Connecting… – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Le concept ne pourra pas tenir 15 ans, hein ? Ah, ben si. En fait, je ne sais pas quoi penser de cet épisode. J’ai envie d’appeler mes amis pour faire une soirée papote comme les personnages de cet épisode, auxquels je m’accroche malgré moi. Je n’arrive pas à savoir si cette série débarque trop tôt ou trop tard. Elle aurait été parfaite pendant le confinement. Elle passe bien aujourd’hui, mais en même temps non, parce qu’elle enchaîne les clichés… Ah, non, vraiment, je ne sais pas quoi en penser pour le moment. A-t-elle vraiment quelque chose à raconter cette série ? Il semblerait que peut-être.

> Saison 1


Spoilers

The world is on fire today. Every problem is a valid problem.

Oh merde, tout commence le 29 mars 2020 avec le Coronavirus qui force les USA à être en quarantaine et, bon, on ne va pas se refaire un cours d’Histoire ici. C’est intéressant que la série précise en quelques scènes son contexte, cela dit, parce que c’est clair qu’un jour ou l’autre, ce confinement sera une anecdote de l’Histoire. Non ?

Après le générique, on retrouve une certaine Annie qui se prépare à se connecter pour chatter en ligne. Elle reçoit un SMS de Pradeep qui lui souhaite bonne chance avec Ben et on enchaîne avec Ben qui l’appelle justement. Bon, admettons. L’écriture est déjà plutôt bonne pour ce début de série qui nous donne des infos l’air de rien, sans pour autant tout nous donner.

On apprend rapidement que pour ce confinement, Ben regrette d’être seul, mais il ne laisse pas Annie lui dire ce qu’elle semble vouloir lui dire, et c’est dommage. On enchaîne avec des détails et une longue conversation entre eux, entièrement en smalltalk, du genre, Annie regarde Cheers en boucle, mais très franchement, je n’ai pas les références, alors c’était chaud à suivre.

Le concept est particulier tout de même. En fait, il y a une part de voyeurisme énorme – on n’est pas loin du concept de la téléréalité avec des inconnus que l’on apprend à connaître en découvrant une conversation prise au hasard. J’aime ce concept, du coup. Juste, je ne suis pas encore tout à fait convaincu par ce que je suis en train de regarder et j’y songe tellement que je finis par décrocher de ce qu’ils racontent. Ben se rappelle alors de Chicago, un bon souvenir pour Annie, mais pas spécialement pour lui, apparemment.

Pradeep se connecte à ce moment-là, et on découvre qu’il se cache de ses enfants. J’ai trouvé ça plutôt drôle comme écriture, même si on enchaîne à fond les clichés et que ça fait un running gag qui aura vraiment besoin d’être développé à un moment, pour sortir du stéréotype, justement.

Alice se connecte alors, ce qui nous permet de savoir que Jasmine inquiète tous ses amis à avoir disparu au début de la crise. Reste à savoir qui elle est. En attendant, Alice, elle, est inquiète par l’annulation de son tournoi sportif. Bon. Admettons, ce sera donc ça son cliché. A peine introduite, Alice laisse le spotlight à Garret, qui se déconnecte tout aussi vite. Il était là pour Jasmine, qui n’est pas encore arrivée, et il s’inquiète de la cuisson de son repas. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’ils mangeaient ensemble chaque dimanche jusque-là.

Ben se déconnecte car il reçoit un autre coup de fil et on apprend enfin de quoi il retourne entre Annie et Ben : Annie veut en fait demander à Ben de venir vivre chez elle. Ils sont amis depuis quatre ans, elle espère un jour pouvoir être plus avec lui et elle trouve que cette quarantaine est l’occasion rêvée de voir s’ils peuvent s’entendre. Soit. Alice semble penser que c’est une manière intense de commencer une relation ? Ouais, mais bon, ça peut fonctionner, le confinement en début de couple, croyez-moi !

