Le retour d’Unreal (récap)

Salut les sériephiles,

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Jour de joie aujourd’hui ! Après une attente interminable, Unreal est enfin de retour pour sa saison 3. Et si l’on est loin de l’ambiance estivale avec laquelle j’aime habituellement la regarder, je ne boude pas mon plaisir d’enfin retrouver ces personnages. Ce n’est pas comme si ça faisait plus d’un an que je me disais impatient de les voir revenir. Alors oui, je suis impatient, mais bon, la série n’ayant plus été diffusée depuis le 9 août 2016… que se passe-t-il exactement dans Unreal ? Et surtout comment s’est terminée la saison 2 ? Deux questions essentielles abordées dans cet article, la première pour tout le monde histoire de convaincre ceux qui ne regardent pas encore de s’y mettre pour voir comment la télé nous manipule de la meilleure des manières, la deuxième avec quelques spoilers forcément.

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Unreal, c’est quoi ? C’est une série qui propose d’examiner ce qu’il se passe dans les coulisses d’une émission de télé-réalité fictive appelée Everlasting. Autrement dit, on est dans du méta pur et dans une série qui reprend tous les codes du Bachelor pour nous expliquer comment ça fonctionne derrière les caméras.

On retrouve donc une ribambelle de nouveaux candidats chaque année, chacun(e) avec leurs dramas (et nous sommes dans une série, donc c’est forcément excessif, mais le bon côté de l’excessif), permettant à la série de renouveler une grande partie de son casting chaque saison, en prenant soin de le réduire également d’épisode en épisode. Comme devant n’importe quelle émission, on finit par avoir ses préféré(e)s et vouloir les voir rester.

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Au-delà des participants du jeu, il y a bien sûr les producteurs, et surtout les productrices : Quinn (géniale Constance Zimmer) et Rachel (Shiri Appleby). Les deux redéfinissent clairement le féminisme avec une soif de pouvoir souvent terrifiante et n’hésitant pas à nous montrer tous les pires travers de la télé. Bien sûr, deux femmes de pouvoir comme ça, ça en fait frissonner plus d’un : Chet, le grand patron de l’émission qui a bien sûr une relation extra-conjugale avec Quinn, tente de récupérer l’émission alors que Rachel était fiancée avec Jeremy un caméraman. Et puis, il y a aussi une psy débordée ou les assistants qui se battent pour voir rester les candidats qu’ils ont sous leur aile et pour grapiller du pouvoir, malgré toutes les manipulations des productrices.

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Bref, l’air de rien, Unreal a un casting super large, mais ça tourne pas mal dans la série, ce qui fait qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer.

OK, et donc la saison 2 s’est terminée comment ? Inutile de dire, je crois, que la suite de l’article va basculer dans le spoiler si vous n’avez jamais commencé la série. Arrêtez de lire et allez regarder le pilot, ça vaut vraiment le coup !

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Le final de la saison 2 proposait un tas de rebondissements avec deux mariées pour le Bachelor qui n’en choisissait aucune mais demandait au contraire la main d’une ancienne participante… refusant le mariage pour simplement se mettre en couple avec. Merveilleux final du côté du scénario du jeu, la barre est haute pour la nouvelle saison d’Everlasting. Madison et Jay n’ont pas fini de suer pour gérer les caprices de Rachel et Quinn !

Ces deux dernières récupèrent tout le pouvoir en manipulant avec beaucoup de brio Chet et Jeremy, qui reviennent ramper auprès d’elles en fin d’épisode. Jeremy a tout de même produit un accident qui mène à la mort de Coleman & Yael, et ça, ce n’était pas prévu du tout. Coleman était un producteur qui avait pour but d’aider Yael (Hot Rachel !) à faire tomber l’émission pour toutes ses manipulations terrifiantes (de la mort de Mary maquillée en suicide alors qu’elle avait arrêté ses médicaments aux laxatifs donnés à Yael dans sa magnifique robe blanche).

