent alors Talon – qu’ils appellent aussi la fille du traitre, donc je sens que la race Blackblood est venue au monde quand un Dieu a couché avec un humain – et envoient une vision d’elle à Zed et Tobin pour les faire venir à eux au plus vite. Il est évident que cela fonctionne très bien sur nos personnages, et particulièrement sur Tobin qui sait tout ce qu’il doit à Talon.

Je trouve sa décision particulièrement conne : il souhaite en effet se rendre auprès de Talon pour la sauver. C’est bien gentil, mais c’est complètement con de se jeter dans la gueule du loup comme ça. Pire encore, quand il finit par arriver, ils ont tout le temps de papoter tranquillement et je n’ai pas compris pourquoi ils n’en profitaient pas pour se barrer… Talon peut toujours ouvrir un portail vers le monde détruit, c’est mieux que rien.

Au lieu de ça, les dieux sont ravis de voir l’hôte de Levare débarquer pour sauver Talon. Ils s’en prennent à lui, et il est très doué dans la maîtrise de son Kinj. Il met vraiment à mal l’une des déesses qui s’en prenait à Talon, mais il ne fait pas le poids face à quatre « dieux ». Et pourtant, ils sont sacrément lents !!

Le combat dure ainsi quelques instants et finit avec une Talon qui peut s’enfuir (malgré les blessures et le fait qu’elle soit poursuivi par quatre personnes en bonne santé…) et un Tobin embroché par le dieu qui nous a déjà tué Falista. Ai-je crié un bon « NON » sonore ? Franchement, je suis dépité de le voir mourir une deuxième fois, parce que c’est toujours un personnage que j’adore et parce que c’est bon quoi. On a déjà perdu Gwynn et Falista, et lui, on a déjà eu à faire notre deuil une fois !

Les scénaristes ne nous laissent aucun doute sur la mort de Tobin, en plus, on le voit bien tomber en cendres. Je suis dégoûté, tout simplement. Le plan de Tobin était débile. Il laisse Garret comme roi derrière lui, Talon blessée sans le moindre comité d’accueil pour lui venir en aide, et surtout, surtout, il laisse un pouvoir beaucoup trop problématique aux mains des dieux. On a eu l’occasion de voir tout au long de cette saison à quel point la téléportation était un atout… mais ça peut aussi être un vrai problème pour eux.

Vraiment, c’était irréfléchi comme choix de laisser Tobin se sacrifier juste pour sauver Talon, surtout que bien sûr, les dieux n’ont aucun mal à ressusciter Levare et prévenir Zed qu’ils en ont après lui désormais. Putain, mais oui, bien sûr que j’aurais préféré voir Zed mourir. Ils ont intérêt à TOUS les ressusciter en fin de saison, sans Kinj bien sûr, en tant que simples humains après la destruction des Kinj. Et en même temps, s’ils font ça… Y aurait-il matière à une saison 5 sans Kinj ?

Je ne sais pas trop. La mort de Tobin me fait oublier en tout cas de parler d’une autre scène triste de l’épisode : Naya décide bien sûr de ne pas rester à l’Outpost. Après une nuit de sommeil, elle repart gérer son business dans son coin. Dommage, je l’aime toujours beaucoup. J’aurais aimé qu’elle demande des nouvelles de Gwynn aussi, et j’ai aimé la voir s’entendre si bien à Luna, qui n’a jamais été aussi humaine et touchante que quand elle s’excuse de son comportement.

 

What if…? – S01E04

Épisode 4 – What if… Doctor Strange Lost His Heart Instead of his Hands – 17/20
Je ne m’attendais certainement pas à un épisode comme celui-ci, surtout à ce stade de la saison, et je ne sais quoi en dire pour ne pas spoiler. J’ai beaucoup aimé, même si je trouve qu’on se perd un peu trop au milieu d’un enchaînement de scènes toujours trop rapides. J’aurais préféré un format plus long, une fois de plus, et ça mériterait un film complet.