Ben se reconnecte alors et leur annonce que son ex veut revenir vivre avec lui. Oups. Au moins, ça donne une raison de rester, et il était temps, parce que je n’accrochais pas encore aux personnages avant ça. Je dirais que ça a mis un peu trop de temps à arriver, alors que clairement l’introduction des personnages les uns après les autres aide bien à rester scotché devant normalement.

Pradeep et Alice font tout ce qu’ils peuvent pour décourager Ben de se remettre avec son ex, parce que c’est ce qu’il y a derrière sa proposition, tout le monde le sait bien. On découvre que l’on ne connaît  pas encore tout le monde, puisque c’est le moment que Rufus choisit pour se connecter. Bon, le problème, c’est que Rufus, c’était le nom d’un chien dans mon épisode de Fear the Walking Dead aujourd’hui.

Face à lui qui est persuadé qu’il faut mettre un masque H24, Annie hésite alors à se mettre un masque à l’intérieur. On se marre bien dis-donc… Concrètement, la série a autant de personnages que de caricatures possibles de réactions face au confinement, j’ai l’impression. Ainsi, Rufus assure avoir des amis hauts placés et il est clairement du genre complotiste, ce qui est plutôt sympathique quand Pradeep le souligne face à tout le monde.

Un autre couple débarque alors, et j’ai mis un peu de temps à reconnaître Garret. Cette fois, il est avec Michele, sa femme, qui est aussi la sœur de Ben. Bien, les personnages et les relations commencent à se dessiner un peu plus précisément, le tout autour de conversations portant sur la bouffe. Annie aussi a sa recette à partager, même si elle n’a pas encore testé de se faire à manger. Rapidement, il est assez évidemment que Michele et Garret vivent leur meilleure vie, c’est génial à voir. Disons qu’ils apportent un peu de positif à la quarantaine et que ça nous permet de nous rappeler que cet enfer a aussi réussi à rapprocher des gens.

Jasmine débarque à son tour, enfin ! Elle casse rapidement l’ambiance et nous fournit l’ascenseur émotionnel totalement inattendu de l’épisode. Alors que la comédie semblait vouloir jouer juste des stéréotypes humoristiques, voilà qu’elle flirte d’un coup avec le drame, de manière super abrupte ; Jasmine est donc à New-York en pleine crise et on sent bien qu’elle est en galère. Ce qui est terrible, c’est que je découvre que les américains ont les mêmes affiches que nous.

Non, pardon, ce qui est terrible, c’est ce qu’elle raconte. Jasmine nous donne une petite douche froide à être au bord des larmes avec ses vrais problèmes et souffrances : elle est médecin et doit faire de vrais choix difficiles. On est loin du meilleur des confinements ; et la connexion de Jasmine se fait au pire moment possible puisque Michele et Garret étaient heureux d’être en quarantaine.

Finalement, la série ne rebondit pas trop mal avec le personnage de Jasmine elle-même qui décide de sortir de son quotidien horrible à devoir choisir quel patient recevra son respirateur – pour qu’aucun n’en reçoive – pour mieux faire des blagues et forcer Rufus à retirer son masque.

Jasmine balance également à Annie de balancer à Ben ses sentiments, alors que Ben est supposé être en ligne. Evidemment, sa connexion a bugué pile au bon moment et il revient pile au pire moment, quand Annie parlait de lui, forcément. Annie me fait bien rire à reprendre à chaque fois avec des chansons, et je vois que la série instaure ses running gag de manière intelligente, avec les connexions et déconnexions des personnages.

La quarantaine n’est pas si facile à vivre, et Annie finit par remarquer que tout le monde lui manque et qu’elle a bien envie de les voir au plus vite. Et voilà, la soirée peut se terminer avec tout le monde qui rit… Hmm. Je m’attendais à une vraie fin, et ça manque. On a juste un générique de fin avec tout le monde mort de rire. Un générique de fin qui donne l’impression, en fait, que l’on manque le meilleur de la conversation. Comment est-il possible que la conversation continue sur des sujets qui n’ont rien à voir avec les 20 minutes qui viennent de s’écouler ?

