L’incontournable guide Game of Thrones que vous devriez avoir

Salut les sériephiles,

Game of Thrones - Collection Tout Savoir 02 - Diverti EditionsVous ne rêvez pas, vous ne vous trompez pas de blog : c’est bien un article Game of Thrones que vous êtes en train de lire. Voyez-vous, hier soir en rentrant chez moi, j’ai eu la surprise de découvrir dans ma boîte aux lettres le n°2 de la collection Tout savoir, consacré à la série qui revient le 14 avril. Bon, ce n’est qu’une demi-surprise parce que j’ai l’habitude de collaborer avec les éditions Diverti et que j’avais déjà retweeté la sortie de ce magazine, mais comme je ne suis pas fan de la série (du tout ?), je m’étais dit que j’allais passer mon tour.

Voir aussi : Les magazines DivertiStore

Pour tout vous dire, j’étais content de recevoir le magazine, mais j’allais envoyer un mail à la rédaction pour être honnête avec eux, parce que quel intérêt de faire un article sur quelque chose que je ne connais pas bien et que je n’aime pas ? Pour bien faire les choses, toutefois, je me suis mis à feuilleter le magazine. Une heure plus tard, j’étais encore dessus et je savais que j’allais vous proposer un article, parce que je crois sincèrement que c’est un magazine que tous les fans de la série devraient avoir.

Sur la couverture, on peut en effet lire « Le guide non officiel ultime de 160 pages ». Cela pourrait laisser sceptique, mais en fait, c’est exactement ça que propose le magazine. Il se décompose en quatre chapitres que je vais vous présenter rapidement pour vous convaincre que c’est une lecture que vous voulez avoir avant la reprise de la série.

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Le premier chapitre est intéressant pour tout le monde, fan ou non, parce qu’il se consacre à « L’univers de G.R.R Martin ». C’est l’occasion de découvrir quelques-unes des influences de l’auteur pour sa saga – et de mal vivre le fait que comme moi il était fan des comics Marvel plus que des DC grâce à la construction du caractère des personnages. Il y est aussi question des autres livres de George R. R. Martin et de l’influence que Westeros a finalement eu sur le monde.

Le deuxième chapitre est de loin le plus intéressant pour les fans – à mon sens. Sobrement intitulé « La Série TV », il se propose de revoir en une centaine de pages tous les épisodes des sept premières saisons, un à un. Ce qui est vraiment bien, c’est que c’est fait avec exhaustivité, mais aussi de manière brève : chaque épisode est présenté dans une petite colonne à gauche et droite de chaque page, avec sa ou ses citations-clés, son résumé, sa petite anecdote (gore, sexe, etc.) et surtout, son nombre de morts. Oui, au pluriel, le plus souvent.

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Avec un peu d’humour de temps en temps.

Entre ces deux colonnes, il y a des dossiers assez complets sur les familles de la série, sur des personnages, des villes ou sur des grands thèmes…. C’est juste hyper complet, et ça donne presque envie d’être fan de la série. Oui, ça vient de moi, pour de vrai, c’est dire si le magazine est bien fait. Ce n’est pas tout ce que vous trouverez d’essentiel dans cette partie du magazine, parce qu’il y a aussi la double page qui m’a convaincu d’approfondir un peu ma lecture du magazine : une carte complète de l’univers de la série, avec une vignette pour représenter la position de chaque personnage. Du côté des familles, on a également une double page nous présentant chaque personnage, en vie ou mort (en noir et blanc).

Ce deuxième chapitre est donc un véritable travail de titans qui permet vraiment de se préparer à la saison 8 sans avoir à prendre le temps de revoir tous les épisodes. Ne nous mentons pas, la série est tellement complexe que tout le monde en a besoin. Et je trouve ça bien plus pratique d’avoir un magazine avec toutes les infos à portée de main que de devoir aller chercher sur internet pendant les épisodes. Rien que pour ça, ce magazine vaut le détour si vous comptez vous mettre à la saison 8. Pour moi qui ne compte pas m’y mettre, j’ai trouvé ça assez impressionnant de voir un résumé si complet et si bien fichu. En fait, ça me donnerait envie d’avoir ça sur d’autres séries – imaginons ce que ça donnerait pour LOST !

