The Walking Dead – S11E02

Épisode 2 – Acheron, part. 2 – 15/20
Il y a un léger mieux dans cet épisode qui a réussi à capter mon attention avec plus d’efficacité que le précédent, mais on sent tout de même que les scénaristes veulent juste nous retourner le cerveau concernant certains personnages. Pourquoi pas… s’il n’y avait pas tant de longueurs. La division de l’intrigue en deux me fait perdre certains personnages que j’aime, et tout ça est moins prenant à force. Il est peut-être temps que ça s’arrête, cette série, finalement.

Spoilers

Maggie se retrouve en fâcheuse posture sans l’aide de Negan, alors que Yumiko cherche à obtenir la vérité sur le Commonwealth.

If they’re alive, there must be food here.

Après un cliffhanger pareil, on pourrait penser que je me serais précipité sur l’épisode suivant, mais la vérité, c’est qu’une petite semaine d’attente ne fait aucun mal dans ces cas-là. Le premier épisode ne m’avait pas assez convaincu. Sans la moindre surprise, Maggie survit sans mal à sa chute et finit grosso modo dans la même situation que Glenn sous sa poubelle à l’époque.

L’abus est total. Contrairement à l’épisode précédent, quand elle tombe, il n’y a d’abord qu’un zombie, avant que d’autres ne surgissent et ne l’engloutissent. La série modifie donc son cliffhanger pour revenir finalement au même cliffhanger avant la lancée du générique. Tout un concept.

Les sous-terrains utilisés par nos héros ne sont finalement pas des égouts, mais des métros. Je ne m’y attendais pas trop. Après les zombies endormis de l’épisode précédent, nous passons désormais aux zombies assis dans le métro. De quoi faire un hit en littérature, peut-être. Du côté de la série, j’imagine que tout ça leur permet de limiter le nombre de figurants ?

C’est la seule explication plausible à mes yeux. En attendant, dans le métro, tout le groupe se rend compte que personne ne descend dans le métro après l’arrivée de Negan, et Alden s’inquiète aussitôt de l’absence de Maggie. Ils sont bien forcés d’enterrer Maggie plus vite que nécessaire afin de continuer leur exploration, mais c’est sans compter sur sa persistance à survivre.

La voilà donc qui débarque par en-dessous le métro avec un petit message en morse, et personne ne cherche à nous expliquer comment elle a survécu. Par contre, quand il s’agit de taper sur Negan parce qu’il l’a laissé mourir de sa belle mort, là, il y a du monde. Heureusement, il est plutôt malin quand il s’agit de parler et de s’extirper des situations problématiques, alors il souligne que Maggie voulait le tuer et qu’il a simplement refusé de prendre des risques pour l’aider.

Tout le monde semble rester contre lui, mais alors que Maggie s’apprête clairement à ordonner son exécution, voilà que le jeune qui a décidé de faire demi-tour dans l’épisode précédent se pointe à son tour dans la rame à côté de la leur. Poursuivi par des zombies après s’être perdu dans les tunnels, Gage, c’est son nom, supplie désespérément ses amis de lui venir en aide. Si Alden est évidemment partant pour ça, il est bien le seul.

Maggie souligne en effet qu’ils n’ont pas les munitions pour venir à bout des zombies derrière lui, alors qu’ils avaient largement le temps d’ouvrir la porte et de la refermer derrière lui, honnêtement. Gage se retrouve obligé de se suicider pour éviter de se faire bouffer par les zombies – ou du moins pour éviter de sentir les morsures. Cela doit être si douloureux, en même temps. Le plus énervant dans l’affaire ? Gabriel qui propose à Alden de laisser tomber le jeune parce qu’il est trop tard.

La scène est prenante psychologiquement, parce qu’on se retrouve aussitôt du côté de Negan et tant pis pour Maggie. Elle a beau nous faire un petit discours sur les horreurs qu’elle a eu l’occasion de voir pendant son absence, cela ne prend pas du tout sur moi. C’est juste une scène supplémentaire dans la série ou quelqu’un murmure une histoire atroce, mais même si j’adore Maggie, je n’ai pas accroché. Et puis, est-ce que je l’adore encore si elle est prête à laisser mourir un ado sans tout tenter pour le sauver ? Elle a changé. Et je n’ai pas tout écouté de son histoire, on a compris qu’il y avait des psychopathes partout dans cette série, c’est bon. Dommage que Maggie en soi devenue une.

