High School Musical: The Musical: The Series – S03E05

Épisode 5 – The Real Campers of Shallow Lake – 15/20
Si j’adore l’idée derrière le scenario de cet épisode, je suis moins convaincu par sa mise en place et par la direction des acteurs. Même si c’était volontaire, ce jeu très fake des acteurs ne donnait qu’une envie : en arriver à la dernière partie de l’épisode. Heureusement, celle-ci ne déçoit pas et mène à de bonnes situations, j’ai hâte de voir la suite !

Spoilers

Les Wildcats doivent créer du drama, et EJ peut compter sur l’expertise de Carlos pour cela.

It’s not even a fight. It’s a one-sided confusion.

Sans trop de surprise, le résumé de cet épisode est assuré par Kourt, qui assure qu’elle est heureuse d’avoir réussi à faire penser à Corbin Bleu qu’il n’y avait aucun drama entre les Wildcats en vacances. Ce n’est pas exactement une bonne chose pour autant : Corbin Bleu en veut plus, et EJ a promis qu’il en aurait plus. Pour cela, il fait appel à Val et Carlos afin de mettre au point un plan pour que les ados deviennent les stars de téléréalité qu’on veut qu’ils soient.

Cela me fait rire, parce que c’est généralement plutôt l’inverse qui se déroule dans ce genre de vacances, mais admettons, ça marche bien d’avoir Carlos dans ce rôle et Gina complètement sceptique face aux qualités qu’EJ prête à tous les campeurs. Soyons francs, il est loin d’être aussi attentif que ça aux sentiments des autres, et Gina le sait maintenant qu’elle a trouvé la lettre. J’aime beaucoup la voir en mode très passive-agressive, j’ai bien ri dès le début de l’épisode grâce à ça.

Après, j’ai préféré encore plus voir Carlos attribuer à tout le monde un rôle selon un schéma de téléréalité qui fera ses preuves selon lui. Kourtney est ainsi celle qui sera autorisée à juger tout le monde, parce qu’elle est très critique du projet (Jet est bizarrement d’accord avec tout ce qu’elle dit), Ricky est inévitablement l’ex délaissé (bim, ça lui apprendra à vouloir être trop gentil et mignon), Ashlyn a le passé sombre, Maddox est celle qui pleure (elle est si heureuse de ce rôle) et Gina est celle qui a la catchphrase « don’t get me started » (traduit en vf par un « ne me lance pas sur le sujet » qui n’arrive pas tout à fait à me convaincre). Ce n’est pas fini : Jet est le bad boy, Val est la psy, EJ est là pour de mauvaise raison (j’aurais bien vu Jet là-dedans) et Carlos est l’instigateur de tout ce qu’il se passera.

Oh non, pas tout : il n’a aucune idée de ce qui couve entre Gina et EJ. Au moins, ça risque de simplifier sa liste de tâches pour tout le monde : au cours de la journée, il veut une personne s’en allant en pleurant, une gifle, un verre jeté à la face d’un autre et une révélation scandaleuse au micro. Il n’y a qu’Ashlyn et Carlos pour être vraiment à fond là-dedans, mais… j’avoue, il y avait moi aussi. J’adore l’idée derrière cet épisode et je pense que ça peut fournir de bonnes blagues.

Déjà, ça commence par EJ et Ricky qui s’entraînent à donner de fausses baffes ridicules – jusqu’à ce qu’il soit question de Gina et que ça marche d’un coup bien mieux d’avoir un Ricky énervé comme étant l’ex délaissé. En parallèle, Maddox aimerait un rôle différent de ce qu’on lui a donné, et Carlos ne fait qu’empirer les choses en voulant lui donner un rôle qu’il pense sur-mesure. Ainsi, il fait d’elle une fille qui serait folle amoureuse de Jet, exactement comme Ashlyn. Le problème ? Il demande à Jet d’être celui qui serait à fond sur Kourtney – et ça semble plutôt cohérent vu le début de l’épisode.

Toutes ses préparations ne durent que quelques minutes avant l’arrivée de Channing, l’assistant de Corbin Bleu, qui marque le début des vraies répétitions. On a ainsi la première chanson de l’épisode, que je ne connaissais pas, mais qui s’intègre au spectacle Frozen. La chanson est chantée par Alex et Emmy, que j’avais un peu oublié depuis le premier épisode. Carlos aussi, apparemment, car elles ne sont pas au courant du tout de ce qu’il se passe quand il improvise ses répliques. Les pauvres.

Bon, Carlos est imblairable quand il est comme ça par contre, alors je me suis concentré sur Maddox qui me faisait bien trop rire à l’arrière-plan à être morte de rire avec Ashlyn ou à faire semblant de pleurer. Heureusement pour les Wildcats, Gina est plus douée à répéter sa catchphrase et improviser des lancers de verre d’eau à la tronche (hum, au ventre plutôt) de sa pote Kourtney. Cette dernière sait être la judgy bitch qu’elle doit être, Channing semble ravi mais… le tout sonne bien trop faux. Je me doute que c’est fait exprès pour que l’épisode gagne en intensité.

