That ’90s Show (S01)

Synopsis : Les années 70 sont mortes et enterrées, mais pas Eric. Non, Eric a eu une fille avec Donna, et Leia (forcément !) est adolescente dans les années 90. Nous la suivons alors qu’elle arrive passer les vacances chez Kitty et Red…

Pour commencer, c’est reparti pour une série qui va me forcer à placer l’apostrophe au bon endroit même si pour une raison obscure, je m’obstine à la placer après le 0…

Je m’étais noté la série pour la regarder dès sa sortie, mais je ne me suis pas dégagé assez de temps le jour de la diffusion pour cela. Alors que je me plains déjà de How I met your father (je vais attendre la diffusion française pour regarder la saison 2 de celle-ci), je ne sais pas bien pourquoi je m’inflige un revival d’une série qui fonctionnait super bien à l’époque et qui promet un réchauffé peu efficace à présent.

Enfin, si, je sais pourquoi : les acteurs sont quasiment tous de retour et je les aime – soit eux, soit les personnages. J’étais aussi enfant dans les années 90, alors la nostalgie d’une époque que j’ai connue pourrait bien prendre sur moi si c’est bien écrit, bien interprété et bien ficelé dans la manière de mettre en scène tout ça. Mon principal problème, à présent, c’est que ce n’est probablement pas le cas.

Voir aussi : Toutes mes critiques très express de That ’70s Show – S01 | S02 | S03 | S04 | S05 | S06 | S07 | S08

La série est diffusée sur Netflix depuis près de deux semaines et je n’ai vu passer qu’à peine un ou deux retours… ils étaient plutôt mitigés. Je ne vais pas regarder cette saison 1 d’une traite, donc, et je vais quand même m’accrocher pour le principe parce que j’ai vu toute la série originale ; en en gardant un bon souvenir d’ensemble. Par contre, j’y vais avec une sacrée peur de ce que ça peut donner.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

S01E01 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.
S01E02 – Free Leia – 16/20
Je continue de péter un câble régulièrement devant les différentes scènes de l’épisode parce qu’il est vraiment dommage que les scénaristes cherchent trop souvent à imiter la série originale… mais en même temps, c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages et l’humour. Ce n’est vraiment pas raté : je passe un bon moment devant cette comédie, elle arrive à me faire rire ce qui n’était plus trop le cas des comédies dernièrement et, bon, c’est un épisode réussi ! Bref, la série est renouvelée aujourd’hui pour une saison 2, tant mieux !
S01E03 – Lip Smacker – 14/20
Peut-être que je vieillis plus vite que je ne le pensais pas, mais cet épisode confirme que je préfère largement les intrigues avec les adultes de la série… Celles des ados sont trop clichées pour le moment, avec beaucoup de prévisibilité et un zeste de gêne tellement les messages que ça envoie ne sont pas ceux qu’on veut voir en 2023. Je ne sais pas, on est coincé entre les années 70, les années 90 et 2020… et la série n’arrive pas encore à tout à fait trouver sa place. C’est embêtant après trois épisodes sur dix.
S01E04 – Rave – 15/20
Si l’épisode trouve davantage son indépendance et qu’il propose de bons gags, c’est maintenant à l’écriture globale que j’en ai : je trouve dommage d’accélérer trop l’écriture de certaines relations. Cela attaque un peu trop la crédibilité générale des personnages, pas aidé non plus par une lourdeur sur les références aux années 90. Cela dit, c’était peut-être le cas aussi avec les années 70 sans que ça ne me marque autant à défaut d’avoir connu cette période.
S01E05 – Step by Step – 15/20
Les clichés ont la vie dure dans les années 90 – et j’ai du mal à croire que ça se serait si bien passé à la télévision à l’époque – mais l’épisode fonctionne plutôt bien. On retombe dans l’humour de la série d’origine avec les nouveaux personnages ; les anciens ne paraissent pas trop envahissants ; bref, c’est positif et je passe un bon moment devant la série.
S01E06 – The Birthday Girl – 15/20
J’ai encore du mal avec un certain nombre de personnages, mais les anciens sont largement suffisants pour compenser tous mes problèmes et me faire passer un agréable moment devant la sitcom. Cela fait vraiment du bien de retrouver une comédie qui me plaît assez pour me faire rire, et tant pis si tout repose une fois de plus sur Kitty. Sinon, l’exploration des années 90 est chouette, surtout quand ça vire au méta improbable.
S01E07 – Boyfriend Day One – 14/20
OK, j’ai eu quelques sourires devant l’épisode, mais les intrigues sont trop perchées pour que j’accroche à fond. Je sais bien que c’est toujours comme ça les sitcoms, surtout dans les années 90, mais eh, on reste en 2023 quand je vois ça, non ? En plus, toute une intrigue de l’épisode n’a pas réussi à m’accrocher. Cela va être embêtant pour la saison 2 : il y a trop de nouveaux personnages que je n’aime pas plus que ça.
S01E08 – Summer Storm – 17/20
La fatigue joue toujours sur mes avis face à des épisodes inédits, mais j’ai beaucoup aimé celui-ci. L’humour y paraît plus naturel et fluide, tandis que les scénaristes semblent enfin se concentrer sur les adolescents. Ces derniers ont ainsi plus de consistance et des répliques plus décomplexées, ce qui est exactement ce que j’en attendais depuis quelques épisodes désormais. Malheureusement, en retour, ce sont les personnages plus âgés qui en pâtissent et semblent trop lisses pour cet épisode.
S01E09 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.
S01E10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.

