#12 – Être un control freak comme Alison Hendrix (ou ne pas être ?)

Salut les sériephiles,

Pour ce dernier vendredi du mois d’août, je reviens avec la conclusion de ma saga de l’été. Oui, c’est un peu expéditif, mais c’est comme ça : pour septembre, on repartira sur de nouvelles bases. J’ai une autre idée de séries d’article, mais je ne sais pas encore si elle débarquera dès septembre ou si je la relèguerai carrément à l’été prochain… J’ai encore largement le temps de voir venir !

En attendant, en revanche, il est temps de parler d’un douzième et dernier personnage marquant… même s’il y en a sûrement eu bien d’autres au cours de ma vie de sériephile.

Notre Top 5 des clones Orphan Black - Femmes de Séries

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question d’Alison Hendrix de la série Orphan Black, un personnage que j’ai tellement adoré qu’elle a été ma première Funko Pop. Et gratuitement en plus, parce que j’étais le 1000e client du week-end !

alison hendrix GIFs - Primo GIF - Latest Animated GIFsQui est-ce ? Alison Hendrix est un personnage qu’il faut apprendre à apprécier, mais en ce qui me concerne, c’est arrivé très rapidement. Au départ de la série, elle n’est même pas présente, avant d’être présentée comme la mère de famille bien sous tous rapports, pour ne pas dire parfaite quand elle s’occupe d’emmener ses enfants au sport. Toutefois, le cliché s’écaille vite et elle est une Desperate Housewife sous la surface…

Ce ne peut pas être un hasard, la référence est assez évidente, mais en même temps, les scénaristes en font quelque chose de bien différent de la série d’ABC, avec une Alison se retrouvant à torturer son mari (Big Boobs Blowies !) Alison vs. Big Boob Blowiesou liée à un trafic de drogue qui la dépasse totalement. Bien sûr, elle doit faire face à sa propre addiction à l’alcool aussi, tout en continuant de gérer comme elle peut ses gamins et sa vie parfaite en surface, scrutée par tous les voisins.

Bref, Alison, c’est un personnage qui fonctionne malgré l’alcool et les emmerdes, parce qu’elle est une control freak de dingue. Et c’est ce qui la rend si géniale et adorable !

Qu’est-ce qu’Alison a bien pu nous apprendre ? Alison nous apprend à nous méfier des apparences, particulièrement quand elles sont parfaites. Il est évident que ce n’est pas un message bien nouveau, surtout pour moi qui me suis tapé onze saisons de Secret Story, mais malgré cela, je trouve que ça fonctionnait bien dans la série. Chaque épisode nous la faisait découvrir sous un jour nouveau et la rendait agréable. Et pourtant, il y a fort à parier qu’une maman parfaite comme ça, dans ma vie de tous les jours, j’aurais juste envie de la fuir au premier abord. Il faut savoir persister.

Meilleurs GIFs Clone Club | Gfycat

Après, Alison, c’est aussi un personnage parfait pour apprendre à relativiser et prendre du recul sur toutes les situations, parce qu’elle garde son self control dans toutes les situations justement, même – et surtout ? – quand elle le perd. Sa perte de contrôle se traduit par des décisions rationnelles et une envie encore plus forte de tout maîtriser. Et c’est parfait comme cela.

Project Orphan Black: 12 Times Allison Hendrix Made Us Laugh – 4 Your ExcitementQuel impact sur moi ? Bon, là, il est assez évident qu’Alison m’a montré qu’il était parfaitement possible, si ce n’est nécessaire, de lâcher un peu du lest pour ne pas être trop un control freak. Je l’adore, mais elle est souvent insupportable pour son entourage, alors ce n’est pas malin de ma part de vouloir être trop organisé non plus.

Il n’empêche que son penchant alcoolique/hyper-organisée, je l’ai aussi, sans jamais tomber dans les deux extrêmes, ou dans un seul des deux. J’ai compris qu’il fallait être plus bienveillant envers l’imprévu, alors je laisse désormais une marge dans mes envies de contrôle. J’évite aussi les pistolets, ça n’a jamais réussi aux Hendrix d’être en présence d’un pistolet.

Et puis, je n’avais pas vraiment besoin d’Alison pour ça, mais elle m’a tout de même montré que c’était vraiment une mauvaise idée que de se frotter à la drogue ou à l’illégalité. Orphan Black: Season 1 Refresher - That ShelfC’est trop stressant, et je ne dois pas gérer mon stress comme elle le fait.