Et puis… C’est quand même marrant de les voir si mal jouer : Jet est incapable d’être un badboy, Maddox ne sait pas faire semblant de pleurer, la claque de Kourt envers Carlos est ridicule et ratée… Franchement, c’est drôle, mais ça sent le fake à plein nez. Bon, ça le sent jusqu’à ce que Ricky et Gina montent sur scène pour la dernière répétition de la journée. Il est question d’une chanson d’amour entre Kristoff et Anna, en présence de Sven, interprété par EJ. Tout est bon pour que ça commence enfin à partir en vrille.

Déjà, la chanson est sympa, mais en plus Ricky et Gina ont désormais une alchimie qu’ils n’avaient jamais eu même dans les épisodes où ils étaient censés flirter ensemble. Tout le monde voit bien qu’il y a une tension entre eux dans cette chanson, à commencer par EJ, loin d’être ravi. Carlos doit bien se douter qu’il n’y a pas que le personnage donné à Ricky le matin même qui fait ça, mais il en rajoute tout de même une couche, ce que j’ai trouvé dommage venant de ce personnage.

En tout cas, on sent que Channing kiffe vraiment ce qu’il est en train de filmer cette fois. Malheureusement, je pense aussi qu’il voit ce qui est en train de se passer, surtout quand Val et Ashlyn se mettent à improviser une histoire tragique pour Ash juste parce que la caméra est sur elle – alors qu’elle parlait sincèrement de psychologie et de ce que Ricky devait traverser vis-à-vis de Gina juste avant ça.

Dommage que le caméraman ne sorte pas plus, parce qu’à l’extérieur, nous avons Gina et EJ qui sont enfin en train de s’expliquer. Ou pas. Gina s’éloigne d’EJ progressivement, lui souligne qu’ils passent deux étés différents, mais tout ce qu’il fait, c’est promettre que ce sera bientôt différent. La pauvre ne se sent pas comprise du tout par son mec, mais qu’est-ce qu’elle fait ? Elle s’en confie à Ricky.

C’est genre la pire des idées, mais elle le fait quand même. Ca en serait presque blasant si ce n’était pas aussi amusant, après tout, on a bien compris que la série allait tourner autour de ce triangle amoureux avec EJ, qui demande en plus conseil à Ricky pour savoir la raison pour laquelle Gina lui fait la tronche. Le pire, c’est qu’il ne le sait même pas lui-même. Gina finit par donner un bon indice juste avant la photo du cast, toujours devant Channing et toujours avec un bon « don’t get me started ».

Channing s’en va donc avec sa photo, content de la journée (il n’a pas vu que tout ça puait le fake ?) et sans savoir qu’il quitte au moment le plus intéressant. Les masques tombant après une journée épuisante, tout le monde est ainsi problématique assez vite. Je pensais que l’épisode serait centré sur Kourt, mais ça n’a pas été le cas. Sans trop de surprise, en fin d’épisode, elle évacue donc sa tension et son stress en engueulant tout le monde, forçant Carlos à souligner qu’elle est trop anxieuse.

Ah, ça y est, on quitte le fake drama pour entrer dans le vrai, celui qui va faire mal. Kourtney est sûre d’avoir été trahie par Gina, Val tente de calmer le jeu avec une petite explication psy (tout à fait valable en plus) et ça permet à tous les dominos de tomber les uns après les autres. Maddox révèle donc à Ashlyn qu’elle a bien compris qu’elle avait un crush pour Val, mais que crier sur elle en lui disant que ce n’est pas le moment pour une séance psy n’était vraiment pas la bonne idée.

La réaction d’Ashlyn, un bon fou rire, est excellente et je me demande à quel point Maddox vise juste sur ce coup – parce qu’elle projette aussi complètement ses propres fantasmes là. J’adore Maddox purée. Quand Jet tente de la calmer en l’agressant – lui reprochant d’imposer aux autres ce qu’ils doivent sentir, il est donc temps pour que ça parte encore plus en vrille. Tout le monde peut ainsi découvrir qu’ils sont frère et sœur de la manière la plus improbable possible – quand ils s’engueulent, Maddox reprochant qu’il la fasse toujours passer pour la méchante quand il est apparemment un beau méchant lui aussi.

Il ne sait pas faire le bad boy ? Hey, il est capable de balancer l’homosexualité de sa sœur à ses parents avant qu’elle soit prête à faire son coming-out. Level EVIL BOY. Ricky s’en assoit et s’en allonge au sol, Kourtney est terrifiée par ce qu’il se passe et Gina profite de ce moment très intime et privé (non) pour s’expliquer avec EJ devant tout le monde – taclant Val au passage dans une réplique marrante.