Au fond, tout ce qu’a fait cet épisode… est de me donner envie de rappeler mes potes pour faire un autre apéro virtuel. Je ne sais pas si j’espère que la série reprendra la semaine prochaine avec la même soirée ou si j’ai envie d’avoir différentes dates de la quarantaine… Le problème auquel on va vite être confrontés en tant que français, c’est que nos dates de confinement ne sont pas les mêmes. On ne connaît pas vraiment le calendrier américain et les rappels en début d’épisode n’étaient pas trop suffisants.

Bon. Je pense que je regarderai la suite, vous l’aurez compris. Il y a de bons gags et des personnages clichés qui méritent d’être développés. La bonne surprise vient de Jasmine qui a montré que la série pouvait être aussi drôle que dramatique. A vrai dire, elle a même été plus dramatique que drôle pour l’instant. Peut-être que ces gens deviendront une bonne bande d’amis avec qui passer le temps avec le temps. Sur un malentendu, on ne sait jamais !

> Saison 1

Connecting… (S01)

Synopsis : La série suit les conversations d’un groupe d’amis qui n’échange qu’en visio, parce qu’ils sont en quarantaine… bref, le coronavirus est passé par la salle des scénaristes, et on va voir ce que ça peut bien donner !

Pour commencer, j’étais passé à côté de cette série dont je n’ai entendu parler qu’aujourd’hui sur le site du Sérigraphe, avec un article plein de compliments, et j’ai immédiatement su qu’il fallait que je la regarde. Pourquoi ? Ben, moi aussi j’avais des idées de séries Covid-related. Au-delà de ça, le concept m’attire beaucoup, parce que ça n’est pas sans me rappeler les premières saisons de The Guild, et moi j’adorais cette websérie. Est-ce que j’ai autre chose à écrire ici ? Absolument pas. Ah si ! C’est par le créateur de Blindspot, mais ça n’a rien à voir avec cette série.

Il va donc être temps d’arrêter de faire un catalogue de liens, parce que c’est à ça que ressemble cette introduction. En plus, vraiment, ça titille ma curiosité cette série à distance. Je teste, et j’espère que je vais aimer !

S01E01 – Pilot – 15/20
Le concept ne pourra pas tenir 15 ans, hein ? Ah, ben si. En fait, je ne sais pas quoi penser de cet épisode. J’ai envie d’appeler mes amis pour faire une soirée papote comme les personnages de cet épisode, auxquels je m’accroche malgré moi. Je n’arrive pas à savoir si cette série débarque trop tôt ou trop tard. Elle aurait été parfaite pendant le confinement. Elle passe bien aujourd’hui, mais en même temps non, parce qu’elle enchaîne les clichés… Ah, non, vraiment, je ne sais pas quoi en penser pour le moment. A-t-elle vraiment quelque chose à raconter cette série ? Il semblerait que peut-être.

 

The Outpost – S03E01

Épisode 1 – For The Sins of Your Ancestors – 18/20
Quoi ? Non seulement, je suis plutôt content de retrouver les personnages de la série – même ceux qui jusque-là me saoulaient parviennent à me faire rire – mais en plus, je trouve que l’intrigue a pris un tournant plutôt chouette pour cette saison 3. On est débarrassé de quelques éléments que je trouvais lourd jusque-là, les relations ne sont plus les mêmes et les scénaristes semblent savoir un peu plus précisément où ils veulent aller. Je ne doute pas que la saison aura ses creux, mais pour une reprise, c’était efficace et mieux que ce que j’attendais.

> Saison 3


Spoilers

We are to be friends not enemies

Le résumé de la saison précédente est plus court que mon article sur le sujet, c’est fou tout de même. Bon, malgré mon article, j’avais oublié l’existence de Sammy, pourtant au cœur de la première scène de l’épisode. On y découvre que les humains sont désormais les esclaves des Blackbloods. Par humains, j’entends surtout les hommes, à commencer par Tobin et Garret, mais aussi Sammy, donc. Le faux petit frère de Gwynn a les mains trop gelées pour continuer à travailler et se fait battre pour cela.

