Quelques prisons cinématographiques (#32)

Salut les cinéphiles,

Oui, on est dimanche et je m’apprête à parler de films comme je le fais habituellement le mercredi, mais c’est parce que mercredi prochain, on sera le premier septembre (et merde), ce qui fait que j’aurai un autre événement à évoquer avec vous – événement qui aura trait à la lecture. Les habitués du blog savent déjà ce qui m’attend pour septembre de ce côté-là, mais rendez-vous mercredi pour en savoir plus.

En attendant, je repars sur les films vus au cours de l’année et dont j’ai oublié de prendre le temps de parler. La sélection du jour se concentre sur la thématique de la prison, avec deux films qui sont des prisons psychologiques et trois qui parlent d’une véritable prison. Science-fiction et films allemands sont au rendez-vous.

The Door : La porte du passé

The Door : La Porte du Passé - Film (2009) - SensCritique

Intéressant film de 2009, un peu compliqué à trouver vu le nombre de films portant ce titre qui existent… J’ai l’impression qu’il est passé inaperçu à l’époque, mais c’est peut-être parce qu’il est en allemand ! Porté par Mads Mikkelsen, je pense que le film connaît une seconde jeunesse grâce à la popularité de l’acteur et que c’est ce qui fait que j’en ai entendu parler.

Du côté du synopsis, on suit le personnage de David – Mads, donc – qui culpabilise de la mort de sa fille de sept ans dans un accident (pas si ?) tragique alors qu’il devait la surveiller. Sa vie est inévitablement brisée, mais il trouve cinq ans plus tard une étrange porte miraculeuse qui va lui donner une chance de tout recommencer.

Avec le mot mystère, il faut comprendre « science-fiction », « voyage dans le temps », « monde parallèle »… Que des mots-clés qui généralement sont susceptibles de m’intéresser. Le film m’a envoyé une petite vibe Channel Zero à plusieurs reprises, avec un petit côté saison 2 pour les fans, pour son côté thriller et son côté enfermement psychologique du personnage. C’est toutefois survendre le film que de faire cette comparaison, parce que la conclusion était un peu décevante. Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment, ce n’est pas incontournable, mais c’est un thriller sympathique. Légèrement oubliable, par contre.

Man from Earth

The Man from Earth - Film (2007) - SensCritiqueOn reste dans la science-fiction, en quelque sorte, avec un film extrêmement bavard et qui n’a RIEN à voir avec son affiche. Si vous n’aimez pas les huis-clos, fuyez tout de suite, car c’est bien pour le huis-clos que je le place dans ces films sur la prison : le personnage principal est enfermé dans sa vie, ses amis sont enfermés pour une nuit avec lui – malgré un libre-arbitre qui pourrait les faire partir quand ils le souhaitent.

Si tout ça ne vous fait pas peur, vous êtes partis pour une étrange histoire racontée au coin du feu : avant de déménager, le professeur John Oldman reçoit la visite de ses amis qui lui préparent une fête d’adieu. Les amis veulent surtout comprendre la raison du départ précipité et surprise de John, qui se met alors calmement à leur expliquer qu’il est un homme des cavernes âgé de 14 000 ans. Rien que ça.

Ce qui paraît être une bonne blague lance tous ces professeurs de fac dans des débats vifs et passionnés qui vont aborder bien des thèmes, à commencer par la religion ou la vie après la mort, en passant par quelques sujets d’Histoire.

C’est une ambiance très particulière, parfois à la limite de la masturbation intellectuelle, mais je trouve que le film fonctionne drôlement bien à entretenir le mystère – John raconte-t-il la vérité ? Est-ce seulement possible ? John répond en tout cas à toutes les questions de ses amis, tous spécialistes d’un domaine bien précis permettant de faire avancer le film.

J’ai trouvé ça plutôt sympathique, parfois déstabilisant dans les avancées proposées du côté du scénario. Il y a quelques problèmes de rythme, comme souvent dans les huis-clos, avec des manières de relancer la conversation ou le film qui ne sont pas toujours géniales. La fin est légèrement ouverte et il existe une suite que je n’ai pas encore vue… Peut-être un jour.

L’expérience

L'EXPÉRIENCE (2001) - Film - Cinoche.comCette fois, on passe à la prison, la vraie… ou presque.

Film allemand s’inspirant de la fameuse expérience de Stanford, j’étais curieux de voir ce que ça pourrait donner et je n’ai pas été particulièrement déçu. L’expérience de Stanford est une vraie expérience dans laquelle un professeur avait proposé à des étudiants lambdas de sa fac de participer à une expérience où certains joueraient le rôle de prisonniers et d’autres le rôle de gardiens de prison. Malgré une surveillance étroite, l’expérience avait quelque peu dérapée : le hasard avait attribué les rôles, mais ça n’a pas empêché une bonne partie des gardiens de faire preuve de sadisme autoritaire et une bonne partie des prisonniers d’être traumatisés émotionnellement.

Pour en revenir au film, il va de soi qu’il part bien plus en vrille que l’expérience originale, avec des hommes qui ne sont pas des étudiants mais ont juste besoin d’argent. Le sadisme des gardiens est rapidement exacerbé par une absence de réponse des scientifiques qui veulent tester les limites psychologiques de chacun.

On suit en parallèle la vie des prisonniers désignés au hasard, avec un esprit rebelle refusant de trop se laisser faire, celle des gardiens, avec un profitant de son autorité nouvelle pour aller trop loin et un n’assumant pas trop ce qu’il se passe, et celle des scientifiques, parfois en désaccord. Le film comporte quelques scènes dures psychologiquement et la perte de contrôle de l’expérience me déplaît quelque peu car ça va trop loin pour rester dans le cadre du crédible – le hasard fait mal les choses, on va dire.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé ce film par contre, parce qu’il est le reflet de quelque chose de bien flippant. À voir.

