Drew Tarver (#156)

Salut les sériephiles, Est-ce que j’ai volontairement regardé un épisode de plus hier soir parce que j’étais à court de performance de la semaine ? Bien sûr que oui, juste histoire d’avoir de quoi parler d’un acteur que j’aime beaucoup et d’une série qui mérite le détour. Je parle bien sûr de The Other Two, et avec elle, de ma performance préférée cette semaine, celle de…

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Drew Tarver

La série : tHE oTHER tWO L’épisode concerné : S02E02 – Pat Connects with Her Fans – 16/20

Kate Tarver GIFs - Get the best GIF on GIPHYPourquoi ? Je suis en retard dans la diffusion de la série puisque j’ai décidé de ne voir qu’un épisode par semaine afin de la faire durer. De toute manière, j’ai l’impression que personne ne la regarde et que mes critiques ne font pas mouche pour le moment, alors autant prendre tout mon temps… Il n’empêche que dans ce deuxième épisode, Cary n’a pas forcément le meilleur des rôles, puisqu’il est présenté comme un personnage un brin chiant. Malgré cela, l’acteur parvient tout à fait à nous vendre son personnage et à manier assez subtilement plusieurs émotions et types de jeu. Du côté de l’humour, il n’y a pas à dire, Drew Tarver a un don pour la comédie, avec un visage super expressif. La toute dernière scène de l’épisode 2 m’a fait mourir de rire, avec un visage qui crie la souffrance quand il présente les « gay news » de la semaine. cary dubek | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirC’était une parfaite maîtrise des expressions faciales, et ce n’est pas la première fois qu’il montre qu’il sait le faire. Et puis, le ridicule ne le tue pas ; au contraire, ça le sublime. Dans le reste de l’épisode, nous avons l’occasion de le voir amoureux. C’est bien la première fois au cours de la série qu’il se retrouve dans un couple assez stable pour ça, et si je n’étais pas forcément convaincu par son alchimie avec Jess dans le premier épisode, j’ai trouvé qu’elle était assez évidente dans ce deuxième épisode. Ce pourrait être déjà suffisant pour en faire une performance de la semaine, mais bien sûr, ce que j’ai préféré dans l’épisode 2, c’est l’impact émotionnel de l’intrigue sur l’acceptation de l’homosexualité par le daddy. Si l’on met de côté le quiproquo énorme qui sert à l’humour de l’épisode, le personnage de Cary est celui qui évolue le plus dans cet épisode, en exprimant vraiment un problème d’acceptation – et un besoin qui se voit dès les premières scènes. https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2021-08/22/0/asset/dbdb9822ebb7/anigif_sub-buzz-5302-1629591584-29.gifLe jeu d’acteur est parfait pour nous montrer à quel point Cary a envie d’être vu comme normal, d’être accepté – et à quel point il aurait aimé l’être de la part de son père. La série maltraite inévitablement le personnage par son concept, mais cette semaine, j’ai eu l’impression que le but était vraiment de le faire évoluer dans le bon sens, et de le faire grandir tout au long de la série. Il serait temps qu’il comprenne ce que son frère chantait : c’est parfaitement OK d’être gay, tout le monde s’en tape. Sort of.
Andrew Wright GIFs - Get the best GIF on GIPHYAussi vu dans : Drew Tarver est un acteur qui est dans le métier depuis un moment et qui a multiplié les petits rôles dans un certain nombre de films et séries. Il aurait dû, par exemple, être à l’affiche de How I met your dad si la première mouture avait vu le jour. Je l’ai croisé déjà dans des épisodes de Superstore, d’Angel from Hell, de Girlboss, de LA to Vegas ou de Love… mais sans qu’il ne marque forcément. Une chose est sûre : son CV est tourné vers la comédie. Drew Tarver Tumblr posts - Tumbral.com Il a bien raison, comme je le soulignais plus haut, il a le visage pour faire passer l’humour comme il faut, avec une maîtrise d’un grand nombre d’expression le rendant parfait dans le rôle de Cary. Seulement voilà, je trouve qu’il mériterait d’être encore plus connu que ce qu’il est. Certes, il semble avoir un rôle récurrent dans Bless the Hearts en parallèle de la série pour laquelle je le connais, mais j’aimerais qu’il perce dans une comédie que tout le monde regarderait. Et en même temps, j’aurais envie que tout le monde regarde The Other Two, parce que c’est beaucoup trop drôle ! Comedy Central Helene York GIF by The Other Two
L’info en + : Sans trop de surprise, une petite recherche Google permet de confirmer l’évidence : Drew Tarver se reconnaît beaucoup en son personnage, parce qu’il a vécu lui aussi un coming-out tardif et les auditions catastrophiques en tant que jeune acteur cherchant le succès. C’est peut-être la clé du succès de la série et la raison pour laquelle il est si parfait pour le rôle : il ne fait que jouer une autre version de lui-même… cary dubek | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirJ’espère pour lui – et pour nous ! – que ça pourra continuer encore un moment. La série n’est pas encore renouvelée pour une saison 3. Elle a intérêt à l’être, car il y a peu de comédies encore capable de vraiment me faire rire !

Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

The Pussycats n’a pas intérêt à devenir un (vrai) spin-off

Salut les sériephiles,

Riverdale's Biggest Problem Is Josie And The Pussycats And We Need To Talk About It - PopBuzzComme je viens tout juste de terminer le tout dernier épisode de Riverdale, et que je ne m’en remets vraiment pas, j’ai envie d’en parler aussi en article du jour. Pardon ! Dans l’épisode 15 de la saison 5, nous voyons donc le retour de Josie, Val et Melody afin de former à nouveau les Pussycats, le groupe de musique qui aurait dû marquer davantage les premières saisons de la série, mais que les scénaristes ont constamment décidé de reléguer au second plan. Voire au quatrième, d’ailleurs.

Voir aussi : La critique du S05E12

C’est bien simple, Melody et Val ont disparu en cours de route, sans la moindre explication, alors que Josie s’en est allée pour un spin-off qui fut un fail monumental. L’épisode revient cette semaine sur leur parcours… pour mieux les faire disparaître à nouveau, avec une promesse de spin-off que les scénaristes ne tiendront probablement pas. Enfin, j’espère ?

Riverdale Season 5 Episode 15 Review: Chapter Ninety-One: The Return of the Pussycats - TV Fanatic

Franchement, ça m’a fait tiquer. Personne ne leur a demandé d’écrire un backdoor pilot a priori, mais c’est pourtant ce qu’ils font… Quand on vous dit dans notre épisode de podcast 42 minutes spécial sur la série que plus rien ne les arrête et qu’ils sont en roue libre, on ne vous ment pas ! Et pourquoi cet épisode a-t-il tous les ingrédients du backdoor pilot ?

Eh bien, parce qu’il marque le départ en tournée de cinq personnages de la série qu’on connaît plus ou moins bien (Sweet Pea, Josie, Melody, Val, l’ex-maire) et présente toute une galerie de personnages secondaires (Nancy par exemple) et d’intrigues qui pourraient tenir sur une saison. Une série se centrant sur un girls-band traversant les États-Unis pour une tournée musicale et pour tenter de résoudre le meurtre du père de l’une d’entre elles, c’est franchement pas un synopsis déconnant.

melodyvalentineedit Tumblr posts - Tumbral.com

Je vois d’ici les intrigues qu’on pourrait avoir entre de nouvelles chansons à chaque épisode, avec en plus les avancées romantiques des personnages et les carrières parallèles qu’elles mèneraient (Val étant peintre et Melody romancière). Il y a tout dans cet épisode pour lancer une nouvelle série, même un pseudo générique à la fin. Comme je le dis dans la critique, le pire, c’est encore que me connaissant, je regarderais ce spin-off s’il devait voir le jour, parce que j’y vois un potentiel que l’équipe créative derrière la série-mère n’aurait aucun mal à gâcher bien rapidement. En attendant, il est ce que j’appelle un foutage de gueule assez impressionnant : ils ont fait revenir toutes les actrices pour un épisode avant de les dégager à nouveau.

Josie And The Pussycats | Wiki | Riverdale Amino

Riverdale est une série qui ne cesse de me fasciner par sa capacité à ajouter toujours plus d’intrigues sans la moindre fin et plus de moments parfaitement wtf. C’est bien la seule où il est normal d’avoir oublié un cœur de cochon offert comme cadeau… Alors un spin-off ? Le potentiel est illimité. Pourquoi ai-je envie de le voir ? Vraiment, The Pussycats n’a pas intérêt à devenir un vrai spin-off, car ça montrerait à quel point les scénaristes maltraitent ces personnages et à quel point ils sont capables de ruiner les rares idées potables qu’ils ont.

season 2, episode 2, riverdale, cw, the cw, pops, josie and the pussycats, josie, chapter 15, pops diner, pops chocklate shoppe GIF - GIFEst-ce que je viens finalement de dire que The Pussycats est une idée potable ? J’ai besoin de voir un psychologue, je crois, ou un médecin capable de me diagnostiquer quelque chose expliquant pourquoi je regarde encore. Pourquoi on regarde tous encore ? Si vous avez lu cet article, vous êtes sûrement de la team #RiverdaleStrong après tout… Je ne vous juge pas pour ça, promis.

