Dépité par la Cour Suprême (et le reste)

Salut les sériephiles,

C’est encore un de ces jours où je me dis que mon envie de ne pas parler de politique sur le blog n’a vraiment plus aucune raison d’être : plus on avance dans le temps, plus on fait marche arrière sur des acquis sociaux un peu partout dans le monde. Et plus ça me donne envie de m’exprimer, je dois dire. Même si WordPress essaie bien de me museler à sa manière, il faut bien reconnaître que ce blog est l’une des occasions de le faire et que j’aurais tort de m’en priver.

J’étais parti pour écrire un article sur la marche des fiertés à l’origine, et voilà qu’un attentat à Oslo dans un bar gay a eu lieu, avec un terroriste islamiste qui tue deux personnes et en blesse 21 autres. Le plus affolant est que la nouvelle passe presqu’inaperçu à côté d’un autre séisme tout aussi inconcevable – et à vrai dire, un séisme qui l’est encore plus : la Cour Suprême des USA vient d’invalider Roe vs Wade, une décision de justice qui faisait de l’avortement un droit dans tous les États.

Autrement dit, et ça a déjà commencé, les États très conservateurs qui le souhaitent peuvent de nouveau le rendre illégal, allant jusqu’à mettre en prison des médecins pratiquant l’avortement – ou des femmes souhaitant avorter, y compris parfois pour raisons médicales. Non pas que la raison derrière le choix m’importe, c’est juste pour souligner la cruauté inconcevable de ce genre de décision.

Je sais bien ce qui a mené à tout ça, je connais le système politique des USA qui fait qu’avec six juges de la Cour Suprême républicains ce genre de décision n’est pas une surprise (merci Trump…), mais tout de même, la rapidité avec laquelle tout ça se met en place est particulièrement effrayante. Cela l’est d’autant plus que l’un des juges envisage déjà de revenir sur d’autres textes vraiment importants pour la protection sociale – après avoir donné la permission de l’interdiction (ah, complexe celle-ci) de l’avortement, la Cour Suprême pourrait mettre un terme à d’autres droits bien importants liés à la contraception ou aux relations entre personnes de même sexe.

Bref, je ne sais plus quoi dire face à toutes ces nouvelles de l’autre face de la planète. Les États-Unis semblent être de plus en plus divisés entre conservateurs et démocrates, à un point où ça en devient terrifiant. Bien sûr, les États-Unis étant ce qu’ils sont, je ne doute pas de la riposte à venir d’Hollywood. Les séries (surtout sur ABC) vont avoir bien des épisodes à écrire pour dénoncer ce qui est en train de se passer, mais ça donne le sentiment de productions luttant dans le vent et prêchant ceux qui sont déjà convaincus. Oui, je pense évidemment à Grey’s Anatomy ou Station 19. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard de calendrier si la dernière a proposé cette année un épisode sur l’avortement – sa grande sœur a déjà quelques épisodes du genre.

Voir aussi : De l’importance de Station 19 et Grey’s Anatomy

Le thème revenait beaucoup ces dernières années dans les séries – je pense notamment à des scènes marquantes et inattendue dans Glow. On sait désormais pourquoi. J’ai inévitablement l’impression que tout ça est bien insuffisant. Alors j’écris. Pour rien.


PS : bien qu’il s’agisse d’un article qui devait être publié hier, je le publie finalement le 26 juin, et j’ai eu l’occasion de découvrir cet extrait d’un concert d’Olivia Rodrigo que j’aime bien trop pour ne pas le partager. Elle a invité Lily Allen en même temps, ça ne pouvait que me plaire. It’s brutal out here.

Cinq séries à savourer cet été (Dix ans du TFSA)

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui (si WordPress veut bien me publier à temps), le TFSA fête sa dixième année. Alors certes, cela fait une petite année qu’il s’est essoufflé faute de participants, mais Gaëlle a eu l’excellente idée de nous proposer de réécrire un article pour fêter ça et remercier Tequi du nombre d’années à nous proposer des thèmes chaque semaine. Moi, ça me manque en plus, ça fait un moment que je me dis qu’il faut que je retourne piocher dans certains thèmes…

Et le thème du jour est d’ailleurs celui du tout premier TFSA : les séries que l’on souhaite découvrir durant l’été ! Pas évident dans mon cas. Je suis tellement en retard partout…

  1. Severance

Je ne sais pas grand-chose de la série, mais je sais déjà que j’ai envie de la découvrir pour son casting incroyable et le nombre tout aussi incroyable de retours positifs que j’en ai eu. Le synopsis est intriguant, j’ai bien compris que ça allait être aussi dingue que certaines de mes séries préférées concernant le suspense et les théories à faire… C’est totalement pour moi. Bref, je vais profiter de l’été pour la rattraper. Oui, parce que c’est loin d’être une série d’été par contre, elle a été diffusée en février dernier.