Le trou

Le Trou - Film (1960) - SensCritiqueOn reste dans l’ambiance prison avec ce vieux film français dont je n’avais jamais entendu parler et qui a pourtant su être assez intéressant pour me garder jusqu’au bout. Le concept n’a rien de révolutionnaire, avec des prisonniers qui creusent un trou pour s’enfuir d’une prison, mais ce qui rend le film vraiment agréable, c’est qu’il date de 1960 et possède de sacrées scènes, que je trouve vraiment impressionnantes pour l’époque.

Il a une sacrée réputation, avec toujours d’excellentes notes partout où il en est question, et je m’en fais l’écho avec plaisir. J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, surtout juste après le film précédent, car à nouveau, on nous offre une exploration de la psychologie des prisonniers. Bref, c’est à voir pour les plus cinéphiles, c’est une référence ce film de Jacques Becker.

The Platform

The platform - Ecran et toileDernier film vu qui corresponde encore à la thématique de la prison, il s’agit cette fois d’un film Netflix légèrement plus connu, puisqu’il avait fait du bruit à sa sortie. Concrètement, j’en ai adoré le concept, mais pas du tout le rendu. Heureusement que c’était en espagnol, ça m’a motivé à continuer…

Le concept ? Le personnage principal se réveille dans une étrange prison, conçue sur de nombreux étages superposés, avec un grand trou au milieu. Au milieu défile une plateforme sur laquelle un véritable banquet est dressé. Les prisonniers de la cellule la plus haute ont donc la chance de pouvoir manger ce qu’ils veulent, alors que plus on descend, plus il n’y a que des restes à manger… Restes dans lesquels certains prisonniers des étages supérieurs n’hésitent pas à faire leurs besoins, vomir ou cracher, profitant de leur supériorité.

Pourtant, cette supériorité n’est que temporaire : parfois, les prisonniers se réveillent à de nouveaux étages, montant vers des hauteurs agréables ou descendant toujours plus bas. Bien sûr, ils ont pour règle de ne rien garder à manger pour plus tard, sous peine d’être tués par la torture, car ils sont filmés. Et bien sûr, le héros veut établir un système juste où chacun ne mangerait que sa part pour que tous puissent jouir d’un repas…

Vraiment, du côté du concept, il y aurait de quoi faire un film intéressant. Je n’ai pas aimé l’histoire, cependant, avec un héros auquel j’ai eu du mal à accrocher, des compagnons de cellules peu crédibles, une mythologie bizarre (la femme à la recherche de son enfant), un hasard ne permettant de trouver un équilibre pour le film et une psychologie pas toujours très logique.

Je m’y attendais, mais ce fut une déception quand même !

Sept clichés TV sur… les travaux chez les héros de séries

Salut les sériephiles,

Nous sommes déjà à la fin du mois d’août, et même si je vis dans un grand déni de la fin des vacances, je n’en oublie pas mes habitudes sur le blog : il est donc temps pour un nouvel article sur les clichés que l’on voit parfois dans les séries sur des choses qui concernent notre vie de tous les jours. Seulement voilà, j’ai parfois du mal à trouver des sujets car j’ai eu le temps de faire le tour de ce qui était le plus évident.

Par chance pour moi, j’ai eu l’occasion à deux reprises au cours du mois d’août d’aider à faire quelques travaux – au point d’avoir fait plus de choses chez les autres que dans les travaux nécessaires pour emménager chez moi qui s’étaient déroulés quand j’étais encore à 500 km. Oups. Voici donc quelques clichés TV sur les travaux dans les lieux de vie, parce que bizarrement, je me suis rendu compte en posant du parquet en peignant une porte que j’avais de quoi faire pour ça !

1) Il y a toujours un homme à tout faire pour ses travaux, comme dans Desperate Housewives
Ce quiz Desperate Housewives te dira si tu mérites Mike ou pasAlors on va commencer par l’évidence-même avec cette idée de l’homme à tout faire que l’on voit souvent dans les sitcoms ou les comédies. Mike Delfino, Tony Micelli, Xander Harris ou Léo Wyatt, vous en trouvez dans plein de séries. Le type est limite là uniquement pour être la personne à qui s’adresser quand il y a un problème dans sa maison, et ça tombe bien, il y a toujours problème dans le quartier ou dans la maison, histoire de justifier son rôle dans la série. C’est beau, mais ça ne se passe pas exactement comme ça en France, quand même. Bien sûr qu’on peut en trouver, mais ils sont loin d’être des modèles d’efficacité à tous les coups. Ou de sexytude. C’est donc un cliché FAUX, parce qu’à mon sens, on ne connaît pas tous quelqu’un super bricolo et toujours dispo… À moins que ce ne soit moi le modèle d’efficacité ou de sexytude. Bon… Si vous aviez vu mon efficacité et ma sexytude à remettre une poignée de porte en maillot de bain, vous comprendriez mieux la blague. Guiness record du remontage de poignée le plus lent du monde, je pense.