Garret a trop bon cœur pour laisser tout ça se faire, et il se fait donc tabasser en voulant intervenir, même s’il est évident que c’est inutile. Le plus choquant dans cette scène ? Talon observe tout ça. Elle est du côté des Blackbloods, et pas des humains, ce qui est une surprise… jusqu’à ce qu’on la voie intervenir auprès de Zed et qu’on comprenne qu’elle a une influence plutôt positive sur lui. Enfin, positive… Elle arrive à le convaincre de ne pas tuer les personnages principaux de la série, en tout cas, là où les Blackfist semblent mourir d’envie de le faire, particulièrement dans le cas de la reine Rosmund.

Dans la scène suivante, on découvre que cela fait donc 39 jours que la saison précédente est terminée. En un mois, il ne s’est apparemment pas passé énormément de choses, même si tout l’équilibre de la série semble tout de même bouleversé par ce qu’il s’est passé. Tobin regrette d’avoir accordé sa confiance à Talon, bizarrement, et Garret cherche une occasion de se venger. Il est révélé que les hommes sont en fait en train de créer un tunnel pour s’enfuir et secourir la reine, mais le commandant refuse pour le moment d’entrer en action.

De son côté, la reine est plutôt pépère dans ses quartiers, comme si de rien n’était. Elle a en revanche de nouveaux ennemis mortels, les Poings-noirs (Blackfist) à commencer par Kezzun qui veut la tuer pour les pêchés de ses ancêtres. Kezzun est heureusement interrompu pile à temps par Zed, qui lui rappelle que les ordres de Yavalla sont que Gwynn reste en vie.

C’est embêtant comme tout, parce que Yavalla, elle a donné ses ordres il y a un moment et elle n’est pas là pour faire régner l’ordre. Cela embête particulièrement le chef des Blackfist qui souhaite vraiment voir Gwynn mourir et ne regrette pas ce qu’il appelle le zèle de Kezzun. Le zèle à ne pas suivre les ordres ? Nous n’avons pas la même définition du mot zèle, apparemment. Zed n’apprécie pas tellement ce qu’il se passe et finit par s’en prendre au chef des Blackfist, censé être pourtant sous son autorité à lui. Les Lu-Qiri ne sont pas du tout pour le combat entre les deux… cousins. Oh bah manquait plus que ça. Le combat s’arrête donc vite, mais la géopolitique change du tout au tout dans cette entre-deux saisons.

On apprend au passage que Yavalla s’avère donc être une prophétesse, mais qu’elle est restée de l’autre côté du portail. C’est gênant pour Zed, parce qu’il n’a pas pensé à temps à la faire venir, Talon ayant refermé le portail trop vite alors qu’il avait privilégié en premier lieu les guerriers. Eh, ça lui a réussi ça… mais je ne sais pas trop pourquoi il se refuse toujours à torturer Talon pour la forcer à faire venir Yavalla. Ce ne serait pas compliqué, a priori.

En effet, Talon a peut-être trahi tout le monde, mais elle affirme être toujours du côté des humains. Elle se rend donc auprès de Gwynn à lui assurer qu’elle bosse toujours pour elle, mais qu’elle doit faire semblant de bosser pour les Blackbloods de manière ce que Zed conserve son pouvoir sur les Blackfist. Bon, OK, il lui a fallu 40 jours pour dire ça ? Eh beh, il n’a pas dû se passer grand-chose dans l’entre saison, même si toute la géopolitique a changé.

