9-1-1 Nashville – S01E17 – Saboteurs – 14/20

Le rythme s’accélère encore à l’approche de la fin de saison, mais ironiquement, je trouve que la mi-saison était bien plus dramatique que ça. Là, on est quand même sur du soap à fond les ballons et des rebondissements qui finiront par être oubliés tellement il y en a dans la série. Le plus gros problème est que je n’arrive pas à accrocher tant que ça aux personnages. Bien sûr, un autre problème évident est le jeu médiocre d’une partie du casting qui n’aide pas à accrocher. Autrement dit, la série sert de divertissement pas incontournable.

Spoilers

Dixie revient sur le devant de la scène pour se venger.


Nashville, get ready.

Le début d’épisode m’a fait mourir de rire : Dixie se plaint de sa situation à sa grand-mère, chialant toutes les larmes de son corps. L’actrice joue tellement mal ? J’ai eu l’impression que c’était une scène où elle allait manipuler la femme en face d’elle, mais pas du tout, c’est bien sa grand-mère et elle joue juste mal ? C’est fort dommage. En plus, la scène sert à nous montrer que la grand-mère de Dixie (qui devrait être morte, sérieux, non ? La grand-mère paraît si jeune !) est encore plus folle qu’elle : elle lui suggère de pourrir encore plus la vie de Blythe et Don. Allons bon, il ne manquait plus que ça.

Dixie décide donc de faire un tube avec tous les secrets qu’elle a sur le couple. Apparemment, elle a de bonnes sources, en plus : elle connaît tout le passé de Blythe, bien plus que Don. Elle sait donc qu’elle s’est droguée et qu’elle a un faux diplôme. Ben super. Dixie fait clairement tout ce qu’il faut pour attirer l’attention de Don. Le plus drôle ? La chanson n’est vraiment pas incroyable et ne rencontrerait jamais le succès qu’on lui prête. Le côté identité secrète à découvrir fonctionne bien, le refrain est entraînant, mais de là à ce que tout le monde l’écoute ? Que ce soit un hit ?

Eh, au moins Dixie a ce qu’elle veut. Le truc, c’est que je ne sais plus si je l’apprécie après ce début d’épisode si mal joué. Après, je ne peux pas être du côté de Blythe qui recommence une fois de plus à dire que c’est la guerre et tout, juste pour le bien des monteurs de bande-annonce qui ont dû s’en régaler.

Quant à la guerre qu’elle déclare, c’est qu’elle s’inquiète : Blythe est un personnage haut placé qui organise des actions de charité et bon, elle veut que les enfants de l’hôpital puissent être guéris grâce à elle. Le plus drôle est encore qu’elle se demande comment Dixie connaît tous ses secrets : de mon côté, je suis sûr à 90% que Dixie couche avec le père de Blythe.

Bien sûr, Blue s’en mêle une fois de plus et demande à sa mère d’arrêter de foutre la merde partout où elle passe. Le problème, c’est que Dixie tient un succès et ne compte pas s’arrêter là : elle prépare donc une autre chanson et explique à son fils qu’il faut bien régler le différent entre Don et elle sinon ils ne pourront même pas être ensemble à son mariage. Ben, oui, évidemment.

Dixie jubile en tout cas : elle est convoquée par Don et Blythe pour que tout s’arrête. Elle leur demande pour cela 2 millions de dollars ou le retour aux réunions de famille. Blythe préfère payer, évidemment, ce qui me fait penser qu’elle mérite ce qui lui arrive finalement. Je veux dire, quel est l’intérêt d’en vouloir comme ça à Dixie ? Elle a fait un enfant à Don, c’est à Don de lui en vouloir, non ? Je ne sais pas, je déteste tous les personnages à tour de rôle, c’est fou.

Pour ne rien arranger, Dixie balance quelques exclusivités sur sa prochaine chanson, qui concernera tous les amants de Blythe quand elle n’était pas en couple avec Don – ou quand ils étaient en pause. C’est hilarant de voir Don mal prendre tout ça, surtout quand il apprend que Blythe a recouché avec Patrick, le riche connard. Cela suffit à foutre la merde entre Blythe et Don : il ne voulait pas savoir ce que Blythe avait fait pendant leur pause, mais maintenant qu’il sait, ils s’engueulent. Et le pire, c’est que Blythe a raison quand elle fait remarquer à Don qu’il aime être en contact avec Dixie. De là à ce que ce soit le cliffhanger ? Je ne m’y attendais pas, mais on fera avec.