Au moins, l’avantage, c’est qu’elle en a conscience. L’inconvénient, c’est qu’elle n’a pas l’intention de changer, parce qu’elle est persuadée que c’est un avantage. Et tout ça la rapproche grandement du personnage de Negan. Hâte de voir cette nouvelle évolution entre ces deux-là être piétinée par les scénaristes à la moindre occasion.

En attendant, Maggie et ses hommes sont coincées dans une rame de métro dont ils ne peuvent partir, alors que les zombies du côté de Gage sont de plus en plus près de défoncer la porte. Forcément. Ils finissent par y arriver, pas assez vite mon goût car on savait que ça arriverait donc à quoi bon perdre du temps avant la fusillade, hein ?

De son côté, Daryl continue son exploration en solitaire, même si je ne vois vraiment pas l’intérêt d’avoir foncé tout seul comme ça. Il a toujours son chien, c’est déjà ça. Dans les sous-sols, Daryl trouve en tout cas un repaire qui a servi d’abri à un homme devenu squelette depuis. Il y a toute une histoire intéressante à en tirer apparemment, avec une mallette pleine de billets, des menottes à son poignet et une fresque racontant la vie d’un roi déchu par ses sujets – ou des zombies.

L’histoire du squelette semble assez triste et mériterait presque un épisode flashback avec eux, puisqu’on découvre un homme qui a abandonné plus longtemps que prévu ses enfants. C’est triste. Dans un sac de couchage, le chien trouve également un autre zombie toujours incapable de se lever. C’est bien cette évolution des zombies cette saison, ça simplifie les choses. Pour avoir de l’action, il faut alors compter sur le chien de Daryl qui pète un câble et s’enfuit en courant, sous les cris de son maître. Que ça doit être ridicule en VF de l’entendre crier « chien ! chien ! ».

Il aurait pu le nommer quand même. Le voilà en tout cas parti à se faufiler dans une bouche d’aération… Il y est poursuivi par des zombies et manque de mourir une fois de plus, mais puisqu’on sait déjà qu’il survivra, tout va bien, hein. Il peut continuer de chercher son chien, encore et encore, jusqu’à retomber sur l’homme qui accompagnait Gage dans l’épisode précédent.

Je ne l’ai pas reconnu tout de suite, mais lui aussi se retrouve à mourir, après avoir perdu Gage et les munitions. C’est con. Daryl nous débarrasse de lui, en tout cas, avant d’entendre la fusillade qui a lieu dans la rame de métro où sont nos héros. Il se précipite aussitôt pour leur venir en aide. Il n’est pas bien rapide, cependant, car les autres sont pris en sandwich. On en est au point où Maggie donne carrément son flingue à Negan pour qu’il puisse aider d’un côté pendant qu’elle s’occupe de l’autre.

Negan est ainsi du côté où Daryl arrive, traversant une rame de métro dans une scène sympathique, et tout est bien qui finit bien, avec Daryl faisant exploser une grenade dans une rame de métro. Je ne suis vraiment pas convaincu que ce soit une bonne idée, mais admettons.

Il n’y a pas de conséquence désastreuse ou d’effondrement du tunnel, alors tout va bien. Tout le monde peut survivre en paix, et Negan peut même rendre son flingue à Maggie. De la confiance entre eux, c’est inattendu. Et une fois de plus, le groupe se retrouve à faire confiance en Negan pour le conduire jusqu’à Meridian, en passant par Arbor Hills pour faire une recharge de munitions. Admettons. Le problème, c’est que sur place, l’homme qui accompagnait Gage et que Darryl avait finalement sauvé se fait tuer par une flèche bien placée. Oui, nos héros finissent l’épisode attaqués par une nouvelle menace bien humaine… Ils sont forcés de se mettre à couvert.

Au Commonwealth, Yumiko a donc décidé de rester en arrière pour retrouver son frère, qui est celui qui avait la photo dans son portefeuille dix ans plus tôt. C’est un pari comme un autre de vouloir rester pour un frère perdu de vue depuis si longtemps dans cette apocalypse, mais bon. Princess a tout de même peur de la réaction des gardiens, persuadée qu’ils savent qu’ils ont failli s’enfuir.