Allez, son vrai impact, c’est qu’elle m’aura fait rire et m’aura donné envie d’avoir une organisation parfaite, mais pas trop. Le revers de la médaille ne fait pas envie…

In the Dark – S03E08

Épisode 8 – Power Trip – 16/20
L’héroïne de cette série a toujours été problématique par moments, mais cet épisode souligne à de nombreuses reprises toute la toxicité dont elle est capable sans même s’en rendre compte. J’en arrive à préférer les personnages secondaires aux personnages principaux, et j’espère qu’ils parviendront à rétablir l’équilibre par la suite. C’était autrement un excellent épisode se concentrant sur les personnages plus que l’intrigue, quitte à ce qu’on perde du temps et une occasion d’avancer.

Spoilers

Murphy veut tout savoir de la vie de Jennifer Walker pour retrouver Jess… mais ce n’est pas simple au beau milieu d’une tempête de neige coupant électricité et réseau téléphonique.

Without your respect, I’d advise you not to advise me.

Impossible de passer à côté de cet épisode, même en vacances, même s’il est question de voir la neige tomber sur des chants de Noël alors que je suis encore en train de bronzer sous le soleil matinal. C’est comme ça, que voulez-vous ?

Par contre, j’ai eu du mal à voir grand-chose à ce que je regardais : la tempête de neige en pleine nuit provoque rapidement en début d’épisode une panne de courant – et de wifi, et de réseau téléphonique. C’est con, parce que Murphy venait juste de motiver tout le monde à faire davantage de recherches sur Jennifer Walker. Cette dernière a disparu dix ans plus tôt, ce qui est loin d’être suffisant pour aider nos héros à faire le lien avec ce qui est en train d’arriver à Jess.

Et quand je dis « nos héros », il faut noter que Tray a décidé de rester aux côtés de Murphy pour cet épisode, ce que je trouve vraiment chouette. Je n’étais pas convaincu de les voir coucher ensemble – et je ne le suis toujours pas – mais c’est mignon de le voir autant investi. Après, il a quand même réussi à oublier le flingue dans l’épisode précédent, ce qui énerve Felix quand il veut récupérer le flingue de sa sœur, un cadeau de leur mère.

Ce n’est rien par rapport à Murphy qui s’énerve quand Lesley lui conseille de ne pas sortir sous la tempête de neige et que ça provoque un tas de remous entre tous les personnages. Murphy prend donc la décision de se barrer malgré tout, parce qu’elle ne supporte pas de rester à rien faire sur place… et ça finit en dispute de couple entre elle et Max, devant Lesley qui en prend plein la gueule devant tout le monde.

Finalement, Murphy explique à Max qu’il l’étouffait beaucoup trop quand ils étaient en couple, et qu’il continue de le faire à revenir dans sa vie à chaque fois, tout ça pour la faire souffrir. Elle l’a fait souffrir et il fait à présent pareil avec Lesley selon lui. Pourtant, moi, je commence à vraiment adorer Lesley, franchement. Pour encore en ajouter à ce qui la rend géniale, elle révèle à Max qu’elle a aussi du mal avec son ex – quand Murphy, Felix et Tray se sont barrés pour aller vers la voiture, Murphy ne voulant pas rester inactive.

L’ex de Lesley ? Une femme, bien sûr, et ça excite Max. Tss. J’ai beaucoup aimé la scène, qui est on ne peut plus réaliste dans la réaction et les échanges des deux personnages. Malgré tout, ils arrivent à sympathiser assez pour une réconciliation sans embrouille, avec un Max qui assure qu’il veut être avec elle.

Bien sûr que dès que Lesley et Max commencent à coucher ensemble, les autres reviennent : la voiture est coincée sous la neige, alors ils sont obligés de dormir sur place. Felix est totalement naze sur ce coup-là, à expliquer à Murphy que sa sœur est pan, donc qu’elle n’est pas totalement à fond sur les mecs, donc qu’elle n’est pas totalement à fond sur Max. Heureusement que Tray est là, putain, parce que Felix est imblairable, quand il est comme ça.