Le plus intéressant de l’épisode n’est pas dans ce drama du triangle amoureux. Il est dans le retour d’Elena. L’influenceuse continue de draguer Roxie à fond les ballons en venant la voir à la caserne, mais Roxie ne sait pas draguer correctement, c’est terrible. Elle s’arrange pour repousser Elena en lui parlant de Samantha, puis la recontacte suite aux conseils lourds de toute la caserne. J’ai vraiment du mal avec Taylor. Je trouve que l’actrice surjoue beaucoup et que le personnage est franchement chiant avec ses collègues.

L’avantage toutefois, c’est que ça permet de bonnes scènes entre Roxie et Taylor. Roxie se confie sur le rencard qu’elle finit par avoir avec Elena pour manger du poulet pimenté (ça se passe très bien, jusqu’à ce qu’elle fasse tout foirer en recadrant tout le temps Elena aux pires moments), Taylor se confie sur Blue qui a emménagé sans prévenir chez elle. En début de relation, c’est compliqué : Blue passe plus de 20 minutes sous la douche (lol), siffle, fait plein de bruits… Taylor n’en peut plus. Je vous jure, j’ai du mal avec son personnage.

Taylor ne supporte pas Blue ? OK, ben séparez-vous. J’ai du mal avec ce genre d’intrigue : si elle ne supporte pas Blue et n’est pas capable de faire le moindre effort au début de leur couple, comment est-ce que c’est censé durer sur la longueur ? Peut-être que c’est le fait d’avoir moi-même été confronté à la même situation de vivre ensemble très rapidement (yeah le confinement de 2020) quand je me suis mis en couple, mais faire des compromis et apprendre à aimer les petits travers de l’autre (ou au moins à vivre avec, d’accord), c’est la base, non ? Bon. Non, pas pour Taylor. Blue semble s’adapter à la situation et entend qu’elle veut qu’il quitte l’appartement sans pour autant que cela entame son appétit sexuel. Grand bien leur fasse, je suppose.

Quant à Roxie, une intervention lui fait comprendre qu’elle doit se bouger si elle ne veut pas finir seule. Elle retourne auprès d’Elena, s’excuse de ses maladresses et s’arrange pour décrocher un second rencard avec elle. Elle fait même mieux que ça : les deux femmes s’embrassent enfin. Quatre épisodes pour en arriver là, il serait temps – et Roxie s’impose de plus en plus comme la seule personnage que j’aime dans tous les épisodes.

La belle soirée de fiançailles d’un jeune couple termine mal : l’homme voulait offrir la bague à sa copine, mais il l’a foutu dans son gâteau. La voilà qui s’étouffe, puis se met à saigner car la bague lui griffe la gorge. L’angoisse finalement.

Ryan gère le fiancé comme il peut pendant que Roxxie et Taylor tranche la gorge de la meuf pour la sauver. C’est un concept. Pas rancunière, la meuf accepte la demande en mariage, avant de reprocher à son mec que ce ne soit pas la bonne bague. Elle l’écrit sur son téléphone, évidemment, parce qu’elle ne peut pas parler. C’est supposé être drôle, mais c’est tellement gros que je n’ai pas accroché.

La deuxième intervention n’est pas beaucoup plus passionnante, avec un accident de chantier et un type empalé contre un mur. Aïe. Il survit, au moins. Enfin, une troisième intervention voit nos pompiers sauver un type qui est tombé de son canapé et n’arrive pas à se relever. Il faut dire qu’il est devenu énorme avec le temps : sa copine a rompu avec lui pour qu’il ne sabote pas leur relation de l’intérieur avec ses problèmes à s’engager et il ne s’en est jamais remis. Tu m’étonnes que ça fasse bouger Roxie quand elle se reconnaît en lui : le type est resté si inactif qu’il ne passe même plus la porte de chez lui. Au moins, lui aussi il est sauvé par les pompiers.

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13 Reasons Why, The Magicians, The Outpost, mais pas Paradise : vous avez cherché, je vous réponds… #1

Salut les sériephiles,

Il y a quelques années, je faisais chaque semaine un tour dans les stats du blog pour proposer ensuite un article faisant un récap de tout ça. Une de mes rubriques préférées consistait alors à découvrir quels mots-clés avaient été utilisés pour arriver sur le blog. Je continue donc de le faire.