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Et comme du contenu écrit ne suffit pas, c’est aussi magnifique à feuilleter avec quelques doubles pages de ce genre pour présenter chaque saison.

Je me suis aussi dit que ça aurait pu me servir d’avoir quelque chose de si complet à l’époque où j’ai regardé les deux premières saisons, parce que c’est quand même super bien fichu. C’est un peu dommage qu’il sorte maintenant – certes, c’est pratique pour avoir toutes les infos avant la dernière saison, mais ça veut surtout dire qu’il y manque le résumé des derniers épisodes. L’entre deux quoi. Pas de quoi s’inquiéter, la saison 8 n’est pas en reste avec un troisième chapitre d’une quinzaine de pages qui lui est consacré. C’est plein de spoilers et d’infos compilés sur les derniers épisodes, avant leur diffusion. Notons aussi la présence de quelques pages sur l’après Game of Thrones, et c’était intéressant de voir que d’autres chaînes avaient pas mal de projets de fantasy… même si je ne suis pas fan de fantasy (qui sait ? ça changera peut-être avec le temps).

Le quatrième chapitre, enfin, fait le tour des produits dérivés, jeux vidéo, lieux de tournage et fan-art, parce qu’il s’appelle tout simplement « pour les fans ». Disons que ce sont quelques pages pour terminer une lecture bien complète. Enfin cela dit, comme 160 pages, ce n’est toujours pas assez quand on est fan de quelque chose, on notera qu’il y a des bonus à retrouver sur internet en utilisant une application (ou un shortlink) qui vous mène directement vers des vidéos, musiques, animations 3D… Ils en parlent mieux que moi, ça ressemble à ça :

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Je ne vais pas vous mentir : je n’ai pas tout lu ni tout vu parce que je n’accroche vraiment pas à cet univers, et c’est pour la même raison que je ne l’aurais pas acheté. En revanche, si vous faîtes partie des nombreux fans, il ne fait aucun doute qu’il vous faut mettre la main dessus. C’est hyper complet (et c’est juste, évidemment, j’ai lu quelques-uns des résumés des épisodes que j’ai pu voir, et ça m’a rappelé des souvenirs), c’est dense, c’est pratique, c’est pour les fans et c’est… vraiment pas cher pour ce que c’est : 12€50 en France, 12€90 en Belgique, pour 160 pages dont vous vous servirez très probablement régulièrement, ça vaut le coup !

Dispo dans toutes les bonnes librairies et par ici sur le site internet de Diverti.

Ce que c’est que le queerbaiting

Salut les sériephiles !

C’est le retour des définitions sur le blog, parce que Poluss a eu la bonne idée de me proposer ce terme malheureusement encore trop utilisé en 2019 : le queerbaiting. Enfin, ce n’est pas malheureux qu’il soit utilisé pour le dénoncer, c’est malheureux qu’il faille encore l’utiliser parce que les gros de ce monde adore en faire.

Voir aussi : Le lexique du sériephile

Mais alors c’est quoi exactement le queerbaiting ? C’est une manière trop à la mode d’attirer le public queer vers une œuvre de fiction en basant tout ou partie de la promo sur la présence de personnages queer dedans, ou sur la présence d’allusion, de blagues, de symboles suggérant une relation non-hétérosexuelle entre les personnages. Et oui, parce que tout ça, ça fait vendre en attirant un public spécifique en manque de représentation dans les médias, et en quête de représentation qui plus est (OK, je schématise et simplifie, mais c’est l’idée, vraiment). Bref, on se contente de suggérer que ça existe, mais on ne le montre surtout pas de manière explicite, faudrait pas choquer….

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D’où ça vient, ce nom ? Comme souvent en anglais, c’est l’association de deux mots. Tout d’abord, « queer », que l’on traduit souvent queer en français, en fait. Il mériterait presque un article à lui tout seul ce mot, mais disons que ça représente toutes les minorités sexuelles ou de genres (les LGBT, les aromantiques, les non-cisnormés, etc.). La liste serait trop longue, un article je vous dis ! Ensuite, « bait », qui signifie tout simplement l’appât. Et le « ing » pour marquer l’action, évidemment : bref, c’est « pour appâter les queers » le queerbaiting quoi.

