Walker – S02E15 (express)

Épisode 15 – Bygones – 14/20
Ah, c’est à croire qu’ils ont lu ma critique précédente ! On en revient enfin, avec cet épisode, à une intrigue qui se concentre davantage sur une enquête que sur les bons sentiments des personnages, et ça fonctionne bien parce que l’intrigue ramène un visage connu et appréciable pour la série. Bon, par contre, les intrigues secondaires étaient pénibles et longues. On ne peut pas tout avoir j’imagine.

Spoilers

Cordell se retrouve forcé de retourner sous couverture, avec Twyla comme partenaire.

L’épisode recommence dès la première scène en plein milieu d’une enquête de Cassie et Cordell. Oh, cela dit, même dans ce cadre-là, les deux regardent une série télé que Cassie adore (bordel, il était là mon point pour le Bingo Séries précédent !) et parlent de tout ce qu’il s’est passé dans leur vie lors des deux dernières semaines. C’est l’occasion d’évacuer Geraldine pour l’épisode : elle est partie en girls trip avec les Davidson. Allez comprendre.

Les scénaristes avaient besoin de se débarrasser de Geraldine de toute manière, parce qu’ils souhaitaient ramener Twyla dans l’épisode. J’avais un peu tout oublié de la planque de Duke et de sa promesse d’aller voir Twyla en prison, mais c’est vite revenu au cours de l’épisode quand il a été révélé qu’elle avait un lien lointain avec l’affaire en cours – du vol de cryptomonnaie.

Twyla est donc sortie de prison sans que Cordell n’aille la voir et elle est rapidement à l’origine de l’idée la plus foireuse du monde, que l’on retrouve dans toutes les séries policières : monter une opération sous couverture pour arrêter le criminel du jour. L’avantage, c’est que ça donne de bonnes scènes à la fois au duo Cassie/Cordell, parce que Cordell doit apprendre à faire confiance à sa nouvelle partenaire, tout en privilégiant le retour d’un flirt permanent entre Cordell et Twyla.

Cette dernière met du temps à gagner la confiance de notre ranger et semble passer sa vie à faire en sorte d’être mise en doute par celui-ci, mais le but est de créer de faux retournements de situation tout au long de l’épisode pour maintenir notre intérêt. Cela fonctionne plus ou moins, mais j’ai toujours eu confiance en elle, me doutant bien qu’elle ne revenait pas juste pour le plaisir de la refoutre en prison en fin d’épisode.

Au passage, elle apprend aussi à connaître Cassie et ça la met dans une position où nous ne la connaissions pas non plus. Le duo fonctionne très bien aussi, elles m’ont fait rire par moments, même quand le scénario était ridicule. Et en fin d’épisode, Twyla se retrouve un peu plus libre qu’avant grâce à Cassie et grâce au travail qu’elle a fait pour faire arrêter le criminel, yay !

Bref, s’il n’y avait que cette intrigue, j’aurais probablement mis une très bonne note à l’épisode. Malheureusement, il fallait s’occuper des autres personnages de la série également, et c’est là que ça a commencé à être n’importe quoi : la série ne sait tellement plus quoi faire de Tray qu’il se retrouvera déjà coach émotionnel pour rangers ? Comment en arrive-t-on là ? Eh bien, il aide James à exprimer ses sentiments pour qu’il parvienne à séduire à nouveau sa femme.

Si cette phrase n’est pas déjà assez ridicule pour vous, j’ajoute qu’il le fait en présence d’August, un adolescent qui ne se remet toujours pas de sa rupture avec une copine qui n’avait rien à foutre de lui depuis le départ. Et qu’ils font tout ça dans une break room en criant qu’ils ont mangé du yaourt ce matin. Vraiment, c’était long et pénible comme sous-intrigue tellement ça n’a aucun sens. Après, faut bien justifier le salaire de l’acteur et plus personne ne va au lycée pendant les épisodes, donc il n’allait pas être indéfiniment coach de lycée.

