Riverdale – S01E06

Épisode 6 – Faster, Pussycats ! Kill ! Kill ! – 14/20
Pouvons-nous, s’il vous plaît, rester concentré sur l’intrigue ou est-ce vraiment trop demander à ces scénaristes ? Ah non, vraiment, autant j’ai bien aimé la partie enquête et révélations de l’épisode concernant le fil rouge de la saison, autant tout le reste, je n’en ai tellement rien à carrer que c’était compliqué de ne pas m’endormir. Et puis, je ne suis là pour une médiocre série musicale sur des ados qui alignent trois notes, mince à la fin !

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Spoilers

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Did you kill Jason Blossom?

On doit rencontrer Polly dans cet épisode ? Qu’à cela ne tienne, voyons-la directement en flashback avec Betty histoire de combler les premières minutes de l’épisode. On enchaîne ensuite sur Betty jouant les détectives chez elle, invitant à l’improviste Jughead au petit-déjeuner, parce que tous les adolescents font ça. Ces deux-là passent tout leur temps ensemble et à s’échanger des regards ensuite. Pourquoi on ne nous les met pas en couple pour se simplifier la vie, hein ?

Ils se rendent donc dans l’institution où est enfermée Polly, l’occasion pour Betty de découvrir que sa sœur, au milieu des nonnes, est enceinte. Ce doit être un bébé miraculeux, en plus, parce qu’il arrête la pluie ? Je veux dire, il pleut des cordes sur le plan nous présentant l’institut, mais pas du tout sur la scène en extérieur où Polly raconte sa vie.

Ainsi donc, le 4 juillet, elle devait retrouver Jason et se barrer loin avec lui… sauf que ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Bon, donc, c’est le même jour que Polly a été internée et on ne nous le dit que maintenant ? Cela fait six épisodes qu’on est en boucle sur le 4 juillet et c’est maintenant qu’on l’apprend, vraiment.

En tout cas, il est fou de découvrir que Polly est enceinte, mais je ne sais pas pourquoi je n’avais pas deviné ça avant, tant c’était obligé. Dans le même genre, elle découvre donc grâce à Betty que Jason est mort, parce que personne n’avait pris la peine de lui dire. C’est con, tout de même. Bon. Betty est vite interrompue par la mère supérieure qui la ramène à sa mère, mais on a quand même droit à la classique scène déchirante de séparation.

De retour chez elle, Betty est super énervée, évidemment, et s’en prend donc à son père, qu’elle soupçonne d’avoir tué Jason. Cela fait bien rire sa mère, qui remonte bien haut sur ma liste de suspects, alors que le père tente juste de raisonner sa fille en lui faisant comprendre que sa sœur raconte aussi de la merde au milieu de tous ses bons sentiments.

On en arrive bien vite à Jughead qui redébarque voir Betty dans sa chambre, en cachette, avec ses baskets sur le canapé super. Il l’embrasse enfin, preuve que les scénaristes m’écoutent (non), mais Betty préfère penser à Polly à ce moment-là, voulant vérifier l’histoire qu’elle lui a racontée. Grâce à cela, Betty et Jughead retrouvent la voiture de Jason, voiture qu’il avait cachée pour partir avec Polly le 4 juillet. Ils mettent leurs empreintes partout, y compris sur la drogue encore là, sans se douter qu’ils sont surveillés.

Qu’importe, ils vont prévenir aussitôt le shérif… qui ne se déplace pas assez vite : il retrouve la voiture enflammée, sous des trombes d’eau. Quant à Polly, Betty et Jughead retournent la voir avec l’intention de la libérer (mais comment au juste deux ados pourraient-ils faire ça, hein ?)… Pour eux aussi, c’est trop tard : elle s’est enfuie par la fenêtre pendant l’orage, qu’on nous laisse supposer…

Et autrement, le reste de l’épisode était un puissant somnifère ! Archie revient dans cet épisode pour faire une crise de panique sur scène. Ben oui, il est supposé chanter en public pour être recruté pour le spectacle musical à venir… Comme il n’y a qu’un groupe de musique, je ne comprends pas trop le bordel qu’ils nous font à faire des auditions, et apparemment, Veronica pense pareil, forçant finalement Kevin à accepter de recruter Archie.