Walker – S03E10

Épisode 10 – Blinded by the Light – 08/20
J’ai eu beaucoup de mal à rester concentré devant cet épisode – peut-être parce que je préparais mon agenda pour février en même temps, vous me direz. Mon problème vient de l’écriture des personnages : de plus en plus souvent, je ne les reconnais pas. Pour cet épisode, c’est soit afin de préparer une intrigue à venir (mais c’est mal fait), soit juste incohérent (et donc mal fait). C’est problématique, quand même, surtout que ça commence à se généraliser à l’ensemble de la saison où tous les deux épisodes un personnage pète un câble sans raison et s’en prend à tout le monde sans qu’on ne nous explique pourquoi.

Spoilers

James demande à ses rangers de venir un samedi, et ce n’est pas pour être sympa avec eux.

Par où commencer ? Cet épisode n’a pas réussi à me captiver des masses, et c’est peut-être parce que dès le départ, il s’annonçait mal : Bonham nous annonce une réunion de famille sans portable ou travail, et rien que ça, ça faisait déjà sourire. Les scénaristes en sont incapables, et il y a des réunions de la famille à chaque épisode de toute manière. Bonham continue donc de passer pour un idiot cette semaine, ce qui n’est pas arrangé non plus par la réaction d’Abby quand elle apprend qu’il a demandé à Cordell de vider les lieux. En maman parfaite, elle est très vexée de ce retournement de situation. Pourtant… c’est bien logique de voir Cordell dégager non ?

De son côté, Cordell poursuit son enquête afin d’en savoir plus sur Grey Flag, le groupe qui l’a enlevé. Le colis reçu en fin d’épisode précédent nous faisait espérer quelques réponses… et ça restera au stade de l’espoir, malheureusement. J’ai trouvé lourd toute la relation qu’il avait avec Julia cette semaine, surtout que l’enquête autour des boissons énergisantes paraissait plus bâclée qu’autre chose. En plus, bon, avoir Julia qui est plus informée que les rangers parce qu’elle est journaliste-han, comment dire… Je n’aime pas Julia, elle n’a pas ma confiance.

Je ne sais même pas comment Cordell peut lui faire confiance quand elle refuse de lui communiquer certaines informations, en plus. Pourtant, il en dit plus à Julia qu’à Trey ou Cassie, et plus qu’à James aussi, parce qu’il n’a plus tout à fait la confiance de James. Soit.