Le pauvre prend quand même cher juste après quand Murphy lui explique qu’elle veut rester parler avec Tray plutôt que de le suivre dans une des deux chambres d’invités. C’est si triste pour Felix – il est obligé de laisser la femme de ses rêves avec un de ses amants. Murphy en profite pour s’excuser à son tour de ce à quoi Tray a dû assister entre elle et Max, mais ce n’est pas comme s’il en avait grand-chose à faire.

Dès que Murphy s’isole, elle retrouve bien sûr Jess, intéressée par la sœur de Felix « sorta gay ». Arf. Elle change vite de sujet, heureusement, félicitant sa meilleure amie sur les progrès qu’elle fait à ne pas coucher avec Tray alors qu’elle en a l’occasion. Ces scènes sont un peu chiantes – ou en tout cas très frustrantes. Cela casse le réalisme de la série d’avoir Murphy qui parle comme ça à Jess, comme si elle était vraiment là, parce que personne ne fait jamais ça.

Jess a en plus beaucoup plus conscience de certaines choses que Murphy : elle lui explique donc qu’elle a perdu son téléphone, et ça fait péter un câble à Murphy. Elle hurle aussitôt aux autres qu’elle a besoin d’aide, ce qui fait qu’ils se précipitent, Felix en premier. C’est pourtant à Tray que Murphy prend la main quand il arrive et qu’il assure qu’il va rester l’aider.

Max est toutefois trop frustré pour que ça se passe comme ça, alors tout le monde reste réveillé pour chercher dans toute la maison l’endroit où peut se trouver le fameux téléphone. L’électricité et le réseau n’étant pas encore revenus, c’est un enfer… mais ça permet aux scénaristes de donner une dynamique à l’épisode.

Felix se retrouve ainsi avec Murphy à chercher son téléphone dans la cuisine. Plutôt que de chercher, il préfère toutefois lui parler de sa relation à Lesley, avant d’essayer d’aborder le triangle amoureux Max/Murphy/Tray. S’il n’y avait qu’un triangle ! Elle refuse toutefois de le reconnaître, et les recherches du portable peuvent continuer, dans le mixeur.

J’ai tellement ri face à cette scène, mais ce n’était que le début, parce que Lesley est tellement blasée que c’est encore plus drôle. Elle a les meilleures répliques de la saison, et elle est aussi blessée de voir que Max n’en a pas encore fini avec Murphy. Il est à chercher son téléphone en plein milieu de la nuit, tout de même, et bien sûr que c’est problématique pour un jeune couple en train de se former.

Les scénaristes vont vite en besogne, par contre, parce que Max et Lesley se comportent vraiment comme un couple qui se connaît depuis longtemps là, alors qu’ils ont passé quoi – deux jours ensemble ? Trois ? Pfiou, si c’est déjà si compliqué, rompez les gars, ça ira plus vite. En même temps, je veux bien que Lesley reste très longtemps dans la série. Elle me fait rire, notamment parce qu’elle semble vouloir faire l’amour toutes les deux scènes, et que c’est à mourir de rire quand Felix l’entend en train de coucher avec Max.

Il finit donc par laisser Murphy seule, ce qui fait qu’elle se précipite à nouveau dans les bras de Tray, probablement pour faire souffrir Max plus que pour se faire plaisir. Et putain, c’est chiant pour Felix aussi. Tray est heureusement assez malin pour se rendre compte de ce qu’elle est en train de faire, et il passe son tour, n’étant pas trop motivé à l’idée d’être utilisé comme sextoy. Tu m’étonnes. Tant pis pour Murphy qui ne peut pas rendre Max jaloux finalement.

Les scénaristes font du bon boulot avec le développement de Murphy dans cet épisode, par contre, parce que sa Jess imaginaire la confronte aussitôt sur ce qu’elle est en train de faire. Elle compense comme elle peut, mais c’est clairement toxique son comportement vis-à-vis du sexe. Et le pire, c’est que Felix revient encore vers elle pour l’aider. Jess lui propose aussitôt de coucher avec Felix, puisque de toute manière, elle a envie de coucher avec quelqu’un.

Si Murphy n’a pas envie de ça parce que c’est Felix, elle se laisse finalement convaincre qu’elle a besoin de sexe pour aller mieux, et que Felix est une bonne option. C’est horrible parce que Felix a envie de tellement plus qu’être un pansement sexuel pour Murphy. Aah. J’espère qu’ils vont gérer ça correctement par la suite, parce que c’est de la torture pour Felix – de la torture agréable, hein, surtout qu’il se laisse faire, mais de la torture.