Il a quand même peur de chanter seul et il en parle à Val. Elle n’a pas du tout envie de l’aider sur scène par contre, parce qu’elle est une Pussycat et ne peut se permettre de les trahir… jusqu’à ce qu’elle puisse en pleine répétition, parce que Josie est insupportable avec elle. Pas de bol, elle les quitte parce qu’elle dit chanter avec Archie, mais Veronica s’est déjà proposée.

En tout cas, Josie l’invisible a un égo de dingue comme tous les ados de cette série et finit par aller se plaindre à sa mère qui est de super mauvais conseils, étant aveuglée par le talent certain de sa fille. Ah.

Pendant ce temps, Fred invite Hermione à un rencard qui n’en est pas un, mais qui en est un quand même puisqu’elle lui touche la poitrine et qu’il lui prend la main. Quelle angoisse. Ils se retrouvent à s’embrasser, au moment où Veronica venait voir sa mère, une plante à la main, sur le chantier de Fred ? OK, je suis passé à côté de certains trucs, je crois, mais c’est pas grave, hein ?

En tout cas, c’est grave pour Veronica que sa mère trompe son père, là où Archie se remet bien vite de voir son père se mettre à sortir avec la mère d’une de ses potes. Il devrait être jaloux, ça fait une cougar potentielle de moins pour lui. Et en plus, Veronica est tellement énervée par la situation et après Archie qui l’a déjà remplacée par Val sans même lui demander son avis qu’elle fait une crise. Cela mène à Josie acceptant immédiatement d’intégrer Veronica aux Pussycat. J’ai tellement ri.

Leur entraînement musical se passe bien mal, mais bon, Veronica sait se faire apprécier par Josie – Josephine. En parallèle, Val est stressée et gueule un peu sur Archie et c’est terrible comme JE M’EN FOUS. Pardon. Les chansons d’Archie, ça passe bien, mais d’où c’est une série musicale d’un coup ? Allez, ça reste un drama adolescent avec Josie vexée par son frère ayant de trop grands standards pour elle ou Veronica en boucle sur son papounet chéri qui est en prison.

De toute manière, tout ça n’est pas fait pour durer, et ça tombe bien : Archie ne veut pas garder Val et ruiner le groupe des Pussycats. Val récupère bien facilement sa place, mais là encore, elle est toute heureuse de récupérer son amie, mais moi, ça me passe aussi au-dessus. On finit donc par une représentation des Pussycats plutôt sympa, mais que le père de Josie déteste (on est censé être triste pour elle, parait-il). Une fois que c’est fait, Veronica peut s’excuser auprès d’Archie, allons savoir ce qui la fait changer d’avis alors qu’elle est supposée être toujours énervée, et ça mène donc Archie chantant « I’ll try ». Ouais ben moi aussi j’essaie d’accrocher à ce show musical, mais bof.

Archie redevient star du lycée et peut même embrasser Val. Elle est vite oubliée cette Géraldine, difficile de ne pas mourir de rire, même si c’est censé être un moment triste avec Josie pleurant dans les bras de sa mère.

En ce qui concerne Fred, il tente de présenter un projet immobilier à la mère de Josie, accessoirement maire donc, mais ça ne se passe bien. La maire ne peut autoriser la construction, puisqu’il lui faut deux signatures des propriétaires du terrain pour que ça puisse avoir lieu. Il n’en a qu’une : celle d’Hermione. La deuxième est soit celle de son mari, soit celle de sa fille. Ben voyons. Veronica est donc suffisamment importante du haut de ses 16 ans pour signer ce genre de projet ? Merveilleux.

Elle refuse cependant, proposant un chantage de merde à sa mère qui refuse d’arrêter de voir Fred et préfère signer à la place de sa fille. Superbe. En fin d’épisode, elle découvre en tout cas que sa mère a imité sa signature et que Fred ne sait même pas qui est l’acheteur prêt à autoriser son projet sur le terrain.

Compteur d’Archie à poil : Toujours à 6.
PS : mais où est Cheryl ? Ils n’ont déjà plus de budget ?

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Riverdale – S01E05

Épisode 5 – Heart of Darkness – 15/20
Archie est mon nouveau héros, clairement. Et Hermione ma nouvelle actrice préférée. Et Betty ma performance de la semaine. Et vraiment rien ne va, tout est plus cliché que cliché, le ton faussement sérieux frisant toujours la parodie. Du coup, ça a tout à fait le potentiel de devenir addictif. Je ne m’attendais vraiment pas à ça avec cette série par rapport à tout ce que j’avais entendu de positif sur cette saison 1. C’est fou.