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Et oui, en plus d’être candidate, elle était surtout journaliste. Mais Jeremy les a éliminés, alors que Yael avait un enregistrement audio révélant toute la vérité… Une part de moi doute que cette intrigue s’arrête vraiment là, et je suis tellement impatient que ça reprenne !

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Beaucoup ont dit que la saison 2 était en dessous, mais je n’étais pas vraiment d’accord, j’ai adoré le renouvellement des intrigues et la refonte de certains passages de la série qui conservait malgré tout le rythme, les répliques, l’humour, les retournements… et c’est tant mieux pour moi, car la saison 3 promet aussi de totalement changer de nouveau : cette fois le Bachelor sera… une Bachelorette ! Voilà qui devrait être passionnant à suivre, car les dramas en coulisses vont probablement bien changer des crêpages de chignons.

Du coup, je vous abandonne, j’ai un épisode à aller regarder !

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Here and Now – S01E03

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 3 de la première saison d’Here and Now.

03.jpgÉpisode 3 – If a Deer Sh*ts in the Woods – 15/20
Oh, is that chromosome humor?

Je ne sais pas ce qu’il en est pour le lion, mais je peux vous assurer que le sérieux est mort ce soir. Enfin, hier soir. J’ai commencé cet interminable d’épisode d’une heure à minuit, alors que je voulais me coucher à 1h grand maximum, pour me fixer un rythme et pas faire n’importe quoi dans les révisions. Y a comme un problème technique dans mon plan, vous l’aurez compris. Mais vous n’êtes pas là pour ça, comme je le dis souvent dans mes critiques.

Non vous êtes là pour entendre parler – enfin, lire – de Greg croisant un daim sur sa route, s’engouffrant à sa poursuite dans la forêt, se faisant piquer sans raison par une abeille (nope, ça n’arrive jamais comme ça) et se paumant dans les bois. Bon. Franchement, j’ai hésité à tout arrêter et aller me coucher, mais comme l’épisode était commencé, je l’ai regardé continuer à passer une nuit de merde sous la pluie dans la forêt. Bon courage pour expliquer la situation le lendemain, ça n’a aucun sens : il a juste suivi les indications contraires de son GPS à cause d’un 11|11.

Au réveil, il tombe sur un daim faisant ses besoins. Bon appétit ? Il se rend compte aussi qu’il est à deux mètres de sa voiture. Euké. Je n’ai pas trop compris l’intérêt et le pourquoi du comment de la chose, mais admettons. En plus, les effets spéciaux n’étaient pas si mauvais pour la bête.

Bref, Greg se rend ensuite à une conférence avec un certain « Thomas Rousseau » (il est bien nommé le monsieur pour un philosophe) qui est genre son ennemi littéraire n’hésitant pas à le citer pour le ridiculiser. Et hop, la série nous en remet une couche sur les sujets de société et débat, avec un laïus plein d’insultes, gros mots et vulgarité sur l’état de la société et les fake news. La mode, quoi.

Le lendemain de l’épisode précédent, donc, Ramon et Henry sortent de la douche en parlant du dîner du soir avec les aînés de Ramon, qui entend des sonneries de téléphones dans les canalisations. Il donne sa clé à Henry, déjà, même s’il ne veut pas que ce soit tout un truc pour autant. Le simple fait de le dire, ça en fait tout un truc cela dit, mais bon.

Ramon se rend ensuite à son travail/sa fac (il serait temps) pour apprendre qu’il a un poste qui l’attend pour représenter son université à une sorte de concours – j’avoue, je n’ai pas tout bien capté, mais c’est une bonne chose. Merveilleux. Au passage, on découvre surtout qu’il a pour amie une actrice que je vois beaucoup trop souvent à l’écran, entre Scream et Arrow. Elle s’appelle Dex dans cette série, c’est noté, faut que je le retienne.