Le problème, c’est qu’elles découvrent au même moment qu’Ezekiel s’est barré, ou en tout cas qu’il a disparu. Le choix de rester apparaît soudainement mauvais et alors qu’Eugène pète les plombs et qu’elle lui demandait de rester calme, c’est finalement Yumiko qui s’énerve contre une gardienne pour savoir où se trouve Ezekiel.

Grâce à ça, Yumiko est interrogée à nouveau par les deux mêmes personnes que dans l’épisode précédent, mais elle renverse complètement la situation en leur faisant remarquer qu’elle a profité de tout ça pour les tester, eux aussi. Elle est ainsi capable de leur montrer qu’elle a compris qui ils étaient, à la fois maintenant et dans leur vie passée, avant de souligner qu’elle sait qu’ils utilisent des dollars américains comme moyen de paiement. Soit.

Elle y gagne un café, ce qui prouve bien qu’elle est en train de s’en tirer comme il faut. C’est la conclusion logique de Princess, qui stressait malgré tout et en a marre d’attendre sans pouvoir soulager sa vessie. Elle me fait vraiment rire elle, c’est une addition sympathique au casting et j’ai éclaté de rire de la voir être excitée à l’idée de pouvoir utiliser du papier toilettes. Eh, ça fonctionnait bien.

Par contre, elle nous laisse Eugène seul. Pendant que Yumiko demande à voir son frère, Eugène attend, encore et encore. Seul. Et il y perd la boule quand les gardes lui disent soudainement qu’il n’y a personne dans la salle où était Yumiko et qu’il n’a jamais eu d’amie avec lui à attendre. Le Commonwealth a clairement compris qu’il était le point faible de ce groupe et le leader en tenue rouge en profite aussitôt pour l’interroger à nouveau, espérant cette fois obtenir la vérité.

Le suspense consiste à savoir s’il osera dire toute la vérité ou non. Je déteste tellement ce personnage que plus rien ne peut me surprendre venant de lui. Il finit donc par expliquer qu’il n’a pas dit toute la vérité, mais il élude malgré tout les questions du commandant pour simplement expliquer qu’il était amoureux de Stéphanie. Putain, mais quel enfer ce personnage. Il finit par reconnaître qu’il est toujours puceau dans son discours, mais allez savoir pourquoi. Au moins, il dit la vérité sans dire toute la vérité. Il est plus malin que prévu, c’est inattendu.

Tout ce qu’il y gagne, c’est qu’il est ramené à nouveau dans le wagon avec les autres, encore en vie eux aussi. Ezekiel s’est endormi après avoir pris du sirop pour la toux, les filles ont été emmenées auprès de lui et Eugene a eu droit à un test de plus parce que pourquoi pas. Les voilà en tout cas prêts à obtenir le droit d’asile dans le Commonwealth. Ce fut rapide, et ça mène à la rencontre entre Eugène et Stéphanie. Elle est sacrément canon la Stéphanie, il ne se fait pas chier Eugène !

Morgan Krantz (#154)

Salut les sériephiles,
Un nouveau lundi est arrivé, et il s’agit de celui de tous les dénis. C’est aujourd’hui ou jamais, en même temps. Alors que j’ai obtenu dans la journée un horaire pour ma pré-rentrée (et c’est à peu près tout), je décide d’imaginer que les vacances se poursuivent. Encore quelques heures au moins, s’il vous plaît. Et pour la peine, hop, un nouvel article, avec une performance de la semaine que j’ai mis du temps à trouver – alors même qu’elle était évidente.