Comment arrivez-vous sur le blog ? Parfois, c’est logique. Souvent, c’est par questions incongrues. Et quelques fois, c’est même tellement lunaire que ça en devient drôle… ou un peu trop -18. Bref, petit florilège de mes clics préférés ayant mené au blog depuis les moteurs de recherche ce mois-ci. Vous êtes prévenus : vous avez cherché, je vous réponds.

13 reasons why meilleures saisons

Bonne nouvelle ! Google me noie un peu dans les résultats quand je tape ça dans son moteur de recherche, mais il dirige vers le bon article : celui-ci. Parce que oui, il y a une réponse absolument évidente : la première, au singulier. Je ne comprends pas trop pourquoi la personne qui a cherché ça a espéré que ça se mette au pluriel, parce que nope, la série n’est vraiment pas si exceptionnelle ! La saison 1, en 2017, avait toutefois réussi à m’embarquer – et la série est aussi à l’origine du podcast, donc je ne peux pas trop cracher dessus non plus.

the magicians alice dans la saison 02 elle couche avec quentin?

Voilà une question drôlement spécifique qui me fait me demander très fortement pour quelle raison quelqu’un a bien pu chercher ça. Le concept, c’est toutefois que je réponds aux questions qu’on me pose alors euh… Spoiler alert ? C’est bon, vous êtes parti(e)s si vous ne voulez pas la réponse ? Les moteurs de recherche dirigent assez justement vers ma page résumant les épisodes de la saison 2. On y trouve la réponse tant convoitée : bien sûr qu’elle couche avec. Petit coup de cœur pour la citation retenue de l’épisode 6 : « You and Alice had sex to Cirque du Soleil? ». Vraiment, cette série est géniale et je devrais la revoir à nouveau. Après, calmez vos ardeurs, ce n’est pas une série porno, hein, on ne voit rien. Regardez The Magicians quand même, elle vaut tellement le détour !  

the outpost talon fin

En tapant ça dans un moteur de recherche, on tombe sur l’article « Comment ça, The Outpost est annulée ? ». Il y a donc une fin, certes, mais est-ce que la série a une fin qui boucle toutes ses intrigues ? Oui… Et en même temps, j’aurais quand même voulu une saison supplémentaire ! Je suis fasciné de voir qu’elle attire encore beaucoup de lecteurs sur le blog. J’ai l’impression que personne ne la regarde, que personne ne m’en a jamais vraiment parlé (à part Frankie), et pourtant, The Outpost continue d’obtenir de jolies statistiques sur le blog. Quant à savoir ce qu’il se passe à la fin, ne vous inquiétez pas, tout est détaillé dans ma critique du dernier épisode.

paradiste luste ep 04

Allez, un dernier pour la route histoire de ne pas avoir menti quand je vous parle de « -18 ». Si les moteurs de recherche redirigent gentiment vers une critique d’épisode de mon blog en analysant ça comme « Paradise liste épisode 4 », la réalité est toute autre et va vous rappeler l’importance de bien écrire les mots dans vos moteurs de recherche. Je trouvais ça étonnant ce « luste », alors par curiosité, j’ai tapé « lust » à la place. Ah oui, la luxure était un bon instinct pour comprendre que l’idée était en fait de trouver un épisode d’une série pornographique. Je n’ai pas poussé mes investigations plus loin, merci bien, mais ayons une pensée pour la pauvre personne qui a fini sur mon blog à la place de son site porno préféré…

Voilà pour cette première salve des requêtes improbables menant au blog ! J’essaierai de penser régulièrement à faire un tour dans les stats et vous proposer des articles, parce que ça ne me déçoit jamais… et parce que c’était sympathique de repenser à The Outpost pour une fois.

Bonne cinquième canicule à vous !

PS : si vous aussi vous tombez sur le blog de manière saugrenue, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, c’est vraiment l’un des meilleurs aspects de ma vie de bloggeur.

9-1-1 Nashville – S01E16 – Love to Death – 14/20

Encore des interventions pas du tout crédibles et qui coûteraient un bras si elles étaient réelles (oui, c’est un jeu de mots avec l’épisode), mais pourquoi pas ? Je suis un peu déçu que la série bâcle une sous-intrigue que j’aurais aimé voir développer sur plusieurs épisodes tout en reléguant en arrière-plan celle que j’attends le plus. En attendant, il faut se contenter d’une enquête et de quelques scènes d’action qui seront vite oubliées.