Chez Ashley, Malcolm continue de lui balancer ses mensonges du premier épisode à la tronche. La bonne nouvelle est que le couple est sur la voie de la réconciliation. Duc débarque et leur apprend que Ramon ramène Henry chez lui. Oh, et il ment aussi à sa famille, finalement ! Ashley et Malcolm n’ont aucune idée du serial-fucker qu’il est, et ils veulent le caser avec quelqu’un. Enfin, surtout Malcolm. Eh bah. L’ensemble de la scène était étonnamment fluide pour une série qui démarre, et ce n’est pas sans rappeler certaines dynamiques de Brothers & Sisters à l’époque. C’est crédible, ça passe très bien, mais alors du coup, il se passe bien trop de choses d’un coup.

Bon, Malcolm et Duc sont super potes et vont faire une course de vélo en montagne. C’était rigolo parce que Malcolm est un grand gentil qui laisse les autres gagner tant qu’il s’améliore, et Duc n’apprécie pas trop. En même temps, Duc est un menteur qui apprend à tous leurs potes faisant du vélo que, non, il n’a jamais couché avec personne, alors bon.

Audrey découvre que sa thérapie de groupe n’est pas hyper efficace quand un lycéen accroche un épouvantail noir. Le proviseur laisse Audrey gérer la presse plutôt très bien (avec encore un joli commentaire sur la société et la haine partout et blablabla), même si bien sûr la presse coupe ça comme ils veulent. Déprimée parce que les coupes budgétaires du lycée font qu’elle est virée, Audrey appelle son mari pour coucher avec lui.

Il rentre aussitôt pour découvrir qu’il est à court de ses petites pilules magiques, les forçant à ne pas faire l’amour, mais à… passer du moment ensemble. Pour la première fois de la série, le couple paraît être un couple : ils sont amoureux, se font des massages et communiquent vraiment. Non parce que jusque-là, c’était gênant de voir une psy communiquer aussi peu. Bon, après, on atteint un nouveau niveau dans la gênance avec un cunnilingus, puis une scène de sexe à l’écran. Les parents n’échappent donc pas à tout ce que leurs enfants doivent faire à l’écran – mais c’est tellement rare que ça récupère la dimension gênante que ça avait aussi initialement avec les acteurs plus jeunes et beaux.

En parlant de jeunesse ! Kristen recontacte Randy pour lui apprendre qu’il a la chlamydia. C’est marrant, surtout quand elle l’apprend à Justina, sa copine du moment. La vraie copine. Outch. Kristen se rend auprès de sa sœur pour s’en plaindre.

Ashley se venge alors sur Randy en lui faisant prendre des photographies ridicules et en l’enregistrant admettre le viol de Kristen, qui n’a que 17 ans. C’est clair que c’est problématique quand il en a 26. La vengeance était marrante à voir, même si pas forcément au top de la crédibilité.

Après avoir pris le temps de se plaindre à sa sœur, Kristen se rend au lycée (comme quoi tout arrive) où elle découvre toute la polémique du moment et l’exclusion de tous les blancs du groupe de paroles sur la diversité. C’est sûr qu’on a connu plus tolérant sur la diversité, mais ces gamins ne sont pas des plus malins aussi à ne pas comprendre et à ne pas s’écouter.

Enfin bon. Kristen, mise de côté tout l’épisode, finit celui-ci en recevant un mail d’Ashley avec la vidéo de Randy avouant son crime. Oups. C’est un peu bâclé, mais marrant, et on termine par un statut facebook de son faux compte où elle avoue avoir la chlamydia. J’attendais mieux de cette intrigue – j’espère que ça mènera quand même à autre chose.

Sa petite vengeance exécutée, Ashley rentre chez elle pour retrouver Malcolm au fourneau et son frère jouer à l’oncle parfait. C’est l’heure du dîner tant attendu où Duc rencontre Carmen et où Henry se fait juger par toute la famille. C’est de nouveau super marrant de voir toute la famille ensemble, avec Ashley et Duc étant les pires frère et sœur du monde, hyper condescendants et jugeant tout le monde autour de la table.