EJ explique finalement son point de vue à Gina, et il a bien raison de le faire parce qu’il n’avait que de bonnes intentions. Malheureusement, cela ne fait pas tout : Gina lui reproche de trop garder de secrets – et Ashlyn l’engueulant en l’appelant « Elton John » (oh bordel ?) n’aide en rien (pas plus que Val qui est du côté de Gina, genre est-ce que c’est une ex d’EJ finalement ?). Le couple finit en froid, clairement.

En-dehors du théâtre, Kourt essaie de rassurer Alex et Emmy après tout ce qu’elles ont vu et Ricky essaie de mieux comprendre Jet. Il lui conseille de chanter ses sentiments, ce qui est toujours la pire idée du monde s’il ne sait pas les dire. Enfin, c’est la pire idée du monde dans la réalité et dans un grand nombre de séries, mais j’aime la voix de Jet, alors je ne dis jamais non à une petite chanson sur le mal-être du personnage vis-à-vis de sa sœur – et toutes les erreurs de frère qu’il a pu faire. La chanson ? Elle est sympathique, mais je m’attendais à mieux.

Le rythme est assez entraînant pour qu’elle finisse par me rentrer en tête. J’aurais aimé un duo avec Maddox, je crois. Bref, on a plein de flashbacks du frère et de la sœur heureux ensemble quand ils étaient enfants, mais c’était il y a fort longtemps. Dans le présent, Maddox se contente d’entendre le refrain de la chanson de son frère, où il affirme qu’il n’a que des bonnes intentions malgré ses erreurs. Outch.

Maddox ne reste pas malheureusement, et il faudra attendre le prochain épisode pour voir pourquoi elle avait un sac sur elle. De même, il faudra attendre le prochain épisode pour savoir qui EJ appelle en fin d’épisode (je crains le pire, ça sent Miss Jen et je n’en veux pas car elle ne me manque pas ; ramenez Nini ou Big Red… mais je ne vois pas EJ les appeler ; et puis pour Big Red, ce serait un épisode trop tôt vis-à-vis d’Ashlyn). Le meilleur cliffhanger de l’épisode est toutefois ailleurs : Ricky confie à Carlos qu’il pense avoir encore le béguin pour Gina. Il lui fait jurer de garder le secret… mais ils sont évidemment filmés par Channing. Je me doutais bien qu’il reviendrait à un moment pour la dernière partie du programme de Carlos pas encore faite, mais je m’attendais plutôt à Gina/EJ qu’à Ricky/Carlos. Pauvre Ricky.

Vus cette semaine #33

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Westworld – S04E08 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

Mercredi

High School Musical The Musical The Series – S03E04 – No Drama – 17/20
Avec deux chansons que j’adore revisitées et beaucoup d’humour, cet épisode ne pouvait que bien s’en tirer auprès de moi. L’intrigue avance certes un peu plus lentement maintenant que la saison est mise en place et certains personnages commencent à manquer, mais j’aime bien que les scénaristes se tiennent à leur idée avec cohérence pour le moment. La cohérence fait aussi tout l’humour avec des ados qui crisent sans raison, et ça, j’approuve pour l’humour.

Jeudi

She-Hulk: Attorney at Law – S01E01 – A Normal Amount of Rage – 18/20
J’ai beaucoup aimé ce premier épisode, parce qu’il tient toutes les promesses de fun que j’en espérais. En revanche, il ne permet pas encore de bien voir ce que sera la série, faisant plutôt un long détour très agréable. Je suis frustré de ne pas avoir eu directement deux épisodes, frustré aussi de ne pas avoir une saison de 22 épisodes tant c’est bien parti. Bref, j’aime déjà et j’ai hâte d’être jeudi prochain.

Rattrapage

Manifest – S03E07 – Precious Cargo – 13/20
C’est un épisode plus basique que la série propose, mais il fonctionne toujours en faisant avancer l’intrigue dans une nouvelle direction. J’ai aimé voir certains personnages être divisés pendant l’épisode, je me dis que ça peut apporter de bonnes choses par la suite. C’est divertissant dans l’ensemble et pas encore trop chiant. Ca me va si toute la saison est à ce niveau-là.
Manifest – S03E08 – Destination Unknown – 14/20
J’ai trouvé que l’Appel de cet épisode ressemblait beaucoup à ce qui se faisait en saison 1. C’est plutôt une qualité : ça fait du bien de s’éloigner du fil rouge qui est en train de partir en vrille à vitesse grand V. Cela ne m’étonne pas après toutes les critiques que j’ai pu entendre sur la série, mais je ne m’attendais tout de même pas à ce que ça prenne cette direction-là. Sans être forcément déçu, je ne sais pas encore si je suis convaincu.
Manifest – S03E09 – Bogey – 13/20
Je frise l’overdose d’un mot en particulier, mais autrement, ce visionnage de la saison 3 continue de se passer mieux que je ne l’imaginais. L’intrigue avance un peu à chaque épisode, je n’en demande pas beaucoup plus. J’aime bien certaines des idées de l’épisode, beaucoup moins la réalisation et les effets spéciaux. L’ensemble n’est pas si mauvais, mais ce n’est pas particulièrement bon non plus. Je crois qu’avoir attendu si longtemps me fait revoir la série d’un meilleur œil qu’il y a un an et que je suis beaucoup plus patient avec elle désormais.
Manifest – S03E10 – Compass Calibration – 14/20
Cet épisode a proposé une intrigue de la semaine bien plus intéressante que d’habitude en en revenant à la base de la série, avec une enquête autour de l’Appel qui était plutôt sympa à suivre. Pour autant, il ne laisse pas de côté le fil rouge de la saison : on avance ainsi plutôt rapidement et efficacement vers des résolutions qui mettent de côté l’insupportable lifeboat. Merci, il était temps.

