How I met your father – S01E02

Épisode 2 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein. 

Spoilers

Sophie tente de se remettre de sa rupture avec Ian et se rend dans un club nommé FOMO sous les conseils de Valentina.

They say there’s no such thing of having FOMO inside of FOMO.

En 2050, Sophie ne s’est pas encore resservie de son vin, mais elle est toujours au téléphone avec son fils qui ne lui raccroche toujours pas son nez. Pourquoi ? Mystère. Il a beau lui demander d’aller directement à la conclusion de son histoire, Sophie a vraiment envie de lui raconter tous ses rencards et tout le temps que ça lui a pris de rencontrer son père.

Est-ce que le gamin ne connaît pas le nom de son père du coup ? C’est possible, mais pas rassurant, tout de même. Allez, qu’importe, c’est reparti pour 2022. On y apprend que Sophie a peur du porno, apparemment, parce que le gouvernement peut traquer ce qu’elle fait et qu’elle fait du sport avec Valentina pour se réconforter – quand elle n’écoute pas sa chanson de réconfort.

On sent bien au rythme que l’équipe derrière la série est toujours la même que dans la série d’origine, mais ça ne marche pas aussi bien en 2022 qu’il y a quinze ans, désolé. En plus, ils avaient prévu que cet épisode serait diffusé une semaine après le précédent, et ce ne fut pas le choix d’Hulu. Dommage. Je suis en manque de sitcom, cela dit, alors pourquoi pas.

Bon, Ian étant reparti en Australie désormais, il faut trouver une nouvelle intrigue pour cet épisode : c’est Valentina qui nous l’apporte sur un plateau en voulant à nouveau rompre avec Charlie. On comprend bien que le but est de nous expliquer que ce couple ne va pas arrêter de rompre et de se remettre ensemble, mais ça permet aussi de mieux cerner le personnage de Valentina. Quant à Sophie, elle est persuadée que le vrai problème de Charlie est qu’il n’a pas d’amis à New-York.

Elle propose donc d’organiser une soirée avec le trio Sid, Jesse et la sœur de Jesse dont je n’ai toujours pas le prénom. Là-dessus, je dois bien reconnaître que c’est efficace : pour une fois, je trouve que ça ne fait pas trop forcé comme prétexte pour que les personnages se retrouvent. Et si Jesse devrait répondre non, le fait que ça vienne de Sophie pour qui il a bien un semblant de crush justifie qu’il dise oui, une fois forcé par son meilleur ami et sa sœur.

Bref, je dois dire que j’accroche à peu près à l’idée, de même que ça m’a fait rire de voir Charlie en costume. On sent qu’il est un peu une version soft et mixée de Barney et Robin à la fois, l’étranger qui apporte un lot de clichés, le riche à côté de la plaque avec des attentes bien différentes de ce qu’est la vie. Est-ce que je suis en train de réajuster mes attentes pour passer un bon moment devant la série ? Probablement.

J’ai aimé le fait que Sophie reçoive un message de Ian pile au moment où elle était prête pour une soirée fun en tout cas. Cela n’arrange pas les affaires de Jesse probablement, parce que bon, on vient d’apprendre qu’il avait un sacré budget de mouchoirs. Il est tout angoissé de voir que Sophie a toujours des pensées pour Ian, mais quand Sid entend Valentina parler d’une soirée arrangée, il est aussitôt persuadé que c’est pour Sophie et Jesse. Il est loin du compte le pauvre.

En attendant, le message de Ian pour Sophie n’est jamais qu’un selfie avec une private joke. La série s’embarque dans la longue tradition des running-gags de la série-mère… mais ça paraît moins efficace qu’avant. Peut-être que j’y suis trop habitué, peut-être que ce délire autour de Jason Momoa n’était pas drôle, peut-être que c’était original comme idée à l’époque mais que ça ne l’est plus en 2022. J’ai déjà fait mon choix.

Pour l’instant, la série manque aussi clairement d’un lieu culte où les personnages se retrouvent… et quelque chose me dit que ce ne sera pas FOMO. On n’a pas le droit d’y prendre de photos, la sœur de Jesse s’y ridiculise en essayant de draguer et Charlie ne parvient pas à se faire des amis parce qu’il est vraiment trop perché.

Jesse en arrive aussi à essayer de draguer Sophie – et pourtant, elle a laissé tomber le décolleté, hein. Elle accepte donc de passer un moment à part avec Jesse… sauf qu’elle repère un autre sosie de Jason Momoa sur la piste de danse et décide aussitôt de le prendre en photo. Si elle avait fait la morale en début d’épisode à Valentina en lui expliquant qu’il fallait qu’elle soit plus mature et patiente avec Charlie (mais pourquoi ?), elle lui explique désormais qu’elles sont encore jeunes et peuvent prendre de mauvaises décisions, comme celle de rester en contact avec Ian et de rire un coup même si ça la fera souffrir.