D’ailleurs, plus personne ne va au lycée, mais Stella est quand même acceptée dans la fac de ses rêves. C’est si simple la vie à la télé américaine. Toutefois, ce n’est pas si simple que ça en a l’air : elle n’ose pas l’avouer à sa famille car elle sait que l’école qu’elle vise coûte trop cher. Elle ment donc à sa famille et à son copain pour plutôt aller demander l’avis et l’aide… du fils Davidson.

Ben voyons. Tout cela mène à une intrigue au ranch Walker devenu ranch Davidson où Stella se rend compte que les chevaux risquent de s’empoisonner à cause de plantes qui poussent dans un champ qui n’est plus clôturé alors qu’il l’était avant. Elle appelle à la rescousse son grand-père parce qu’elle ne savait pas qui d’autre appeler (au hasard : August, Tray, Liam…) pour lui venir en aide.

Mieux encore, elle le fait avant de parler du problème au père Davidson, ce qui fait qu’il s’énerve de voir Bonham débarquer pour tout gérer. Par contre, une fois qu’ils ont coupé toutes les mauvaises plantes, il n’hésite pas à demander à Bonham de l’aide pour gérer le ranch car il ne sait pas faire.

Le monde à l’envers, franchement. Le pire est encore que Bonham est prêt à accepter pour honorer ses ancêtres… et peut-être pour surveiller son idiote de petite-fille qui veut flirter à nouveau avec le fils Davidson. Vraiment pas passionnant comme intrigues, je vous l’avais dit !


Walker – S02E14 (express)

Épisode 14 –  No Such Thing As Fair Play – 14/20
Un épisode qui est loin d’être un épisode d’action, à nouveau. Au moins, on prend le temps de traiter à peu près correctement les conséquences des révélations de l’épisode précédent, mais ça n’empêche que c’est toujours étonnant de voir à quoi sont réduites les enquêtes sur cette saison 2. Le pire ? Je crois que je préfère cette deuxième saison qui se fait sans temps à jouer les ranger…

Spoilers

La foire annuelle des rangers permet de relancer l’enquête sur l’ancien partenaire de Cassie.

Pfiou par où commencer encore avec cet épisode ? Peut-être par le cœur même de l’intrigue qui laisse totalement de côté l’idée que nous sommes face à une série policière pour plutôt se concentrer sur tout le reste, à savoir principalement les relations entre les différents personnages lors… d’une fête foraine des rangers. Annuelle. Organisée par les rangers. Et où tout est gratuit apparemment ?

Ecoutez, je ne sais pas, c’est cette série. Elle est étrange, les personnages semblent se remettre super vite de la perte de la demeure familiale et sont tous prêts à aller faire la fête, laissons les faire. Cela n’empêche en rien Stella d’être toujours insupportable avec ses histoires de cœur et ses peines. Cette fois, donc, elle recommence à se rapprocher du fils Davidson, quand bien même celui-ci lui a probablement volé sa chambre.

Il n’est pas si méchant de toute manière, il est désolé pour elle… et après une conversation avec Geri, il comprend qu’il doit s’excuser auprès de Stella, puis lui offrir le collier de sa mère qu’elle avait oublié sur place. Ouais, OK, mais bon, ta tante sort avec le père de cette ado imblairable mon coco, il va peut-être falloir revoir ton plan de drague.

Ah ben oui, parce que Geri est une Davidson maintenant. Elle aussi semble s’en remettre assez vite, mais en fait, elle ne fait que retarder l’inévitable : il faudra bien faire face à la vérité et à ce que ça change pour elle de savoir qu’elle est une Davidson. Si le début de l’épisode nous montre donc une Geri plutôt heureuse de vivre et charmante, avec un couple solide quand il s’agit de Cordell, la suite nous détrompe totalement.

Au contraire, une fois face à Abby et forcée de parler avec elle, Geri change de discours et prend instinctivement la défense de sa mère adoptive. Elle sent aussi de la haine en elle quand il faut être confrontée aux mauvaises excuses d’Abby. Cette dernière a au moins la classe d’être sincère, c’est déjà positif. Malheureusement, ça mène tout de même Geri à prendre la décision de rompre une fois de plus avec Cordell, parce qu’elle estime que c’est ce qu’il faut faire pour prendre du recul sur la situation – et avoir le temps de découvrir qui elle est à la lumière de ces nouvelles informations. Pourquoi pas ?  