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Spoilers si vous n’avez pas fini la série… mais des épisodes et des épisodes d’attente, une saison 4 à fond dans le queerbaiting, mais ce fut payant.

Quelle origine ? On ne sait pas bien l’origine du terme, parce qu’il y a plusieurs théories possibles. À chaque fois, cependant, il est question de répression de l’homosexualité dans l’origine, parlant parfois aussi du « redbaiting », une manière, aux USA dans les années 50/60, de discréditer les opposants politiques en les accusant d’être communistes. Du coup, on comprend bien que le queerbaiting, c’est assez mal vu par les queers.

Quant au terme en lui-même, il s’est démocratisé avec l’utilisation d’internet, mais aussi à cause (grâce à ?) d’un effet de mode qui fait que de plus en plus souvent les studios et/ou producteur en font pour attirer un public spécifique. Plutôt que de représenter une vraie relation queer, le produit final ne fait que le suggérer, histoire de ne pas déranger ceux qui ne seraient pas… Humph, c’est de l’exploitation pure et dure, finalement.

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Et aujourd’hui ? Les exemples ne manquent pas ! Le plus récent est possiblement une énième déclaration de JK Rowling sur la sexualité de Dumbledore, histoire de faire de la pub pour Les Animaux Fantastiques. Ainsi donc, elle rappelle que Dumby est gay au public, histoire d’être sûre d’avoir du monde qui continue d’aller voir ses films malgré le cliffhanger totalement perché du deuxième volet. Moui. Je ne suis pas sûr du tout que ce soit une bonne stratégie, surtout en précisant que la sexualité de Dumbledore ne l’intéresse pas plus que ça.

Du côté des séries, difficile de ne pas citer le cas de The 100 avec toute une promo entre les saisons 2 et 3 qui était centrée sur du queerbaiting, avec le résultat que l’on sait en mi-saison 3. Autant dire que les fans ont vraiment mal vécu cette publicité qui les a fait venir pour un résultat pas terrible en terme de représentation, avec un cliché éculé.

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Le queerbaiting à l’état pur, tout est là, sans y être.

Et puis sinon, notons que l’algorithme de Netflix est fan de queerbaiting aussi : à partir du moment où vous avez regardé un ou deux films en rapport avec les termes queers, vous pouvez être sûr que les vignettes vont toutes magiquement se transformer en la représentation de couples LGBT. Histoire que vous passiez plus de temps sur la plateforme…

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Et ça, on en parle ? Juste une touche, histoire de, au cas où, on ne sait jamais, ça pourrait faire revenir certains sceptiques.

The Fix – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 13/20
Ce n’était pas du tout le pilot du siècle, ni même de la décennie. Concrètement, on est parti pour une affaire criminelle tout ce qu’il y a de plus classique, avec juste assez de personnages pour avoir 15 coupables au cours de la saison. Je pense que je continuerai car j’aime ce casting, mais c’est à peu près tout ce que je retiens de l’épisode qui enchaînait pour l’instant tous les clichés possibles.

> Saison 1


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Do you really think he’s dumb enough to kill again ?

BOOM BOOM POW ! La série commence en 2010 sur une excellente musique des Black Eyed Peas, mais le ton va très vite changer pour la série puisqu’il va rapidement être question pour l’héroïne, Maya Travis, d’être confrontée à une foule en délire très inquiète pour la superstar, Severen « Sevvy » Johnson, qui est accusée de meurtre. Et Maya est celle qui devait le faire aller en prison pour le meurtre de sa femme, Cassandra.

Malheureusement pour elle, ce n’est pas la décision du jury qui décide plutôt de voir Severen comme un innocent, ce qu’il a toujours déclaré lui. Tu m’étonnes. Elle est donc partie pour une soirée de dépression, forcément.

Huit ans plus tard, nous retrouvons Maya dans une toute nouvelle vie où elle peut faire du cheval et où son mec donne naissance à des poulains. Tout va bien, jusqu’à l’arrivée de Matthew, son ancien collègue sur l’affaire de Severen. Pourquoi ça ? Parce que Severen a recommencé selon lui.