Plus Belle la Vie - Le nouvel appartement d'Estelle et Francesco - Vidéo  Dailymotion2) Peindre est super simple et peut se faire n’importe quand, comme dans Plus Belle la vie
Je n’ai pas vu d’épisodes de la série cette semaine, donc j’ai à peine dépassé l’intrigue de l’emménagement d’Estelle et Francesco, et autant vous dire que je me suis arraché les cheveux quand je l’ai vue. C’était avant même d’avoir à peindre une porte cette semaine, mais ça me paraissait déjà carrément ridicule de voir Estelle repeindre quatre fois son mur dans une couleur différente au sein d’un même épisode – allez, deux pour être gentil. Genre, au-delà de la fatigue que c’est de peindre une grande surface de manière impeccable, autant vous dire que si vous peignez un mur, vous en avez déjà pour plus d’une journée avec les six heures d’attente entre la sous-couche et la première couche, plus encore deux à trois heures pour la deuxième couche. Bref, non, on ne se lève pas sur un coup de tête au milieu de la nuit pour faire des travaux, c’est FAUX. Quant à la conclusion de l’intrigue… Tout ça pour ça ? Le cœur en peinture était mieux que les néons, putain ; et j’ai le même genre de lumière chez moi et ça ne marche pas franchement en pleine journée quand il y a du soleil… Alors à Marseille. Bon…

Throwback Thursday - Charmed - All Hell Breaks Loose3) Il n’y a jamais aucun problème au cours des travaux, comme dans Charmed
FAUX, faux, archi-faux. Je suis mort de rire chaque fois que je vois Léo finir ses travaux en un temps record, surtout au tout début de la série quand on ne sait pas encore qu’il est un être de lumière et que les sœurs trouvent ça parfaitement qu’il répare toute la maison sans jamais poser la moindre question sur la casse permanente de tout ce qui se trouve au 1329 Prescott Street. C’est quand même légèrement justifié quand on le voit utiliser ses pouvoirs… mais souvent, on le voit travailler avec des outils, y compris dans les dernières saisons quand tout le monde sait bien qu’il a des pouvoirs. Ce n’est de plus qu’un exemple très révélateur d’un symptôme de beaucoup de séries où les travaux ne posent pas de problème particulier.

Les fuites d'eau et moi – Just One More Episode4) Les travaux coûtent de l’argent, comme dans Buffy
À l’inverse, Buffy a fini par se rendre compte du problème lorsque la Tueuse s’est retrouvée à devoir gérer la maison avec toutes les dépenses que ça impliquait. La plomberie qui saute (ravi d’être meilleur plombier qu’elle !), la fenêtre à faire réparer par son pote, les problèmes de découvert… La saison 6 n’est pas toujours évidente à digérer, mais bordel, qu’est-ce que l’entrée dans l’âge adulte est étonnamment réaliste pour une série, et encore plus pour une série ado ET fantastique. Cette fois, on touche à un cliché VRAI qu’on a pu revoir depuis dans d’autres séries, comme Community par exemple. Rassurant de voir des personnages avoir des problèmes d’argent.

Dexter® —5) Placer des bâches, c’est facile et elles tiennent impeccablement, comme dans Dexter
La peinture de la porte n’était qu’une petite partie des travaux car je suis arrivé prêter main forte uniquement pour les dernières étapes de la bataille. Il s’agissait des étapes faciles, vous vous doutez bien. En tout cas, la bâche au sol ? Elle était loin de tenir aussi bien que celles de Dexter, hein. Après on a tué personne sur place, je pense, et c’était pareil pour le scotch de protection… Mais voilà, si vous achetez une bâche, sachez que c’est hyper galère à utiliser ; que quand vous la retirez, il faut que tout soit sec pour pas que ça ne coule et que non, on ne réutilise pas la même bâche plus d’une fois quoi. C’est pas qu’un serial-killer, c’est un maniaque, mais quand même, le sang, ça tâche, ce cliché est FAUX, tu nous mens, Dexter !

6) Things Just Got Real 🤔😱 💔 😱 💔 😱 (A Shock-Fic) | Riverdale AminoFaire des travaux, c’est rapide, comme dans Riverdale
Comment ne pas citer les travaux de rénovation entrepris par Veronica dans la saison 5 ? Cela dure un épisode et demi et la rénovation ne change absolument rien ; et je ne parle même pas des travaux de la boutique qui sont fait d’un épisode à l’autre sans qu’on en entende parler. Autant vous dire qu’il n’y a pas de problèmes de fric dans cette série. En tout cas, dans les deux cas, c’est FAUX comme cliché. Je veux dire, quand elle engage Archie, on le voit juste torse nu à bosser vite fait et basta ; sa boutique, elle fait appel à des artisans qui finissent une rénovation dingue en une semaine… Dans la vraie vie, tes potes viennent, sont possiblement torse nu d’accord (mais ils ne sont pas Archie, hein), mais ça te prend plus d’une semaine pour une petite pièce. Si tu fais appel à des artisans, il y a des retards de travaux d’au moins une semaine et le résultat n’est pas parfait. Tu nous mens aussi, Riverdale… Mais personne n’en a jamais douté.

7) Faire des travaux, ça prend du temps, comme dans The Rookie
(léger spoil saison 3)
On termine ainsi par un cliché VRAI ? Oui et non… John met peut-être l’ensemble de la saison 2 à refaire sa maison, mais c’est pour mieux mener à une fin de saison où tout est détruit à l’arrache et un début de saison 3 où, miracle, tout est impeccable à nouveau. Du coup, les travaux ont fini par être plus express que ceux d’Archie… Mais l’intention y était et c’est tellement rare de voir une série prendre le temps de nous montrer une avancée cohérente des travaux en parallèle de la vie pro de son héros que je voulais le souligner.