J’ai adoré immédiatement Carmen, bien plus dans l’écoute et la logique que Duc, qui attaque par habitude avant de découvrir que Carmen a les armes pour lui répondre. C’est toujours étrange d’assister à des dîners de famille comme ça, mais j’aime vraiment bien les liens entre frères et sœurs dans cette série – je me répète, je crois.

À la fin du dîner plus ou moins tendu (surtout quand Carmen et Duc débattent), Ramon demande l’aide de Carmen : il s’avère qu’elle est « perceptive », elle perçoit des énergies et tout un tas de choses sur les gens… mais apparemment pas assez pour capter les problèmes de Ramon. Étrange, quand même. Duc, lui, s’arrange pour avoir un câlin de Carmen en lui donnant sa carte. Pas franchement passionnant, mais intrigant.

Enfin, la série continue de poursuivre son exploration de la vie du psy de Ramon : Farid « Fred » demande à son fils de lui appliquer de la crème dans le dos, où il a des cicatrices plus ou moins en forme d’ailes… parce qu’il se scarifiait pour la religion. Bon, cela lui permet de rétablir le dialogue avec Navid John avant sa session avec Ramon. Cela permet une séance de psy intéressante où Ramon raconte sa vie : cela permet de le découvrir abandonné en Colombie quand il était bébé. Quant au présent… il ment sur ses hallucinations histoire de ne pas en avoir officiellement quand il est face au psy, qui demande à voir son jeu vidéo, pour mieux le comprendre.

On en découvre plus sur Farid ensuite : il a toujours trop de mal avec la religion, même pour un mariage. J’avoue aussi que je n’ai reconnu que dans cet épisode son fils comme l’un des élèves du lycée de Kristen. Je sais pas, sans son hijab, je n’avais pas fait le lien (ou alors je l’avais fait et oublié), donc l’acteur gère plutôt bien. Face à son père, il promet de ne jamais sortir avec le hijab, et ça me laisse dans l’embarras, j’avoue, concernant le pronom à utiliser.

Bon, Farid n’étant pas à l’aise avec la religion, il décide de passer son tour concernant le mariage. Du coup, il va s’acheter de la weed à la place… et que se passe-t-il ? Il est bien sûr confronté à une vendeuse super sympa qui a la réflexion raciste de base de lui demander d’où il vient, d’où il vient vraiment. À ce stade de la série, il est dur de ne pas lever les yeux au ciel face à ce genre de scènes. Je veux dire, c’est génial de faire un peu de travail sur tous ces sujets sensibles, et il y a clairement un besoin de le faire mais ça paraît juste trop forcé à chaque fois.

Finalement, il fume sa weed avec une SDF avant de se rendre au mariage où il agit parfaitement bien… et on enchaîne sur Ashley et Malcolm faisant l’amour, juste parce que. Une minute après, c’est au tour de Farid et sa femme de faire l’amour aussi, alors tout va bien.

Ramon et Henry rentrent chez Ramon, qui accepte finalement de donner sa clé à son mec parce que c’est cool de l’avoir à la maison. OK. C’est toujours rapide, mais après tout, les présentations avec la famille ne se sont pas trop mal passées.

L’épisode se termine sur Greg coupant les liens avec Famiko, message universel pour nous dire que la prostituée a toutes les chances d’avoir un rôle à jouer dans le premier épisode. En attendant, on nous abandonne sur un nouveau 1111 : les cadres dans la chambre de Greg et Audrey, au-dessus du lit. Oups, surtout quand ils se mettent à briller dans le noir, tel un vampire de Twilight.