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Spoilers

105-celleci

Slut-shaming. It’s what they’re calling it when sluts get shamed.

C’est reparti pour un nouvel épisode de cette série qui part en vrille dès ses premières secondes pour nous informer que Cheryl vit dans une maison digne d’un film d’horreur et fait des cauchemars où son frère cadavérique vient la tuer. Après, je dis cauchemar, mais ça ressemblait plus au début d’un mauvais film porno, et la tenue qu’elle porte au réveil dans le lit de son frère n’arrange pas cette impression.

Cet épisode propose de se concentrer sur l’enterrement de Jason avec de belles incohérences et moments wtf, entre les parents qui invitent toute la ville pour être sûre que le meurtrier soit là et Cheryl qui organise une soirée pyjama la veille après avoir balancé des invitations comme un élève de primaire content de fêter son anniversaire. C’est tellement n’importe quoi, c’en est kiffant.

De son côté, Archie commence l’épisode à moitié à poil, cette fois-ci parce qu’il fait de la boxe. Ah, première nouvelle. Y a-t-il quelque chose qu’il ne fait pas ? Au moins, ça, ça permet de l’enduire d’huile histoire que son papa le mate. Pardon. Le but pour lui est soi-disant de se remettre en forme pour le football, mais il n’est pas très doué quand il retourne sur le terrain.

Le coach le met donc sous la tutelle d’un autre joueur qui voudrait devenir capitaine à la place de Jason et qui se retrouve à devoir l’aider à le devenir. C’est ridicule ! En plus, c’est une scène de vestiaire où tout le monde se dénude sauf Archie. C’est très étrange. Archie n’est pas bien de toute manière, et c’est l’essentiel à retenir : Géraldine est partie, il est en pleine déprime et évite complètement d’y penser en se jetant corps et âme dans le foot.

Pas de bol pour lui, Val débarque pour lui proposer des cours particuliers de musique avec un prof célèbre. Oups. Il s’agit d’un certain M. Castillo, et ce simple nom me file déjà de l’urticaire à cause de How to get away with murder. Il est donc parfait pour la série. On est sur un cliché de prof de musique qui ne vit que pour ça, et ce n’est pas dingue. Tout ça mène à une Val forcée de venir aider Archie à bosser sur sa musique jusque tard le soir.

Genre assez tard pour que Fred passe dire à son fils de se coucher, mais pas assez tard pour qu’il vire Val de chez eux, apparemment. Bien sûr, le lendemain, le petit Archie nous fait de la merde totale sur le terrain et refuse d’arrêter de jouer malgré son mal de main. J’ai tellement levé les yeux au ciel face à cette scène d’égo masculin, mais ce n’était rien par rapport à ce qui m’attendait ensuite avec Veronica jouant les infirmières pour lui, en étant jalouse de Val et en lui disant que sa main est son instrument et qu’il doit prendre soin. Ah ben elle en prend tellement soin qu’on sait à quoi elle servira la nuit suivante cette main, hein. Pardon.

Tout ça, en plus, pour aboutir à une scène où Castillo dégage Archie-sans-talent de sa vie, parce qu’il ne se voit pas avoir la même relation que ce que Géraldine avait avec son élève. S’il savait ce qu’il disait. Heureusement, Val finit par remettre les choses en perspective pour Archie qui a besoin d’être recadré dans son désir de musique.

Pendant ce temps, Kevin vient aider Betty et Jughead à recréer le « tableau de meurtre » de son père, histoire d’être de meilleurs journalistes et flics que leurs parents qui sont clairement peu doués. Ainsi, Betty a un rencard avec un certain Trev, mais elle explique à qui veut l’entendre que ce n’est pas vraiment un rencard : elle veut juste les infos qu’il pourrait avoir sur Jason.

Il en a et n’a apparemment que ça comme sujet de conversation, balançant au milieu de son rencard que la grande sœur de sa possible future copine était avec un Jason qui dealait de la drogue. Normal. Du coup, on est parti sur une intrigue qui explore un peu le personnage de Polly, et c’est terrible comme je n’arrive pas à prendre au sérieux l’acteur jouant le père de Betty. C’est Jack de Charmed, à vie. Pourtant, la scène est dramatique : si Polly est en hôpital psychiatrique, c’est parce qu’elle a tenté de se tuer (ou parce qu’on le revoit ensuite en train de regarder de vieilles vidéos de sa fille).