Petite semaine du côté des séries, mais grand mariage ce week-end, aussi.

> Vus en 2022 

 

She-Hulk: Attorney at Law – S01E02

Épisode 2 – Superhuman Law – 17/20
Cet épisode a les défauts inverses du premier : on manque d’action car ce sont enfin les enjeux de la saison qui sont mis en avant. Par chance, je les aime beaucoup eux aussi et je trouve qu’on passe un bon moment en compagnie de cette héroïne à la vie un peu chaotique. Le récit est fait avec humour et quelques références, c’est donc très agréable à regarder.

Spoilers

Jennifer découvre les inconvénients d’être désormais reconnue par tous en tant que She-Hulk.

I’m ok with not being ok.

Comment ça, je n’ai vu aucun épisode depuis une semaine ? Le temps passe beaucoup trop vite, mais l’avantage, c’est que je n’ai pas eu l’impression d’attendre trop longtemps avant de pouvoir me jeter sur ce deuxième épisode. Le résumé était même pas mal inutile, parce que je me souvenais bien de tout. Il faut dire que j’ai vu pas mal d’articles et tweets parlant de la série tout au long de la semaine – avec cette obsession sur Steve Rogers, sa virginité et la nièce de Peggy.

Le début d’épisode reprend ensuite avec les informations concernant la dernière scène de la semaine dernière. C’est plutôt important : on y découvre enfin l’identité de Titania (bon, pour ceux qui contrairement à moi sont passés à côté des articles de la semaine dernière), mais celle-ci ne fait pas vraiment la une. C’est une influenceuse avec des pouvoirs, on n’en saura pas beaucoup plus pour cet épisode.

En revanche, Jennifer Walters est immédiatement présentée par les médias comme une nouvelle super-héroïne. C’est super pour elle qui voulait rester discrète et ne voulait surtout pas de publicité par rapport à son identité pour ne pas avoir à changer de vie. Ce n’est pas ce que tout le monde veut autour d’elle, par contre. Nikki insiste donc pour qu’elle se transforme avant d’entrer dans leur bar habituel où elle est acclamée en tant que She-Hulk. Evidemment, elle est déprimée par ce nom, et elle a bien raison.

Je trouve ça sympa que la série prenne le temps de le souligner, même si je m’en doutais d’avance avec Tatiana Maslany au casting et après un premier épisode qui prenait le temps d’être féministe. Nikki imagine déjà sa meilleure amie en Avengers après tout ça, mais ça ne rassure pas trop Jennifer, qui voit toujours d’un mauvais œil la publicité qu’on lui fait. En vrai, il n’y a que son débile de collègue pour estimer que c’est une bonne chose cette pub – et je vois un peu pourquoi avec le système américain.

Pourtant, son collègue se trompe et ça se voit quand son boss débarque dans le bar et lui demande de reprendre son apparence d’humaine – terrifiée par son apparence de She-Hulk. Son métabolisme est différent une fois humaine, donc elle alcoolisée pour entendre son boss lui expliquer que le procès qu’elle allait gagner aboutit finalement à un non-lieu. L’argument est terrible : elle a perdu son procès et donc son job, parce que les jurys, dont elle a sauvé la vie, sont acquis à sa cause. Forcément. C’est tellement abusé : on lui dit qu’elle a fait la bonne chose en sauvant leur vie, mais que le procès ne peut se terminer parce qu’elle leur a sauvé la vie. Et maintenant que le public a une bonne perception d’elle, elle ne peut être avocate sans que les jurys ne soient de son côté.

Le lendemain, Jennifer se réveille avec une gueule de bois et un vrai problème : personne ne veut plus l’embaucher en tant qu’avocate. Elle qui tenait tant à sa carrière est vraiment servie sur ce coup-là. Heureusement, Nikki ne l’abandonne pas (totalement) sur ce coup et reste une vraie meilleure amie – au-delà de la collègue, donc. Bon, par contre, elle l’abandonne quand il est question de l’accompagner à un dîner de famille. Juste après avoir perdu son boulot.