Quelque part, j’étais presque heureux de son éjaculation précoce, parce qu’au moins, il n’a pas été trop utilisé par Murphy, au moins. Les scénaristes s’amusent beaucoup de cette situation, par contre, et peut-être même trop quand Jess se fout ensuite de la gueule de Felix. Le pauvre, quoi. Oui, j’en suis à m’apitoyer sur son sort malgré sa remarque LGBTphobe de début d’épisode, j’en ai marre de ces scénaristes, ils savent trop comment nous manipuler.

Et comment m’énerver : Murphy va prendre sa douche, et Tray décide de l’y rejoindre quasiment aussitôt, changeant d’avis quand il l’entend sous la douche. Pff. Bon, je préfère son couple avec Tray pour un milliard de raisons (et principalement parce que Felix mérite mieux), mais vraiment le personnage de Murphy est une connasse incroyable.

Elle prend donc son plaisir sous la douche avec Tray, mais Felix n’en a pas conscience. Il débarque donc, derrière la porte, pour s’excuser de ce qu’il s’est passé, mais aussi pour lui confesser ses sentiments. En cours de route, il se rend toutefois compte que Tray est dans la douche ave celle et… pauvre Felix. Il se barre aussitôt vers la cave où il découvre ce que je pensais être des journaux capables de les aider à trouver Jennifer Walker, mais que lui voit comme son héritage.

C’est fou. Il est aussitôt sûr que Lesley lui a volé son héritage et il montre la confronter, alors même qu’elle était elle-même en pleine confrontation avec Murphy. Qu’est-ce que j’aime Lesley : heureusement qu’elle est là pour souligner à quel point Murphy est une connasse à garder toute la maison éveillée pour son téléphone – ou pour retrouver Felix en l’occurrence. Bien sûr, Murphy casse un vase au passage, mais le vrai gros sujet ici est la crise que traverse Felix.

Il apprend ainsi que son père a légué à Lesley les journaux de ses archives, quand bien même il était celui qui les adorait, quand bien même il espérait que son père le choisisse. Mais personne ne le choisit jamais – pas même Murphy. Oh, Felix. Il déchire quelques journaux et j’espère vraiment qu’il verra le lendemain qu’il y a des informations sur Jennifer Walker dedans à un moment ou un autre.

En attendant, Murphy retrouve son portable dans la poche de Tray, qui pensait que c’était le sien. Bien évidemment, il n’y a pas d’appel sur le téléphone et tout ça fait rire Tray et Murphy plus qu’autre chose. Ils forment un couple vraiment sympathique – mais Murphy n’est pas conne non plus, elle sait qu’elle a besoin d’aller voir Felix, au moins pour s’excuser de la scène de la salle de bain.

Sans trop de surprise, il ne veut pas en parler du tout, préférant raconter l’histoire de son père, obsédé par des journaux, tout en cherchant dans ceux-ci des infos sur Jennifer Walker. Ah ben quand même. Felix a un passé marrant, mais il a quand même de quoi être vexé de découvrir que son père a préféré donner les journaux à Lesley, sa préférée, plutôt qu’à lui quand il était sûr que la lecture des journaux était leur truc à eux.

Au moins, Murphy peut souligner qu’elle déteste Lesley, arrogante et nulle, avec les pires défauts de Felix sans la moindre de ses qualités. Et pourtant, Murphy, désolé, mais Lesley est bien plus géniale que toi sur ce coup-là. Bon, ça fait plaisir d’avoir un épisode qui se termine bien pour Murphy et Felix, mais tout de même, quoi.

Le lendemain matin, ils trouvent des informations sur la disparition de Jennifer Walker : son oncle, suspecté, est la dernière personne à l’avoir vu. De son côté, Tray essaie de retrouver son portable… perdu bien évidemment dans l’épisode précédent, juste à côté d’un cadavre. Merveilleux tout ce qu’ils laissent derrière eux… Lesley et Tray sont donc reliés à tout le trafic et aux meurtres aux yeux de la police, quand la police trouvera les corps. Ca… craint.