Il me semblait que c’était évident, ou déjà dit, mais c’est une surprise pour Betty qui s’en confie aussitôt à Jughead qui n’a toujours pas d’intrigue propre – du coup, grand mystère de pourquoi il est là et adoré, mais bon. Sa brillante idée de l’épisode ? Profiter de l’enterrement pour fouiller la maison. Il débarque donc en costard chez elle pour l’enterrement, et OK, je vois ce qui fait son charme, mais va me falloir un peu plus pour me sentir un minimum investi et pour que je me foute de sa gueule plus longuement aussi ! Après, il est en costard-bonnet, j’ai déjà de quoi faire, j’imagine.

Avant ça, bien sûr, on a droit à la pyjama-party de Cheryl qui est en fait un tribunal pour Veronica : il n’y a qu’elle qui est invitée et qui se tape un repas de famille avec eux. C’était encore plus angoissant que ça en avait l’air, mais c’était toujours plus cool que la scène où Cheryl se dit heureuse de l’aide apportée par Veronica après sa crise d’angoisse ou Veronica en train de dire que Jason était super beau alors que… euh beh bof, en fait.

En parallèle, on a toujours droit à des scènes reloues entre Fred et Hermione sinon. Cette dernière est une vraie working girl qui récure à présent des éviers (hein ?) dans le diner et nous joue une merveilleuse scène où elle trouve un serpent dans une boîte. OK, Hermione est menacée, c’est triste, mais l’actrice mérite l’oscar de la plus mauvaise performance effrayée vue depuis un moment.

Elle appelle donc Fred pour se débarrasser du serpent parce que… parce que… Non, je n’y arrive pas désolé. Il la débarrasse du colis gênant, allons savoir comment, puis l’interroge comme un policier qu’il n’est pas. Elle lui explique donc qu’elle ne veut pas l’impliquer (lol ?) dans les affaires d’argent qu’Haram doit aux Serpents.

Le lendemain, Hermione se rend à l’enterrement pour être mieux critiquée par la mère de Jason, qui enchaîne sur une scène merveilleuse où elle nous touche les cheveux d’Archie. Tout le monde sait qu’il aime les cougars en ville apparemment. On notera qu’il est en tenue de quaterback avec la veste de l’équipe au beau milieu de l’enterrement et que ça ne semble choqué personne parmi les gens tous habillés en tenue d’enterrement. Bref, la série semble vouloir nous dire qu’Archie pourrait être son fils, je suis blasé devant.

OK, pas tous. Miss Cheryl Drama débarque dans sa petite robe blanche de sa sortie au lac pour faire un discours tout pété, qui n’est pas aussi drôle que sa crise de larmes digne de Clary ou que Veronica chuchotant, depuis l’autre bout de la pièce, à la mère de ne pas bouger parce qu’elle va empirer les choses. Non mais n’importe quoi.

Toutes les intrigues se réunissent en tout cas à l’enterrement, avec Fred et Hermione qui se font un petit câlin et Betty/Jughead qui découvrent que Polly allait se marier à Jason. Yep, merci la grand-mère sénile de nous dévoiler tout ça. Cette famille a vraiment un grand problème en tout cas, parce que la mère est toute aussi perchée que la grand-mère à engueuler sa fille pour sens de la représentation à l’enterrement. Belle psychologue !

Tout aussi psychologue est Betty cherchant à avoir des informations sur sa sœur auprès de son père qui a subitement un rôle bien important dans cet épisode. Il critique donc ceux qui auraient pu devenir sa belle-famille, mais pour le coup, je le comprends, surtout qu’en plus il y a une sorte de guerre de familles débile entre eux : l’arrière-grand-père de Betty s’est donc fait tuer par l’arrière-grand-père de Cheryl et Jason. Passionnant.

J’ai aussi failli pleurer de rire, pour de vrai, quand la fin d’épisode revient sur Veronica racontant sa journée à sa mère (inutile) avant d’enchaîner sur Archie, ce héros, qui refuse de rester quaterback parce qu’il n’arrive pas à tout gérer et qu’il préfère que Reggie s’en charge. Une scène avec Val et voilà, il change totalement d’avis. Archie, mon héros.