Le Grey Flag ? On n’en sait pas beaucoup plus sur cet épisode, mais ils utilisent le Dark Web, la solution miracle des scénaristes de toutes les séries quand on a des criminels à épingler. Cela permet à Julia et Cordell de comprendre que ce dernier est la cible principle du groupe, même si on ne sait toujours pas qui est derrière… Cela devient lourd, vraiment.

Il devient lourd aussi de nous présenter Cordell comme le dernier des imbéciles qui a besoin de Julia pour envisager qu’un des hommes de son ancienne unité militaire est probablement derrière Grey Flag. On avait fait le lien entre les deux il y a dix épisodes, sérieusement ; et je veux bien que Cordell soit du genre à faire confiance à ses anciens camarades, mais il y a des limites.

Il finit par soupçonner Tommy Adams et en parler à toute sa famille, parce que pourquoi pas. La famille le soutient évidemment, et on peut passer à autre chose, cette réunion de famille étant blasante au plus haut point. Vraiment, je me suis ennuyé devant cet épisode, alors qu’il mettait pour une fois en scène une vraie enquête.

La série laisse un peu de côté certains autres personnages, mais en parallèle de tout ça, nous avons de nouveau l’idée de l’intrigue de ranch pour venir en aide aux chevaux blessés. C’est la nouvelle préoccupation numéro 1 de Liam maintenant qu’il n’est plus traumatisé de ne pas avoir eu à creuser la tombe de son frère. Liam a donc un rendez-vous avec un expert-comptable qui lui propose de faire de Stella son associée officielle.

Euh… J’ai un peu réagi comme Stella : elle est dans le projet depuis le départ, qu’est-ce qui t’arrive tonton Liam ? Apparemment, ni l’un ni l’autre n’avaient capté que Stella ayant 18 ans, elle pouvait avoir une vraie part du business en train de s’ouvrir. Ils me blasent.

Cela dit, il vaut mieux ça que d’être dans la position de James à mes yeux. Je ne supporte plus le personnage, comme je ne supportais plus August il y a deux semaines à vrai dire. James est juste super mal écrit : après son absence de la semaine dernière, il redébarque donc dans cet épisode pour engueuler ses rangers. Alors OK, mais il y a eu tellement de fois où il aurait dû le faire sans rien dire que je ne comprends pas du tout pourquoi c’est ce moment qui est le plus opportun pour les embrouiller.

Il explique donc à Cassie et Cordell qu’il sait qu’ils ont menti, sans que ça ne porte vraiment à conséquence sur la suite de l’épisode – juste, Cordell ne fait plus tout à fait confiance à James. Le problème principal vient cependant de sa réaction vis-à-vis de Trey. Ce dernier aurait dû rester au bureau, mais il ne l’a pas fait la veille, préférant aller empêcher les gens de voler des billets de banque et s’entretuer pour ça.

Le lien entre les épisodes était sympathique, mais voir Trey se faire engueuler alors qu’il a parfaitement géré la situation, c’était ridicule. James apparaît hautement antipathique sans la moindre raison et est super énervé contre Trey sans qu’on ne sache trop pourquoi. Il a moins désobéi à ses ordres que Cordell ou même Cass, et il fait de l’excellent boulot.

Bref, j’imagine qu’on nous cache quelque chose et que ce sera finalement une histoire où il est sous couverture pour intégrer Grey Flag ou que sais-je, parce que sinon, c’est juste super mal écrit. Et puis, après je ne sais combien d’épisodes à nous faire chier sur son amitié avec Trey et sur Trey qui veut absolument devenir ranger, voilà donc qu’une simple audience disciplinaire suffit à ce que Trey ne soit plus ranger.

OK, c’était un bon cliffhanger en vrai, mais faut m’expliquer l’intérêt de nous avoir pris la tête tant de temps pour qu’il le devienne si le but ultime était de le virer après deux épisodes en tant que ranger. Là encore, j’espère et imagine une intrigue d’enquête sous couverture à venir, parce qu’autrement, c’est juste écrit avec les pieds.

En définitive, cette saison n’est vraiment pas top, parce que je ne capte rien à son fil rouge sorti de nulle part et parce que tous les deux épisodes, un personnage est super mal écrit et s’énerve contre tout le monde sans qu’on ne sache pourquoi. Même les Davidson avaient été mieux introduits que ça, et ce n’est pas un compliment que de dire ça.