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Morgan Krantz

La série : In the dark L’épisode concerné : S03E08 – Power Trip – 16/20

Pourquoi ? Ben déjà parce qu’il n’a pas encore eu droit à son article quand bien même que ça fait trois saisons que je trouve l’acteur impeccable dans le rôle de Felix. Cela me paraît une raison suffisante pour décider d’en parler sur n’importe quelle semaine, mais l’épisode de cette semaine était à nouveau un condensé de tout ce qui fait que Felix est Felix. Et c’est problématique. In the Dark' Season 2 Episode 3: As Felix's arc sees a serious twist, fans wonder if 'dark Felix is rising' | MEAWWEn effet, il commence l’épisode en nous faisant pitié lorsqu’il découvre qu’il ne pourra pas remettre le flingue de sa sœur à sa place. Je sens qu’il manquera ! Une fois de plus, Felix apparaît comme la victime de sa vie, surtout que c’est Tray qui ne lui rend pas et qui est un bien meilleur chevalier servant qu’il ne le sera jamais lui-même. Là-dessus, pas de surprise, Morgan Krantz est toujours aussi doué pour faire la moue et nous montrer à quel point Felix est torturé dans ses sentiments pour Murphy ou pour faire face à la vie en général. Si on a pitié de lui, tout change bien vite quand on nous rappelle qu’il est également parfaitement détestable. Sa panphobie vis-à-vis de sa propre sœur était irritante au plus haut point, et n’était que le reflet d’un personnage qui a souvent eu des sorties LGBTphobes et une absence totale d’empathie pour les autres – et surtout pour ceux qui sont le plus victimes de la société. Il est pourtant une victime lui-même, il pourrait faire des efforts pour être appréciables, merde.Felix is Blue - tall - In The Dark Season 3 Episode 5 - TV Fanatic Et si ce n’est pas facile comme rôle, Morgan Krantz parvient à toujours faire tout ça avec assez de subtilité pour gommer les défauts de son personnage, qui reste malgré tout attachant. C’est impressionnant : il parvient à la fois à être insupportable et attachant, dans une ambivalence qu’il doit beaucoup à l’écriture, mais qu’il maîtrise aussi parfaitement. Ainsi, quand il s’énerve en fin d’épisode de ne pas avoir eu l’héritage qu’il espérait de son père et qu’il explique le tout à Murphy, je me sentais sincèrement triste pour ce personnage. Morgan Krantz sait faire le chien battu, au fond, et c’est ce qui suffit à obtenir cette performance de la semaine !
Aussi vu dans : Je m’attendais sincèrement à écrire « dans rien du tout ! », comme souvent dans cette catégorie… Mais j’étais bien mauvaise langue : il a un CV long comme le bras, avec une toute première expérience dans un court métrage en 1995. Bon, il ne devait pas être bien vieux et son rôle suivant n’est qu’en 2009, donc autant dire que c’était juste comme ça, mais ça méritait d’être souligné. Sincèrement, il semble surtout faire de la figuration quand il décroche un rôle, avec à chaque fois un petit rôle de guest star. 01.jpgIl est pourtant littéralement parfait pour le rôle de Felix ! Pas évident de trouver un rôle qui colle aussi bien à son air de chien battu, peut-être ? En 2019, juste avant de découvrir la série qui le rendra peut-être célèbre, j’ai eu l’occasion de le voir dans un épisode de You’re the Worst, mais il n’a pas dû y faire forte impression car je ne m’en souvenais pas du tout… Il est pourtant sur la capture d’écran que j’avais choisi pour cet épisode, le tout premier de la saison 5 ! Il y incarnait un vendeur « hipster avant l’heure » de VHS dans les années 90 tombant amoureux d’une de ses acheteuses…
Neurotica (TV Series 2012–2018) - IMDbL’info en + : Je trouve ça super drôle et raccord avec le personnage de Felix d’avoir appris en écrivant cet article que l’acteur avait également participé à une websérie de deux saisons (14 épisodes en trois ans, on se croirait sur la BBC), allant jusqu’à écrire certains épisodes de celle-ci puisqu’il en était… le co-créateur. A priori, le synopsis est super similaire à ce qu’est aujourd’hui le rôle de Felix… Dingue ! Bref, si contrairement à moi vous avez l’occasion d’y jeter un œil, ça s’appelle Neurotica, les épisodes hyper courts sont sur Youtube. Moi, je préfère me dire que Felix n’a jamais été que Felix, je n’ai pas encore envie de voir l’acteur dans un autre rôle car il incarne tellement bien Felix que ça me sortirait trop de mes habitudes.

Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Vus cette semaine #35

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Walking Dead – S11E01 – Acheron, part. 1 – 14/20
J’ai peut-être regardé cet épisode trop tard dans la nuit pour être à fond, mais j’ai trouvé qu’il manquait sérieusement d’enjeux pour entamer une nouvelle saison, avec assez peu de surprises bien amenées et des moments laissant vraiment songeur quant à la mythologie de la série elle-même. On a vu pire et ce n’était pas si mal, mais on a vu bien mieux aussi. J’en attendais plus !