Sinon, la foire toute pourrie est l’excuse que trouvent les scénaristes pour nous ramener Tray dans la série. Il était temps de le revoir, même s’ils n’ont toujours rien à lui faire faire et que rien ne justifie sa présence à une foire de rangers maintenant qu’il n’est plus avec Micki. Il a toutefois l’occasion de rencontrer Cassie, ce qui est sympathique.

Bien sûr, les scénaristes ne sont pas des plus subtils et forcent totalement la relation entre Cassie et Tray. Je ne sais pas trop comment prendre autrement leur temps dans la tente de la diseuse de bonne aventure. Il était sympa de les voir sympathiser, mais ça tournait trop vite au flirt, et c’était bizarre.

Il y a tout de même une pseudo enquête autour de l’épisode, parce qu’il faut bien que Cordell fasse semblant de travailler de temps en temps. Il est ainsi embauché par sa nouvelle partenaire, Cassie, pour mener l’enquête sur son ancien partenaire à elle. La foire annuelle est tellement un événement qu’elle attire les rangers des villes voisines, figurez-vous. Parmi eux, il y a l’ancien capitaine de Cassie, qui n’est pas ravie de le revoir – et inversement.

Il faut dire que l’ancien capitaine de Cassie sort désormais avec la femme de son ex-partenaire, alors ça fait beaucoup pour Cassie. Persuadée qu’elle tient là une nouvelle piste, elle envoie Cordell mener l’enquête discrètement. Discrètement, c’est la consigne ; pas l’exécution : il est un gros boulet quand il interroge l’ancien capitaine et c’est vite grillé.

Ce n’est pas grave : l’ex compagne souhaite vraiment que Cassie soit tenue au courant de la vérité. Dès lors, l’ancien capitaine raconte à Cassie que s’il a signé les papiers sur la mort de son ex partenaire, c’est parce que de nouvelles preuves existent et que l’ancienne femme avait besoin de l’argent. Les nouvelles preuves ? Oh, ça sentait le gros bullshit avec une arme à feu sortie de nulle part et du sang…

Et ça se confirme en fin d’épisode que c’est n’importe quoi, parce que l’ancien capitaine se rend dans une caravane où, vous l’aurez deviné, se trouve un homme qui ne peut qu’être l’ancien partenaire de Cassie. On verra plus tard ce qu’il en est, j’imagine. Espérons juste que Cordell sache encore faire une enquête pour démêler le vrai du faux dans tout ça !


Station 19 – S05E18


Épisode 18 – Crawl Out Through the Fallout – 18/20
Cet épisode ressemble un peu à un rendez-vous manqué avec la fin d’une saison, étant plus un épisode de la semaine très bon qu’une vraie fin comme on s’y attendrait. Pourtant, les intrigues évoluent vite et certaines atteignent une apogée dans l’épisode, c’est évident, mais tout n’est pas à la hauteur de mes attentes. Dans l’ensemble, ça reste un épisode solide et vraiment réussi. Vivement la saison prochaine !

Spoilers

Un bus scolaire entre en collision avec un camion contenant des substances radioactives, alors qu’Andy prépare son procès et que Carina est sur le point d’obtenir sa green card – peut-être.


You are the village that our brother Dean wanted for his daughter.

J’ai autant envie de voir cet épisode que j’ai envie d’en retarder le visionnage : c’est le dernier avant un bon moment, puisque c’est la fin de saison. Je sais déjà à peu près ce qui m’y attend, de la famille de Jack au procès d’Andy, en passant par les envies politiques de Travis ou le bébé à venir de Carina et Maya – si Carina parvient à avoir sa green card ?

Il y a beaucoup à traiter dans cet épisode et je suis curieux de voir comment ils le feront. Cela commence plutôt bien avec Andy et Jack vivant clairement ensemble le temps de trouver d’autres victimes de Jeremy, quitte à se taper tous les commentaires qui critiquent Andy. Jack la force à manger alors qu’elle trouve justement un commentaire, et c’est plutôt cool de les voir interagir comme ça.