La série poursuit son chemin sans surprise, en négligeant peut-être un peu trop certains personnages cette semaine (Kristen) pour en privilégier d’autres ; mais dans l’ensemble, c’est top à voir, malgré un ton qui peine parfois à convaincre sur les débats de société qu’ils veulent aborder pour montrer qu’ils sont plus à l’écoute et mieux que tout le monde. J’attends aussi qu’on en sache plus sur le titre de la série – apparemment lié au travail philosophique de Greg – car c’est toujours un mystère après trois épisodes.

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The Walking Dead – S08E09

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 9 de la huitième saison de The Walking Dead.

09.jpgÉpisode 9 – Honor – 18/20
All of us, together. We’ll be their worst nightmare.

Carlito va mourir ! C’est là-dessus que la série nous avait laissé et c’est avec cette idée que l’on reprend, avec un gros plan de Rick en larmes, alors qu’il s’imagine vieillir en paix une nouvelle fois. Nous ne sommes pas vraiment là pour ça pourtant. Heureusement, la série ne s’attarde pas trop dessus.

Un flashback nous montre Carl se faire mordre, et je dois dire que l’acteur le joue mieux que prévu. On avait tous parfaitement deviné à quel moment il se faisait mordre, mais le retour sur sa journée de merde où il  comprend qu’il est mort n’est pas idiot, pour accentuer la catastrophe. Bon et donc, s’il te reste 24h à vivre, que fais-tu ?

Tu essayes de revoir ton pôpa et Michonne, et ils ne sont pas là. Le montage musical qui s’ensuit est sympathique, car on le voit écrire ses adieux pour tout le monde,passer du bon temps avec sa petite sœur et allumer des bougies que j’espère voir s’éteindre d’ici la fin de l’épisode, parce que je pense à mon Bingo Séries avant tout. Comme tout ce que fait la série, ça traîne bien évidemment en longueur, mais pour une fois, c’est une longueur qui s’explique et donne envie de profiter du personnage.

Loin de cette intrigue, Morgan voit les hommes de Negan buter du zombie dans le vide, etje me rends compte que je ne me souviens plus bien d’où en était dans cette intrigue. Les hommes du grand-méchant ne sont pas idiots et ont trouvé un moyen de s’échapper de leur bâtiment pour venir s’attaquer aux hommes de Rick.

C’est gros franchement : ils se font un mur de zombies pour se protéger des zombies, et on les laisse faire. Comme d’habitude, Super-Morgan s’en tire (mais c’est moche de dire comme d’habitude alors qu’après tout, ils n’ont pas hésité à faire en sorte que Carl soit mordu).

J’ai vraiment oublié beaucoup trop de choses, mais de son côté, Carol veut jouer les super-héros et se battre seule contre tous les Saviors pour sauver Ezekiel, mais il y a toujours le petit garçon qui ne l’entend pas de cette oreille.

Ezekiel est donc toujours prisonnier des Saviors, et notamment un Gavin déçu de savoir que Negan va le tuer, parce qu’Ezekiel, il a quand même la classe le coco.

Carol retrouve Morgan par une hasardeuse chance du scénario en périphérie du Royaume, pour découvrir qu’Henry est là lui aussi. Ils décident un temps de rester aussi discrets que possible, puis passent à l’attaque, forcément. Malheureusement pour Carol, Morgan est en plein pétage de câble interne, toujours, et veut buter un max de Saviors, comme dans les jeux vidéos mais sans le nombre de vies qui va avec les jeux vidéos. Bon ? Ça va que Carol est assez badass pour l’aider.

Gavin sent bien que la soirée peut encore virer au désastre, et il montre tout son respect à Ezekiel pendant l’épisode. Très franchement, je n’en avais rien à faire de ce personnage et ce n’est pas cette écriture pseudo-sentimentaliste qui m’a fait changer d’avis sur lui. Je n’en avais rien à faire avant l’épisode, et je n’en ai rien eu à faire pendant.