Mercredi

What if…? – S01E03 – What If… The World Lost its Mightiest Heroes ? – 18/20
Chaque épisode semble s’obstiner à vouloir être meilleur que le précédent, et force est de constater qu’ils y arrivent très bien pour le moment. Je suis ravi de découvrir cet épisode qui se regarde vraiment comme un film, avec plein de bonnes surprises du côté du casting – et parfois même du côté des voix du casting. J’ai adoré cette variation de l’histoire, mais il me manque toutefois une précision pour vraiment aller jusqu’au 20/20… surtout que je ne suis pas sûr de voir ce qu’ils ont voulu démontrer avec cet épisode : beaucoup de fan-service, mais c’est à peu près tout ?

Jeudi

In the Dark – S03E08 – Power Trip – 16/20
L’héroïne de cette série a toujours été problématique par moments, mais cet épisode souligne à de nombreuses reprises toute la toxicité dont elle est capable sans même s’en rendre compte. J’en arrive à préférer les personnages secondaires aux personnages principaux, et j’espère qu’ils parviendront à rétablir l’équilibre par la suite. C’était autrement un excellent épisode se concentrant sur les personnages plus que l’intrigue, quitte à ce qu’on perde du temps et une occasion d’avancer.
Riverdale – S05E13 – Reservoir Dogs – 09/20
C’est fascinant comme la moitié de l’épisode semble ne pas savoir quoi raconter alors que l’autre moitié vise juste à trouver un moyen de faire saliver les audiences masculines. Toutes les intrigues lancées suite au bond dans le temps semblent être totalement oubliées au profit de développements incohérents et illogiques. Et encore, avec une diffusion à la semaine, j’oublie probablement plein de choses !

Vendredi

The Outpost – S04E07 – The Power of the Masters – 16/20
Les avancées dans l’intrigue permettent de revenir un peu en arrière dans l’histoire et la mythologie de la série, et je trouve que ça fonctionne bien d’avoir des réponses et quelques retrouvailles dans cet épisode. Si tout ça me laisse plutôt satisfait de l’épisode, il n’empêche que certains moments – et surtout certains personnages – me plongent rapidement dans une torpeur et un ennui dont je n’arrive ensuite à m’extraire que grâce à d’autres scènes qui me rappellent qu’il y a parfois des intrigues de qualité. Bref, c’est un entre-deux tendant vers le positif cet épisode.

Dimanche

Evil – S02E07 – S is for Silence – 19/20
Cet épisode est tout simplement fascinant, parce qu’il va au bout de son vœu de silence à bien des reprises. La série joue clairement dans la cour des grands quand elle parvient à livrer un épisode intéressant, hyper drôle et un brin flippant sans le moindre mot, avec quelques minutes supplémentaires que l’on ne voit pas passer. Grandiose. Un retour hyper plaisant, donc.

Je n’ai rien vu d’autre que mes hebdos la semaine dernière, parce que j’étais en vacances.

> Vus en 2021 

Evil – S02E07

Épisode 7 – S is for Silence – 19/20
Cet épisode est tout simplement fascinant, parce qu’il va au bout de son vœu de silence à bien des reprises. La série joue clairement dans la cour des grands quand elle parvient à livrer un épisode intéressant, hyper drôle et un brin flippant sans le moindre mot, avec quelques minutes supplémentaires que l’on ne voit pas passer. Grandiose. Un retour hyper plaisant, donc.

Spoilers

Kristen, Ben et David se rendent dans un monastère où ils n’ont pas le droit de parler pour enquêter sur un possible miracle.

Sounds like a story to scam your monks

C’est reparti pour cette série avec un épisode longuement attendu : un épisode parfaitement silencieux ; en théorie en tout cas. En pratique, notre équipe est dans un monastère pour venir enquêter sur le cadavre d’un moine parfaitement conservé et capable de chanter depuis sa tombe, en fredonnant uniquement.

Le résumé de l’épisode est très clair, la première scène aussi : pas un mot ne sera prononcé. Et moi, je pleure d’avance pour la critique, car résumer un épisode sans dialogue tout en regardant l’épisode, c’est un sacré exercice : il se passe énormément de choses en peu de temps pour maintenir l’intérêt de tout le monde ; et sans dialogue, je ne peux pas vraiment lâcher des yeux l’écran. Au moins, ça donne envie de rester bien concentré.