Bon, après, ça fait vraiment couple, même si Andy lui a dit qu’il était son frère. Bordel, si j’en suis à retrouver qu’ils font un bon couple, c’est peut-être qu’on a fait le tour de la série. Ou peut-être que c’est parce que Sullivan est de nouveau heureux en couple avec la cheffe Ross. C’est presque dérangeant à voir à force. Ils sont heureux, on a compris, next. Je suis de mauvaise foi, je sais. Cela ne m’a jamais dérangé quand c’était Vic et Théo, Carina et Maya, ou même Maya et Jack, d’ailleurs.

Bref, revenons-en à la caserne où le débat du jour est de savoir si Andy a bien fait de refuser la proposition de faire neuf mois de prison au risque d’y passer dix ans si elle perdait son procès. Elle a l’argent pour le faire et d’après Vic, elle a bien raison : un accord la ferait passer pour coupable aux yeux du monde, surtout que le monde la juge déjà. Loin de ce débat, Travis envisage toujours de devenir maire, comme je m’y attendais. Il découvre juste que ce n’est pas si évident que ça.

Pendant ce temps, Carina est hyper stressée car elle a son entretien pour la green card. Ca aussi, je m’y attendais, et il était mignon de la voir sur son 31 et toute stressée en même temps, avec Maya tentant de la rassurer comme elle le pouvait. Si je suis tout à fait du genre à faire la même blague que Maya sur le passeport oublié, je tiens à souligner tout de suite que c’est la pire des idées de faire ce genre de blague. Bref.

La scène est franchement super mignonne, même pendant l’entretien, parce qu’on sent la sur-préparation de Maya, le stress de Carina et la gêne que c’est de devoir raconter à un fonctionnaire toute sa vie, la raison d’un petit mariage à 12 (merci la pandémie, cela dit) ou sa première rencontre avec sa femme. C’est plutôt chouette en tout cas, ce genre de scène confirme à quel point l’alchimie entre les actrices est présente.

Bon, par contre, c’est une série américaine, et c’est Maya, alors il fallait qu’elle en fasse trop. N’aimant pas être sans cesse obligée de se taire car c’est à Carina de parler, elle finit par déverser tout ce qu’elle a sur le cœur concernant sa hiérarchie quand elle en a l’occasion. Autant Carina parle vraiment comme à un ami et en toute honnêteté, autant Maya y va un peu trop, agressant limite verbalement le fonctionnaire en face d’elle. Elle semble tellement sur la défensive !

Et pourtant, voir Maya et Carina se disputer comme un couple, et avoir le même humour, et être d’accord, et compléter les phrases l’une de l’autre… Eh, le fonctionnaire accorde la green card à Maya et Carina. Tout est bien qui finit bien pour cette intrigue.

Pour en revenir au procès d’Andy, celle-ci est persuadée que Jeremy a agressé d’autres femmes et elle fait tout ce qu’elle peut pour le prouver. Ainsi, elle prend la parole par-dessus son avocate pour avoir la confirmation que d’autres personnes ont bien déclaré que Jeremy était un agresseur, mais anonymement. L’avocate est loin d’être ravie de voir Andy si impulsive, persuadée que cela n’a pu que faire mauvaise impression.

Elle est loin d’avoir découvert toute la folie d’Andy cependant : sa cliente la traine ensuite dans un bar où elle compte retrouver l’une des victimes de Jeremy. Rien que ça. Et bien sûr, comme c’est toujours le cas, Andy débarque sur son lieu de travail pile quinze minutes avant la pause de cette Holly, qui n’est pas ravie de rencontrer Andy de cette manière.

Elle accepte pourtant de lui parler. L’histoire n’est pas glorieuse : Jeremy l’a violée derrière un bar, exactement comme Andy, mais elle ne s’en est pas rappelée immédiatement. Oh, bien sûr, elle en a parlé au doyen de sa fac, sauf que celui-ci n’a pas voulu briser l’avenir prometteur d’un jeune homme. Ben super, merci monsieur. Aujourd’hui ? Holly ne souhaite pas parler parce qu’elle a un petit garçon et qu’il finirait par l’apprendre.