Quel enfer ! Et elle a une famille de boulets, c’est terrible ? Son cousin commence directement par dire qu’elle est virée, avant d’enchaîner sur sa promotion à lui, avant que ça termine en véritable enfer, le mot est faible, avec sa mère qui file son numéro à des ados voulant devenir super-héros et sa tante qui veut devenir sa coiffeuse officielle. Un dîner de famille on ne peut plus classique pour une célibataire trentenaire ET sans-emploi, finalement. Et super-héroïne, aussi, d’accord, ce n’est peut-être pas si classique. Le personnage n’en est que plus attachant, en tout cas.

Son père a le tact de la sortir de cette situation délicate et de lui faire un petit speech pour la remotiver, et je trouve ça génial. J’aimais beaucoup aussi les doutes de Jen, présentés sous forme d’un long monologue où elle ne laisse personne en placer une. Quoiqu’il en soi, elle termine malgré tout à déprimer dans son bar favori face à un verre bien solitaire, parce qu’elle ne peut plus vraiment se payer le petit frère de ce verre.

Enfin, ça, c’est jusqu’à ce que M. Holloway, qui dirige la firme qui a demandé le non-lieu l’ayant fait virer, la contacte pour… lui donner un job. Il n’a pas oublié qu’elle allait probablement gagner le procès contre lui, et il trouve que ce serait du gâchis de ne pas l’avoir de son côté. Bref, le type est bien content d’avoir réussi à la faire virer. C’est très Suits dans l’esprit, même si la série a plutôt eu le bon goût de faire en sorte qu’un épisode d’Ally McBeal soit diffusé dans le bar. Difficile de ne pas comparer les deux séries, en même temps, on est exactement sur le même ton avec une héroïne célibataire qui gère tout avec beaucoup de féminisme et d’humour.

Jen accepte immédiatement l’offre d’emploi et en profite pour embaucher Nikki au passage, parce que faut pas déconner, elle aime trop sa meilleure amie pour ne pas bosser avec ? J’aime bien l’idée, franchement.

Le lundi suivant, Jennifer est donc toute prête pour redevenir avocate et être à la tête de sa propre branche. Elle découvre bien vite, cependant, que tout n’est pas si rose. En fait, elle est rapidement verte même (oh oh, quel humour) : elle apprend qu’Holloway a décidé de l’embaucher pour prendre la tête des affaires impliquant des super-pouvoirs et des procès concernant les super-héros. C’est un super job, Powerless avait déjà tenté d’aller sur ce terrain-là avec moins d’efficacité dans l’aspect sitcom.

Toujours est-il que Jennifer doit donc venir en travailler en tant que She-Hulk – tu m’étonnes que la productrice disent qu’ils ont galéré niveau fric ensuite si elle doit tout le temps être en She-Hulk ! Jennifer n’est pas ravie par cet aspect de son nouveau travail et nous le dit en brisant le quatrième mur pour que ce soit bien clair : avoir un job juste parce qu’elle est une super-héroïne, ce n’est pas génial, parce que tout le monde va penser qu’elle est là pour ça et non pour les compétences – compétences qu’elle a. Elle devra donc prouver sa légitimité.

Heureusement, Nikki est là pour lui remonter le moral en insistant sur tous les innombrables avantages qu’elles ont désormais, à commencer par un magnifique bureau. Elles ont aussi un collègue très sympa, Pug. Il est très sympa parce qu’il leur fait une carte pour savoir où sont les toilettes où on peut faire caca le plus discrètement. Su-per. La blague sort de nulle part.

L’autre chose qui sort de nulle pas ? Le premier procès de Jennifer dans cette boîte sera celui d’Emil Blonsky, qui demande à être libéré de prison plus tôt que prévu car il s’est repenti. Jennifer doit donc défendre celui qui a voulu tuer son cousin, c’est top. Son boss parvient à la convaincre d’au moins rencontrer ce client pas comme les autres, avec un chantage charmant : il la vire si elle refuse d’être son avocate.

Au passage, Jennifer apprend également à naviguer comme il faut dans son nouveau travail : pour se rendre en prison, elle ne doit pas venir en She-Hulk par exemple. Pas de bol pourtant, parce que ce serait utile d’avoir des pouvoirs en face de super-méchants, surtout quand on voit toutes les règles qui sont imposés dans cette prison.

En tout cas, Jennifer rencontre enfin Blonsky… Et bordel, je ne me souvenais pas du tout de lui. J’aime bien cet acteur pourtant, je crois – j’aime ses rôles, de mémoire. Bref, Blonsky affirme que s’il a pété un câble et failli tuer Hulk, c’est à cause du super-sérum qu’on lui a donné. Il explique ainsi qu’il pensait devenir un super-héros, un second Captain America, quand on l’a manipulé pour qu’il devienne finalement un super-méchant.

Jen se met à douter parce que les arguments ne sont pas si mauvais, mais il est toujours question de défendre la personne qui a voulu tuer son cousin. Une fois de plus, Jen contacte donc Bruce une fois chez elle et ne le laisse pas parler, présentant tous ses arguments parce qu’elle a déjà pris sa décision. Par chance, Bruce n’en a rien à faire qu’elle accepte le cas de Blonsky : l’eau a coulé sous les ponts et il a même aimé son haïku (j’aurais bien aimé l’entendre). Il a autre chose à faire en plus, parce que le voilà désormais dans un vaisseau spatial en route pour on ne sait où. Hulk est dans l’espace ? Et il capte ? Je crois que c’était la dernière fois de la série qu’on le voyait, il semble parti loin cette fois. Et pas super poli, en plus, parce qu’il raccroche au nez de sa cousine.