  1. Uncoupled

J’adore Neil Patrick Harris, alors je suis très curieux de voir ce que donnera cette série. Difficile de le dissocier de Barney, surtout que la bande-annonce que j’ai pu voir de la série me donne vraiment l’impression d’un Barney homosexuel qui va aller draguer tout ce qui bouge. La série débarquera sur Netflix fin juillet, je suis curieux de voir ce qu’elle donnera. J’espère trouver du temps pour quelques épisodes.

  1. Loot

Découverte par hasard sur Twitter, la série me dit bien rien que pour son actrice principale qui m’a fait mourir de rire plus d’une fois dans The Good Place. Il s’agit encore d’une série Apple +, il est vraiment temps que je me mette à regarder ce qu’ils produisent : chaque fois, ça semble fait pour moi. Je veux dire, l’ambiance générale que donne le trailer n’est pas si loin de ce que pouvait donner Younger par exemple. Je ne suis pas sûr de rire et d’accrocher à fond à l’humour de la série, mais ça se tente !

  1. Westworld

Je fais tout ce que je peux pour ne surtout pas me retrouver face à des spoilers, des annonces de casting ou des images de la nouvelle saison. Bref, j’ai mis une vidéo ici, mais je ne l’ai certainement pas regardée ! La saison 4 approche à très grands pas : dès la semaine prochaine, le premier épisode sera disponible. Je l’attends de pied ferme, même si je sais aussi que ça va encore être un épisode interminable. Il faut que je me fasse une raison : mes séries d’été ont de plus en plus tendance à durer trop longtemps.

Voir aussi : Westworld me manque… et vous ?

  1. Stranger Things

Je sais bien que ce n’est pas très original, mais là aussi, je lutte pour ne pas être spoilé. La lutte est quotidienne quand on est face à des ados qui ont regardé la série, mais bon, pour l’instant, je suis épargné. J’ai hâte de longues soirées d’été caniculaires devant les épisodes interminables de cette série. Je veux me garder un moment où je serai vraiment suffisamment réveillé pour les apprécier – mais là aussi, il y a tellement d’heures de visionnage, ça craint. En plus, bon, la saison précédente, je l’ai commencée le 4 juillet… 2019. Autant dire que c’est loin et que les photos que je vois passer des acteurs sont terrifiantes tellement ils ont grandi !


Voilà pour les cinq séries que je souhaite vraiment découvrir cet été, dans l’ordre d’excitation de la découverte au moment présent. Il y a de très grandes chances pour que Moon Knight rejoigne vite la liste, elle aussi. Autrement, sur Netflix, j’ai toujours à rattraper les dernières saisons d’Emily in Paris, You et Dear White People. Comment ne pas songer à la série Obiwan également ?

Et bien sûr, j’ai retiré Ms Marvel, Evil et The Orville de la liste de cet article, car je suis à peu près à jour dans celles-ci. Restent à terminer toutes les autres saisons entamées autrement ! Comment ça, c’est impossible ? Vous croyez que je ne le sais pas ?

The Orville n’est plus la même

Salut les sériephiles,

the orville new horizons | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

Depuis deux semaines, The Orville est revenue dans ma vie, et c’est un vrai plaisir de passer du temps devant les épisodes. Ce soir, après le visionnage des trois premiers épisodes de la série, je n’ai toutefois pas trop de choix que de constater qu’elle est revenue différente de ce qu’elle était en saison 2, il y a une petite vie de ça. Ben oui, la saison 2 date de 2019 tout de même. Au cours de celle-ci, les scènes d’humour avaient certes tendance à être réduites au profit d’intrigues plus sérieuses, mais des moments complétement perchés existaient encore.

Voir aussi : Les critiques des épisodes de la saison 3

De nouveaux horizons…

The Orville: New Horizons' Coming Soon To Disney+ (UK/IRE) - Disney Plus Informer
Un peu dég que Disney + ne propose pas la saison 3, d’ailleurs !

Depuis, la série a donc bien changé, et le changement se remarque dès son titre qui est désormais The Orville: New Horizons. Générique un peu modifié, casting différent, première scène de la saison digne d’un film catastrophe avec un vaisseau sous attaque… On voit bien que la saison 3 est envisagée sous un nouvel angle, angle qui pointait donc déjà le bout de son nez en saison 2, mais qui avait tendance à être oublié parfois sous la couche d’humour et de moments peu sérieux.