Il s’agissait déjà de mon septième cliché ! Dingue comme ça passe vite une fois qu’on se met à en chercher. Une chose est sûre, faire des travaux, c’est épuisant et lent. M’enfin, faites-les avec des gens cools et ça passera plus vite. En plus, avec un peu de musique, ça peut finir par être drôle – mais ne riez pas trop, c’est sérieux les travaux quand même.

Quant à moi, sachez que le résultat du parquet posé ou de la peinture n’est probablement pas parfait et impeccable, mais j’étais satisfait du rendu. Et ça, aucune série n’en parle vraiment, mais bordel, c’est satisfaisant quand les travaux sont finis et qu’on les a faits soi-même ! Un beau programme de vacances… mais je ne vous propose pas mes services pour autant, désolé.

The Outpost – S04E07

Épisode 7 – The Power of the Masters – 16/20
Les avancées dans l’intrigue permettent de revenir un peu en arrière dans l’histoire et la mythologie de la série, et je trouve que ça fonctionne bien d’avoir des réponses et quelques retrouvailles dans cet épisode. Si tout ça me laisse plutôt satisfait de l’épisode, il n’empêche que certains moments – et surtout certains personnages – me plongent rapidement dans une torpeur et un ennui dont je n’arrive ensuite à m’extraire que grâce à d’autres scènes qui me rappellent qu’il y a parfois des intrigues de qualité. Bref, c’est un entre-deux tendant vers le positif cet épisode.

Spoilers

Falista et Tobin découvrent que servir les dieux n’était vraiment pas une bonne idée. Pas faute de leur avoir dit quinze fois en deux épisodes, quoi.

In the Ancient language, the word Kinj roughly translate to a similar concept of the human believe of a soul.

J’oublie de le préciser depuis quelques jours, mais depuis que je suis en vacances, je regarde souvent mes épisodes en maillot de bain. Cela me valide un point du Bingo Séries, c’est quand même important de le rappeler.

L’épisode reprend où le précédent s’est arrêté, avec Falista et Tobin à genou devant les dieux. Et si j’espérais vraiment la survie de Falista, j’ai rapidement compris que ça n’allait pas être le cas quand elle tend la main vers les dieux pour leur donner son Kinj. Elle le fait au moment où la déesse communique à Talon et Zed l’arrivée du couple royal et son sacrifice, mais qu’elle le fait encore en leur faisant croire qu’ils y survivront.

Dès que la communication s’interrompt, par contre, Falista se fait étrangler et décomposer sous les yeux d’un Tobin étonnamment impuissant. J’étais pourtant sûr qu’il allait réussir à la téléporter avant qu’il ne lui arrive malheur. La voir mourir m’a rendu super triste et, pour être honnête, me fait espérer une résurrection de tous les humains s’étant sacrifiés pour leur kinj. Si je m’en fous pas mal de récupérer Un, Deux et Trois, ça me ferait plaisir d’avoir Gwyn de retour. Et Yavallah aussi, ça soulagerait Wren. Et Falista, qui perdrait en plus son titre de reine, bien fait pour toi.

Pas sûr que cela arrivera toutefois. Plutôt que de se téléporter suite à la mort de Falista, Tobin prend la décision de nous couper la main du dieu qui veut s’en prendre à lui, avant de se téléporter pour l’embrocher. C’était vraiment inattendu, car j’étais sûr qu’il fuirait au plus vite. Il voulait toutefois venger Falista… mais c’est en vain : il y a désormais la déesse au Kinj vert pour sauver le dieu et lui rendre la main.

Tout ce qu’il fait, c’est donc d’énerver davantage le dieu, avant de s’enfuir au moment où il allait se faire cramer. Pauvre Tobin. Il regrette clairement d’être de retour à la vie là, parce que perdre Falista, c’était beaucoup pour lui. Du côté des dieux, on apprend toutefois beaucoup d’informations en peu de temps : Janya est capable de soigner les autres, mais elle a aussi les souvenirs de Deux. C’est embêtant, car ça signifie qu’elle sait où se trouve la clé dont ils ont besoin pour relâcher leurs serviteurs.

Ah. Les gens coincés dans des cocons sous la maison de Talon sont donc des serviteurs des Dieux, nous sommes dans la merde s’ils se décident de tous les réveiller. Espérons que ça n’arrivera pas trop vite… Cela dit, ça en prend le chemin : ils savent où se rendre pour retrouver la clé et ils savent où est leur temple grâce aux souvenirs de Deux et, probablement, de Falista.

Pendant ce temps, Talon est quelque peu perturbée par la vision lui montrant Falista prête à tout pour donner son Kinj, mais elle reprend assez vite le dessus pour continuer de réconforter Luna. Oui, on est vraiment sur la reprise directe de l’épisode précédent. Cela permet en tout cas d’apprendre rapidement, grâce à un flashback fourni par les souvenirs de Luna une fois sur place, que Dred a déjà récupérer la clé recherchée par Talon comme par les dieux.

Elles ont donc trop de retard pour retrouver la clé, car il n’y a plus personne du Prime Order pour leur fournir des indications utiles… sauf que ! Sauf que Luna se souvient subitement de la présence de Naya sur place au moment où le massacre s’est déroulé. Oh, je suis si heureux d’un possible retour de Naya, j’étais triste de ne plus la voir.

On la retrouve bien vite, grâce notamment à un tour de passe-passe de Luna qui sait y faire pour avoir des informations sans les payer. Talon et Luna retrouvent ainsi Naya, et ça m’a vraiment fait plaisir de la revoir. Elle est toujours aussi fan de Talon et heureuse de la revoir, s’inquiète vite fait pour Janzo mais est perturbée de découvrir l’identité de Luna.