The Magician’s Land de Lev Grossman (Tome 3)

Salut les sériephiles,

C’est avec le cœur brisé que j’entame cet article, parce qu’il est temps pour moi d’évoquer le tout dernier tome de The Magicians. Cela signifie donc que j’ai terminé définitivement la série et la trilogie de romans, et donc que je suis officiellement en manque de cette histoire. Pas pour bien longtemps, cela dit, il est évident que je vais rapidement mettre ma main sur les comics à présent, puisque Lev Grosman a décidé de raconter l’histoire d’Alice, d’une part, et l’histoire d’autres étudiants de Brakebills, ensuite. Evidemment que j’ai hâte de découvrir tout ça, possiblement pour le mois de la BD… mais j’en reparlerai d’ici là.

Voir aussi : Tome 1 | Tome 2 | Tome 3

The Magician's Land: (Book 3) : Grossman, Lev: Amazon.fr: LivresPour l’instant, je vais donc me consacrer sur le tome 3, The Magician’s Land, qui a été un vrai plaisir à lire, un peu plus d’un an après le précédent – et deux ans après le suivant. Des trois tomes, je pense que c’est celui qui m’a le plus rappelé ce qu’était la série, et ça m’éclaire beaucoup sur les choix des scénaristes dans le développement de certains personnages (Margo en tête) et d’intrigues qui semblaient sortir de nulle part. De là à en faire mon tome de la saga préféré ? Probablement.

Pourtant, ce n’était pas gagné : on repart une fois de plus du point de vue de Quentin, et ce dernier a la bonne idée en début de roman de devenir… professeur à Brakebills. On sent bien que ce n’est pas fait pour lui comme boulot, et en même temps, il n’en fallait pas plus pour que je me projette encore plus dans le personnage. Le problème, c’est que Quentin reste un personnage plein de défauts. Malgré les progrès et son évolution, il est quelqu’un en qui je n’ai pas envie de me reconnaître… et dans qui je me reconnais, c’est là toute la force de cette écriture.

Même si beaucoup moins misogyne qu’à ses débuts, Quentin continue d’avoir son égo démesuré et d’espérer être le centre d’une quête, quand bien même la vie n’est pas faite ainsi. Si j’adore tant la saga, c’est parce qu’elle prend le contre-pied de bien des histoires : ici, il n’y a pas d’élus mystiques, et s’il y en a, ce n’est jamais Quentin. Même quand il l’est, c’est pour une courte durée. La vie est une garce avec les personnages, elle donne toujours envie d’en avoir plus, et malgré toute la magie du monde, la vie est parfaitement représentée dans ces romans. Que je conseille, encore et toujours, y compris aux fans de la série. Cela dit, l’adaptation reste bien meilleure, parce qu’elle a su se détacher de Quentin.

plum chatwin | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

C’est un peu le cas de ce roman également, puisqu’il développe le personnage de Plum (que j’aurais aimé voir plus dans la série, alors j’étais content de la découvrir ici !), mais aussi le point de vue d’Eliot (beaucoup) et Janet (enfin !). Et tout comme Margo est rapidement devenue ma favorite quand les scénaristes de la série ont pensé à la développer, son alter-ego romanesque est l’un de mes personnages préférés de roman. Vraiment. J’ai retrouvé toute l’attitude génialissime et la vision du monde bitchy de Margo en Janet – je comprends enfin pourquoi elle est si géniale. La série a été encore plus loin que les livres, clairement, mais tout était là.

Syfy comic relief the magicians GIF - Find on GIFER

De toute manière, c’est le cas de toutes les intrigues de la série : les romans sont le terreau de l’inspiration scénaristiques de la série, et c’est toujours fait dans le respect de l’œuvre originale, avec uniquement des améliorations en poussant plus loin ce qui était proposé dans les romans. La fin ? Elle est évidemment différente dans les romans, mais en même temps, elle est tellement similaire ! C’était très perturbant : les personnages atterrissent à des endroits parfaitement différents, mais le sentiment est le même.

Résultat des courses, j’en veux beaucoup plus, et je le savais en dévorant les cent dernières pages. Les deux grosses intrigues du roman se complètent bien et s’emboîtent comme un puzzle, mais on sait aussi qu’on aura pas le temps pour les retrouvailles et les développements que l’on voudrait. L’aparté sur les origines de Fillory est aussi plus que bienvenue, mais il prend presque trop de place sans en dire assez.