Evil – S02E09

Épisode 9 – U is for UFO – 16/20
L’épisode a l’avantage d’être moins dérangeant à suivre que la semaine dernière, avec des scènes moins tordues… mais tout de même, c’est bizarre comme tout de suivre cette intrigue parce que, même si je suis sûr et certains qu’ils savent très bien où ils vont, je n’arrive pas du tout à suivre toutes les intrigues et ramifications qui sont sous-entendues et évoquées au fur et à mesure de la série.

Spoilers

Le trio enquête sur l’existence des extra-terrestres après le témoignage d’une pilote de l’armée affirmant avoir vu un OVNI.

Is the Church really gonna consider the existence of aliens ?

Ils ont quoi les scénaristes cette année ? Ils veulent tous nous parler d’OVNI et d’aliens, ça commence à me souler sérieusement. C’est bon, je sais que j’ai trois saisons de retard dans le reboot de Roswell. En tout cas, l’épisode nous plonge immédiatement dans son intrigue de la semaine, avec le témoignage d’une pilote d’avion de l’armée qui assure avoir vu un objet volant non identifié se déplaçant à une vitesse incroyable sans faire de bruit.

Il n’en a pas fallu plu pour qu’elle se sente proche de Dieu et qu’elle contacte l’Eglise afin qu’une enquête soit ouverte. Et oui, l’Eglise est prête à considérer la création de Dieu ailleurs que sur Terre. Ah. Le problème, c’est que l’armée est loin d’approuver le témoignage de sa pilote, mise à pied pour ça d’ailleurs. Kristen est rapidement face à un mur quand elle interroge une colonelle. Le témoignage semble être mis à mal par les faits.

Pour ne rien arranger aux affaires de la pilote, de son côté, Ben interroge une adolescente, Asha, qui jure avoir vu et ressenti le même bien-être qu’elle… mais après avoir fumé de la marijuana. Forcément, ça décrédibilise vachement tout le récit et l’Eglise laisse tomber cette affaire. Oui ? mais voilà, Ben et Kristen continuent chacun de leur côté l’enquête pour mieux en arriver à la conclusion qu’ils se sont trompés.

L’armée ment sur les lancements de satellites que la pilote affirme avoir vu, mais elle s’amuse aussi à fire passer pour hystérique toutes les femmes qui prétendent avoir vu un OVNI. C’est gênant, et ça rouvre aussitôt l’enquête. Ben et Kristen organisent des entretiens avec d’autres gradés militaires, mais l’interrogatoire se faisant en même temps, un d’eux décide de ne pas dire tout ce qu’il sait.

À la place, il envoie un mail à Ben, avec un lien qui ressemble fort à un virus. Bizarrement, Ben l’ouvre sans hésiter et se retrouve face à une vidéo enregistrée le jour du vol de la pilote. Cette fois, c’est très clair : il y a bien quelque chose de visible en train de voler de manière surprenante. Et cette vidéo fait que notre trio est dépassé par ce qui suit : l’Eglise débarque avec plein de renforts dans leur enquête.

Le père Katagas dirige en effet plusieurs prêtes qui viennent voir ce qui se passe et souhaite assister à l’interrogatoire de la pilote qui recommence. Cet interrogatoire nous permet d’apprendre qu’elle n’a plus d’hypertension depuis qu’elle a vu l’OVNI et, surtout, que ce n’est pas la première fois que ça arrive. L’Eglise a carrément une machine capable de reproduire l’odeur sentie par la pilote… et ça semble confirmer l’existence des extra-terrestres, tout ça.

C’es totalement inattendu tout ça. Plus inattendu encore est l’arrivée d’un officiel du gouvernement dans le jardin de Kristen pour lui annoncer que ce que la pilote a vu est en fait un drone russe. Mouais. La mise en scène, avec le train, est intéressante autant que décevante. Oui, ça donnait envie de croire à l’existence des aliens tout ça. Ben est clairement déçu, franchement.