L’équilibre n’était alors pas toujours bon, la série avait pris un petit coup de vieux en se prenant trop au sérieux, mais sans s’en donner les moyens, notamment financiers. Cette saison, les effets spéciaux nous prouvent que ce n’est plus le cas, ce qui explique peut-être aussi le choix de la première scène de la saison. Tout n’est pas parfait, la fin de l’épisode 3 me fait presque penser le contraire, mais tout de même, le pari est réussi – probablement grâce à son mode de diffusion différent désormais.

Une liberté bien exploitée dans un nouveau format

The Orville' season 3 premiere shows this sci-fi series is a tour de force - galaxyconcerns
Des longueurs qui permettent aussi une immersion plus grande à bord du vaisseau

La série a en effet plus de liberté puisqu’elle n’est plus diffusée sur une chaîne de network. Ce petit changement fait ainsi que ce nouveau ton s’accompagne d’épisodes plus longs, un choix rarement gagnant. Pourtant, pour le moment, j’aime bien ce format étiré qui tend à flirter avec l’heure complète d’épisode plutôt que 42 minutes. Oui, je déteste habituellement ce format, je ne change pas d’avis… Mais avec The Orville, ça passe mieux pour moi. Certes, il y a quelques longueurs et quelques scènes qui ne verraient pas le jour avec un quart d’heure de moins, mais dans l’ensemble, ça fonctionne et je suis à fond devant l’épisode, sans jamais trop regarder l’heure.

Et si ça fonctionne, c’est parce que ces scènes en plus sont celles qui gardent l’esprit d’origine de la série, avec la volonté de proposer de l’humour. L’humour a quasi disparu de la série sans ces scènes – il est loin le temps où The Orville était une parodie de Star Trek. En quelques épisodes, la série a su murir vers quelque chose de totalement différent, ce qui fait que c’est sympa aussi d’avoir encore quelques scènes où l’on voit l’équipage vivre sa petite vie pépère. Cela donne une autre dimension aux personnages de les voir dans des scènes qui ne servent pas vraiment l’intérêt de l’épisode, mais plutôt de la série dans son ensemble, comme pour la rendre plus réelle, plus complexe, plus complète.

Plus qu’une parodie, une série de qualité

adrianne pallicki | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirUn peu comme Wrecked à l’époque, la série s’est présentée à nous comme une parodie satirique pour rapidement grandir en autre chose, comme si le délire de base ne pouvait que mener à une suite d’intrigues plus sérieuses les unes que les autres. Bien sûr, le bon délire de base peut manquer parfois, mais je suis plutôt content en ce qui me concerne d’y gagner une série de science-fiction de qualité. Franchement, une série qui prend le temps d’explorer la galaxie, ça manquait à ma liste depuis la disparition d’Agents of S.H.I.E.L.D et de The 100.

The Orville vient combler le manque avec délicatesse et avec réussite. Enfin, je trouve que le début de saison manque un peu d’exploration maintenant qu’il y a tant à faire en géopolitique intergalactique. J’espère tout de même que cet aspect sera à nouveau au cœur des épisodes, mais ce petit souci mis de côté, je ne boude pas mon plaisir de voir se développer si vite tout l’univers de la série.

Ty Finn | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

Voir aussi : The Orville – S03E04

Sept astuces pour survivre à la canicule

Salut les sériephiles,

La France traverse actuellement un épisode de canicule précoce assez important, et la même question brûle les lèvres de tout le monde : tu survis ? Moi, la question que je me pose, c’est plutôt : vais-je réussir à publier un article du jour aujourd’hui ? Parce que j’ai beau essayer, j’ai encore quelques bugs WordPress et j’ai pris l’habitude que ma priorité soit ailleurs désormais. Pourtant, j’ai toujours envie de les publier.

Avant de les publier, il faut encore avoir l’idée qui vaut le détour, cependant. Je pensais la tenir avec sept clichés sur la canicule dans les séries, mais en fait, j’ai déjà eu l’occasion d’écrire cet article en 2020. Il est encore disponible par ici. Je le terminais en disant que j’aurais peut-être un jour de quoi en faire un deuxième, mais ce n’est pas encore le cas : j’ai à peine deux points en tête, ça peut donc attendre quelques jours de plus.

Je vais donc poursuivre sur ma lancée des « sept astuces pour » et vous parler de mes sept astuces pour survivre à une canicule. Après tout, j’ai fait mes cartons dans un appartement où la température flirtait avec les 40 degrés une fois, et j’ai encore progressé depuis.