Sinon, on découvre ailleurs que Janzo n’est pas vu comme un homme digne d’aller creuser le sol. Il peut ainsi conserver son laboratoire sous la taverne pendant 40 jours, mais pas un de plus. Comme par hasard, figurez-vous donc que c’est uniquement au début de cette saison qu’une laborantine Blackblood décide de se saisir du laboratoire. Janzo sait comment se rendre intéressant, en tout cas, en montrant qu’il a bien compris qu’elle voulait ouvrir une mystérieuse boîte, mais il se fait dégager malgré tout.

C’est plutôt marrant et j’aime déjà bien cette nouvelle Blackblood qui dégage Janzo de son laboratoire en un rien de temps. La coopération serait pourtant plus logique et intéressante, mais bon. Dans tout ça, Janzo n’a donc nulle part où aller dormir, ce qu’il fait qu’il n’a d’autres choix que d’interrompre Talon dans son entraînement quotidien pour lui dire qu’il vient vivre chez elle – même s’il continue de ne pas vouloir lui parler. Faudrait savoir.

Dans tout ça, Yobahn, le cousin de Zed et chef des Blackfists, décide de tendre une embuscade à son cousin pour le tuer, avec l’aide de trois hommes. Ben oui, Zed a son kinj qui lui donne un sacré avantage à pouvoir contrôler Yobahn comme il le veut. Il n’empêche que le combat reste sacrément inégal et qu’il est sur le point de le perdre. C’est sans compter sur l’aide de Talon qui débarque au dernier moment pour le sauver.

Zed décide malgré tout d’épargner son cousin qui voulait le tuer, ce qui énerve énormément Talon. Elle a dû mal à comprendre les motivations de Zed, parce qu’il continue de faire tout ce que veut Yavallah sans en connaître les vraies intentions. Cette prêtresse nous change complètement la donne de la géopolitique de la série, mais j’aime bien le fait qu’elle existe. En plus, nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec elle en attendant que Talon la fasse venir.

En effet, pendant ce temps, la laborantine Blackblood continue d’exploiter les ressources du laboratoire de Janzo en découvrant peu à peu sa classification plus que bizarre. Elle se retrouve ainsi à inhaler du venin, tellement il semble être bordélique – même s’il affirme que son bordel est organisé par ordre chronologique des découvertes qu’il a pu faire. Du pur Janzo. Le venin la paralyse, mais seulement partiellement apparemment, et elle n’est pas en danger… Juste assez énervée pour aller s’en prendre verbalement à Janzo.

J’ai bien aimé cette relation avec pas mal de tension sexuelle bizarre, et il est assez clair que les motivations floues de ce nouveau personnage de Blackbloods nous apporteront à terme une intrigue plus fournie. Dans le même genre, il est temps d’en savoir plus sur les cristaux « pour Wren » que cherchent les Blackbloods : un des hommes esclaves de l’Outpost finit ainsi par en trouver un.

Il l’apporte aussitôt à la nouvelle – dont le prénom seront révélé à la toute fin de l’épisode : Wren… ceci explique cela ! – dans le laboratoire qui veut le voir immédiatement et nous apporte ainsi quelques réponses, à commencer par son identité : elle est la fille de Yavalla. AH. Il n’y a pas à dire, l’écriture est bien fluide et logique cette saison. On ne sait pas encore à quoi servent les cristaux, mais ils sont hyper rares et convoités par la grande prêtresse, voilà.

En attendant, les humains ne perdent pas de vue leur objectif. Ainsi, Sammy parvient à finir le tunnel pendant un jour off accordé pour qu’il puisse voir guérir ses mains. Ce tunnel leur permet de s’échapper, avec la ferme intention de venir sauver la reine. Moui. L’opération a lieu dès que possible et fonctionne plutôt pas mal. Pour nous, il est kiffant de voir Tobin et Garret faire équipe comme cela, et encore plus d’avoir Gwynn qui l’embrasse dès qu’elle le retrouve. Le triangle amoureux fonctionne très bien, et la petite musique est entraînante, je dois dire.