Elle n’aime pas trop les ennuis que lui apportent Luna et Talon en même temps. Naya a installé sa propre auberge désormais, et elle refuse de leur venir en aide quand il est question de les amener à une des cachettes de Dred pour retrouver la clé. Un peu de chantage affectif de Luna fait heureusement un bon effet sur Naya, et hop, voilà le trio en route vers la clé.

C’est plutôt cool, car ça redonne un bon rôle à Naya, qui peut enfin dire tout ce qu’elle sait de Dred. Cela énerve particulièrement Luna, parce que ça lui rappelle que Naya n’a rien fait pour aider sa sœur et pour la sauver. C’est intéressant de revenir si loin en arrière, parce que j’avais oublié l’existence du Dragman, franchement.

Et si Luna est énervée, elle comprend vite que sa colère est mal placée quand Naya lui explique que sa famille était menacée. Tout ça permet à Luna comme Naya d’avancer vers un état psychologique plus paisible avant d’arriver enfin au temple qui a tout pour être le cliffhanger de l’épisode.

Du côté de l’Outpost, Garret et Zed ont beau venir en paix, ils sont plutôt mal accueillis par les gardes fidèles de Tobin. Ils sont après tout deux fugitifs, puisque la dernière fois qu’ils étaient là, ils étaient des prisonniers. Forcément, quand Garret réclame le pouvoir en montrant qu’il a la bague de Tobin parce que le roi le lui a donnée, il paraît surtout être un traître ayant tué son roi bien-aimé. La scène est un peu longuette pour ce que c’est, par contre, parce que Garret finit par obtenir le pouvoir, cédé gracieusement par le commandant qui était roi par intérim.

Le vrai roi ? Il est perdu dans ses souvenirs et sa tristesse suite à la mort de Falista, mais le désir de revanche revient bien vite quand il aperçoit les dieux. On le voit se téléporter, alors j’imagine qu’il viendra bien vite rendre une visite à ses sujets. En attendant, Janzo est heureux de savoir que Garret est roi. Il regarde Wren s’occuper de l’homme inconscient depuis sa sortie de cocon et est surpris de découvrir qu’elle l’a menotté.

Quelques tatouages d’épées sous son oreille lui font peur, car elle craint avoir affaire à un meurtrier. Tu m’étonnes. Le problème, c’est que le couple parle trop en la présence de son serviteur des dieux, à défaut de savoir qu’il est leur serviteur. Il les espionne et en apprend beaucoup trop. Il faut dire que Wren et Janzo avancent vraiment dans leur recherche sur les Kinj.

Ils sont ainsi en mesure d’expliquer tout ce qu’il se passe : le mot Kinj désignait dans un ancien langage le mot âme, et il semble donc que Zed possède en lui l’âme d’un dieu endormi, ce qui explique aussi le pouvoir qu’il possède. C’est parfaitement inattendu, tout ça, quand on repense à la saison 1, mais ça me plaît bien. Avec ces informations, ils arrivent en plus à remonter la piste du plan des dieux.

Une fois qu’il est question des dieux, Wren et Janzo décident de montrer à Garret – qu’ils considèrent comme le nouveau roi, persuadés que Tobin est mort en donnant son Kinj – et Zed leur prisonnier… mais dans une longue tradition de l’Outpost, le prisonnier a réussi à s’échapper pour faire part à la future femme de Munt. Heureusement que ce dernier est là pour tenter de jouer les héros…

Il est le seul présent pour tenter d’arrêter l’homme, sans grand succès. Quand Garret et Zed, ils ont beaucoup plus de pouvoir : Zed utilise son Kinj et l’homme se met enfin à parler, surpris de découvrir que Zed a le pouvoir de son maître. Effectivement. L’homme est aussitôt placé en prison, où Garret est à deux doigts de le torturer pour obtenir des informations. Janzo est assez malin pour repérer que ça ne fonctionne pas, et que ça ne risque pas de fonctionner, en plus.

Il souhaite plutôt se faire un allié de l’homme et il tente une approche douce bien plus convaincante. Janzo donne donc à manger à l’homme avant de lui faire un peu de chantage : en échange des réponses qu’il pourra lui donner, Janzo pourra l’amener dans la cave où se trouvent les autres cocons.

C’est un chantage efficace pour faire parler 313. Oui, oui, c’est son nom : les épées derrière son oreille sont un nombre, mais ce sont aussi une manière de le nommer. Janzo comprend bien vite qu’il est en présence d’un esclave à la vie bien terrible, puisqu’il entendait la voix de son dieu en permanence dans sa tête. Autrement dit, il n’a jamais eu la moindre volonté autre que de servir son Dieu. Outch.

Pourtant, la volonté, il découvre bien vite ce que c’est, 313 ! En effet, il découvre que tous les autres soldats sont encore dans des cocons et il regrette aussitôt avoir été libéré trop vite. Il accuse logiquement Janzo et Wren de l’avoir sorti de là trop vite, avant de tenter de se rebrancher au système. En vain. Il fait presque de la peine à voir, franchement.

Au moins, il permet à Janzo et Wren d’avancer énormément dans les recherches sur les Kinj et sur « Navia », la voix qu’il entend dans sa tête. Par contre, Garret ne le sent pas exactement comme ça quand il se rend compte que 313 n’est plus derrière ses barreaux. Il est tellement insupportable Garret dès qu’il a le pouvoir, c’est dingue. Il veut la jouer safe, ce qui est bien logique, mais il pourrait au moins écouter les arguments de Janzo, sérieusement. Il finit par le faire, mais franchement, ce fut pénible à voir.