24 heures après #2 : La fin de The Magicians – Just One More Episode

C’est fou, la série comme les romans me font le même effet : tout y est génial, mais on y crame la vie à une vitesse folle – et ça donne envie de plus. Donnez-nous plus de temps avec ces persos ! Pour compenser, j’ai donc écouté un podcast avec une interview de l’actrice incarnant Alice en début de semaine, et je sais que je vais me plonger dans les comics. Il m’en faut plus. Je suis aussi drogué à The Magicians que les personnages le sont à leur magie si douloureuse et difficile à maîtriser.

Voir aussi : Ma critique des épisodes de The Magicians

What if…? – S01E03

Épisode 3 – What If… The World Lost its Mightiest Heroes ? – 18/20
Chaque épisode semble s’obstiner à vouloir être meilleur que le précédent, et force est de constater qu’ils y arrivent très bien pour le moment. Je suis ravi de découvrir cet épisode qui se regarde vraiment comme un film, avec plein de bonnes surprises du côté du casting – et parfois même du côté des voix du casting. J’ai adoré cette variation de l’histoire, mais il me manque toutefois une précision pour vraiment aller jusqu’au 20/20… surtout que je ne suis pas sûr de voir ce qu’ils ont voulu démontrer avec cet épisode : beaucoup de fan-service, mais c’est à peu près tout ?

Spoilers

Le projet Avengers n’est pas encore lancé par Fury qu’il connaît déjà sa première attaque : quelqu’un ou quelque chose semble traquer un à un tous les candidats…

I’m not the only Avenger left.

Voilà un titre d’épisode auquel je ne m’attendais pas du tout, mais qui a eu le mérite de me hyper dès que je l’ai lu. Je trouve ça super original comme idée, j’aime déjà beaucoup ! Je me suis donc posé en terrasse en attendant que le soleil chauffe un coup pour pouvoir me baigner, et hop, j’ai commencé ce dernier mercredi de vacances avec cet épisode et le Watcher nous rappelant le concept de la série dans ce générique toujours aussi sympathique après trois épisodes.

Lundi – Nick Fury est de retour dans le MCU avec cet épisode qui a une construction plus originale que d’habitude. Nous le retrouvons au début d’Avengers, grosso modo, ou plutôt juste avant le premier volet. Il essaie ainsi de convaincre Natasha que Tony est un choix intéressant pour son équipe d’Avengers.

Malheureusement, il lui demande aussi d’injecter un produit dans le coup d’Iron Man, pour le guérir de sa maladie. C’est loin d’être un succès : l’antidote se révèle être un poison qui tue Tony. Décidément, ils aiment jouer avec nos nerfs et nos sentiments chez Marvel. Pourquoi nous le retuer si vite ! C’est difficile à voir, mais ça lance l’épisode avec le Watcher expliquant que notre univers a vu la naissance des Avengers en une semaine (ah, ces quelques notes de musique, j’adore !)… mais dans une autre branche, ça ne s’est pas déroulé exactement comme ça.

Mardi – COULSON ! Tellement heureux de réentendre la voix de Clark Gregg dans mes écouteurs ! Il contacte Fury, et sa simple présence était déjà une excellente chose – mais ça m’a fait perdre de vue une partie de l’intrigue. L’excitation retombée, nous découvrions Fury en train d’accompagner Natasha vers un fourgon blindée. Retenue prisonnière pour le meurtre de Tony Stark par le S.H.I.E.L.D, Natasha se défend comme elle peut auprès de son boss.

Celui-ci n’a pas vraiment besoin d’entendre sa défense pour savoir qu’elle dit vrai, par contre : il sait déjà qu’elle est innocente de ce dont elle est accusée. Il l’aide ainsi à s’enfuir, et la scène où elle se retrouve dans le fourgon à faire la conversation était vraiment super bien écrite. Je dis ça uniquement parce que ça nous renvoie gentiment aux films et à l’humour assez classique des Marvel depuis que Whedon est passé par là. Bref, j’adore, tout simplement.

Ailleurs, Fury et Clint surveillent le marteau de Thor, sans avoir jamais entendu parler de Thor. Ils sont perturbés par l’existence de ce marteau ressemblant en tous points à Excalibur, puisque personne ne semble capable de le soulever. Personne ? C’est sans compter sur Thor lui-même.