Arf, je ne sais pas si je vais aimer la série quand elle s’embarquera sur tout ça. Quant à la photo qu’elle prend, elle lui vaut inévitablement une exclusion du club, sans plus d’explications que ça. Cela permet à Jesse de comprendre qu’elle ne veut pas de lui, et quand il en parle à Sid devant Charlie, ils comprennent tout le quiproquo. Jesse et Sid abandonnent donc la sœur du premier pour aller dans le bar du premier, alors que Valentina se retrouve à rompre avec Charlie.

L’avantage, c’est qu’elle lui explique les vraies raisons de la rupture, alors bon, ils se remettront ensemble, probablement. Et l’air de rien, son plan fonctionne : Charlie se rend au bar avec Sid et Jesse, et l’amitié prend complètement entre Charlie et Sid qui se découvrent des goûts communs. Par contre, va falloir m’expliquer comment ils ont pu sortir de la boîte sans tomber sur Sophie, assise sur le trottoir devant. Au moins, elle peut partager un moment réconfortant avec Valentina (qui s’assure que son manteau blanc TOUCHE le trottoir sur lequel elle est en train de s’asseoir ???).

L’épisode finit par amener tout le monde au bar, parce que même si on ne sait pas bien pourquoi, Valentina veut se réconcilier avec Charlie. Celui-ci décide de prendre son propre appartement finalement, de manière à pouvoir avoir des rencards avec Valentina sans continuer de l’étouffer. Bien sûr, oui, c’est comme ça que fonctionne la vie, c’est bien connu. Et c’est bien connu aussi qu’on peut facilement entrer dans ce qui ressemble à une réserve privée du bar pour faire l’amour.

Là-dessus, les scénaristes ne changent pas trop et se gardent les mêmes lieux que dans la série originale, avec la même disposition de bar. Le bar iconique dont on avait besoin est donc celui-ci, et ça se sent bien en fin d’épisode. Une fin d’épisode où je me suis dit que j’aimais bien malgré tout les défauts cette série. C’est cheesy, un peu, avec Sophie qui décide de rester ami avec Jesse et de ne pas envoyer la photo à de Jason FOMO-moa à Ian. Elle le regrettera probablement, mais la fin d’épisode révèle que Jesse a la même chanson de réconfort qu’elle – et un goût particulier pour les jeux de mots avec son chat nommé Jesse’s girl, comme une chanson que j’ai maintenant en tête.

Ah, et il est à noter que Kim Cattrall s’efface beaucoup plus dans cet épisode… et c’est une bonne chose car le rythme est bien moins cassé, ouf !

How I met your father – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 12/20
C’est moins bien que ce que j’en attendais, et c’est bourré de petits défauts qui ne parvient pas à la rendre charmante pour le moment. Je suis frustré parce que j’avais bon espoir d’accrocher à fond avec ce casting, mais une partie des changements opérés à la formule d’origine ne fonctionnent pas du tout. Les gags sont loin d’être aussi efficaces que dans la première série, et on a surtout peine à voir comment ils arriveront à être en avance sur leur temps si la série reste si convenue. Pas de quoi devenir culte, donc, Et comme toute la saison est déjà filmée, je doute que ça s’améliore rapidement, puisqu’ils n’ont pas eu le recul des critiques avant…

Spoilers

En 2050, Sophie appelle son fils pour lui raconter comment elle a rencontré son père.

I had to meet you Sophie.

Bon. Cela commence déjà mal : ils ont foiré le générique ? C’est un vrai plaisir de réentendre les notes de musique qui participaient au succès de la série originale, mais cette superposition de photos est déjà clairement moins fun que le générique de base. Purée, on est en 2022, pourquoi ce look années 80 aux photos ?? Et pourquoi tant de photos où ils sont… seuls ? On dirait un book plus qu’un générique sur un groupe d’amis.

Eh, j’ai déjà fait pause avant même la fin de la première minute. Je m’étais promis de me regarder tout l’épisode sans interruption, mais j’ai trop envie de noter plein de choses. Difficile de regarder l’épisode sans comparer à l’originale, et ça blesse vraiment, parce que rien ne va par rapport à ce qui a fait le succès de la première : on commence en 2050, pourquoi pas, avec Kim Cattrall. Elle n’est donc pas que narratrice, on la voit.

C’est un changement de focus qui casse une grosse partie de la série, parce que ça va être dur de nous faire avaler qu’Hilary Duff finira par ressembler à Kim Cattrall. Et puis, même, si tout commence par un coup de fil… pourquoi est-ce que son fils ne raccroche pas quand sa mère bourrée se met à lui raconter toute sa vie ? Je comprends l’idée du coup de fil, pourquoi pas, mais c’est super bizarre. Puis la blague facile sur la commande vocale, ça ouvre mal l’humour de la série, même si je vois bien l’hommage à la dernière scène de How I met your mother et Robin qui n’arrive pas à faire fonctionner sa télévision.