Pendant ce temps, Zed essaie aussi de se réconcilier avec Nedra, probablement parce qu’il sait qu’il n’a plus aucune chance avec Talon et qu’il veut voir prospérer les Blackbloods, hein. Nedra lui en veut toutefois d’avoir laissé mourir tout le monde dans le Plan of Ashes, faute de revenir assez vite. Même s’il réussit à la faire sourire de leurs souvenirs communs, il se prend quand même un bon vent de sa part, et ça fait rire Garret.

Ce dernier peut donc se venger de la réplique désagréable de Zed la semaine dernière, et c’est plutôt chouette de voir ça. En plus, ça nous montre aussi qu’une amitié est toujours impossible entre ces deux-là, même s’ils sont amis malgré tout. Après, quand Zed souligne que Garret est humain et que Talon est une des dernières Blackbloods, bien sûr que Garret le revoit comme le connard qu’il se donne tant de mal à être. C’en est du coup vraiment surprenant qu’une fois dans le temple avec Zed, Wren, Janzo et 313, Garret finissent par se laisser convaincre par Zed que ce peut être une bonne idée de continuer l’interrogatoire de 313 hors d’une prison.

Du côté du temple, pour finir, Naya donne à Luna et Talon toutes les informations dont elle se souvient pour l’ouvrir et accéder peut-être à la clé. Difficile de ne pas trouver la scène stressante : on savait déjà qu’il risquait d’y avoir des Dieux s’en rapprochant. Avant ça, il fallait toutefois faire face à deux gardes censés protéger le temple. Ils sont plus stupides que des pieds, sérieusement, se contentant de foncer sur Naya sans regarder plus bas où Talon et Luna les menacent d’un arc chacune.

Evidemment, les deux gardes meurent, mais un troisième manque de tuer Luna et Talon. De justesse, Naya débarque et les sauve, culpabilisant aussitôt d’ôter la vie à quelqu’un qu’elle ne connaît pas. C’est super triste pour ces gardes, mais super chouette pour le personnage de Naya, qui finit par expliquer qu’elle a tué Dred parce qu’il le méritait, donc que ça n’avait rien à voir avec ce meurtre aléatoire qu’elle vient de commettre. Evidemment, Luna est ravie d’apprendre que Naya est celle qui a tué Dred, et elle se sent redevable.

Une fois à l’intérieur du temple, Luna est capable de trouver la clé bien rapidement, même si elle manque aussi de peu de se faire tuer par elle. Cela m’a fait rire, parce qu’elle l’a trouve en entendant des « murmures » qui ressemblaient plus aux bruits des zombies de The Walking Dead. Ainsi donc, Luna semble avoir des pouvoirs de Dragman elle aussi, et elle est liée à la clé. Déjà en début d’épisode, ses souvenirs lui revenaient avec ce même fond sonore…

Ce n’est pas un hasard, évidemment. La clé retrouvée, l’épisode peut se terminer par un cliffhanger très prévisible : Luna, Talon et Naya sortent du temple pour mieux se retrouver nez à nez avec les quatre dieux voulant récupérer cette clé. Si Talon n’ouvre pas un portail pour s’en sortir la semaine prochaine, je pète un câble. Je risque fort de le péter, d’ailleurs, car avec Tobin dans la nature, il y a fort à parier que ce soit lui qui sauve Talon et Luna.

Non, je ne donne pas cher de Naya. Je l’adore, mais je sens que les scénaristes vont s’en débarrasser avant même qu’elle n’apprenne que sa famille est sur le point de s’agrandir. Sinon, je me rends compte que la mort de Falista passe vachement inaperçue pour le moment, et ça me fait bizarre. J’ai déjà oublié que j’étais dégoûté, parce qu’elle n’a eu que deux scènes de Tobin la pleurant avant d’être oubliée de tous…

Riverdale – S05E13

Épisode 13 – Reservoir Dogs – 09/20
C’est fascinant comme la moitié de l’épisode semble ne pas savoir quoi raconter alors que l’autre moitié vise juste à trouver un moyen de faire saliver les audiences masculines. Toutes les intrigues lancées suite au bond dans le temps semblent être totalement oubliées au profit de développements incohérents et illogiques. Et encore, avec une diffusion à la semaine, j’oublie probablement plein de choses !

Spoilers

Finalement, Archie n’est pas en paix suite à ses années au front. Betty, elle, oublie le Tueur au sac poubelle pour se concentrer sur la recherche de Polly.


I think I might need help too.

Allez Jérôme, ne prends pas trop de retard dans ton visionnage de cette série… et ne déprime pas à l’annonce d’une réécriture forcément ratée d’un film que tu n’as pas aimé et oublié aussitôt après l’avoir vu. Eh, ça va bien se passer… Mais c’est mal barré, je le sais. Je veux dire, l’épisode commence par un flashback nous montrant Archie sur le front, au moment où il retrouve Jackson, blessé aux jambes. Enfin, blessé… il a perdu ses jambes, quoi.

Dans le présent, Archie se réveille parce qu’Eric est justement en train de faire de la merde. En plein PTSD, il ne reconnaît pas son sergent et n’hésite pas à l’attaquer. L’oncle d’Archie le sauve de justesse. Tss. Il se démène ensuite pour essayer de traiter le PTSD de son neveu et surtout d’Eric, terminant tout simplement par leur acheter un chien. OK. C’est si facile de traiter les chocs post-traumatiques, dis donc !