Eh oui, la petite amie de celui-ci, Jessica Meyer, vient d’être retrouvée morte et Matthew a besoin de Maya pour le prouver coupable et le faire arrêter pour de bon, cette fois.

Le retour en ville est compliqué pour Maya qui est persuadée que tout le monde la reconnaît. Elle a accepté de revenir uniquement pour se concentrer sur l’ancien cas et chercher des connexions possibles avec la nouvelle affaire ; mais elle promet à Matthew de repartir au plus vite vers sa vie heureuse. Oui, alors non ma chère, c’est le début d’une nouvelle série, tu rentreras pas si vite chez toi.

En attendant, elle retourne dans son ancien chez elle, tout poussiéreux. Oui, elle a gardé sa maison pendant huit ans sans y mettre les pieds. Et c’est pas une petite barraque en plus. Là-bas, il est révélé qu’elle avait des preuves hyper solides pour faire tomber Sevvy, mais que ça n’a pas suffi, à cause de l’avocat trop fort de celui-ci… mouais.

Il est aussi révélé que Matthew s’est marié à Effy, une journaliste, sans même inviter Maya apparemment. Tu parles de collègues proches !

À l’enterrement de Jessica, il est révélé que Sevvy à deux enfants et que ses beaux-parents le considèrent responsable de la mort de leur fille. Magnifique. Par chance pour lui, son avocat est déjà là pour se rappeler à son bon souvenir et lui expliquer qu’il ferait mieux de ne pas faire de scène.

Il rentre alors chez lui où sa troisième fille, parce qu’il en a une troisième, est suffisamment petite pour être triste et inquiète de tout ce qu’il se passe. Il décide alors de se rendre à la police pour éviter tout malentendu. Cela permet d’apprendre que Cassandra avait un fils avant de le rencontrer, Gabe, et qu’il le considère comme son fils à lui. Sa deuxième fille s’appelle Star, et c’était la coloc de Jessica avant que son père ne décide de coucher avec.

Sinon, c’est aussi l’occasion d’une confrontation entre Maya et Sevvy : il comprend qu’elle manipule les policiers chargés de prendre sa déposition/l’interroger, et il n’aime pas beaucoup ça. Il rappelle aussitôt son avocat.

Ce dernier est assez agressif dans sa stratégie : il décide de réunir tout un bureau d’avocats et d’associés pour prouver l’innocence de Sevvy et pour que cette équipe redore son image de manière à récupérer un deuxième jury en sa faveur.

Maintenant que Sevvy s’est retrouvé face à elle à travers une fenêtre sans teint, Maya décide de reprendre son boulot, où elle est plus ou moins bien accueillie. Tous ses anciens collègues l’observent, Wiest la drague (même si je ne sais pas bien qui c’est) et CJ, son ex meilleure-amie de ce qu’on en comprend, refuse désormais de lui parler.

En tout cas, elle ne met pas longtemps à convaincre tout le bureau que Sevvy est coupable. L’analyse d’image est rapide et plutôt facile, mais c’est dans l’ensemble assez convaincant malgré tout.

Maya veut tout de même se réconcilier avec CJ, mais ce n’est pas si simple. Comme prévu, elle lui en veut d’avoir quitté Los Angeles sans la prévenir. Maya se défend à peine, parce qu’elle n’a rien à dire pour sa défense, et décide de quitter le bureau où elle tombe directement sur le père de Jessica. Celui-ci l’accuse de manière assez prévisible d’avoir mal fait son job. Il ne veut pas entendre parler d’elle… mais fait une scène qui fait que tous les journalistes présents la filment.

Elle ne peut même plus rentrer chez elle sans tomber sur une floppée de journalistes. Bref, c’est reparti pour la merde médiatique qu’elle a fui. Pendant ce temps, ses collègues continuent de travailler et trouvent un autre suspect, qui a supprimé une photo avec Jessica de son instagram le jour où elle a été retrouvée morte.