Spoilers

Stephen Strange a bien un accident de voiture, mais au lieu d’y perdre ses mains, il perd Christine.

Not any stranger than any other name in this world

Mercredi dernier, j’ai privilégié le visionnage de Shang-Chi à celui de What if, et il est largement temps de rattraper cette injustice, surtout que j’ai vu passer un spoiler sur cet épisode, m’indiquant qu’il allait être question de Doctor Strange. C’était avant de voir le titre de l’épisode, donc. Je trouve ça surprenant un épisode sur Doctor Strange avant d’avoir un nouveau film sur lui, mais j’approuve l’idée.

C’est un personnage que j’aime après tout, mais une fois de plus, je constate que j’ai oublié une grosse partie du film d’introduction du personnage, parce que cette histoire d’accident de voiture et de Christine, j’avais zappé. Ouais, je zappe tout du personnage, et alors ? Je n’ai vu le film qu’une seule fois, au cinéma à l’époque de sa sortie, et il n’y a pas eu d’épisode des Légendes pour tout me résumer. J’avais bien aimé, il pourrait être temps de le revoir.

En attendant, je devrais me consacrer au visionnage de cet épisode, peut-être, parce que la mort de Christine, Strange ne l’accepte pas. C’est pourtant grâce à celle-ci qu’il se tourne vers les arts mystiques et qu’il se fraie un chemin pour devenir Sorcier suprême. L’enchaînement se fait super vite pour nous, et franchement, pas le temps de tout détailler, mais les scènes avec Wong ou the Ancient One fonctionnent.

Au moins, cette fois, on en revient vraiment à une explication de ce qui provoque une destinée changée pour Strange, et je trouve ça intéressant. La variation vient de l’accident de voiture, et ça marche à merveille. Deux ans passent donc en quelques instants, et comme d’habitude, la série enchaîne très rapidement les choses. Trop, même.

Cela dit, autant il peut s’en remettre de perdre ses mains, autant perdre son cœur, son amour, c’est trop pour lui. Stephen Strange utilise donc ses pouvoirs pour remonter le temps et retrouver Christine la nuit de son accident, avant l’accident. Et là, il a l’occasion de tout changer et… il reprend la même route ?

Le dialogue est différent et il utilise ce qu’il sait pour passer de bons moments avec elle, mais bien sûr, tout cela mène à nouveau à un accident même quand il croit être capable de l’éviter. Qu’à cela ne tienne, il peut revenir en arrière de toute manière. Pour ce nouveau retour, il est évident qu’il décide de changer de route, mais cela ne fonctionne pas non plus : paf, un autre accident de voiture nous tue Christine.

En fait, elle meurt à chaque fois qu’il revient en arrière, toujours la même nuit, jamais au même moment. Parmi les versions que l’on peut voir, le coup de la pizza n’a aucun sens par contre, parce qu’elle ne veut pas de gras sur sa robe, mais elle n’hésite pas à manger une part de pizza dans un diner ? Bref, il a beau s’acharner à revenir encore et toujours en arrière, Christine meurt à chaque fois.

Il doit en créer des branches temporelles différentes au passage, tout de même. Et je ne comprends pas son obsession de revenir toujours sur la même nuit ? Ne pourrait-il pas simplement revenir encore plus en arrière ? Ce serait plus simple comme solution. Strange préfère de toute évidence s’acharner et hurler un coup, cela dit.

La mort de Christine est donc inévitable, et il finit par comprendre pourquoi grâce au personnage de l’Ancienne (comment elle s’appelle en VF ? J’oublie à chaque fois). The Ancient One, en tout cas, est aussi increvable que Christine ne peut être sauvée. Elle explique à Stephen qu’il existe des points temporels absolus, qui ne peuvent être changés quoique l’on fasse. C’est intéressant comme tout pour la suite de la phase 4 d’apprendre ça. Ils sont malins les scénaristes de tout introduire dans les séries… Quand on le verra dans les films, on se sera fait à l’idée.