Carol et Morgan ont beau être efficaces, ils finissent par se faire repérer à force de tuer tout le monde. Du coup, Ezekiel est ramené dans son théâtre pour se faire frapper et sermonné par Gavin. Sans la moindre surprise, Carol et Morgan se montrent assez efficaces pour sauver Ezekiel, qui ne reste pas passif dans le combat et récupère une arme dès qu’il peut. Morgan est à deux doigts de se faire avoir, mais en arrachant quelques intestins de son agresseur, il s’en tire sans mal. Bon appétit.

Il ne parvient toutefois pas à tuer Gavin qui prend pourtant le temps de bien rester admirer ce qu’il se passe sur scène (ah elle est loin la bienséance du XVIIe siècle qu’on me demande de réviser). Allez, ça ne fait rien, il se la joue Negan et/ou film d’horreur pour poursuivre Gavin et l’exécuter publiquement. Gavin a le droit de longs derniers mots où il promet que Negan vaincra malgré tout. Passionnant. Non, ça ne s’arrête pas là, mais j’y reviens dans la suite de la critique. C’est juste que la scène se déroule en parallèle d’une autre, qui est celle que l’on attendait tous en commençant l’épisode (même si j’avais peur qu’ils ne la gardent pour encore un autre épisode).

Pendant ce temps donc, dans les sous-terrains d’Alexandria, tout le monde est au courant pour la morsure de Carlito. Celui-ci distribue ses cartes postales et explique que les Saviors n’y sont pour rien du tout dans sa mort. Il s’est juste fait mordre. Siddiq fait ce qu’il peut pour aider Carl dans sa fièvre, parce que c’est un ancien médecin (enfin, un résident) et Rick comprend qu’en fait tout est sa faute. S’il n’avait pas été si con avec Siddiq dès le début, Carl n’aurait pas eu à aller le chercher.

Malgré tout, c’est Michonne qui pète un câble et aimerait se barrer de son sous-terrain. Et il n’en faut pas plus pour provoquer le débat entre ceux qui veulent se barrer au plus vite à Hilltop et ceux qui sont pour rester dans le sous-terrain. Tout le monde y va de sa petite réplique, mais c’est le genre de choses qui manquait parfois à la série ces derniers temps.

Bon après, voir Daryl taper l’épaule de Rick pour exprimer son soutien, c’était quand même bien ridicule comme idée, mais bon, ça fait longtemps qu’ils me font rire avec ce personnage de toute manière. Il devient subitement le baby-sitter attitré de Judith, allez savoir pourquoi.

Dans cet épisode, j’ai beaucoup aimé voir les scénaristes prendre du temps pour dire « au revoir » à Carl. Franchement, ça change, et ça fait du bien – mais comme toujours ils en ont fait trop et ça a fini par être plus « trop long » que « trop triste ».

L’image forte de Rick et Michonne creusant la tombe de Carl est bien sûr très efficace, de même que les adieux de Carl à Judith, qui hérite d’un chapeau dégueulasse. Je fais mon malin avec ma critique et mes pseudo-notes humoristiques, mais comme tout le monde, je n’en menais pas super large, surtout quand ils se sont mis à utiliser des pleurs préenregistrés de trois secondes top chrono pour les déchirants adieux – ce n’est pas comme si Judith avait l’âge de comprendre véritablement ce qui se déroulait. En revanche, je me découvre beaucoup plus (et trop) sensible qu’avant face à ce genre de scènes maintenant que j’ai des neveux.

Après les adieux avec Judith ? Carl dit au revoir à son nouveau petit-copain, Siddiq, qui veut l’honorer, d’où le titre de l’épisode. Les scénaristes font tout pour qu’on aime bien Siddiq, malgré la tournure désastreuse des événements. Oh, et malgré la tournure désastreuse des événements, j’ai pu rire de la déclaration à Michonne, puis de Michonne (car je resterai TA MEILLEURE AMIE) et m’énerver contre la bougie qui s’éteint toute seule.