NCIS Hawai’i – S02E07

Épisode 7 – Vanishing Act – 16/20
C’était dans un registre différent de l’épisode de la série-mère vu juste avant, mais j’ai adoré aussi cette enquête : elle avait un bon début et une bonne fin ; malgré un milieu moins prenant. Du côté du développement des personnages, on a une surprise qui sort de nulle part, difficile à digérer… mais terriblement bien écrite pour une série procédurale. C’était surprenant, dans le bon et le mauvais sens du terme à la fois. En somme, un épisode plutôt efficace mais avec quelques défauts notables.

Spoilers

Une femme se fait enlever dans l’ascenseur en rentrant de la promenade de son chien.

Cet épisode de NCIS a commencé de manière très efficace avec une scène d’enlèvement dans l’ascenseur qui a réussi à me faire flipper, vite fait. Disons que ça fait repenser à toutes les fois où l’on entre dans un ascenseur avec un inconnu et sans chien pour nous indiquer qu’il nous veut du mal. Par contre, sérieusement, si j’étais en fuite comme la femme de cet épisode, j’espère que j’aurais tendance à plus écouter mon chien, tout de même. Ernie a défoncé des portes ouvertes en analysant le comportement du chien…

N’empêche que l’enquête qui a suivi était rondement menée, avec des éléments intéressants tels que Theo, l’enfant de la femme enlevée qui sympathise avec Jesse, et le contact prévisible avec la mère via un chat dans un jeu vidéo. Je pense qu’on nous a fourni quelques scènes bien inutiles pour l’enquête, notamment à l’école quand Theo s’enfuit ou dans l’appartement quand Lucy et Kai papotent et nous font le débat chien/chat. En plus, merde, Lucy préfère les chats, c’est inacceptable.

Malgré ces défauts et le temps perdu parfois (quoique, Lucy/Kai, c’était pour parler de ce qu’il se passe du côté de Lucy après tout), les scènes d’action étaient également bien intégrées, mettant en avant le personnage de Whistler. Je pense que c’était vraiment une volonté de la mettre en avant encore plus que d’habitude : sa présence devient indispensable alors qu’elle ne devrait même pas être dans la série puisqu’elle est dans une autre agence.

Sa présence est encore plus compromise avec le départ de Lucy, alors avoir cette scène où elle sympathise vraiment avec Kai et Jesse avant de se voir offrir un peu d’action, c’était chouette. Je n’ai pas compris comment Jesse arrivait avant elle dans la course poursuite par contre, parce qu’il paraissait partir de bien plus loin et que Kate n’est pas si lente en théorie.

Bref, côté enquête et développement de Whistler, c’était prenant et chouette. Cependant, le départ de Lucy était décevant et semblait sortir de nulle part. Si l’actrice avait prévenu la production à l’avance, ce qui semble être le cas, ce départ aurait pu être anticipé au moins sur l’épisode précédent, pour nous permettre de nous faire à l’idée et pour proposer au moins une scène de plus. Je comprends bien que l’idée est de nous montrer que sa promotion se fait du jour au lendemain et que tout va très vite, mais pour nous aussi, ça va vite.

Cela signifie tout de même que l’actrice quittera la série pendant quatre mois, alors qu’elle est le personnage préféré des fans (bon, en tout cas, c’est le mien). Bien que cela ne pose pas de problème pour les autres agents, pour les enquêtes et pour une durée aussi limitée, j’espère que lors de son retour, Lucy aura un épisode entièrement dédié à elle dans le sous-marin. Quelle idée pour l’actrice d’avoir deux jobs en parallèle franchement !

Il n’empêche que son départ était plutôt bien géré : elle a au cours de l’épisode les scènes nécessaires pour dire au revoir à tout le monde. Bien sûr, avec Jane, j’aurais aimé une scène de plus parce que là, on a juste celle de l’annonce et c’est un peu léger étant donnée la situation. À l’inverse, la scène avec Jesse était une vraie réussite pour les deux personnages (allez, on aurait pu se passer, à la rigueur, de la lourdeur des bris de verre dans les cheveux – mais c’était une bonne scène d’action et une bonne coupure d’acte d’avoir ce saut d’un balcon à l’autre).