La critique va être moins complète, peut-être, parce qu’il va être galère de tout évoquer, mais la notion de silence est très intéressante : il est précisé par écrit que personne n’a parlé dans le monastère depuis 130 ans et qu’il n’est pas question que ça commence désormais. Le moindre bruit paraît sacrément amplifié en revanche, et la musique joue bien pour créer une ambiance intéressante et unique.

En plus, j’adore la justification de cet épisode silencieux, c’en est presque mieux que Buffy qui reste LA référence unique d’épisode silencieux. Tout l’épisode ne l’était pas pourtant, mais il était sacrément flippant. J’espère que ce sera le cas de cet épisode aussi. Avec cette série, tout est possible, clairement.

Très rapidement, notre trio se rend compte qu’il existe certains gestes pour se faire comprendre, mais aussi qu’ils vont devoir se débarrasser des téléphones portables. Ce n’est pas évident pour Ben qui veut prendre des photos, mais bon, une petite manipulation plus tard et hop, il n’a plus de quoi téléphoner, juste de quoi prendre une photo. Trop forts, ces religieux, des noms de Winston et Emanuel – avec un seul m, oui.

Une fois dans le monastère, la règle d’or est respectée par nos héros, même si ce n’est pas toujours simple pour Kristen de ne pas se rebeller. Elle est l’objet de nombreux regards libidineux – à moins que ce ne soit autre chose de plus malfaisant qui attire les regards ? – et n’est pas bien sûre de les supporter. Les choses empirent quand elle est carrément virée du tombeau où Ben effectue quelques prélèvements ADN.

Elle finit par s’y faire et part vivre ses propres aventures de son côté, tandis que Ben et David restent en arrière pour travailler à résoudre un possible miracle. Il y en a même deux, puisqu’au-delà du prêtre qui chante, il y a une statue qui ruisselle sans raison. Selon les religieux sur place, un démon se trouverait à l’intérieur de la boîte en question. Quand Ben veut la toucher, on lui interdit de le faire, parce qu’il s’agit du second miracle sur lequel enquêter.

Bon, qu’à cela ne tienne, on l’emmène auprès d’une sœur dont les mains ont été brûlées par le crucifix du père Thomas, le même qui est mort sans se décomposer. Grâce à de l’alcool ? Je ne sais pas, je cherche des idées. Ce qui est sûr, c’est que la sœur en question, Fenna, est la nouvelle meilleure amie de Kristen.

En effet, s’ennuyant seule dans son coin sans portable (c’était surjoué, par contre), Kristen décide de venir en aide à la première sœur sur laquelle elle tombe et qui fait justement tomber des bouteilles de verre en sa présence. La sœur emmène alors Kristen vers une scène hyper drôle où elles sont supposées recouvrir de whisky des tonneaux dans lequel sera conservé ensuite du vin. Sympathique ce monastère, clairement. Il était hilarant de voir les deux femmes devenir amies autour de cette activité hors du commun digne du roue de hamster. Et puis, Kristen goûte aussi le whisky hyper concentré, et ça ne lui réussit pas.

Elle est hyper bourrée assez vite, alors quand le reste de son équipe arrive, elle est un chouilla honteuse… même si ça la fait rire. Inutile de dire aussi qu’elle s’attire la désapprobation de beaucoup de prêtes sur place assez vite. Comme nos héros n’ont pas le droit de parler dans l’enceinte du monastère, ils s’isolent en-dehors de celui-ci pour parler. Enfin, pour murmurer.

Honnêtement, je n’ai pas tout compris, du coup, parce que certains murmures étaient vraiment difficile à percevoir. En tout cas, il est question de Fenna et de ses mains qui semblent avoir été transpercées par des clous assez rapidement. Kristen n’y croit pas, persuadée que ses blessures viennent de son travail dans les tonneaux.

Rapidement, David explique aussi aux deux autres qu’ils vont devoir s’habituer au silence à tout prix – y compris durant la nuit où ils doivent se bâillonner. Si le moindre mot venait à être prononcé au monastère, ils risqueraient en effet de libérer un démon à la surface de la Terre, démon qu’on ne pourrait plus jamais contenir. Et ben… C’est perché, mais c’est bien drôle.