Au moins, les rires m’ont beaucoup moins dérangé que prévu. C’est une bonne chose… ou pas : je crois que j’étais plus dérangé par le jeu de l’actrice. Bon, allez, il est temps d’entrer dans la série cela dit : un flashback nous fait quitter 2050 pour nous rendre en 2022, le present day sans le moindre covid. Soit.

Sophie se rend donc à un rencard Tinder et utilise un Uber pour cela, Uber dans lequel elle va rencontrer deux meilleurs amis, Jesse et Sid, qui deviendront ses amis si l’on en croit le générique de départ. Alors. Comment dire ? Je ne prends pas de Uber, mais j’ai trouvé extrêmement forcé cette scène d’introduction où ils se mettent à se raconter leur vie. Déjà que Sophie monte dans la voiture alors qu’il y a deux types qu’elle ne connaît pas dedans, en plein New-York, bonjour la crédibilité.

Qu’ensuite l’un des deux se mettent à lui raconter toute sa vie et sa demande de fiançailles qui sent bon le fail… Je ne sais pas, c’était bizarre. Après, je ne peux rien dire, dans les Blablacar, on se raconte nos vies aussi parfois, mais ce n’est pas un Uber quoi. Toujours est-il que Sophie enchaîne en racontant son histoire, ce qui est étonnant aussi.

J’aime bien le plan dans la voiture qui ressemblait vraiment à la série d’origine, et en vrai, je me suis retrouvé plutôt bien embarqué par l’histoire de sa rencontre avec Iain. OK, je ne vais pas critiquer Tinder, ce serait facile et franchement malhonnête de ma part, parce que ça m’a réussi. Qu’elle fasse un rencard de merde, ça ne me surprend pas. Qu’elle réagisse en hurlant, j’y croyais vraiment moyennement. Qu’elle trouve l’amour au moment de supprimer Tinder ? Pourquoi pas.

Bref, tout ça passait bien, de même que tout le montage où elle apprend à connaître son futur par messages interposés. Il est vrai que la romance en 2022 peut commencer comme ça, et qu’elle commence souvent comme ça. Ce n’est pas la mythique introduction de Barney, mais admettons.

Par contre… Qu’est-ce que j’étais déçu de voir que Ian ressemblait à ses photos Tinder. J’espérais tellement qu’elle s’imagine tout un tas de scènes avec lui dedans alors que finalement non. Cela aurait été dans le style de la série d’origine, mais ce n’est pas le but ici. Le but ici est de nous présenter un rencard absolument parfait… sauf que Ian est sur le point de déménager en Australie. Pas la porte à côté donc.

Cela fonctionne, et ça fonctionne bien plus que les retours à Kim Cattrall. Vraiment, je n’accroche pas du tout à sa manière de raconter l’histoire en regardant la caméra – et donc nous. Cela casse le rythme de la série là où les enfants en donnaient par des réactions amusantes de temps en temps. Là, Kim Cattrall est omniprésente. Non, vraiment, je ne le sens pas.

Et c’est dommage, parce que la série, par d’autres aspects, fonctionne plutôt bien. J’ai beaucoup apprécié la scène où Sophie apprend le départ de Ian, ou le moment où il la ramène chez elle. Je n’ai pas été jusqu’au rire comme avec le premier épisode de l’originale, mais cette fin de rencard où chacun veut s’embrasser sans le faire, ça marche toujours aussi bien.

On enchaîne alors avec une bonne scène où l’on rencontre la colocataire de Sophie (Valentina ?). Là, j’ai commencé à sourire un peu plus et à m’embarquer dans l’humour de la série. Sans être exceptionnel, il est efficace par moment, notamment lorsque Sophie rencontre Charlie. Après, je ne sais pas, je ne comprends pas pourquoi elle a préféré le personnage de Sophie à celui de Kelsey, Hilary Duff. Enfin, si : il y aura plus de gens pour regarder How I met your Father, probablement.

Enfin, le premier épisode. Les autres, je ne sais pas quand même, parce que le scénario est forcé à plein de moments. Il y a des répliques qui fonctionnent, comme celle sur les fruits, et il y a des stéréotypes qui foirent complètement. Charlie l’anglais très à poil qui s’installe avec elles sans l’accord de Sophie et qui découvre le métro, c’était en trop, franchement. Et tellement convenu dans l’humour !

L’échange de téléphones portables avec le meilleur ami du chauffeur Uber ? Beaucoup trop prévisible et complètement illogique. Prévisible au sens où on se doutait bien que Sophie allait devoir trouver une raison de retrouver Jesse et Sid après son rencard si bien qu’on ne regarde pas son téléphone (euuuh, n’est-ce pas la base d’un rencard ?? Regardez votre téléphone sans que ça ne fasse partie de la conversation et c’est NEXT direct perso). La réplique était déjà en trop, Kim Cattrall qui le surjoue, c’était atroce, et… ça aurait pu fonctionner comme twist si Sophie n’avait pas récupéré son téléphone en le regardant dans le Uber. « N’oublie pas ton téléphone », lui a-t-il dit en lui donnant alors qu’il crushait sur elle.