Spoilers

Quand un ex-mari se trompe d’adresse, Cam culpabilise.


It’s just chicken.

Comme prévu depuis deux épisodes, c’est enfin l’anniversaire de Blue. Il se voit offrir par ses nouveaux parents une voiture identique à celle qu’il a défoncé pour sauver Nashville et ose dire qu’il ne peut pas accepter. C’est tellement chiant, mais il l’est encore plus quand il se met à regretter que sa mère ne soit pas là. Elle ne lui envoie même pas de message pour son anniversaire cette connasse, cela dit.

Autant je l’aime bien quand elle manipule son monde et tout, j’ai trouvé naze de nous dire qu’elle était capable de ne pas parler à son fils de la journée. Franchement, elle ne décroche même pas quand il l’appelle ? Qu’elle arrête de pleurer, sérieux, c’est elle le problème à ce stade.

Taylor en a conscience et le dit à son copain, tout en s’occupant plutôt bien de lui cependant. C’est juste que je me dis qu’on a perdu de 9-1-1 Lone Star pour ça, quoi. Ce qui est intéressant, toutefois, c’est que Dixie accepte tout de même de communiquer avec Taylor. J’aime bien que ça lui permette de faire comprendre à Dixie toute la merde quelle fait – mais je la trouve encore trop sympathique. Elle récupère les affaires de Blue et ne le prévient même pas que sa mère est là ?

Je trouve ça quelque peu abusé, mais Blue semble se faire à l’idée et tout lui passer. Ainsi, en fin d’épisode, Dixie vient s’excuser, explique que c’est grâce à Taylor et Blue s’en contente. Je n’ai pas trop compris pourquoi ils accéléraient autant cette intrigue : il me semble que ça faisait un bon rebondissement d’avoir le fils et la mère qui ne se parlent plus pour quelques épisodes. Là, tout est réglé si vite que ça n’aura eu aucun vrai impact émotionnel. Tant pis, je suppose, c’est la franchise qui veut ça.

La première intervention de l’épisode nous rappelle qu’il y a une vraie limite dans cette série : nous ne connaissons pas vraiment les personnages de policiers quoi. L’Athena est ici Jay, en tout cas. Cam lui donne une adresse qui n’est pas la bonne, parce que l’ex-mari qui l’appelle lui donne la mauvaise adresse. Cam culpabilise aussitôt de cette erreur qu’elle aurait pu vérifier sur son système.

C’est d’autant plus dur qu’elle que Jay, Taylor et Roxxie ne peuvent rien pour la victime finalement : la femme meure sous les yeux de sa fille. Le soir, Cam se rend donc à sa réunion habituelle pour décharger sur son deuil. Je ne comprends pas du tout à quel moment elle peut culpabiliser alors que c’est l’ex-mari qui lui donne la mauvaise adresse – et puis, ça n’aurait clairement rien changé, en plus. J’ai eu du mal à la voir se morfondre pour ça.

Le but est de nous expliquer pourquoi elle se rend à l’enterrement de la victime, Vera. Cela n’a pas trop de sens qu’elle le fasse, donc la culpabilité est ce qui vient justifier tout ça. Le but ? À l’enterrement, elle rencontre la sœur de Vera. Cette dernière accuse l’ex-mari d’avoir tué sa sœur et relance la curiosité de Cam sur ce drôle d’appel foiré. Ainsi, Cam fait appel à son nouveau mec, Nick, pour mener l’enquête.

Elle fait un excellent travail de détective, bien aidée par le FBI. En séparant les pistes audio de l’appel (lol), elle entend que le meurtrier n’est finalement pas l’ex-mari. C’est plutôt la sœur en fait : elle était là au moment du meurtre et elle veut juste récupérer l’argent de sa sœur. Pour cela, il faut hériter et tuer aussi sa nièce. Rien de plus simple : son plan est de faire en sorte qu’elle se suicide.

Malheureusement pour elle, Cam veille au grain et envoie Jay vérifier ce qu’il se passe dans la maison. Prise de court, la tante lui tire dessus pour s’en débarrasser. Ce n’est pas la meilleure des idées. On part alors dans une intrigue qui ne risque pas d’exister dans la réalité : les pompiers font semblant d’être le SWAT pour occuper la kidnappeuse et s’infiltrer dans la maison pour soigner la gamine.