Malgré tout, l’Eglise demande à parler à Asha, puis à reparler à la pilote. Là-dessus, notre trio habituel rencontre un homme qui bosse pour le Vatican – ou en tout cas qui bosse en liaison avec le Vatican, mais aussi avec les services secrets de tout un tas de pays. Il affirme ainsi que l’OVNI n’est certainement pas une technologie russe. De même, selon lui, Edgar Loudermilk, l’homme à qui Kristen a parlé, est un menteur.

Et il est bien placé pour le savoir puisque David comprend qu’il bosse pour les services secrets du Vatican, l’Entité. Rien que ça. Il invite le trio à Rome et est si bizarre. Il parle tout lentement et rit même au ralenti. On dirait vraiment le paresseux de Zootopie. Cet homme leur fait en tout cas signer des contrats de confidentialité, en s’arrangeant au passage pour que David aperçoive dans sa sacoche une brochure pour… RSM Fertility.

Finalement, tout ça n’est qu’une menace de l’Entité. En effet, l’homme affirme qu’aucune enquête n’est en cours sur RSM Fertility avant de souligner à David qu’il n’irait pas à Rome puisque la pilote et Asha ont avoué avoir menti. Pardon ? La pilote contourne les questions de Kristen, étant simplement heureuse de pouvoir voler à nouveau. Asha est plus claire, elle, au moins : elle a obtenu l’opportunité d’aller à MIT l’année suivante. Encore mieux que de voler.

Pendant ce temps, David est recontacté en pleine nuit par un Leland en larmes. Il débarque pour affirmer avoir été contacté par un vampire, ou un monstre, qui l’aurait attaqué durant la nuit, pendant qu’il dormait. Il fait un joli dessin, mais il est absolument insupportable, comme toujours. David est forcé de le virer de chez lui, bien perturbé : le dessin de Leland correspond très exactement au sien, et donc au cauchemar qu’il a lui-même fait.

David débarque aussitôt chez Ben pour voir les enregistrements de l’appartement de Leland cette nuit-là. Bien sûr, Ben dormait avec l’ordinateur sur les genoux au moment de sa « vision » cauchemardesque, alors les questions continuent de se poser. On s’éloigne vachement des extra-terrestres, par contre !

Il faut bien un fil rouge cependant, alors concentrons-nous sur celui-ci, avec David qui se décide à faire de la méditation. Il a de nouvelles visions étranges, entre désirs (Kristen et lui au lit), horreur (des vers) et… des coups de couteau sanglants. Bizarre. Pas aussi bizarre que l’ordinateur de David qui continue de murmurer des choses une fois éteint. Et non, ce n’est pas juste David qui hallucine, parce que Ben l’entend aussi.

En démontant l’ordinateur, il trouve ainsi un composant marqué d’un pentagramme qui prouve que l’ordinateur a été trafiqué pour que David se pense fou. Plutôt que de racheter un nouvel ordinateur, Ben propose à David d’enregistrer une longue vidéo qu’il pourra ensuite faire passer en boucle si Leland cherchait à l’espionner. La boucle que David est en train d’enregistrer lui fait aussi se poser une question simple, mais essentielle : et si Leland faisait pareil ?

Leland, lui, est occupé à retourner voir son psy et confirmer que toute cette histoire d’exorcisme n’est qu’une énorme supercherie en ce qui le concerne. D’accord, mais que veulent nous dire les scénaristes avec cette intrigue du coup ??

Sans trop de surprise, le mari de Kristen continue aussi de confronter sa femme sur les nombreux changements qui semblent l’avoir transformée depuis un an. Il décide donc de venir à une de ses séances chez le psy, laissant tomber toute étique de base sur le sujet. Le psy se laisse convaincre de leur donner des conseils à tous les deux, et ça lui permet surtout d’apprendre le pétage de câble de Kristen dans le supermarché.

Si Kristen affirme qu’elle est contente de s’être affirmée ce jour-là et qu’elle espère que ses filles sentiront les mêmes sensations qu’elle au lieu de se taire, elle semble voir les choses totalement différemment quand le psy lui demande si les filles ont vu la vidéo. Si les parents ne sont pas sûrs, pour ça, on peut compter sur la grand-mère évidemment. Sheryl est insupportable à blâmer le père qui n’a rien dit et à montrer ça aux gamines comme si c’était tout à fait normal de voir sa mère défoncer la tronche d’un type. À quand l’intervention de la police vis-à-vis de Kristen, aussi ? Ou des parents sur Sheryl qui est de plus en plus perchée avec son autel dans le garage et sa mauvaise influence sur ses petites filles.