Bon, après, c’est utile pour l’intrigue : Sophie veut retrouver Ian pour l’embrasser finalement, parce qu’elle se rend compte que son rencard était parfait et que c’était con de ne pas en profiter pour tenter quelque chose, même à distance. Pour cela, elle a besoin de son portable. Cela dit, dans tous les cas, elle avait besoin de récupérer son téléphone, quoi.

Voilà donc Sophie qui embarque ses deux colocataires avec elle dans le bar où Sid va faire sa demande en mariage à sa fiancée… au lieu de l’emmener au concert de Beyoncé. Cela sent très fortement le fail, quand même, et c’était forcé par moments à nouveau, avec une Hillary Duff pas toujours convaincue par ou convaincante dans ce qu’elle faisait. Au moins, ça permettait à Jesse de passer un peu de temps avec Sophie. On apprend donc à le connaître comme un type qui s’est pris un râteau lors de sa demande en mariage.

Sa copine ne voulait pas de lui, c’était filmé et apparemment tout New-York a vu la vidéo où il finissait par tomber de scène. Elle n’est pourtant pas si drôle…

Pendant ce temps, Charlie et Valentina rencontrent la sœur de Jesse, dont on comprend assez vite qu’elle sera un ressort comique dans sa tendance à surgir par surprise d’un peu n’importe où. Eh, ça peut fonctionner, mais pour l’instant, elle était plutôt gênante. Pas autant que Charlie, l’anglais un peu riche qui est traumatisé par la vie à New-York et déprime complètement Valentina. Un beau couple, donc. Ils passent le reste de l’épisode à se disputer, ce qui fait rire Sophie et Jesse.

Le problème, c’est que Jesse est clairement séduit par le décolleté plongeant de Sophie, alors que Sophie est une grande romantique quand lui ne croit pas du tout en l’amour. Elle, elle y croit tellement qu’elle est prête à aller à l’aéroport pour lui balancer qu’ils sont faits pour être ensemble. Du grand n’importe quoi.

De son côté, Sid demande finalement Anna en mariage, et elle dit oui, mais avant de se barrer à nouveau à Los Angeles. Bien sûr, oui. La meuf traverse le pays, passe dix minutes avec son mec, se fiance et retourne à l’hôpital pour faire une greffe d’organe ? Ce n’est pas crédible, arrêtez de nous faire croire qu’il n’y a qu’un chirurgien dans les hôpitaux.

En tout cas, ça arrange les affaires de Sophie : Anna a besoin d’aller à l’aéroport, et elle aussi. Tina, toujours en t-shirt-culotte après un passage dans le métro, ça se souligne quand même, suit le mouvement parce qu’elle s’est rendue compte qu’elle détestait finalement Charlie, alors qu’elle l’a invité à rester chez elles. Et la sœur de Jesse est embarquée à son tour, parce que Jesse conduit. Donc oui, la série est en train de nous dire quand même que Jesse a un bar qu’il abandonne totalement avec plein de gens qui sont supposés être des amis d’Anna et Sid mais qui ne leur disent pas au revoir. Y a des problèmes gros comme ça dans ce scénario.

Bon, en tout cas, à l’aéroport, Sophie parvient à retrouver Ian sans trop de mal et lui propose vraiment de s’engager dans une relation avec lui. Il lui fout alors un bon gros râteau, ne croyant pas à une relation avec 14h de décalage horaire. Voilà qui est fait pour le personnage de Sophie, qui vient aussi de se ridiculiser en avouant avoir eu plus d’un rencard Tinder par semaine « cette année ». J’espère pour elle que c’est 2021, hein, sinon ça fait vraiment beaucoup pour 2022.

Ce n’est toutefois pas encore la conclusion de l’épisode : allez savoir pourquoi, j’ai dû rater une référence, Sophie veut ensuite marcher seule sur un pont, mais avec tout le groupe. Ce groupe qui s’apprête à devenir son groupe d’amis inséparables. C’est gros comme manière de rencontrer ses amis, mais ouais, après tout ça, et alors que Valentina et Charlie se réconcilient, Sid et Jesse invitent leurs nouveaux amis à venir boire un verre chez Lily & Marshall. Pardon, chez eux. Le clin d’œil est sympathique et discret.

Me reste à évoquer la sœur de Jesse qui ne se remet pas encore de son divorce mais est prête à redonner une chance aux rencards lesbiens et j’aurai fait le tour de cet épisode. La conclusion est sympathique : on en revient à Kim Cattrall qui annonce que c’est la nuit où elle a rencontré le père de son fils. Si l’on en croit le montage, cela nous laisse donc quatre possibilités : Sid, Jesse, Charlie ou Ian. Difficile de ne pas être déjà team Ian ; ce sera probablement Sid pour la surprise. Ils auraient pu ajouter un ou deux randoms dans l’épisode pour que ce soit drôle.