Elle a tout de même son accord de principe pour prendre le cas, alors elle appelle son boss pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il est ravi, et ça se comprend : il lui demande d’allumer la télévision… pour constater qu’il existe une vidéo montrant Blonsky s’être évadé de prison pour mener des combats clandestins en tant que l’Abomination. Bon, ben, ça ne va pas être si évident pour gagner.

Enfin, la scène post-générique valait le détour pour les quelques gags que ça apportait, vraiment je vous la conseille : on y voit Jennifer être embauchée par son père pour tout plein de travaux domestiques nécessitant sa force… et ça m’a fait rire, c’était léger comme j’aime.

She-Hulk: Attorney at Law – S01E01

Épisode 1 – A Normal Amount of Rage – 18/20
J’ai beaucoup aimé ce premier épisode, parce qu’il tient toutes les promesses de fun que j’en espérais. En revanche, il ne permet pas encore de bien voir ce que sera la série, faisant plutôt un long détour très agréable. Je suis frustré de ne pas avoir eu directement deux épisodes, frustré aussi de ne pas avoir une saison de 22 épisodes tant c’est bien parti. Bref, j’aime déjà et j’ai hâte d’être jeudi prochain.

Spoilers

Jennifer Walters nous raconte comme elle est devenue She-Hulk.

 

Fine. Teach me how to Hulk please.

La série marque directement un très bon point avec moi : le générique Marvel Studios est au rendez-vous ! Et puis, dès la première scène, un gros plan sur Tatiana Maslany, qui fait une tirade ? Je ne peux qu’approuver. Nous la suivons en train d’essayer de gagner un procès qui parle de super-héros, dans un speech extrêmement bien préparé et intéressant à suivre. Bien sûr, on le devine assez vite, elle le fait devant ses collègues, et l’une d’elle semble être sa meilleure amie admirative – dont on apprendra plus tard qu’elle s’appelle Nikki. Ginger Gonzaga est toujours aussi géniale comme actrice, même si elle parle beaucoup trop vite, alors j’adore déjà le personnage de Nikki. Je sens qu’elle saura nous faire rire.

On apprend en tout cas que Jennifer cherche à gagner un procès, qu’elle a un peu pour but de devenir procureure plus tard dans sa carrière et que Nikki connaît l’existence de ses pouvoirs. Ah. Je pensais qu’on allait partir plutôt sur une origin story dès le départ, mais pourquoi pas. J’aime bien la tournure que ça prend, d’ailleurs : Jennifer se tourne vers la caméra pour raconter son origin story, et on comprend donc que la caméra aura un côté face caméra. C’est un peu étrange, mais il s’agit de Tatiana Maslany qui nous parle directement : ça fonctionne, c’est une actrice qui est capable de nous vendre ça très bien.

La série part aussitôt en flashback pour nous présenter l’origin story de Jennifer. C’est la cousine de Bruce Banner, tout simplement, et ils se faisaient un petit roadtrip sympa entre cousins à parler des potes de Bruce qu’elle connaît bien grâce à sa télévision. Pas de bol pour eux, ils sont déconcentrés quand un vaisseau spatial apparaît au beau milieu de la route – et Jennifer le percute.

Ils ont donc un sacré accident de voiture, simplement parce qu’elle imaginait que Captain America était puceau quand il mourait et qu’elle ne regardait pas assez la route. Ou alors, c’est à cause du vaisseau spatial faisant une queue de poisson, comme vous le sentez. Il en arrive des choses à Bruce Banner, n’empêche, même lorsqu’il est en off le pauvre. Vous imaginez la culpabilité qu’elle a dû avoir sur le moment ? Genre, si jamais il était mort devant elle et à cause d’elle ? Elle aurait tué un Avengers ?

Elle cherche donc à s’occuper de lui comme elle peut, et c’est ainsi que leur sang se mélange. Il n’en faut pas plus pour qu’elle devienne verte et se transforme en She-Hulk. Bruce aussi, tout blessé qu’il est, ne parvient pas à se restreindre : il se transforme en Hulk et pourchasse sa cousine à travers bois.

Quelques temps plus tard, celle-ci se réveille sous sa forme humaine, pieds nus et en sale état. Par chance, elle est à proximité d’un bar en bord de route. Elle arrive à passer la porte de derrière, ce qui est une bonne idée, mais une fois dans les toilettes, elle n’échappe pas à toutes les clientes. Il y en a tout un groupe qui la prend aussitôt en pitié, l’habille, la maquille (mais pourquoi ?) et lui file un téléphone (ou quatre) pour qu’elle appelle Bruce. Celui-ci met tout de même un peu de temps à arriver, alors elle l’attend devant le bar.