Pas Jason et son roux tellement vif que ça en devient ridicule. Ridicule, comme Betty et Jughead jouant les détectives et se mettant à suspecter les parents de Betty. Et ils ont raison : le père de Betty est bien celui qui a récupéré les dossiers du père de Jughead. Ca sent la conspiration tout ça, et le cliffhanger nous promet une rencontre avec Polly, un jour.

Compteur d’Archie à poil : 6 (+1, donc). Cela dit, on aurait pu faire un compteur de mini-short de Veronica, Cheryl et/ou Betty, aussi.

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Sept clichés TV sur… les fins de saison

Salut les sériephiles,

Vous le savez, j’ai pris l’habitude de réfléchir chaque mois à ces clichés des séries télévisées que l’on retrouve à chaque fois dans nos épisodes, mais auxquels on finit bien s’accommoder. Quoi de mieux pour le mois de mai que de parler des fins de saison, hein ? Concrètement, il s’agit là du plus gros cliché mensonger de la saison télévisuelle : à quel moment trouve-t-on normal que le mois de mai soit toujours celui des gros événements bouleversants ?

Parce que, quand même, il faut bien le dire : la majorité des séries de network respectent le calendrier tout au long de l’année (épisodes d’Halloween ou Noël par exemple), donc c’est un véritable festival de catastrophes qui nous attend selon les séries en mai. La preuve en sept clichés tirés dans mes fins de saison récentes… Saurez-vous relier chaque thème à une série, sachant que les séries m’inspirant l’article sont Grey’s Anatomy, Station 19, How to get away with murder, The Purge, Manifest, Les Bracelets Rouges, Zoey’s Extraordinary Playlist et Altered Carbon ? Et ces cliches correspondent-ils à nos vies ?

En tout cas, désolé, j’ai pris la décision de ne pas illustrer l’article de mes traditionnels gifs trouvés à l’arrache sur Google : je ne veux spoiler personne, et même en allant chercher dans de vieilles saisons, il y a le risque de pourrir le premier visionnage de quelqu’un !

Cliché n°1 : Le mariage qui a lieu… ou non.

Peu importe l’année, vous pouvez être sûrs qu’au mois de mai, vous allez voir deux de vos personnages de série (au moins) se marier – ou se mettre en couple si c’est trop tôt pour en arriver là. C’est aussi sûr que 1+1=2, ça fait des années que je n’ai pas eu droit à un mariage pour une fin de saison. Cette année, bien sûr, les choses sont un peu plus compliquées avec le confinement qui a avorté certaines fins, mais voilà, le mariage reste une valeur sûre des cliffhangers, même quand il n’a pas tout à fait lieu, surtout quand il n’a pas tout à fait lieu. Combien de séries jouent sur l’absence d’un des mariés, un report ou une incertitude suite à un accident ou… je sais pas, moi, une épidémie ?  Oui, à l’image des mariages prévus cet été, on reste en suspense sur la tenue de certains mariages cette saison… Par conséquent, ce cliché est VRAI malgré lui : en ce mois de mai 2020, le coup de l’incertitude sur un mariage prévu, c’est tout à fait validé. Mais c’est bien la seule année où ça l’est.

Cliché n°2 : L’annonce de la grossesse ou la naissance

Autre grand ressort des fins de saison, la femme qui accouche est un truc incontournable, mais un peu moins que le mariage. Je ne pense y avoir droit tous les ans, c’est pour cela que j’ai élargi avec les annonces de grossesses… Concrètement, cette année, c’est à une naissance que j’ai eu droit ! Par contre, dans ma vie, désolé, mais ce cliché est FAUX. Oh, j’ai bien un neveu né en mai il y a quelques années, mais fort heureusement, les femmes dans mon entourage ne sont pas réglées comme des horloges pour faire leurs en mai. Désolé, chers scénaristes, mais les bébés, ça peut naître n’importe quand dans l’année !