Rosmund est vite habillée et peut ainsi envisager de s’échapper à son tour, en enchaînant les interminables baisers avec Tobin. C’était hyper comique à voir, mais c’est aussi bien logique après 40 jours sans se voir et sans savoir s’ils auraient à nouveau l’occasion de s’embrasser. On notera qu’elle ne demande de nouvelles de personne et qu’elle a bien fait d’embrasser Tobin, parce que leur plan d’évasion ne fonctionne pas du tout.

Ils sont vite arrêtés par un Lu-Qiri qui s’en prend violemment à eux – vraiment, j’ai mal au dos pour Tobin. Arrêtés, les prisonniers sont amenés auprès de Zed par Yobahn qui veut les voir être exécutés. Comme en plus, Rosmund avoue qu’elle avait bien envie de s’échapper, Zed n’a d’autres choix que de les tuer. Oh, Talon négocie dur comme fer et réussit à faire épargner Gwynn, mais Garret et Tobin doivent être exécutés sur le champ.

Dès lors, Talon accepte de ramener Yavalla à l’Outpost, en échange de la vie sauve pour Garret et Tobin. C’est une excellente idée, parce que Yavalla est loin d’être aussi agressive que Yobahn. Au contraire, même, elle décide de libérer sur le champ la Reine, puis tous les prisonniers. Oh, ils sont libérés au sein de l’Outpost, mais c’est tout ; ils n’ont pas le droit de sortir, évidemment.

L’ordre est passé tellement rapidement que dans la scène suivante, Janzo est déjà au courant et sait qu’il est en présence de la fille de la prophétesse, mais bon. La scène est marrante et a pour but d’accentuer le ship naturel et évident entre ces deux-là, tout en nous montrant que la fille est maligne et intelligente à la fois. Elle parvient donc à son but, supposé impossible par Janzo, tout en étant capable de supporter Janzo. Pas mal.

En parlant de ship, la scène suivante nous rend enfin parfaitement canon la romance entre Garret et Talon. Cette dernière s’occupe en effet de le soigner de ses blessures et réhabilite son image auprès de lui en lui expliquant ce qu’elle faisait depuis tout ce temps. Et ça fonctionne. Le lendemain, Talon reçoit une visite de Yavalla qui cherche à mieux connaître l’élue de la prophétie.

Et oui ! Elle nous annonce même que la prophétie n’est pas encore complétée, avant d’apporter des réponses claires aux agissements des Blackbloods. Elle lui explique ainsi qu’ils sont en train de creuser pour trouver un kinj capable d’ouvrir un portail vers un monde paradisiaque, qui serait tout l’inverse du plan de poussière dont viennent les Blackbloods. Talon est plutôt sceptique, mais elle lui conseille d’en parler à Rosmund, pour l’instant trop occupée à envoyer Garret tuer Kezzun.

Elle affirme pourtant ensuite à la prophétesse que quoi qu’il arrive, ses hommes resteront pacifiques. Mouais. On n’a pas le même pacifisme que Gwynn, c’est tout. Ainsi, le cliffhanger voit Garrett ne pas hésiter une seule seconde à abattre Kezzun. C’est un cliffhanger un peu naze, mais ça conclue un épisode de reprise hyper solide pour la série.

> Saison 3

The Outpost (S03)

Synopsis : Lors de la fin de saison 2, Zed a eu la magnifique idée de trahir Talon : lui et son peuple de sang noir considèrent que l’Outpost est à eux. Maintenant qu’ils ont aidé Rosmund à le récupérer, ils lui expliquent donc qu’ils ont juste envie de la faire prisonnière. Oups, ce n’est pas ce qui était prévu !

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Pour commencer, il est un peu dommage que la série ne soit pas revenue cet été, parce qu’elle est pour moi une série d’été rien qu’à cause de son budget. Certes, la CW la renouvelle d’avance pour une saison 4, mais si on est honnête, on sait bien que cette saga n’a de sens que lorsqu’il n’y a rien d’autre à la télévision. La faire entrer dans la cour des grands, c’est risqué.