La pauvre est aussitôt harcelée par des types qui ne la lâchent pas quand elle les envoie bouler, ça l’énerve, alors elle se transforme de nouveau, sans vraiment maîtriser ce qu’il se passe, agressant plusieurs d’entre eux et… se réveillant dans une chambre où quelqu’un a eu la gentillesse de lui laisser des affaires propres. Le problème, c’est que comme pour Moon Knight, la série oublie de nous raconter ce qu’il se passe entre deux, alors que ça avait l’air fun de les voir se faire casser la tronche les harceleurs là.

Après, je veux bien me réveiller amnésique dans un cadre aussi idyllique, franchement ? Elle est dans une cabane en bord de plage, c’est plutôt chouette. Evidemment, on découvre assez vite qu’elle est au Mexique, dans la maison de vacances de Bruce. C’est une maison plutôt chouette, avec un laboratoire souterrain, construit par Tony Stark, rien que ça. Ma foi, ça vaut le coup des amis richissimes, faut que je revois mes relations sociales.

Ce n’est qu’à ce moment que Jennifer se souvient qu’elle a heurté avec sa voiture un vaisseau spatial, mais même son cousin semble minimiser ce qu’il s’est passé, préférant lui parler de sa transformation en monstre vert. Effectivement, ça peut être important pour la suite. Bruce lui explique donc qu’elle a reçu son sang, ça on l’avait vu, mais aussi une dose mortelle de rayons gamma. C’est plutôt drôle à voir, surtout qu’il s’arrête en cours de route, la faisant stresser. L’explication est quelque peu facile, pour ne pas dire grossière, mais c’est fait avec humour alors ça passe bien. J’aime bien voir Jen se dire aussitôt meilleure que son cousin car elle synthétise a priori mieux les rayons gamma que lui.

L’humour de la série est exactement ce que j’en attendais, même si je n’ai pas bien compris pourquoi Bruce criait pendant toute la scène – peut-être parce que sa cousine est minuscule par rapport à Smart-Hulk, le surnom qu’on lui aurait donné et qu’il n’hésite pas à se donner lui-même aussi. Bon, tout ça c’est bien gentil, mais avec Hulk qui lui annonce une carrière de super-héroïne à venir, Jennifer veut réussir à redevenir normale, évidemment. Elle n’a pas l’impression qu’il est possible de rester Hulk, et ce n’est pas ce qu’elle veut. Elle n’a pas spécialement le choix malheureusement : Bruce lui explique simplement qu’elle ne devra plus stresser et être trop proche des gens. Il estime qu’il lui faudra environ quinze ans pour tout maîtriser. Comme il s’agit d’un flashback, on sait très bien que tout ça n’est pas spécialement vrai, alors ça donne envie d’accélérer un peu les choses.

C’est heureusement ce que fait la série, avec Bruce cherchant comment faire pour la transformer à nouveau, l’enfermant dans une pièce où il cherche à la tuer ? La scène est excellente, surtout quand Jen lui demande à quoi sert habituellement cette pièce, mais bon. Elle s’en sort sans trop de mal, étant hyper énervée contre Bruce. Elle revient en She-Hulk… mais contrairement à son cousin, elle n’est pas un monstre incapable de se contrôler.

Non, elle est toujours Jen, pas une bête qui se laisse contrôler par la rage. Franchement, ça simplifie tout, mais c’est ce qui permet à la série de prendre la voie de l’humour. Elle est trop confiante par contre, Jen. Elle est sûre d’en avoir terminé avec Hulk. Au passage, quoiqu’on en dise, les effets spéciaux ne sont pas si terribles : on a pris l’habitude de voir Bruce Banner comme ça… et elle est exactement comme lui, finalement.

Bon, si elle est sûre de tout savoir, Jennifer a quand même un souci : elle ne sait pas redevenir humaine. Pour travailler à devenir Hulk et maîtriser ce qui lui arrive, Jennifer doit donc faire du yoga. Plus ou moins. C’est ce que lui explique son cousin avec une science soi-disant très précise. Elle peut aussi dormir, ça suffit, semble-t-il.

Jen acceptant de suivre l’entraînement de son cousin, le comique continue évidemment, et j’ai beaucoup aimé l’humour, que ce soit le yoga, le réveil avec klaxon ou la compétition qui s’installe entre eux. Hulk lui propose aussi de changer de garde-robe, même si pour le moment, elle n’a jamais eu de souci avec ça – contrairement à son cousin qui s’était réveillé nu dans un cratère là.

L’autre chose qui ne pose plus de souci à Jennifer : elle peut boire autant d’alcool qu’elle le veut, et elle peut le faire dans le bar de son cousin, construit de ses mains avec Tony – qui buvait plus qu’il ne construisait. On apprend au passage que Bruce et Tony ont passé de bons moments pendant les cinq ans où la moitié de l’Humanité leur manquait.