Cliché n°3 : La rupture ou le divorce

Si tous les ans les personnages se marient, il faut bien reconnaître que tout ce petit monde qui peuple nos séries a aussi la fâcheuse tendance à se séparer, pas toujours pour de bonnes raisons. Parfois, c’est vraiment juste parce qu’on est en mai qu’on a l’impression que certains personnages divorcent. Parfois, c’est en revanche parce qu’il y en a un des deux qui trompe l’autre, par exemple. J’hésite vraiment à dire que c’est FAUX, parce qu’il est tout de même VRAI qu’avec ce fameux « en mai, fais ce qu’il te plaît », il y en a qui vont voir ailleurs. Et puis, le déconfinement semble avoir mis le feu aux poudres dans quelques couples de mon entourage, aussi, alors ça se sépare. Décidément, le Covid19, ça nous fait vivre une vraie série. Pas étonnant que ça m’inspire à jouer les scénaristes…

Cliché n°4 : Le décès plus ou moins prévu de longue date

Que ce soit une maladie affaiblissant le personnage depuis quelques épisodes ou une balle perdue, chaque année, le mois de mai est l’assurance que l’on va perdre un de nos personnages. Franchement, je ne sais pas bien pourquoi nous sommes tous si masochistes, à revenir encore et encore devant de nouvelles séries alors que l’on sait très bien que ces belles histoires mènent toujours à des décès… Là encore, avec la pandémie, difficile de faire comme si ce cliché était faux cette année. Bref, c’est VRAI, pour cette année uniquement.

Cliché n°5 : Entre la vie et la mort, le bon suspense des familles

Bien sûr, tous les personnages ne se précipitent pas vers une mort certaine dans les fins de saison… Parfois, on a aussi des personnages qui finissent entre la vie et la mort, et c’est d’ailleurs le principe même du cliffhanger dans pas mal de séries. La balle tirée sans qu’on ne sache qui en est la victime, l’incendie qui laisse plusieurs personnages en péril mortel ou l’accident de voiture inattendu, les fins de saison sont souvent pleines d’incidents qui ne sont pas rassurants pour les spectateurs que nous sommes. Fort heureusement, il s’agit cette fois d’un cliché parfaitement FAUX… même si, OK, le suspense autour de la maladie est pas mal présent dans nos vies si on est du genre stressé, je le reconnais.

Cliché n°6 : la résurrection improbable

Parfois, il s’agit pour une série d’en arriver à sauter le requin (si vous ne connaissez pas cette expression, je vous invite à cliquer)… et parfois, c’est juste la tradition de savoir que la résurrection est une possibilité dans la série. En tout cas, c’est bien souvent qu’on a des séries qui nous font le coup de faire revenir un personnage qu’on croyait mort à la vie. Cela peut être un personnage que l’on a déjà vu dans la série ou non, quelqu’un mort bien avant la série qui ne l’était pas ou quelqu’un que l’on voit mourir et revivre au sein du même épisode… En tout cas, malheureusement, aucun doute sur ce point : c’est FAUX, ça n’arrive jamais dans nos vies.

Cliché n°7 : la fin d’un chapitre

Il y a les saisons qui se terminent sur des cliffhangers atroces nous laissant vraiment songeurs sur la suite et en plein suspense… et il y a celles qui, au contraire, prennent la décision de boucler les grosses intrigues en cours pour marquer la fin d’un chapitre. Il y a tellement de fins de séries annoncées cette année que ce n’est pas étonnant d’avoir de quoi faire dans cette catégorie en ce moment. Et une fois de plus, avec la fin du confinement, on peut dire qu’on a eu notre fin de chapitre en mai cette année, c’est donc VRAI… Sauf si on est puristes et qu’on attend la fin de l’épidémie pour se faire une fin de saison clôturant vraiment un chapitre de nos vies. En plus, le confinement n’est pas encore terminé pour tous mes lecteurs, je le sais – et puis, il y a toujours la crainte incertaine de cette seconde vague.

En tout cas, pour un article que j’avais prévu d’écrire depuis janvier (eh oui !), je tiens à remarquer que je suis surpris de la pertinence qu’il a avec nos vies en ce moment. Le coronavirus nous a vraiment fait basculer dans une série dont les scénaristes ne sont pas très géniaux avec nous…

Alors, vous avez retrouvé où allaient les séries citées plus haut dans les clichés de l’article ? Parfois, elles correspondent à plusieurs d’entre eux… On se retrouve dans les commentaires pour en parler, si vous voulez !

The Rookie – S02E04

Épisode 4 – Warriors and Guardians – 17/20
C’est un bon épisode qui introduit un nouveau personnage que j’aime déjà énormément après seulement 42 minutes, ce qui est toujours un bon point, puisque j’espère qu’elle est là pour rester. Autrement, on est sur un épisode qui sort du schéma classique pour cette introduction, donc, ce qui fait que les autres personnages sont quelque peu éclipsés. Dommage pour une reprise après des mois, mais ça m’apprendra !

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Spoilers

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You’re hot for a cop.