1) Avoir un ventilateur

Je n’ai pas dit que l’article serait hyper écolo. Malheureusement, avec des températures extérieures à 36°C et une façade plein sud, je n’ai pas trop le choix de faire autrement que d’en avoir un. C’était parfaitement inutile d’en avoir un en région parisienne quand j’étais enfant, c’est désormais un incontournable. Nous n’avons pas tous la chance d’avoir une clim – et la clim, c’est mal pour la planète aussi – alors voilà, j’ai un ventilateur et ça change tout au ressenti d’avoir au moins un courant d’air sur nous.

2) Vivre dans le noir, fenêtres fermées

J’enchaîne rapidement sur les clichés, mais je rappelle donc qu’avoir les fenêtres et les volets fermés, c’est un indispensable tant que le soleil donne et qu’il fait plus chaud à l’extérieur qu’à l’intérieur. Dans le tome 5 d’Harry Potter, les Dursley sont assez idiots pour avoir les fenêtres ouvertes en pleine canicule. Ne soyez pas les Dursley à essayer d’attirer une brise inexistante ! Les fenêtres, ça s’ouvre quand il y a de la fraicheur, le soir. Et encore, c’est si vous avez un antimoustique, hein.

3) S’hydrater correctement

C’est important aussi, et ce n’est parfois pas si évident. Il faut boire de l’eau régulièrement, quitte à se mettre un réveil toutes les heures pour penser à boire si vous n’êtes pas du genre à y penser par vous-mêmes. Cela signifie que vous allez aussi passer plus de temps aux toilettes, mais bon, on s’y fait. J’en profite pour rappeler que si l’eau fraiche fait du bien, il ne faut pas en abuser : l’eau glacé hydrate moins bien que l’eau chaude…

4) Acheter un pulvérisateur ou brumisateur

C’est l’un de mes meilleurs investissements de l’an dernier apparemment : un petit pulvérisateur qui servait à l’origine à arroser des plantes. Bon, les plantes sont mortes il y a longtemps avec moi, mais l’aérosol a survécu et je me trimballe désormais avec. Cela fait un bien fou de s’asperger d’eau fraiche, et je trouve même une utilité au glaçon que je n’utilise pas pour boire grâce à ça. Si vous n’en avez pas, essayez de prendre des douches. M’enfin, c’est moins pratique de prendre des douches au boulot, alors que le petit « pschitt pschitt », c’est un grand oui.

5) Les serviettes de bain pleines d’eau fraiche

L’autre astuce qu’on a tendance à trop oublier, c’est d’avoir des serviettes de bain humidifiées d’eau fraîche, voire glacée, un peu partout dans l’appartement. Que ce soit devant le ventilateur dans l’espoir de propager la fraicheur ou juste à sécher un peu partout dans la pièce, sachez que ça fait une petite différence. Et si vous ne la sentez pas, vous pouvez toujours mettre cette serviette fraiche sur votre peau. Les vêtements sont optionnels en cas de canicule de toute manière – et on note aussi qu’une serviette de bain, ça évite d’avoir la peau qui colle à certaines surfaces du genre canapé ou chaise. Double utilité et fraicheur garantie, faudrait être difficile.

6) Les blocs de glace dans les gants de toilettes

Dans le même genre, les gants de toilettes sont un grand plus : généralement, ils sont assez grands pour contenir les blocs de glace qu’on met au congélateur et qu’on emporte ensuite en cas de voyage quand on veut conserver au frais des aliments. Même histoire qu’avec les serviettes de bain : ça évite que le bloc ne vous brûle la peau de le mettre dans un gant de toilettes et ça permet de se rafraîchir. Eviter de mettre immédiatement sur la nuque par contre. Et buvez.

7) S’occuper

Le plus compliqué en cas de fortes chaleurs, c’est encore de se motiver à faire quoique ce soit, surtout quand on est dans le noir. La lecture de mon roman n’avancera vraiment jamais. Evitez de dormir trop longtemps, c’est vraiment mauvais pour la motivation, regardez des séries ou des films (d’horreur surtout – j’ai découvert The Uninvited et Midnight Meat Train, c’est tout sympa). Sinon, il faut boire de l’eau, hein. Et ne pas oublier d’avoir plusieurs sources de lumière, si possible peu chauffantes, pour ne pas s’éclater les yeux.

Voilà donc pour cet article. Je sais, je n’ai pas inventé l’eau froide en cas de canicule, mais écoutez, on ne sait jamais, si ça peut vous donner des idées pour survivre ou passer le temps, c’est un plaisir d’être là. Et vraiment, pensez au pulvérisateur d’eau fraiche.