Sans parler, Kristen se rend compte qu’il est plus compliqué que prévu de mener son interrogatoire habituel de Fenna, surtout qu’elle ne parle pas anglais, alors il lui faut aussi un interprète. Pourtant, Fenna se débrouille subitement pour que le père qui fait la traduction sorte de la pièce, afin de se dénuder devant Kristen. C’était clairement inattendu, mais le but est de lui montrer que ses pieds sont dans le même état que ses mains, avec d’étranges marques rouges. Et c’e n’est pas tout : elle a des griffures sous les seins. Et ça, franchement, inattendu : ça nous rappelle les marques de Jésus sur la croix.

La scène était étrange, le silence amplifiant encore la tension entre elles. Et Kristen qui se rapproche d’elle comme pour un baiser ? Tellement chelou. La scène coupe avant qu’on ne sache comment elles se séparent, et Kristen se rend ensuite voir la boîte dans laquelle serait le démon. Elle aussi n’a pas le droit d’y toucher, interrompue par David. Sans un mot, celui-ci lui demande de prendre des photos des blessures de la sœur.

Alors qu’elle s’y rend, David reste en présence d’un père qui a une bonne bouille pour un épisode silencieux, franchement. Il confie à notre héros un crucifix du père Thomas, avant de lui conseiller de faire silence dans son esprit aussi. La meilleure manière de le faire pour les scénaristes ? Nous donner en sous-titres les pensées de David. Et ça apporte juste ce qu’il faut d’humour avant qu’il ne change d’avis et ne se remette à enquêter sur une tache au sol.

Difficile de rester concentré sur sa prière dans ces conditions tout de même, et moi, le silence a commencé à m’étouffer, tout de même. L’humour des sous-titres était exceptionnel, avec un tas de Fuck, et puis avec quelques pensées se tournant vers Kristen.

Du coup, sans trop de surprise, David se rend ensuite auprès d’elle pour en savoir plus sur Fenna – ou en tout cas pour en voir plus. Et quand il repose sa lampe torche, il se rend compte que Kristen (?) a écrit « I want you » sur son ardoise. Allons bon, voilà qu’elle le veut, maintenant. Et cela perturbe forcément David, inévitablement, alors il se met à la regarder beaucoup, et elle se met aussi à avoir des pensées salaces à son égard. Nous voilà bien.

Loin de tout ça, Ben poursuit son enquête de manière bien plus rationnelle que David. Il est aussi plus concentré que ses acolytes, mais lorsqu’il retombe dans le tombeau, il se fait peur tout seul. Il entend le vent souffler – la fameuse mélodie à tous les coups – et voit une ombre s’approcher de lui, avec de plus en plus de bruit.

Effrayé, il s’échappe le plus vite possible et… C’était surprenant venant de quelqu’un aussi rationnel que Ben. Après, être sous-terre si peu de temps après l’épisode de l’ascenseur, je me dis qu’il ne doit pas être rassuré non plus. Il se rend malgré tout au repas collectif et ne dit trop rien à personne, faute de pouvoir parler.

Quelques gestes suffisent parfois à rassurer ses amis, et puis de toute manière, Kristen n’a pas le droit de rester manger avec eux. Elle est une femme, elle doit aller à la table des femmes, où Fenna lui montre sa bouteille de vin cachée et où elles font trop de bruit. La table des femmes, par contre, est vraiment horrible, avec tous les hommes qui y laissent les assiettes et couverts sales. Il faut être sacrément patientes pour ne pas dire un mot, sérieusement.

Seulement, Kristen finit par dire « bouh » pendant la nuit. Est-ce vraiment un mot ? Difficile à dire, mais en tout cas, la boîte du démon s’ouvre peu de temps après… Pour justifier la réaction de Kristen, soulignons tout de même qu’on la fait dormir dans un débarras sous les jambes de Jésus crucifié et de bien d’autres reliques. Même Fenna semble considérer que ce n’est pas normal.