Bon, ben n’ayant pas d’hebdo à voir cette semaine bizarrement, je me retrouve à reprendre cette série. Puisqu’elle est renouvelée et que je l’aime bien, il est plus que temps d’en voir un nouvel épisode. Bizarrement, elle ne m’a pas manqué plus que ça et je n’ai pas l’impression d’avoir attendu des mois avant de m’y remettre. Bien au contraire, je me suis vite retrouvé comme un poisson dans l’eau.

En même temps, l’épisode est digne d’une reprise de série avec Nolan obtenant enfin un nouveau tuteur pour le former. Ou pas. L’épisode en fait énormément sur son introduction dans la série : Nyla Harper, c’est son nom, est plus jeune que Nolan, forcément, et elle est bien étrange du côté du caractère. Je l’adore beaucoup dès son introduction par téléphone où elle force Nolan à venir dans les 20 minutes. Clairement, elle aurait pu m’attendre un moment. Lui, il va jusqu’à briser un miroir pour lui plaire.

Côté caractère, elle n’y va pas de main morte : elle feint d’être quelqu’un d’autre pour approcher son bleu et quand il commence à raconter trop de choses à une parfaite inconnue, elle décide de le détester. Eh, ça ne fait pas de mal de voir ce bleu être un peu remis à sa place, j’en avais marre que la série s’acharne toujours sur Lucy. Au moins, avec l’arrivée de Nyla, on n’a pas le temps de s’ennuyer dans cet épisode.

On apprend à la connaître bien vite : elle est tête brûlée, mais efficace dans son travail. Oh, pas dans son travail de tutrice par contre : elle explique clairement à Nolan qu’elle est juste là pour les 5% sur son salaire et elle se met à le surnommer comme ça, parce que c’est rigolo. Clairement, elle se croit aussi au-dessus du règlement du commissariat, empêchant Nolan de rédiger des rapports qu’elle doit écrire ou ratant la réunion du matin.

Pourtant, on voit bien que c’est une bonne flic : elle a une bonne jauge d’appréciation sur les petites choses qu’elle peut laisser passer et le reste. Ainsi, elle refuse de filer une amende pour un phare cassé à une voiture dont le conducteur n’a pas les moyens de le réparer, mais elle souhaite arrêter une Maserati sans plaque, puisque la voiture est clairement volée.

C’est directement l’occasion de voir ce qu’elle donne sur le terrain. Elle donne une sacrée scène de course poursuite immédiatement et ne plaît pas tellement à Nolan quand le criminel qu’elle pourchasse lui explique qu’il l’a poussé. C’est bien sûr faux et Nolan l’apprend vite en allant la dénoncer, sous les conseils de Lucy. C’est ce qu’il devait faire et ça prouve qu’il est un bon flic, mais ça n’empêche qu’elle a un sacré caractère et un « ticket d’or » qui lui permet de toute manière de se sortir de n’importe quelle situation compliquée vis-à-vis de sa hiérarchie.

En effet, on apprend ensuite qu’elle a passé quatre années dans les cartels de Mexico à servir d’agent infiltré au sens propre du terme : elle infiltrait la drogue dans son propre corps et faisait tout comme une vraie passeuse de drogue, avant de la revendre accompagnée de GPS pour que la police puisse arrêter tout le monde. Charmant.

En fait, personne ne pense que c’est tout à fait une bonne idée d’avoir Nyla dans un commissariat et en uniforme après quatre ans comme ça, mais ça reste la tutrice de Nolan tout de même. De toute manière, elle n’est pas très attachée à son uniforme et elle n’hésite pas à l’enlever bien vite dans la voiture, devant Nolan. Oookay. Bon, dit comme ça, c’est étrange. Evidemment, elle a une raison de le faire : elle a reconnu un type qu’elle connaît de sa mission sous couverture.

En quelques minutes, voilà donc comment Nyla se transforme en Crystal, et c’est excellent à voir comme transformation. Il n’empêche que la méthode n’est pas conventionnelle du tout, alors Nolan se retrouve une fois de plus à demander de l’aide et des conseils à Lucy. C’est finalement Tim qui lui dit de plutôt respecter les ordres de Nyla.