On ne sait pas. Ce qu’on sait, c’est que les parents sont débordés par les quatre gamines regardant en boucle la vidéo. Le mari prend la décision de repartir pour un mois afin de fermer leur entreprise et les parents annoncent comme ils peuvent les décisions aux quatre filles. Les gamines sont toujours aussi horribles et insupportables, en tout cas. Et sans surprise, la vue de leur mère en super-héroïne internet défonçant la tronche des méchants dans les supermarchés finit par leur poser des problèmes à l’école.

En même temps, Kristen et Adny ont inscrit Laura dans une école gérée par des bonnes sœurs, alors autant vous dire que la vidéo ne leur plaît pas et qu’elles n’imaginent pas que la femme tabassant un homme dans un supermarché puisse être Kristen. Forcément, Laura traite son prof de menteuse quand il lui dit que ce n’est pas sa mère. En école privé, tout ça ne passe pas du tout, surtout quand elle l’appelle une putain de menteuse. On ne saura pas trop les conséquences immédiates pour Laura, mais une chose est sûre : Kristen commence à regretter son comportement et à vouloir redevenir ce qu’elle était.

En attendant, elle reste une tentation évidente pour David. C’est vers lui qu’elle se tourne plutôt que son psy pour avoir des conseils sur comment vivre sa vie normalement à présent qu’elle s’est rendue compte qu’elle détestait les gens. De manière générale, elle se sent en colère et déteste tout le monde. Eh, c’est un sentiment répandu en ces temps houleux aux US. La conversation avec David est intéressante, même si un peu impossible à résumer pour une critique. Retenons simplement qu’elle demande à David de ne pas devenir prêtre. Et qu’il l’écoute assez sérieusement, en plus.

Après cette scène où Kristen est clairement en train de développer des sentiments pour David (mais pourquoi forcer autant cette relation ?), Kristen peut rentrer auprès d’Andy et s’excuser d’avoir changé. Elle lui demande aussi d’être patient avec elle… il y a du boulot pour ça. Nous n’aurons pas plus d’éléments de conclusion que ça pour cet épisode.

L’épisode se termine sur le trio qui s’amuse avec la machine à odeur du Vatican et sent l’odeur de l’OVNI pour la première fois. Si nos héros passent un bon moment, cela termine aussi avec une décision surprenante de David : il souhaite s’attaquer au cas de RSM Fertility. Il serait temps depuis le temps qu’on en entend parler.

Ce n’est toutefois pas la dernière scène de l’épisode. Il est bien plus angoissant de terminer sur Sheryl qui se rend chez Leland pour lui donner un peu de son sang. Oui, oui. Il est venu la voir en cours d’épisode pour lui en demander, mais elle a refusé… avant de changer d’avis. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’entre temps, il est retourné chez son psy lui, contrairement à Kristen. Et son psy, il nous l’a décapité afin de se faire remarquer de l’autorité au-dessus de lui. Euh oui, on a vraiment vu cette scène, ça n’a aucun sens.

Ainsi, quand Leland propose à Sheryl de rester dîner pour parler d’une opportunité professionnelle et qu’elle accepte, on sait très bien vers quoi ça se dirige : il a cuisiné son psy. S’il imaginait simplement qu’il ressemblait à un monstre et qu’il s’agissait d’un humain, c’est horrible. S’il s’agissait d’une créature… C’est horrible aussi.

> Saison 2

 

11 septembre 2001

Salut les sériephiles,

Nous sommes le 11 septembre, et comme d’habitude, il est difficile de ne pas avoir une pensée pour le 11 septembre 2001 aujourd’hui. Vingt ans après l’attentat meurtrier qui a touché les États-Unis, nous sommes encore tous hantés par les images des tours jumelles percutées par les avions, puis s’effondrant. Que le complot sur le gouvernement ayant eu son rôle à jouer sur l’effondrement soit vrai ou non ne change pas grand-chose à la responsabilité des terroristes, ni au traumatisme que nous avons tous subi ce jour-là.