Quand ils sortent enfin du sous-terrain alors que tout le monde est parti à Hilltops après la fuite des Saviors, c’est pour découvrir qu’Alexandria est en flamme. Malgré la lumière et le bruit, il n’y a pas un zombie à l’horizon pour venir les déranger. Carl a une dernière confession à faire, revenant au gamin qu’il a tué alors qu’il abandonnait le combat à la prison, il y a fort fort longtemps, quand la série n’avait pas perdu toute sa superbe (mais une grande partie quand même).

Le but est de ramener enfin l’humanité dans la série, et l’espoir d’un après réussi. Les derniers mots de Carl se font en parallèle de l’hésitation de Morgan. S’il veut tuer Gavin, ce n’est pas ce que Carol et Ezekiel veulent. Ils essayent de l’en dissuader et… Gavin se fait tuer par Henry. Adieu espoir.

Du côté de Carl, il n’en finit plus de mourir, mais il nous révèle aussi que les rêves de Rick que nous voyions depuis le début de la saison sont en fait les siens, c’est l’espoir d’un futur heureux qu’il a pour son père. Mais sans lui, du coup. C’est une pirouette scénaristique intéressante qui ramène ce qu’il faut d’émotion pour le décès d’un personnage plus qu’emblématique de la série. Je crois qu’ils n’en avaient jamais fait autant pour la mort d’un personnage (ou peut-être que si, mais pas depuis Andrea & Lori, quoi) – ils se sont débarrassés de Glenn bien plus vite que ça.

Finalement, Carl décide d’en finir, parce que lui non plus n’en peut plus, je crois : il se suicide donc après les derniers « Je t’aime » à Michonne et Rick. Pour une fois, la série a la décence de nous épargner la mort : le suicide se fait hors-écran et sans que son père ni Michonne ne le voient.

Le cliffhanger nous envoie probablement dans le futur où Rick et sa barbe se réveillent, blessé, adossé à un arbre. Mouais. On a connu des cliffhangers plus intéressants tout de même.

Cet épisode était donc très bon, l’un des meilleurs de la série depuis un bon moment, même si comme d’habitude, il durait lui-même un bon moment – et c’était trop à un certain point. Nous avions l’action d’un côté avec une intrigue très prévisible, mais réussie. De l’autre côté, nous avions enfin une intrigue qui se rappelait l’humanité de la série – celle qui faisait que les premières saisons étaient intéressantes à suivre et que l’on a perdue il y a quelques années. C’était attendu après la pause de mi-saison, mais ça faisait du bien. Espérons que le sacrifice de cet épisode ne soit pas vain et ramène de l’humanité pour de bon.

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Vus cette semaine #8

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. C’est une toute petite semaine côté séries, mais j’ai l’impression que certains attendaient l’article alors le voici !