Andy lui explique alors que ce serait une bonne chose qu’il soit en colère de l’apprendre – ce que sa mère souhaite éviter – car les garçons aussi ont besoin d’être énervés face à ce genre d’histoire pour que le changement puisse se produire. C’est on ne peut plus vrai. Et cela suffit à convaincre Holly de venir témoigner pour elle, avant même le début du procès.

Enfin, ce ne serait pas une fin de saison sans un gros problème à régler. Pour cette saison, il s’agit d’un accident d’un bus scolaire sur le point de tomber dans un ravin avec un camion qui transportait des substances radioactives, empêchant les pompiers de s’approcher de trop près du bus dans lequel on devine au moins un adulte blessé, puisque personne ne sort du bus et que les enfants hurlent à l’aide.

C’est digne d’un épisode banal de 9-1-1 tout ça, mais ce n’est vraiment pas habituel pour la caserne 19 qui rechecke aussitôt toutes les consignes. Ils sont forcés d’attendre l’arrivée de secours, mais la situation est assez intenable avec des enfants hurlant et criant à l’aide dans le bus, un chauffeur de camion qui se sait condamné mais est coincé dans son camion par une jambe blessée et un produit radioactif qu’ils ne peuvent pas toucher.

La situation est absolument terrible à regarder, et elle doit l’être encore plus à vivre. Les enfants tentent évidemment d’ouvrir les fenêtres du bus, et quand l’un y parvient finalement, ils n’ont d’autres choix que de leur expliquer ce qu’il se passe pour de vrai. C’est bien compliqué comme situation, avec des alarmes se mettant à sonner chaque fois qu’ils approchent trop près du bus. C’est particulièrement inquiétant pour Vic dont l’alarme retentit plus fort que les autres, indiquant qu’elle a atteint la limite maximale, mais qui reste quand même sur la scène.

C’est le moment que choisit le chauffeur de camion pour sortir de son camion et proposer de jouer les héros en déplaçant le contenu radioactif. Il sait très bien qu’il sacrifie sa vie en faisant ça, mais il le fait parce qu’il a une fille de onze ans qui souhaite devenir scientifique. Il sait bien qu’il ne la verra pas grandir, mais il aimerait que quelqu’un se sacrifie pour sa fille.

Grâce à son acte, les pompiers peuvent finalement commencer à agir avant l’arrivée de l’équipe de secours, et ça leur permet donc de sauver les enfants. Bon, il y en a quand même un pour parler plus que les autres, alors ça ne me rassure pas : c’est toujours mauvais signe. Le but semble pourtant être simplement de remuer le couteau dans la plaie pour Jack qui voit l’enfant rejoindre sa mère en courant ensuite.

J’ai aimé tout de même de voir Jack dire constamment au gamin de remettre son masque. C’est clairement le genre de répliques qui n’aurait pas existé avant 2020, mais ça ajoute une touche de réalisme bienvenue – même si c’est débile car on sait bien qu’on a demandé à l’acteur enfant de retirer son masque pour qu’on l’entende mieux et qu’on le voit jouer. Tss.

Bref, tout ça mène à Ross qui arrive sur la scène pour vérifier si toute l’équipe va bien. C’est gros comme tout, mais ça lui permet aussi d’annoncer qu’une plainte va être déposée contre le chauffeur, alors même que les pompiers le voient comme un héros. Ce coup bas ne peut venir que de Dixon, et Travis est tellement frustré qu’il annonce aussitôt à Ross qu’il a bien l’intention de se présenter pour gagner l’élection et être maire de Seattle.

Si elle ne peut pas le soutenir en tant que cheffe, Ross accepte évidemment qu’il le fasse – et dans le fond, elle pense comme lui. Elle se rend ensuite à la caserne pour… fêter l’adoption de Pru. C’est ridicule, et Maya le souligne à raison cette fois.

Pour les pompiers, revenir à la caserne prend un peu plus de temps, le temps de vérifier si les radiations n’ont pas trop mis en danger la santé de tous ceux impliqués. Dans le camion pour rentrer, le capitaine Beckett explique à Sullivan qu’il a pris la décision de redevenir sobre, parce que cet appel l’a remué apparemment. Il n’en faut pas plus pour que Sullivan le raconte aussitôt à Ross à la fête. C’est un peu gros.