Moi, ça me fait plaisir, car j’obtiens ainsi un point de Bingo, en bonus, avec la présence d’un chien. Quand en plus Archie parle d’un chien nommé Bingo, c’était vraiment marrant ! Le flashback l’était moins, puisqu’on apprend que Bingo est mort dans un no man’s land quand Eric a perdu ses jambes et a empêché Archie d’aller le sauver. Il est égoïste cet Eric à préféré sa vie à celle d’un chien…

Apparemment, il a un problème avec les chiens de toute manière. En effet, dans le présent, il découvre que le chien a disparu dans la nuit et ça fait paniquer Eric, quand le chien était simplement dans un placard. Le lendemain, il le promène pour mieux se faire mordre quand il a besoin de la calmer. L’oncle révèle alors que le chien est un ancien chien de combat. Mais ? Mais ? C’est un chien tout mignon et pas du tout hyperactif, j’ai du mal à le croire, hein. De toute manière, on s’en fout de ce que je crois ou non.

L’essentiel, c’est que ça énerve Archie de savoir que quelqu’un maltraite des chiens. Il décide donc de mettre un terme aux combats de chiens qui se déroulent à proximité de Riverdale. Un appel à Fangs plus tard, il obtient assez d’informations pour aller tabasser l’organisateur des combats de chiens, et si vous êtes comme moi, vous vous demandez bien à quoi sert cette intrigue. Impossible de trouver la moindre réponse.

Finalement, on découvre grâce à Eric que Bingo n’a jamais été un chien : il était un autre homme sous les ordres d’Archie. Archie l’a donc laissé crever ? Charmant. La vie est toute pourrie à ses yeux, mais il peut compter sur son oncle pour lui montrer que tout peut bien se terminer. La salle de gym/caserne de pompiers devient grâce à l’oncle un refuge pour chiens abandonnés où les citoyens de Riverdale (qui n’est plus une ville, rappelons-le) peuvent venir adopter un chien habitué à faire des combats de chien. Tout va bien. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la chanson concluant cet épisode…

Bon, c’est reparti pour un épisode qui part dans tous les sens, comme toujours. Betty et Tabitha bossent désormais ensemble, comme on l’avait appris il y a deux épisodes. Tabitha reste donc en arrière, mais garde le contact radio avec Betty pour savoir comment se passe sa mission sous couverture, à laquelle elle est retournée.

Et ça se passe mal : Betty se fait prendre et arrêter pour racolage par un autre agent du FBI. Oh, elle parvient à s’en sortir en expliquant qu’elle est du FBI aussi, mais ce n’est pas exactement le cas. J’avais déjà oublié : Betty ayant démissionné, elle se retrouve bien conne quand son ex débarque et lui souligne qu’elle est en train de faire quelque chose de totalement illégal. Pour changer.

Betty est forcée de rendre son arme et son badge, et ça la force aussi à mettre au point un nouveau plan pour avancer dans son enquête : lancer sa propre version de Coyote Ugly avec Tabitha et l’aide de Fangs. J’adore ce film, alors j’approuve. Après, Fangs obtient une sacrée promotion dans la série grâce à l’absence de Toni, toujours enceinte et alitée dans le scénario. C’est en fait d’elle dont Betty et Tabitha ont besoin, mais bon, l’actrice n’étant pas vraiment disponible, c’est à Fangs d’en parler officiellement à Toni de ce plan pourri.

Et c’est marrant comme tout à voir : selon elles, ce plan pourra stopper les horreurs qui se déroulent sur l’autoroute, alors qu’il est juste question de faire un Coyote Ugly avec Alice – bordel, mais qu’est-ce qu’elle fout là ? – Veronica ou Cheryl, dans le but de faire de la reconnaissance de routiers, avec des caméras. Je ne comprends toujours pas l’idée, Toni dirige les routiers, non ?

De son côté, Cheryl continue de jouer les chaperons rouges et aperçoit Kevin dans les bois. Encore en plein cruising ? Evidemment, oui. Cheryl se décide donc à redresser le chemin de cette brebis égarée : elle le force à confirmer qu’il cherchait encore un homme avec qui coucher, mais elle le fait avec intention de l’attirer à un de ses sermons.

Oui, nous y sommes, c’est officiel, Cheryl prépare des sermons pour la secte de sa mère, et elle recrute Kevin pour celle-ci. Facile, il a déjà été dans une secte, après tout. Cela dit, l’Eglise Blossom où l’on chante sans raison et de manière bien peu juste, c’est too much, et il est d’accord avec nous. Kevin se barre donc dès le début de la cérémonie…

Cheryl n’abandonne pas pour autant le combat et insiste une fois de plus auprès de Kevin pour qu’il reprenne sa vie en main. Elle n’aime pas voir son âme s’égarer en plan cul inutile, alors elle lui demande de parler à nouveau avec Fangs pour régler les choses. C’est mignon comme idée, sauf que Fangs a déjà tourné la page de son fiancé apparemment : il passe désormais son temps avec Moose ?

Je n’ai pas reconnu Moose, du tout, mais admettons. Kevin s’en confie évidemment à Cheryl, et celle-ci l’emmène alors à la soirée Coyote Ugly pour lui changer les idées – je ne vois que ça.

Enfin, maintenant qu’il ne travaille plus pour Hiram, Reggie se précipite dans les bras de Veronica pour retrouver du boulot. Il a tout compris, lui. Et Veronica aussi : loin de ses cours d’économie, elle se décide à contacter des clients potentiels pour sa boutique de bijoux qu’on a déjà tous oublié. Malheureusement pour elle, ce n’est pas si simple d’avoir des investisseurs quand on n’a pas vingt assistants à ses ordres comme elle avait à New-York.