Ma foi. Tout ça termine par Jay qui se prend une balle – mais pas de quoi s’inquiéter, il survit. Don et Ryan réussissent à maîtriser la femme et à soigner la gamine. On a même une scène où elle se réconcilie avec son père, c’est fou tout de même. Bref, les scénaristes semblent être en roue libre à ce stade, avec des pompiers qui jouent aux flics et prennent des risques inutiles, mais en vrai, ça fait un bon moment de divertissement.

En conclusion de tout ça, Cam peut en tout cas être satisfaite d’avoir résolu l’enquête et sauvé la gamine. Elle oublie toute sa culpabilité sur l’erreur de l’adresse et termine l’épisode sur un vrai moment de joie. Non seulement ses collègues sont encore plus fan d’elle qu’avant, mais en plus elle décroche un rencard avec Nick. Il était temps que ça avance : autant le reste va vite, autant cette intrigue traînait pour rien tellement il était évident que les scénaristes voulaient en arriver là. Je ne suis pas convaincu plus que ça par ce couple, mais ça, c’est mon problème.

Une deuxième intervention de l’épisode m’a fait sursauter comme jamais lorsqu’une voiture s’encastre dans une clinique de fertilité. L’intrigue est assez atroce, avec une médecin qui perd sa main et tout un stock d’ovules/spermatozoïdes qui risque aussi d’être perdu. C’était atroce tout en étant drôle d’avoir les pompiers qui utilisent toutes les ressources à leur disposition pour refroidir tout ça. Évidemment, ils sauvent le stock sans trop de mal et hop, on passe à autre chose.

Autrement, dans les petites scènes qui ne servent à rien : Taylor est insupportable à être sur le dos de Roxxie en permanence, mais ça me fait plaisir de voir que les scénaristes ne perdent pas de vue l’intrigue romantique de celle-ci. Elle continue donc de flirter par SMS avec Elena et d’être reléguée à l’arrière-plan par les scénaristes. Je ne suis pas du tout frustré par la situation.

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Je veux plus de films comme ça (si, si) !

Salut les sériephiles,

En ce début de semaine, j’ai vu une éclipse incroyable (à ça d’en faire un article, j’adore les éclipses) et deux films qui me donnent envie d’écrire un article ce soir parce que j’ai vraiment accroché. Ils n’étaient pas parfaits, et même, ils étaient bourrés de défauts, mais j’ai eu l’impression qu’ils apportaient ENFIN ce que j’attends désespérément de mes séries : des histoires de fin du monde réussies, de la survie à échelle familiale et humaine, des personnages qui parviennent à être attachants même s’ils cumulent à peu près tous les défauts stéréotypés de leur tranche d’âge. Magique, non ?

À défaut de l’avoir dans les séries, je l’ai dans des films. Su-per.

L’un vient tout juste de sortir au cinéma, l’autre est disponible sur Netflix depuis quelques jours. Et l’un comme l’autre arrivent dans une période où, Spider-Man mis à part (promis, je ferai un article dessus à un moment), c’est un peu la diète côté cinéma pour moi.

The End of Oak Street

J’y suis allé parce qu’Anne Hathaway est géniale en ce moment et parce que j’avais vu passer les noms de J.J. Abrams et Michael Giacchino sur le projet. Ce que je n’avais pas forcément retenu, en revanche, c’est qu’il s’agit du nouveau film de David Robert Mitchell, le réalisateur d’It Follows (que j’ai adoré) qui n’avait plus sorti de long-métrage depuis huit ans. J.J. Abrams est ici producteur et Michael Giacchino signe la musique, comme d’hab.

Franchement, le film est un gros mélange de concepts déjà vus ailleurs : on a un quartier américain des années 80 (la mode Stranger Things a encore de beaux jours devant elle, apparemment) qui se retrouve envoyé à l’époque des dinosaures à la suite de quelques éruptions solaires, et on suit une famille typiquement américaine qui tente de survivre au désastre.

Ce n’est pas exactement le film qui va révolutionner la science-fiction, donc. Mais est-ce que j’avais besoin qu’il le fasse ? Pas vraiment.