La fête ? Tout se passe bien, et même très bien : les scénaristes en profitent pour faire un petit hommage à Dean qui est touchant juste comme il faut – jusqu’à ce que Vic craque et me touche encore plus. C’était déroutant juste ce qu’il faut, et l’actrice a géré le moment à merveille. Dans le même genre, il est agréable de voir le personnage de Ben évoluer et grandir en fin. Durant l’épisode, il a pris la décision de ne pas se mettre en danger et contredire les ordres – pour Pru. C’était donc ça qu’il lui fallait pour arrêter d’être insupportable ?

Cependant, si tout se passe très bien, c’est surtout parce qu’Andy est libre et n’aura même pas à subir de procès. Apparemment, trouver une victime supplémentaire était suffisant. Euh. J’ai du mal à y croire, surtout que la décision est soi-disant prise en une journée, mais bon, on va faire avec, j’imagine.

L’épisode pourrait s’arrêter là, mais ça manquerait probablement de cliffhanger. Ils ne peuvent tout de même pas se contenter d’un happy ending. Je suis un peu frustré par le premier cliffhanger de l’épisode, qui voit Maya demander à Ross de récupérer son poste… en lui faisant un chantage, expliquant qu’elle sait très bien qu’elle et Sullivan couchent ensemble. C’est un chantage digne de Sullivan, et j’ai du mal avec. En plus, elle interrompt une scène où Ross suggérait qu’Andy allait possiblement revenir à la caserne 19 si une place se libérait. Mais laquelle ?

Alors qu’Andy passe une bonne soirée à entendre Travis se dire prêt à être candidat d’un mouvement indépendant, Ross débarque finalement pour lui redonner son poste de lieutenant à la caserne 19. On termine ainsi sur un énorme WTF : Jack démissionne et se barre sans dire au revoir à personne. Ma foi, c’est sûr que ça fait un moment qu’il ne se sentait plus à sa place, mais euh ? C’est totalement inattendu – et bon, il est sur le point d’être papa, espérons, ce n’est peut-être pas le meilleur moment ?

EN BREF – C’est une saison qui fut une fois de plus à la hauteur de ce que j’en espérais après la saison précédente qui était elle-même géniale. Même si l’épisode final manquait peut-être d’un petit quelque chose et paraissait plus être un épisode de la semaine assez classique, je considère que la série a vraiment trouvé son créneau et son rythme.

Il faut dire que le décès de Miller avait déjà frappé l’équipe et qu’il était compliqué d’aller plus loin que ça en fin de saison, que je suis un peu déçu de l’absence de procès pour Andy après une scène pareille, mais que quoiqu’il arrive, je suis au rendez-vous pour la saison suivante : la série a en effet la bonne idée de défendre vraiment des valeurs et des idées sociales qui me paraissent importantes. C’est parfois schématique ou trop prévisible, mais je n’arrive pas à leur en tenir rigueur.

L’attente avant la suite sera longue désormais.

 

Bingewatcher les séries de networks, quel kiff !

Salut les sériephiles,

Je vais repartir sur un article qui est très blabla ce soir, mais comme je ne publie pas grand-chose ces derniers temps, personne ne pourra m’en tenir rigueur car il est plus difficile de se rendre compte que je blablate régulièrement quand je ne mets pas tout en ligne dans les temps. Malin, non ?

Les faits…

Aujourd’hui, samedi 16 juillet 2022, j’ai décidé qu’il était temps pour moi de me rattraper mon retard dans Station 19 et Grey’s Anatomy. Cela est en train de se voir sur le blog car j’ai programmé plein d’articles sur ces séries pour une publication ce soir – et demain soir pour le final de la deuxième série. Et si ce soir j’ai la migraine parce qu’enchaîner plein d’épisodes un jour de canicule n’était peut-être pas la meilleure des idées, j’ai quand même envie d’en parler sur le blog parce que… ça fait du bien !