Rapidement, donc, Nolan se retrouve à devoir arrêter l’homme, tout en jouant avec la couverture de Nyla. Cette dernière n’hésite pas à frapper Nolan pour lui intimer l’ordre de l’arrêter elle, mais de laisser l’autre homme s’en tirer. La mascarade est plutôt marrante, franchement. Nolan en profite pour interroger Nyla en la gardant dans sa voiture, mais évidemment, elle parvient à s’échapper.

Il conserve malgré tout son job, tout va bien.

Pendant ce temps-là, on retrouve Lucy qui est apparemment toujours heureuse de voir Tim et sa meilleure amie Rachel sortir ensemble. Alors, vraiment, non, ce n’est pas logique, mais admettons. C’est l’anniversaire de Rachel, et c’est à peu près le point d’intérêt pour cette intrigue : on voit Lucy conseiller perpétuellement un Tim bien incapable de gérer une relation amoureuse.

Il décide de lui offrir… des tickets de baseball. Ah oui, quand même. Ca reste plus intéressant que leur intervention de l’épisode qui consiste à empêcher des influenceurs de prendre des photos avec un jeune enfant malade – qui veut par contre une photo avec Tim et Lucy. Drôle, mais pas dingue. Au moins, ça laisse Tim réfléchir à ce qu’il peut bien offrir à Rachel.

Enfin, une troisième intrigue s’attarde sur Angela et son bleu intervenant pour mettre fin aux actions d’adolescents vidant leur chargeur de paintball sur la tente d’une SDF. Est-ce que c’est Perfect Penny de Grey’s ? On dirait bien, malgré le maquillage. Il faudra que je cherche. En tout cas, elle dit à contre-cœur s’appeler Alice Sheldon, et on sent bien que ça cache quelque chose d’autre. Vivement qu’Angela creuse un peu.

C’est ce qu’elle fait, sans rien trouver d’autre que de la compassion à lui offrir en échange de cette torture. Quand elle retourne la voir pour l’aider, en revanche, elle trouve une photo d’une certaine Katrin Arnoux, victime d’un accident de voiture la laissant paralysée une dizaine d’années plus tôt. Très clairement, Alice devient la suspecte numéro 1.

Elle est vite retrouvée par le duo de policiers et elle est tout aussi vite arrêtée. Next. Ou pas. Angela est pleine de compassion pour elle, au point de demander à la victime de ne pas trop insister sur la peine de prison. C’est dommage.

Toutes les intrigues sont de petites intrigues ? C’est pour mieux en revenir à l’introduction de Nyla dans la série : elle monte aussitôt avec l’ensemble du commissariat une opération pour faire arrêter l’homme de son passé. C’est une bonne manière de construire l’épisode, on va dire, et de se concentrer sur l’arrivée de Nyla qui est clairement en train de gagner un statut de personnage que j’adore bien rapidement.

Nyla est énervée d’entendre Grey mettre à mal son opération en préférant arrêter un petit revendeur plutôt qu’Osito, le grand bandit après qui elle en a. Pas grave : Nolan parvient à la calmer, sentant bien qu’il y a une raison à sa présence à Los Angeles. Et ça ne manque pas : elle est là pour récupérer une partie de la garde de sa fille, et donc sa famille. Moi, je trouve que c’est une excellente nouvelle, parce que son ex et le père de l’enfant, c’est un personnage joué par Enver Gjokaj. Décidément, il est partout cette année, je suis tellement content de le retrouver à l’écran… douze ans après son introduction dans Dollhouse ? OUTCH.

Bon, tout ça, on ne l’apprend qu’en fin d’épisode. Avant ça, Nyla et Nolan apprennent à bosser ensemble : ils repèrent Osito eux-mêmes et montent une opération qui est loin de respecter toute la chaîne de commandement habituel. Là encore, pas grave : Nolan envoie des SMS à Lucy pour la tenir au courant de ce qu’il se passe, ce qui fait que le coup de filet est finalement efficace pour arrêter Osita. Bon, bien sûr, notre héros se prend quand même une balle dans son gilet pare-balle, pour faire bonne mesure, et pour lui permettre de gagner aussi la confiance de Nyla en refusant de rédiger un rapport contre elle. Belle introduction pour ce personnage !

Autrement, on voit également Tim trouver le cadeau parfait pour Rachel, mais ça pue l’aide de Lucy à des kilomètres à la ronde. Quant à Angela, elle revoit la femme paralysée qui accepte évidemment de changer d’avis et d’atténuer la peine d’Alice. Angela lui raconte aussi qu’elle se sent responsable de l’accident de voiture

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