Lundi

Les Bracelets rouges – S01E05 – 16/20
S’il y avait quelques facilités scénaristiques dans l’épisode, les personnages et les situations sont tellement bien installés que les sentiments reprennent vite le dessus. Bref, la série marque toujours des points avec des situations prenantes. C’est dramatisé à l’excès par moment, surtout dans les histoires adolescentes, mais ça reste une série, donc ça n’a rien d’étonnant – par contre, c’est sacrément détonnant ce mélange d’humour et de tristesse ; ce n’est pas sans rappeler This is us par moment (en un peu moins bon dans cet épisode, en bien meilleur dans d’autres).
Les Bracelets rouges – S01E06 – 20/20
Quand on s’engage dans ce genre de série, c’est pour le meilleur et pour le pire. Cette première saison des Bracelets rouges s’achève en marquant un grand coup qui promet de changer totalement l’univers de la série pour sa saison 2 (de huit épisodes). Difficile de ne pas être triste de voir la série quitter l’antenne, parce que franchement, on aurait bien besoin de la suite immédiatement – quoique, avoir le temps de digérer aide peut-être.
Here and Now – S01E02 – It’s Coming – 17/20
Cet épisode dure une heure, et c’est long, certes, mais il y a tellement d’intrigues qui se déroulent en parallèle que j’ai eu l’impression de voir deux épisodes, et ça, c’est plutôt bienvenue. Si la note est excellente, c’est parce que le casting est engageant et que les personnages ont tous de quoi porter une série sur leurs épaules, que je les aime ou non. Du coup, j’étais accroché tout du long. En revanche, j’espère que la série va vite s’arrêter ses pseudo-messages politiques sur les sujets qui prêtent à débat dans la société d’aujourd’hui. Pour l’instant, ce n’est pas réussi et ça plombe la série avec des solutions expéditives ou des clichés mal venus.
Counterpart – S01E05 – Shaking the Tree – 14/20
Pour un épisode qui devait remuer les choses d’après son titre, c’est raté et c’était plus soporifique qu’autre chose.  Je sais que la série prend son temps, ce n’est pas nouveau, mais il faudrait voir à ne pas abuser. Je prends avec plaisir les miettes d’intrigues fournies cependant, car elles éclairent les premiers épisodes et nous donnent des pistes de ce qu’il faut attendre pour la suite. Seulement, ça devient lassant de toujours attendre.

Mercredi

Another Period – S03E05 – Masquerade – 15/20
Cette saison 3 manque clairement d’un truc, même si je n’arrive pas à mettre le doigt sur quoi exactement. C’est bien, mais ça pourrait être mieux, et si je ris, j’ai toujours l’impression en fin d’épisode que ce n’est pas aussi marrant qu’avant – ou même que le premier épisode de la saison. Il y avait pourtant de bons gags dans cet épisode…

Jeudi

The Magicians – S03E07 – Poached Eggs – 18/20
Le début de l’épisode est un peu précipité, mais le rythme reprend son cours normal en chemin, ce qui permet à l’épisode de récupérer la qualité habituelle de la série. Toutes les intrigues avancent et le chemin est truffé de surprises, avec des scènes auxquelles je ne m’attendais vraiment pas, et notamment ce cliffhanger pas si surprenant quand on y réfléchit, mais vraiment bien fichu parce qu’on n’a pas le temps d’y réfléchir.
Stargate Origins – S01E05 – 16/20
La dynamique de groupe des personnages porte la série et c’est tant mieux. Je regrette que seul le trio parvienne à se rendre si intéressant alors que les autres intrigues de la série sont bien plus molles, mais dans l’ensemble, c’est réussi, surtout sur la fin d’épisode qui donne vraiment envie de revenir sans avoir pour autant à proposer un énorme cliffhanger.
Stargate Origins – S01E04 – 14/20
En dix minutes, il est difficile de faire avancer l’action autant qu’il le faudrait sur un épisode « classique ». Il faut donc se faire au rythme pour savourer un peu mieux cet épisode qui apporte finalement pas mal d’éléments de la mythologie de la série et toujours beaucoup d’humour, notamment dans la chorégraphie d’un combat très efficace (la chorégraphie, pas le combat).

Vendredi

Skam France – S01E03 – 12/20
La série peine à convaincre au niveau de son ton qui semble trop attaché à vouloir copier l’original norvégien. Du coup, le scénario (un peu) et les acteurs (beaucoup) semblent coincés par une histoire qui ne correspond pas forcément à la réalité. En plus, en 20 minutes, le rythme est trop vif pour donner une vraie impression de réel – c’est pourtant ce qu’ils tentent de faire, quand ils n’abusent pas des ralentis…

Challenge Arrowverse

Je mets de côté mon challenge pour les deux prochaines semaines (mais en vrai, j’ai vu un épisode, je n’ai juste pas eu le temps de faire l’article). J’essaierai de faire un gros binge-watching en avril pour tout rattraper dans mon retard… hum.

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