Le risque est calculé, puisqu’il n’y a pas grand-chose pour l’instant à la télévision américaine. En revanche, ça ne saurait tarder… En attendant la concurrence, il n’y a que ça (ou presque) à regarder, alors je suis bien sûr au rendez-vous, même si j’ai déjà quelques jours de retard pour commencer la série. Franchement, diffuser un épisode le jeudi soir, quelle mauvaise idée !

J’annonce d’emblée un retard de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, tout au long de la saison… mais de toute manière, le Covid a tellement redéfini toutes nos habitudes, ce n’est pas bien grave, si ?

Note moyenne de la saison : 16,5/20

Voir aussi : Un récap de The Outpost avant la saison 3

S03E01 – For The Sins of Your Ancestors – 18/20
Quoi ? Non seulement, je suis plutôt content de retrouver les personnages de la série – même ceux qui jusque-là me saoulaient parviennent à me faire rire – mais en plus, je trouve que l’intrigue a pris un tournant plutôt chouette pour cette saison 3. On est débarrassé de quelques éléments que je trouvais lourd jusque-là, les relations ne sont plus les mêmes et les scénaristes semblent savoir un peu plus précisément où ils veulent aller. Je ne doute pas que la saison aura ses creux, mais pour une reprise, c’était efficace et mieux que ce que j’attendais.
S03E02 – The Peace You Promised – 14/20
Autant le premier épisode de la saison était sympathique et me paraissait tout relancer dans la bonne direction, autant celui-ci m’a paru beaucoup moins convaincant pour du long terme. Pourtant, on y retrouve à peu près les mêmes éléments, alors peut-être que c’est juste que j’étais moins dedans. L’avantage, c’est qu’au moins, j’ai pris le temps de me remettre à cette série. Si je peux suivre un peu la saison de loin, c’est déjà ça, non ?
S03E03 – A Life for a Life – 16/20
Bien que tout classique dans sa construction, cet épisode est déjà plus convaincant que le précédent dans la quête qu’il propose. L’intrigue est divisée en deux histoires, mais ça marche bien parce que l’accent est mis sur la meilleure des deux. La saison continue d’avancer assez vite en plus, avec chaque épisode semblant remettre en question ce que l’on sait et ne pas stagner sur la situation géopolitique de l’univers de la série. Ca change de voir tout progresser assez vite, et ça fait du bien !
S03E04 – The Key to Paradise – 15/20
Définitivement, le rythme de cette saison est vraiment sympathique et permet de développer beaucoup de choses en peu de temps. J’aime bien cet épisode qui nous montre que les scénaristes ont une idée de fil rouge qui fonctionne beaucoup mieux que lors des deux premières saisons… A moins que ce ne soit mieux qui suive un peu mieux tout ce qui se déroule maintenant que j’apprécie à peu près tous les personnages. Quoiqu’il en soi, c’est agréable à suivre comme saison pour l’instant.
S03E05 – Under Yavalla’s Control – 18/20
C’est peut-être à cause de l’heure tardive, mais j’étais vraiment à fond dans cet épisode, qui réussit assez bien à marier le drama de son intrigue avec pas mal d’humour. Le bon équilibre est trouvé : il n’y a toujours pas un budget énorme, mais la série a des choses à raconter et elle le fait bien, en variant les tons et en développant ses personnages. Les intrigues évoluent vite d’un épisode à l’autre, c’est super plaisant à suivre, je ne m’y attendais pas. S’il n’était pas si tard, j’enchaînerais même avec l’épisode suivant !
S03E06 – Kill the Rat, Kill the Kinj – 15/20
La série semble se perdre en chemin pour introduire de nouveaux éléments et des dynamiques qui seront importantes plus tard, et c’est fait avec tellement de précipitations que ça n’en est pas super crédible. Pourtant, j’aime le rythme rapide de cette saison normalement… Là, il m’a toutefois manqué quelques personnages et quelques développements pour être vraiment à fond, ce qui fait que l’écriture brouillonne de certaines scènes était trop visible, même pour moi qui surnote toujours.
S03E07 – Go Ahead And Run – 18/20
Bon, et bien, je suis une nouvelle fois bluffé par ce qui est en train de se passer avec cette saison 3. Je surnote probablement un peu, mais je la trouve beaucoup moins prévisible que les précédentes et surtout bien plus prenante ! Il se passe encore des twists que je n’ai pas vu arriver – alors que j’aurais dû ? – et qui remettent à plat toute la géopolitique de la série. C’est fluide, c’est logique, les personnages sont embarqués dans des situations nouvelles qui révèlent bien des choses du caractère de chacun… J’aime beaucoup, surtout que ça reste toujours aussi simple !
S03E08 – Dying is Painful – 17/20
La saison parvient à rester imprévisible en avançant drôlement vite et en changeant autant que possible les situations en cours à chaque épisode. C’est assez plaisant à suivre grâce à ça, même si ce n’est pas forcément évident de retenir tout ce qu’il se passe d’une semaine à l’autre, maintenant que je suis bloqué à ce rythme. Oui, oui, bloqué : j’aurais bien enchaîné sur un autre épisode, et ça, c’est très bon signe pour la série.