Si le film ne tient pas franchement debout du côté temporel de la chose, et que cette fin est assez navrante en ce qui me concerne, j’ai vraiment passé un super moment de cinéma. On se marre bien, il y a du drama, quelques twists, de l’adrénaline face aux dinosaures et juste ce qu’il faut d’émotion. Surtout, le film n’oublie jamais que derrière son concept complètement perché, ce qui nous intéresse vraiment, c’est cette famille qui essaie tant bien que mal de ne pas mourir et, éventuellement, de continuer à se supporter.

C’est tout bête, mais ça fonctionne sur moi.

Non, vraiment, je suis sorti de là en me disant que j’avais enfin vu un bon film étatsuniens de science-fiction bien comme on les aime. Enfin, comme je les aime, peut-être ? Un gros concept, une famille dysfonctionnelle qui s’unit malgré tout, un monde qui part en cacahuète et des personnages obligés de se débrouiller avec. Je dirais même plus : des persos parfois complètement idiots. Sérieusement, et attention, petits spoilers : la recherche de Starbuck au milieu du film ou l’énorme incohérence à la fin, c’est pour m’achever ?

Et pourtant, ça ne m’a même pas empêché d’aimer le film. C’est peut-être ça, finalement, que je recherche en ce moment : pas forcément quelque chose de parfaitement écrit ou de totalement crédible, mais un concept suffisamment efficace pour que j’accepte de jouer le jeu et de me laisser embarquer. Pourquoi les séries ne le font plus ? Pourquoi est-ce qu’on manque cruellement de films qui le font ?

The Last House

Le second film dont je souhaite parler dans cet article, c’est The Last House, sur Netflix (Le Dernier refuge en VF). Je l’ai lancé sans savoir à quoi m’attendre du tout. J’étais même complètement à la ramasse : je pensais, probablement à cause de l’affiche aperçue uniquement en miniature, qu’il s’agissait d’un film d’horreur coréen.

Si je suppose qu’il y a ce qu’il faut pour faire peur à certains d’entre vous, c’est finalement surtout un film de science-fiction assez mignon et pas du tout coréen. Le film est réalisé par Louis Leterrier, réalisateur français auquel on doit notamment Insaisissables ou Fast X, mais aussi plusieurs épisodes de Lupin. Bref, que des trucs que je n’ai pas vu.

Ce qui est amusant, c’est qu’il expliquait justement avoir été attiré ici par quelque chose de beaucoup plus intime que ses habituels gros films d’action : une famille ordinaire confrontée à une situation complètement extraordinaire. Et c’est précisément ce qui m’a plu dans les deux films de cet article.

On suit ici une famille (le papa, la maman, le fils, la fille, toujours, c’est le schéma classique quoi) qui vit dans un quartier typiquement étatsuniens, décidément, et qui se retrouve un beau jour complètement enfermée chez elle. Impossible d’ouvrir les portes ou les fenêtres, impossible de sortir. Là où le début m’a immédiatement fait penser à The End of Oak Street, la direction prise est finalement l’exact inverse : dans un film, le quartier tout entier est projeté ailleurs ; dans l’autre, la famille ne peut justement plus quitter sa maison.

Eh, ça m’a fait regretter l’époque du confinement. Enfin, l’époque où on faisait taire son stress en regardant trois films par jour et en vivant d’amour et d’eau fraîche, en ce qui me concerne. Pas sûr que ce soit exactement le souvenir collectif de 2020.

S’il y a quelques longueurs, j’ai beaucoup accroché à la manière dont la famille apprend à survivre. C’est même ça qui m’a le plus intéressé dans le film : voir comment le quotidien se réorganise, comment les ressources diminuent, comment chacun trouve une place dans cette nouvelle vie et comment une situation complètement absurde finit presque par devenir normale.

Les personnages sont attachants, ils ont bien trop de chance pour que tout soit crédible et ils survivent encore et encore à des situations ou une temporalité qui auraient probablement réglé leur sort depuis longtemps dans la vraie vie. Mais là encore : peu importe. On se marre bien des petites références (le spot anti-piratage du DVD !), on tremble un peu pour eux, on ne comprend pas ce qu’il se passe et on découvre les règles au fur et à mesure.