Elle a toujours Reggie, heureusement. Elle ne lui fait pas tellement confiance, comme il n’a ni expérience ni connaissance de la politique, mais bon, elle lui accorde sa chance. En souvenir du bon vieux temps ? De toute manière, que fait-il là ? Il conclue une vente avec un investisseur de Veronica, dans le temps imparti par celle-ci. Magique. Je ne sais absolument pas à quoi sert cette intrigue, en revanche ? Reggie et Veronica passent plein de coups de fil pour se faire de l’argent, puis Reggie veut amener ses propres pistes et contacts dans le business.

Des pistes et des contacts donnés par Reggie ? Evidemment, il est question des investisseurs de SoDale. C’est particulièrement machiavélique et problématique pour Hiram, alors ça plaît à Veronica, forcément. Elle parvient même à convaincre un investisseur en lui offrant un œuf de Fabergé, encore. Soit. Et pour fêter ça ? Un bruit de bouteille de champagne qui s’ouvre quand Hiram massacre son téléphone de rage de perdre un investisseur alors même que les verres sont déjà servis au début de la scène en question.

De plus, pour fêter ça, Veronica enfile bien sûr son meilleur mini-short en cuir et se rend elle aussi chanter et danser sur un comptoir de bar. Sérieusement, les scénaristes ne font plus aucun effort sur ce coup-là, le but est juste de déshabiller les actrices et de les rendre aussi sexy que possible, le temps d’une chanson pas si exceptionnelle. Qui irait s’en plaindre ? Tabitha est définitivement intégrée au casting en tout cas, et tout le monde s’en fout de Jug (il ne me manque pas), et tout le monde s’en fout de tout d’ailleurs.

Betty profite une fois de plus de l’occasion pour se faire passer pour un agent du FBI, embarquant avec elle Reggie et Kevin dans son crime. Ce qu’ils foutent là au juste ? Mystère. C’est toutefois une mauvaise piste qui ne mène nulle part…

La soirée semble ainsi être un échec, malgré 57 routiers dont l’identité est récupérée par Betty. Alors qu’elle s’apprêtait à passer une bonne nuit à faire des recherches sur eux, elle est finalement approchée par un 58e routier qui est bien louche. Il y a même du sang sur la poignée de sa porte… Betty décide ainsi d’envoyer un SMS à Tabitha pour qu’elle la suive alors qu’elle monte dans le camion – quand bien même elle avait souligné l’importance de ne suivre aucun routier ce soir-là.

Ce n’est pas grave, Betty est assez badass pour venir à bout de ce routier de l’extrême. C’est du moins ce qu’elle pense, après un rapide coup de portière et de pied. Elle décide en toute logique de TOURNER LE DOS au tueur en séries qu’elle pense être sur le point d’arrêter et SURPRISE, il n’est plus là quand elle a fini d’appeler Tabitha pour lui dire que c’était bien leur suspect.

C’était ridicule comme tout, et ce n’était que le début d’une scène bien merdique : le tueur sort ainsi une tronçonneuse de son camion et l’utilise pour tuer Betty – ou en tout cas pour essayer. Ce n’est pas un franc succès pour lui, et ça me fait de la peine, parce que franchement, Betty était facile à avoir à plusieurs occasions dans la scène. Elle se tord même la cheville avant de réussir à assommer le tueur de la manière la moins crédible possible. Comme toujours. Et pour ne rien arranger, les bruitages sont à mourir de rire, avec des coups faisant des bruits encore moins crédibles que dans Buffy, connue aussi pour son kitsch en la matière.

Plutôt que de livrer le tueur (potentiel, toujours), Betty décide de le garder pour l’interroger et retrouver Polly. Ah oui, c’est vrai, c’était ça le but d’origine : retrouver Polly. Je l’avais oubliée, elle. Comme j’oublie Jughead, aussi.

Du côté des autres intrigues, et toujours sans la moindre logique, on reprend l’évolution de Kevin. Après l’avoir vu avec un stylo rouge dans l’épisode, il est assez logique d’apprendre qu’il est nommé professeur de l’année. Mais ? J’en peux plus, l’année est totalement en cours ? Cela n’a pas le moindre sens, comme toujours.

En tout cas, être un bon prof dans un lycée de merde, ça déprime Kevin. Il peut heureusement compter sur Cheryl pour lui venir en aide, encore. Il lui annonce qu’il a l’impression de rater sa vie parce qu’il n’est pas une superstar à New-York, alors en toute logique, elle propose à Kevin de venir chanter du Jesus Christ Superstar dans son Eglise, au grand désespoir de Penelope. Tout ira bien, nous chantent-ils. Ce n’est pas gagné du tout.

La série part encore en vrille sans qu’on ne sache bien pourquoi, mais au moins Kevin trouve la paix intérieure, cette fois. Il confie même à Fangs qu’il n’en a rien à faire de le savoir avec Moose. LOL. Une autre scène nous montre Reggie et Veronica continuer de bosser encore (mais dans quel but ? Pourquoi ne font-ils pas cours, sérieux ?) alors qu’Archie… est obsédé par la mort de Bingo. Il fait de plus en plus de cauchemars, probablement pas aidé par son nouveau chien nommé Bingo, et ressent ainsi le besoin de demander de l’aide pour gérer ce problème médical…

Eh, ce n’est pas comme si ça faisait dix épisodes qu’il allait parfaitement bien suite à son passage dans l’armée. À quoi bon viser de la cohérence et de la logique sur plusieurs épisodes ? D’ailleurs, les aliens ont disparu eux aussi. Et tout le monde s’en fout !

Compteur d’Archie à poil : Mais il ne retire plus jamais son t-shirt, même pour dormir ??