Voir aussi : Performance de la semaine – Anand Desai Barochia

S03E09 – She is Not a God – 17/20
Définitivement, cette saison a su ajouter les éléments qu’il manquait vraiment jusqu’ici pour avoir un équilibre assez savoureux. Sans jamais s’être prise au sérieux, la série tentait parfois trop de vouloir nous convaincre qu’elle avait de bonnes idées. Elle n’essaie plus de le faire, accentue l’humour et propose des situations bien plus savoureuses cette année. Désormais, quand je ris, c’est parce que les situations sont volontairement drôles, pas aux dépends de la série. Et ça, ça change tout.
S03E10 – From Paradise to Hell and Back – 16/20
Il y a un peu trop de facilités dans le scénario de cet épisode pour que je sois aussi convaincu que sur les précédents, mais je passe toujours un bon moment devant la série. Cet épisode manquait un peu d’équilibre entre ses intrigues, mais il se termine sur un bon cliffhanger – de saison ? Non, l’épisode 11 semble finalement bien être programmé pour le 20 décembre. Ben ça, je ne m’y attendais pas, dis donc !
S03E11 – The Hardest Part of Being Queen – 16/20
La saison aurait pu se terminer plus tôt, mais les scénaristes continuent de prendre des détours pour la mener à son terme. Pourquoi pas ? C’est un épisode sympathique à suivre et à la qualité toujours constante. Le temps est pris pour construire les personnages et nous les faire apprécier à leur juste valeur, quelque chose qui n’était pas toujours évident dans les premières saisons. Bref, ça continue de me plaire, sans être aussi efficace que lors des twists du début de saison.
S03E12 – Where Death Lives – 18/20
Ah oui, non mais je n’étais pas préparé à un tel épisode ! On sent bien que la fin de saison approche – enfin, en quelque sorte, parce que la saison 4 sera finalement la 3B – et ça permet à l’épisode d’accélérer son rythme sur la fin, ce qui était tout de même surprenant de la part de la série qui délivrait avant cela un épisode plutôt moyen. En tout cas, une fois de plus, j’ai trouvé que c’était efficace pour moi !
S03E13 – Violence is Futile – 18/20
Je… C’est compliqué. Je trouve que comme la semaine dernière, on perd beaucoup de temps en début et milieu d’épisode, avec des scènes qui n’ont pas trop d’intérêt pour moi parce qu’elles se concentrent sur des personnages et relations que je n’aime pas. Pourtant, la fin est improbable et est très, très loin de ce que j’en attendais. C’était censé être une série pépère, mince, et là – c’est presque un spoiler attention – j’étais finalement à ça de pleurer, oh, va falloir se calmer ! J’en dis déjà trop dans cet avis, pardon, je vous laisse lire la critique !

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