Le twist est donc ici qu’on nous confirme qu’elle a déjà rencontré son mari. Il fallait bien revoir la formule originale de toute manière, deux fois de suite, ça ne pouvait pas marcher. Je ne suis pas sûr d’accrocher totalement, mais la fin d’épisode m’a donné un peu d’espoir tout de même. Reste à voir ce que ça donnera sur du long terme, mais va falloir virer Kim Cattrall. Et puis, bordel, elle n’a même pas fini son verre, pourquoi irait-elle déjà chercher la bouteille de vin ???

How I met your father (S01)

Synopsis : Sophie raconte à ses enfants sa quête de l’amour et la manière dont elle a rencontré leur père quelques années plus tôt, en 2022.

Pour commencer, je suis super impatient de découvrir cette série, pour tout un tas de raisons. Déjà, j’adorais la série d’origine, alors savoir qu’un reboot a lieu me donne vraiment envie de le découvrir. Je sais bien que la série d’origine vieillit mal, mais voilà, je suis en manque de bonne sitcom. Malheureusement, les retours que j’ai pu en voir sont tous franchement négatifs ou au moins mitigés, ce qui n’annonce rien de bon.

Pourtant, l’autre raison qui me donnait envie de voir ça, c’est que j’adore complètement le casting. Hilary Duff a lâché son spin-off de Younger pour ça, il n’y a que des acteurs que j’aime, que ce soit à la narration ou dans le groupe d’amis, tout est fait pour que ça me plaise. Seulement, un peu comme pour Powerless à l’époque, je sens bien que ça ne va pas passer et que la mayonnaise ne va pas prendre.

Voir aussi : Le très bon casting d’How I met your father

C’est l’une des rares séries de cette année dont j’ai vu la bande-annonce… et c’était plutôt catastrophique. N’empêche que, j’avais trop envie de découvrir ce que ça pouvait donner !

Note moyenne de la saison : 11/20

S01E01 – Pilot – 12/20
C’est moins bien que ce que j’en attendais, et c’est bourré de petits défauts qui ne parvient pas à la rendre charmante pour le moment. Je suis frustré parce que j’avais bon espoir d’accrocher à fond avec ce casting, mais une partie des changements opérés à la formule d’origine ne fonctionnent pas du tout. Les gags sont loin d’être aussi efficaces que dans la première série, et on a surtout peine à voir comment ils arriveront à être en avance sur leur temps si la série reste si convenue. Pas de quoi devenir culte, donc, Et comme toute la saison est déjà filmée, je doute que ça s’améliore rapidement, puisqu’ils n’ont pas eu le recul des critiques avant…
S01E02 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein.
S01E03 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.
S01E04 – Dirrty Thirty – 12/20
Ce n’est toujours pas ça, mais la série a réussi à me faire rire – vraiment rire – une fois cette semaine. On progresse. Je sens toujours le potentiel de la série, mais elle cherche trop à vouloir nous dire qu’elle est fun et jeune pour l’être vraiment. Je continue d’avoir l’impression de voir des vieux tentant des blagues de jeunes – de d’jeun’s même, et c’est gênant parce que ça ne prend pas autant que ça devrait. En tout cas sur moi. Je dois être du côté vieux désormais ? J’ai l’impression que toutes les blagues ont vraiment quelques années de retard et que c’est drôle par accident uniquement.
S01E05 – The Good Mom – 07/20
Je veux bien être compréhensif face à une série qui a besoin de temps pour s’établir, mais je ne comprends pas comment un casting aussi parfait peut être aussi mal exploité et comment personne n’a pu se rendre compte à quel point la série était désastreuse. Elle tente d’être drôle, mais tous les gags tombent à l’eau tellement il manque de fluidité et de cohérence. Genre, ça ne se passerait jamais comme ça, et sans un brin de crédibilité, ça ne peut pas être drôle ?
s01e06 – Stacey – 11/20
Les personnages ont à peine le temps de se trouver un équilibre en tant que groupes – et en tant que personnages individuels d’ailleurs – qu’ils sont déjà déséquilibrés par des décisions douteuses de la part des scénaristes. Si l’humour semble plus fluide dans cet épisode, on a tout de même du mal à cerner les vraies intentions et à être vraiment amusé.
S01E07 – Rivka Rebel – 10/20
Je suis peut-être sévère avec la série, mais une fois de plus, je suis frustré de voir qu’elle aurait le potentiel d’être vraiment bien… mais qu’elle se contente d’intrigues vraiment peu surprenantes. Chaque fois, c’est prévisible, chaque fois, on a de l’humour lourd, chaque fois, on passe plus de temps à voir les scénaristes se démener à raconter quelque chose de drôle plutôt que de développer vraiment les personnages.
S01E08 – The Perfect Shot – 08/20
J’ai envie de continuer la série car j’aime les acteurs, qu’il y a des points de Bingo Séries à se faire et que certaines répliques restent suffisamment bien senties pour me faire rire… mais tout de même, ce n’est pas glorieux comme ensemble. Les intrigues ne sont pas crédibles. Je sais bien que c’est une comédie, mais enfin, ça nous prend pour des idiots en permanence, quand les blagues ne semblent pas sortir des années 90. Fou comme l’humour reste sensiblement le même que dans la série-mère, mais sans parvenir à être drôle.
S01E09 – Jay Street – 13/20
Ce n’est toujours pas drôle du tout, il y a quelques moments qui en deviennent même crispant tellement les blagues tombent à l’eau mais… mais il y a quelque chose qui n’était pas là avant avec cet épisode. Ce n’est pas le clin d’œil/guest de la série originale, c’est vraiment la narration qui arrive à créer une situation digne de la série originale. Il est évident que ça ne tient pas la comparaison à l’originale, mais retrouver une once de ce qui plaisait tant à l’époque est agréable.
S01E10 – Timing is Everything – 13/20
Oui, le timing est essentiel, c’est vrai, et les scénaristes feraient mieux de le comprendre : ça marche aussi avec l’humour ce conseil. Alors bien sûr, cet épisode final a les ingrédients classiques d’un final, mais il en est presque trop prévisible et jamais tout à fait drôle quand il tente de l’être, jamais tout à fait surprenant, jamais tout à fait triste. Pire, certaines choses sont rushées… C’est pourtant l’épisode qui aura réussi à me faire rire. Attendez, en fait, le pire, c’est que je sais que je vais être de retour en saison 2. Je suis masochiste.