Voir aussi : Station 19 (S05) | Grey’s Anatomy (S18)

Concrètement, cela faisait trois mois pile que j’avais arrêté de regarder ces deux séries. Depuis une semaine ou deux, j’essaie de me remettre le pied à l’étrier en étant à jour dans mes hebdos du moment et en reprenant progressivement mes séries arrêtées en cours de saison, mais je le faisais à coup d’un épisode ou deux de la même série par jour. Il y a eu une exception : j’ai enchaîné quatre épisodes de Moon Knight. C’était bien, mais ça ne m’a fait pas le même effet qu’aujourd’hui. J’ai donc cherché à comprendre pourquoi.

La particularité Shondaland

Bizarrement, pour les séries Shondaland, j’ai plus de mal à le faire. Cela s’explique : il y a plein de personnages et tous ne sont pas forcément présents à chaque épisode, les intrigues se bingewatchent bien car elles avancent un peu à chaque épisode, l’habitude de regarder les séries est ancrée (depuis dix-huit ans)… Rien de bien compliqué à enchaîner les épisodes, surtout qu’avec les possibles crossovers, il faut regarder un épisode de chaque pour tout voir dans l’ordre sans risquer de se spoiler.

C’est ce dernier élément qui est le plus compliqué : je les vois vraiment comme des blocs de deux épisodes, et c’est difficile de regarder un bloc de deux épisodes sans avoir envie d’en voir un deuxième, histoire de voir un peu tous les persos, même s’il n’y avait pas de gros cliffhangers. Du coup, pourquoi pas un troisième bloc ? Et pourquoi pas juste un épisode de plus ? Et pourquoi pas le dernier de la saison ? Je suis en vacances, j’ai le droit de faire ça, non ?

La comparaison douloureuse

Bref, j’y ai passé ma journée en retrouvant le sentiment qui fait que j’aime tant les séries : c’est fluide, ça s’enchaîne tout seul, on sent qu’il y a un début, un milieu et une fin à l’épisode, mais aussi à la saison. Et bordel, ça fait du bien, en fait. Comme ici, il s’agit d’un duo de séries un peu plus anciennes, ça me rappelle ce que j’adore tant dans les séries, cette impression que l’histoire ne s’arrête jamais, mais qu’elle continue à un bon rythme tout de même, sans vrai temps mort. Oui, il y a eu des épisodes qui servaient à combler le temps, mais ça ne me fait pas l’effet des productions Netflix où on est calibré sur des épisodes d’une heure avec temps mort pour étirer l’épisode et faire une pause dans l’intensité d’un bingewatching…

Je parlais de Moon Knight plus haut, et elle a un peu ce défaut aussi. Sur Disney +, le problème est aussi que les saisons ne font que six épisodes, mais tentent de raconter énormément de choses. Par conséquent, on se perd dans le mystère et la mythologie de ce qui est raconté, au détriment d’un vrai attachement aux personnages. Et les séries de networks font tout l’inverse, surtout celles-ci : elles développent vraiment les personnages (au pluriel), et elles le font un peu à chaque épisode.

Voir aussi : A-t-on fait le tour du Marvel Cinematic Universe ?

Le constat

Voilà, c’est ça le fond du sujet de cet article : ce n’est pas tant que j’aime les séries du Shondaland où certains vont parfois stagner faute d’être dans l’épisode ou d’avoir une nouvelle histoire à vivre, c’est que j’y retrouve ce que j’aime depuis toujours… Un bon rythme pendant 42 minutes, des avancées pour les personnages, des dynamiques cools et la sensation d’avoir toujours envie d’un épisode de plus pour avancer jusqu’à la fin de saison, sans jamais s’ennuyer en cours de route. Désolé Netflix, mais tu n’arrives plus à me convaincre de le faire autant avec des séries dont les épisodes durent une heure. Pourtant, je suis sûr qu’il y en a plein que j’aimerais.

Je m’y remettrai aussi. Il faut d’abord que je regarde mes autres séries de network. Je suis sûr qu’elles me feront le même effet, en plus, si je les bingewatche. Reste à trouver le temps, par contre, et ça, ce n’est pas gagné. En attendant, c’était une belle journée qui me rassure un peu sur ma sériephilie. Il faut bien, de temps en temps.