Le lendemain, Jen découvre que la gueule de bois existe même quand on a des super-pouvoirs par contre. Et surtout, elle veut toujours rentrer chez elle. Bruce veut lui imposer des responsabilités de super-héroïne, mais elle n’en veut pas. En plus, son discours sur la maîtrise de ses émotions, et particulièrement de la colère, a tendance à énerver Jen qui lui rappelle, dans une petite tirade féministe bien maîtrisée, qu’elle contrôle déjà sa colère au quotidien face aux misogynes et aux harceleurs qui la minimise toujours dans tout ce qu’elle fait parce qu’elle est une femme.

Et alors qu’elle semble perdre le contrôle en redevenant She-Hulk, Jennifer prouve à son cousin qu’elle maîtrise bien la transformation : elle est capable, grâce à ce qu’il lui a enseigné, d’aller dans un sens ou dans l’autre, sans problème. Aha, la tête de Bruce à ce moment est géniale. Bon, par contre, je suis à peu près sûr qu’elle finira par avoir des soucis de super-héroïne même si elle ne le souhaite pas et même si elle n’en rêve pas. C’est rafraîchissant comme point de vue, malgré tout, ce côté « je veux aider les autres avec ma carrière, pas avec mes pouvoirs ».

Bruce souhaite vraiment l’empêcher de partir… mais il ferait mieux de ne pas le faire. Elle n’hésite quand même pas à lui rouler dessus en voiture, un « dick move » qui ressemble au moment où il l’a jetée d’une falaise, par jalousie. La dispute finit par les faire se transformer en Hulk tous les deux. On en arrive donc à une première vraie scène d’action où les deux cousins se battent.

Elle ne maitrise pas exactement de la même manière que son cousin ses super pouvoirs, et c’est bien logique mais j’aime sa manière d’improviser pour égaler autant qu’elle le peut ce Hulk. Bon, dans la bataille il y a aussi une planche de surf, j’y ai cru pour le Bingo Séries, mais non. C’est un peu abusé de voir Jen égaler si vite son cousin dans la tactique, parce qu’on sait à quel point Hulk est puissant, mais en même temps, il est encore sous forme de « Smart-Hulk » alors il n’y met peut-être pas toute sa puissance non plus ? Ou juste, elle est parfaitement badass et c’est tant mieux.

En tout cas, je me suis surpris à remarquer que le MCU avait fait du bon travail : je n’aimais pas particulièrement le personnage du Hulk avant, mais dans cet épisode, j’ai pris conscience que j’adorais Bruce Banner – et que j’adorais Jennifer aussi.

La bataille finit par contre par les faire détruire le bar, forçant Jen à rester un peu pour aider son cousin à tout réparer – sauf les lunettes. Je me demande quand même pourquoi la série passe autant de temps à nous présenter la relation entre ces deux personnages : j’imagine que Bruce ne reviendra pas immédiatement dans la série, surtout qu’elle lui donne rendez-vous pour le prochain repas de famille.

On peut enfin en revenir au présent de la série, où Jennifer a un procès à gagner. Eh, avec ses regards caméras, son humour et son collègue qui ne lui fait pas du tout confiance en bon misogyne, la série pourrait rapidement prendre des allures d’Ally McBeal. La comparaison est vraiment un compliment – même si ça va m’énerver de n’avoir qu’une poignée d’épisodes.

Il faut déjà conclure le premier épisode, d’ailleurs : alors que Jen est sur le point de commencer sa plaidoirie, le mur derrière elle est détruit par une femme avec une super-force qui s’en prend à tout le tribunal. Nikki, la collègue de Jen, la force aussitôt à se transformer pour régler le problème. Ce n’est pas trop ce que veut faire Jen, mais elle se laisse convaincre, et tant pis pour son tailleur. Nikki pense tout de même à sauver ses chaussures, c’est déjà ça.

Il ne faut pas bien longtemps pour que Jen mette K.O la femme aux super-pouvoirs (j’ai tellement hâte de voir davantage cette actrice que j’adore aussi depuis The Good Place), se présentant au passage comme Jennifer Walters, avocate. Sacrée catchphrase. L’épisode se termine sur une bonne blague, avec Jennifer prête à gagner son procès (je sens qu’il sera reporté, par contre). Ca m’a rappelé certaines scènes de Buffy, en vrai (l’emprunt bancaire en saison 6) – et là aussi, c’est un compliment.

Le générique de fin est très sympa, mais c’est en grande partie grâce à la chanson utilisée aussi. C’est une excellente idée ce « Who’s that girl ? », je ne l’avais pas réentendue depuis tellement longtemps ! Les dessins sont tous très réussis ; on reconnaît les personnages, il y a des gags et toute une partie de la série encore inexplorée qui se révèle – notamment le côté célibataire. Après la scène post-générique commence à le faire, avec Jen qui feint d’être bourrée auprès de son cousin pour obtenir l’information que Captain America n’était pas puceau et a b–.