Durant la nuit, Maya est réveillée en sursaut par un bruit qui la fait aussitôt dégainer son flingue… alors que c’est juste son nouveau copain qui s’inquiète pour elle et qui débarque là. Ah ces américains et leurs flingues, c’est ridicule !

Durant cette même nuit, Sevvy a une petite conversation avec une femme, Jules, qui s’avère être son ex. Elle le prévient que la police est bien après lui, puisqu’ils cherchent de nouveau à lui parler. Elle en profite donc pour lui extorquer de l’argent. Elle veut bien croire qu’il était amoureux de Jessica, mais il est assez clair que pour elle, cela ne veut pas dire qu’il est innocent.

Le lendemain, Maya et son mec se réveillent pour mieux être interrompus dans leur plan de repartir au plus vite par… CJ ! Grâce à sa conversation avec Maya, elle a repris son enquête et l’a orientée dans une nouvelle direction. Cela lui a permis de découvrir un garage réservé au nom de Star pour Jessica.

Contre toute attente, Star accepte d’aider Maya et CJ alors que l’avocat de Sevvy Johnson est en train de faire une déclaration pour révéler que la police s’acharne sur son client parce qu’il est noir. Oui, alors non : Maya trouve dans le garage une vidéo enregistrée par Jessica après chaque coup qu’elle a reçu de Sevvy.

Ah oui, j’oubliais dans cette critique : Sevvy est un connard qui frappe ses copines, en plus. L’avocat peut bien accuser Ben Mitchell autant qu’il veut, c’est mal barré pour son client – que je veux bien croire innocent du meurtre, cela dit.

Après tout ça, Maya décide de prolonger son séjour à Los Angeles, ce qui énerve passablement son copain. Il lui demande simplement de régler définitivement ses affaires cette fois, parce que ce n’était clairement pas le cas puisqu’elle a gardé sa maison, dans laquelle elle vit à nouveau (mais qui a fait le ménage après huit ans ?).

La fin d’épisode voit Maya reprendre son poste, au grand dam de celle qui l’occupait en son absence et qui décide de devenir la taupe d’Ezra, l’avocat. Sevvy est ainsi tenu au courant de la perquisition qui va avoir lieu chez son client, et il demande à Gabe de se débarrasser d’un sac ; alors que Ben, le client de Jessica, se débarrasse de clés sans que personne ne s’occupe de lui.

L’épisode se termine ainsi sur la perquisition et les vraies retrouvailles entre Maya et Sevvy. Il faudra voir si cette rivalité est suffisante pour porter la série quand même.

Après ce premier épisode, j’accuse pour le moment Gabe d’être responsable du meurtre de Jessica, avec qui il couchait probablement. Ce serait marrant qu’il soit aussi le meurtrier de Cassandra. Je trouve le père de Jessica assez étrange aussi. Il y a pour l’instant bien trop de gens liés à cette affaire pour se faire une idée précise.

Comics Buffy (2019) : Scoobies are back #3

Salut les sériephiles,

D’un jeudi à l’autre, il n’y a pas beaucoup de changement sur le blog cette semaine : j’ai pris cette fois le temps de lire le troisième numéro du reboot de Buffy en comics. Comme la semaine dernière, je vous en propose donc le résumé en points positifs/négatifs, histoire de me garder une trace de cette lecture. Cette année me réconcilie progressivement avec les reboots. Allez savoir, d’ici un an je serais peut-être même motivé et demandeur pour de futurs réécritures modernes, on ne sait jamais (ça reste peu probable je vous rassure !).

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 | #4

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Les +

  • J’avais donc vu juste, le résumé est bien écrit par Cordy… c’est un plus, juste parce que ça me flatte de l’avoir deviné.
  • À l’inverse, je ne l’avais pas vu venir, mais la relation Drusilla/Anya fonctionne drôlement bien niveau humour, surtout une fois que Spike s’en mêle. C’est un vrai plus de ce reboot que de pouvoir explorer cette dynamique qui n’a jamais eu l’occasion d’exister dans la série originale – et c’est tout à fait le principe d’un reboot après tout.
  • Le ton décalé et humoristique de la série continue de se trouver à peu près à chaque page, ce qui fonctionne forcément bien. Surtout quand il s’agit de Cordelia ou Buffy. Ou de…
  • Harmony ! Elle est encore là, et elle me fait rire à peu près autant que l’originale.