Sans trop de surprise, Kristen joue donc la provocation, ce qui est raccord avec son caractère. Sans trop de surprise non plus, elle se retrouve alors à cauchemarder d’un squelette qui s’approche d’elle pour l’embrasser. Avant que ça n’arrive, elle est heureusement réveillée par un prêtre jouant des baguettes pour attirer tout le monde auprès de la relique désormais ouverte qui affole tous les prêtres.

Ce n’est que le début : de nombreux prêtres souffrent également d’un mal étrange, avec des signes et des symboles sphériques qui apparaissent à divers endroits de leur corps, les faisant gémir de douleur, faute de pouvoir parler. Kristen veut aussitôt appeler un docteur, mais ce n’est pas évident dans ce monastère. L’ambiance est électrique durant la nuit, avec une Kristen clairement énervée par la misogynie ambiante, une Fenna qui a une énorme sphère sur le ventre et des prêtres qui gémissent de douleur un peu partout.

Ben assure qu’il a bien l’intention de tout comprendre, alors que Kristen, elle, part à la recherche de son portable. C’est aussi ce que fait Ben à vrai dire, parce qu’il a envie d’une connexion internet. Le prêtre le mène alors à un ordinateur, ce qui était plutôt marrant.

Ben est vite laissé sur place, parce que le prêtre est rappelé auprès d’un autre et de David. Ils se rendent auprès de Fenna, dont la douleur est loin de passer. Les marques sur son torse continuent d’apparaître de plus en plus, et ça semble clairement douloureux, surtout quand on voit le sang couler de ses mains.

Elle n’en oublie pas pour autant son vœu de silence, ce qui doit être le plus impressionnant à voir à vrai dire. L’exorcisme est excellent aussi : le prêtre raconte silencieusement ses prières, avec une Fenna qui se met à cracher du sang, par exemple. C’est glauque comme tout, et hyper intrigant, mais malgré tout, on comprend que Ben est sur le point de comprendre ce qu’il se passe grâce à quelques recherches Google. Avant ça, nous voyons toutes les souffrances de Fenna et… Ca donne envie de vomir autant que le prêtre mystérieux qui a possiblement vomi dans la chapelle, hein.

Des mouches sortent alors de la blessure de son ventre, et très franchement, c’était dégueulasse à voir. J’ai rarement eu de pareils haut-le-cœur, pas étonnant que Fenna s’évanouisse. Et la réaction de Ben à son arrivée, c’était hilarant. Des mouches ! Nous y voilà : des mouches sont responsables du chant et des marques sur les corps des prêtres, car les larves provoquent aussi les cicatrices en forme de spirale.

En les privant d’oxygène avec du vin béni, les prêtres ont poussé les mouches à sortir, même si ce n’était pas leur intention première. Et voilà. L’explication de Ben est hyper rationnelle et rassurante, mais il n’empêche pas que quand David lui reproche de toujours être capable de tout expliquer, Ben le rassure en lui soulignant qu’il ne peut pas expliquer les prêtres et les personnes faisant vœux de silence. Et même si David n’est pas prêt à se taire, il trouve tout de même admirable et enviable la paix relative dans laquelle tout le monde semble être.

Allez, c’est bien beau ces considérations philosophiques, mais il faut encore finir l’épisode en faisant sortir toutes les mouches des corps de tout le monde. C’est horrible, mais c’est vite expédié pour en arriver à une conclusion toute mignonne où Kristen veille sur Fenna.

Les mouches ? Elles venaient du tombeau du prêtre et de la crypte sous le monastère. Il n’en faut pas plus pour rapidement remettre le prêtre dans son caveau. Cela ne nous explique pas vraiment les traces de clou ou le corps impeccablement conservé du père Thomas, par contre. Peut-être en sera-t-il question dans un autre épisode, peut-être que les mouches dans sa bouche (erk cette scène) suffisent à expliquer la conservation du corps.

En tout cas, le « I want you » est révélé être une erreur d’interprétation de David : c’est un prêtre qui veut de lui… dans son monastère. David décline, assurant que Dieu a besoin de lui ailleurs, et est alors prêt à partir. Le 8 mars, comme c’est ironique après un tel épisode plein de misogynes, voilà donc nos héros qui récupèrent un portable chacun, et Kristen qui obtient une bouteille gratuite de Fenna qui lutte contre la tentation de lui faire un câlin. C’est triste. Les adieux sont rapidement faits, mais Kristen lui a au moins laisser son t-shirt féministe.

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