Oui, il fait son apparition à son tour dans cet épisode qui a ainsi tout du film Avengers. Difficile de ne pas adorer ce qui se déroule sous nos yeux à partir de ce moment-là, avec Coulson faisant une description géniale du demi-dieu. J’adore Coulson, son utilisation ici est réussie et apporte pas mal d’humour, à la fois grâce aux réactions de Fury et de Barton. Ce dernier a toutefois pour instruction de ne surtout pas tirer sur Thor avant qu’il ne touche le marteau, pour voir ce qu’il se passerait s’il tentait de le soulever.

Malheureusement, un coup de tonnerre plus tard et la flèche de Barton finit dans les pectoraux de Thor. Il ne s’attendait certainement pas à ça notre demi-dieu… Et Barton non plus, parce qu’il ne se rate jamais. Son professionnalisme est remis en cause par le S.H.I.E.L.D qui le place en détention provisoire… pour mieux le voir mourir sous leur surveillance.

Notre pauvre Coulson est complètement débordé par les événements, mais ça avait une vraie vibe Agents of S.H.I.E.L.D de le retrouver comme ça, si léger. Tony, Thor et Hawkeye, cela fait en tout cas trois personnes très intéressantes pour le S.H.I.E.L.D qui viennent de mourir – surtout que Thor s’avère être un extra-terrestre à l’odeur de lavande quand il se décompose, ça fait beaucoup pour un inconnu. J’ai eu un peu de mal avec l’obsession de Coulson pour Thor, car c’était vraiment trop accentué par rapport à d’habitude, mais l’humour prenait autrement plutôt bien.

Mercredi – Natasha se rend auprès du docteur Ross pour obtenir des informations, non sur Hulk, mais sur la mort de Tony. Elle est sûre que Tony s’est fait tuer, et elle veut savoir exactement comment. La biologiste ne peut pas trop l’aider, toutefois : l’antidote n’est pas sorti de la seringue, celle-ci a simplement lancé un projectile dans le corps de Tony, le tuant sur le coup. C’est plus qu’intrigant tout ça.

Alors que Natasha est congédiée par Ross, elle reçoit un coup de fil de Fury qui la tient au courant de ce qu’il se passe. La scène est super triste, parce que l’on voit bien que Natasha est peinée du décès de Clint… par contre, les dessins ont du mal à rendre la pause dramatique aussi bien que ne l’aurait fait Scarlett, franchement. J’ai eu du mal avec les moments de pause, même si l’écriture restait très sympathique.

Fury lui annonce en effet que quelqu’un semble s’en prendre au projet Avengers, avant de lui souligner qu’il ne reste plus que Bruce et elle sur la liste. Cela tombe bien : elle est justement dans le labo où Bruce se cache bien même. Hop, il n’en faut pas plus pour que ces deux-là se retrouvent, désolé Dr. Ross. Natasha n’est toutefois pas rassurée d’être aussi exposée à un potentiel meurtrier, et elle le souligne à Bruce.

Sous les yeux d’un Watcher décidément partout, Coulson se rend quant à lui dans une base sécurisée du S.H.I.E.L.D où se trouvent les corps de Clint et surtout Thor, quand il se rend compte que la gravité semble avoir quelques problèmes. Et pour cause : Loki et tout un tas de soldats d’Asgard débarquent pour venger la mort de Thor. Oh bordel, Loki est dans cet épisode aussi ?

Ils y vont fort, et ils y vont fort dans l’humour qui n’est pas sans rappeler les films, encore une fois, quand le speech d’introduction de Loki est interrompu par Fury forcé de prendre un des multiples appels de Natasha. Elle est confrontée en effet au Général Ross et ses hommes, et elle espérait avoir de l’aide de Fury. Vu sa situation, elle ne peut pas trop compter sur lui, malheureusement. Livrée à elle-même, Natasha s’en sort plutôt bien… jusqu’à ce que quelqu’un décide de nous tirer sur Bruce Banner.

S’il n’est pas tué d’un coup, Bruce se retrouve à se changer en Hulk, ce qui ne plaît pas à l’armée. On essaie aussitôt de le fusiller, alors que Natasha se met à l’abri comme elle peut. Elle en profite aussi pour mettre sous sa protection la pauvre fille du général qui voulait empêcher son père de tuer son mec. C’était peine perdue : Hulk se met à grossir, grossir et explose. Ant-man ? C’est vraiment la seule idée qui me vient à l’esprit, à force.