Riverdale – S06E05

Épisode 5 – The Jughead Paradox – 17/20
J’aimerais mettre un 20 pour le centième épisode de la série, mais il y a trop d’incohérences qui ne trouvent pas de réponses dans ce paradoxe et dans les anomalies évoquées par les séries. Dire qu’il y en a ne justifie pas tout, chers scénaristes. En revanche, force est de constater qu’ils ont pour une fois eu une bonne idée avec cet arc narratif menant au centième épisode. Ce dernier est fun, faisant clin d’œil aux cinq saisons précédentes comme aux comics dont il s’inspire et nous fait presque croire qu’on est face à une bonne série.

Spoilers

Jughead se rend compte qu’il y a des paradoxes et anomalies entre Rivervale et Riverdale.

That might definitely do it.

Il paraît que cet épisode est bien pour justifier tout le délire qu’a été Rivervale, mais j’ai comme un doute. Nous verrons bien, mais le titre ne me dit rien qui vaille, pas plus que la première scène de l’épisode qui nous révèle le corps de Jughead inconscient à côté du panneau d’entrée de la ville. On enchaîne sur Archie à moitié à poil (yeaaah, le compteur reprend !) parce que oui, il est en vie.

Betty est à ses côtés et se réveille après un drôle de cauchemar où elle se souvient de la ville sacrifiant Archie. Dans le même genre, Nana et Cheryl se souviennent de l’échange de corps, Veronica et Reggie de Mr Cypher (vaut mieux ça pour Reggie, sinon c’était se souvenir qu’il avait marié Abigail) et Fangs et Toni se souviennent de la Llorona.

Là-dessus, on voit Jughead descendre l’escalier de chez Archie quand soudainement le mur explose. Holy crap. Jughead se réveille à nouveau, dans le garage d’Archie cette fois. OK, l’épisode promet d’être marrant, même s’il se centre sur un personnage que je n’aime pas : Jughead se rend au lycée pour sa rentrée en tant que prof… et se retrouve sacrément confus quand il se rend compte que tous ses potes sont à nouveau des lycées. Eh, Archie est même en train de draguer Geraldine alors que Cheryl est en tenue de cheerleader.

OK, ça marche vachement bien comme introduction : Jughead se rend aux toilettes pour se rafraîchir et tombe sur Ben Button dont on avait tous oublié l’existence, mais qui s’est suicidé en sautant par une fenêtre à cause du Roi Gargouille. C’était il y a fort longtemps la saison 3, mais ça marche bien : la série se fout d’elle-même avec les passages par la fenêtre, avant d’avancer dans l’épisode de manière sympa. Ainsi, Betty nous annonce son mariage avec Archie, dont tout le lycée est au courant, avant de recevoir un appel de la morgue où se trouverait le corps de Jug.

C’est bien sûr impossible, puisqu’elle lui parle, mais comme dans une chanson de Lorie que j’ai maintenant en tête, rien n’est impossible à Rivervale. Jug se rend donc à la morgue pour découvrir son propre cadavre et apprendre qu’il était le corps inconscient (et pour cause, il était mort) face contre terre à côté du panneau de la ville. Avant de mourir, ce deuxième Jug serrait contre lui un étrange comic book.

Quand je pense que j’ai raté le point comic book d’un précédent Bingo alors que cet épisode en regorgeait ! Le Jughead vivant découvre en effet qu’il a toute une collection de comics nommés « Riverdale » et parlant de l’ensemble de ses amis. Il n’en faut pas plus pour qu’il se mette à lire les comics, et ça fait le lien avec les épisodes précédents. Dans les comics, on retrouve ainsi une scène du premier épisode de la saison, quand Archie aidait Jug à déménager.