Et c’est de ce jour-là que je vais parler dans cet article, en commémoration de cette vingtième année post-attentat, parce que je fais partie des plus jeunes à m’en souvenir, je pense – pour en avoir parlé à des gens qui avait un ou deux ans de moins que moi et qu’on avait éloigné de la télévision. Pour tout vous dire, cela dit, moi aussi on m’a éloigné de la télévision… mais je suis celui qui a apporté la nouvelle à la famille.

Si on revient vingt ans en arrière, j’avais huit ans ce jour-là et je m’en souviens parfaitement : on avait fini l’école plus tôt, à 14h au lieu de 16h30 – ce que je trouve complètement aberrant maintenant que je suis prof. C’était une histoire de maîtresse malade, mais moi, ce dont je me souviens surtout, c’est que j’étais bien heureux de pouvoir rentrer plus tôt à la maison, et sans devoir en plus, pour pouvoir regarder mes dessins-animés.

C’est con un enfant, hein ? Tout heureux d’avoir une maman pour venir me chercher, me voilà qui une fois à la maison allume la télévision pour mieux tomber sur les images d’une tour que je ne connais pas spécialement, en fumée. Bon, il n’y a pas de dessins-animés sur France 3 ? Pas grave, je zappe sur M6. Puis sur TF1. Partout, les mêmes images. Et sans mentir, j’étais encore devant la télévision au moment de l’impact du deuxième avion – c’est le moment où j’ai compris qu’il se passait un truc vraiment grave. Jusque-là, je regardais sans trop comprendre les images, une part de moi imaginant plutôt un film, du coup. Par contre, la réaction des journalistes sans voix au moment du deuxième avion – le moment où ils comprennent que c’est la merde pour de vrai, c’est inoubliable.

Je ne sais pas trop s’ils découvraient vraiment les images ou s’ils les avaient gardées de côté pendant le flash spécial. Je trouve ça super violent de découvrir un événement pareil en direct à la télévision – et on se souvient tous du « Génial » de Pujadas qui a défrayé la chronique en plus (sinon, ça a recommencé à tourner sur Twitter aujourd’hui). Terrible, le métier de journaliste. Bref, me voilà devant la télévision pour le deuxième avion… Je suis donc allé chercher ma mère pour qu’elle m’explique ce qu’il se passait – et c’est fou de se dire qu’à l’époque, la télévision était encore le seul moyen d’être informé « en direct » de ce qu’il se passait. Aujourd’hui, les attentats, je les apprends sur Twitter, pas à la télévision.

Le reste de la journée est évidemment moins marqué dans mon esprit, même si j’ai quelques images qui me sont restées tout de même, comme le retour du lycée de ma plus grande sœur. Elle, elle savait très bien ce qu’étaient les tours jumelles, et elle l’avait appris au lycée (la radio, je crois ?). Ensuite, le monde a été suspendu pendant une semaine à la télévision – dont on m’a écarté, donc. J’ai tout de même vu les images des tours s’effondrant, j’ai su pour les autres endroits visés. Je me souviens des conversations d’adultes entre eux – les murmures angoissés vis-à-vis d’une guerre possible (eh, merci Chirac) – et les explications « comme on peut » faites en classe.

À huit ans, j’étais de ceux qui ont eu l’occasion de comprendre ce qu’il se passait sans en prendre pour autant toute la mesure. Les chiffres faisaient froid dans le dos, mais ça ne reflétait aucune réalité. C’est en grandissant que je me suis rendu compte que les tours jumelles étaient partout, tout le temps. J’ai vu le tabou autour des tours disparaître dans les séries – dans Brothers & Sisters ou Fringe notamment ; j’ai vu des films où elles étaient encore là et symbolisaient New-York. J’ai compris qu’elles étaient l’équivalent de notre Tour Eiffel, et qu’en plus, il y avait des gens dedans.

Et vingt ans plus tard, j’ai encore les images en tête, j’ai encore le souvenir de la peur quand j’ai compris et que j’ai appris le mot attentat au même moment. Aujourd’hui, je donne cours à des élèves qui n’ont pas connu ce que je considère comme un point de bascule total dans ma vie – ils n’ont même pas souvenir de 2015 de toute manière. Et surtout, je me dis que si ça a tellement marqué mon existence comme un moment où je quittais l’enfance – un peu comme quand on apprend que le père Noël n’existait pas – alors que je ne suis même pas américain, être américain ce jour-là devait être horrible. Il n’y a pas de mot pour décrire l’indescriptible.

Ne l’oublions pas.