En parallèle, dans la base du S.H.I.E.L.D, tout part en vrille quand Loki s’énerve face à l’insolence de Fury – qui n’en a pas grand-chose à faire de Thor, clairement. Loki s’amuse donc à utiliser le Tesseract sur des agents débordés, jusqu’à ce que Maria Hill (oh !) parvienne à convaincre Fury de demander à Loki un cessez-le-feu. Et bizarrement, ça fonctionne : Loki lui laisse une journée pour trouver le meurtrier de son frère et lui remettre.

Eh, il ne reste pas beaucoup de temps. Heureusement, Natasha avance bien de son côté : elle fait quelques recherches grâce au mot de passe de Coulson (il m’a fait tellement rire à kiffer Steve, encore) et découvre que tout est connecté à Hope. Le jeu de mot avec espoir fait que Fury ne comprend pas immédiatement ce qu’elle compte dire par là, mais elle ne peut pas vraiment expliquer : elle est attaquée par quelque chose qui parvient à la mettre hors course.

Fury est donc aux yeux de Coulson le dernier Avenger de la liste, mais Nick envisage très clairement de faire appel à Captain Marvel. Oh bordel, j’étais tellement convaincu par l’idée ! Je veux dire, tout l’épisode nous rappelle à quel point elle manque dans cette première phase des films, parce qu’elle aurait dû pouvoir faire partie de l’équipe originale.

Jeudi – Malheureusement, au moment de l’appeler, Fury comprend le message de Natasha, et il se rend sur la tombe d’Hope Van Dyne, pour y retrouver son père, Hank. Bon, ce n’était donc pas Antman le responsable de tout ce qu’il se passait, mais je n’étais vraiment pas loin du compte avec Hank. C’est donc bien lui qui provoquait tous les remous depuis le début de l’épisode, pour venger sa fille, tuée par le S.H.I.E.L.D à ses yeux.

Fury parvient toutefois à résister à toutes les attaques d’Hank. C’est très étrange, hein, et on comprend bien vite que ce n’est pas vraiment Fury qui se bat contre Hank. Cela dit, ça fonctionne merveilleusement bien comme scène d’action jusqu’à la révélation finale : Fury a fait équipe avec Loki, tout simplement.

Le dieu de la malice balance quelques illusions hyper efficaces sur notre méchant, rapidement mis KO. Par contre, tout ça donne à Loki l’idée d’une alliance avec la Terre. Par contre, ce qu’il appelle alliance, c’est évidemment une génialissime manière de conquérir notre monde en quelques instants. Il faut dire qu’il n’y a plus aucun Avenger pour arrêter la menace Loki.

Vendredi – Aucun Avenger ? Alors que Loki annonce au monde entier qu’il est désormais l’unique maître de la Terre, Fury rappelle une dernière fois à Coulson que les Avengers ne sont qu’un concept : ils représentent un espoir et tout est loin d’être terminé pour Fury. Certains sont morts, d’accord, mais il en reste d’autres pour incarner cet espoir et faire en sorte que l’humnité se relève. 

Fury retourne donc en Antarctique où se trouve Steve Rogers, mais il ne le fait pas seul : il a bel et bien appelé Captain Marvel, qui est là à son tour pour aider à sauver le monde. Quel plaisir cette fin qui relance l’espoir pour la survie de l’humanité face à l’invasion de Loki…

Cela fonctionnait merveilleusement bien, une fois de plus… Même si ça manquait de précision sur ce qui provoquait le Nexus event, cette déviation de la timeline sacrée ! Bref, sur le moment, l’épisode m’a vraiment hypé et j’étais à fond dedans. Avec un recul de cinq minutes, je cherche maintenant à comprendre où ça voulait aller avec cet épisode, ce que ça cherchait à démontrer exactement…

Le premier épisode était clair dans ses intentions – réécrire un film, plus de féminisme, un clin d’oeil sympa. Le deuxième nous montrait jusqu’où la série pouvait aller et ce qu’un petit changement pouvait provoquer à l’échelle de l’univers – démontrant l’effet papillon. Là, cet épisode s’amuse à réinventer tout le passage à la phase 2 en nous montrant une histoire bien plus dramatique… mais sans préciser le changement d’origine, sans montrer vraiment ce que c’est censé représenter. Un peu dommage, je trouve, mais pas au point de bouder complètement le plaisir du visionnage.

Sur ce, j’ai une baignade à faire, bonnes vacances, hein.