Aussitôt, Jughead se rend compte qu’ils vivent dans un monde parallèle. Eh oui, il y a 95 numéros de Riverdale, avant de passer à Rivervale. Oh, attendez, je viens de capter, tout ceci nous menait au centième épisode ? Il fallait le dire plus tôt. Putain, j’ai donc perdu cent heures de ma vie devant cette série ? Si seulement on pouvait me les rendre !

En attendant, Jughead comprend qu’il se passe quelque chose de louche et se met aussitôt à enquêter, en interrogeant un à un ses amis. Cela lui permet de se rendre compte que les événements les plus lointains sont flous pour les habitants de Rivervale, alors qu’Archie et Betty ne se souviennent pas de l’explosion mettant un terme à Riverdale et ouvrant l’arc Rivervale. Veronica, elle, ne comprend pas comment son père peut être le méchant de Riverdale alors qu’il est mort avant ses quinze ans dans cette réalité. Les scénaristes en profitent aussi pour s’amuser de la situation, avec Reggie se rendant compte qu’il a changé d’apparence en cours de route.

Pour ne rien arranger, quand Jughead se rend auprès de Cheryl pour lui montrer les comics, il se rend compte que… Jason est encore en vie. Bordel, mais quelle prise de tête : Jason a une réplique de plus dans la série et une nouvelle occasion de pointer le bout de son nez. C’est fou que l’acteur soit encore disponible après tant de temps.

Ce n’est toutefois pas le seul truc absolument dingue : les scénaristes font revenir le premier Reggie qui débarque chez Veronica ; Dilton qui était mort ne l’est plus non plus et il enseigne au lycée (comme n’importe quel ancien lycéen de cette série) avec comme assistante… Ethel. Eh, la série s’amuse vraiment bien pour ce centième épisode et je risque bien de finir par en être fan.

Après, ils partent juste sur une étrange histoire de mondes parallèles, d’anomalies et de paradoxes. Et ce n’est pas spécialement bien fait, même si on se marre beaucoup. Putain, ils ont réussi à faire revenir le premier Reggie pour une scène vraiment drôle avec Veronica et pour… qu’il participe à l’enterrement de vie de jeune fille de Betty en tant que strip-teaseur. Putain, mais mec, refuse le rôle ! 

Bon, OK, après, quand ça vire au plan à trois et qu’il peut s’amuser à caresser Veronica, je le comprends. Le plan à trois s’arrête avant de commencer, en plus. Dans tous les cas, l’épisode avance assez vite : alors que l’ambiance est à l’éclate à l’enterrement de vie de jeunes filles, l’enterrement de vie de jeune garçon est l’occasion pour la série de faire un hommage sympa à Fred – et à l’acteur.

Forcément. Le délire d’univers parallèle continue ensuite : Jason est enlevé par la Cagoule Noire, qui s’avère être le père de Cheryl, tué par le père de Kevin bien rapidement. Cela en fait des acteurs à réunir !

Il y en a une qui se fait discrète, par contre : Hermione. Elle ne semble pas vouloir revenir, contrairement à Howard, qui n’est donc plus un méchant. Son discours lors du dîner de répétition du mariage d’Archie et Betty tourne court par contre : Toni y débarque pour annoncer la mort de Cheryl. L’enquête de Jughead le mène alors, à toute allure, jusqu’à Dilton. Ce dernier explique qu’il était très content de voir ces « twinverses », univers jumeaux, fondre l’un dans l’autre, car ça lui offrait l’occasion d’étudier cette destruction.

Malheureusement pour lui, il a mal choisi son assistante : effrayée par la folie de son boss, Ethel l’empoisonne et explique à Jughead qu’elle sait comment séparer à nouveau ces univers jumeaux. Le problème, c’est qu’au passage, ça signifie faire disparaître Rivervale. Inutile d’entrer dans les détails, soyons clairs, tout ça n’a absolument aucun sens. Jug et Ethel arrivent à la conclusion que Rivervale a été créé à cause de l’explosion dans la chambre d’Archie, mais aussi parce que Jug était en train d’écrire, et qu’il y avait du Palladium, et qu’il y avait la malédiction de Cheryl. Pourquoi Jug est-il dans ce monde ? Pourquoi était-il narrateur ? Pourquoi les deux Reggie s’entretuent ?

On s’en fout. Vous ne pensiez tout de même pas que les scénaristes avaient eu des idées 100% cohérentes ? C’est super frustrant, d’ailleurs, parce qu’il y a vraiment une super bonne idée pour ce centième épisode, mais… ça part trop en vrille. Pour séparer les univers et faire en sorte que Rivervale cesse d’exister, il faut donc que Veronica et Jughead se tripotent dans la chambre d’Archie avant de se faire sauter, au lieu de se sauter. Bien. Admettons.