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  • Cordelia se prend pour une Tueuse. Non, franchement, elle est au moins aussi badass que dans les dernières saisons d’Angel – et les bons épisodes de ces saisons-là la concernant. Cela n’a pas trop de sens comme réécriture du personnage puisqu’elle a déjà assimilé les dangers de la ville dans laquelle elle vit, mais c’est amusant.
  • J’aime bien l’idée derrière le « personnage » de Camazotz, présenté comme une menace alors qu’il n’en a qu’après les vampires n’ayant pas d’âme et qu’il est une aide pour la Tueuse. J’imagine qu’on le reverra du coup.
  • Spike VS Buffy, peu importe l’univers, le reboot et l’absence de canon, c’est toujours chouette à voir.
  • L’une des scènes finales, qui réunit tout le Scooby Gang, m’a vraiment rendu nostalgique de la série… le truc, c’est justement que l’ensemble de ce comic me rend nostalgique de la bonne époque à chaque fois, mais qu’il n’arrive pas encore à atteindre son indépendance par rapport à cette nostalgie.
  • Le cliffhanger a réussi à me donner plus envie que la dernière fois, ce qui n’était pas bien compliqué. Drusilla en Maîtresse, c’est amusant.

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Les –

  • Je suis toujours sûr de ne pas être convaincu par le ton faussement adolescent du résumé par Cordy. Je vieillis mal, peut-être, mais en plus, je ne vois pas du tout l’intérêt d’avoir ce personnage faisant le résumé plutôt que Buffy – ou Willow à la rigueur. Et puis, Cordelia qui écrit que Willow et Rose, c’est un « couple goal », faut qu’on m’explique d’où ça sorte !
  • Il faut aussi m’expliquer d’où vient l’étrange gentillesse de Cordelia, surtout quand elle semble avoir un crush pour Giles à le défendre sans raison face aux critiques d’Harmony.
  • D’ailleurs, Giles joue de la guitare dans ce reboot, et il l’assume beaucoup plus que dans la série. Cela pourrait être un plus, mais il est suggéré qu’il chante mal, et franchement, c’est abusé et dommage de lui retirer ce talent.
  • Drusilla qui critique le surnom de Spike, ça m’a donné envie de me la jouer Tueuse face à peu importe qui a écrit cette réplique.

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  • Willow & Xander qui débarquent de nulle part tels de super-héros. C’est un peu trop gros, surtout que Xander apparaît bien plus musclé et badass que ce qu’il est censé être – y compris dans ce reboot si l’on en croit les cases finales du numéro précédent. Cela manque de cohérence, dans l’ensemble.
  • Je ne me fais pas aux dessins représentant de jeunes adultes quasi-trentenaires dans la peau d’adolescents. Accusons mon manque d’imagination – et notons aussi qu’Harmony ne ressemble pas du tout à Harmony, physiquement parlant. Y a même des cases où je lui trouve plutôt une ressemblance à Buffy, c’est gênant.

En bref – Je continue de penser que ça ne passionnera pas de nouveaux lecteurs qui n’ont jamais connu l’univers de Buffy, alors que c’était le but d’origine. L’histoire est sympa, mais pas transcendante si l’on découvre l’univers par ce comic, principalement parce que c’est bourré de clins d’œil et références qui font mouche chez les fans… mais qui doivent apparaître creux pour tous les autres. Et puis, il y a trop d’intrigues en parallèle et beaucoup de personnages à gérer, et ils n’arrivent pas à tout mener de front !

J’aurais préféré une saison 13 chez Dark Horse ; mais la nostalgie des années lycée de Buffy me fera  revenir à chaque numéro… même s’il y en a dans l’équipe de ce comic qui se disent archi fan de Buffy mais reconnaissent avoir oublié que le prénom de Spike était William… Like whaaaaat ?

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Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 | #4

P.S : J’ai découvert dans les pages de ce numéro qu’un comic The Magicians allait voir le jour en juillet. Pas sûr de ce que j’en pense, encore.