En plus, ça va à l’encontre de ce que paraissait être la série : on ne peut pas tout refaire avec des « et si ? ». Il existe des choses que personne ne pourra jamais changer – et cet épisode est juste là pour nous le faire comprendre : effacer la mort de Christine, ce serait impossible sans mettre en danger le sort de l’univers tout entier. Seulement voilà, l’impossible, ça n’existe pas selon Strange. Il fait donc tout ce qu’il peut pour prouver qu’il a raison.

Notre Sorcière suprême n’hésite pas à s’en prendre à lui après une dernière mise en garde sur son projet destructeur, mais c’est apparemment sans succès qu’elle s’attaque à lui, puisqu’il disparaît sans laisser de trace. Strange se retrouve alors dans une jungle où il se met en quête de la bibliothèque de Cagliostro, où un étrange homme muet refuse de lui parler… mais le mène à un temple magnifique. Le temple n’ayant pas de porte, il est forcé d’utiliser un portail, puis de contourner un premier piège. Il se sent toutefois un peu trop en sécurité et oublie de vérifier s’il y en a d’autres.

Le voilà donc qui tombe pour finalement tomber sur O’Bengh, l’archiviste de Cagliostro qui refusait de lui parler juste avant et le conduit vraiment aux livres perdus, avec un arbre digne de Dollhouse si vous voulez mon avis. C’est un nouveau lieu introduit officiellement dans le MCU, en tout cas, je me demande si on le reverra dans les films live. Quoiqu’il en soi, Strange se met aussitôt à lire pour trouver la solution à son problème, et on se croirait presque dans Harry Potter quand il apprend qu’il doit absorber d’autres êtres pour s’en sortir. Reste à comprendre ce que cela signifie. Pour le faire, il a une solution vraiment intéressante : il convoque le monstre aux nombreux tentacules de Captain Carter. C’est forcément lui, non ?

Comme tout le monde s’en doutait, ça ne se déroule pas super bien pour Strange qui est clairement blessé et mis à mal par le monstre. O’Bengh n’est pas convaincu par le plan de Strange, mais celui-ci n’en a que faire : il n’a pas pu marchander avec un autre être suprême ? Pas grave, il peut s’attaquer à plus petit et commencer à absorber d’autres êtres magiques puissants.

Par contre, cela ne le dérange pas d’engloutir un nain de jardin, mais un insecte, c’est non ? Il est étrange. Il absorbe ensuite un oiseau, puis un dragon, puis… Ouais bon, il lui en faut toujours plus et il est dans l’abus. Là, les scénaristes se font plaisir en plus, à nous présenter un tas de créatures qui doivent venir forcément d’autres comics. Je ne suis pas assez spécialiste pour tout reconnaître.

Plus il absorbe de créatures, plus il se perd en tout cas, et on était à ça de la crise d’épilepsie à force. Le Watcher craint surtout une crise pour l’univers, mais il considère également que sauver Strange et son univers n’est pas un risque à prendre car cela déstabiliserait les autres univers aussi. C’est assez fou : le Watcher peut intervenir et il le reconnaît. Cette saison est intéressante, l’air de rien, à nous donner un semi fil rouge dans ses interventions.

Strange entend même le Watcher ! C’est dire à quel point cet épisode pourrait être capital pour la suite. Il marque un tournant de mi-saison, en tout cas, c’est très clair. Allez, qu’importe, Strange absorbe tellement de magie et d’êtres qu’il finit par être capable de couper les tentacules dont il avait besoin. Seulement voilà, à force de remonter le temps et de vivre des siècles, ce Strange a changé d’univers… et il se retrouve dans le même univers qu’un autre Stephen. Cela ne semble pas lui plaire exactement, mais moi, je me suis surtout poser des questions sur ce que j’étais en train de regarder.

Finalement, tout est expliqué par l’Ancienne, encore et toujours : elle a ainsi fait appel à la dimension noire lors de sa dernière confrontation à Strange, et c’est elle qui a divisé le monde en deux timelines, pour que ce Strange puisse se battre contre son jumeau maléfique. Ce n’est pas évident comme option ce qu’elle lui laisse par contre : Stephen (appelons le gentil comme ça) doit sauver le monde en se battant contre lui-même et en acceptant de ne pas sauver Christine ?