Veronica accepte le plan… mais ne peut le mettre à exécution. En effet, elle se fait exécuter avant : on découvre que la personne qui s’amuse à étrangler tout le monde à Rivervale est… Archie. Eh oui, il a remarqué que tout le monde revenait à la vie, toujours, dans ce monde. Il espère donc le retour de Fred et refuse de voir les univers se séparer.

Bon, là, les scénaristes exploitent juste la mort d’un acteur et ça devient un brin gênant, mais c’est une scène incroyable malgré tout. Les acteurs gèrent bien – jusqu’à ce qu’ils se mettent à se battre. On apprend donc qu’Archie a tué un premier Jughead, avant d’étrangler Cheryl, mais aussi Veronica. Il refuse que le monde cesse d’exister si son père peut y revenir, et c’est plutôt pas mal ; comme le résumé de ce qu’est la série (un grand n’importe quoi) était plutôt pas mal lui aussi.

En tout cas, on en arrive vite à Archie essayant de tuer Jughead… mais se faisant éclater la cervelle par Betty. Yep, en robe de mariée, Betty débarque pour tuer le mari qui vient de l’abandonner à l’autel. Apparemment, c’est tout ce qui importe à ses yeux : elle n’a aucun remords sur le meurtre d’Archie et elle est rapidement convaincue qu’il faut effectivement coucher avec Jughead pour recréer aussi fidèlement que possible l’explosion qui a créé Rivervale et pourra séparer à nouveau les univers.

C’est : n’importe quoi. On se marre toutefois bien, surtout qu’ils sont interrompus par le Jughead mort du début d’épisode. Celui-ci n’hésite pas à casser le coup de son alter-égo pour leur expliquer qu’il y a un moyen de séparer les univers sans détruire pour autant Rivervale. Bon, avant ça, il faut encore que Betty désarme la bombe.

C’est plutôt drôle car on nous rappelle qu’elle l’a fait plus tôt et elle semble le découvrir elle-même. J’ai vraiment l’impression que les scénaristes se foutent d’eux-mêmes et se rappellent soudainement qu’eux aussi oublient les épisodes après les avoir écrits. Qu’importe, pour le centième, ils ont mis les petits plats dans les grands. Ils s’assurent même que les fous rire soient garantis quand Jughead nous explique à quoi ressemble le paradis.

Le paradis, c’est Pop’s, mais avec des comics en plus. Tout le monde s’y marre bien et se dragouille, mais lorsque le Jughead-narrateur y était, ce qu’il faisait était se concentrer sur le numéro spécial entre le 95e et le 96e épisode des comics : celui qui expliquait la liaison entre les deux univers et que nous n’avons pas eu avant. Bref, pour ne pas supprimer Rivervale, il va donc falloir compter sur l’imagination de Jughead pour maintenir en vie l’univers.

Le narrateur ne peut pas le faire, mais le Jughead qu’on suit depuis le début d’épisode, si, parce qu’il est l’auteur. Allez comprendre. Betty pense comprendre et est dégoûtée du sacrifice de Jughead, qui devra désormais vivre seul à jamais dans le repaire de Dilton (c’est vrai que c’est un endroit où PERSONNE ne va jamais), mais bon, la tension dramatique est vite évacuée tout de même.

En lieu et place, on en revient donc au point de départ de la série : Jughead est sur sa machine à écrire à raconter ce qu’il se passe, sauf que cette fois, c’est lui le scénariste drogué de la série qui écrit n’importe quoi. La bombe réactivée n’explose finalement pas, et Jughead comme Betty oublient rapidement ce qu’ils faisaient dans la chambre d’Archie.

Ils préfèrent retrouver le reste du casting dans une sorte de happy end tout mignon. Tabitha et Jughead peuvent même vivre ensemble et lire, peut-être, un jour les comics Riverdale. Reste la question de ce qui arrive à Riverdale maintenant qu’on sait ce qu’il se passe pour Rivervale. C’est à Ethel que revient le droit de poser la question, parce que figurez-vous qu’elle est l’assistante du Jughead s’étant sacrifié pour rester un héros.

Et oui, la série nous règle enfin la question du cliffhanger de la saison 5, pendant ce temps, à Riverdale, Betty et Jughead s’apprêtent à faire l’amour dans la chambre de celui-ci, sans se douter qu’une bombe est sous le lit. Par chance, Betty reçoit finalement un coup de téléphone avant l’explosion : elle apprend donc qu’il y a une bombe sous le lit et a le temps de prévenir Archie.

La bombe explose toutefois, ce qui nous rend sourd un Jughead qui était en train d’écrire dans le garage. Bon, ben, la vraie suite au prochain épisode cette fois. Ce fut un arc sympathique, libérant la créativité des scénaristes qui avaient enfin une vraie raison de le faire et s’achevant sur un centième épisode plein de défauts, mais prenant le temps de célébrer ses défauts.

Et puis, surtout, heureux de pouvoir à nouveau terminer ma critique par un…

Compteur d’Archie à poil : +3, à croire qu’il fallait rattraper le temps perdu ! Rendez-vous début mars pour plus de raisons de montrer les abdos d’Archie à toutes les sauces…