Plusieurs jours après avoir vu l’épisode, j’en ai encore de vifs souvenirs, et ça, c’est une bonne chose ! Faut dire, c’est rare qu’un épisode de cette franchise me surprenne et là, pendant tout l’épisode, j’ai cru que Lucy allait prendre la décision irrationnelle de rester avec Kate plutôt que d’aller dans son sous-marin. Content qu’elle ne le fasse pas, c’est raccord avec le personnage et ça fait du bien de voir un truc crédible dans une série pour une fois !

NCIS – S20E07

Épisode 7 – Love Lost – 16/20
Cet épisode de NCIS a été un excellent exemple d’enquête de la part de l’équipe. Je suis plutôt content de me rendre compte que la série a encore la capacité de proposer des épisodes aussi intéressants après tout ce temps ; surtout que c’est loin d’être toujours le cas. Sans inventer l’eau chaude, les scénaristes parviennent encore à convaincre, sans même avoir besoin d’aller chercher à trop fouiller les personnages.

Spoilers

Un homme entre au NCIS pour accuser la big boss de vouloir le tuer.

Si on sent arriver de très loin au début de l’épisode la douille qui attend nos agents, j’ai bien aimé la révélation que l’homme qui leur demandait de l’aide était finalement le mari de leur grande patronne. C’est le genre d’idée simple qui fonctionne toujours dans les séries procédurales, avec des agents qui n’osent pas trop enquêter comme d’habitude parce que cela met leur job en péril malgré tout. Bon, après, c’est toujours un mystère de se rendre compte que leur job n’est pas plus souvent à risque quand on voit comment ils se comportent avec les réunions obligatoires – à ne pas y aller et envoyer Kasie comme ça.

À la place de Kasie, je les enverrai bouler aussi sec. BREF. Il y avait apparemment beaucoup à faire du côté de l’enquête de la semaine, au point qu’aucun personnage n’est vraiment développé cette semaine (enfin, dans cet épisode vu cette semaine, parce que je suis trop en retard pour parler d’épisode de la semaine).

Les idées dans l’enchaînement des événements de l’enquête étaient bonnes, mais le coupable était clairement prévisible dès le départ. J’ai eu des surprises dans la manière dont se déroulait l’enquête, au point de me sentir baladé parfois par les scénaristes. Cela faisait un moment que ce n’était plus le cas et c’est le deuxième épisode de suite où je retrouve des éléments vraiment intéressants.

Les personnages principaux avaient de bonnes interactions, l’enquête était hyper fluide, avec une bonne grosse dose d’humour très NCIS, pour nous éviter l’ennui et les personnages secondaires, finalement plus développés que les principaux pour cette fois, étaient sympathiques. Franchement, j’ai terminé l’épisode en espérant les revoir, même si ça ne risque pas d’arriver. Le mari est parfaitement insupportable, mais ça le rend attachant, bizarrement. Pour le reste, la crédibilité est parfois à remettre en question, parce que vraiment, se rendre chez la fille, c’était juste pour qu’elle puisse lire les SMS soi-disant envoyés par son père, hein ; ça n’arrive jamais habituellement.

Quant à l’idée complètement folle de le faire passer pour un suicidaire, j’ai adoré. Je l’ai senti venir qu’on nous menait en bateau, mais c’était fait avec suffisamment de finesse pour que ce ne soit pas trop énervant. Malgré les défauts inévitables de ce genre d’épisode qui oublie totalement les fils rouges au profit d’une enquête vite oubliée, c’était du bon NCIS comme j’aime !

Par contre, c’était vraiment oubliable : j’ai vu l’épisode il y a quelques jours et c’est pour ça que la critique va rester si courte. Même en prenant des notes après l’épisode, il n’y a pas beaucoup plus à en dire.