Stephen résume tout comme il peut à Wong, qui est celui qui pose les bonnes questions, alors même qu’il est en train de disparaître. Heureusement que cette division temporelle met un peu plus de temps que Thanos à agir quand même… Le temps, c’est précisément ce qui finit par manquer à Stephen alors que Wong l’aide à se préparer à être confronté à son jumeau maléfique.

La confrontation n’est toutefois pas un combat dès le départ : il faut d’abord que cet Evil Strange essaie de convaincre Stephen que ça vaut le coup de sauver Christine. Dire qu’il est capable de vivre des siècles et qu’il en est encore à vouloir retrouver Christine. Genre… Elle ne voudrait plus de lui dans cet état de magie, non ? Il est carrément incapable de se concentrer et de ne pas criser de temps en temps, avec des monstres qui semblent sortir de lui.

Tout cela fait donc peur à un Stephen plutôt gentil qui n’aime pas cette version très Tony Stark de lui-même. Pardon, très imbu de lui-même, et arrogant, aussi. Les mots ne peuvent suffire toutefois, surtout qu’on est dans un Marvel, et assez vite, on en vient donc à un combat entre les deux alter-égo. C’est une fois de plus plutôt merveilleux à suivre comme combat.

Les scènes d’action de cet animé sont réussies, il n’y a pas à dire… mais cette histoire, en revanche… Elle était vraiment digne d’un film. Ce pourrait être ça le Multiverse of Madness, non ? Finalement, Stephen manque de peu de mourir, est sauvé de justesse par sa cape, et pense gagner le combat… quand finalement il est aspiré par le sol.

Est-ce une vision marvelesque de l’Enfer ? On dirait bien… mais alors que Stephen y trouve une Christine prête à l’aimer, il comprend qu’il est en train de perdre le combat contre son double maléfique. Un peu comme Loki dans l’épisode précédent, il utilise des illusions pour l’emporter. Et si l’illusion ne prend pas exactement, elle prend tout de même de court Stephen, qui se laisse absorber bien malgré lui par son ennemi n’ayant aucun mal à se débarrasser du sort de protection de Wong.

Ainsi, voilà cet Evil Doctor Strange qui tue son double sans scrupule pour enfin retrouver Chrisine. Et ça marche. Provisoirement, en tout cas. Malgré tout ce qu’il a fait, il n’est toujours pas capable de sauver Christine : son univers entier est en train de se détruire sous leurs yeux, alors que comme je l’envisageais, Christine est dégoûtée par le monstre qu’il est devenu. Il ressemble limite à Thanos, franchement, et il a des pierres d’infinités sur lui.

Le Watcher observe encore et toujours alors qu’on nous confirme que Stephen Strange a assez de pouvoir pour détruire l’univers. Le Watcher ? Il nous est enfin présenté comme un Dieu à qui les êtres puissants peuvent s’adresser – mais il est sans pitié et sans merci. Stephen – parce que cet Evil Strange redevient gentil maintenant qu’il est sur le point de perdre à nouveau Christine – fait tout ce qu’il peut pour convaincre le Watcher d’intervenir et d’empêcher la destruction de son univers et… Wow. On assiste vraiment à la destruction complète d’un univers là ? Il y a des variants qu’il vaut mieux ne pas connaître dans Marvel décidément. Le monde est détruit, et forcément, Christine disparaît elle aussi.

C’est une fin sacrément sombre pour cet épisode, et ça nous fait voir le Watcher différemment également. Ce n’est pas bien rassurant, tout ça, il est capable de tourner le dos à la destruction d’un univers sans le moindre scrupule. Et Stephen Strange peut nous détruire l’univers à lui tout seul. Ben super, merci les histoires d’amour. Sinon, quand je vois le look de Strange une fois maléfique, ils auraient pu appeler cet épisode « Et si Strange était Jafar ? ».