Le début est sûrement trop long pour que le film fonctionne parfaitement, mais c’est justement pendant cette partie que je me suis dit que j’aurais adoré que The Last House soit une série. Franchement, il y aurait de quoi faire en suivant deux ou trois maisons du quartier, chacune avec ses propres méthodes de survie, ses tensions et ses découvertes. Le concept s’étend en plus facilement sur une très longue période de temps, alors forcément, mon cerveau de sériephile s’est mis à imaginer tout ce qu’on aurait pu en tirer sur dix épisodes ou même, soyons fous, 22 parce que ça me manque (pas du tout en boucle sur les mêmes idées dans tous ses articles, le type).

Je ne vais pas spoiler la fin ici, mais sans le côté increvable des personnages, je pense que le film aurait même pu être un coup de cœur, ne serait-ce que parce qu’il apporte enfin une idée un peu nouvelle dans son postulat de départ.

C’est basique à souhait et le film ne creuse pas forcément tous ses concepts ni toute sa mythologie, mais ça m’a vraiment plu. Y a même les petits moments émotions nécessaires. D’ailleurs, s’ils font un jour une suite, je suis très curieux de voir ce que ça pourrait donner.

On reste forcément beaucoup à la surface de l’univers parce que ce n’est jamais qu’un film de moins de deux heures, mais j’ai retrouvé quelque chose que j’aimais beaucoup dans les premières années de Netflix : cette impression qu’ils pouvaient proposer un film original avec un concept improbable et nous embarquer au passage.

Quant au message du film… Là encore, c’est très basique. Mais je n’avais pas besoin de plus compliqué. Cela m’a rappelé, et attention, ça va sortir de nulle part, ce qu’ils avaient fait avec Okja il y a presque dix ans déjà. Pas dans le concept, évidemment, mais dans cette manière de partir d’une idée de science-fiction assez énorme pour finalement revenir vers quelque chose de très simple et très humain.

Maintenant, redonnez-moi des séries comme ça !

Finalement, je crois que c’est surtout pour ça que ces deux films m’ont donné envie d’écrire cet article. Ils ont leurs défauts. Beaucoup, même. Ils sont parfois prévisibles, leurs personnages prennent des décisions débiles, leur mythologie mériterait d’être davantage creusée et leur scénario réclame régulièrement qu’on ferme gentiment les yeux sur la vraisemblance, mais je m’en fiche un peu.

Parce qu’ils m’ont rappelé à quel point j’aime ce type d’histoires : un petit groupe de personnages, si possible une famille dysfonctionnelle, fait face à une catastrophe qui provoque la fin de leur monde en enchaînant des décisions plus ou moins idiotes. Fear the Walking Dead, par exemple et pour n’en citer qu’une, ne commence pas autrement, en fait.

Pourquoi est-ce que je trouve ça dans deux films sortis à cinq jours d’intervalle et presque plus jamais dans mes séries ? Bref, je vous conseille vraiment ces deux films et j’espère qu’ils rencontreront assez de succès pour que quelques producteurs de télévision se disent qu’il est peut-être temps de secouer un peu la fourmilière des reboots ou revivals improbables et des teen dramas écrits pour les adultes. On en est là en 2026, non ?

Je veux à nouveau des séries de science-fiction perchées sur de la survie familiale et dysfonctionnelle comme ça.

PS : si vous aimez ce genre d’histoires de survie en pleine fin du monde mais que vous n’êtes pas trop films, je vous recommande aussi, tant que j’y suis, la lecture d’Aurora de David Koepp. Oui, oui, le scénariste derrière Jurassic Park, parfaitement.

Vous y trouverez ce même sentiment de regarder un bon gros film typique des années 2000, mais écrit avec un peu plus de modernité ; les mêmes défauts, avec des éléments pas toujours très crédibles s’appuyant pourtant sur de bonnes idées de départ ; et surtout cette même idée d’une survie dans un quartier qui n’a absolument rien demandé à personne.

L’histoire ? Des éruptions solaires, décidément, qui privent la Terre de presque toute son électricité. Je l’ai dévoré bien rapidement à la sortie de Cold Storage (autre très bon film original écrit par David Koepp, mais ça a moins à voir avec le genre de films dont je parle ce soir). Manifestement, j’ai un truc qui m’attire et qui me manque. Faut dire que la série la plus récente dans ce genre-là que j’ai dû regarder était un vrai naufrage, je crois… Oui, bien sûr que je vous parle de Manifest et peut-être que vous comprenez mieux pourquoi je suis allé au bout de celle-ci, du coup.